Riverdale – S06E14

Épisode 14 – Venomous – 14/20
C’est bon, je me suis fait de nouveau à l’ambiance de la série et je vais pouvoir arrêter de surnoter inutilement. J’ai bien aimé que l’épisode se concentre sur le personnage annoncé dans le titre sans pour autant oublier les autres, mais j’ai quand même plus ri des idées perchées des scénaristes qu’autre chose devant cet épisode. En même temps, je regarde la série pour ça : j’ai exactement ce que je cherche quand je la regarde désormais. Du WTF, du surnaturel et des épisodes qui passent vite tellement on nous enchaîne l’improbable à chaque scène.

Spoilers

Veronica découvre ce que ça signifie d’être venimeuse.

Welcome to the sad superhero club.

Maintenant que Veronica a le pouvoir le plus merdique du groupe, Jug peut commencer l’épisode avec une voix off insistant sur les inconvénients d’avoir des pouvoirs. Ils vont me faire pleurer. Ou pas. Heureusement, on passe vite aux choses sérieuses : Reggie révèle qu’il bosse désormais pour Percival et qu’il est OK avec l’idée d’une fermeture de Pop’s. 

Bien sûr, Archie s’oppose à la fermeture de Pop’s, mais Percival lui rappelle qu’il a tout ce qu’il faut pour le tuer : il porte une jolie bague en Palladium. Archie recule donc pour aller passer du temps chez Jug et essayer de mettre au point un plan sur ce qu’ils pourraient fait. Cela leur donne l’occasion de parler de comics en général, avec l’espoir de trouver une manière de contourner la faiblesse d’Archie. Ma foi.

Après avoir passé du temps avec Archie, à qui il conseille grosso modo de passer du temps avec du Palladium pour s’y habituer, Jug enchaîne avec une visite de Betty. Son but ? Elle espère qu’il pourra lire son subconscient, parce qu’elle veut en savoir plus sur son passé, encore. Il promet de faire des recherches pour voir comment faire, et la solution va vous surprendre. Ouais, pardon, je passe à une écriture journalistique à la limite de la parodie, mais… La solution qu’il propose est de lire des comics pour que ses pensées soient flottantes ?

Ecoutez, j’arrête d’essayer de les comprendre. Une chose est sûre : les scénaristes s’amusent, parce que Jug s’infiltre dans la tête de Betty pour y lire des comics « Betty ». C’est amusant comme clin d’œil, non ? Si ça ne l’est pas, vous rejoindrez mon rire sadique de voir Jug témoin de ses ébats passés avec Betty – quand il entrait en secret chez elle… Bref, il se contente des souvenirs en commun pour eux.

Il finit toutefois par entrer plus profondément dans l’esprit de son ex, pour mieux retomber sur Caramel. Je suis sans cœur, mais le cri miaulé du chat quand elle le tue ? C’était ridicule. Suite à ça, Jug entend le père de Betty la rassurer suite à ce meurtre, lui demandant comment elle se sentait et la manipulant pour être sûr qu’elle tourne mal.

Quand Jug retourne dans l’esprit de Betty, c’est pour mieux voir qu’elle a aussi enfoui un souvenir bien profondément : Alice y découvrait qu’elle avait le gêne de serial-killer… ce qui signifie qu’elle savait tout depuis le départ, contrairement à ce qu’elle avait toujours prétendu à Betty. Super.

Pendant ce temps, Veronica découvre que le venin d’araignée est produit en grande quantité par son corps. C’est le légiste de Riverdale qui se charge du diagnostic : ses larmes, sa sueur, sa salive… tout continent du venin. Son remède ? Une période de dialyse et un confinement, évidemment. Elle profite aussi de ce diagnostic pour porter un magnifique rouge à lèvre noir. Tout l’épisode. Evidemment.

Même si elle doit s’isoler, Veronica est trainée de force à une réunion au casino avec tous les actionnaires principaux. Elle se retrouve ainsi nez à nez avec Reggie, qu’elle a pourtant viré. Avec l’aide de Perceval, probablement, il a trouvé un acheteur potentiel pour le Babylonium et surtout, il a retourné tous les investisseurs de Veronica pour qu’ils s’allient à lui. Cela ne semble pas compliqué : le casino ne rapporte pas d’argent à ses investisseurs…

Veronica est légitimement énervée, mais elle se contient pendant la réunion, se contentant de leur promettre un rapport pour prouver qu’il vaut mieux attendre pour voir les vrais profits du Babylonium. Par contre, elle adore retourner ensuite engueuler Reggie en privé. Le privé en question ? Devant Perceval, bien sûr. Comme toujours, elle accuse donc Reggie d’être manipulé, et le pire, c’est que c’est vrai.

Lui, le prend mal, et les voilà qui se mettent à s’engueuler… L’haleine de Veronica n’est toutefois pas idéale pour Reggie : il se met à saigner du nez à cause du poison qu’elle projette. L’idée m’a fait sourire. Elle retourne ainsi voir son médecin inutile, qui lui assure qu’elle est condamnée à mort à ce rythme, parce qu’elle produit trop de venin. Le truc, c’est que le venin ne la tue absolument pas.

Elle est tout de même déprimée de se savoir si toxique, et elle demande donc à Betty et Archie de venir boire des verres avec elle. Enfin, techniquement, elle invite Betty qui invite Archie. C’est super bizarre d’inviter son mec qui est aussi l’ex de Veronica, non ? Ben non. Cela n’empêche pas Veronica de se plaindre de sa situation de toute manière, jusqu’à ce que ça fasse remarquer à notre trio que Veronica n’est pas du tout affectée par l’alcool.

Après tout ça, Betty décide de confronter sa mère sur le souvenir que Jug a retrouvé dans son subconscient : décidément, cette famille, on ne va plus jamais s’en sortir. Alice promet en tout cas à sa fille qu’elle ne fait que raconter des mensonges et que tout ça ne s’est jamais réellement passé. C’est donc une impasse… mais Jug peut débloquer cette impasse grâce à son pouvoir et confirmer qu’Alice cache quelque chose : sous la table du salon. Quand Jug et Betty détruisent le plancher du salon, ils trouvent ainsi un cadavre de flics.

Le pire ? C’est le flashback qui nous montre une Alice jouant hyper mal – et que dans le présent aussi. Alice tente donc de justifier à sa fille ses choix et son éducation, mais bon, j’ai clairement lâché l’affaire sur cette scène. C’était naze, c’est tout.

De son côté, Cheryl continue de se morfondre sur sa rupture passée avec Heather. Pour une idée sortie de nulle part il y a deux épisodes, Heather est beaucoup présente dans cette saison. Cheryl décide de lui envoyer un mail pour reprendre le contact avec elle, et reçoit ensuite une visite d’Archie. Il passe son épisode à se balader d’une maison à l’autre, écoutez.

Son but ? Obtenir effectivement du Palladium pour s’entraîner avec à la salle de gym. Tout ce qu’il fait, c’est s’énerver énormément contre son sac de boxe et saigner énormément. Archie souhaite cacher tout ça à sa petite-amie, mais bon, il lui demande d’ouvrir une boîte de conserve parce qu’il n’y arrive pas. Ce n’est pas très dur de deviner ce qu’il fait et le problème que ça provoque.

Cheryl, elle, promet de chercher un moyen plus surnaturel de venir en aide à son rouquin d’ami, quitte à s’embrouiller avec sa grand-mère (cela m’a bien fait rire). Elle finit par trouver un moyen : une soupe de Palladium, tout simplement. C’est sûr que c’est mieux que de laisser Archie mourir à petit feu, parce qu’il est clairement en train de se tuer avec la bague qu’il porte en collier – sans qu’on ne puisse jamais voir le collier !

C’est bien connu, cependant, que boire du poison aide à aller mieux, n’est-ce pas ? Archie se met à tomber de plus en plus malade. Il se retrouve à faire 61 kg (ben oui, bien sûr, avec ces muscles-là, on y croit !), à s’évanouir pendant ses entraînements et lorsqu’il consulte à nouveau Cheryl, c’est pour mieux apprendre que le Palladium est peut-être en train de le tuer définitivement. Il a pourtant arrêté d’en prendre, mais c’est trop tard : le fer de son corps a disparu.

Malgré ce qui arrive à Archie, Veronica prend encore le temps de demander à Cheryl une manière de s’en sortir. Cela n’a aucun sens, mais bon, elle lui fait confiance apparemment pour… l’empoisonner. Elle a l’impression que les poisons n’ont plus aucun effet sur elle. Le seul truc vraiment sympa dans cette scène ? L’araignée qui passe brutalement sur l’écran quand Veronica demande des bouquins sur les araignées. Si je n’avais pas vu ça sur ma télé, j’aurais peut-être pu sursauter. Après, elle est trop grosse pour qu’on puisse imaginer que c’est une vraie araignée quand même. Bref, Veronica prend plein de poison dans son bain en lisant un livre sur les araignées.

Aucune douleur, aucun effet secondaire : voilà Veronica immunisée face aux poisons. C’est pratique comme pouvoir. Elle comprend aussi, grâce aux livres, que les araignées ne peuvent s’empoisonner avec leur venin, mais aussi qu’elles peuvent contrôler la dose de venin qu’elles produisent. Il suffit juste que Veronica gère ses émotions désormais. Ce n’est pas si simple : Veronica est habituée à être tout le temps énervée, non ?

Pourtant, elle parvient à garder son sang-froid, littéralement, face à Reggie qui la menace à nouveau, avec aussi quelques photos de sa dialyse. Le but est de la forcer à vendre le casino en faisant du chantage, parce que les investisseurs voudront forcément qu’elle vende s’ils la découvrent malade. Cependant, Veronica se contente de le virer de chez lui.

En parallèle, Archie découvre que Cheryl a un nouveau plan pour lui : elle veut tester un sort d’alchimiste pour changer la composition de ce qu’il y a dans son corps, afin de peut-être réussir à lui créer une immunité au Palladium – et le rendre ainsi vraiment incassable. Les détails ne sont pas passionnants, parce que c’est tiré par les cheveux comme Riverdale sait si bien le faire, mais bon, il est décidé qu’ils le feront malgré un petit effet secondaire.

L’effet secondaire en question ? Oh, la mort d’Archie. Rien de grave, quoi. Il prend tout de même le temps de coucher avec Betty avant (histoire d’avoir un petit massage où il est torse nu, faudrait pas perdre les bonnes habitudes) et ne revient que le lendemain pour que Cheryl utilise ses pouvoirs sur lui. Mais ?

La série continue de partir en vrille et est désormais 100% du fantastique et de l’urban fantasy, mais bon, ça me fait rire de les voir partir si loin après tout. Archie finit 100% invulnérable lui et la série part en vrille totale : maintenant qu’il est immunisé, il peut embrasser Veronica et Betty n’hésite pas un instant à le prostituer pour que Veronica se sente mieux.

Putain, mais sérieusement ? C’est un plan à trois improbable à force. Betty reste à regarder un baiser entre Veronica et le seul type qu’elle peut embrasser désormais. Peut-être peux-tu comprendre que ton couple est voué à l’échec si ton mec et ta meilleure amie s’embrassent ? Bon, c’est mignon comme tout de vouloir réconforter une Veronica déprimée que son dernier baiser non mortel soit avec Reggie comme ça, mais… C’est du grand n’importe quoi.

Le pire reste à venir au Babylonium, où Veronica invite les investisseurs à une soirée spéciale où elle prévoit un show pour montrer qu’elle est toujours en pleine forme et que le casino aura bientôt des recettes positives. La série renoue ainsi avec ses premiers amours, avec une excellente performance de Toxic de Britney Spears par Veronica, qui a monté tout un show de dingue pour l’occasion. ET OMG LA CHORÉ D’ARCHIE WTF ? Je ne vais pas me remettre de mon fou rire. Il faut bien pourtant, parce qu’il reste un autre moment incroyable de débilité : Jug se rend compte qu’il est encore amoureux de Betty, mais il promet à Tabitha qu’elle lui manque. Ben moi, oui, elle me manque.

Autrement, le cliffhanger pour Cheryl la voit autrement retrouver Heather… qui ressemble beaucoup trop à Geraldine, non ? Je suis perdu avec cette série, c’est quoi ce cliché de la bibliothécaire pas si sexy là ? La suite au prochain épisode.

 

Compteur d’Archie à poil : +3, il n’était pas en forme dans l’épisode, mais c’est justement une excellente excuse pour se déshabiller apparemment. Cela dit, cet épisode donne vraiment envie de parler des tenues de Cheryl et Veronica aussi. Il fait chaud à Riverdale.

Riverdale – S06E13

Épisode 13 – Ex-Libris – 16/20
Il faut que je justifie cette note, je le sais. L’épisode est bourré des défauts habituels et c’est du grand n’importe quoi tout du long, surtout si on considère le long terme. Seulement voilà, c’est du pur guilty pleasure à ce stade : j’ai adoré cette intrigue autour des livres, le n’importe quoi assumé avec la petite touche de fantastique et les développements complètement improbables. Vraiment, ça fonctionne sur moi cette saison 6 – ça assume tout à fait son non-sens et ça va à un rythme de folie.

Spoilers

Percival veut faire fermer la bibliothèque municipale.

Riverdale, a town without a public library.

Je n’allais quand même pas m’arrêter en si bon chemin ! J’ai repris la série et j’ai bien l’intention de me mettre à jour avant la fin de celle-ci. Possiblement, je suis en train de me jinxer tout seul sur ce coup-là… mais ce n’est pas très grave, c’est Riverdale. Une bonne nouvelle n’arrive jamais seule : on peut reprendre le compteur d’Archie à poil avec la première scène de cet épisode !

Betty n’est finalement pas enceinte, et ça permet au couple d’être soulagé… tout en se posant plein de questions sur la manière d’élever un enfant quand même.

Pendant ce temps, Reggie et Veronica semblent bloqués dans une rupture éternelle. J’ai l’impression que c’est la 150e fois que je les vois se disputer pour mettre un terme à leur couple et je ne comprends pas comment à chaque épisode Reggie se retrouve encore à être avec Veronica pour récupérer des affaires. Ce qui est le plus énervant, c’est qu’il souligne tout de même des aspects de Veronica qui sont justes à chaque fois. J’aime bien le voir lui faire remarquer qu’elle tue plein de mecs autour d’elle, tout en n’étant jamais tout à fait toute seule, non plus.

De son côté, Percival passe un excellent début d’épisode en tant que maire. Il débarque donc chez les gens avec la police pour récupérer les livres qu’ils n’ont jamais rendus à la bibliothèque, sachant que sa première action en tant que maire est de fermer la bibliothèque. Cela semble choquer Jughead, alors qu’on n’a littéralement jamais vu la bibliothèque en question en six saisons, si je ne m’abuse.

Bref, ça m’a amusé tout ça. Percival réclame à Jug une édition de la métamorphose qu’il a emprunté lorsqu’il était SDF (hein ?), mais sachez qu’Archie lit également des livres ! Geraldine lui avait conseillé de lire un truc à l’eau de rose au lycée, alors il l’avait emprunté. Chaque fois qu’on pense qu’ils ne peuvent pas être plus ridicules, ils le sont. Ce qui est top, mais improbable, c’est que c’est Archie qui dit exactement la même chose.

En attendant, Percival s’amuse à harceler tous nos anciens lycéens les uns après les autres, récupérant au passage des objets qui leur appartiennent en garantie du remboursement des livres perdus. Bon, je ne comprends pas trop comment il est possible que tous les habitants de la ville oublient de rendre des livres comme ça, hein. Quant à Percival, il récupère le livre du grand-père de Jug, la guitare d’Archie, le squelette du frère de Cheryl, le tableau d’Hiram dans le bureau de Veronica… Une collection passionnante. Betty ne se fait pas harceler par Percival, mais par Alice. Elle n’hésite pas à donner le journal intime de sa fille au maire. Il n’y a que Reggie qui s’en tire, sachant précisément où est le livre en question.

Bon, nos héros sont quand même intrigués par ces actions sans queue ni tête du nouveau maire. Ils convoquent donc une réunion extraordinaire où Veronica souligne que Percival a refusé son argent, alors que Cheryl (oui, elle est là, parce qu’elle doit rendre un livre qu’Heather lui aurait pris – c’est bien, Heather est partout désormais) s’inquiète du parfum de sorcellerie autour de cette chasse aux livres. J’ai tellement ri.

Pourtant, Cheryl semble avoir raison : on voit Percival demander à Kevin de lui rendre lui aussi un livre, avant de jeter clairement un sort sur les objets récupérés et les livres. Le sort ne met pas longtemps à agir : Reggie se rend compte qu’il ne sait plus lire, Veronica est clairement envahie par des araignées imaginaires, Betty est poursuivie par une odeur de Javel qui lui fait voir son père… et on sent que les sorts qu’ils subissent sont en lien avec les livres à retourner.

Franchement, une fois de plus, je tiens à dire que j’aime l’idée, que ce petit côté fantastique colle bien au what the fuck général de la série et que ça pourrait être vraiment sympa comme concept… Mais bon. À l’échelle d’un épisode et dans Riverdale, c’est quand même un grand n’importe quoi. Nous ne sommes pas au bout de nos peines, en plus : la série se souvient aussi qu’Archie est supposé être prof, recrutant de jeunes militaires se moquant de son passé musical… mais c’est pour mieux le confronter au cadavre de Geraldine.

De son côté, Cheryl est confrontée à son passé, sous la forme d’un fantôme et de quelques roses, alors que Betty fait le lien entre l’odeur de javel et une entrée de son journal intime qu’elle a eu l’occasion de relire en essayant de le récupérer à Percival. Cela fait prendre conscience à Betty qu’elle sentait la javel que son père utilisait quand elle avait 12 pour laver le sang de ses victimes. EUKÉ.

Après Betty – qui confie tout ça à Archie aussi ; ce dernier préférant ne rien raconter à Betty de Geraldine – c’est Reggie qui rend visite à Percival. Il le supplie de récupérer son bouquin pour pouvoir lire à nouveau… mais c’est en vain. Le maire a un autre plan pour lui : il souhaite qu’il donne à Veronica un œuf de Fabergé. Super.

Convaincu par le pouvoir du maire, Reggie l’offre bien à Veronica, qui aperçoit des araignées à l’intérieur de celui-ci. Clairement, on comprend pourquoi elle cherche à retrouver le livre, hein. J’en oublie presque de vous raconter un des trucs les plus funs de l’épisode : Jug a oublié de rendre La Métamorphose, alors il prend cher, ses mains se mettant à saigner. Lui ne parvient pas à récupérer son livre : c’est Doc qui l’a pris, et le maire a envoyé tous les SDF de l’allée de Riverdale marcher jusqu’à la mer. Pas exactement la porte à côté, quoi. En plus, Doc dit avoir vendu le livre, alors ça envoie Jug en Pennsylvanie.

Kevin retrouve Sa Majesté des Mouches bien rapidement. Ce connard a aidé le maire à harceler tous ses potes, mais pas Moose. Cela tombe bien : c’est Moose qui avait le livre de Kevin, et bim, on en profite pour de la drague entre eux, encore. Tout ça sort de nulle part comme la série sait si bien le faire, ça me vend du rêve… jusqu’à ce qu’on enchaîne sur Kevin rendant le livre à Percival et se faisant draguer par le maire. WTF. Bon, ça ne devrait pas me surprendre, le maire semble vouloir draguer tout le monde… mais que ça termine par un baiser entre eux, c’était tout de même trop rapide.

Inévitablement, tous nos héros qui ne sont plus supposés être adolescents se donnent à nouveau rendez-vous pour essayer de comprendre ce qui arrive. Cheryl, toujours aussi blasée que d’habitude, explique qu’ils sont confrontés à leur plus grande peur, tout simplement. Pour briser le sort, il suffit en théorie de retrouver le livre et de le rendre à Percival, tout simplement.

C’est plus simple à dire qu’à faire : les livres sont introuvables et affronter ses démons, ça fait peur. Archie semble le plus affecté par son trauma, avec Betty obligée de lui faire prendre conscience que Geraldine était une prédatrice sexuelle. J’ai tellement ri devant cet épisode – ce que dit Betty est 100% vrai, hein, mais la série ne l’a jamais vendu comme ça avant et semble vouloir se racheter on ne sait pas trop pourquoi, tout en nous foutant plein de flashbacks de Geraldine. Insupportable.

De son côté, Veronica fait appel à Heraldo et what the fuck ? Elle est supposée faire face à un sort qui lui fait affronter ses plus grandes peurs – bon, les araignées, ce n’est pas original – et elle se retrouve à draguer un random à nouveau, pour ne pas finir seule, une fois de plus. Elle donne raison à Reggie, au moins, elle est incapable de rester seule et passe une excellente nuit. Le réveil est moins sympathique, par contre : ce pauvre Heraldo est mort dans le lit à côté de Veronica.

Cela ne semble pas la faire flipper plus que ça quand elle appelle Reggie. Ce qui l’énerve ? L’œuf, les araignées qui ont mordu Heraldo et Reggie. Non, vraiment, c’est Reggie qui énerve le plus Veronica, pas le fait qu’Heraldo soit mort à cause d’elle. Par contre, Reggie ne sait plus lire, mais il sait encore faire des maths et se retourner contre le maire quand il comprend ce qu’il se passe. Contre ? Non. Son but est que Percival lui apprenne à se servir de sa magie.

Toute cette intrigue était amusante, mais comme prévu, elle ne dépassera pas l’épisode. Ce qui fut le sujet d’intérêt de toute la ville pendant tout un épisode est vite oublié quand Jug revient de Pennsylvanie avec les bouquins introuvables de tout le monde. C’est amusant comme tout, et ça permet à tout le monde de récupérer ses affaires.

Cheryl préfère quand même brûler les objets par mesure de sécurité. Elle ne le fait pas avec le livre de Jug, qui refuse de voir son grand-père disparaître, ni avec le tableau d’Hiram, parce que Veronica assure que personne n’aura de pouvoir sur elle. Ah, pas si sûr : le cliffhanger de l’épisode nous apprend que le venin qui a tué Heraldo vient des lèvres de Veronica – un baiser lui a donné la mort. Et vous savez ce que j’ai dit à voix haute à ce moment-là ? J’adore.

Sinon, malgré tout le reste, Betty continue aussi son enquête sur le tueur aux sacs poubelles. Ce nom continue de me faire rire plus que nécessaire, et la percée de Betty dans cet épisode, c’est que leur serial killer pourrait peut-être avoir une petite fille. Super.

Autrement, vous l’aurez compris : pas de Tabitha (Jug a peur de mourir seul), de Tony, de Fangs (Kevin est occupé avec d’autres)… Mais tout le monde s’en fout apparemment.

Compteur d’Archie à poil : +1… Enfin, +2 si on compte le flashback avec Geraldine, quand même.

 

Riverdale – S06E12

Épisode 12 – The Fog – 15/20
Des mois sans voir le moindre épisode ! Forcément, je reprends en douceur la série et je suis presque content de retrouver les personnages. C’était un épisode sympathique, je me rends compte que je n’ai eu aucun mal à me resituer dans toutes les intrigues et que le rythme est toujours aussi rapide. Quant à la logique, il ne faut jamais la chercher, mais elle a semblé être là par moment. Bref… J’ai bien aimé ?

Spoilers

Le brouillard s’apprête à couper l’électricité de Riverdale, parce que c’est bien connu, c’est ce que fait le brouillard.

Why am I still here… in Riverdale ?

Mieux vaut tard que jamais, j’imagine. Alors que la saison 7 bat déjà son plein, je me lance seulement dans la dernière partie de la saison 6, sans la moindre excuse valable pour justifier mon retard. Franchement, ça n’a pas de sens : j’ai aimé le début de la saison 6 plus que n’importe quelle autre saison (de cette série, hein, la barre n’était pas haute non plus) jusqu’à présent et j’étais enfin à jour. Pourquoi avoir laissé autant de temps entre les deux épisodes ? Pas la moindre idée. Le boulot, d’abord, puis l’accumulation d’épisode et maintenant… bim.

Maintenant, je ne sais plus vraiment où j’en suis dans la série, après avoir été persuadé pendant des mois que j’en étais à l’épisode 11. Franchement, j’ai revu le début de l’épisode plein de fois avant de me dire que finalement, non, je n’allais pas reprendre la série maintenant. Finalement, j’en étais à l’épisode 12, qui commence par une réunion secrète de nos quatre héros : Jug, Tabitha, Betty et Archie. Nos quatre fantastiques décident d’organiser une réunion le soir-même avec le reste de la ville, pour stopper l’apocalypse prévue par Perceval.

Malheureusement, Alice les espionne et balance aussitôt à Perceval ce qui a été décidé : une réunion nocturne ? Ah, c’est bien Riverdale, cette affaire. Pourquoi Alice est-elle vraiment si pote avec Perceval si elle entend qu’il organise une apocalypse ? Ce n’est pas logique. La logique avec cette série n’a jamais été quelque chose qui existait après tout. On enchaîne rapidement sur Alice qui annonce à la télévision des années 50 environ qu’un énorme brouillard arrive sur la ville et qu’un couvre-feu a été instauré par le conseil municipal. Forcément. Ce qui est bien, c’est qu’il y a vraiment un brouillard qui s’installe sur la vie, permettant d’instaurer un faux climat d’horreur un peu ridicule.

Cela nous vide Pop’s bien rapidement et rend plus compliquée la tenue de leur réunion. On voit ainsi Kevin hésiter à y aller, jusqu’à ce que Tony l’en empêche finalement, l’invitant plutôt à un dîner avec elle et Fangs. On retrouve ensuite Kevin en train de corriger des copies avant d’aller chez Toni. Quelques petits flashbacks nous rappellent les relations passées de Kevin, et bim, Moose redébarque d’absolument nulle part. Il serait prof lui aussi, maintenant, et Kevin n’était pas au courant. Bordel, sortez-moi de cette série !

Kevin accepte de passer un peu de temps avec Moose, lui racontant toute sa vie. Je n’ai toujours pas compris comment Kevin s’est retrouvé célibataire en vrai. Et si Fangs a bien glow-up en vieillissant, je ne reconnais pas tellement Moose maintenant qu’il a vieilli. C’est probablement la barbe. Sans trop de surprise, Moose regrette l’ « unfinished business » entre lui et Kevin. C’est sûr que les scénaristes ont rapidement oublié ce qu’il était devenu.

Pendant que l’ancien couple reprend contact et s’embrasse, Tony et Fangs l’attendent en parlant du futur de Baby Anthony. C’est un Serpent, mais bon, ça ne plaira pas Kevin de le voir élevé comme un Serpent. Ils attendent Kevin pour rien de toute manière : il décide de ne pas se rendre chez eux. Fangs s’en énerve bien vite, honnêtement, et ça me donne l’impression qu’il est encore amoureux de Kevin, en vrai. Mais bon.

Tony parvient à le calmer et l’empêcher de partir à la recherche de Kevin, promettant qu’ils pourront tout aussi bien régler leur problème au tribunal si besoin. Mouais. De son côté, Kevin couche donc avec Moose, avant de se faire un cauchemar sur leur passé commun. Le lendemain matin, après la dissipation du brouillard, Kevin a Fangs au téléphone pour découvrir que celui-ci ne veut plus d’un arrangement à l’amiable pour la garde de Baby Anthony.

Avant la fin de ce brouillard, à Pop’s, Jug essaie de négocier avec Tabitha pour qu’elle retourne dans le temps et empêche la bombe d’exploser. Malheureusement pour lui, elle a déjà essayé et lui affirme que c’est parfaitement impossible. J’avais déjà oublié que la série s’amusait avec le voyage dans le temps désormais. Et avec la météo aussi !

Ouep, le brouillard fait flipper toute la ville. Ainsi, on nous ramène l’histoire du Tueur des Sacs Poubelles, avec une victime qui aimerait parler à Betty… sauf qu’elle est terrifiée de voir une silhouette dans le brouillard. Elle passe donc par l’arrière de sa maison pour rejoindre l’arrière de la maison d’Archie. Ils entendent bien passer la nuit pleine de brouillard ensemble – attention, même s’ils font l’amour, Archie garde désormais son t-shirt. Il a dû entendre parler de mon compteur, lui.

En attendant, Betty couche avec lui avant de lui annoncer qu’elle se pense enceinte, parce qu’elle a deux semaines de retard. On note au passage qu’elle se plaint de la panne de courant qui éteint les lumières de la chambre… alors qu’elle est censée se taper des migraines, toujours. Je veux dire, elle avait ses lunettes de soleil un quart de seconde en début d’épisode.

Archie compense par un milliard de bougies, cependant, donc bon, elle peut continuer d’avoir sa migraine, en théorie. Elle peut aussi lui raconter son histoire avec le Trashbag Killer. Je sais que la série veut se donner des vibes de film d’horreur, mais le tueur à la musique classique, la scie et… le sac poubelle ! Désolé, mais j’ai ri.

La scène est loin d’être drôle, cependant : le tueur force Betty à découper un corps devant lui. Il a une raison de le faire : cela lui permet d’être sûr qu’elle est comme lui et que le monde sera plus intéressant avec une agente du FBI capable de démembrer des corps pour le fun – et pour la survie, accessoirement. C’est ce qu’Archie rappelle à Betty, avant de poser à voix haute la question que l’on se pose tous, de l’acteur aux gens regardant encore la série : pourquoi est-il encore à Riverdale ?

Pour sauver l’esprit de la ville, bien sûr, et y fonder sa famille. Il est même prêt à faire ça avec Betty. Et ben, la série n’y va pas mollo avec ce couple.

Bien sûr, Pop’s est aussi victime de la panne de courant (c’est connu que le brouillard coupe le courant, non ?), ce qui est une bonne chose : cela permet à Jug d’éviter une dispute avec Tabitha lui reprochant de lire ses pensées alors que lui n’a qu’une envie, pouvoir entendre à nouveau normalement. C’est pratique, ça.

Eux aussi ont un milliard de bougies à allumer, heureusement, et une vieille radio pour savoir si l’on parle ou non du brouillard. Allez savoir pourquoi – bon d’accord, c’est pour que leur générateur puisse fonctionner. Jug se décide aussi à sortir pour faire une recherche de pétrole. Il inquiète bien Tabitha en mettant trois plombes à revenir, se perdant dans le brouillard. Bien sûr, en l’attendant, elle a aussi entendu de drôle de voix à la radio.

Finalement, toute cette intrigue ne mène nulle part – mais le lendemain arrive. Cela permet de découvrir que pendant la nuit, le Conseil de la ville s’est dissout, sans l’avis de Tabitha évidemment. Pendant que la ville attendait que le brouillard se dissipe, Perceval s’est donc retrouvé nommé maire de la ville. MDR.

Ce n’est pas le pire pour Tabitha. Le pire, c’est qu’elle a essayé 1384 possibilités – parfois en restaurant l’ouïe de Jug – et qu’à chaque fois, elle sest retrouvée à perdre son petit ami, prédestiné à mourir selon elle. C’était mal joué, malheureusement, et absolument pas surprenant comme recyclage à la Infinity War.

Le fou rire du jour vient toutefois de la mère de Cheryl, clairement. Elle revient dans la série déguisée en bonne sœur parce qu’elle jure fidélité au Chris désormais, après une rédemption bien recherchée et un exode. C’est si drôle à voir : la mère serial-killer qui entre dans les ordres, ça ne se voit que dans Riverdale, je pense.

Bon, le retour de sa mère plaît moyennement à Cheryl. Elle la laisse quand même errer dans Thornhill, avant de l’assommer quand elle la retrouve devant une poupée de Julian. C’est tellement n’importe quoi cette série, mais c’est un n’importe quoi qui m’a un peu manqué par moments. Pour faire face à sa fille et rester en vie, la mère finit par lui prouver qu’elle a bien changé : elle lui donne les lettres d’Heather, sa première petite amie. Oui, il y a eu un avant Tony.

Lire les lettres, nombreuses, font pleurer Cheryl comme une petite fille : elle découvre que son ex pensait encore elle, malgré l’interdiction de sa mère de lui parler. C’est risible, vraiment. Même l’actrice ne parvient pas à croire à ce qu’elle joue… C’est dommage, elle est meilleure que ça d’habitude.

Dans tout ça, Veronica a toujours son casino à gérer, mais le brouillard qui envahit supposément la ville l’empêche de faire recette. Elle se retrouve coincée avec Reggie, parce que le brouillard est toujours là et l’empêche de finir son déménagement après avoir été viré. La soirée se termine autour d’un whisky et d’une Veronica qui propose à Reggie un strip-poker, parce qu’il a déjà joué au poker toute la journée et que cela lui permettra de pimenter sa soirée. Du grand n’importe quoi.

Assez vite, Reggie se retrouve donc en caleçon devant une Veronica en sous-vêtements. Je me demande pourquoi il a une réplique lui faisant dire « what are the odds ? ». Si elle était encore complètement habillée, admettons, mais la partie semble avoir duré un moment s’ils sont déjà en sous-vêtements. Et les chances pour que l’un des deux finissent nu à un strip-poker me paraissent plutôt élevés. D’ailleurs, il avait probablement moins de fringue qu’elle dès le départ.

BREF. Ils se retrouvent à coucher ensemble, mais pas dans le bureau de Veronica, où il y a encore le tableau d’Hiram. LOGIQUE. S’ils couchent ensemble, ils ne sont toujours pas faits pour être un couple heureux : les disputes entre eux reprennent vite, quand il évoque Hiram ou l’ombre d’Archie qui plane toujours sur leur relation. Et clairement, la conversation lui donne raison : Veronica ne s’est toujours pas remise de la décision d’Archie de rester à Riverdale plutôt qu’à New-York.

Reggie lui fait plus mal que prévu cependant : il s’amuse à faire prendre conscience à Veronica qu’elle se comporte comme Hiram, alors que lui reproduit aussi la dynamique de ses parents. Bordel, attention, on dirait presque que les scénaristes vont réussir à construire la psychologie de leurs personnages là. C’est flippant ! La scène était longue et à peu près bien écrite. Bon, elle allait aussi probablement à l’encontre de plein d’autres épisodes, mais ça, on est habitué.

Reste à évoquer le cliffhanger : Archie et Betty regardant le résultat d’un test de grossesse. SUSPENSE INSOUTENABLE.

Compteur d’Archie à poil : +0, il ne fait plus d’effort à la salle apparemment !

PS : la soirée continue sur le twitch d’Aurélien 

 

Riverdale – S06E11

Épisode 11 – Angels in America – 11/20
J’a-do-re. C’est complètement pété et ça n’a aucun sens, je n’ai pas arrêté de rire devant cet épisode qui enchaîne les énormités et nous révèle que l’intrigue de cette saison est encore plus paumée et perchée que d’habitude. Seulement, en parallèle de tout ce ridicule, la série joue avec des éléments que je peux aimer ailleurs – en le faisant mal, certes. Le message de paix que l’épisode souhaite faire penser m’empêche d’être trop sévère dans la critique, m’enfin quand même, tout ça n’a aucun sens ? Finalement, dans les saisons précédentes, les scénaristes n’avaient pas franchi toutes les limites et ils nous prouvent cette fois qu’ils ont la liberté de faire ce qu’ils veulent, pour le meilleur et pour le pire.

Spoilers

Tabitha veut sauver son business de Percival, quitte à s’appuyer sur le passé pour le faire.

And also I’m not Jughead, I’m an angel.

Au secours. L’épisode se centre sur le Pop’s et il est assez clair dès le départ qu’on va nous faire des flashbacks au passage. Eh oui, le sort de Pop’s est en danger cette fois-ci. Le diner serait selon Percival un excellent emplacement de gare, et il souhaite donc raser le business de Tabitha pour en faire le lieu de passage d’un train… mais sans fermer le bar en-dessous. Toni ne le croit pas, mais elle n’est pas d’une grande aide à Tabitha.

En fait, Tabitha est laissée seule face à ce grand-méchant : Archie guérit encore de ses blessures, Betty a peur de lui, et quand elle trouve finalement de l’aide chez Cheryl… Cheryl a d’abord besoin de contrôler son pouvoir de pyromanie qui explique qu’elle mette la clim à fond. Super. Au moins, elle est assez maligne pour ENFIN découvrir les pouvoirs de son mec. Il serait temps de se mettre à jour sur ce qu’il se passe, franchement. Elle semble en tout cas n’avoir aucun mal à se faire à l’idée des pouvoirs de tout le monde.

Cela ne l’aide pas vraiment à sauver Pop’s pour autant. Pour ça, elle peut heureusement compter sur son grand-père qui lui fournit une boîte à souvenirs prouvant l’importance du diner pour la ville. Il est même dans le Green book, c’est dire (pour rappel, le green book c’est une sorte d’annuaire de références des boutiques et adresses pour Afro-américains, de manière à ce que tout le monde puisse avoir un lieu où aller).

Kevin est de retour dans cet épisode autrement, et il fait son retour pour venir en aide à Percival et espionner Tabitha pour lui. Il indique ainsi que Tabitha est en train de se rebeller contre Percival, et ça ne lui plaît pas du tout. Forcément. Il lui envoie donc… un type armé d’un pistolet, pour la flinguer en plein milieu de Pop’s. C’est problématique.

Alors que Tabitha finit à l’hôpital, avec Jug à son chevet, elle plonge dans un coma bien particulier. On nous fournit alors un épisode de Noël (je crois ?) en 1944. C’est super, franchement, c’est vraiment ce dont j’avais besoin, hein. J’espérais avoir un épisode centré sur Tabitha, car j’aime le personnage et l’actrice, mais… Pas comme ça. Quel enfer, franchement.

La voilà donc plongée dans un flashback qui n’a rien à voir avec la réalité, où elle interprète un rôle différent, Teresa, et se retrouve à parler à nouveau Raphael, l’ange qui était venu lui rendre visite dans la dimension parallèle. Elle semble s’en souvenir, allez comprendre pourquoi, et fait donc entièrement confiance à l’ange qui, de toute manière, a désormais l’apparence de Jughead. Cela aide bien.

Il lui explique rapidement les règles de l’épisode : elle seule peut voir l’ange, mais personne ne se soucie de la voir parler seule, et elle doit à présent remplir une mission pour… Pour quoi au juste ? Pour revenir à la vie dans la réalité ? Mystère. En tout cas, elle se donne corps et âme dans sa mission quand elle la découvre : Riverdale est sur le point de devenir une ville du coucher de soleil, avec une loi qui empêcherait les personnes noires de sortir une fois la nuit tombée.

Il est hors de question pour elle que ça arrive, et elle fait tout ce qu’elle peut pour l’empêcher, s’opposant à un Percival du passé qui est évidemment raciste. En fait, ça sort un peu de nulle part dans l’épisode, mais le voilà raciste et prêt à tout pour que la ville soit débarrassée des personnes noires. Heureusement, elle peut compter pour ça sur l’aide d’Artie, avec un t, oui. Je ne cherche même pas à savoir qui il est censé être à ce stade.

De toute manière, peu importe : l’intrigue est ailleurs, avec une ville de Noël où Tabitha et Pops reçoivent une famille pourchassée pour avoir osé sortir de nuit. Cette famille est interprétée par Toni, Fangs et baby Annie (ça change de nom, ma foi). Concrètement, Percival et Kevin veulent s’en prendre à cette famille, mais Tabitha réussit à utiliser ses connaissances du futur, du droit et un miracle de Noël, provoqué par un Raphaël d’abord réticent, pour empêcher une arrestation de justesse.

Mieux, en présentant cette famille au maire de la ville, elle parvient à le convaincre de ne pas faire de Riverdale une ville du coucher de soleil. Malheureusement pour elle, cela énerve grandement Percival qui décide de s’en prendre à elle en lui tirant dessus.

Suite à cette nouvelle fusillade, voilà donc Tabitha qui se retrouve en 1968 dans le rôle de Tina. Il n’en faut pas plus pour qu’elle essaie d’empêcher le meurtre de Martin Luther King. Rien que ça ? Cette fois-ci, c’est Toni qui joue le rôle de l’ange dans cette intrigue. Il essaie donc de lui expliquer qu’il ne s’agit pas de sa mission et qu’elle ne peut rien faire pour changer l’Histoire.

Euh… OK ? Voilà Tabitha forcée de faire face à la mort de Martin Luther King et aux réactions de la communauté de Riverdale. Le problème ? Le FBI, interprété à nouveau par Percival et Kevin, veulent s’en prendre à cette communauté et interdire les rassemblements – ce qui provoquerait des émeutes. À quel moment a-t-il été décidé que Kevin serait aussi un antagoniste de la saison ? Mystère. Cela ne semble jamais perturber Tabitha qui ne se concentre que sur Percival de toute manière.

Un appel au FBI plus tard, Tabitha est capable de parler directement au directeur (allons savoir comment) et de lui expliquer qu’elle connaît ses documents secrets. Le cours d’Histoire est appréciable et fonctionne plutôt bien, même si les données évoquées le sont trop rapidement. En tout cas, ça permet de faire virer l’agent Percival. Manque de bol pour Tabitha, Percival devine d’où vient le problème et se démerde pour mettre une bombe chez Pop’s.

Tabitha se rend compte à temps de la présence de la bombe et la sort en vitesse du diner. Apparemment, la mettre dans une poubelle suffit à limiter les dégâts sur le restaurant, mais elle meurt tout de même. Suite à l’explosion la voilà devenue Tina, une serveuse du bar dans les années 90. Enfin… En 1999, quoi. Il est temps de passer aux années 2000, oui. J’aime le fait que le look de l’actrice s’adapte à chaque époque et qu’il soit question à chaque fois de questions de droits des personnes noires, parce que ça nous fait un cours d’histoire rapide, mais ça n’empêche pas l’épisode d’être sacrément mauvais.

Dans ce nouvel acte, Tabitha/Tina se retrouve à devoir percer un nouveau mystère : un jeune tague un grand 88 sur Pop’s, et c’est un symbole raciste. Bien sûr, sa haine vient du pouvoir de persuasion de Percival qui tient une boutique en ville. Allez comprendre. Quand Raphael se pointe sous les traits de Betty, il nous annonce que Tabitha a réussi à voyager dans le temps plus rapidement que les fois précédentes – donc avant d’être touchée par l’explosion. Il lui explique aussi que la haine est instinctive chez certaines personnes.

Mais alors qu’il fait ça, il observe les photos prises par Tabitha dans la boutique de Percival et reconnaît des objets mythologiques importants, notamment le Graal. Selon Raphael, le Graal serait carrément un talisman qui permettrait à Tabitha de revenir à son époque, rien que ça. Ils vont loin encore cette année les scénaristes, mais de toute manière, ils peuvent bien faire ce qu’ils veulent désormais.

Genre, tout ce qu’ils veulent, même de faire de Tabitha une championne d’escrime (????) capable de se battre en duel contre Legion, parce que c’est lui que représente Percival. OK. Elle le bat, mais ne parvient pas à le tuer : Legion s’enfuit avant, ce qui laisse Tabitha seule avec le saint Graal. Un milkshake dans le St Graal plus tard, voilà Tabitha de retour dans le présent, prête à utiliser une boîte de conserve pour ne pas se faire tirer dessus.

Elle n’a plus qu’à expliquer à Jug qu’elle a aussi un pouvoir : elle peut remonter le temps à l’aide d’un ange. Ils en fument vraiment de la bonne dans la salle des scénaristes. Ce n’est que le début pourtant, parce que maintenant qu’elle est de retour, elle peut maîtriser bien mieux son pouvoir et se déplacer aussi dans le futur.

La conclusion de l’épisode ? Elle explique à Jug, Cheryl, Betty et Archie (sorry Veronica ??) qu’ils sont en train de se battre contre un Percival qui n’est probablement pas humain et se battent dans une guerre qui les dépasse complètement. A tel point d’ailleurs que quand elle se rend dans le futur à l’aide de son talisman – qui est finalement Pop’s et non le Graal – pour voir ce que devient la ville, elle se rend compte qu’il n’en reste plus que Pop’s, complètement abandonné. Partout autour, la ville n’est plus que cendre. Il n’en faut pas plus pour qu’elle en arrive à la conclusion que nos héros sont en train de se battre pour éviter l’Apocalypse, dont Riverdale serait l’épicentre.

Rien que ça !!!

Compteur d’Archie à poil : Nope, pas d’Artie dénudé, pas d’importance de l’acteur dans cet épisode.