Evil – S03E04

Épisode 4 – The Demon of the Road – 18/20
Incroyable comment cet épisode, à peine plus long que d’habitude, réussit à apporter l’air de rien de nombreuses réponses et une continuité à des interrogations de la saison 2. C’est un vrai plaisir de suivre cette saison 3 parce que je trouve qu’elle solidifie vraiment l’ensemble de la série, au point de la ramener à son excellent niveau de départ. Après s’être perdue un temps, la série semble vouloir retrouver le chemin de la logique et de la conclusion des intrigues. C’est bien mieux comme ça, j’ai moins l’impression que les scénaristes oublient une partie de ce qu’ils ont écrit.

Spoilers

Le trio enquête sur un routier dont la femme pense qu’il est possédé depuis qu’il a peur d’une portion de route.

Someone’s fucking with us.

Oui, j’ai pris du retard dans mes séries hebdo, à nouveau. J’essaie déjà de me rattraper en voyant cet épisode que j’aurais dû regarder hier et qui commence par l’interrogatoire de la sœur d’Andrea par trois prêtres. Interrogatoire, c’est un grand-mot : les trois prêtres viennent en fait lui déclarer qu’ils souhaitent qu’elle parte à la retraite. Et par souhait, il faut entendre qu’ils veulent lui forcer la main.

Heureusement pour elle, Andrea est suffisamment maligne pour avoir vu le coup venir, et surtout pour refuser de signer sa démission. Elle n’est pas bête, et elle l’est encore moins quand Leland se pointe à cette réunion impromptue. Elle sait bien qu’il est celui qui a décidé de se plaindre d’elle et qui a affirmé qu’elle parlait à des personnes qui n’étaient pas là.

Cela dit, elle lui donne rapidement raison en voyant un démon derrière Leland à qui elle fait coucou. Normal, quoi. En tout cas, elle refuse de signer la démission et Andrea demande donc à être jugée par un conseil de trois prêtres, et elle a bien raison de le faire : c’est son droit, et ça lui permet de gagner du temps. Bien joué.

Elle en gagne d’autant plus qu’elle tombe sur le psy habituel de la série, celui de Kristen, qui a l’avantage d’être de plus en plus ouvert d’esprit. Bon, de là à croire en l’existence de démon, c’est beaucoup lui demander, je reconnais. Ce n’est donc pas le cas, même s’il est intéressant d’avoir la sœur Andrea qui lui explique en voir depuis l’âge de 15 ans. Au moins, on sait pourquoi elle est devenue bonne sœur désormais.

Quant au psy, il se retrouve à tester son propre piano pour voir s’il aperçoit des démons, avant de conclure que la sœur Andrea ne va pas tout à fait bien. Oups.

De son côté, David est de retour au confessionnal pour entendre une étrange confession : celle d’une femme qui souhaite attirer son attention en tant qu’enquêteur, parce qu’elle espère bien qu’il pourra écouter son histoire et mener ensuite l’enquête. C’est malin de la part de la femme : son plan fonctionne, évidemment.

La femme s’appelle Jacqueline et semble avoir une vie similaire à celle de Kristen quand il est question des habitudes domestiques : Kristen a le train, Jacqueline a l’avion. La femme a donc contacté l’Eglise pour qu’ils s’occupent de son mari, qui l’a blessé quand elle a voulu le réveiller. Bon, ça ne semble pas vraiment concerner l’Eglise, tout ça.

Et pourtant, assez vite, on apprend que l’homme a aperçu un démon volant alors qu’il conduisait, de nuit. Après ça, il a vu un homme assis dans son camion, sauf qu’il n’avait rien à faire là. Cette petite hallucination ne paraît pas très inquiétante à nos héros, jusqu’à ce qu’il soit question d’une amnésie de plusieurs heures. Par chance, le type se dit amnésique de la journée du 8 mars alors même que Ben est assis sur un ticket de caisse du 8 mars. Cela fait une première piste facile sur laquelle enquêter.

La seconde est encore plus simple : David repère un des fameux sceaux de la saison 2. Cela faisait un moment que ça n’avait plus été le cas, mais Ben s’inquiète tout de même qu’ils en repèrent absolument partout, par principe. L’enquête ne les mène donc nulle part. De même, ils espéraient pouvoir parler à une certaine Traci qui avait écrit sur le ticket de caisse, mais elle leur affirme souhaiter un bon retour à tous ses clients.

Par chance pour eux, ils tombent sur un autre routier qui les informe qu’il y a bien une portion d’autoroute un peu maudite. Sur celle-ci, chacun entend et voit des choses qui ne devraient pas être là. Il n’en faut pas plus pour que l’équipe prenne la route à son tour, chantant un petit Happy Together au passage, parce que c’est fun. Et vraiment, l’épisode était tout fun, à prendre le temps aussi de revenir sur le mal-être de Ben lors du dernier épisode.

Alléluia, la série se met à être beaucoup plus cohérente qu’avant, et plus suivie. J’aime beaucoup ça, mais la conversation est interrompue par un cri, puis par une fréquence radio qui reste bloquée sur 666. Le trio entend de drôles de voix dans la radio, se retrouve confronté à un drone les suivant – des yeux rouges – et à une panne. Le problème, c’est que la voix dans la radio semble appeler directement Ben.

Pendant ce temps, Kristen reçoit une étrange visite chez elle : celle de l’homme qu’elle avait agressé dans un supermarché et qui demande des excuses. Les filles sont dégoutées d’apprendre que la mère s’est excusée. Cela perturbe principalement Lexis, parce qu’elle ne comprend pas pourquoi les garçons peuvent faire tout ce qu’ils veulent. C’est plutôt intéressant comme scène, mais c’est trop vite expédié pour en revenir à Kristen qui fait faire des travaux chez elle et demande des conseils d’éducation à Sheryl.

Je ne suis pas sûr que ce soit vraiment un bon plan pour les gamines que d’avoir le droit à l’éducation de la grand-mère quand on voit la grand-mère, mais bon, Kristen est dépassée par ses filles de toute manière – et l’école aussi apparemment, puisqu’elles expliquent que la mère est chasseuse de démon. Rien que ça.

Et pendant que Kristen se remet au travail pour se renseigner sur le syndrome du troisième homme qu’elle soupçonne d’être responsable d’une partie de l’hallucination du mari de Jacqueline, Ben entame son enquête habituelle en s’intéressant à un possible piratage de son téléphone et de la radio. Pourquoi pas, après tout, le nom de Ben avait été donné dans la voiture juste avant que la radio ne se mette à lui parler.

Pourquoi pas. En parallèle, David se rend une nouvelle fois sur la fameuse route, parce que Jacqueline lui affirme que son mari y est et se pense possédé : il aurait heurté quelque chose en voiture, mais il n’y a rien sur la route. Et ça se confirme quand David s’y rend : la même histoire s’y répète, avec David heurtant quelque chose qu’il ne voit pas alors que la radio fait des siennes.

David finit toutefois par apercevoir un démon au bord de la route, et il interrompt son repas. Comme David est assez bête pour faire tomber ses clés, l’échange de regard entre lui et le démon est assez long…

Le démon se met alors à sa poursuite et… Bordel ? David s’interrompt quand le ciel noir s’ouvre soudainement devant lui. Un vitrail apparaît et chasse le démon par sa simple présence. La femme sur le vitrail sourit à David et tout est beau. David est clairement fasciné par ce qu’il voit, et il manque de peu de se faire renverser par un camion à cause de ça. Bien sûr, après ça, David se retrouve à tout raconter à Andrea.

Elle est loin d’être surprise, elle : de la même manière que David peut voir et être menacé par les démons, il peut également voir les saints et les anges, et être protégé par eux. Cela pousse David à se confier à Andrea sur ses tentations et sa peur de ne pas être assez bien pour être protégé par Dieu.

Autrement, pour en revenir à Kristen et ses problèmes familiaux, elle tente bien sûr de confier ses doutes sur l’éducation des filles à Andy. Malheureusement, celui-ci est en plein trek, et il ne sait pas trop quoi lui répondre. Par conséquent, Kristen se tourne vers Youtube pour trouver de bons conseils et y apprend ce qu’il faut pour reprendre suffisamment confiance en elle. C’est excellent à voir, parce que ça se traduit par une Kristen qui pète totalement un câble sur un des hommes travaillant sur le chantier de sa maison.

Celui-ci essaie de mentir sur la date à laquelle elle doit lui donner un second chèque et il le regrette vite : elle s’en sert d’exemple pour rassurer ses filles sur le fait qu’elle soit toujours une badass. Ainsi, elle n’hésite pas à détruire au marteau une partie du travail du type jusqu’à ce qu’il reconnaisse que son second chèque n’arrivera qu’à la date prévue.

Forte de sa confiance en elle regagnée, Kristen décide alors de prendre le volant pour retourner sur l’autoroute. Elle le fait avec Ben et David, et avec l’expertise du premier, ils arrivent assez vite à la conclusion qu’il y avait bien du hacking de radio comme prévu. Par contre, il est aussi question d’une fréquence fantôme capable de provoquer des hallucinations, ce qui remet en question ce qui est arrivé à David.

En tout cas, Kristen prend rapidement plaisir à détruire l’équipement du hacker, n’ayant pas idée qu’ils sont également surveillés par le Vatican. De toute manière, peu importe, ce qui est fait est fait. Et c’en est fini de cette intrigue. Ou presque. En effet, on peut conclure sur la sœur Andrea qui est défendue par David alors qu’on essayait encore de la virer. J’aime aussi particulièrement le fait qu’elle se venge du psy la jugeant folle de voir des démons en lui refaisant exactement ce que le démon lui avait fait quand il en avait vu un en saison 2.

Une fois que c’est fait, David reçoit à nouveau la visite du Vatican. Le représentant lui explique alors qu’il peut être fier de lui car avec la destruction du matériel radio, Kristen, David et Ben ont mis fin à une maison démoniaque. Son représentant, le hacker, se serait en effet suicidé peu de temps après leur départ. Et cette fois, l’Eglise s’est occupée du corps de ce représentant de la maison des démons avant qu’il ne soit mangé par quelqu’un d’autre, mettant un terme à cette maison démoniaque.

Voilà donc comment tout ça fonctionne ? Le cannibalisme des méchants, c’est pour se passer les pouvoirs d’une maison démoniaque ; et le Vatican cherche juste à détruire toutes les maisons, représentées par les fameux sceaux. Le but de la série est ainsi désormais de détruire toutes les maisons démoniaques, donc, car cela permettra d’en arriver enfin à la paix sur Terre. Simple, efficace. Des réponses, des vraies ; avec toujours ce qu’il faut de doute. C’est parfait.

 

Moon Knight – S01E02

Épisode 2 – Summon the Suit – 16/20
Je suis rassuré de voir que la série ne perd pas de temps à mettre en place son intrigue, parce que le début d’épisode souffrait encore de quelques longueurs. Pourtant, en cours de route, le rythme s’accélère et des réponses sont données, juste assez pour que l’on puisse se faire une vraie idée de ce qu’il se passe. La fin d’épisode donne bien plus envie de continuer la série, et comme j’en ai déjà vu un tiers, je devrais la finir.

Spoilers

Steven se réveille dans son lit après l’attaque au musée. Il entend bien comprendre ce qui lui arrive cette fois.

You’re not alone.

ENFIN ! Le générique Marvel Studios est là ! Oui, il m’en faut peu, mais ce générique me fait de l’effet et j’en ai marre d’entendre que c’est mieux de passer les génériques alors je le dirais à chaque fois, à chaque critique, c’est comme ça.

Le début d’épisode est plutôt énervant, parce qu’on en revient à un réveil supplémentaire de Steven. Toujours accroché à son lit par des sangles, cet abruti les oublie et s’explose la face au sol. Bon, peu importe, l’essentiel est ailleurs : Steven se rend au plus vite au musée pour savoir ce qu’il en est. Le problème, c’est qu’il n’en est rien.

Il regarde les bandes de vidéosurveillance avec le gardien du musée pour mieux s’apercevoir qu’il n’y a rien d’autre que lui dessus. Le molosse était d’après Steven un loup d’Egypte, mais il n’apparaît pas sur les vidéos, ce qui fait que le dégât des eaux des toilettes (mouais ?) est entièrement de sa faute. Il est rapidement renvoyé dans une scène où c’est de nouveau l’humour qui prime. Le problème, c’est que la série prend à nouveau son temps quand on aurait préféré plutôt avoir de l’action après la scène finale de l’épisode précédent.

Seulement voilà, Marc ne répond plus à Steven quand il se regarde dans le miroir. Il n’a donc pas le choix : il mène à nouveau l’enquête seul. Une fois viré, il se confie à un mime londonien sur ce qui lui arrive et ça lui donne l’idée de chercher à savoir à quoi sert la clé de Marc qu’il a trouvé avec le téléphone dans l’épisode précédent.

Il trouve assez vite la réponse : cela mène à un box où il trouve un lit, un sac avec de l’argent, un flingue et surtout un passeport au nom de Marc Spector. Celui-ci n’a plus trop le choix que d’intervenir à nouveau et de répondre aux questions de Steven. En théorie. En pratique, il essaie encore de la manipuler, alors même que c’est Steven qui semble avoir le pouvoir. Après tout, il a le fameux scarabée/compas en main et il est au contrôle de son corps.

Quand Marc lui demande d’aller dormir, c’est donc tout naturellement que Steven refuse. Mac finit donc par lui expliquer qu’il est un avatar de Khonshu, son maître. Ah, des explications. Je ne dis pas qu’elles sont satisfaisantes, je dis en revanche qu’elles sont essentielles et qu’elles auraient été bienvenues aussi dans le premier épisode.

Khonshu est le dieu égyptien de la lune, et il a donc un gardien pour lutter contre les malfaiteurs. C’est bien logique, mais dans le monde de Steven, ce n’est pas ça. Il ne semble pas si inquiet de ce qui lui arrive, il ne fait jamais le lien avec les super-héros Marvel, alors qu’il connaît plein de références culturelles. C’est énervant. Bon, en tout cas, il est inquiet d’être un criminel alors il décide de se rendre à la police.

Cela ne plaît pas du tout à Khonshu qui se met à le poursuivre, jusqu’à nous faire crier Steven – c’est parfait pour le Bingo Séries – qui finit par tomber dans la rue au moment où passait… Layla, comme par hasard. Elle tombe à pic, franchement. Elle a un milliard de questions elle aussi, comme nous, se demandant notamment s’il avait été enfermé sans le costume. Au détour de la conversation, elle nous apprend qu’elle est mariée à Marc, et ça perturbe Steven.

Il nous la ramène rapidement chez lui où il est harcelé par un Marc qui ne souhaite pas du tout que Layla apprenne qui il est. Il est aussi hors de question pour Marc que Layla tombe sur le scarabée, bien sûr. Avant qu’elle ne le fasse, c’était inévitable, elle découvre que Marc est persuadé d’être Steven (ou l’inverse ?) et qu’il est fan de la même poétesse qu’elle. Il parle aussi français, comme elle, et peut déchiffrer les hiéroglyphes, comme elle. Bref, ils ont une belle alchimie.

Ils sont toutefois rapidement stoppés par l’arrivée d’agents fédéraux. C’est du moins comme ça qu’ils se présentent… mais bon, Kennedy et Fitzgerald ? Steven est sacrément con, tout de même.

En plus, il refuse toujours que Marc lui vienne en aide alors qu’il sait désormais qu’il est en contact avec Khonshu, sous contrat avec lui et qu’il a tout intérêt de faire ce que Khonshu veut. Je veux dire, c’est un dieu, et il fait peur. Bref, les agents fédéraux trouvent rapidement l’argent, accusent Steven de vol et découvrent son passeport avec un faux nom. Ils l’arrêtent donc et l’emmènent aussitôt… ben, pas au commissariat.

Quelle surprise : les agents fédéraux sont en fait des membres de la secte qui l’emmène au QG du gourou, Harrow, à Londres. Celui-ci tente cette fois-ci une approche différente. On sait bien que c’est le méchant de la série, mais il essaie de se faire passer pour le gentil. Lorsqu’il touche Steven, ce dernier est capable de voir Khonshu. C’est assez amusant, parce que Khonshu lui demande de tuer le gourou, mais ça s’explique : Harrow est l’ancien avatar de Khonshu.

Il le connaît donc par cœur et il l’explique à Steven, avec un petit cours de mythologie égyptienne aussi. Ainsi, on apprend que Khonshu punit les criminels après le crime, alors que lui a désormais décidé de servir Ammit, qui punit ceux qui feront le mal aussi dans le futur. C’est plus simple à ses yeux, plus problématique aux yeux d’autres. De toute manière, Steven se retrouve coincé dans une situation qui le dépasse largement.

Marc essaie en permanence de reprendre le contrôle, Khonshu souhaite voir Harrow mourir et celui-ci défend son point de vue, tout en expliquant qu’il a vraiment besoin de retrouver le scarabée. En effet, le scarabée est aussi une boussole menant au tombeau d’Ammit. Cela lui permettrait de la ressusciter, et donc de mener son projet à terme. Pour cela, il a aussi une relique d’Ammit, une canne, qui lui permet d’utiliser une partie de son pouvoir – et de menacer Steven pour obtenir ce qu’il veut.

Celui-ci ne craque tout de même pas si facilement et ne révèle pas l’emplacement du scarabée. Par contre, Layla, qui s’était cachée à l’arrivée des « agents fédéraux », débarque avec et lui demande d’invoquer le costume. Le problème cette fois-ci, c’est que Steven n’a aucune idée de ce dont elle parle et ne peut donc pas faire grand-chose pour l’aider. Le plan est alors de s’enfuir, tout s’enfuir.

C’est plutôt logique comme plan d’action, mais ce n’est pas si efficace quand Harrow appelle derrière eux une nouvelle créature de la mythologie égyptienne pour les chasser. Il est assez vite révélé que la créature est invisible aux yeux de tous, sauf de Steven. Celui-ci ne peut toutefois pas vraiment se battre contre elle tant qu’il n’a pas le costume, qu’il appelle finalement quand il se fait jeter à travers une fenêtre.

Le costume qui arrive est un simple costard, mais avec un masque qui protège suffisamment Steven pour qu’il survive à une chute autrement mortelle. Il a eu la bonne idée de l’appeler pile à temps, même si Marc se moque pas mal de ce costume. La bataille contre la bête continue toutefois, celle-ci cherchant à récupérer le scarabée.

En toute logique, Layla finit elle aussi par débarquer pour venir en aide à Steven, et le combat finit par les mener dans la rue où plein de passants risquent d’être blessés par la créature qui s’acharne sur eux, allez savoir pourquoi. Steven laisse alors le contrôle à Marc, et ça marche tout de suite beaucoup mieux. Marc invoque le bon costume, puis escalade un immeuble. Oui, cette fois, nous avons vraiment le droit de suivre tout ce que fait Marc, et c’est intéressant parce qu’il est sacrément agile dans sa manière d’emmener le monstre invisible aux yeux des londoniens le plus loin possible d’eux.

En deux temps, trois mouvements au-dessus des immeubles de Londres, la bête est sacrifiée et tout est bien qui se termine bien. Ou pas : Marc se rend compte qu’il n’a pas le scarabée sur lui. Pire que tout, Harrow récupère ainsi le scarabée des mains d’un SDF qui vient de le trouver sur le lieu du crash de Steven quelques instants plus tôt. Au moins, Lalyla a le temps d’apercevoir ce qu’il se passe, mais pas d’agir : la balance d’Ammit condamne bien vite le pauvre SDF qui n’avait rien demandé.

De son côté, Steven est désormais prisonnier des miroirs et regarde Marc péter un câble après la perte du scarabée. Un dialogue s’établit entre les deux hommes prisonniers du même corps, et il faut encore nous expliquer ce qu’il s’est passé exactement pour en arriver là. Le pauvre Steven est vraiment un prisonnier qui n’a plus le droit de sortir, et Marc se fait un plaisir de le lui expliquer qu’ils ont échangé leur place pour l’instant.

Marc explique aussi que Khonshu aimerait faire de Layla sa prochaine avatar, mais ça ne satisfait pas Steven comme explication. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Marc pète un câble et explose le miroir dans lequel il lui parlait. Khonshu débarque alors pour reprocher à Marc son incapacité à gérer le corps de Steven.

Il l’informe aussi qu’Harrow a pris possession du scarabée, puis renouvelle sa menace de faire de Layla sa prochaine avatar, ce qui nous confirme qu’elle est vraie cette menace. Au détour d’une réplique, on nous dit aussi que Marc était sacrément faible quand il a été choisi, presqu’un cadavre. Cela ne nous dit pas exactement comment ça fonctionne, mais c’est une information de plus à prendre. Khonshu emmène ensuite Steven et Marc en Egypte. C’est un bon cliffhanger, même si je ne sais pas trop pourquoi Marc se bourre autant la gueule avant d’aller accomplir sa mission qui sera probablement d’arrêter Harrow dans son ouverture du tombeau d’Ammit.

Moon Knight – S01E01

Épisode 1 – The Goldfish Problem – 16/20
C’est encore trop tôt pour savoir vraiment quoi penser de la série : l’introduction est longue et semble perdre du temps, ce qui fait qu’on termine l’épisode avec un tas de questions, mais pas vraiment de réponses. En attendant, on a eu un bon paquet de surprises et de scènes d’action plutôt efficaces du côté du divertissement. Bref, l’intrigue me laisse perplexe pour l’instant, mais ça se regarde bien.

Spoilers

Steven est un employé de musée tout ce qu’il y a de plus banal, qui semble passer à côté de sa vie. Sauf que.

Did he just throw the gun ?

Quelle étrange première scène ? J’arrive sans rien savoir de la série et je vois un type casser un verre pour le mettre dans ses chaussures, avant de mettre ses chaussures. Bien sûr. Tout le monde fait ça, non ? Et on enchaîne sur un Marvel Studios avec la mauvaise musique de générique ? Je ne suis pas d’accord du tout. C’est emmerdant, en plus, les deux premières minutes de la série ne sont qu’un enchaînement de trois chansons différentes sans une seule réplique.

C’est étrange, mais pas autant que la morning routine du personnage principal qu’on nous montre ensuite : il se réveille attaché à son lit, mais peut s’en détacher. Autour de celui-ci, du sable. Sur la porte, un scotch l’empêchant de sortir. Et au téléphone ? Le répondeur de sa mère, dont il nourrit Gus, le poisson rouge.

Bon, on nous présente un personnage un peu désorganisé malgré une routine assez claire. Il semble faire la même chose chaque matin, mais réussit tout de même à être en retard pour son bus. On finit par connaître son nom, Steven, quand il arrive à son travail. Il bosse dans un musée sur l’Egypte, dont il est un passionné. Malheureusement pour lui, il bosse surtout dans la boutique et est censé vendre des bonbons aux enfants, pas leur expliquer comment on embaume un corps.

Il a clairement sa préférence, pourtant. La suite nous révèle qu’il est censé avoir un rencard avec une guide touristique du musée, mais il en a tout oublié. Malgré tout, il a une bonne mémoire puisqu’il a plein de connaissances sur l’Egypte. Bon, on ne sait pas bien où la série a envie de se rendre par contre, et c’est un peu long comme début. Le personnage nous est présenté comme attachant, certes, mais ça finit par être lourd. En plus, pour voir ça après Ms Marvel (je suis en retard, oups), je trouve que ça se ressemble un peu trop comme introduction.

La suite est bien meilleure, cependant, parce que l’on suit le personnage alors qu’il rentre chez lui et suit son… evening routine ? Ca existe ça ? Il fait clairement tout ce qu’il peut pour ne surtout pas s’endormir, à coup de rubick’s cube et de lecture sur l’Ennéade – les neuf dieux égyptiens. Pourtant, il se réveille au milieu de nulle part – à la campagne.

Une voix semble lui parler, lui demander de remettre le corps à Marc, puis de s’enfuir. Le problème, c’est qu’il n’y a personne avec lui et que derrière lui, il  a un château avec des hommes essayant de lui tirer dessus. C’est peut-être parce qu’il a un scarabée d’or dans la main ? Allez savoir. Il n’est pas bien discret à se rendre dans le village le plus proche.

Steven essaie bien d’être discret, mais avec une capuche, on ne voit que lui quand il s’approche de ce qui ressemble fort à une secte. Le gourou de celle-ci a un tatouage de balance sur le bras et il se permet de juger la vie de ses fidèles. S’ils ont fait le bien toute leur vie, tout va bien, ils peuvent rejoindre ses rangs. S’ils ne l’ont pas fait ou s’ils feront le mal dans le futur, Ammit les juge et les tue. Rien que ça.

Bon, comme prévu, il est rapidement repéré par Arthur Harrow, le gourou de la secte qui l’accuse d’être un mercenaire et veut récupérer le scarabée au plus vite. Steven veut bien s’exécuter, mais la voix dans sa tête, digne de Venom honnêtement, ne l’entend pas comme ça : Steven perd le contrôle de son corps et n’arrive pas à tendre la main. Il serre le poing, éloigne le scarabée de l’homme, ça ne fonctionne pas quoi.

Quand la foule s’impatiente et qu’il semble être pris en embuscade, il perd connaissance… et se réveille entouré de corps blessés et allongés. Il s’agit des membres de la secte qui ont voulu lui prendre le scarabée des mains. Il est en revanche encore en ville et face à ses ennemis, alors il est forcé de prendre la fuite en camion.

S’ensuit une très bonne scène de course poursuite à la montagne et en camion. La scène est un brin flippante par moment si on est du genre à avoir le vertige. Toute cette course et fusillade est ponctuée d’évanouissement de la part de Steven, qui se réveille chaque fois en vie – donc dans une meilleure position que trois secondes plus tôt pour lui – mais dans de beaux draps. Genre, à un moment, il se retrouve en marche arrière, quoi.

La scène est visuellement très réussie, avec plein d’embuscades, de camions chargés de bois, mais aussi d’humour quand il double une petite vieille au doigt d’honneur très poli. Bon, en tout cas, on sent bien que son alter-égo, Marc, est un pro. Steven se réveille alors dans son lit et tout semble aller pour le mieux… mais je suis loin d’être si naïf, et lui aussi. Il repère bien vite que son poisson rouge a soudainement deux nageoires au lieu d’une, et ce n’est pas tout à fait normal.

Après, j’avais bien deviné ce qu’il en était : à la Dr Jekyll et Mr Hyde, Steven a donc une double personnalité, et son double, Marc, a pris le dessus sur sa vie un bon moment. D’où tous les jeux de reflets dans la réalisation depuis le début de l’épisode. C’est beau esthétiquement, au moins. Quant à Steven, il est deux de tension et met un moment à comprendre ce qui lui arrive : il ne le réalise qu’une fois au rencard avec sa guide touristique. Elle ne se pointe pas, et pour cause : il a deux jours de retard au rencard.

Cette fois, Steven est perturbé par tout ce qui lui arrive. Il rentre chez lui à la recherche d’une réponse, mais il est loin de la trouver. Tout au mieux, il trouve une cachette dans son appartement avec un portable qui lui permet de parler à une certaine Layla. Elle est inquiète pour le sort de Marc, probablement son copain, dont elle n’a plus de nouvelles depuis des mois. Et cet appel où Steven a un accent anglais et ne s’occupe pas d’elle ne doit pas la rassurer.

Cependant, à force de chercher des réponses, il finit par attirer l’attention de la voix dans sa tête. Celle-ci lui demande d’arrêter de chercher des réponses qu’il ne peut avoir. Quelques problèmes électriques plus tard, Steven se met à apercevoir un étrange type momifié qui se dirige vers lui dans le couloir de l’immeuble – il ne s’agit pourtant que d’une grand-mère intimidé de voir ce type cinglé dans l’ascenseur.

Quelques instants plus tard, Steven est de retour dans le bus pour aller au travail. Il ne semble vraiment pas malin par contre, à ne pas se rendre compte que ses absences laissent clairement la place à quelqu’un d’autre gérant sa vie – ou son corps pour reprendre ce que disait la voix. Ainsi, malgré toutes les péripéties qui viennent de lui arriver, Steven se rend au boulot, inquiet tout de même de retrouver le gourou de la secte dans le bus, puis au musée.

Harrow est surpris de constater que Steven n’avait pas menti sur son nom en se présentant, mais il arrive à l’embobiner suffisamment longtemps pour lui faire passer le test d’Ammit afin de savoir s’il est bon ou non. Pour Steven, évidemment, le tatouage de la balance n’arrive pas à se décider. Harrow précise qu’il y a du chaos en lui, mais il a surtout une double personnalité, en vrai. Surpris, Harrow le laisse s’enfuir.

Ce n’est que temporaire, et surtout, il a été révélé entre temps que les clients du musée et une bonne partie du personnel faisaient eux-mêmes partie de la secte. Steven peut tout de même passer une journée tranquille… avant d’être attaqué le soir-même par une bête étrange, une sorte de molosse peu sympathique, toujours à la recherche du scarabée.

La scène est à nouveau prenante, avec Steve qui court à travers le musée pour se sauver la vie, s’enferme aux toilettes et… parle à son reflet. Pour être plus exact, c’est le reflet, Marc, qui lui parle. Et il lui demande de lui laisser prendre le contrôle pour leur sauver la vie. C’est effectivement ce qu’il se passe : Marc prend le contrôle, se transforme donc en un personnage tout droit sorti d’un comics, c’est certain, et nous défonce le molosse.

On nous introduit donc Moon Knight comme ça. Et ça fonctionne plutôt bien, même si on sort tout de même de là avec beaucoup de questions et très peu de réponses ! Au moins, j’ai une théorie pour expliquer pourquoi on l’appelle Chevalier de la Lune : il prend possession du corps de Steven la nuit, donc c’est logique. Mais si.

Moon Knight (S01)

Synopsis : Steven Grant est un employé de musée londonien qui se rend compte qu’il a quelques trous de mémoire… Et comme nous sommes dans une série Marvel, sa vie est sur le point de prendre un tout nouveau tournant.

Pour commencer, j’ai envie d’écrire que mieux vaut tard que jamais ! Je me suis posé en plein dimanche après-midi devant le premier épisode de cette série. Le but ? Essayer de la terminer avant d’aller voir Thor – que je vais voir en avant-première tant qu’à faire. Bref, pas de temps à perdre avant de me lancer dans cette série.

Même si elle est sortie depuis au moins deux mois déjà, je me rends compte que je ne sais vraiment pas grand-chose sur celle-ci. Je ne connais pas le comics d’origine, je vois à peu près qui est dans le casting, et c’est tout. Je n’attends donc rien de mon visionnage : les avis étaient mitigés la concernant, certains adorant, d’autres détestant. Il faut juste que je me fasse mon avis, et j’imagine que je vais plutôt tomber dans un entre-deux.

Le verdict se fera ci-dessous avec des résumés sans spoilers – pour les critiques complètes, il faut cliquer sur le titre de l’épisode, évidemment. 

Note moyenne de la saison : 17/20

S01E01 – The Goldfish Problem – 16/20
C’est encore trop tôt pour savoir vraiment quoi penser de la série : l’introduction est longue et semble perdre du temps, ce qui fait qu’on termine l’épisode avec un tas de questions, mais pas vraiment de réponses. En attendant, on a eu un bon paquet de surprises et de scènes d’action plutôt efficaces du côté du divertissement. Bref, l’intrigue me laisse perplexe pour l’instant, mais ça se regarde bien.
S01E02 – Summon the Suit – 16/20
Je suis rassuré de voir que la série ne perd pas de temps à mettre en place son intrigue, parce que le début d’épisode souffrait encore de quelques longueurs. Pourtant, en cours de route, le rythme s’accélère et des réponses sont données, juste assez pour que l’on puisse se faire une vraie idée de ce qu’il se passe. La fin d’épisode donne bien plus envie de continuer la série, et comme j’en ai déjà vu un tiers, je devrais la finir.
S01E03 – The Friendly Type – 16/20
Ce n’est définitivement pas mauvais et j’ai du mal à comprendre certaines critiques que j’avais pu apercevoir concernant cette série, mais ce n’est pas non plus aussi excellent que ce que j’aimerais. Le principal problème de la série vient du fait que la saison ne dure que six épisodes : elle ne prend pas le temps de poser clairement les enjeux ou de savourer ce qu’elle a déjà réussi à mettre en place qu’il faut de nouveau tout bouleverser. Et c’est un peu trop rapide pour qu’on le savoure nous aussi.
S01E04 – The Tomb – 18/20
Je suis beaucoup plus convaincu par cet épisode, mais c’est uniquement grâce à son dernier acte totalement perché qui propose quelque chose d’inattendu et différent de ce à quoi je m’attendais. Avant ça, l’épisode avait un tout petit trop tendance à vouloir perdre du temps dans des considérations de la part des personnages qui ne semblaient n’avoir rien à faire là. Désormais, on sait la constitution des deux prochains épisodes pour conclure la saison, et c’est tout de suite mieux quand on connaît les enjeux !
S01E05 – The Psych Ward – 19/20
Dans une série plus longue, ce serait probablement un 20 car cet épisode est tout à fait dans le genre de délires que j’aime habituellement. Il explore vraiment en profondeur le personnage principal de la série et nous permet d’obtenir quelques réponses tout en proposant un bon paquet d’émotions. Mon problème vient justement de là : les émotions ont du mal à prendre sur un personnage qu’on connaît depuis moins de six heures. Je dois être sociopathe. En plus, l’intrigue n’avance pas tellement avec ce versant psychologique, et c’est intrigant en étant si proche de la fin.
S01E06 – Gods and Monsters – 18/20
Le temps passe décidément très vite devant cette série : j’ai eu l’impression que l’épisode ne durait que dix minutes, et c’est toujours très positif quand c’est le cas. La deuxième moitié de saison était très solide et plus intéressante à suivre, ce qui n’empêche pas d’être lucide sur quelques problèmes qui se sentent à nouveau dans cet épisode : il faudrait plus de six épisodes, et il faudrait aussi qu’on arrête de nous cacher une partie de l’action. Ceci mis à part, la série était efficace, et cet épisode aussi !