Manifest – S03E02

Épisode 2 – Deadhead – 12/20
Ouf, la série m’a paru moins parodique avec cet épisode qui renoue davantage avec ce que j’avais apprécié les saisons précédentes. Après un retour raté, il est difficile de réussir à tout concilier, mais la structure de l’épisode correspond davantage à ce que j’en attend et les avancées m’ont paru moins risibles, les grosses ficelles étant justifiées au moyen d’Appels, comme la série l’a toujours fait, à l’exception du premier épisode de cette saison.

Spoilers

Ben cherche un moyen de venir en aide à Vance alors que Michaela reprend le travail après sa lune de miel.

They’re alive again.

Forcément, après le premier épisode de cette saison, j’ai eu du mal à me décider à voir cet épisode. Je n’ai pas l’impression que ça fasse déjà deux semaines d’ailleurs, mais c’est pourtant le cas. J’ai vu un tas d’épisodes d’autres séries depuis, en plus, alors je me sens pas mal déconnecté pour ce rattrapage dominical en bonne et due forme.

L’épisode reprend sur la nouvelle protégée des Stone qui a des visions d’un ange de la mort la poursuivant, ce qui n’est pas un Appel rassurant. C’est finalement Liv qui s’en rend compte en premier alors que la nana veut tout cacher de ses Appels. En deux phrases, Liv la débloque et lui permet de se confier davantage, pour lui expliquer ensuite qu’elle doit comprendre l’Appel pour qu’il s’arrête. Elle est devenue plutôt douée à ça, Liv, et elle trouve immédiatement une piste pour aider sa nouvelle amie.

Difficile de ne pas rire lorsqu’on retrouve Ben dans cet épisode et qu’il cherche… ses lunettes. C’est vraiment son accessoire de la saison, non ? Il est désormais en pleines recherches pour venir en aide à Vance, même s’il lui a demandé de ne rien faire de tout ça. Ben est toutefois interrompu par la Directrice Zemmer du Pentagone, lui rendant visite avec quelques agents fédéraux.

Ils veulent savoir d’où ils revenaient dans l’épisode précédent, lui et les autres passagers. Le plus drôle est d’avoir Grace qui les écoute « discrètement » depuis la cuisine avant de les interrompre pour parler d’avocat. La scène était plutôt marrante et j’aime bien Grace, mais par contre, dès que les agents sont en-dehors de la maison, ils reprennent leur conversation sur Ben voulant retrouver Vance, sans même chercher à savoir s’ils sont écoutés. N’ont-ils jamais vu le moindre film ?

De son côté, Michaela reprend le travail et c’est plutôt sympathique, contre toute attente. Peut-être que c’est le côté policier qui manquait à la série dans le précédent épisode ? J’ai aimé ses interactions avec Jared (devenu lieutenant) dans tout l’épisode, ses retrouvailles avec sa partenaire et le fait qu’elles menaient l’enquête ensemble. Avant ça, Michaela est toutefois convoquée par sa boss qui lui explique qu’elle a eu bien du mal à lui assurer sa place car la hiérarchie voulait se séparer de Michaela. Notre héroïne comprend donc qu’elle doit faire profil bas et mener un travail de qualité, ce qui risque d’être compliqué avec les Appels et le fait que sa première enquête est celle du lac. On lui envoie ainsi une vidéo montrant les trois criminels de la saison précédente revenir à la vie et sortir du lac.

Ben découvre rapidement un message vocal de sa sœur pour le prévenir, et nous reprenons ensuite avec une bonne scène de stress pour Grace et Ben. Il faut dire qu’elle est plutôt maligne à imaginer qu’ils veulent se venger, alors que Ben calcule qu’ils ont simplement à attendre 84 jours pour que les criminels re-disparaissent et meurent pour de bon.

En tout cas, c’est intrigant de savoir pourquoi ils ont disparu comme ça, eux. L’avion ou Zeke, on comprend, ils étaient plutôt isolés… mais les criminels ? Grace décide en tout cas de se réfugier chez son petit frère pour protéger Cal : il est difficile de le trouver selon elle, surtout qu’ils n’ont pas été en contact depuis un moment.

En parallèle, Michaela et sa partenaire se rendent au lac pour retrouver la piste du Trio. Elles la retrouvent rapidement, puisqu’ils ont pris la décision d’agresser un couple qui n’avait rien fait dans les bois, juste pour le fun. Par contre, ça commence à diviser le Trio, parce qu’il y en a un qui regrette le tournant des événements. Ils ont bien compris qu’ils avaient ressuscité et il a envie de changer de vie pour devenir quelqu’un de bien, quand son partenaire n’a aucun problème à tenter de faire exploser Michaela et sa coéquipière lors d’une bonne scène de course poursuite.

Chez les Stone, Ben décide de rester en arrière un instant, mais ça fait que finalement, il n’y a que Grace et Cal qui s’en vont. Liv en profite en effet pour rester avec sa nouvelle amie parce qu’elle est sait qu’elle est censée aider sa nouvelle pote à résoudre ses Appels. Non, Liv, tu n’es personne dans la mythologie de cette série et des Appels, pardon. Quoique, au rythme où va la série, elle sera celle qui développera la technologie qui est derrière tout ça.

Je vois loin, mais comme la série sera probablement annulée, je peux dire ce que je veux, non ? En tout cas, Olive parvient rapidement à convaincre sa mère que ça vaut le coup de se séparer comme avant le fameux vol 828 et elle accompagne donc Angelina (il fallait bien que je retrouve son nom) dans son ancien collège où elle retrouve son ange de la mort. Yep, le collège a un joli vitrail avec un ange aux plumes de paon. Allez comprendre.

Comme Angelina a aussi enterré une capsule temporelle juste à côté, ça tombe bien, Liv l’aide à la déterrer. Personne ne vient s’occuper de ces adolescentes qui explosent un parterre du jardin, et Angelina peut ainsi retrouver une photo de son enfance devant un fastfood. Le lieu aura forcément un rôle à jouer, même si Liv ne s’en rend pas encore compte.

Elle emmène donc sa pote acheter des slushies dans ce fastfood, où la gamine perd sa photo… sur laquelle se trouve aussi un petit garçon en train de la regarder. Et Liv ne l’a pas vu ? Pardon ? Pete, le membre du Trio qui veut devenir un gentil, ne met pas longtemps à se reconnaître sur la photo. Ben oui, évidemment que le Trio finit devant ce fastfood et reçoit un Appel où ils entendent Cal leur dire d’aller la retrouver.

Après un petit roadtrip, Cal et sa mère arrive donc chez le petit-frère de celle-ci. Il n’est pas ravi de revoir Grace et il lui reproche de ne pas l’avoir aidé quelques années plus tôt quand il en avait vraiment besoin. Il lui claque donc la porte au nez, et j’ai trouvé la scène très marrante à voir. Bien sûr, le petit frère culpabilise de laisser sa sœur dans la merde alors il se retrouve à jouer au basket avec son neveu. Ce dernier finit par convaincre son oncle d’aller la retrouver pour se réconcilier avec.

Et hop, le Trio entend la voix de Cal et finit par se séparer, puisque Pete aperçoit la photo. Il est alors obsédé à l’idée de retrouver Angelina, et nous comprenons juste après pourquoi : il est également sur cette photo, à l’arrière-plan. Tout ça, on ne l’apprend que lorsqu’Angelina révèle que la photo est à elle et qu’elle est sur la photo qu’elle a fait tomber plus tôt.

Elle le révèle à Michaela qui, alors même qu’elle était encore en forêt quand elle a appris où était le Trio, est évidemment la première sur les lieux. On applaudit bien fort sa voiture, également, parce que l’airbag a vite été replié et les conséquences de l’explosion à laquelle Michaela et sa partenaire ont échappé de peu sont invisibles. Vraiment, cette série nous en fait un peu trop parfois.

Au-delà de ce détail, toutes les énormités de l’épisode, à commencer par la photo, sont justifiées par des Appels, alors on peut leur pardonner… même si on ne sait toujours pas exactement ce qu’ils sont censés être. Liv et Angelina qui arrivent sur place pour tout résoudre avec les explications sur la photo, ça tombait vachement bien, mais ça ne faisait pas non plus cheveux sur la soupe, contrairement à certains événements de l’épisode précédent. Quant à Angelina et Liv, c’est toujours un meilleur duo que celui qu’elle formait avec son mec l’an dernier (il est devenu quoi lui d’ailleurs ?).

Michaela refuse de leur laisser la photo qu’elles se sont données tant de mal à récupérer, et elle apparaît pour la première fois comme une adulte responsable, dis donc. Son but est très clairement de redevenir une flic professionnelle, et ça paie : sa capitaine lui laisse récupérer la photo et commence à ouvrir un peu son esprit à d’autres possibilités, parce qu’elle a vu la vidéo du Trio sortant du lac après trois mois. À ce sujet, Pete termine en prison alors que ses deux frères d’arme sont toujours en cavale.

Pendant ce temps, nous découvrons que Zaanvi est complètement débordée de travail… mais que fait-elle au juste ? Bon, on s’en fout, c’était vraiment juste pour lui donner une scène avant qu’elle ne prenne Zeke en consultation. Il est assez clair qu’elle est envieuse de découvrir que Zeke n’a plus d’Appel, ni de problèmes génétiques, ni de maladie.

Ben les interrompt toutefois pour leur apprendre le retour du Trio, et ça stresse énormément Saanvi. Pas pour les mêmes raisons que Ben, cela dit. Elle, elle a peur que le gouvernement remonte la piste de Vance en plus, quand Ben s’inquiète surtout pour la Major. Lol. Ben est vraiment à l’Ouest, et comme chaque fois qu’il stresse et déprime, il retire et jette ses lunettes sur le bureau face à lui. Bon, j’oublie de préciser qu’il le fait quand il comprend que partir à la recherche de Vance n’est vraiment pas jouable.

Il se résout donc à se rendre chez la femme de Vance pour lui apprendre que son mari est coincé à Cuba par les autorités… et ça se termine par un moment où il comprend qu’un des agents fédéraux étant passé le voir est probablement un allié de Vance, parce qu’il lui a dit « la vérité te libèrera », ce qui est aussi gravé sur l’alliance de sa femme. Ou sur la tombe de Vance.

LOL. La femme indique que seuls ceux qui sont assez potes avec Vance peuvent le savoir puisqu’ils sont allés visiter sa tombe et… bon. On parle d’agents fédéraux, de la NSA, etc. Je ne sais pas, ce sont des pros de la communication, c’est écrit sur la tombe du mec qu’ils traquent, EVIDEMMENT QU’ILS LE SAVENT.

On dirait en plus une formule de Charmed franchement – le pouvoir des trois nous libérera. Bon, Ben se rend donc sur la tombe de Vance, et il retrouve ainsi l’agent. Merveilleux. Ben boit les paroles de cet agent et lui annonce ainsi que Vance est encore en vie, ce qui est du grand n’importe quoi pour un secret aussi important. En plus, le plan de Ben est de faire un échange politique, et pour ça, il trahit tout les secrets mis en place depuis quelques temps.

Cela paie apparemment, puisqu’il reçoit un SMS lui assurant que Vance va être libéré. C’est plutôt une bonne chose pour lui, mais les passagers du vol 828 vont devoir faire face à plus embêtant désormais : la presse apprend que le vol 828 a été retrouvé dans l’océan. Aussitôt la presse débarque devant chez Ben pour avoir une interview et savoir ce qu’il en est, parce que les spéculations vont bon train sur ce que les passagers peuvent être.

Cela embête bien Ben, Angelina et Liv qui s’apprêtaient à rejoindre Grace, réconciliée avec son frère. Ils ne peuvent plus se le permettre et l’épisode s’arrête donc là pour eux. Il fallait toutefois un cliffhanger, et nous en aurons deux : Michaela qui se rend compte qu’il y a une enquête sur la Major d’une part, Ben qui se rend compte que sa main brille à nouveau d’autre part. Et pas que sa main : son empreinte sur le bout d’avion qu’il a touché et l’échantillon de sa brûlure prélevée sur sa main par Saanvi également.

Cette dernière ne se rend toutefois pas compte que quelque chose brille dans son labo au moment de s’en aller. Pour sa défense, elle a un nouveau sujet de jérémiade : Zeke pense qu’il n’a plus d’Appel et a pu vivre parce qu’il était allé au bout de ses Appels… sauf que Saanvi n’a plus d’Appel depuis qu’elle a tenté de se guérir. Elle ne pourra donc peut-être pas survivre, c’est con.

Le plus drôle reste encore qu’elle ne comprend pas comment Zeke a pu voir qu’elle était rongée par la folie alors que personne ne s’en était rendu compte. On nous vend une sorte de pouvoir omniscient de la part de Zeke là, alors que franchement, Saanvi, elle fait peur à voir tellement elle ne dort plus, quoi…

 

Big Shot – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 16/20
Plutôt une bonne surprise cet épisode ! Je m’attendais à une comédie au format 20/25 minutes et je ne me suis rendu compte qu’à la trentième minute que ce n’était pas le cas. C’est positif et bon signe pour la série, je trouve. Si elle ne révolutionne rien, elle est divertissante et sympathique. En revanche, après cet épisode, une chose est sûre : il va falloir qu’elle trouve son rythme et son public, parce qu’on oscille entre des moments très Disney Channel (d’accord, j’exagère) et d’autres beaucoup moins naïfs et plus modernes. C’est déstabilisant.

Spoilers

Marvyn est un coach de basketball se retrouvant forcé de prendre en charge une équipe de filles dans un lycée loin de sa ville natale.

101

You need a second chance, this is the only one I can get you.

Etrange début de série honnêtement, avec Stamos vu dans un montage en train de conduire et en train de s’énerver lors d’un match de basket où il est coach. Il jette ainsi une chaise sur un arbitre, et on comprend assez vite qu’il a été viré et est bon pour changer de vie, et de job. Il voyage donc le long d’une côte américaine et arrive devant une école.

24h plus tôt, loin de l’océan, le personnage principal de la série, Marvyn est convoqué pour une réunion avec un boss et/ou ami, je n’ai pas réussi à savoir. Il est question de la suite de sa carrière après ce dérapage contre un arbitre, et il apprend donc qu’il va devoir entraîner une équipe de filles dans une école privée. Et même pas à l’université, donc ; au lycée. C’est la dégringolade totale juste pour une chaise jetée, et ce n’est pas exactement son rêve. C’est en tout cas rapidement drôle avec un personnage qui se retrouve plongé dans un collège de filles, perdu au milieu du hall.

Il cherche ainsi le bureau de la principale, qui est aussi la principale raison pour laquelle je suis devant cette série : Yvette Nicole Brown. J’adore cette actrice, et ce rôle lui va plutôt bien. Elle insiste pour que Marvyn soit un exemple pour les filles et se comporte en professeur, pas uniquement en coach. Ce n’est pas gagné, on ne s’improvise pas professeur.

Au téléphone, le boss ou pote de Marvyn insiste pour lui expliquer que personne ne veut de lui et qu’il doit juste survivre jusqu’au prochain moment où il pourra être embauché. Il est forcé de raccrocher pour rencontrer toutefois son assistante, Holly. Cette dernière est fan de lui, mais pas au point de lui demander d’entraîner les filles comme il le faisait avec les garçons, puisqu’il ne les traitait pas si bien que ça de toute évidence.

Il y a des moments drôles, j’aime les acteurs et je vais donner une chance à la série, mais clairement, ce n’est pas trop mon genre de comédie qui se développe pour l’instant. Le coach peut ensuite commencer son premier entraînement, avec un coup de sifflet qui déplaît à Olive, une de ses étudiantes. Bim, deuxième coup de sifflet. Le coach est loin d’être sympathique avec son équipe, n’hésitant pas à dire que certaines doivent perdre du poids d’entrée de jeu. Oui, il bodyshame l’une d’entre elle, avant de s’en prendre à une seconde qui s’avère avoir une condition médicale expliquant son comportement. Ah, la vie de prof…

Marvyn finit par s’en prendre à Louise, une autre étudiante, qui est aussi de la famille ayant fondé l’école, ou au moins le gymnase. C’est assez drôle à voir, parce que la gamine qui bouffe un chewin-gum est parfaitement insolente avec son coach et Marvyn décide aussitôt d’en faire un exemple, même si elle est une fille à papa. Louise est ainsi suspendue de l’équipe, et ça fait que Marvyn est aussitôt convoqué dans le bureau de la directrice.

Cette dernière n’apprécie pas de voir Marvyn faire déjà le contraire de ce qu’elle lui demandait, à savoir un #PasDeVague, finalement. Elle n’est pas au bout de ses peines avec ce coach, et on voit bien que c’est un humour sur lequel la série tente de jouer.

Dans les vestiaires, les filles se moquent du coach et j’avoue que la scène était plutôt marrante, même si ça ne plaît pas à toutes les filles de l’équipe. Il y en a une qui n’apprécie pas tellement d’avoir été informée qu’elle devait perdre du poids. Elle se rend donc dans le bureau du coach pour se plaindre, et c’est l’occasion pour nous de voir ce que Marvyn va donner comme professeur.

Il semble plutôt bien s’y prendre avec elle, lui expliquant qu’il ne voit pas les gens comme gros ou mince, mais comme des athlètes qui ont besoin de conseils pour être les meilleurs. Elle ne le voit pas comme ça, elle, et elle comprend que loin d’être un psychopathe, Marvyn est en fait un harceleur.

Voilà qui est fait et qui m’accroche davantage à la série, parce que le héros est un connard qui a du chemin à faire et qui va probablement le faire grâce à son équipe. J’espère, en tout cas. En attendant, il se retrouve à boire une bière avec Holly, et ça, ce n’était pas exactement ce que j’avais envie de voir, par contre. On apprend donc qu’Holly est divorcée parce qu’elle a trompé son mari, et que Marvyn est divorcé sans ami, lui aussi. On comprend vite pourquoi il n’a pas vraiment d’amis : il est insupportable avec tout le monde, et aussi avec Holly qui essaie de lui faire prendre conscience qu’il confond ces collégiennes avec les athlètes qu’il a entraînés.

Pourtant, ces collégiennes sont de futures PDG et elles sont probablement plus riches et avec plus de pouvoir que lui. Voilà qui est fait. Le personnage de Marvyn est clairement en difficulté avec ce job, et il s’enferme un peu dans ses souvenirs, mais il a heureusement sa fille, Emma, pour l’aider à se faire à sa nouvelle vie. Pourtant, celles qui ont vraiment du souci à se faire pour se faire à leur nouvelle vie, ce sont ses élèves. Il décide en effet de les faire venir à six heures du matin pour un entraînement, parce qu’il y en aura deux jusqu’au week-end où elles doivent se battre contre Laguna, une autre école du coin.

Le problème de ce match, c’est aussi qu’il y aura des recruteurs là-bas, pour surveiller une autre gamine, Savannah Gibson, qui est une excellente joueuse. Le père de Louise, qui est celui qui a fait en sorte que Marvyn soit embauché dans l’école et aide sa fille à être meilleure, prend donc forcément mal que sa fille soit exclue pour ce match. Pourtant, Marvyn ne change absolument pas d’avis quand le père lui demande de faire jouer sa fille.

Ce qui le fait changer d’avis, c’est Louise elle-même. Elle manque de le renverser, déprimée, et il cherche à savoir ce qui explique ce comportement de la gamine. Les scénaristes ne se foulent pas et en font une fille à papa qui veut rendre son paternel fier mais ne sait pas trop comment s’y prendre. C’est pour cela qu’elle se cache derrière une carapace plutôt désagréable, mais ça suffit à convaincre Marvyn de lui dire qu’elle pourra assister au match en tenue, sur le banc, sans paraître être suspendue.

La directrice passe évidemment par là et est terrifiée de voir Marvyn sortir de la voiture de son élève. J’ai tellement ri, parce que je me suis fait la réflexion lorsqu’il est monté dans la voiture. Quel genre de prof, surtout d’un sexe différent, ose se retrouver seul à seul avec un élève dans un espace confiné en 2021 ? On évite au max de le faire. Bon, cela dit, la série ne s’embarrasse pas avec le covid, alors allez savoir en quelle année nous sommes ! Je l’ai déjà écrit ailleurs, mais pour moi, les séries font une erreur lorsqu’elles n’intègrent pas le covid, car le retour à la « vie normale » n’est pas pour tout de suite à mes yeux. J’espère me tromper.

L’entrainement peut en tout cas reprendre – même si les filles ont envisagé de tout laisser tomber et de toutes démissionner à la cafétéria dans une excellente scène. J’aime bien ces scènes pour la série – oui, ça donne envie de faire du sport, mais ce que j’aime, c’est surtout que les actrices ont l’air de faire elles-mêmes une bonne partie de l’entraînement.

Marvyn n’est toutefois pas prêt pour ce qui suit : il demande à deux joueuses de passer tout leur temps ensemble en attendant le match, et il tombe mal, puisque Mouse a peur que sa coéquipière soit amoureuse d’elle. Ah, les adolescentes. Marvyn repasse une soirée à boire de la bière avec Holly pour lui expliquer qu’il est complètement dépassé par ce job. Le collège, c’est trop pour lui, il n’est pas prêt pour tout ça.

Elle lui remonte le moral comme elle peut en lui disant qu’il s’y fera et nous pouvons donc suivre le match pour la fin de l’épisode. Louise étant sur le banc pendant tout le match, c’est la catastrophe pour les filles. Elles se font défoncer par l’équipe adverse, et l’arbitre est clairement aveugle à un certain nombre de fautes. Moi, c’est le moment où je me suis rendu compte que cette série était composée d’épisodes de 40 minutes.

Jusque-là, j’étais sûr que c’était une comédie de 25 minutes. Bon, je ne l’aurais peut-être pas commencé si j’avais su qu’elle était si longue, alors on va dire que c’est une bonne chose pour elle. J’ai quand même l’impression que la série se trompe de format. L’épisode aurait bénéficié d’un format plus court ici, et je sens que ça risque d’être le cas plus tard aussi.

En attendant, Marvyn fait donc un discours trop long pour remonter le moral de ses troupes, après les avoir engueulées un moment. C’est l’occasion pour moi de me faire aux visages des différentes actrices et, très franchement, je vois en elles un certain potentiel pour une grande carrière d’actrices, déjà. Je ne sais pas, j’ai un bon feeling avec certaines, notamment Louise ; je sens qu’il y a du potentiel du côté du jeu. C’est peut-être parce que c’est une de celle qui a eu le plus à faire.

En tout cas le discours du coach finit par faire son effet sur l’équipe. En deuxième mi-temps, la musique change et les filles remontent progressivement le score. Je dois bien avouer que je ne me suis jamais passionné pour le basket, alors je n’y connais pas grand-chose et certains gestes me paraissent être des fautes, mais ne le sont apparemment pas. En tout cas, il ne reste que peu de temps pour rattraper définitivement le score.

Nous sommes à 50-56, alors ça pose un grand problème au coach. La seule joueuse capable d’aller au bout et de rattraper ce score est Louise. Bien qu’il ne veuille pas la faire jouer, Marvyn se décide alors à mettre Louise sur le terrain. Cela commence plutôt bien, puisqu’elle met trois points d’un coup… mais elle rate le coup de la victoire et déçoit aussitôt son père. Oups.

Le match est perdu, mais le coach, qui annonce à son équipe que c’est inacceptable, insiste également pour dire que ce n’est qu’un début. C’est plutôt encourageant pour la suite, surtout que la directrice est aussi heureuse de cette défaite, meilleure que bien des défaites. Allez, je suis pris au jeu de cette série, elle a ses bons moments, même si on sent bien que nous sommes sur une chaîne Disney à d’autres. J’ai envie de croire que la saison sera intéressante, malgré des intrigues peu intéressantes, du genre la relation entre Emma et son père. On verra bien, mais cette fin, même sans cliffhanger a été efficace sur moi.

Big Shot (S01)

Synopsis : Un entraîneur de basketball professionnel s’attaque à un arbitre… et finit au placard, à savoir entraîneur de basketball pour une équipe féminine de lycée privé.

100

Pour commencer, je dois bien avouer que je suis dans une journée Disney +, mais vous l’aurez remarqué de vous-mêmes. La plateforme a bien joué sa publicité de toute évidence, puisque j’ai vu passer seulement hier des informations sur la série, mais que ça a suffit à me donner envie de la tester. Il faut dire que j’en ai vu passer BEAUCOUP : Yvette Nicole Brown est toujours aussi active sur Twitter et elle a un rôle dans la série, alors elle a fait beaucoup de promotion.

Ce n’est pas le seul nom connu associé au projet : c’est toujours chouette de voir John Stamos jouer un nouveau rôle, même si je ne l’ai jamais vu avoir un rôle qui dépassait une saison sans être annulé. La série est aussi produite par David E. Kelley, et c’est le dernier nom qu’il me fallait pour me motiver à essayer la série. Un tel producteur, c’est toujours gage de qualité, non ?

Pour le reste, une série sur le basket, je ne suis pas convaincu, mais une équipe féminine, ça peut donner de bonnes choses. On est sur Disney +, ça me fait un peu peur comme c’est une série adolescente, mais c’est aussi du ABC Studios, et je lui aurais donné sa chance sur ABC. Enfin, c’est une série qui est diffusée en France au rythme américain, et ça, c’est plutôt une bonne chose. Je tente et on verra.

S01E01 – Pilot – 16/20
Plutôt une bonne surprise cet épisode ! Je m’attendais à une comédie au format 20/25 minutes et je ne me suis rendu compte qu’à la trentième minute que ce n’était pas le cas. C’est positif et bon signe pour la série, je trouve. Si elle ne révolutionne rien, elle est divertissante et sympathique. En revanche, après cet épisode, une chose est sûre : il va falloir qu’elle trouve son rythme et son public, parce qu’on oscille entre des moments très Disney Channel (d’accord, j’exagère) et d’autres beaucoup moins naïfs et plus modernes. C’est déstabilisant.
S01E02 – The Marvyn Korn Effect – 17/20
C’est fou comme la série est simpliste dans son écriture, ses problèmes, ses solutions, son humour, ses personnages… et comme ça prend à fond sur moi. Vraiment, on est sur du feel good comme j’aime, avec des acteurs que j’aime déjà et de nouvelles actrices prometteuses. Ce ne sera pas la série de l’année, ce ne sera pas un coup de cœur inoubliable, mais je sais déjà que cette série peut devenir un rituel sympa du dimanche pour moi. Il faut juste que j’apprenne à ne pas prendre trop de retard dans la diffusion de mes autres séries pour garder du temps pour elle.

Walker – S01E09 (express)

Épisode 9 – Rule 17 – 10/20
Alors là, l’épisode est plutôt décevant à bien des égards, que ce soit concernant le fil rouge ou le développement de certains personnages. Pour une épisode censé être une pierre angulaire du récit, c’est tout de même bien gênant à voir et ça me paraît très mal écrit, parce que ça ne fonctionne pas comme la conclusion que ça se veut être.

Spoilers

Cordell ayant découvert que le meurtre d’Emily n’est pas encore résolu, il décide de tout faire pour boucler l’enquête au plus vite.

Je suis blasé à un point, vous ne vous rendez pas compte, je crois ! L’épisode en lui-même n’est probablement pas si mauvais, mais il fait partie de ces épisodes qui me rappellent pourquoi j’ai arrêté de regarder des séries procédurales, où la subtilité semble ne pas exister du tout. Honnêtement, cet épisode est une catastrophe industrielle, et ça se résume en un mot cette catastrophe : Geraldine.

Déjà, j’ai ri, parce que Geri s’appelle donc Geraldine. Ensuite, elle est de retour et bon dieu, que ce n’était pas brillant ! Elle revient donc dans la vie de Cordell par accident, puisqu’elle se rend à une partie de poker où est supposé se trouver le nouveau suspect du tueur d’Emily. C’est l’occasion pour Cordell de découvrir qu’elle est une « person of interest » (eh, c’est un point du Bingo Séries ça !) et d’aussitôt faire de la merde. Aucun ranger ne peut être aussi peu professionnel que lui, sérieux. Déjà, il enquête sur un meurtre qui le touche directement, ce qui est plus qu’inapproprié, mais en plus, il sort à toute allure du van où il est en planque pour aller parler à Geri, sur le parking du lieu où se retrouvent les gens qu’il surveille.

Cela n’a aucun sens et c’était beaucoup trop drôle. En plus, il affirme que Geri est son amie, mais il ne semble pas s’être rendu compte de sa disparition dans les derniers épisodes… Ce n’était que le début d’une longue suite d’incohérences où Geri se retrouve finalement à jouer les flics sous couverture pour Walker, alors qu’elle n’est pas flic. La voilà donc qui se retrouve à une partie de poker, où elle est plus ou moins accusée du meurtre d’Emily alors que le criminel refuse qu’elle vende son bar à Cordell.

C’est super louche et Geri est poussée dans ses retranchements, avec une espèce de crise d’angoisse censée attirer notre sympathie. Désolé, mais ça ne prend pas, elle est plus que louche dans l’affaire, à commencer par le flashback du début d’épisode où elle cache sa veste ensanglantée à Cordell le soir de la mort d’Emily. Je ne lui fais aucune confiance, elle cache forcément autre chose que le prêt auprès du criminel. Ce dernier est loin d’être stupide et comprend vite que Geri est en planque.

Il est donc arrêté en deux temps trois mouvements par Cordell et son boss, et tout est bien qui finit bien. LOL. Ce n’est qu’après arrestation que les rangers découvrent qu’il a un alibi solide pour le 8 avril, soir du meurtre, et qu’ils se sont trompés sur toute la ligne. Comme ils sont assez débiles pour avoir fait confiance à une femme qui était là pendant la partie de poker, ils comprennent vite qu’ils ont fait une erreur et que ce serait elle la meurtrière. Grosso modo, elle reconnaît implicitement le meurtre en assurant qu’Emily était là au mauvais endroit au mauvais moment.

Et alors qu’elle accepte de se rendre, mais tente encore de tuer Cordell, devinez qui est là au bon endroit au bon moment pour tuer cette nana ayant des infos sur le meurtre d’Emily ? Geri bien sûr ! Comme elle tombe à pic… Cordell est convaincu de son innocence et finit même l’épisode en l’embrassant ?? Ce n’a aucun sens. Déjà, ça m’énerve parce que ça en rajoute une couche sur l’impossibilité d’une relation amicale entre homme et femme que l’on voit dans quasiment toutes les séries, mais en plus, je suis persuadé que Geri est liée au meurtre d’Emily. Nous sommes à peine au milieu de la saison, on ne me fera pas croire que le fil rouge est résolu et que Geri est une pure innocente. 

Il me manque encore des éléments pour vous faire son portrait à charge et prouver par A+B qu’elle est coupable, mais elle est clairement en train de cacher des choses. Le fait qu’elle tue la femme comme ça pile au bon moment ? C’est trop gros, elle s’en débarrasse de manière vraiment peu discrète.

Bon, et sinon, Micki ? Après une bonne réplique de Walker qui voulait faire équipe avec elle, elle est reléguée à de la figuration cette semaine. Elle fait plus exactement du babysitting pour la famille de son partenaire : les parents, insupportable, le frère, qui veut devenir gouverneur maintenant (?) et les enfants, qui se chamaillent comme s’ils avaient huit ans. Sérieusement, je ne me suis jamais battu comme eux avec mes sœurs passé un certain âge ; j’ai trouvé ça gênant à voir.

De toute manière, quand la seule occupation que Micki trouve ensuite pour eux est de leur faire tirer à la carabine, j’ai compris que je ne pourrais jamais accrocher à leur vision de la famille américaine idéale. Stella continue de mentir sur l’identité de son copain qui la ghoste et elle et August restent super chiants en tant qu’adolescents vis-à-vis de leur père. Nous n’avançons donc pas dans ces intrigues, puisque tout se centrait autour de la rédemption de Geri, à laquelle je ne crois pas.

Bref, ce n’était pas glorieux du tout. En fait, c’est soit très mal écrit si Geri est censée être innocente parce qu’il est impossible de croire à de telles coïncidences, soit très mal écrit si elle est censée être coupable, parce qu’on la voit venir à des kilomètres. Je n’aime pas les séries procédurales !