The Mandalorian – S03E05

Épisode 5 – The Pirate – 18/20
Enfin ! Bordel, il était temps que la série se décide à nous dire où elle voulait en venir cette saison, et je crois qu’elle le fait enfin avec cet épisode. Certaines scènes paraissent encore artificielles, mais ça fait plaisir de voir des bouts d’intrigues prendre enfin sens : le puzzle se reconstitue et avec lui de nouvelles voies se dégagent. C’est bien plus intéressant comme ça.

Spoilers

Gorian Shard souhaite envahir Nevarro pour se venger de sa défaite face à Din Djarin.

Apologies we can’t do more

42 minutes ? Il a intérêt à être bien cet épisode, parce que bon, ça fait long quarante minutes si le but est encore de nous balader avec des personnages qu’on ne connaît pas. Et puis, toute la saison manque de cohérence et cohésion pour l’instant, ce qui est gênant pour nous motiver à rester devant. Pourtant, j’ai décidé de lancer cet épisode plutôt que 9-1-1 Lone Star, principalement parce que je sentais que je pouvais en tirer quelque chose – enfin, principalement parce que j’étais fatigué et que ça se regarde bien quand on est claqué cette série.

Cet épisode 5 semble en tout cas vouloir revisiter les pistes inexplorées par les épisodes précédents : il commence ainsi par une invasion pirate au-dessus de Nevarro, avec Gorian Shard qui menace le Haut Magistrat Karga. Il peut le faire avec facilité : la Nouvelle République ne protège pas aussi bien Nevarro que ce qu’elle voudrait et il n’y a plus la protection de Moff Gideon pour faire fuir les pirates. Après la défaite essuyée par les pirates face à notre Mandalorian, les pirates sont énervés, c’est logique. Ils décident donc de détruire la ville, parce que c’est fun et parce qu’il n’y a personne pour les protéger. Des vrais méchants.

Pour autant, Karga ne souhaite pas évacuer la ville : il veut mettre en sécurité les habitants qui courent dans tous les sens et fuient la ville comme ils peuvent, avec quelques richesses sous le bras. Ils n’iront pas loin si les pirates en ont après eux, cependant. Karga envoie toutefois un message pour demander de l’aide. Après le générique, on se retrouve ainsi sur une planète plutôt paradisiaque avec un changement d’ambiance musicale vraiment notable. C’était surprenant de nous envoyer des petites vibes estivales comme ça.

Bref, le message de Karga arrive à bon port : il envoie un message à un certain Commandant Teva, qui avait promis de l’aider en cas de besoin. C’est donc ce que fait Teva : il sait bien qu’envoyer à son tour un message pour prévenir la Nouvelle République ne suffira pas à les motiver. Il décide donc de se rendre à Coruscant pour parler de lui-même de Nevarro.

En soi, ça pourrait fonctionner sa stratégie – et ça fonctionne quasiment. Malheureusement pour lui, cette connasse d’Elia débarque alors dans le bureau pour annoncer à son boss que Nevarro n’a pas signé la Charte de l’Alliance et que ça pourrait leur faire du bien de prendre le temps de réfléchir à ce qu’il se passe quand on ne signe pas. Voilà donc où nous en sommes : on nous a infligé un épisode de près d’une heure juste pour que cette scène soit bien compréhensible et pour qu’on capte qu’Elia continue ses actions mortifères grâce à sa position proche de la Nouvelle République.

Ce qui me rassure toutefois, c’est que la série semble vouloir lier les événements alors qu’il reste encore trois autres épisodes : peut-être que la saison va vraiment mener quelque part, on ne sait jamais. En attendant, Teva ne peut que se contenter de menacer la Nouvelle République de terribles représailles car pour lui, tout est lié et les pirates qui attaquent Nevarro, c’est une catastrophe qui pourrait mener à un nouveau Moff Gideon sur la bordure extérieure de la galaxie.

Pour autant, il s’incline face à la décision de la Nouvelle République et se rend chez… les Mandalorians, bien sûr. On le voit venir de loin tout au long de l’épisode : Teva est content d’avoir servi avec R5, le droid de leur grotte, car ça lui permet de les trouver et de demander l’aide pour Karga. En effet, il compte sur la présence de Din Djarin pour convaincre les Mandalorians de se mêler de cette histoire.

Cela fonctionne évidemment : Din Djarin est bien là pour recevoir le message d’appel à l’aide de Karga, mais aussi pour épargner la vie de Teva. Il force les Mandalorians à devoir changer de base car quelqu’un de l’extérieur connaît leur adresse désormais, alors il s’attire un peu la haine de certains d’entre eux. Din Djarin le protège, le laisse partir, puis demande effectivement l’aide des Mandalorians pour aller au secours de Nevarro.

Cela pourrait bien se passer pour notre héros, mais malheureusement, le bâton de parole (oui, oui) passe ensuite dans les mains d’un autre Mandalorian qui n’est pas aussi attaché à Karga que peut l’être Din Djarin. Il n’a donc pas l’intention d’aller mettre sa vie en danger pour un intrus à leur groupe… mais parce qu’il est un Mandalorian. Oh, flemme. Cette écriture de discours politique pour motiver les troupes, là ? Je n’ai pas accroché.

Ce n’est pas mauvais, mais j’ai eu l’impression qu’on nous prenait du temps de cerveau dispo pour pas grand-chose, surtout quand ça termine par un énième « This is the way ». L’avantage, c’est que ça lance l’action de l’épisode : les Mandalorians sont en infériorité numérique face aux pirates, mais ils ont un plan pour les surprendre et les détruire. C’est très bien, ça. En plus, ils espèrent ainsi pouvoir devenir des héros de Nevarro, une planète sur laquelle ils s’étaient réfugiés dans les égouts pendant un temps.

L’indépendance de la planète leur plaît bien. Ils se rendent donc sur place, et la bataille semble facile à gagner : les pirates sont complètement torchés après avoir fêté une victoire pas vraiment méritée. Gorian Shard comprend bien vite qu’il a affaire au Mandalorian qui l’a ridiculisé plus tôt dans la saison et s’active bien vite pour que son vaisseau lance quelques chasseurs à la poursuite de Din Djarin.

Au sol, Karga est heureux de voir Din Djarin débarquer, surtout que son peuple s’inquiétait vraiment, voyant bien qu’il ne recevrait pas l’aide promise par leur leader pour les calmer. Din Dajrin s’amuse bien dans les airs, laissant aussi la possibilité aux autres Mandaloriens d’envahir la ville tel des Avengers pour la reprendre et chasser les pirates.

Ma foi, ça fonctionne bien cette stratégie et Gorian Shard est rapidement débordé par tout ce qui lui tombe dessus, surtout quand Bo-Katan s’en mêle à son tour. Les scènes d’action sont efficaces et bien divertissantes, avec des lasers dans tous les sens comme on aime en voir de temps en temps. Il y a du budget et bons moments, avec les Mandaloriens qui viennent à bout d’un ennemi dix fois plus nombreux qu’eux avec un tout petit peu de stratégie… et l’aide des habitants de Nevarro contents de pouvoir prendre quelques otages chez les pirates.

Bien sûr, Vane voit le vent tourner et décide de se barrer. Cela m’a fait bien rire de le voir s’énerver dans tout l’épisode, cherchant d’abord à tuer Din Djarin, puis à protéger Gorian Shard… puis à se protéger lui-même. J’imagine qu’on le reverra dans la suite de la saison et qu’il pourra en devenir le grand-méchant. En effet, ce n’est pas Gorian Shard qui le sera : son vaisseau est abattu et il explose, donc je le vois mal survivre.

Comme prévu, Karga termine donc l’épisode en cédant quelques terres aux citoyens de Mandalore, devant toute la population de sa planète (c’est-à-dire vingt personnes apparemment… Le COVID réduit le nombre de figurants apparemment, car je doute que ce soit un problème de budget). Ils sont donc bien des héros pour la planète et leur nouvelle base va pouvoir s’établir tranquillement sur Nevarro. Franchement, c’est de la géopolitique de base tout ça, limite de la géopolitique pour les nuls, mais l’essentiel, c’est que ça leur fasse plaisir, j’imagine.

Ce n’est pas encore tout à fait la fin de l’épisode pour autant : Bo-Katan se fait convoquer par la Forgeronne. Contre toute attente, celle-ci lui demande de retirer son casque, avant d’insister sur le fait que tous les Mandaloriens doivent absolument suivre la Voie ensemble. La Forgeronne continue de nous faire de la géopolitique pour les nuls et explique ainsi à Bo-Katan qu’elle a connu deux mondes différents en tant que Mandalorian : c’est à elle de les réunir et d’assembler les tribus ensemble.

Si la Forgeronne lui demande de montrer son visage, c’est donc pour lui permettre de devenir une véritable héroïne, en ralliant tous les Mandaloriens pour aller repeupler Mandalore. Et tant pis si le Mythosaure existe vraiment, et tant pis si elle nous a fait tout un flan de Din Djarin retirant son casque pour dire au revoir à Grogu (qui était quand même avec Din Djarin pendant la bataille dans cet épisode, wtf un peu). Yay. Bo-Katan a droit à une présentation de ce projet face à tout le monde, et ça l’affiche vraiment en héroïne de la série – bien plus que Pedro Pascal. Est-ce que trois épisodes vont être suffisants ou est-ce qu’il va falloir attendre une éventuelle saison 4 pour voir tout ça ?

Si l’épisode pourrait se terminer ici, les scénaristes nous proposent alors un autre cliffhanger : en rentrant sur sa planète, Teva découvre une navette détruite dans l’espace. Il ne s’agit pas de n’importe quelle navette, en plus : c’est celle qui emmenait Gideon vers son procès. Son cadavre étant manquant, Teva comprend qu’il s’agit d’une extraction pour le sauver et cherche à en savoir plus. Le problème, c’est qu’il trouve alors du Beskar… ce qui supposerait que Gideon aurait été exfiltré par des Mandaloriens. Oups. This is the way de la trahison, les amis.

PS : apparemment, les fans de Star Wars font tout un pataquès de la présence de Zeb au générique et dans l’épisode… Mais comme je ne sais pas qui c’est ben, voilà, je ne vous en dis pas plus. Une âme généreuse nous éclairera peut-être en commentaire.

Most Dangerous Game – S02E10

Épisode 10 – One Way Ticket – 17/20
C’est un bon épisode pour revoir la définition du mot karma. La série avait déjà tendance à jouer avec ce concept, mais là, je trouve que c’est excellent à suivre, tout simplement. Il se passe plein de choses, on avance dans les différentes intrigues et on en a pour notre argent.

Spoilers

La traque reprend pour les trois chasseurs préférés de Victor – ceux qu’il a eu la bonne idée de laisser en vie.

 

Mercy got no place in this game.

Alors que l’épisode précédent laissait Victor complètement démotivé et bien trop blessé pour se relever, l’adrénaline semble le frapper bien vite au début de celui-ci. On peut donc assez vite reprendre la course poursuite. Bien sûr, ce psychopathe de Clive doit attendre une heure avant de se lancer à sa suite, mais ce n’est pas le cas des autres.

Victor ne met pas longtemps à se retrouver face à face avec Ford, par exemple. Je ne comprends pas pourquoi il n’a pas pris les clés de la voiture de Clive pour s’éviter cette déconvenue, mais en tout cas, une fois face à Ford, Victor n’a plus d’autres choix que de courir malgré sa blessure.

Il se cache comme il peut dans une usine où il finit par avoir facilement le dessus sur Ford. C’en est décevant : avoir gardé Ford si longtemps dans la course pour qu’il ne puisse même pas se servir à nouveau de son fouet, c’est frustrant. En plus, Ford a juste le temps d’expliquer à Victor à quel point il a fait une erreur en vérifiant qu’il ne l’avait pas tué qu’il se retrouve à nouveau dans une situation où Victor peut le laisser là pour mourir.

Je n’ai pas trop compris pourquoi, d’ailleurs, Victor décide de le laisser se noyer sans vérifier et sans rester sur place. A priori, les autres tueurs ne sont pas encore là et ça me paraît important de vérifier qu’il meurt bien. Cependant, il n’a pas besoin de s’en charger car Connell est là pour ça. J’ai beaucoup aimé voir Connell obtenir sa revanche sur Ford lui ayant brisé ses lunettes sans raison.

Il vient donc assister à sa mort pour la reporter à Miles… mais très étrangement, il brise sa règle. Alors qu’il n’a pas le droit d’interférer et qu’il l’explique bien à Ford quand il le regarde se noyer peu à peu, il finit par intervenir pour empêcher Ford de s’en sortir quand celui-ci est à deux doigts de trouver une solution. C’était abusé, ça casse toute l’éthique de Connell… mais en même temps, l’occasion était trop belle.

En parallèle, Victor parvient à rejoindre la gare la plus proche et à monter dans un train, ce qui ne lui a pas toujours réussi tout de même. Pourtant, cette fois-ci, c’est apparemment une bonne chose. Il a même le temps de fouiller une poubelle pour trouver de quoi se soigner. Une fois dans le train, il prend donc le temps de nettoyer ses plaies, puis se retrouve face à un contrôleur.

Ce dernier est drôlement sympathique avec lui : il accepte de lui fournir un ticket qu’il paie une fois dans le train, il lui confirme que personne d’autre n’est monté dans le train à la même gare que lui, puis lui prête son téléphone. Cela fait beaucoup d’un coup. Il répond aussi à ses questions plus techniques, que Miles confirme en fin d’épisode : s’il reste dans le train jusqu’à son terminus, il aura gagné trois heures de jeu où aucun de ses adversaires n’aura pu le rejoindre.

Bon, et le téléphone sinon ? Victor l’utilise pour appeler sa sœur et enfreindre une fois de plus une règle du jeu, parlant ainsi avec elle… du jeu en lui-même ! Il lui révèle qu’il pense avoir été arnaqué à cause du faux meurtre auquel il a assisté et Joséphine en profite pour lui révéler qu’elle… bosse avec les organisateurs du jeu.

Eh oui. Elle n’avait pas tous les détails, mais elle a trahi son frère, lui mentant et le forçant à croire à l’arnaque de son « boss » pour qu’ils puissent enfin avoir de l’argent et qu’il arrête de se battre. Allez, super intelligente ta sœur, mon Victor. T’aurais mieux fait de la laisser dans l’incendie enfant lalala. (C’est faux, je ne pense pas ça, mais j’ai hâte de conclure la critique et passer à la suite). Bref. Elle entend tout de même la destination du train de Victor et décide de s’y rendre aussi.

The Watchful Eye – S01E10

Épisode 10 – Hale Fellow Well Met – 20/20
C’est un épisode de dingue, parce que le rythme y est vif et haletant tout du long. Les révélations continuent de pleuvoir même quand je pensais qu’on en avait fait le tour et les acteurs sont au top pendant les quarante deux minutes. J’ai l’impression que l’épisode a duré bien plus longtemps tant il se passe de choses et tant certains ont réussi à me surprendre au cours de ce final. J’ai adoré cette saison, j’espère une saison 2 très vivement car ça faisait longtemps que je n’avais plus eu un coup de cœur pour une série.

Spoilers

Matthew est arrêté par Scott, qui a une preuve sortie de nulle part assez étonnante.

This building and everyone in it is toxic.

J’ai commencé cet épisode beaucoup trop tard pour le bien de mon sommeil, mais il s’agit de l’épisode final de la saison : évidemment que j’ai trop envie de le voir et que je ne me voyais pas aller me coucher en restant sur le cliffhanger de la semaine dernière. Franchement, Matthew qui se fait arrêter par Scott juste après avoir couché avec Elena, c’était grandiose.

Le début d’épisode ne fait qu’empirer les choses, avec Tory qui débarque dans le couloir pour mieux voir Matthew se faire embarquer et Elena le suivre en petite culotte. Elle aurait mieux fait de se barrer avant, comme prévu. Jasper voit aussi son père être arrêté, mais il a heureusement Elena pour le consoler – pas comme son père. On sent bien que Tory est dépitée par la situation, mais bon, l’enfant sait ce qu’il veut et il fait les bons choix.

La scène suivante est un peu dans l’abus mélodramatique avec une Tory qui réunit le conseil de famille pour parler de ce qu’il s’est passé. Là encore, elle assure qu’elle ne veut que le bien de Jasper, mais on sait bien qu’elle est inquiète pour Matthew parce qu’elle l’aime. Le voir accusé du meurtre de sa sœur, c’est trop pour elle.

Tory prend tout de même le temps de faire convoquer Elena à la réunion de famille pour l’interroger sur ce qu’il s’est passé et savoir si elle a su quoique ce soit à l’avance. Elena reste avec la famille jusqu’à l’arrivée de l’avocat, Victor Mercato, mais qui la fait clairement buguer. Elle ne bugue pas autant que lorsque Mrs Ivey essaie de mettre un terme au chantage en cours, l’air de rien.

Elena n’a pas le temps de lui expliquer qu’elle ne veut plus lui en faire, car l’avocat rappelle Mrs Ivey auprès du reste de la famille. C’est plutôt quelque chose de positif, cependant : Theo insiste pour donner rendez-vous à sa sœur dans un diner, mais ce n’est pas Theo qu’Elena y trouve, c’est sa mère. Evidemment, cette dernière a bien l’intention de voir Charlotte leur donner de l’argent et elle réclame la moitié de ce que se fera sa fille dans l’arnaque. Merde.

En parallèle, Matthew se fait interroger par Scott, mais tout ce qui semble intéresser le riche beau gosse, c’est de savoir comment le détective connaît Elena. Il sent bien qu’il y a anguille sous roche et Scott n’a aucun intérêt à ce que Matthew découvre la vérité… mais il ment sacrément mal pour un flic.

Il interroge tout de même Matthew sur la preuve qu’il utilise pour le faire arrêter : une lettre de sa femme qui écrit avoir peur de lui et assure que si quelqu’un lit cette lettre un jour, ce sera parce que Matthew l’aura tuée. C’est gênant comme preuve à charge, mais bon, ça me paraît un peu léger pour arrêter quelqu’un alors que sa mort a été déclarée en suicide.

J’ai aimé voir Elena débarquer au commissariat pour parler à Matthew et confronter Scott sur son attitude plutôt dégueulasse – il a ignoré Elena au Greybourne, il s’acharne sur Matthew en grande partie parce qu’il couche avec Elena (avant ça, il le soupçonnait de toute manière). Ce que j’ai particulièrement aimé, en vrai, c’est que notre héroïne est assez maligne pour s’arranger un petit parloir improvisé avec Matthew, en affichant Scott auprès de ses collègues et en prétextant que c’est pour Jasper.

Scott a beau tout écouter depuis la salle d’interrogatoire, il n’apprend rien, en plus : Elena se comporte juste comme une employée/amante de Matthew avec lui, en lui apportant soutien et nouvelles de son fils. C’était efficace, et ça menait ensuite à une vraie crise de jalousie de Scott. Bien sûr, Elena sait le remballer, et c’est très bien comme ça.

Pendant ce temps, au Greybourne, Roman doit faire face à la presse qui s’acharne pour avoir des nouvelles de Matthew et des commentaires de la famille. Par chance, il peut s’en confier à Bennet qui n’en a rien à carrer de Matthew mais préfère largement planifier leur petit voyage loin du Greybourne et des gens toxiques dans l’immeuble.

De son côté, James a décidé d’enfermer Alex dans sa salle de bain. C’est original comme début d’épisode pour ces deux-là : on sent qu’il ne veut pas tuer Alex parce qu’il est amoureux, mais bon, Alex en sait trop, alors ça le dérange. Alex lui crie toutefois que ses amis vont chercher à avoir de ses nouvelles et c’est bien vrai : Kim rentre d’Allemagne pour retrouver Alex au plus vite, et elle appelle Ginny au passage pour qu’elle se rende chez James – avec Roman si possible – car c’est le dernier lieu où le portable d’Alex se trouvait.

C’est à la fois une idée de merde – parce que James est dangereux, on commence à le savoir – et une excellente idée – parce qu’Elena se fait kidnapper par James au moment où sa mère réinsistait pour avoir des nouvelles de l’argent, faisant pression avec un chantage consistant à priver Elena de son frère. Elle peut très bien composer sans son traître de frère, si vous voulez mon avis.

Elena se retrouve droguée par James, donc, puis interrogée par celui-ci. Elle a l’aide d’Alex qui lui crie toutes les informations qu’elle a sur James : son flingue, le téléphone d’Elena, celui de Morgan… C’était efficace comme scène, surtout que l’acteur qui incarne James se révèle être un putain de bon acteur quand il s’agit de jouer les psychopathes. Je ne m’y attendais pas. Comme tous les méchants, il en révèle beaucoup trop par contre : Elena apprend ainsi que Morgan a pu refaire sa vie au soleil – enfin, si l’on en croit ce que dit James.

La scène est toutefois interrompue par l’arrivée de Ginny, qui se montre amicale avec James pour l’endormir, pendant que Roman se prépare à défoncer la porte. Je ne m’attendais pas à ce qu’il se comporte si violemment si vite, sans laisser le bénéfice du doute à leur pote. C’est toutefois une excellente chose : le flingue de James tombe et Elena peut le récupérer, James est clairement en infériorité numérique (et ne fait pas le poids face à Roman) et Ginny peut s’occuper de libérer Alex. Putain, il n’a pas de chance James, c’est quand même un enchaînement de coïncidences improbables tout ça.

En tout cas, une fois qu’Elena le braque, James n’a pas le choix de passer aux aveux et de voir Ginny appeler les flics. Elena cherche à en savoir plus sur tout ce qu’Otis a pu faire faire à James, et la liste est longue : en plus de Morgan, c’est donc James qui s’est acharné sur Dick – mais apparemment, il a fait en sorte de le laisser en vie – et a fait du chantage à Elena, en se renseignant aussi sur Theo. Bon, tout ça, on arrivait à le deviner à peu près depuis l’épisode précédent.

La question qui urge pour Elena, c’est aussi de savoir s’il est responsable de la mort d’Allie. James ne bossait pas encore pour Otis à l’époque, alors il refuse de s’accuser de ce crime, mais il révèle qu’il soupçonne Mrs Ivey. Effectivement, ça tient debout : si Allie avait découvert la vérité sur sa tante, d’une manière ou d’une autre, Mrs Ivey s’en serait débarrassée. Et James souligne également que Charlotte lui a demandé de se débarrasser d’Elena, expliquant comment elle le connaissait si bien et pourquoi il a kidnappé Elena.

Alors que la police arrive, Elena doit clairement l’abandonner à leur soin. On ne le voit toutefois pas, parce que les scénaristes préfèrent accélérer le rythme. Et quel rythme, bordel ! Elena décide de se rendre auprès de Tory pour lui balancer tout ce qu’elle sait, en échange des fameux cinq millions qu’elle espérait obtenir de Mrs Ivey. Alors… Elena est bien naïve de faire confiance à Tory si vite – elle lui donne les infos suite à une simple promesse orale de Tory, ce qui est idiot, mais en plus, j’adore Amy Acker et je sais qu’elle est une actrice capable de gérer un twist supplémentaire. Une chose est sûre, elle déchire dans ce rôle dont toute la subtilité se dévoile bien dans l’épisode : sa jalousie de voir Elena coucher avec Matthew, sa panique face à la situation, son désarroi d’apprendre que sa sœur a possiblement été tuée pour un double secret de famille…

Allie voulait que Mrs Ivey reconnaisse une branche de la famille oubliée depuis un moment – Scott – puis protéger sa véritable identité, parce qu’elle est Ruby. Après, dire que Charlotte est prête à tout pour garder une fortune qui ne lui appartient pas, c’est gros : vu ce qui est arrivé à sa mère, on peut peut-être considérer qu’elle mérite de garder au moins la riche vie dans laquelle elle a été élevée par la meurtrière de sa mère. Genre… Un peu de compassion ?

Je ne sais pas si elle la mérite, certes, surtout si elle a vraiment tué Allie, mais je suis de l’avis de Tory : elle a forcément été aidée par quelqu’un. Elena en profite pour parler des caméras de surveillance chez Matthew, mais Tory confirme qu’elle n’en sait pas plus. Soit elle dit la vérité et est vraiment dépassée par tout ce qu’il se passe, soit elle cache encore autre chose. Dans les deux cas, j’adore vraiment cette actrice. La scène se termine sur un dernier chantage d’Elena : elle remettra l’avis de naissance de Ruby à Tory contre l’argent. Pas si naïve, finalement. Et d’une pierre deux coups : Elena réussit à se débarrasser de sa mère.

Je l’écris ici aussi parce que j’ai oublié dans ma critique un point important : Kim revient bien d’Allemagne et débarque dans la chambre de Ginny où elles s’occupent ensemble de redonner le sourire à Alex. Toutefois, Ginny souhaite aussi parler du cas Elena avec Alex et Kim…

Tout ça fait avancer à toute vitesse la série vers sa conclusion de saison, mais il faut encore s’occuper du cas de Matthew. Il reçoit donc la visite de l’avocat au commissariat : en échange de sa libération, la famille Greybourne demande à Matthew d’abandonner sa position dans leur conseil d’entreprise familiale (sans surprise et sans problème pour Matthew), mais aussi que Jasper reste à New-York jusqu’à sa majorité, car il est un héritier légitime des affaires Greybourne. Le dernier, en fait. Cela pose problème à Matthew évidemment.

Un autre problème émerge de manière inattendue au commissariat : Scott a mis sur écoute les téléphones d’à peu près tout le monde, y compris Elena. Il apprend donc, en écoutant une conversation entre Elena et sa mère, qu’il y a de l’argent à se faire et un certificat de naissance à trouver. Ivey est dans la merde pour protéger son secret cette fois… D’ailleurs, elle est désormais confrontée par Tory (il faut que je parle de sa robe, vraiment, parce que j’adore le haut mais je trouve le bas un peu étrange, surtout avec une double nuance de bleu – je me le suis dit dans chaque scène, fallait que je l’écrive).

La confrontation lui permet d’accuser de Charlotte de meurtre, mais surtout d’avoir confirmation qu’Ivey est bien Ruby – donc illégitime pour l’argent des Greybourne. Le pire est encore à venir pour Tory qui passe vraiment la pire journée du monde : après la trahison de sa tante, elle découvre celle de son mari. Charlotte Ivey insiste en effet sur le fait que c’est Dick qui a tué Allie, pour la faire taire… de manière plus extrême que ce qu’elle imaginait.

Bordel, pauvre Tory. Toute sa famille lui ment finalement. Ce n’est pas une énorme surprise, mais bon, tout de même, ça m’a fait de la peine. Il est plus compliqué d’en avoir encore pour Mrs Ivey après cette révélation, même si les scénaristes nous montrent qu’elle a été torturée par la vision de sa mère toute sa vie ; une mère qu’elle n’assume pas. Jocelyn reproche ainsi à Ruby de ne toujours pas assumer sa véritable identité. Aïe. Elle est censée vouloir le meilleur pour sa fille… mais peut-être que le meilleur n’est pas l’argent, après tout.

Scott débarque à la banque où Elena avait mis de côté le certificat de naissance de Charlotte/Ruby. Il lui révèle qu’elle était sur écoute et en profite pour récupérer le certificat, laissant Elena clairement sur la paille et dans la merde. Il décide toutefois de contacter la mère d’Elena – tout n’est donc peut-être pas perdu.

Avant d’en arriver à l’acte final, toutefois, il faut encore que Roman quitte le Greybourne avec Bennett (wow) et on a droit tout de même à la scène la plus surprenante de l’épisode, je pense. Comme Elliott, je me suis fait complètement balader par D’Arcy : c’est elle qui a eu la bonne idée d’imiter l’écriture d’Allie pour faire accuser Matthew de son meurtre. En fouillant dans les poubelles de D’Arcy, par accident, il a découvert qu’elle s’était entraînée à signer en son nom…

D’Arcy décide donc de le virer de sa vie en expliquant qu’elle se servait de lui et son vrai visage m’a vraiment surpris, parce que je ne l’imaginais pas méchante du tout. La série a réussi à me balader, sur plusieurs sujets, mais celui-ci vraiment, c’était incroyable.

Il s’en passe des choses dans l’appartement de D’Arcy, en plus ! On a enfin toutes nos réponses dans celui-ci quand Tory confronte Dick en… l’empoisonnant. On la voit venir de très loin avec son milkshake, mais c’était tout de même jouissif de la voir se servir des allergies de son mari pour lui soutirer les aveux qu’elle attendait.

Oui, Dick voulait une place dans le conseil familial au point de se débarrasser d’Allie, mais pas forcément comme on l’aurait imaginé. On l’avait vu en début de saison : Allie s’est bien suicidée… Seulement, elle l’a fait parce qu’elle n’avait aucun soutien de sa famille et parce que Dick s’assurait qu’elle soit dans un état mental instable en la droguant. C’est un médecin qui a accès à des médicaments dont les effets secondaires sont certes des pensées suicidaires… mais il n’imaginait que ça arriverait vraiment.

Après, il l’a vue se suicider, et il ne l’en a pas empêché. Pire encore : Hector a vu le corps d’Allie tomber au sol et… a vu Dick à sa fenêtre. C’est pour cela qu’Hector a été retrouvé mort en début de saison : Dick en avait marre de le payer, car le chantage ne s’arrêtait jamais, et tuer quelqu’un quand on en a déjà tuer un, apparemment, c’est pas si difficile. Euh, j’espère que c’est faux, tout de même (mais non, je ne vais pas tester pour vous). Le joint laissé devant la porte d’Elena ? C’est encore Dick qui espérait se débarrasser d’Elena, parce qu’elle fouillait partout et était un risque pour lui, surtout qu’il avait Charlotte sur le dos.

Malgré tous les aveux de son mari, Tory est encore prête à le pardonner apparemment. Il la supplie de lui donner l’antidote et elle le fait. Je me doutais tout de même que c’était trop simple cette affaire… mais pas encore assez : Dick est sauvé et explique à sa femme qu’il a fait tout ça pour elle. Après tout, elle détestait Allie, et maintenant ils sont même débarrassés de Matthew et il serait prêt à refaire tout ça. Oh. Le. Bordel.

Confesser à Tory qu’il serait prêt à retuer Allie, même si c’était un accident ? Pas la meilleure des idées. Tory est à bout après sa journée, alors elle prend les premiers ciseaux qui passent par là et elle plante son mari d’un coup dans le dos. Puis d’un dans la poitrine. Puis d’un dans le cœur. Bordel, quel plaisir de voir les scénaristes enfin exploiter le talent de cette actrice – et cette crise de nerfs de Tory est impeccable pour nous préparer le cliffhanger de la saison.

Après tout ça, Elliott surprend encore : il se rend auprès d’Elena – qui passait du temps avec Jasper et voyait le fantôme d’Allie approuver tout ça – pour lui avouer qu’il a trouvé un papier sur lequel D’Arcy s’entraînait à écrire le nom d’Allie. On ne sait toujours pas bien pourquoi elle l’a fait : a priori, ce qu’elle a trouvé sur l’ordinateur, c’est une preuve de la culpabilité de son père dans la mort d’Allie et elle voulait le protéger. En tout cas, Elena en arrive à la conclusion que si elle accusait Matthew, c’était forcément pour protéger quelqu’un – et elle ne voit qu’une possiblité.

Elena décide donc de prévenir aussitôt Tory, et elle entre sans frapper dans l’appartement. C’est une magnifique idée pour tomber nez à nez avec une Tory pleine de sang et le cadavre de Dick. We’re gonna need a shovel ! Amy Acker, bordel, je t’aime.

EN BREF – Je l’ai dit tout au long de la saison et je le redis : je suis vraiment fan de cette série et j’espère sincèrement une saison 2. Si elle ne devait pas voir le jour, on pourrait s’en remettre : grosso modo, on a eu toutes nos réponses et les cliffhangers sont gérables. Certes, j’ai bien envie de savoir ce que ce connard de Scott va pondre en s’entichant de la mère d’Elena et je me demande ce que Ginny souhaite dire d’Elena à Kim et Alex, mais dans l’ensemble, tout ça est accessoire. Ce sont de belles pistes, avec le cliffhanger final nous montrant une possible alliance Elena/Tory, pour une saison 2, mais ça peut rester ouvert sans être trop dérangeant… Surtout que j’ai peur d’une saison 2 qui ne soit pas à la hauteur de la première, qui met la barre bien haute en ce qui me concerne.

Pour le moment, c’est en tout cas ma nouveauté préférée de la saison – et de loin, en plus. C’était plein de rebondissements bien amenés, de révélations croustillantes, de secrets imbriqués les uns dans les autres et je sais que je survends sûrement un peu, mais quand j’adore, je n’ai pas envie de cacher mon plaisir.

Et puis, le casting ! Je suis fan d’Elena, je suis fan de Tory, la fin est faite pour moi.

La série est annulée sans conclusion.

EDIT 28/12/25 : Une conclusion pour The Watchful Eye (enfin, presque)

Most Dangerous Game – S02E09

Épisode 9 – Company at the Water Company – 16/20
On commence déjà à sentir la fin de saison se rapprocher. C’est très plaisant et très frustrant à la fois : je sais bien qu’il me reste encore trois épisodes, mais j’aurais envie que cette saison dure bien plus longtemps ! Trois ans d’attente pour seulement deux heures de contenu, c’est de l’arnaque. Bon, autrement, cet épisode allait vite en besogne, mais c’était efficace.

Spoilers

Victor est emmené en voiture par Clive vers la suite du jeu.

To play or not to play. You chose play. And play you shall.

Victor essaie de négocier avec Clive au début de cet épisode, et ça m’a bien fait rire de voir ça. Clive est toujours un grand psychopathe, et ça se sent dès le départ, mais ça se révèle encore plus vrai quand il rappelle les conditions du jeu proposé par Miles dès le départ, sans le moindre mensonge. Bon, si, il y a eu des mensonges… mais bon, admettons.

Victor n’est pas encore au courant. J’aime bien le fait qu’il essaie de trouver une solution rationnelle à son problème, mais c’est vraiment mal connaître le jeu, tout ça. BREF. Reprenons la critique. Loin de ce voyage en voiture, Miles et Connell attendent les deux personnages devant le prochain lieu de bataille.

Connell se rend compte que Miles fait tout ça sans que ses supérieurs ne soient au courant. Il ne semble pas tout à fait convaincu des solutions mises en place, lui non plus, comme moi, surtout quand il apprend que la « Chairwoman » n’est pas au courant de tout ça. Pourtant, il ne dit rien à l’arrivée de Clive, probablement parce que le client est roi.

Et puis, oui, Clive est un vrai roi. J’adore ce personnage : c’est un psychopathe, mais ses bonnes manières prennent toujours le dessus. Il me vend du rêve. Avant le début du combat, qui s’effectue dans un silo, Miles rappelle quand même les règles : Connell et lui attendront en-dehors de la pièce pour voir qui sortira en premier. Victor a tout intérêt à tuer Clive, en plus : s’il survit, le chasseur rejoindra la chasse lui aussi, avec une heure de pénalité par rapport à ceux ayant payé dès le départ pour participer.

Pourquoi ne l’avait-il pas fait ? Parce qu’il considérait que le problème de vue à l’œil gauche de Victor était un trop grand handicap et que ça allait lui gâcher son plaisir. Sans trop de surprise, dès qu’il est face à face avec sa proie, il use de ce handicap physique pour l’attaquer et le mettre le plus mal possible. Clive parvient ainsi à poignarder Victor en plein foie, ce qui ne me dit rien qui vaille pour ses chances de survie.

Cependant, Victor est un survivant et un débrouillard : il éclate une lampe pour avoir lui aussi une arme et s’attaquer à Clive. Ainsi, Victor parvient à sortir bien plus vite que ce qu’on aurait imaginé de la pièce – c’en est frustrant, même. Clive n’a pas dit son dernier mot pour autant : il a le temps de blesser Victor à la cheville aussi, essayant de garder au moins un bout de lui dans la pièce – car tant qu’il n’est pas complètement sorti, leur combat continue.

Finalement, Victor parvient à sortir, mais à quel prix ? Il est blessé au couteau au ventre et à la cheville, et pile au début d’une nouvelle heure de jeu, tant qu’à faire. Tous les chasseurs peuvent donc reprendre la traque alors qu’il est à terre. Clive, lui, est coincé pendant une heure. Tant mieux : c’est un personnage que personne n’a envie de voir mourir. D’ailleurs, les scénaristes sont complètement coincés avec lui : il est tellement réussi que s’en débarrasser serait une hérésie… mais un personnage qu’on ne peut pas tuer dans ce genre de série, c’est problématique, tout de même !

Toutefois, si sa situation est désespérée, le pire n’est pas encore souligné par ma critique : d’abord, Miles a fait tout ça dans le dos du Board… mais Connell sait que Miles a voulu tout leur cacher. Je ne suis pas sûr que Victor puisse vraiment s’en tirer. Ensuite, Josephine a appris que le patron de son frère avait payé sa caution – et elle sait que c’est un mensonge. J’ai tendance à penser qu’elle va se mettre en danger d’ici la fin de saison. Enfin, Victor reconnaît le chauffeur de Miles comme étant un homme qu’il a vu se faire tuer par le boss de sa sœur. Il comprend donc la mise en scène qui lui a été joué – sans pour autant capter encore qu’on l’a forcé à jouer.

C’est reparti pour Detroit, quoi.