The Rookie – S04E08 – Hit and Run – 12/20

La série me manquait, M6 m’a rattrapé (et largement dépassé) alors je me suis dit qu’il était temps de recommencer à regarder la série. Cela dit, même après un an sans voir le moindre épisode, j’ai vite compris pourquoi j’avais arrêté de la regarder : cette saison 4 n’est vraiment plus à la hauteur de ce que j’aimais dans la série. En effet, je trouve qu’avec le temps, les scénaristes ont été pris à leur propre piège : chaque épisode est désormais dans une surenchère de moins en moins crédible. Et je ne suis pas fan des body-cams en permanence quand ça n’apporte pas forcément quelque chose à l’épisode. Cela dit, je suis content de retrouver les personnages quand même.

Spoilers

L’équipe se lance dans une chasse à l’homme à travers la ville pour arrêter un individu menaçant de déclencher un événement catastrophique.


Avec plus d’une saison et demi de retard, je ne vais pas avoir le temps et l’énergie d’écrire toutes les critiques détaillées comme j’ai pu le faire pour les saisons 2 et 3. Je me souviens toutefois qu’en saison 1, je m’étais contenté de quelques résumés sans spoilers. Partant de là… Il est temps de tester un nouveau format de critique, plus expéditif.

Points forts :

– Retrouver les personnages était un vrai plus : je les adore pour la plupart et je pense qu’on a l’occasion d’à peu près tous les voir dans l’épisode. J’avoue que je n’avais plus tout en tête, mais retrouver Angela, Wesley, Lucy ou même Tim ? C’était un plaisir. J’avais peur d’être perdu dans la série, mais finalement, elle n’est vraiment pas compliquée : je me suis vite remis en tête chaque intrigue rien qu’en regardant l’épisode. Tout m’est revenu en tête rien qu’en les revoyant. C’est un bon point pour la série

– Cet épisode lance le départ d’un nouvel arc pour Tim. Je me suis arrêté au bon moment ! Sa sœur débarque donc pour l’épisode et on sent bien que ça va nous permettre d’explorer un peu plus son passé. Il faut bien justifier tous ses défauts.

– La tension monte tandis que Lopez lutte avec sa conscience suite à l’accord de Wesley avec Elijah, cherchant désespérément un moyen de les en sortir. Comme j’adore ces personnages et que c’est un fil rouge qui est plutôt efficace, c’est un point fort. En revanche, le cliffhanger est très clair : ils n’ont pas le droit à la moindre erreur, ce qui veut dire qu’il devrait y en avoir une dès le prochain épisode !

Points faibles :

– Certains aspects de l’épisode semblent vraiment trop peu crédibles. J’ai bien aimé l’intrigue apportant plus d’infos sur Tim, c’est vrai, mais c’était tout de même n’importe quoi d’avoir sa sœur qui le suit partout pendant la journée. Et Lucy était parfaitement insupportable à se mêler en permanence de ce qui ne la regarde pas – à part peut-être sur la scène finale.

– Après plus d’un an (et en fait, après vérification… deux années complètes sans épisode ?!), je n’en ai toujours rien à carrer de l’élection dans le commissariat. J’espère que ça ne va pas traîner en longueur.

– L’intrigue sur la garde de Lila était lourde, j’ai l’impression qu’ils ne savent pas quoi faire du personnage de Nyla pour le moment. J’avoue que j’avais oublié le délire de son épisode d’Halloween aussi… et ce n’était pas plus mal.

– La série essaie de faire monter les enjeux en permanence, et cet épisode n’oublie pas de le faire avec la fusillade sortie de nulle part et un dangereux terroriste en liberté. Le problème, c’est que plus personne n’en a rien à faire : Nyla dit qu’elle s’est déjà fait tirer dessus, les autres personnages passent plus de temps à parler de la rénovation des maisons par Nolan qu’à s’inquiéter de savoir en terroriste en liberté… Plus d’une fois, je me suis retrouvé sorti de l’épisode par ce manque de crédibilité. Je veux bien que les personnages soient habitués à voir leur vie en péril en tant que flic, mais c’est tout de même de toute la ville qu’il est question… Et puis, les vans plein d’armes dissimulés dans la ville sans que personne ne s’en inquiète, sérieux ? Vraiment, je sais pourquoi j’avais arrêté la série… mais la lassitude est loin, j’ai envie de la reprendre quand même.

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The Nevers – S01E08

Épisode 8 – I Don’t Know Enough About You – 15/20
Que c’est frustrant ! Cet épisode tourne beaucoup en rond pour finir d’une excellente manière, mais entre-temps, il a juste réussi à me perdre à plusieurs reprises. Cette série est un vrai puzzle à recomposer comme on peut, sans le moindre guide pour nous montrer le chemin. C’est particulier, mais comme j’adore l’ambiance et que les acteurs sont excellents, j’essaie de m’accrocher. Ce n’est pas non plus comme si j’avais encore beaucoup d’épisodes à me mettre sous la dent.

Spoilers

Mrs Bidlow continue ses recherches sur le Galanthi, mais n’oublie pas de s’occuper du cas d’Amalia.

Electromechanical automated telephone exchange rewriter. I’m calling it the Galactic home.

Maintenant qu’il est beaucoup plus facile de trouver les épisodes, il est peut-être temps pour moi de prendre le temps de les regarder non ? J’ai décidé de faire durer le plaisir, cependant, en en regardant seulement un ou deux par semaine pour le moment. On verra si je tiens, mais je vais essayer de ne pas faire plus d’un par jour, en tout cas, c’est certain. Je trouve que c’est une série qui est difficile à digérer ; alors autant faire les choses à un petit rythme. Cela fonctionne mieux pour moi.

En plus, soyons honnêtes : j’ai de nouveau trop de séries en cours de diffusion en même temps, alors je m’en sors mieux en me forçant à faire un épisode par semaine pour chaque série. Au moins, j’avance partout sans être trop frustré. Et j’imagine que je peux récupérer progressivement mon retard grâce aux pauses dans les diffusions à chaque fois. Oui, je suis totalement en train de me leurrer et de m’inventer une vie pour vous la partager. Les 500 mots me manquent pour ça.

Cependant, le but de cet article est de critiquer l’épisode 7, et il serait temps de m’y mettre. Cet épisode commence de manière intrigante, avec Mrs Bidlow qui continue ses recherches. Elle semble vouloir guérir à ce qu’elle a trouvé, et elle tente de se lever grâce à la puissance du Galanthi.

En ville, les nuits sont rudes et les jours sont tremblants. En effet, durant la nuit, Annie s’amuse à balancer des boules de feu un peu partout, y compris chez Horatio, bizarrement. Je n’ai vraiment pas compris comment cela était possible, mais c’est arrivé, alors qu’il héberger Isaiah, un petit garçon, en plus.

Horatio débarque donc sans prévenir à l’orphelinat et s’incruste dans le bureau d’Amalia. La pauvre découvre tout ça après une nuit mouvementée, où on la voit voler un document. Bordel, je suis perdu à chaque épisode avec cette série, c’est merveilleux. Bon, au moins, l’avantage, c’est qu’Horatio peut aider Amalia à guérir de ses blessures. Ils sont un couple auquel je ne m’habitue pas : les acteurs ont une belle alchimie, mais les personnages ne vont pas ensemble.

Au moins, les scènes entre eux permettent souvent de résumer ce qu’il en est de la situation d’Amalia. Elle a donc désormais un nom sur lequel enquêter, ce qui tombe plutôt bien car ça arrive juste avant que Mrs Bidlow ne débarque sans prévenir.

Penance la voit en premier et se réfugie dans son atelier pour l’éviter. Elle y retrouve August qui continue d’être le pire des boulets. Le pauvre me fait de la peine franchement : il s’emmêle dans des câbles, il n’ose pas l’embrasser et est vraiment peu à l’aise avec l’idée d’être seul dans la même pièce que Penance – ou la même pièce que sa sœur, cela dit.

Je ne sais pas trop pourquoi Penance le prévient de la présence de Bidlow : je ne la vois pas se rendre dans l’atelier de Penance, franchement. Mrs Bidlow préfère en effet venir voir Amalia et l’informer qu’elle est prête à retirer son patronage de l’orphelinat si jamais elle apprend qu’Amalia recommence à sortir faire de la merde en ville. Concrètement, le but de l’épisode est assez limpide : Amalia doit faire un choix entre son intrigue et ses protégées.

Ce n’est pas aisé, évidemment, et ça me permet de redécouvrir qu’Amalia a le même tic que moi avec ses mains. Une fois Bidlow partie, Amalia reçoit une visite de la femme d’Horatio, qui la remercie pour son hospitalité. Ah, si elle savait. Bon, c’est une femme, elle sait probablement reconnaître la menace que représente Amalia, surtout qu’une énième vision submerge Amalia pendant leur conversation – une conversation où elle est appelée Monica juste avant son mariage ? – alors notre héroïne n’est pas des plus subtiles.

Elle a d’autres chats à fouetter que de se préoccuper de ce mariage, Amalia : elle vérifie ainsi le travail de Penance à un moment de l’épisode. C’est l’occasion de refaire de le point sur l’intrigue et de nous expliquer que Penance construit désormais une machine pour tracer les appels reçus de l’au-delà. J’aimerais bien qu’elle détaille un peu plus les avancées techniques de son moteur pour voir si c’est hybride, mais bon. On n’avance pas beaucoup sur ce front-là avec cet épisode, Amalia se retrouvant à tourner en rond dans l’orphelinat – et dans ses visions.

Elle souffre toujours à chaque vision, au point d’avoir des excès de colère désormais. Elle pète ainsi une vitre avec une chaise qui manque de se fracasser sur la tronche d’un des gamins d’Horatio. C’est une drôle de manière de provoquer une scène de confrontation entre les deux personnages, mais bon, c’est avec ça qu’on se retrouve. Horatio peut donc affirmer à Amalia qu’il est amoureux d’elle et qu’il en a marre de la voir le faire souffrir. Crier qu’il est amoureux d’elle dans une pièce à la fenêtre brisée, ce n’est peut-être pas son idée la plus brillante au médecin. Il semble pourtant que personne ne les entend.

Après tout ça, Amalia retourne dans le laboratoire de Penance, où elle reçoit un coup de fil de l’au-delà. Ou du futur. On ne sait pas bien. Ce qui est sûr, c’est que Penance voit de l’énergie s’échapper de son appareil tant que la communication est en cours.

L’intrigue Myrtle reprend également dans cet épisode, et c’est une bonne chose, car j’aime beaucoup le personnage. Je sens que c’est vraiment le personnage avec lequel ils auraient le plus moyen de s’amuser. Pourtant, pour l’instant, le personnage s’enferme dans un mutisme qui inquiète à peu près tout le monde, à l’exception d’Amalia.

Horatio prend ainsi le temps de venir voir sa jeune patiente pour s’occuper un peu d’elle. Il peut lui soigner la main, facilement, mais il en profite tout de même pour parler avec elle – monologuer serait plus juste – afin de la débloquer et de savoir ce qui a bien pu lui arriver. En vain.

En ville, Maladie continue d’être une obsession pour tout le monde. Il y a plein de cosplay de Maladie, mais il faut dire aussi qu’elle a été pendue juste avant que la ville ne se mette à trembler régulièrement. Maladie, dont le vrai nom est Sarah, est bien entourée, même si je ne sais plus comment ça s’est fait. L’ai-je seulement su ?

Elle en tout cas Humbert en otage désormais, suite au cliffhanger de l’épisode précédent. Elle lui demande à présent de creuser sa tombe. Si je n’en ai rien à carrer de ce prisonnier, je dois dire que l’actrice interprétant Maladie est toujours aussi grandiose dans son rôle. Vraiment, c’est énervant que la série soit si mal diffusée et construite de manière si peu claire, parce que le casting est exceptionnel.

De son côté, August profite aussi de l’avantage qu’il a sur sa sœur dans cet épisode : il sait le moment où elle quitte l’orphelinat après sa conversation avec Amalia ; alors il peut la suivre grâce à un oiseau. Cela lui permet d’assister à une discussion entre Mrs Bidlow er Lucy – qui est donc arrêtée après avoir protégée Myrtle dans l’épisode précédent. C’est ce qui explique la décision de Bidlow de transformer le sanctuaire qu’est l’orphelinat en prison : elle ne souhaite pas que les Touchées se fassent remarquer et finissent en prison comme ça.

Quelque part, Lucy lui rend service : quand Frank lui rend visite, elle décide de s’enfuir de sa prison… mais pas de la manière la plus conventionnelle qui soit. Elle lui donne donc des informations sur Lord Messer et sa table ronde, et j’aurais aimé, pour une fois, que la série prenne le temps de nous résumer exactement ce qu’il en est de ce patriarcat insupportable qui continue d’occuper beaucoup de temps dans la saison.

Ce n’est malheureusement pas le cas, même si on a toujours des scènes avec Lord Messer. Sa table ronde ne l’écoute pas beaucoup, d’ailleurs, alors qu’il essaie de passer une loi suite à l’assassinat commis par Myrtle. Lord Messer retrouve Hugo par la suite, mais vraiment, je n’arrive pas à accrocher aux scènes de ces personnages. Je sens bien que je passe à côté d’une bonne partie des infos – surtout lorsqu’on enchaîne sur une scène où Messer passe un deal.

Après tout ça, on retrouve en tout cas Lucy dans le fameux sous-sol où Mrs Bidlow s’amuse à garder prisonnier le Galanthi. Lucy se met à essayer de toucher l’extra-terrestre elle aussi, essayant de capter toute son énergie… Elle le fait sous la surveillance d’August : il a suivi l’oiseau jusqu’ici, pour voir ce qu’il en était.

Quand Lucy met ses mains sur le Galanthi pour le faire exploser, celui-ci semble se craqueler… ce qui envoie une vision plus puissante que les autres à Amalia. Dans sa vision, elle casse un œuf et y trouve une substance bleue. Elle comprend que le Galanthi est en danger et décide de s’échapper de l’orphelinat. Tant pis pour les menaces de Bidlow : elle sait reconnaître l’urgence. Les scénaristes aussi : on nous coupe une jolie scène d’action au passage, pour la remplacer par une scène bien dramatique en plein cœur de Londres.

Toute une rue s’effondre donc à l’endroit où était le Galanthi, et ça provoque un tremblement de terre bien plus puissant que les autres. Tandis que le Galanthi se craquèle et se met à fuir, comme un œuf, la ville s’effondre en surface. Comme toujours, il y a des moyens dans les effets spéciaux. Le cliffhanger de l’épisode teste ma volonté de ne voir qu’un épisode par semaine – Lucy récupère entre ses mains l’extraterrestre. Je ne m’y attendais pas. On note qu’Amalia et Penance sont également séparées par un éboulement, mais je ne m’inquiète que moyennement de ce suspense vain.

The Nevers – S01E07

Épisode 7 – It’s A Good Day – 16/20
Que c’est difficile de critiquer cette série ! J’adore son casting, ses personnages, son esthétique, son ambiance, mais je ne comprends jamais rien à une immense partie de ce qu’il se passe. Les mois – années ! – qui se déroulent entre chacun de mes visionnages n’aident pas, mais en vrai, je suis forcé de reconnaître qu’elle n’est pas toujours si bien écrite que ça. À vouloir être trop intelligente et volontairement complexe, la série nous perd au lieu de nous guider dans son histoire. Cela ne m’a pas empêché d’être à fond pour certaines scènes, et je trouve que je me suis fait un beau cadeau d’anniversaire avec le visionnage de cet épisode.

Spoilers

Amalia révèle la vérité sur ses origines à tous les Touchés.

London needs a fucking party.

Aujourd’hui, j’ai trente ans et je trouve que le titre de cet épisode est parfaitement approprié pour que je le regarde. Ce n’était pourtant pas chose aisée de réussir à mettre la main dessus, je ne sais pas du tout quand je parviendrai à voir la fin de cette saison 1 (et probablement de la série) tant elle est maudite, mais ce n’est pas grave – maudite au point que même ma connexion a sauté au moment où je lançais l’épisode, hein.

C’est un vrai plaisir de pouvoir me replonger dans cet univers qui m’avait beaucoup plu, et tant pis si j’ai une version sans sous-titres d’une série qui nécessite vraiment d’avoir des sous-titres. J’en suis là de mon désespoir de pouvoir la finir un jour. Sinon, j’ai aussi oublié de mettre à jour le blog ces derniers temps et j’ai quelques critiques en stock… mais bon, on verra ça plus tard !

Pour le moment, cet épisode commence le 3 août 1896, lorsqu’un homme essaie de convaincre un comité qu’un téléphone londonien permettrait d’entendre les voix des morts. Rien que ça. Autant dire que ce n’est pas chose aisée non plus et que l’homme est viré du comité scientifique aussi sec. Il en profite pour leur voler leur téléphone, cependant. L’ambiance de la série est vraiment top, mais ne va pas m’aider à me remettre des délais d’attente pour avoir un passeport afin d’aller, peut-être, à Londres.

L’ambiance n’aide pas forcément à être bien concentré non plus, je dois dire. On suit après tout un homme qu’on ne connaît pas pendant un long moment. Il rentre chez lui, tente de téléphoner aux morts et se décide à mourir lui-même, envisageant le suicide. C’est très à la mode de nous proposer des plans d’acteurs prêts à se suicider en se défénestrant apparemment. Evitez de reproduire ça chez vous.

En même temps, bon courage pour reproduire la magie qui tombe soudainement du ciel et tous les téléphones qui se mettent à sonner juste au moment de sauter par la fenêtre. Oui, l’homme reçoit un coup de fil d’une personne morte et on comprend assez vite le problème évident auquel il est confronté : il devient accro à son téléphone et ne peut plus vivre que par lui. Eh, ça fait très Conte des trois frères d’Harry Potter, ça.

Un an plus tard, en 1899, et plus précisément un jour après la pendaison de Maladie, nous retrouvons tout le casting de la série. Enfin. J’aurais préféré que la scène ne se déroule pas de nuit, parce qu’il fait beau aujourd’hui et qu’il a fallu que je ferme les volets pour voir ce qu’il se passait.

Amalia (faut-il l’appeler encore comme ça ?) a rapidement des visions, mais des visions bien plus floues qu’elles n’étaient dans la première partie de saison. Qu’importe, cependant : elle est toujours aussi badass, et elle a des visions d’une guerre à venir désormais. Ce sont probablement les souvenirs de Stripe, mais c’est difficile d’en être certain pour l’instant, même quand elle rappelle à Penance qu’elle a déjà vécu ce qui est sur le point de se dérouler.

Si c’est un plaisir de retrouver Amalia et Penance, je me rends compte que j’ai beaucoup oublié de la première mi-saison. Je me suis donc donné la peine de relire les critiques des épisodes précédents sur mon blog, pour mieux reprendre la série au moment même où Penance allait nous faire d’elle-même le résumé.

Elle explique donc à l’ensemble des Touchés de leur centre qu’Amalia est un esprit du futur coincé dans le corps d’une femme de leur époque, et le fait d’évoquer enfin la vérité permet bien à l’intrigue d’avancer. Nous, on en comprend rapidement plus sur le Galanthi car l’ensemble des personnages, Harriet en tête, pose les questions que l’on se pose. Bon, je ne me pose pas la question de savoir si elle peut prouver qu’elle vient du futur, mais ça me paraît logique de se la poser.

Franchement, c’est chouette de retrouver ce genre de scènes : c’est exactement ce que j’espérais. Les personnages sont vraiment chouettes et bien écrits, en vrai, contrairement à la série. Penance qui ne veut pas créer d’arme, Horatio qui casse l’ambiance, tout le monde qui a peur de mourir… Ce sont des personnages que j’aime retrouver.

J’ai plus de mal avec la manière dont la série nous introduit toute son intrigue, parce que ce n’est jamais ni linéaire, ni parfaitement compréhensible. En tout cas, chaque fois que la terre tremble, Amalia semble avoir plus de mal à gérer ses visions. Elle a donc des flashbacks de la guerre et la série s’amuse à intervertir les actrices pour qu’on comprenne bien l’association qui existe entre Stripe et Amalia.

Consolée par Horatio, Amalia révèle rapidement qu’elle a très envie de coucher avec lui. Ils sont interrompus par Penance, cependant. Le trio se lance donc dans l’autopsie de l’alien qu’ils ont récupéré dans la caverne. J’avoue que je ne m’y attendais pas. Ils trouvent dans le cerveau de celui-ci une puce avec du mandarin dessus.

Leur seul contact à parler la langue, une Touchée, n’est toutefois pas d’une grande aide. Amalia et Penance se lancent donc dans une mission pour en savoir plus, et ce n’est pas brillant à voir, parce qu’Amalia est beaucoup freinée par ses visions. Elle se rend compte qu’elle est désormais marquée par les flashbacks qu’elle reçoit : elle se bat physiquement dans ses visions et en garde des cicatrices et marques quand elle se réveille enfin.

La série prend toujours le temps de développer certains de ses personnages secondaires. C’est chouette d’avoir des interactions entre les Touchés, mais ça pose tout de même un problème : il est dur de s’attacher à tous les personnages. Je ne connais même pas les noms de la majorité d’entre eux, comment voulez-vous une critique efficace ?

Myrtle, la polyglotte, est frustrée d’être mise de côté par Amalia et Penance. Elle prend donc de l’indépendance, avec la décision autonome de se rendre en ville après avoir volé le parapluie de Penance. En ville, tout le monde est persuadé que les Touchés vont se venger de ce qui est arrivé à Maladie. C’est con, parce qu’il ne s’est rien passé pour Maladie quand même. Personne ne le sait encore, alors les tremblements de terre qui secouent Londres sont forcément liés à ce qu’il se passe pour les Touchés dans la tête des gens.

Frank essaie de les convaincre que ce n’est pas le cas, en vain. Il est rapidement confronté à ses propres problèmes, cependant, notamment lorsqu’il aperçoit Maladie à proximité d’un immeuble en feu. Il la poursuit, en vain là aussi : il tombe sur un groupe de jeunes gens tous fans de Maladie au point de se déguiser en elle.

Voler le parapluie de Penance était en tout cas pour Myrtle une erreur tactique évidente : elle ne sait pas s’en servir. Pourtant, elle se sent obligée d’aller interrompre une agression dans la rue.

C’est plutôt une bonne chose en théorie et ça prouve qu’elle a du cœur, mais elle est rapidement identifiée comme Touchée dans une ville qui les déteste. Elle se met donc en danger et se fait encercler à son tour, prête à être agressée. Une mystérieuse figure en capuche fait diversion assez longtemps pour qu’elle s’échappe, mais pas avant d’avoir une fois de plus utilisé le parapluie de Penance, mettant KO une nana anti-Touchée.

Ce n’est pas une bonne chose : elle s’attire la haine d’une amie de sa victime qui la poursuit avec un couteau. Un rapide combat a lieu entre elles et Myrtle finit par tuer accidentellement son agresseuse. La mystérieuse femme qui vient de la sauver dans la rue apparaît à nouveau et lui dit de s’enfuir, mais je suis curieux de ce que sera la suite de cette intrigue. Pour le moment, la femme est arrêtée et menée au commissariat où Frank vient de retirer les affiches concernant Maladie et l’amie électrocutée par le parapluie se retrouve avec une haine encore plus profonde des Touchés.

Comme à son habitude, la série nous propose quelques figurants à poil quand on revient chez Hugo – ou plutôt dans son spa. C’est August qui vient le voir pour papoter avec lui, comme toujours, et obtenir ses conseils. Pourquoi continue-t-il de faire aussi confiance à Hugo ? L’acteur joue très bien, mais vraiment, le personnage ne m’avait pas manqué.

Hugo donne donc des conseils romantiques à August, ce qui est loin d’être la meilleure des idées. August retourne ainsi auprès de Penance pour la draguer. Il est plus gênant qu’autre chose, à ce stade. Il la suit en tout cas dans sa mission avec Penance et leur interprète de mandarin. En ville, il continue de séduire Penance en s’affirmant comme un Touché, mettant sur sa veste un signe distinctif qu’il ferait mieux de ne pas porter, mais lui parle aussi des oiseaux qui se comportent n’importe comment ce jour-là.

Le signe distinctif pose rapidement problème : il est identifié comme un sorcier par une foule plutôt haineuse envers les sorciers. Penance parvient à le sortir de son problème, mais pas du suivant : à chaque tremblement de terre, August a une migraine. Amalia a aussi un nouveau flashback qui la laisse encore plus perturbée que d’habitude.

Elle s’échappe donc seule, laissant derrière elle Penance et August, qui cherchent à récupérer l’adresse à laquelle ils devaient se rendre ensuite. Ils la récupèrent, mais Amalia n’en avait finalement pas besoin : ses visions lui font voir une porte rouge qu’elle déterre… et elle est capable rapidement de la retrouver dans Londres.

Penance la rattrape bien malgré elle et toutes les deux se mettent à fouiller la maison de l’homme du début d’épisode. On le comprend vite. Penance trouve une photo d’une gueule cassée (on dirait ?) qu’elle associe à un certain Jimmy (merde, il me manque encore un élément ?) avant d’être mise à mal par un chien-robot vraiment impressionnant.

Elle appelle à la rescousse Amalia, qui était au téléphone avec une morte – peut-être ; à moins que ce ne soit une femme du futur. Faire appel à Amalia est toujours la bonne solution : l’héroïne n’hésite pas un instant à s’attaquer au chien, aussi féroce et impressionnant soit-il. Les scènes d’action de la série me manquaient : elles sont d’une fluidité impressionnante – malgré les visions d’Amalia – et d’une esthétique toujours parfaite.

Bon, après, le but était quand même de se faire discrètes, et ça, ce n’est pas une réussite. Penance fout le feu bien involontairement à la maison en s’attaquant au chien. Le chien ? Penance pense le tuer, mais même pas : il s’attaque ensuite à Amalia, coincée dans son flashback, et la fait tomber de plusieurs étages. Il en faut plus que ça pour déphaser Amalia : elle n’est pas morte et refuse d’entendre Penance prier pour sa survie, évidemment.

Si elle survit, elle n’en reste pas moins complètement dépitée par sa vie qui se décompose en permanence devant ses yeux. Elle a peur de disparaître complètement à cause du Galanthi et, en vrai, elle a bien besoin de Penance pour la recadrer et lui faire un nouveau résumé de la série – c’est donc ça le but de Penance ? Nous rappeler toujours ce qu’il en est ? Elles veulent sauver le monde, et peu importe si pour ça, il faut faire face à un alien en train de mourir ou une femme du futur au téléphone. OK, c’est compris.

De son côté, Hugo a ensuite une conversation avec Frank. C’est comme toujours bien bavard. Je continue d’avoir ce sentiment de passer à côté de la série – et même le sentiment que la série passe à côté de ce qu’elle devrait être. Il y a le fric, il y a le casting, il y a des personnages géniaux, mais tout est alambiqué et bavard – en vain. C’est comme l’épisode 6 qui aurait dû être le premier, en vrai. Il faudrait un commentaire audio pour tout expliquer en direct pendant l’épisode, preuve qu’ils passent à côté de quelque chose.

En parallèle de tout ça, nous retrouvons aussi Mrs. Bidlow. Olivia Williams est une actrice toujours aussi géniale. Nous la suivons dans les préparatifs douloureux de sa journée : sa maladie semble être plus compliquée à gérer au quotidien que ce qu’on imaginait. Sa journée aussi est plus compliquée qu’elle ne le prévoyait : elle apprend assez vite qu’Amalia a fait un tour dans la caverne.

Elle s’inquiète immédiatement que sa protégée (en quelque sorte) puisse connaître son implication dans ce qu’il se passe dans la caverne. Elle assure en tout cas qu’elle va s’occuper du cas d’Amalia et qu’elle espère bien que les pouvoirs des Touchés disparaitront une fois la créature tuée. Il n’y a aucune certitude.

Le cliffhanger de l’épisode nous ramène autrement à l’homme du début qui rentre chez lui pour mieux découvrir que tout a cramé. Par chance, un téléphone est encore en état de fonctionnement et l’homme pense vraiment pouvoir parler à nouveau à sa mère… Par malchance, c’est en fait à Maladie qu’il a affaire : celle-ci l’attend bien sagement dans son grenier. On sait cependant que Maladie est loin d’être sage !

The Walking Dead – S11E24

Épisode 24 – Rest In Peace – 17/20
Il est possible que cette fin de saison manque vraiment de surprises, parce que tout se met en place à peu près comme je l’attendais, avec quelques petits bonus en clins d’œil à des situations plus vues depuis un moment, on va dire. On ne remerciera pas les annonces de spin-off depuis plus d’un an ayant retiré une grande part du suspense et rendant insipide certains passages, on dit tout de même au revoir à une bonne partie du casting et des personnages que je préférais. Reste en paix, mais pas trop, t’es une série de zombies et toi non plus, tu ne crèves pas, The Walking Dead.

Spoilers

Il est temps de renverser Pamela et de dire adieux à (une partie de) ce casting.

 

We all deserve better than this. You built this place to be like the old world, that was the fucking problem.

Franchement, j’avais pris l’habitude d’avoir l’épisode en avance, et commencer ma semaine, un lundi matin par le tout dernier épisode d’une série suivi depuis plus de dix ans, c’est super étrange comme ambiance. De toute manière, peu importe : j’ai la chance d’avoir un emploi du temps qui me permette de voir cet épisode ce matin, quitte à avoir bossé un dimanche. Bon, cela dit, il ne faut quand même pas que je m’éternise.

Cet épisode non plus, d’ailleurs. Il reste beaucoup de choses à gérer encore l’air de rien, et c’est donc pour ça qu’il faut moins de trois minutes pour en arriver au générique. L’épisode reprend sans trop de surprise avec Daryl apportant Judith à l’hôpital du coin. Pas de bol pour lui, il est accueilli par des Stormtroopers qui sont toujours contre lui.

Allez savoir pourquoi, personne ne tue Daryl pour autant. Ils ont d’autres zombies à fouetter, mais bon, ça aurait bien plus logique de le tuer plutôt que de le laisser pour mort, non ? Ils ont sûrement compté sur les zombies pour s’en prendre à lui, mais c’était sans compter sur Judith qui se réveille et trouve assez de forces pour protéger sa vie en fermant une porte, quitte à déplacer une table pour ça. C’était une bonne manière de commencer l’épisode, même si le suspense n’était pas entièrement là pour autant. Je veux dire, on se doute bien qu’ils vont survivre Daryl et Judith.

En plus, l’épisode fait une erreur assez grossière dès le départ, après son générique : on se retrouve en effet dans la ruelle où nos héros sont pris d’assaut. Le problème ? Ben, Jules se fait dévorer par les zombies, Luc se fait mordre… et je ne dis pas, c’était triste pour eux et un peu choquant pour nous, mais concrètement, ça nous envoyait le signal qu’ils étaient de retour juste pour se faire bouffer. C’était chouette de les revoir dans l’épisode précédent, mais si c’était simplement pour avoir du vivier à tuer, c’est dommage.

En plus, il aurait été plus crédible de perdre au moins un autre personnage, vu la situation. Là, finalement, tout le monde semble s’en sortir et atteindre l’hôpital, où Daryl est pris en charge par Carol avant d’être laissé en salle de repos. Judith y est également. Elle est sacrément blanche, avec du sang en moins, mais elle respire encore. C’est déjà ça. Pendant ce temps, Luc est désormais cul-de-jatte et tout le monde s’inquiète de savoir s’il pourra survivre au choc et à la perte de sang. Il n’y a plus de médecin à l’hôpital, puisque Pamela a déserté, et ce n’est pas gagné du tout.

Il a tout plein de pleureuses autour de lui, et il a le droit de bien douiller avant d’y passer définitivement. Oui, Luc meurt après avoir survécu à la ruelle, des suites de ses morsures. C’est au moins beau : il est entouré de toutes ses amies et de tout son groupe, et ça permet une forme de conclusion à leur groupe – une conclusion à laquelle je ne m’attendais pas forcément en commençant cet épisode, c’est vrai.

Le moment émotion doit cependant être vite évacué, lui aussi, parce qu’il y a beaucoup à gérer. Carol est comme toujours celle qui fait le plan de base pour chacun d’entre eux. Daryl se propose de transfuser son sang à Judith et reste ainsi à l’hôpital un moment, tandis que le reste de groupe fait tout ce qu’il peut pour protéger l’hôpital de l’invasion de zombies.

En parallèle, Princess et Maxine se rendent à la prison pour libérer comme elles peuvent Mercer. Cela faisait plaisir de les revoir en vie, et c’était chouette d’avoir quelques moments romantiques aussi, mais on sent là aussi que le but était d’évacuer au plus vite ces aspects de l’épisode final pour vraiment proposer une histoire qui nous transportera ailleurs au plus vite.

Mercer récupère vite son armure et, dans le même genre de scènes expéditives, parmi les zombies qui infiltrent Alexandria, nous retrouvons Aaron et Lydia. Ceux-ci sont transportés à l’hôpital, sans nouvelle de Jerry ou Elijah, tandis que Rosita, Gabriel et Eugène sont chargés de retrouver les enfants. A trois, seulement ? Après avoir passé deux épisodes sur cette quête, c’était vraiment expédié. J’ai eu le temps d’avoir peur pour Rosita quand même, et elle a eu sa petite scène d’action, alors j’étais content.

Maintenant, que les enfants survivent quand tous les adultes sont morts, c’est vraiment le signe que la série s’est affaiblie avec le temps. Pourtant, cet épisode a vraiment un rythme effréné et ne s’arrête jamais : Coco, Rosita, Gabriel et Eugène se retrouvent ainsi coincés dans une ambulance entourée de zombies, tandis que l’hôpital est pris d’assaut par des Walkers toujours plus intelligents.

Ceux-ci n’hésitent pas à caillasser les portes vitrées de l’hôpital, par exemple, pour enlever un à un tous les figurants vivants de la série. Cela force nos héros à s’échapper comme ils le peuvent, en récupérant le brancard de Judith, toujours. Forcément.

En parallèle, la série nous propose une scène de tension plutôt réussie pour Rosita. Si c’est réussi parce qu’on sent vraiment que la série s’acharne et pourrait la tuer elle, ou Eugène pitié, ce n’était pas hyper réussi dans les effets spéciaux ou la crédibilité. On voit ainsi très clairement que Rosita tombe sur un sol noir (ça s’appelle un matelas) avant de se relever sur un sol gris, hein. Rater les cascades de ton épisode final, c’est pas ouf.

Et côté scénario, elle tombe donc d’assez haut sur une horde de zombies qui l’engloutit, le tout avec Coco dans un porte bébé sur son ventre… mais elle survit. C’est Rosita, on ne va pas la tuer comme ça. Elle parvient donc à s’en sortir, et on remerciera la petite musique épique de ne pas trop nous sortir de la scène où elle fait un saut de l’ange depuis le toit de l’ambulance. Heureusement pour elle, il n’y a pas un zombie pour être évolué par là.

Rosita s’en sert donc et rejoint une maison qui sert de QG à tout le groupe pour passer la nuit. Là, on a droit à une autre scène dont je me passerais bien, parce qu’elle se centre bien trop sur Eugène. Vraiment, il ne me manquera pas, lui, mais vous le savez déjà. Une qui me manquera, en revanche, c’est Rosita, et je suis franchement dégoûté de savoir qu’elle ne survivra pas à cet épisode. Au moins, ça vaut le coup que ce soit la fin de la série, parce qu’elle aurait perdu beaucoup de son intérêt sans elle.

Malheureusement, et c’est au moins logique, Rosita s’est donc fait mordre à l’épaule quand elle est tombée sur les zombies. Cela aurait été mille fois plus logique qu’elle soit mordue ailleurs avec une telle chute, mais bon, va pour l’épaule. Le problème, c’est que l’épaule, on ne peut pas la couper comme on a coupé la main de Lydia. Voilà donc Rosita qui nous fait son chant du cygne, profitant de sa dernière nuit avec Coco, avant de mourir. Cela faisait longtemps que la série n’avait plus fait le coup du héros mordu mais survivant encore… C’est comme un cliché qu’on attendait une dernière fois.

En définitive, la nuit finit par tomber, et les décisions irrationnelles continuent d’être prises. Mercer a encore quelques soldats pour l’aider, parce que tout le monde a bien vu la trahison de Pamela, tandis qu’Aaron et Ezekiel décident d’aller aider les gens du Commonwealth. Les survivants décident aussi d’utiliser toutes les ressources médicales dont ils disposent, y compris le frère de Yumiko sorti d’on ne sait où (j’aurais pensé que Pamela le compterait en personnel essentiel, pour soigner Judith.

La série prend tout de même le temps de se calmer pour nous proposer une jolie scène entre Lydia et Aaron. Elle était un peu chiante à pleurer pour Elijah, mais le but était de garder le suspense sur de possibles retrouvailles entre eux.

Il y en a une qui a eu peu de scènes depuis le début de l’épisode, c’est Maggie. Tout son épisode tourne clairement autour de sa relation avec Negan, et c’est un peu chiant que son épisode final se résume à ça. Elle est en tout cas énervée de voir Negan n’en faire qu’à sa tête et vouloir à tout prix aller tuer Pamela tout seul, alors elle fait tout pour l’en empêcher. En retour, elle obtient contre toute attente des excuses de la part de Negan : ayant été aculé et à ça de mourir lui aussi, il prend en effet conscience de ce qu’il a fait perdre à Maggie. Il serait temps. Et si elle n’accepte pas vraiment ses excuses, il est assez clair qu’elle passe enfin à autre chose.

Entre deux scènes, Judith passe son épisode à se réveiller et se rendormir, parlant de ses parents à chaque fois. Il aurait été difficile de terminer la série sans au moins une mention de Rick et Michonne, mais leur absence se fait quand même trop sentir sur ce coup. Histoire de détourner notre attention, l’action continue encore et encore. Quand Pamela se met à demander à ses gardes de tirer sur le peuple du Commonwealth qui souhaite simplement entrer dans son quartier privilégié (il n’y a plus de zombies, bizarrement), tous nos héros se mettent en tête de définitivement mettre un terme à ses agissements.

C’était un peu gros, je trouve. Laissez Maggie jouer les snipers et la tuer une fois pour toutes, merde. Ce n’est malheureusement pas le cas : à la place, on assiste à un renversement mené par Mercer. Mercer ? Je ne m’attendais pas à ce que ce soit lui qui soit celui qui mènerait autant les troupes au combat, mais eh, ce n’est pas exactement ce qu’il se passe. Une fois sur place, il commence la rébellion, mais d’autres personnages font vraiment les choix de l’action. Ainsi, c’est Gabriel qui met en danger sa vie pour aller ouvrir la grille aux habitants du Commonwealth qui, à force de faire tant de bruits, ont attiré tous les zombies sur place.

Et oui : nos héros sont déjà à l’intérieur des quartiers renforcés. Pas si renforcés que ça les quartiers, s’il est possible de s’infiltrer dedans si vite. Dans tous les cas, l’essentiel ne se joue pas là : l’essentiel se joue avec Daryl qui est celui qui fait prendre conscience à Pamela et à son armée qu’il est temps d’être meilleurs que ça et de laisser vivre les humains, de prioriser les humains sur la survie. Bon, je ne sais pas trop à quel point ça fonctionne cette idée dans ce monde-là, mais c’était chouette.

En plus, Daryl Dixon parvient à foirer LE moment-clé de l’épisode : sa réplique où il utilise enfin le « walking dead » là ? Ben, il mâche tellement les mots qui précèdent qu’il est incompréhensible. C’est le charme de Norman Reedus, on va dire, on ne comprend rien à la moitié de ce qu’il ne prononce pas, puisqu’il n’articule pas. Sur une réplique-clé comme ça, par contre… Eh, ça n’aurait pas été une bonne scène de The Walking Dead sans ça, j’imagine ?

Un jour, je regarderai avec des sous-titres. En attendant, c’était un joli cri de guerre, et Pamela se fait arrêter par Mercer. Maggie doit alors faire un choix depuis le toit où elle observe la scène: tuer Pamela ou la laisser être prisonnière. Et comme Negan lui explique qu’il est bien pire d’être jeté en prison, elle le croit immédiatement.

Ils ont beau refermer les grilles, il y a un tas de zombies qui attendent d’entrer hein, dont, et c’est inattendu, Hornsby. Bien qu’arrêtée, Pamela fait donc le choix de la mort : elle essaie de se faire mordre par lui. Tout le monde assiste bien à son désir de suicide, Judith essaie de l’en empêcher et… finalement, c’est finalement Maggie qui empêche Pamela de mourir comme ça.

L’avantage, c’est qu’au moins, une fois les grilles ouvertes, on retrouve Elijah – yay les retrouvailles – et Jerry – pas yay, sa femme est à Alexandria. Tous nos héros peuvent alors mettre au point un plan pour reprendre le contrôle du Commonwealth. C’était assez amusant, parce que ça se faisait avec un grand besoin de carburant et de véhicules pour attirer les zombies le plus loin possible. Une fois n’est pas coutume : les zombies sont attirés loin des habitations par de la bonne musique et des camions blindés menant à une fin explosive pour la série. Tout le monde y met du sien, même Connie ou Maxine, et avec cette musique, la fin de série prend des allures de clip de Thriller.

Tous les zombies sont donc attirés vers la place centrale du Commonwealth et la maison de Pamela… pour mieux se faire cramer. Ouais. Ils n’y vont pas par quatre chemins cette fois, la horde de zombies est explosée à grands renforts d’effets spéciaux. Je sens que la scène vieillira mal, parce qu’elle a déjà un aspect jeu vidéo… et c’est dommage. En plus, c’est bien beau de tous les cramer, mais on sait aussi que certains zombies survivent quand c’est comme ça.

En tout cas, le problème est majoritairement réglé comme cela. Ainsi, on peut se retrouver avec une scène Carol/Daryl en compagnie de Daryl. La série s’en sort plutôt bien à montrer que Pamela n’est jamais qu’une gouvernante comme une autre – franchement, Carol aurait très bien pu être à sa place aussi. La conclusion ne peut prendre beaucoup plus de temps, cependant, alors on expédie le tout sur une bonne réplique cassante de Carol.

Contre toute attente (décidément !), Maggie prend aussi le temps de venir parler avec Negan au lendemain de tous ces événements. Elle le remercie (!) d’avoir enfin dit qu’il était désolé – mais elle ne le pardonnera jamais, bien sûr. C’était chouette d’avoir un moment pour entendre parler de Glenn, mais ça manquait presque d’un petit flashback pour nous faire vraiment pleurer. Et malgré cette scène, je n’arrive toujours pas à me faire à l’idée que c’est la fin de la série. Je sais bien qu’il y a une annonce de spin-off en stock pour ces deux-là, mais pourtant, vraiment, cette fois, ça y est : nous arrivons à la fin de tout ce qu’ils avaient à se dire.

C’était une superbe scène, les acteurs la déchirent comme ils savent le faire : j’ai adoré le discours de Maggie sur sa haine de Negan, sur le contrôle qu’il pouvait avoir sur elle et sur l’exemple qu’elle voulait montrer à son fils. Ceci étant fait, nous pouvons passer à un happy end duquel Negan est inévitablement exclu, après un petit regard de Daryl.

Le happy end ? Un sacré festin et une dernière journée parfaite pour Rosita. Mercer et Princess sont ensemble, Magna et Yumiko en profitent pour s’embrasser, et sur toutes les pertes de l’épisode, le toast de Yumiko est porté à Luc ? Ben putain. Judith est bien en vie, Carol fait la cuisine, tout le monde est bien heureux… C’est rare d’avoir eu autant de moments de joie et sérénité dans la série. Bref, ça y est les personnages sont arrivés à une conclusion naturelle.

Rosita annonce à Gabriel qu’elle va mourir (bordel, cette actrice !), Judith comprend. On bascule alors dans une horrible ambiance apaisée pour la mort de Rosita – et pour la mort de la série. Il fallait bien qu’ils la tuent ; je le savais qu’elle y passerait. C’était soit elle, soit elle Aaron, mais je ne pouvais pas finir la série avec mes deux personnages préférés restants en vie, je n’y aurais pas cru.

Et, ma foi, les émotions prennent bien. Rosita est un choix logique : c’est une badass qui est dans la série depuis tellement d’années que sa perte nous touche forcément. La tuer à petit feu est une belle manière de nous préparer aux au revoir : elle peut dire au revoir à Maggie et Carol, avoir une scène avec Gabriel, être séparée de Coco et… terminer avec Eugène. Bordel, ce ne serait vraiment pas mon choix de dernière personne à qui parler sur Terre, hein.

Dans son malheur, Rosita a de la chance tout de même, son covid expéditif ne la fait pas tousser ? Et elle est heureuse de savoir que c’est Eugène avec elle à la fin, alors je suis heureux pour elle. Bon, non, c’est faux : je suis dégoûté. Comment ça, vous nous tuez Rosita si proche de la fin ? Putain quoi. J’espérais vraiment qu’elle survivrait.

D’une certaine manière, elle survit : Eugène fait un enfant avec Max et il la nomme Rosita. Ben putain, elle est sympa Max. La série s’achève un an plus tard avec un discours très Rick de la part d’Ezekiel : Ezekiel est nommé gouverneur du Commonwealth et assure qu’ils sont tous une famille. Son commandant ? Mercer, bien sûr. Tout le monde peut donc être heureux sur cette fin de saison – et bordel, pourquoi ça semble tant être une fin de saison ?

Un an après, Daryl s’occupe donc de la frontière. Il passe toujours de bons moments avec Connie, qui gère l’administration du Commonwealth. Lydia et Elijah sont toujours en couple – mais on ne les verra jamais s’embrasser -, Negan offre sa boussole à Judith, Carol et Daryl rendent hommage aux morts, Jerry est en famille, tout va bien, vraiment. La vie a repris dans la communauté, il y a des échanges avec d’autres communautés, Grace est toujours en vie aussi, Maggie souhaite parler du futur avec Daryl et Carol, parce qu’il est temps selon elle d’aller chercher la merde ailleurs. La génération future va bien, il n’y a eu aucune perte.

Le spin-off Carol/Daryl ? Carol a décidé de ne pas y participer, alors les scénaristes prennent le temps d’ajouter une scène d’adieux entre eux. Vraiment, je ne vois pas ce que la série sur Daryl pourra apporter ? Les personnages se disent en tout cas au revoir, pas adieux, mais c’est tout comme. La série a ainsi droit à son câlin très attendu entre Carol et Daryl, qui restent meilleurs amis. L’histoire d’une friendzone interminable, mais que c’est beau de les voir se sourire à la fin de la série. Il fallait que la série se termine sur ces deux-là, c’est vrai.

Merci la musique, en tout cas, elle accompagne bien ce moment. Judith souhaite un happy ending à son papa de substitution qui l’abandonne à son tour (putain, mais la pauvre), tandis que Daryl lui promet de chercher Rick et Michonne. Ils auraient quand même pu faire revenir les acteurs d’une manière ou d’une autre.

Voilà donc pour la fin de la série : pouvait-elle finir autrement que par Daryl faisant une balade en moto et s’en allant vers de nouvelles aventures ? Je ne crois pas. Et pourtant. ET POURTANT. ILS LE FONT.

Rick et Michonne sont là pour la toute fin. Putain, heureusement. Une petite allumette craquée, et des lettres écrites dans le vent pour Rick et Michonne. Michonne explique avoir essayé de revenir plein de fois vers ses enfants, mais être trop loin des zones où la radio passerait. Le montage final nous propose un discours conjoints de Michonne et Rick ainsi, et c’est beau. On y retrouve pas mal de morts – bordel, il y en a dont je n’ai plus les prénoms – mais aussi les vivants. Comme toujours la série s’acharne sur l’idée d’une famille et sur les enfants de Rick hein.

Le montage final donne aussi l’impression de retrouvailles entre Rick et Michonne devant un feu. Pourtant, nous les retrouvons chacun au petit matin à se préparer comme ils peuvent. Rick est pieds nus et a peur d’être repéré par un hélicoptère. Il l’est pourtant, mais Michonne semble l’avoir entendu ? Ce n’est pas le cas.

Finalement, Rick est donc arrêté par le même groupe à hélicoptère, encore et toujours, tandis que Michonne fait face à une horde de zombies loin de l’arrêter. Après tout ce temps, l’un et l’autre sont toujours seuls par contre. Bon. Allez, il faut bien marquer la fin, et ça se fait par un crédo lu par tous les survivants (snif, pas de Rosita). Le crédo de fin ? We are the ones who lived. Et Michonne part en guerre, tandis que Rick se fait arrêter… Allez, la suite est assurée.

La fin n’est toujours pas là pour autant : we get to start over, we are the ones who lived. Start over ? C’est parti pour une fin qui n’est que le commencement, ils aiment cette idée après tout. On nous annonce donc en fin d’épisode : Dead City, centrée sur Negan et Maggie, Daryl Dixon, centré sur… ben ? J ene vous fais pas cet affront. Et surtout. SURTOUT. Rick & Michonne. Je ne savais pas du tout, je crois ? J’en étais encore à attendre les films… et je suis pressé de voir ce que ça donnera. Bon, et bien sûr, il y a toujours Fear, mais ça, j’ai une saison de retard hein.

EN BREF – La série n’en termine plus de se terminer, et le pire, c’est que ce n’est pas une véritable fin quand tout un tas de personnages s’apprêtent à revenir de toute manière. La saison 11 fut interminable aussi grâce au covid, qu’on ne remercie pas, mais elle a l’avantage de conclure de manière logique une bonne portion de l’histoire.

Le fait de savoir que ça va continuer, le fait d’être spoilé de la majorité des personnages qui survivront, le fait de se douter que Rosita y passerait… bien sûr, ça gâche un peu le sentiment de fin. Est-ce que je serai au rendez-vous en 2023 pour la suite ? Je ne vous fais pas l’affront de mentir : il y a de fortes chances que je suive une bonne partie des spin-offs, car l’ambiance me manquera.

De toute manière, j’ai encore en stock une vingtaine d’épisodes de la franchise alors… Rendez-vous en 2023. Et repose en paix, The Walking Dead, je vois bien que comme un zombie, tu refuses de crever. Sacré univers étendu. We get to start over, we are the ones who lived.