Agents of S.H.I.E.L.D – S07E04

Épisode 4 – Out of the Past – 18/20
L’épisode est vraiment très bien construit, avec un hommage qui fonctionne, des révélations qui font avancer l’intrigue et mes théories qui se confirment peu à peu. C’est parfait. Je ne dis pas ça simplement parce que je suis content d’avoir vu certaines choses arriver, mais aussi parce que le rythme est bon et que tout est super fluide dans l’intrigue. Vraiment, chacun est à sa place, tout le monde s’éclate en coulisses, ça se voit, ça fait plaisir et on est sur du très bon.

Saison 7


Spoilers

704

This was the day Daniel Sousa became the first fallen agent of S.H.I.E.L.D.

Ah, je le savais, mais j’avais oublié : l’épisode se la joue en noir et blanc cette semaine. C’est gênant, parce que je regarde ça par un beau matin ensoleillé et que je ne vois donc pas grand-chose. En plus, l’épisode commence en nous assurant que Sousa va mourir. Je n’y crois pas tellement, cependant. La structure est ensuite plutôt classique : on a droit à un petit flashback pour revenir au début de la journée.

Tout l’épisode se dirige donc vers la mort de Daniel Sousa, sa mission finale et la manière dont il est devenu un héros. Clairement, ma théorie semble se confirmer avec ce début d’épisode : Daniel Sousa va rejoindre l’équipe dans ses voyages temporels. C’est le but de ce titre, non ? OK, j’extrapole beaucoup et je vous partage mes espoirs plutôt que de faire la critique de l’épisode, mais comme cela, c’est dit.

Maintenant que c’est fait, on peut en revenir à cet épisode, dont Coulson assure la narration, à la manière des films noirs. C’est assez logique par rapport au personnage de Coulson, mais pas tellement pour le robot qu’il est censé être, surtout quand il nous parle de ses pensées. Du côté de l’intrigue, on est sur du assez classique avec Sousa qui interroge Coulson pour obtenir plus d’informations sur lui et sur tout ce qui est en train de se passer.

Coulson parvient à gagner assez la confiance de Sousa pour obtenir la possibilité d’un coup de téléphone, qu’il passe à Enoch. On s’en doutait tous : Enoch ne vieillit pas, il a donc passé vingt-quatre ans à attendre le retour de nos héros, tout ça pour que Coulson se comporte bien mal avec lui ! En effet, Coulson a juste besoin de parler au Zéphyr, et comme c’est faisable grâce à la technologie d’Enoch, eh bien, notre Chronicon solitaire est vite mis de côté.

Coulson peut donc parler avec Mack, Jemma et Daisy pour obtenir leur aide et leur faire un résumé de la situation : il a besoin de récupérer une mallette bien particulière, et cela est possible grâce à l’aide de Yoyo et Deke qui sont envoyés à sa rescousse pour la trouver et lui amener à temps dans un train qu’il prendra avec Sousa.

La série se la joue grandement série procédurale à ce moment-là, parce que c’est dans les codes du film noir. Franchement, cet épisode est une réussite du point de vue de l’hommage et de la technique, même si je n’aime pas particulièrement les films noirs. Bref, nous suivons Yoyo et Deke en pleine exploration d’une maison dans laquelle elle découvre un cadavre de Chronicon et dans laquelle Deke se fait assommer et kidnapper.

La bonne nouvelle, c’est que Yoyo récupère la valise pour laquelle ils étaient venus. La mauvaise, c’est qu’elle y perd son nouvel ami. Oui, ce duo que nous n’avions jamais vraiment vu ensemble à l’écran est réuni pour le meilleur grâce à cet épisode, histoire de nous montrer les points de vue divergents : Deke ne souhaite plus changer le futur du tout, alors que Yoyo reste fidèle à elle-même dans son envie de modifier l’inévitable. Elle n’est pas ravie d’être devenue un agent du statu quo. Tu m’étonnes. Jolie formulation, ce n’est pas sans rappeler les « agents of nothing » de la fin de saison 1 !

Acculée par la situation à la disparition de Deke, elle appelle Enoch pour donner des nouvelles au Zéphyr, ne prenant pas spécialement le temps de parler avec lui. Ils sont en train de se créer un ennemi, là, franchement. Quant à Coulson, les choses se déroulent mal : Yoyo passe Deke avant la mission, sans succès, ce qu’il fait qu’il se retrouve dans un train avec Sousa sans la mallette contenant un petit gadget technologique.

Petit en taille, oui, mais pas en importance : d’après Jemma, il s’agit d’un élément à l’origine de toute la technologie du S.H.I.E.L.D, y compris le Zéphyr. Même May s’en retrouve toute excitée, alors qu’elle est plutôt robotique ces derniers temps.

Le trajet en train pour Coulson et Sousa finit par être plus mouvementé que prévu : ce dernier est dragué par une jolie blonde qui n’inspire absolument aucune confiance dès son introduction. Heureusement, Daniel est assez malin pour le savoir et le lui faire remarquer, avant d’entrer dans un petit fight avec des ennemis.

De son côté, Coulson est contacté par un Chronicon qui tente de le rallier à sa cause, tout en le menaçant de manière efficace en lui expliquant que les Chronicon ont plus d’un coup d’avance sur lui. Evidemment : ils savent déjà tous les détails de la mission en cours, mais aussi que Daniel est sur le point de mourir, le soir-même, dans un hôtel.

Pourquoi pas. Coulson comprend qu’il a intérêt à se précipiter vers Daniel dans le compartiment-bar du train, mais lorsqu’il arrive, c’est pour mieux comprendre qu’il est déjà sauvé par Daisy et Mack. Eh oui, le Zéphyr a fini par rattraper le train et se poser dessus, permettant à nos héros de débarquer pour sauver la vie de Daniel. Ils l’embarquent à bord du Zephyr, où il retrouve Jemma qui se présente officiellement et rencontre May, qui nous fait alors une drôle de crise, semblant reprendre ses esprits et son caractère original.

Ces deux dernières s’éclipsent donc alors que Sousa est déçu de découvrir le contenu de la mallette et de ne pas faire l’effet escompté lorsqu’il annonce à nos agents qu’il est persuadé qu’Hydra a infiltré le S.H.I.E.L.D. C’est si triste pour lui ! Il est entouré de gens qui sont bien plus informés que lui et ne sont pas surpris du tout par ses informations. Pire, ils lui annoncent que son supérieur, Malick est un agent d’Hydra.

Oui, oui, Malick, encore et toujours. C’est le grand méchant de l’épisode, et c’est Deke qui le découvre avec plaisir quand il est emmené face à lui. Si Malick ne le reconnaît pas immédiatement, il n’a pas le choix que de lui expliquer qui il est pour avoir la vie sauve. Et ça marche : Freddy sait reconnaître ses dettes et les payer, en le laissant vivre. C’est un peu simple, mais ça fonctionne bien, surtout en noir et blanc, une information qu’on finit par oublier, jusqu’à ce qu’on retrouve Enoch et qu’on regrette de ne pas voir les couleurs vives de sa chemise au Crazy Canoe.

Deke est celui qui l’appelle cette fois, et c’est le seul à s’occuper de lui… Malheureusement, il n’a pas le temps de lui parler : Enoch étant Enoch, il a déjà eu l’occasion de se faire une raison et le connecte directement au Zéphyr, sans prendre le temps de sympathiser. C’est si dommage. À l’inverse, Daisy a le temps de sympathiser avec Daniel, pour mieux découvrir qu’il est prêt à mourir pour sa cause et pour renverser Hydra.

Il n’a pas idée à quel point il en est proche, contrairement à tous ceux autour de lui. Mack prend d’ailleurs la décision de le sauver coûte que coûte, malgré le conseil de Coulson de ne rien faire. J’ai beaucoup aimé qu’il soit souligné auprès de Coulson que sa mort à lui a permis d’unir les Avengers même s’il n’est pas vraiment mort, exactement comme une fausse mort de Daniel pourrait suffire. Le seul problème, c’est que ce nouveau plan de changer l’Histoire me donne l’impression qu’elle ne sera peut-être pas changée et que l’on va perdre Daniel Sousa.

Il ne restait plus que dix minutes pour le savoir, et c’est à ce moment-là que Daniel s’enfuit du Zephyr, pour ne rien arranger. Cette fuite s’accompagne d’une très bonne révélation concernant May, révélation que je n’avais pas vu venir du tout : lorsqu’elle touche quelqu’un, elle ressent désormais ses émotions. D’où la panique dans l’épisode précédent, d’où la confusion lorsqu’elle serre la main de Sousa. C’est superbe : elle est un réceptacle à émotions, elle qui a tant de mal à les exprimer ! Et c’est un peu la Malicia (Rogue, en VO) de l’équipe, désormais. Cela lui va bien comme développement, j’aime ce nouveau « pouvoir » qui lui tombe dessus… et ne l’empêchera pas de finir en couple avec Coulson, au contraire. Elle devrait être immunisée aux émotions d’un robot, a priori.

Malheureusement, elle met trois plombes à annoncer qu’elle a senti le besoin de s’enfuir en serrant la main de Daniel, ce qui fait qu’il parvient à s’échapper en moto, parce que le Zéphyr est bien équipé. Le voilà donc qui se rend à l’hôtel Roosevelt pour livrer la mallette, sous l’œil attentif des Chronicons, mais aussi d’Hydra prêt à le tuer au point d’avoir infiltrer l’hôtel grâce à son concierge, qui n’en est donc pas un. L’hôtel Roosevelt avait un petit côté Hyperion d’Angel, ça faisait plaisir à voir, surtout dans cette ambiance en noir et blanc. Les scénaristes et la production s’éclatent tellement cette saison.

Par contre, il y avait alors une petite longueur peu appréciable au moment de l’échange, me permettant de me rendre compte que Fitz me manquait cette semaine.

L’échange a bien lieu, mais Daniel tombe aussitôt sur son ennemi qui lui tire dessus. Son ennemi ? Pas vraiment, juste sur Mack et Coulson. Ce dernier utilise un tranquillisant pour endormir Sousa, puis se fait passer pour lui auprès d’Hydra qui a la bonne idée de le tuer avec deux balles dans le dos, sans jamais vérifier son visage.

Deux balles dans le dos et une noyade, ce n’est rien du tout pour Coulson, puisqu’il est un robot. Son corps est ensuite récupéré par le S.H.I.E.L.D, facile. Concernant Coulson, il est rapidement réparé par Jemma et May confirme qu’elle ne ressent rien en le touchant, même si elle permet pourtant à Coulson – et à nous-même – de retrouver la couleur. Daniel rejoint l’équipe alors qu’elle change encore d’époque, espérant revenir à la maison. Ce n’est pas le cas, évidemment. L’épisode se termine tout de même par de bonnes interactions, notamment entre Yoyo et Deke ou Daniel et Coulson, ce dernier accueillant Daniel dans la vie après la mort et… dans les années 80 ? Yes. Bien sûr, aux yeux du monde, Daniel reste mort dans les années 50.

Ils ont tout de même quelques regrets de laisser Enoch derrière eux, c’est déjà ça, mais ils ne savent pas non plus qu’ils ont laissé derrière eux un Chronicon qui prend la décision d’aller aider Malick. Cela risque de changer un peu la donne tout de même.

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Et voilà notre nouvelle équipe du S.H.I.E.L.D !

Saison 7

The 100 – S07E05

Épisode 5 – Welcome to Bardo – 18/20
J’ai opté pour une critique qui rétablit la linéarité de tout ce que cet épisode propose par de multiples détours. J’ai adoré la manière dont tout est dévoilé peu à peu et dont les pièces du puzzle s’emboîtent, mais il fallait à nouveau s’accrocher devant cet épisode qui n’était pas ce que j’imaginais avec le cliffhanger de la semaine dernière. L’exploit de me raccrocher à la partie plus faible de ce début de saison est réussi, donc on devrait rester à présent sur ce type d’épisodes, et ce type de notes. Excellent, tout simplement.

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Spoilers

705

GET OUT OF MY MIND.

J’assume mal mon retard dans la série, même s’il ne date que d’il y a 24h… Il faut dire qu’il s’explique par mon visionnage intense de la dernière saison de 13 Reasons Why ces dernières semaines et particulièrement depuis deux jours. Il est donc temps de repasser à des séries de qualité, et rien de tel que celle-ci pour repartir du bon pied, malgré la fatigue de la semaine – principalement de la fatigue que je dois à des incertitudes nombreuses. Peut-être que cette série et ses milliards d’incertitudes en plan ne va pas m’aider, mais j’ai bon espoir quand même !

On est donc parti pour découvrir la planète Bardo, 45 jours plus tôt. Plus tôt que quoi ou qui, le mystère est total, mais ce n’est pas l’essentiel. L’essentiel, c’est que l’on suit l’arrivée d’Octavia sur cette nouvelle planète et que c’est aussi mouvementé que ce que l’on pouvait attendre : elle entend Diyoza se faire emmener par des gardes et fait mine de se rendre, avant de tout de suite tenter de s’échapper.

Comme il s’agit d’Octavia, non seulement elle essaie, mais en plus elle réussit, ne prenant pas le temps de vraiment explorer l’endroit dans lequel elle est, avec une jolie suite de couloirs et d’ascenseurs, plein de gardes, la menant finalement dans une forêt.

Une forêt ? Plutôt une salle supplémentaire dans laquelle il y a des arbres, certes, mais aussi des gardiens invisibles. Bizarrement, j’avais pressenti ces deux éléments dès l’ouverture de la porte. En tout cas, elle finit bien vite attrapés par les gardes de Bardo. La série nous offre au passage un nouveau générique, encore. Ils s’amusent beaucoup avec cette saison 7, c’est chouette – même s’il n’y a que le titre qui change pour nous dire où l’on est.

45 jours plus tôt que qui ou quoi (j’exagère : que les événements de Sanctum), Octavia se réveille dans une salle où elle est interrogée par deux hommes en blanc, assez flous, sur une chaise longue qui ressemble fort à celle de Dollhouse. Comme Octavia, nous sommes réduits à subir la scène et entendre les deux hommes en blanc parler et débattre de son cas, avant d’utiliser une machine pour en savoir plus de tout ce qu’elle peut connaître.

La machine en question était déjà pressentie dans les épisodes précédents avec des informations donnée sur celle-ci, et ça ne manque pas : la machine permet d’extraire des hologrammes nous montrant les souvenirs d’Octavia. Je veux bien une machine comme ça chez moi, surtout que ce n’est pas censé nous faire souffrir si on est volontaire. Bien sûr, O ne l’est pas et c’est donc douloureux pour elle. Je n’en attendais pas moins.

Les hommes découvrent donc tout de Bellamy, avant d’en découvrir plus sur le casting de la série. 34 jours plus tôt, ils s’intéressent de prêt à Murphy, avant de découvrir l’existence d’Hope et d’expliquer à Octavia qu’une journée à Bardo équivaut à un an sur Skyring. Magnifique, ça veut dire que Bellamy est à Bardo depuis cinq jours au stade où on est dans la série, contre 5 ans pour Echo/Hope/Gabriel. OK. Pour l’instant, cependant, cet épisode se concentre sur les flashbacks et Octavia qui accepte de coopérer en échange de la promesse de pouvoir retrouver Hope rapidement.

C’est étonnant de la voir se faire avoir comme ça. Rapidement, elle accepte donc de montrer tous ses souvenirs de la série, transformer son bourreau en fan de The 100 heureux de voir Pike être tué et de lui analyser son histoire pour en faire une guerrière au grand cœur. Nous sommes à ce stade-là 31 jours avant le présent de notre saison 7, et c’est le moment pour Hope de débarquer et sauver sa tante de son bourreau devenu un allié de taille.

On le comprend : moi aussi, j’étais super fan d’Octavia en fin de saison 3. Je le suis toujours, cela dit, mais il ne peut pas hésiter puisqu’il ne connaît pas Bloodreina. Voilà donc qu’il aide Octavia à s’enfuir de sa cellule, un peu forcé par Hope, un peu volontaire après avoir vu sa vie être sauvée par O. Les scènes s’enchaînent vite pour enfin combler les trous qui restaient suite aux précédents épisodes : Hope emmène Octavia au pont qui lui permettra de rejoindre Sanctum, mais c’est à ce moment-là qu’elle découvre que sa tante perdra tous ses souvenirs de ses moments hors de Sanctum si elle passe le portail sans casque de protection.

Je trouve ça un peu gros dans les explications, surtout qu’on ne sait pas bien comment ça marche : pourquoi se souvient-elle de Sanctum quand elle arrive sur Skyring ? Pourquoi se souvient-elle de Skyring une fois à Bardo ? Grosso modo, il semble donc qu’on se souvienne de tout jusqu’au point de départ, moment auquel on oublie tout ce qui suit le point de départ. Une jolie prise de tête.

Pour faire face à l’amnésie à venir d’Octavia, son infirmier préféré propose donc de scanner l’œil d’Hope de manière à pouvoir tatouer le dos d’Octavia de manière express avec des coordonnées qui permettront donc de rouvrir un portail vers Hope. J’ai bien aimé les scènes entre Hope et Octavia, surtout qu’on voit la fierté d’O d’avoir contribué à élever une guerrière.

Rapidement, Octavia est renvoyée dans la saison 6 et Hope se retrouve à espérer retrouver sa mère, s’enfuyant une nouvelle fois dans Bardo. Malheureusement, nous n’en saurons pas plus dans cet épisode qui s’arrête là pour les flashbacks. Allez savoir où est Diyoza ! La bonne nouvelle pour elle, en revanche, c’est que finalement, elle a arrêté de vieillir à toute vitesse puisque le temps passe à la même vitesse sur Bardo qu’à Sanctum. Tout va bien, elle a juste 5 ans et 45 jours de plus qu’en saison 6 !

Si les flashbacks lointains à Bardo s’arrêtent au départ d’Octavia, les scénaristes ne quittent pas pour autant Bardo à ce moment-là dans l’épisode. En fait, au milieu de l’épisode, ils prennent plutôt la décision très chouette de nous montrer que sept jours plus tôt (dans la chronologie de Bardo/Sanctum), Hope s’est retrouvée forcée de passer un marché avec le Sheperd, le deuxième homme en blanc qui surveillait Octavia et n’était donc pas qu’un infirmier.

Hope n’a pas réussi à retrouver sa mère durant les quelques jours qui se sont écoulés entre le départ d’Octavia et cette date-là. Bien qu’elle désire plutôt poignarder Sheperd, elle découvre qu’elle a en fait un traqueur, plutôt qu’un poignard. C’est ainsi qu’elle se retrouve à poignarder Octavia, avec un faux raccord évident du côté des larmes, mais bon, puisqu’elle est attirée à ce moment-là par Octavia qui utilise enfin les coordonnées en fin de saison 6.

Blessée mortellement, Octavia débarque donc à nouveau à Bardo et y est accueillie par le Sheperd qui s’assure qu’elle sera guérie bien vite de sa blessure. Octavia peut ainsi retrouver son infirmier préféré qui lui assure qu’il a fait tout ce qui était en son pouvoir pour aider Hope, même si c’était en vain. C’est donc à lui qu’on doit le message « Trust Bellamy », même si c’est aussi à lui, je suppose, que l’on doit l’obsession du Sheperd pour Clarke. Parce que oui, entre le départ d’Hope et l’arrivée d’Octavia, le Sheperd envoie quelques soldats à Sanctum pour capturer Bellamy, Clarke et tout notre petit monde… comme on l’a déjà vu dans l’épisode précédent.

Les choses se précisent. L’infirmier sent toutefois le vent tourner et conseille à Octavia de ne pas se battre contre la machine s’il devait être remplacé, préférant qu’elle se concentre sur un même refrain à répéter en boucle, comme lorsqu’elle vivait sous la trappe dans l’Arche. C’est un bon réflexe de sa part : en effet, ça va vite partir en vrille.

La fin d’épisode nous révèle que Bellamy et Octavia se sont enfin retrouvés… mais pour un court laps de temps. Sheperd a voulu se servir d’Octavia pour calmer la folie meurtrière de Bellamy qui tuaient tous ses hommes en lui demandant de le calmer et de le ramener à Sanctum pour convaincre Clarke de venir. Octavia conseille à Bellamy de suivre ce plan, mais le frère refuse d’abandonner sa sœur, ce qui est une erreur.

En effet, un des soldats décide d’utiliser une grenade et d’exploser à quelques pas de Bellamy, laissé pour mort. Evidemment, je n’y crois pas du tout : le portail était ouvert au moment de l’explosion, il est fermé après celle-ci, donc Bellamy a forcément survécu. Seulement, on ne le reverra à nouveau pas tout de suite, même si c’était cool d’avoir enfin une nouvelle scène avec l’acteur !

Reste à savoir où et quand le personnage aura été envoyé. On peut toujours dire que l’explosion détraque la machine, ou qu’il est quelque part à Sanctum depuis une petite semaine, en otage ou inconscient… Un univers de théories s’ouvre à nous, alors qu’Octavia est persuadée de la mort de son frère.

Sept jours plus tard, et donc dans le présent, enfin, on assiste à l’arrivée de Gabriel, Hope et Echo sur cette planète Bardo où Hope suit sans problème les traces de l’espionne en tuant le comité d’accueil, invisible. Le trio débarque donc après cinq ans sur Skyring, sans suivre à la lettre un plan qui avait l’air bien huilé, pourtant. C’était bien la peine de passer cinq ans là-bas !

Gabriel est choqué par cette attitude des deux femmes avec lui qui n’arrivent pas à calmer leur folie meurtrière (Echo va bien avec Bell, au moins). Ils n’ont que trente minutes pour mener à bien leur mission de sauvetage selon leurs calculs, mais ça ne peut pas bien se passer ce sauvetage de Diyoza et Bellamy. Ils sont ainsi surpris en train de ne pas se rendre à une réunion où ils sont supposés être attendus, puisqu’ils sont en tenue de combat.

On en découvre un peu plus sur Bardo qui vénère les pierres qui permettent de se téléporter, mais aussi un certain Shepard, le deuxième homme en blanc qui interrogeait Octavia et qui est spécialisé dans les rôles de personnages insupportables. Echo et Gabriel comprennent qu’Orlando ne leur a pas tout dit, mais de mon côté, je n’ai pas trouvé la scène super claire. Hope a une clarté bien à elle, avec la volonté de tuer le Sheperd.

Elle est heureusement arrêtée par Echo qui veut qu’elles mènent bien à leur mission. Rapidement, Hope peut donc les mener à Octavia, mais ce n’est toutefois pas bien discret ce comportement du trio, donc on sait déjà qu’ils sont repérés par les soldats de Bardo. Les conséquences, on ne les connaîtra que plus tard : la fin d’épisode doit révéler la mort de Bellamy à Echo, par une vidéo qui lui montre tout (et nous montre tout par la même occasion).

C’est chaotique : Octavia est en boucle sur son refrain (« je n’ai pas peur ») mais est enfin débranchée de la machine qui la torturait, Echo décide de se venger en tuant l’infirmier d’Octavia – qui n’est plus notre gentil infirmier évidemment – et Hope reste sacrément impassible face à cette scène qui signifie pourtant qu’elle n’est pas prête de retrouver Diyoza, puisqu’ils n’ont plus d’otage à portée de main pour les guider… et plus beaucoup de temps à passer à Bardo.

Ma foi, c’était un sacré épisode, je suis à fond dans cette intrigue et même Sanctum était appréciable ! Vivement la suite, comme chaque semaine. Avant ça, il me reste donc à revenir sur tout un pan de l’intrigue que j’ai mis de côté jusque-là, pour le bien de nos cerveaux à tous.

Ainsi, on découvre en parallèle dans cet épisode (ou on redécouvre ?) que Sanctum est une lune, mais c’est une lune qui part en vrille. Il faut dire qu’il n’y a plus grand-monde dessus en ce qui concerne nos dirigeants aujourd’hui. Il n’y a plus qu’Indra, en fait, et elle n’a pas beaucoup d’autorité auprès de toutes les personnes de Sanctum. Il y a trois groupes différents et il n’y en a pas un qui la respecte ou l’aime. C’est donc mal barré pour elle.

Sans trop de surprise, les suiveurs de Russell demandent sa libération et Indra comprend vite qu’elle a affaire à des fanatiques qui iront loin pour cela : ils menacent de se sacrifier un par un, à chaque heure. La série renoue avec sa joie de brûler les gens, comme ça. Elle renoue aussi avec sa tradition des ultimatums bien gênants pour nos dirigeants.

Bien sûr, Indra a toujours Memori avec elle, mais aussi un guérisseur de Sanctum et Jackson. Autant dire que ça fait une petite équipe, surtout que Murphy et Emori sont toujours victimes de radiations, et donc faibles. La scène est plutôt sympathique dans son introduction de nouveaux personnages et dans le rappel de qui est là, même si ça manque de crédibilité d’avoir Indra qui discute décisions politiques comme ça au milieu de l’infirmerie, à portée d’oreilles de Russell qui ne se prive pas de commenter ses décisions.

Murphy ayant repris assez de force, il est décidé qu’il reprenne une nouvelle fois le rôle de Daniel auprès des fanatiques pour tenter de calmer leurs ardeurs. C’est un échec total : il sauve certes un enfant, mais c’est tout ce qu’il parvient à faire avant d’être identifié comme un traître par son mec. Enfin, celui de Daniel, un peu frustré de ne pas retrouver son mec, justement.

Préparé à être sacrifié par les flammes, il est sauvé de justesse par Emori qui réussit à le faire grâce à l’aide de Russell… Qui n’est plus Russell, malheureusement. Si Murphy est sauvé, Indra comprend que ses ennuis ne font que commencer quand elle reconnaît bien le discours de Russell à ses disciples, qu’il force à s’agenouiller devant lui : Indra reconnaît en effet Shedheda. Elle le piège assez facilement pour s’assurer qu’il s’agit de lui, utilisant le Trigedaslang pour s’assurer qu’il s’agit bien du Dark Commander.

Il n’en faut pas plus pour qu’elle le confronte et évoque le passé de la Terre avec lui. C’est l’occasion pour nous d’apprendre que le père d’Indra est mort au combat en tentant d’empêcher le règne de ce Dark Commander, alors que sa mère a fini par s’agenouiller devant. Bien, ce n’était pas indispensable, mais ça fait une backstory intéressante, je reconnais, et l’intrigue à Sanctum était moins insupportable cette semaine.

Tout ça mène finalement à une décision risquée de la part d’Indra : livrer Russell aux hommes de médecine qui l’entourent pour s’assurer qu’ils lui retirent sa puce. C’est voué à l’échec, honnêtement.

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13 Reasons Why – S04E10

Épisode 10 – Graduation – 13/20
À quoi bon ? Je ne sais pas comment noter cet épisode, honnêtement, alors je me contente du minimum syndical, exactement comme les scénaristes. Toute la saison était un brouillon, un extrait de ce qu’il se passe dans le brainstorming d’une salle de scénaristes, mais jamais l’ensemble ne paraît avoir dépassé le stade du « quelles idées on pourrait aborder cette saison ? ». Bref, ces dix épisodes étaient un pot-pourri dont il y avait certes du bon à tirer, mais qui, finalement, est plutôt pourri, effectivement.

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Spoilers

410

After all that, after everything, this is how it ends.

Le dernier épisode, enfin ! Et nos souffrances sont prolongées avec 1h38 d’épisode, parce qu’ils ont tellement oublié de résoudre les vrais problèmes dans cette saison qu’il faut à présent régler un milliard de choses, et nous dire qui sera mort en fin de série. Je le sens vraiment mal, surtout que je me doute bien que ce ne sera pas Justin, ce serait trop gros.

Effectivement, une semaine plus tard, Justin est toujours en vie, mais il ne va bien pour autant. Ellis Grey informe en effet la famille qu’il est positif au VIH, et que le VIH a eu le temps d’évoluer en un SIDA destructeur. Oh putain. Clay en profite pour découvrir que Justin a eu une période de prostitution quand il vivait dans la rue.

Il n’arrive pas à en parler directement avec Justin, mais il le fait avec Jess, alors que Charlie et Alex sont dans la chambre de Justin. C’est mignon comme tout. Contrairement à cet épisode. Il fallait bien que les scénaristes s’en aillent une nouvelle fois avec toute notre haine : ainsi, on apprend que le SIDA a tellement progressé que Justin ne s’en sortira pas vivant de cette série. Et Clay en profite encore pour nous dire que ça y est, maintenant que le bal de promo est terminé, ils sont adultes. MOUAIS. Être adulte, ça ne veut pas dire mourir encore.

Alors que Zach a du mal à vivre encore un décès dans cet hôpital après avoir perdu son père ici, Clay nous pète un énième câble, alors que personne ne semble plus se soucier de ses troubles précédents, pour courir jusqu’au commissariat et prétendre avoir une arme. C’est n’importe quoi, et ça permet de révéler qu’en fait, Diaz est un super shérif super sympathique qui ne faisait que s’inquiéter pour Clay.

Finalement, Clay se réconcilie donc avec Diaz, avant de découvrir que Tony s’est battu dans la rue. OK ? Pourquoi ce retour en arrière sur ce personnage, à ce moment-là ?

Zach continue aussi de régresser et de plonger dans son alcoolisme, mais finalement, il est sauvé par Charlie et surtout Alex qui s’occupe de lui pour le rendre plus sobre et l’emmener auprès de Justin à l’hôpital. Ils y croisent Tony qui rentre ensuite chez lui pour avoir un facetime avec son père qui lui demande de se rendre à la fac. Le retour en arrière pour lui est donc plus qu’anecdotique, il fallait juste une excuse pour qu’il soit au commissariat, donc.

De son côté, Jess est harcelée par Bryce lui disant qu’il a gagné puisque Justin est en train de mourir, évidemment, alors que Clay retourne ensuite au lycée pour ne rien faire. Ses notes ne sont pas prêtes d’arrêter de chuter… mais en tout cas, il lui est demandé de représenter sa promotion pour la cérémonie du 22 juin. La blague. Le 22 juin n’est vraiment pas une chouette date, je vous le dis !

Cette cérémonie et ce besoin de faire un discours énervent Clay, qui finit donc par évacuer sa rage auprès de son psy avant d’avoir un moment tout choupi avec son père. C’est un moment essentiel, clairement, avant qu’on n’enchaîne sur les adieux de Justin au reste du casting.

Non, mais. Je sais qu’en 2020 on meurt encore du SIDA et tout, mais cette progression en deux épisodes est à vomir, tout simplement. Tout le lycée vient rendre un hommage à Justin, évidemment, mais les scénaristes sont dans un abus total. Au moins, pour une fois, l’adolescent qui meurt (le quatrième de la série en quatre saisons et deux années, donc) a le temps de faire ses adieux, je sais bien, mais je suis juste tellement furax contre ces scénaristes. Nous voilà de retour en fin de saison 2, finalement. Comment voulez-vous que je note ça ?

La dernière scène avec Jess est très belle, mais pas autant que celle avec Clay, bizarrement. Sacrée évolution pour ce duo en quatre saison, mais à quoi bon ? Et à quoi bon avoir tout le lycée dans la salle d’attente si Justin meurt juste avec Clay et ses parents attendant que ça arrive. Les scénaristes me donnent tort sur ce coup-là, je ne les voyais vraiment pas tuer Justin, et pas comme ça.

Encore un, comme dirait Clay. Je comprends le choix uniquement parce que l’enterrement fait une fin assez juste pour la série qui est d’une lourdeur incroyable sur le sujet, mais vraiment, l’abus ici est encore plus incroyable. Et le message d’Ani pendant l’enterrement qui est que Jess est forte, c’était en trop. Laissez-la pleurer, bordel, laissez-la avoir son moment de faiblesse ! D’ailleurs, on voit aussi Diego pleurer pour l’enterrement, c’est énorme sérieusement. Et pas dans le bon sens du terme.

Alex fait un discours qu’il ne parvient pas à finir, Chloe revient pour assister au discours de Zach et Winston assiste à l’ensemble. Bien. Franchement, Zach qui est sobre pour la première fois de la saison, c’était frustrant. Franchement, c’est chouette de le retrouver, mais à quoi bon, si tard ? Comme c’est une fin de série, il faut aussi proposer une conclusion propre à tous les personnages. Zach révèle donc que la lettre de son coach dans son dossier scolaire est super positive et que ce coach a bien envie de le voir devenir coach à son tour, puisqu’il ne peut aller à l’université.

L’enterrement se termine alors avec Jess et Clay qui se retrouvent seuls, sans Justin. Il laisse le soin à Jess d’aller se faire tester aussi, et elle décide de le faire avec Diego. La série effleure le sujet de la PreP sans le traiter, ce qui est bien dommage, et nous permet une jolie conclusion pour ces deux personnages qui se donnent rendez-vous dans un mois, pour un possible rencard, bien sûr. Ben voyons. Conclusion pourrie.

C’était mieux pour Tony qui décide donc d’aller à l’université loin de cette ville de merde en vendant le garage à son mec. C’était pire pour Clay, à qui on offre encore la possibilité d’une énième crise de rage : Mrs Walker lui renvoie les cassettes d’Hannah, que le juge lui a rendues, et il a également la frustration de n’avoir pu sauver Justin, alors qu’il aurait pu parler de sa maladie avant et être soigné si simplement.

C’est si triste. Morale de l’histoire ? Protégez-vous comme Justin le faisait avec Jess, mais faîtes-vous dépister aussi. Merci. Ce n’est pas celle-ci qui est explicitée par la série, se concentrant une fois de plus sur Clay, et son psy qui lui raconte sa vie, pour l’aider à progresser, parait-il.

En parallèle, Winston offre à Tyler les photos du bal avec Estella, avant d’accuser Jess du meurtre de Bryce pour voir sa réaction. Tyler soutient évidemment ses amis, avant de les prévenir par SMS, ce qui mène à Alex racontant à Winston toute la vérité. La scène est évacuée super rapidement et Alex retourne à sa vie comme si de rien n’était, ce qui est tout de même bien étrange. Et bien sûr, Alex protège Jess, ne révélant pas qu’elle est là.

Après l’enterrement où il remercie Justin d’avoir sauver sa vie, Alex remercie Ani pour les mêmes raisons, avant d’être interrompu par Winston qui veut lui parler pour avoir ses aveux. Il les a, mais finalement, il décide de simplement avouer qu’il aimait Monty (mais que c’est mal écrit tout ça, bordel, ils se sont vus deux fois, sérieusement, dont une où il lui a cassé la gueule !), mais qu’il aime aussi Alex qu’il n’arrive pas à oublier (quoi ? Mais il a eu trois rencards avec, pitié, quoi). Du coup, il ne fait rien pour faire tomber nos amis et ce qui aurait pu être une excellente intrigue s’achève comme elle a commencé : de manière pourrie.

Bon, il y a tout de même le shérif Diaz qui fait comprendre au père d’Alex qu’il sait ce qu’il en est du dossier Bryce Walker, mais qu’il va le classer tout de même. Merci.

La série abuse totalement ensuite avec les discours de la cérémonie de remise de diplôme : le proviseur se permet même une petite blague sur la difficulté de rendre tous les personnages de cette promotion heureux. OK. On enchaîne ensuite avec un bon discours de Jess sur l’importance de l’amour et l’inutilité du patriarcat, puis sur celui de Clay qui fait le bilan de la série du côté du nombre de morts.

On repart dans l’abus, face à tout le casting, même ceux qui ont disparu en cours de série d’ailleurs (quoique, je n’ai pas vu Marcus, ou je l’ai raté ?), lorsque Clay nous dit que le lycée est une question de vie ou de mort, mais aussi que la vie est une chose extraordinaire.

Clairement, la série accélère son rythme dans les conclusions, nous ramenant Courtney pour une réplique inutile, alors que Ryan revient pour draguer Winston. Le pire, c’est encore que Ryan et Courtney sont présents dans la scène finale avec nos héros. Ou alors que Zach va en fac de musique pour le chant et la guitare ? La guitare ?

Bon, la série se termine aussi par Clay imaginant une fois de plus qu’il parle aux morts, et plus particulièrement à Justin. On aperçoit aussi Hannah, mais les retrouvailles sont interrompues par l’arrivée d’Heidi, futur love interest de Clay à l’université, et geek comme lui. Si c’est pas mignon. Non. Bon, au moins, on n’a pas eu à supporter Hannah dans cet épisode qui se contente d’anciens plans de l’actrice et on a un futur pour Clay. On a le futur de certains d’entre eux grâce à un excellent plan séquence qui réunit tout le casting après la cérémonie d’ailleurs, mais on ne l’a pas pour tous, ce qui est dérangeant.

Par exemple, Jess aussi aura un futur, probablement, mais on va l’ignorer. On saura juste qu’elle est en paix avec Bryce, finalement, parce qu’elle lui a trouvé une utilité : grâce à lui, tous le reste du casting était forcé de s’aimer. Qu’est-ce que c’est que ce choix, sérieusement ? J’aurais préféré une scène avec plus d’émotions pour l’enterrement des cassettes d’Hannah, sérieusement.

Côté émotion, et malgré un final qui traîne en longueur, la série réussit à être vraiment attendrissante avec la lettre d’admission de Justin, qui parlait de Clay comme d’un frère. Le dernier montage de la série nous montre Clay et Tony partir pour l’université, ensemble, dans la voiture de ce dernier. Ils n’ont plus rien à se dire, mais ils sourient, alors apparemment ce départ leur fait plaisir.

Je garde pour la fin le destin de Tyler, complètement oublié par les scénaristes, pour terminer sur du négatif, puisqu’il est apparemment en couple avec Estella, même si on ne saura jamais si ça dépasse l’amitié ou non et même si on les aura vus se parler genre trois fois en tout dans la série. Vraiment, Tyler, qui avait la meilleure évolution mais n’a pas de conclusion (de même que Jess dont on ne connaît pas le futur, finalement) est la meilleure représentation possible de la qualité d’écriture de la série, et de cette saison. Et ce n’est pas positif, désolé.

410-3

> Saison 4

EN BREF – La saison 2 était déjà la saison de trop, mais cette saison 4 prouve que les scénaristes ont voulu surfer sur une tendance, sans plus savoir à quel saint se vouer. Ils ont tenté de redéfinir la série dans certains épisodes, sans parvenir à trouver une tonalité qui fonctionne vraiment, ils ont voulu mener de front tous les combats militants ou presque sans aller au bout, ils ont montré de très bons exemples (le consentement, par exemple) sans cesse sapés par des scènes vraiment dérangeantes du côté du message (l’obligation d’être fort à l’enterrement ??) et ont toujours choisi la facilité du choc émotionnel et de la colère des fans pour survivre.

Alors, certes, on nous dit que Clay va réussir à survivre… mais franchement, la série aurait pu se terminer par son suicide que j’en aurais éprouvé le même sentiment de ras-le-bol. Cette série avait toutes les armes en main pour être vraiment pertinente de bout en bout. Elle l’a été plus d’une fois, mais ces moments sont noyés dans un océan de moments trop gênants pour que ce soit ce que je retienne le plus d’elle.

Finalement, je suis resté jusqu’à la fin, mais ce fut long. J’avais envie d’y croire, envie de voir certains personnages s’en sortir, envie de retrouver le côté brillant qu’avait l’écriture de certaines scènes… Cette saison, ce fut quasi-impossible. Tant pis.

> Saison 4

13 Reasons Why – S04E09

Épisode 9 – Prom – 13/20
C’est fou comme ça fonctionne beaucoup mieux quand la série arrête de vouloir être ce qu’elle n’est pas et se concentre à nouveau sur sa base solide de série pour adolescents. Beaucoup mieux, certes, mais ce n’est pas encore gagné, avec toujours cette volonté de trop en faire en menant quinze combats à la fois et en laissant trop de côté les intrigues qui auraient dû être au cœur de la saison pour privilégier des relations de personnages tellement maltraitées qu’elles ne trouvent plus aucune fondation crédible.

> Saison 4


Spoilers

409

Told our parents the truth.

Ah, pour une fois, ça y est, le cliffhanger n’est pas ignoré, même s’il est mis de côté. L’épisode reprend une semaine plus tard, histoire de savoir que Charlie va bien et est toujours en couple avec Alex. Tony est toujours en couple aussi, avec Caleb qui s’inquiète de son comportement.

Zach se fait interroger par le CPE, parce qu’il a récupéré uniquement la lettre de son coach dans le dossier scolaire après avoir tout détruit. Il est évidemment exclu, avant que le CPE n’interroge tout le monde pour savoir qui sont les investigateurs de l’émeute de l’épisode précédent. Ce n’est pas bien passionnant, même s’il est rigolo de voir Ani être plus maligne que le CPE ou Jess s’indigner de l’annulation du bal de promo.

Pour quelqu’un qui n’en avait rien à faire des conséquences, elle change bien vite d’avis. Pourtant, elle a plus important à régler : une investigation est en cours sur le début de l’émeute, donc sur le combat Justin/Diego, à cause des parents qui veulent savoir ce qu’il s’est passé. Diego n’hésite plus à menacer Jess, et à perdre ses nerfs devant elle, juste avant d’être interrogé par Foundry (le CPE, donc, mais je préfère son nom, car ses fonctions sont plus ou moins floues).

Pour ne rien arranger, Justin a la grippe en ce début d’épisode, parce qu’il a pris de la drogue évidemment. Il est déçu de sa rechute et il ne veut surtout pas que ses nouveaux parents l’apprennent, réussissant à convaincre Clay de ne rien dire. Un secret de plus, un secret de moins… Pourtant, il finit par leur dire la vérité de lui-même, exactement comme Clay sur ses traumatismes.

Les parents ont beaucoup à gérer dans cet épisode, dis donc. En fait, tout ça, c’est la bonne idée de Charlie : quand Clay se confie enfin à ses amis sur tout ce qui se déroule dans sa vie et que tout le monde se fait à flipper de l’enquête en cours, de manière logique, Charlie leur propose à tous de dire des bouts de vérité aux parents, de manière à calmer le jeu.

C’est donc ce qu’il se passe, avec un très bon coming-out pour Charlie à son père, et un moins crédible pour Alex, mais tout aussi sympathique. Tout ça permet à Jess d’avoir assez de poids pour redemander au proviseur de rétablir le bal de promo, parce que les parents se remettent à soutenir les gamins, à commencer par la mère de Clay, avocate – ça aide toujours, et le père de Jess, assez peu ravi de l’insistance des interrogatoires d’élèves racisés suite à l’émeute. Vraiment, la série ne sait plus quel combat mener et Jess tombe dans tous les clichés possibles, mais au moins, ça fait plaisir de voir l’actrice s’éclater à nouveau dans son rôle.

On peut alors revenir à l’intrigue qui intéresse le plus les adolescents dans cet épisode : le bal de promo ! Tyler décide d’y aller avec Estella, parce que… euh ? Ils sont devenus amis lors d’une fausse fusillade et bossent au club de photos ensemble. Jess se fait inviter par Ani dans une scène plutôt marrante à regarder, même si toujours aussi cliché que possible. Au moins, les deux amies se réconcilient pour de bon, et ça fait plaisir, même si on n’a jamais suivi les réconciliations.

En même temps, on ne les a pas suivis non plus lorsque tout le groupe s’est réconcilié, alors pourquoi pas. Alex passe son temps à éviter les demandes toutes plus romantiques et improbables de Charlie. Enfin, Tony y va Caleb, Justin refuse d’y aller, en théorie, Diego s’y rend seul et Clay finit par y aller var Alex et Charlie.

Les scènes du bal de promo sont plutôt sympathiques, même si Zach y vient avec une prostituée, Presmilla, et même si la série vire à nouveau à la parodie avec Clay se sentant surveillé lorsqu’il voit le CPE présent au bal. Euh oui, bien vu, il y a des chaperons au bal, ça alors, c’est dingue ! Vraiment, il y a de quoi virer paranoïaque…

Bon, en même temps, il n’est pas le seul à partir en vrille : Alex se met à culpabiliser du meurtre de Bryce au beau milieu du bal. Il me semblait qu’une page était tournée de ce côté-là, et j’avais l’impression qu’il n’avait jamais vraiment culpabilisé alors c’est étrange. On dirait vraiment que les scénaristes se sont souvenus soudainement qu’il était aussi un meurtrier, en plus de tout le reste. C’est toujours pareil, cette saison.

De son côté, Clay enchaîne ensuive avec une scène avec Tony et Caleb où il est tout émotif de se dire que c’est la fin de son lycée (les années de lycée les plus longues du monde, j’avoue) alors qu’Ani se fait harceler par Winston qui veut dire la vérité. La série propose alors une scène toute mignonne de slow (merci pour le Bingo Séries !) entre Winston et… Monty. Que de couples gays dans cette série, c’est fou, à eux seuls ils tentent de renverser la tendance de la représentation dans les séries, ou bien ? Bref, la scène a beau être toute mignonne et finir en baiser, elle n’a pas trop de sens.

Déjà, parce que Monty est mort, ça n’aide pas. Ensuite, parce que Winston qui embrasse Monty alors qu’il y a deux épisodes, ils disaient n’avoir jamais été amoureux de lui puisqu’Alex était son premier amour, c’était juste bizarre. La série voulait dire adieu à son personnage et à l’acteur, voilà tout.

Cela marche bien pour la nostalgie, mais la construction est complétement foireuse. En même temps, on enchaîne ensuite avec une scène où Alex et Charlie empêchent Zach de violer une fille comme si les premières saisons n’avaient jamais existé (ce n’est jamais que la deuxième fois cette saison, en plus), et ça, juste avant d’être élus rois de la promo. Oui, évidemment, Charlie qui est quaterback est roi de la promo, et Charlie est nommé avec. Et il n’y a d’un coup plus aucune homophobie dans ce lycée qui en était plein quand Courtney était encore là. Ou Bryce. Ou Monty. Ah, ça aide de tuer les homophobes, donc ? Beau message.

OK, j’exagère volontairement, pardon. Je ne sais pas trop pourquoi je m’excuse, puisque les scénaristes, eux, ne s’excusent pas, alors qu’ils laissent une nouvelle fois Clay seul pour la fin de ce bal, alors que tous ses amis dansent. J’aime toujours ce genre de scène où tout le monde danse, même si ça part en vrille ensuite avec l’arrivée surprise de Justin au bal pour récupérer Jess. Ils auraient fait de bons roi et reine sans tout ça.

Tout ça fait un joli happy ending, sauf pour Diego, bien sûr. Et ça donne aussi un vent de réconciliations sur le lycée. Cela souffle y compris sur Ani qui accepte de reparler à Clay, mais uniquement pour qu’ils redeviennent amis. Merci Ani (pour une fois) de porter le message le plus essentiel de la série : Clay a une vision idéalisée des filles qui n’a rien de concret et qui n’est pas la réalité. Finalement, ce n’est pas étonnant qu’ils finissent par danser avec sa mère au bal de promo.

La série enchaîne ensuite avec la révélation que Foundry est gay, ce qui est parfaitement inutile mais fait un nouveau bon signe d’acceptation pour la série. Cette scène pas bien nécessaire passée – mais eh, c’est important la représentation, je ne dis pas le contraire, juste, la subtilité aussi, c’est pas mal – on en arrive au dernier vrai cliffhanger de la saison : Justin s’effondre sur la piste de danse. AH.

Allez, rendez-vous à 21h sur la chaîne youtube de Geeleek pour un podcast sur l’ensemble de la série et à 21h43 pour ma critique du dernier épisode !

> Saison 4