La Magie du Cinéma #4 : Les Crimes de Grindelwald

Salut les Potterheads,

Pour ne pas craquer pendant le Black Friday, j’ai pu compter sur mes articles en retard et sur ce bel envoi de la part de Gallimard qui a eu la gentillesse de me proposer de lire le quatrième tome de leur collection La Magie du Cinéma. Ce quatrième volet porte sur le deuxième film de la saga Les Animaux fantastiques, dont j’ai déjà eu l’occasion de parler sur le blog. J’ai donc bien sûr été ravi d’obtenir ce guide complet, et officiel cette fois, qui apporte un tas d’informations complémentaires sur le film.

DSC_0404.jpg

> Voir aussi : Review Les Crimes de Grindelwald

Pour être tout à fait transparent avec vous, j’ai eu tendance à fuir les premiers livres de cette collection lors de leur sortie, car je me disais que ça allait encore encombrer ma bibliothèque et que c’était finalement un type de livre qui ne m’intéressait que moyennement, parce que j’étais plus fan des livres que des films Harry Potter. Le problème, c’est qu’avec Les Animaux fantastiques, le raisonnement est caduque. Ben oui, ce sont des films avant d’être des livres du script. Et si j’ai commandé le script du film (reçu hier), ça reste avant tout ça, un film.

Du coup, et vous allez voir que je ne m’égare pas tant que ça, il est logique d’ajouter à ma collection ce livre sur La Magie du Cinéma. Et rien qu’au sommaire, j’ai su que ma lecture allait, effectivement, être magique. Regardez-moi cette double page, ne fait-elle pas envie ?

DSC_0411.jpg

Le livre commence par un rappel sur le premier film avant de faire le tour des personnages et lieux de ce nouveau film. À chaque fois, on obtient une double page pleine d’anecdotes, notamment sur les costumes des personnages. J’en parlais il y a peu dans un TFSA sur les meilleurs looks de personnages, mais j’adore quand les costumes sont travaillés et que tout a un sens. Inutile de dire que dans une production comme celle-ci, il y a plein d’anecdotes à glaner sur les fringues !

Si vous n’êtes pas fans de ce genre de détails, ne passez pas pour autant votre chemin. Croyez-moi, ce livre va être une lecture hyper utile. En parcourant cette petite centaine de pages (et ça m’a paru plus en temps de lecture, parce que je me suis arrêté sur plein de photos plutôt chouettes), j’ai appris un tas de choses sur les décors et les objets également. Franchement, ça m’a presque rappelé mes visites au studio tour tant il y a de choses à apprendre sur la manière dont les objets magiques sont conçus.

DSC_0416.jpg

Mieux encore, il y a des doubles pages qui ont carrément éclairé ma compréhension du film – je pense notamment à celle-ci sur le personnage de Grindelwald. Loin de se contenter uniquement de parler du grand méchant du film, elle a aussi la bonne idée de revenir sur le fonctionnement du crâne que Grindelwald utilise. Les choses n’étaient pas claires du tout dans le film – on verra dans le script comment c’est présenté, mais c’est grâce à celui-ci qu’il a ses quelques visions. C’est quand même un enjeu majeur de ce second volet, et avoir des détails de ce genre ont un peu changé ma vision du film.

Oui, un simple livre a amélioré considérablement ma compréhension et mon appréciation du film. Cela ne peut pas faire de mal d’essayer, pas vrai ?

Voir aussi : Les Mondes magiques Harry Potter & Les Animaux fantastiques

Et si tout ça ne vous suffit pas, dites-vous qu’il y a des dizaines de photos et illustrations à découvrir, y compris des illustrations ayant servi à la création des costumes et décors. C’est toujours top de voir à quoi tout devait ressembler, pour comparer avec ce qui a été fait. En plus, en tournant les pages, on tombe parfois sur des petites « surprises », des goodies bienvenus, du genre cette planche d’autocollants (je suis fan des niffleurs en bas à gauche), des affichettes ou des pass pour visiter le Ministère de la magie français. C’est la classe, non ?

DSC_0415.jpg

Vous pouvez vous procurer ce livre dans vos points de vente habituels, au prix de 26€90.

Rewatch : I need your help, Veronica (S02)

Salut les sériephiles,

Oui, dix jours suffisent largement à se manger 22 épisodes de Veronica Mars, même en travaillant à côté, même en regardant (très peu) des inédits, même en allant au ciné, etc. Je débarque donc aujourd’hui pour vous parler de cette deuxième volet d’épisodes, dix jours après avoir évoqué la première et alors que j’ai déjà commencé la saison 3, évidemment. Je crois bien que je vais terminer avant 2019, je suis tout triste. Je suis tout triste aussi parce qu’en vieillissant, cette saison 2 n’a pas gagné en qualité.

> Rewatch saison 1

Related image
Bon, si, parce que LA scène entre Charisma Carpenter et Alyson Hannigan me paraît encore plus fun aujourd’hui que je suis fan de Buffy. Pareil pour la scène avec Joss Whedon, d’ailleurs.

Je me souviens m’être déjà fait la réflexion à l’époque, mais ça me paraît encore plus vrai désormais : cette saison 2 est bonne, mais elle n’a plus rien d’aussi brillant que la saison 1. Le vrai gros problème ? Une complexification beaucoup trop importante de l’intrigue et la multiplication des personnages secondaires (les Fitzpatrick, putain), ad nauseam. En plus, ces persos ne servent qu’à être des outils dans l’enquête, qui finit par ne pas passionner.

Image result for veronica mars bus
D’autres choses sont répétitives, et Veronica a beau les souligner, c’est parfois trop répétitif.

Oui, le fil rouge commence vraiment super bien – le bus ! Seulement, tout est lié de manière pas toujours habile (la mort de Felix). Surtout, il y a des décisions que je n’ai jamais bien comprises : Meg survit au crash du bus, c’est cool, mais elle reste un personnage totalement secondaire ensuite, juste parce qu’elle est enceinte et que ça finit par justifier le départ de Duncan et basta. Et puis, il y a tout un détour avec sa famille, aussi. Et puis d’abord, Duncan/Veronica ?

Image result for veronica mars duncan love
Oui, Duncan, moi aussi, j’aimerais pouvoir zapper quand t’es là.

Tout va vite, sort souvent de nulle part et c’est dommage. Finalement, cette saison est précipitée : il y aurait de quoi tenir deux saisons avec la même histoire, ce qui est super frustrant. Les deux fils rouges (le bus, Felix) sont souvent perdus de vue et reviennent sans trop d’intérêt. Et Meg qui est annoncée morte, ça tient finalement quinze secondes.

Image result for veronica mars meg
Et moi, j’adorais Meg. Tellement sous-cotée comme perso…

Il en va de même pour Wallace, dont toute l’intrigue familiale est évoquée puis évincée, pour Jackie, que j’adore par moments, et pour beaucoup de choses finalement.

Image result for veronica mars kendall
Cette intro, ahaha !

Bon, avant que Ludo ne soit tout heureux et dise que je ne fais que critiquer une série que j’adore : deux choses. La première, c’est que tout ça s’explique. Je pense que les pertes d’audience ont beaucoup joué sur l’écriture de la série. On sait tous que le bus n’a pas passionné autant que Lily, et c’et bien pour ça qu’ils ont tenté de rattraper le coup avec d’autres intrigues. À trop vouloir aller partout, par contre, ils se sont perdus en route (de là à dire qu’ils sont tombés d’une falaise alors qu’ils étaient dans un bus, il n’y a qu’un pas).

Image result for veronica mars kendall
En revanche, l’importance que prend Mac, c’est top !

La deuxième, c’est que la série reste brillante pour ses nombreuses répliques, pour son générique (aha) et pour la construction du personnage de Veronica, qui reste toujours passionnante. Ses cas de la semaine sont aussi mieux réussis que ceux de la saison 1, y compris quand il s’agit de voir ce que pourrait donner une saison 3 en envoyant Veronica à l’université où elle retrouve Troy, en plus.

Image result for veronica mars bus
Je l’aimais bien, moi, en plus… et c’est le Diable incarné finalement.

Brillante aussi est la conclusion de la saison, dont les deux derniers épisodes, comme en saison 1, sont de belles prouesses d’écriture qui montrent bien que tout était maîtrisé depuis le départ… même si la déconstruction de toute la saison 1, coup sur coup, m’avait un peu gêné la toute première fois (déconstruction, au sens Aaron innocenté et Veronica finalement violée). C’est là la meilleure preuve de la qualité de la série, l’écriture est toujours travaillée pour récupérer une fluidité ; elle retombe sur ses pieds et elle le fait bien (pas comme Beaver mouahahah). En fait, malgré tous les défauts soulignés, cette saison reste meilleure qu’un bon nombre de séries procédurales que je ne regarde même plus. La qualité des répliques suffit à tout faire, que voulez-vous que je vous dise d’autre ?

> Rewatch : Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 Le film
> Critique The Thousand-Dollar Tan Line
> Critique Mr Kiss & Tell
Saison 4

Well, you know what they say. Veronica Mars, she’s a marshmallow.

Merci à une série ? Joyeux Thanksgiving !

Salut les sériephiles,

Joyeux Thanksgiving à tous, si vous le fêtez, et tout d’abord, merci pour votre fidélité de lecture. Oui, je le dis tout le temps, mais je ne pouvais pas en faire l’économie en ce 22 novembre, parce qu’il n’y aurait peut-être plus de blog si vous n’étiez pas à lire et commenter régulièrement ; ça me motive à continuer. Et puis, l’article du jour, je vous le dois aussi, puisqu’il est le résultat d’un point « Actions » du Bingo Séries ! Le Bingo aussi, il n’existerait pas si j’étais tout seul à y jouer ! Bref, bref, bref, que de mercis déjà, et je vais enchaîner avec un énorme merci de plus, celui que j’adresse à une série.

Une seule ?

Image result for charmed thanksgiving

Je me suis auto-piégé avec ce point, parce que n’arrête pas de recommencer cet article ; j’ai cinq ou six séries en tête. Pour mon choix définitif, j’ai finalement décidé de remonter à la source. Après tout, j’ai déjà fait un article sur Buffy et ma vie, alors c’était bof de la réutiliser. J’en ai eu plein d’autres en tête, mais ça serait ternir celle dont j’ai choisi de parler que de continuer à développer. Du coup, c’est à Charmed que je vais dire merci. Non, pas au reboot, mais à l’originale.

Image result for charmed logo

Je sais, c’est tordu, parce que j’ai arrêté de la regarder du jour au lendemain pour Buffy, mais depuis que je l’ai redécouverte sous un nouveau jour, en VO, je me suis réconcilié avec. Image result for charmed phoebeMa plus grosse déception avec la série était de me rendre compte qu’elle était peu cohérente dans sa mythologie et se contredisait parfois (le Nexus !).

En fait, j’ai depuis compris qu’elle se réécrivait de la même manière qu’elle réécrivait tout le matériel dont elle se sert, des films aux contes, à ses propres épisodes. La parodie constante, la réécriture, l’humour et la non prise au sérieux de sujets qui pourraient être graves ? Eh, mais je reconnais là quelques traits de caractère que je me suis forgé avec le temps… Puis aussi la preuve que le reboot est réussi, puisque c’est exactement ce qu’il fait.

Related image
Moi devant mon premier épisode de Charmed

Est-ce que c’est pour ça que j’ai envie de dire merci à Charmed ? Pas seulement. Vous voyez, cette série, c’est la première que j’ai regardée dans ma vie, alors si le blog existe aujourd’hui, c’est parce que j’ai commencé Charmed quand j’avais 4 ou 5 ans. Oui, oui, à cet âge-là, ça explique plein de choses hein ?

Bref, je suis tombé dans la marmite quand j’étais petit, sans mauvais jeu de mots sur les chaudrons de sorcières. Les formules, c’était de la poésie ou du texte de théâtre à apprendre par cœur, aussi. C’est une série hyper littéraire, donc sans allez jusqu’à dire que je suis prof parce que j’ai regardé cette série, je dirais au moins que c’est cette série qui m’a fait prendre conscience que j’adorais ça. Ben oui, je ne suis pas complétement fou non plus… même si oui, les épisodes, je les connais tout autant par cœur que certaines formules, surtout les premières saisons.

Image result for charmed potion
Les marmites et Charmed, c’est quand même sympa.

Image result for charmed potion

La construction des épisodes et saisons de Charmed, c’est aussi probablement ce qui fait que j’adore autant les dynamiques entre personnages et les saisons bien construites autour d’un fil rouge avec un grand big bad. C’est l’une des premières saisons à avoir fait ça (avec Buffy, je sais) et ça s’est inscrit à merveille dans son ADN. Et puis, merci aussi à Charmed pour mon goût des personnages féminins avec du pouvoir, hein !

Finalement, c’est le genre de séries que j’ai beaucoup mis de côté et oublié, mais à qui je dois beaucoup dans mon quotidien : Image result for charmed thankscomme je le disais dans l’article sur Arthelius, c’est aussi la série qui m’a fait écrire sur les séries ; avec quelques articles sur un site de fans… mais aussi beaucoup, beaucoup de posts sur des forums de RPG. Tout ça m’a fait rencontrer pas mal de gens aussi, la majorité sur internet, et ouais, plus j’y réfléchis, plus je dois beaucoup de choses à Charmed. C’est un peu le premier domino d’une longue chaîne, alors… euh, ben, merci !

Overlord (review express)

Salut les cinéphiles,

DSC_0271

Aujourd’hui est une journée un peu spéciale puisqu’on ne va pas parler de séries, mais d’un film que j’ai eu la chance de voir en avant-première au Comic Con. Il s’agit bien sûr d’Overlord, dont la sortie en salle vient de se faire. C’était donc l’occasion de vous en parler plus longuement que la première fois que je l’ai évoqué dans mon compte-rendu du Comic Con, par ici. Promis, c’est sans spoiler… mais méfiez-vous de la bande-annonce qui, elle, comme trop souvent, raconte tout le film.

Overlord raconte l’histoire de soldats américains qui ont débarqué en Normandie avant le vrai D-Day, afin de s’assurer que ce débarquement puisse se faire. Nous sommes plongés en pleine seconde guerre mondiale dès la première scène du film et la mission est très claire : les soldats que nous suivons doivent se débrouiller pour aller détruire un clocher qui émet un signal qui serait susceptible d’empêcher le débarquement. Les enjeux sont clairs et précis, le résultat est connu d’avance (sauf surprise uchronique) et peut-être que raconté comme ça, vous ne voyez pas bien l’intérêt d’un tel film.

Pour vous aider, je dirais donc ceci : c’est du J.J Abrams, ça vaut donc le coup. Et pour tous ceux qui connaissent un peu J.J Abrams, vous savez ce qu’il en est… Rapidement, le film prend un virage vers la science-fiction, bien aidé par la présence de nazis – et de scientifiques nazis effectuant quelques expériences bien senties, c’est évident, vous l’aurez vu venir.

Bon, je ne vais pas vous mentir : ce n’est pas le film de l’année. Il est bien, j’ai passé un bon moment, mais je n’en garde pas un souvenir impérissable. Le casting tient la route, et j’étais aussi surpris qu’heureux de voir apparaître Iain de Caestecker sur grand écran (non, c’est faux, je n’ai pas googlé son nom, je sais l’écrire tout seul le nom de Fitz d’Agents of S.H.I.E.L.D, quand même !), même s’il n’a qu’un rôle secondaire.

Image result for iain de caestecker
C’est un acteur brillant et caméléon, je lui souhaite une longue carrière !

Du côté de l’histoire, on est sur une suite de clichés tous déjà vus, parfois même énervants – une seule femme dans le casting, sexy et avec caractère bien trempé, soupir ! Pourtant, l’ensemble est bien écrit et permet la création d’une histoire solide et réussie. Je le répète, j’ai passé un bon moment devant le film : certes, c’est prévisible, certes, il est loin d’être aussi flippant qu’on essaye de nous le faire croire, mais dans l’ensemble, il se laisse regarder et est prenant. En plus, ça se passe en France, la VO est donc marrante avec des accents à couper au couteau pour certains.

Les effets spéciaux sont particulièrement bien fichus et plutôt que de proposer quelque chose de terrifiant, ce film en devient pour ainsi dire… gore. Il faut avoir l’estomac bien accroché ; j’étais content de n’avoir qu’une salade dans le ventre au moment de le voir. C’est gore, c’est sanglant, c’est fun !

Image result for fringe pilot scott
Et bon appétit bien sûr !

Bon, après, je suis du genre plutôt insensible face au maquillage et aux prothèses, je suis quand même le type qui mangeait tous les lundis midi devant la saison 4 de Fringe, alors que tout le monde sait que cette série y allait fort dans le visuel.

 

C’est fou quand même, j’ai eu beau dire que je n’allais pas parler de séries aujourd’hui, j’ai réussi à en caser deux dans l’article. Fringe ne compte pas vraiment après tout, elle est tout à fait dans le thème, parce que c’est du J.J Abrams, elle aussi.

Bref, si vous l’avez vu, n’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé. Pour moi, c’est un bon film qui donnera probablement lieu à un super jeu vidéo (parce que certains plans me rappelaient des jeux vidéos, oui), mais c’est à peu près tout. Pas incontournable, mais sympathique. Il sort un peu tard : il était bien pour Halloween !