Grey’s Anatomy – S19E13

Épisode 13 – Cowgirls Don’t Cry – 17/20
Je ne comprends pas comment il est possible d’avoir encore lu cette semaine des tweets se plaignant de la longévité de la série quand je la trouve autant en forme cette année. Autant l’an dernier, j’étais déçu de la voir s’encroûter, autant la franchise me paraît plus solide que jamais narrativement parlant ces derniers temps. Toute cette saison semble vouloir être une réussite, et même des épisodes plus routiniers comme celui-ci sont excellents, du début à la fin.

Spoilers

Winston et Maggie traversent une crise de couple, Jo un passage à vide, Levi une crise tout court.


We are not fine, Miranda

Je suis surpris par le début d’épisode : on retrouve Winston et Maggie en pleine thérapie de couple, et c’était sacrément calme. D’habitude, les débuts d’épisode de cette saison allaient bien trop vite – j’étais obligé parfois de faire pause pour noter tout ce qu’il s’était passé pour pouvoir ensuite faire la critique. Bon, ça a été le cas aussi avec cet épisode, mais après une première scène calme.

Il faut dire que Winston et Maggie n’ont pas grand-chose à se dire. Je suis aussi surpris que lui de voir que Maggie a accepté d’entamer une thérapie, c’est dire ! Ils vont y passer l’épisode par contre, et ça, ça ne m’a pas trop plu. Il faut dire que les voir parler de recherches médicales ensemble, ça ne m’intéressait que moyennement. C’était bien de les voir heureux et amoureux au moins, ça nous rappelle pourquoi le couple fonctionnait.

La nouvelle dispute du moment est en tout cas que Maggie envisage de déménager à Chicago (bon vent ?), ce qui énerve passablement Winston qui vient juste de traverser les USA pour elle. Effectivement. La conversation ne va pas beaucoup plus loin, cependant : Maggie est appelée en urgences à l’hôpital, n’en déplaise à son mari.

C’était inattendu. Avec ça, nous suivons une nouvelle urgence gravissime que les internes s’arrachent, parce que la patiente arrive en hélicoptère. C’est Kwan qui obtient cette chance de s’en occuper, mais il voit à peine l’hélicoptère en vrai. Après, la patiente est un cas médical très intéressant : une femme s’est fait percuter par un taureau. Cela nécessite qu’Owen, Amelia et Maggie s’occupent d’elles. Rien que ça.

En parallèle, Mika découvre qu’elle est trop maigre pour donner son sang. Comme je la comprends. J’ai eu ce problème aussi un bon moment et j’aime que ça permette de lancer quelques gags sur le sujet. La voir fouiller les poubelles pour manger un beignet qui vient d’y être mis, ça m’a fait rire. Après, je ne comprends pas l’intérêt de jeter à la poubelle une boîte dans laquelle il reste un beignet aussi. Genre, mange-le plus tard peut-être ?

Le problème, c’est qu’elle fouille la poubelle devant la nouvelle cheffe de l’épisode. Teddy a regagné des points avec moi au cours des deux derniers épisodes. J’espère qu’elle va continuer comme ça, malgré ses choix vestimentaires qui… me déplaisent ? Pardon, ça n’a rien à voir avec l’épisode, mais bon, il fallait que ça sorte. Pour le moment, Teddy est stressée des appels qu’elle reçoit pour courtiser Maggie. Suite à l’article si problématique de l’épisode précédent, elle se voit offrir plein de jobs. Bon. Elle les acceptera probablement et quittera la série à son tour, à moins d’un accident mortel. Je ne l’aime pas, mais je ne lui souhaite pas.

Bref, Amelia accepte de surveiller Maggie et de la convaincre de rester, mais je n’y crois pas tellement. Avec le départ de Krista Vernoff, on va donc vraiment perdre aussi le trio de sœurs à la Charmed ? Difficile à dire. Pour l’instant, la série se concentre sur le duo Amelia/Maggie, avec un cas médical délicat qui nécessite de prendre une décision surprenante : privilégier la mobilité de la patiente à son cœur, au cas où.

Cela les met dans le même bloc opératoire et ça permet à Amelia d’aborder la question des offres d’emploi de sa sœur, l’air de rien. Elle affirme clairement qu’elle peut demander tout ce qu’elle veut à Teddy et Owen… mais ça ne semble pas intéresser plus que ça Maggie. Elle préfère voir Amelia essayer de soigner la patiente, tandis que Kwan nous révèle plein de choses sur les taureaux et le rodéo, et agir en toute vitesse pour la soigner en cas de besoin. C’est génial comme opération, en même temps : il faut retourner la patiente à chaque fois que son cœur risque de lâcher. Original.

Il n’empêche que la situation médicale de la patiente est inquiétante : elle est encore adolescente et semble vraiment adorer le rodéo. C’est dans son ADN, et c’est surtout son héritage familial. Sa mère est clairement contre, mais le père si. Amelia souligne à la mère que continuer avec les taureaux risquerait de tuer sa fille – mais la mère insiste pour dire que c’est le rêve de sa fille et que de ne pas le suivre la tuerait aussi.

Effectivement. Cela énerve Amelia de voir que la mère est incapable de jouer l’adulte avec sa fille, ce qui permet à Maggie de souligner qu’adolescente, elle n’aurait pas arrêté la drogue si sa mère le lui avait dit. Finalement, Maggie se reconnaît dans cette patiente, parce qu’elle a trouvé sa passion et que tout le monde refuse de la laisser la vivre.

Ce n’était pas si dingue, mais ça fonctionne pour réconforter la patiente, c’est déjà ça. Et bizarrement, ça aide Maggie à confronter Winston en fin d’épisode. Je ne la supporte plus tellement : elle reproche à présent à Winston de trop se protéger et disparaître à chaque conflit, depuis qu’ils se sont rencontrés. Bref, l’épisode se termine sur Maggie qui décide de se barrer à Chicago parce qu’elle ne supporte plus son couard de mari. Ouep, finalement ce qu’elle déteste chez lui, c’est son manque de courage. Non, sérieux, elle abuse, je trouve. Je n’arrive pas à avoir son point de vue.

Tout au long de l’épisode, nous retrouvons également Jo et Linc dans une situation inattendue. Suite à l’accident de voiture – l’attentat, en fait – d’il y a deux épisodes, Jo est épuisée et décide de ne pas aller au travail. Contre toute attente, Linc décide de poser lui aussi un jour de congé, après avoir mis les enfants à la garderie quand même. C’est une bonne chose car ça permet à ce couple d’amis de comprendre petit à petit qu’ils sont vraiment un couple.

Ils se connaissent par cœur, Linc sait repérer que Jo n’est pas malade, mais qu’elle a besoin de temps cocooning, pour elle. Elle doit se reposer et il est là pour elle, il l’aide à vraiment s’en sortir et se remettre du trauma récent. C’était parfait de les voir si calmes, si posés. J’étais vraiment contre le fait de les voir en couple à l’origine, je passe mon temps à le dire… mais force est de constater que leur écriture est réussie pour les mener à ça.

Autrement, il y a tellement de crossovers entre les séries de cette franchise que je sais pourquoi j’aime les voir ensemble. Franchement, je n’ai pas l’impression d’avoir changé de séries quand je vois Ben apporter Miranda au travail alors qu’ils viennent de passer un épisode de Station 19 ensemble. Cela nous permet en tout cas de découvrir qu’il y a un renforcement policier autour de l’hôpital. Je sens que ça aura un impact pour la suite ou la fin de la saison. Pas dans cet épisode, en tout cas.

Pendant ce temps, Simone et Lucas se battent avec Mika pour obtenir un cas médical qu’ils jugent plus intéressants. Ils s’y collent finalement tous les deux : un homme débarque aux urgences en hurlant de douleur et en demandant des soins. Le problème, c’est que les internes découvrent assez vite que l’homme est un habitué des hôpitaux.

Ancien drogué, il semble vouloir faire le tour des hôpitaux pour avoir sa dose, finalement. Le truc, c’est que si Simone et Richard, qui supervise ce cas, sont sûrs que l’homme peut être renvoyé chez lui, Lucas doute et est sûr qu’il y a autre chose à voir sur ce patient. Il finit par réussir à convaincre Simone de s’y intéresser davantage, insistant sur le fait qu’il a toujours été un soutien pour elle et qu’il aimerait que pour une fois, l’ascenseur lui soit renvoyé.

Quand on voit qu’en début de journée, Mika l’a laissé se démerder pour venir à l’hôpital parce qu’il n’était pas à l’heure (malgré le fait qu’on lui avait donné rendez-vous un quart d’heure plus tôt que nécessaire), on comprend qu’il soit frustré. Simone accepte donc de l’aider, mais ils sont vite interrompus par Levi qui les surprend et essaie d’être sympathique avec eux, pour mieux les engueuler.

Sympathique ? En début d’épisode, Levi a passé un peu de temps avec Carlos… mais au téléphone, en visio. Carlos est en effet à Phenix où sera probablement son prochain job s’il ne peut rester à Seattle. Cela fait une sacrée distance pour qu’un jeune couple survivre, et ça déprime Levi d’apprendre comme ça que son nouveau petit ami risque de se barrer. Encore.

Ceci étant dit, Carlos lui reproche de ne pas avoir voulu parler, et juste coucher avec lui. Bim. Levi se rend au bar pour déprimer un coup avec Helm. Cela faisait du bien de revoir ces deux-là ensemble, franchement, mais je me demande tout de même quand Helm reviendra plus régulièrement dans la série – au moins pour coucher avec Mika, merde, elles doivent se mettre en couple à la fin.

Bon, on en arrive au fait qu’Helm reproche à Levi d’être trop méchant avec ses internes et de leur hurler dessus. Pour la contredire, il essaie donc d’être sympathique avec Simone et Luca… pour que ça termine en engueulade. Toutefois, Bailey les entend et semble en désaccord avec Levi. Ouf ? Il va falloir le remettre dans le droit chemin ce petit.

Heureusement, Lucas et Simone ne l’écoutent pas, en plus. Ils passent davantage de temps ensemble – ce qui permet aussi de parler du mariage de Simone parce que Lucas n’est pas rancunier apparemment – et ça finit par donner à notre interne suspicieux une idée : comparer les différents scans entre eux. Oui, les scans disent tous que tout va bien, mais que disent leur évolution ? Apparemment, Lucas est sûr d’être sur une piste… mais la série met son temps à la révéler.

Cela permet à Miranda de rappeler à Levi que s’il veut être un vagin, il faut aussi qu’il envisage le plaisir. La journée se termine donc bien pour Lucas : il réussit à prouver à un Weber énervé que leur patient avait bien un problème – un cure-dent mal situé invisible sur les scanners, mais qui faisait bien des dégâts ; puis il est invité par Levi à boire un verre.

Ouep, Levi décide de se détendre et de proposer à tous les internes d’aller boire un verre après leur journée interminable. Tous acceptent, bien qu’un peu choqués. L’idée était marrante et fonctionnait bien – bon et je mets de côté la connerie monumentale de Simone qui demande à Lucas d’être son témoin pour l’aider dans les préparatifs du mariage. Déjà sans leur flirt, ce serait une idée surprenante, mais sachant qu’ils étaient à ça de coucher ensemble, on a bien compris qu’ils vont nous refaire une Japril. J’ai donc eu à peu près la même réaction que Kwan quand il l’apprend (sauf que moi, je ne couche pas avec Jules « sans sentiment » quoi).

Bref, je préfère l’idée du bar, surtout que‌ ça permet à Helm et Mika de se croiser à nouveau. Cette dernière demande ainsi s’il ne serait pas possible de faire quelques heures au bar également. Au départ, Helm le prend sur le ton de l’humour, mais elle finit par lui dire qu’ils cherchent effectivement quelqu’un. Je pense que Mika va se tuer au travail si elle continue.

La série veut toutefois nous montrer que c’est logique pour elle : si elle donne son sang tous les deux mois, c’est parce que le don de plasma lui permet d’avoir un peu d’argent de poche. Comme souvent, la série profite ainsi de cet épisode pour faire passer un message social de plus sur la difficulté de joindre les deux bouts.

Une interne en médecine n’a pas forcément les moyens de boucler le mois, mais au moins, ça lui permet ainsi de comprendre ses patients. Elle arrive à convaincre une patiente de rester plus longtemps et faire les examens médicaux nécessaires pour aller mieux. Quand la santé devient un tel poids dans la vie à cause de son coût, c’est qu’il y a un problème après tout. J’aime la manière dont Grey’s s’est un peu radicalisé dans ses prises de position et son ouverture avec le temps.

L’épisode le souligne aussi avec Miranda qui rappelle à Levi qu’on l’appelait le nazi quand elle était cheffe des résidents, permettant à Levi de souligner à quel point c’est problématique. Cela ne le paraissait pas autant à l’époque – c’était même un running gag ! Et aujourd’hui, on connaît une facette bien plus tendre et bienveillante de Miranda.

C’est ce qui rend si difficile le cliffhanger : quand Ben vient chercher Miranda à l’hôpital, c’est pour mieux se rendre compte que quelqu’un met sur tous les parebrises une photo de Miranda avec écrit « babykiller » et leur adresse. Oh le bordel. Ils ont vite lâché Lincoln sur le sujet, mais ça fait peur de voir que Miranda attire autant de haine. Ce qui fait peur, surtout, c’est de savoir que des extrémistes peuvent aller si loin dans la vraie vie aussi. La série avait un peu promis de s’attaquer au problème en début de saison, mais je ne pensais pas que ça prendrait ce chemin-là. Et à tous ceux qui ne regardent pas déjà Station 19… Regardez l’épisode 13 de cette saison aussi, pour toutes les scènes de Miranda, Ben et Carina. Le sujet est le même, et c’est clairement tout aussi glaçant.


 

Station 19 – S06E13


Épisode 13 – It’s All Gonna Break – 18/20
J’essaie de ne pas trop surnoter parce qu’il y a une partie de l’épisode qui ne m’a pas intéressé plus que ça, mais bordel, j’ai adoré une intrigue (enfin, il faut que je nuance : on nous raconte un truc horrible, sauf que ça permet de faire passer un message politique nécessaire) et tous les twists de fin d’épisode. C’est bien simple, je trouve que ça permet d’éliminer quelques défauts des épisodes précédents et offre l’opportunité aux personnages d’évoluer. Reste à voir s’ils le feront correctement par la suite !

Spoilers

Carina et Miranda ont une journée de congé inattendue et politique, tandis que Theo prend le commandement de la caserne 19.


Mommy wants an abortion.

Quel plaisir de commencer son week-end par un nouvel épisode de la série. Ayant pris du retard ces dernières semaines dans la série, j’ai l’impression de voir plein d’épisodes de la franchise en peu de temps, en plus, c’est cool. Peut-être qu’il faut que j’arrête de m’obstiner à les voir le même jour… mais je me connais, ça n’est pas près de changer (enfin, si ABC les renouvelle bien). Bref.

L’épisode reprend une fois de plus par un footing de Théo. Si une bonne chose est de le voir recommencer à courir avec Vic, tout n’est pas rose pour autant, car il se montre beaucoup trop compétitif avec elle, sans vraiment de raison. De son côté, Sullivan est seul en début d’épisode, et c’est tout ce qu’on en retiendra pour cet épisode ;

On nous apprend aussi que Maya et Carina sont de retour dans le même lit ! En effet, Maya dort à l’hôtel avec Carina pour la rassurer suite à l’accident dont elle a été témoin. Cela dit, il ne faut pas en faire une montagne non plus : Carina voulait être rassurée, mais pas au point d’avoir Maya sous le drap avec elle ou de l’embrasser au réveil. Ou juste de la réveiller, en fait.

On sent bien la frustration de Maya, et on la comprend. Ensuite, Maya est totalement dans l’écoute de sa femme… et ce n’est pas le cas de cette dernière. Franchement, j’adore Carina, mais je la trouve désagréable avec Maya sur ce coup : on sent qu’elle veut entrer dans une phase de réconciliation et que l’italienne freine des quatre fers. Bon, qu’elle est autre chose en tête, je le comprends : Miranda et elle ont été témoins d’un grave accident, après tout, avec une voiture fonçant sur un médecin. Seulement, je trouve qu’elle va finir par pourrir son couple aussi à ne pas se montrer disponible pour sa femme quand elle est enfin en état de l’écouter. Qu’elles profitent l’une et l’autre de la vie !

Au lieu de ça, nous voyons Carina partir bien vite pour se rendre chez Miranda, où elle affirme avoir ce qu’elle lui a demandé… pour causer du trouble. Voilà qui plaît à Ben qui voulait armer sa femme d’un spray, contre sa volonté.

Il décide donc de les suivre et fait bien : il se rend compte qu’elles ont pris un jour de congé pour se rendre à une clinique « Balley ». Le but de la clinique ? A priori, faire croire aux femmes qu’elles vont pouvoir avorter car elles sont à la clinique Bailey, sauf que non. Bordel, c’est tellement vicieux comme concept. Cela ne m’étonne même pas.

Bref, en revanche, il est un peu surprenant de voir Ben se retrouver à devoir passer pour le mari de Carina, qui souhaite être avortée, avec le soutien de leur amie Miranda. Leur but ? Avoir un rendez-vous médical dans lequel elles auraient confirmation que la clinique refuse l’avortement aux patientes et les conseille mal. Cela permettrait d’en couper les financements.

C’est terrifiant, en tout cas, parce que rapidement, ce qui ressemble à une clinique d’avortement devient quelque chose de vraiment différent : on appelle Carina « maman » et on lui demande de confirmer qu’elle est enceinte avant de lui permettre d’envisager l’avortement. Il est vite évident qu’on ne veut pas qu’elle avorte à cet endroit. L’enfer.

Si Carina, Miranda et Ben sont loin d’être très discrets avec leur manière de gérer l’affaire, s’engueulant en permanence un peu partout dans la clinique et se trimballant avec un tube d’urine de femme enceinte (j’ai bien ri d’imaginer Miranda demander cette faveur à une infirmière enceinte), ils réussissent toutefois à être admis. C’est l’occasion de voir à quel point certaines personnes sont prêtes à tout pour éviter les avortements.

Le docteur Nancy qui les accueille est donc horrible, faisant bien attention de ne donner aucun conseil médical à Carina – parce qu’un conseil médical la poussant à ne pas avorter serait contraire à la loi de l’état. Elle refuse donc qu’on l’appelle docteur et souligne que les tests de grossesse sont des « fortune cookie ». Eh ben. En fait, elle met tellement d’importance dans le test dont le résultat doit absolument être lu par Carina que cette dernière finit par pleurer quand elle le voit positif.

Et ce ne sont pas des larmes d’actrice. Il s’agit de son premier test de grossesse positif, et la clinique est suffisamment forte pour lui faire prendre conscience de l’impact que c’est censé avoir de lire un tel test. Si Carina se sert de ses larmes pour faire croire qu’elle veut avorter, elle avoue tout de même la vérité à Miranda et Ben. Il y a quelques larmes, du chagrin et un sourire un peu forcé face à l’ironie de la situation. Je crois que je tiens le premier point de mon nouveau Bingo Séries, le point 15.

Nancy revient ensuite dans la pièce pour insister sur le fait que la grossesse est un petit miracle et pour ne donner aucun conseil médical : la clinique n’a pas le droit d’en donner, car il ne s’agit pas d’un lieu médical – elle peut juste proposer des soins pour la grossesse et l’avortement. Bref, Nancy est là pour brainwasher ses patientes et les faire envisager de garder le bébé, en maternant autant que possible ses interlocuteurs.

Difficile de garder son calme face à tant de mauvaise foi et un vocabulaire qui insiste pour faire de la grossesse une merveilleuse expérience. La tête de Carina m’a vendu du rêve pendant tout l’épisode, surtout qu’elle garde un beau self-control, contrairement à Miranda qui révèle rapidement qu’elle est médecin. Cela dit, Carina finit elle aussi par s’énerver et rappeler qu’elle ne veut pas d’enfant à une Nancy qui lui montre à quel point la clinique est prête à la soutenir dans la grossesse et l’aider à faire adopter l’enfant dans le pire des cas.

Finalement, Ben, Miranda et Carina n’en peuvent plus et entrent dans la confrontation directe avec Nancy, comprenant qu’ils n’arriveront pas à la faire craquer comme ils le souhaitent. Carina finit ainsi par révéler qu’elle est obstétricienne, qu’elle n’apprécie pas de voir Nancy se comporter comme un médecin avec sa blouse et ne pas prendre vraiment soin de ses patientes. Elle ne lui demande rien de son historique médical en tant que patiente, ce qui est quand même super craignos.

Après cette révélation et alors que Nancy appelle la sécurité, c’est finalement Ben qui s’énerve de découvrir que ses impôts permettent de payer ce genre de clinique. C’est à vomir, effectivement, surtout dans un Etat qui permet l’avortement. J’ai envie de critiquer les USA pour ça, mais bon, la vérité, c’est que je sens que je ne suis pas assez renseigné sur toutes les merdes de ce genre qu’on doit avoir chez nous aussi. Les séquelles psychologiques que ça doit laisser chez les femmes forcées de rester enceinte ensuite putain !

J’ai envie de croire que la série en rajoute une couche pour le bien de la fiction, mais comme dans les épisodes de Grey’s Anatomy de ces deux dernières semaines, je peine à le croire. Au moins, ils proposent une solution qui a ses limites, mais qui est tout de même bonne : une manifestation, tout simplement. Carina a appelé ses patientes/amies, qui viennent à cette fausse clinique pour indiquer aux femmes de faire demi-tour. Ce genre de manifestation peut vite déraper, mais l’épisode nous propose juste un happy end, avec une femme qui est redirigée vers la bonne clinique, pour faire le choix qu’elle souhaite.

En fin d’épisode, Ben se retrouve à peu près dans la même position que moi : il indique à Carina et Bailey qu’il n’aurait pas cru ce que Nancy leur a dit si on lui avait raconté que quelqu’un en clinique pourrait dire ça. Cela permet aussi de nous montrer une belle évolution pour Ben et Miranda, avec un passage d’une dispute de couple le matin à une autre le soir qui finit en réconciliations. Ils s’aiment et doivent apprendre à faire avec les décisions de l’autre – Ben prenant des risques comme pompiers, Miranda prenant des risques avec sa clinique.

Voir un couple si aimant donne aussi envie à Carina de retourner voir Maya, ce qui est rassurant. Carina se rend à la caserne en fin d’épisode pour parler à Maya et probablement lui dire qu’elle l’aime, mais Maya veut prendre la parole en premier, pour assurer qu’elle veut réparer leur couple. La bonne nouvelle, c’est que Carina le souhaite aussi, et qu’elle sait bien que Maya ne peut pas lire ses pensées.

Il reste un « mais » important pour leur couple : elle veut un couple solide, avec de vraies fondations. Cela fait du bien de les voir sourire pour une fois.                                                                                                                                        

Bon, j’ai fait le tour de l’épisode en laissant totalement de côté une grosse partie de celui-ci. Au moins, on sait la partie que j’ai préférée. Lorsqu’on retourne en début d’épisode à la caserne, c’est pour mieux découvrir la première journée de Theo en tant que capitaine. Je trouve ça bien naze qu’on nous le montre compétitif avec Vic en début d’épisode alors qu’il vient clairement de lui voler le poste l’air de rien, hein. Je ne savais pas si les scénaristes comptaient revenir dessus, cependant, parce que Vic était la seule à vouloir écouter Theo en ce début d’épisode.

En gros, elle ne participe pas au bizutage que les pompiers lui organisent – des confettis, un coussin péteur, son étiquette de nom à l’envers… – et l’écoute quoiqu’il dise. C’est toujours chouette de voir un bizutage pour un nouveau, ça nous rappelle qu’ils sont bien enfantins eux aussi. Pourtant, ils ont à traiter de vraies affaires d’adultes : l’alarme retentit rapidement et les mène à la première intervention de Theo en tant que capitaine.

Autant dire que ça ne se passe pas à merveille : ils doivent faire évacuer un immeuble qui risque de s’effondrer car un abruti s’amuse à en détruire les murs pendant une dispute. Le truc, c’est que l’abruti refuse totalement d’arrêter, malgré de nombreuses demandes de Vic et Jack. Si les demandes des pompiers sont répétitives et nombreuses, il y en a un autre qui fait de nombreuses répétitions : Theo, qui souhaite un point sur la situation toutes les trois secondes environ.

Il l’a dit en début d’épisode : il souhaite plus de communication. Pas évident dans certains cas quand on est pompier. Alors que les deux civils se retrouvent blessés par l’immeuble s’effondrant toujours un peu plus, Vic prend donc la décision de désactiver sa radio, ne supportant plus d’avoir Theo sur le dos comme ça. À l’extérieur de la caserne, c’est à Sullivan de faire entendre raison à un Theo bien désagréable, qui donne des ordres sans jamais écouter ses subalternes qui connaissent pourtant bien le métier eux aussi.

Theo finit par entendre raison face à lui… mais c’est un peu tard, surtout vis-à-vis de Vic. Sans trop de surprise, il la fait donc appeler en fin d’épisode dans son bureau pour parler de l’intervention. Celle-ci s’est bien terminée, mais Theo en veut à Vic d’avoir coupé sa radio. Là-dessus, les personnages se retrouvent bien vite à mêler vie professionnelle et vie perso, ce qui n’est pas évident à gérer pour un couple, j’imagine, surtout que Theo a désormais l’ascendant sur Vic.

Il est bon de la voir lui expliquer qu’il n’est pas vraiment dans la communication quand il s’agit de leur couple ou de dire la vérité à la cheffe Ross. Dur de ne pas être du côté de Vic dans cette conversation. J’adore aussi le personnage de Theo d’habitude, mais cette saison a trop tendance à le pourrir, comme ils ont pu pourrir Maya pendant pas mal de temps. À l’inverse, plus le temps passe, plus Vic est géniale.

Voir Theo lui reprocher d’être trop psychologue est carrément frustrant, car elle est géniale en tant que psy. La conversation entre Theo et Vic redevient rapidement professionnelle pour mettre un terme au perso, mais c’est Theo qui bloque le perso. Cela craint pour Vic. Au moins, il y en a une qui l’apprécie en tant que psy : Andy. Elle finit même par suivre le conseil de sa collègue et amie en acceptant un second rencard avec Eli.

De son côté, Travis demande d’avoir un peu de temps durant cet épisode au bureau de la caserne pour préparer l’élection avec Eli. Ce n’était pas intéressant à la base, parce qu’on insistait beaucoup sur de la politique, mais ça s’avère finalement être une partie amusante de l’épisode. On y voit Travis marquer plein de points lors d’un débat face à Dixon et un autre candidat dont on n’entend même pas le son de la voix.

Pour cela, pas besoin d’une vidéo dégradant l’image de Dixon comme ce dernier a pu le faire avec Travis (c’était bof comme image, en plus !). Non, il suffit de réparer un câble et d’insister sur la nécessité d’être pro-actifs face aux dangers et problèmes. Simple, efficace, Travis marque donc des points et sa côte de popularité s’envole, sous les yeux d’Eli rassuré de voir son candidat s’en sortir si bien.

Ils rentrent donc ensemble chez Travis pour célébrer cette journée victorieuse, avec Travis qui fait remarquer que ça fait vraiment du bien de se sentir désiré. Et là, la série bascule dans l’évidence : Eli et Travis s’embrassent, puis couchent ensemble. Dommage pour Andy qui voulait finalement son rencard, hein. J’adore l’idée. Le couple Travis/Eli est bien plus logique à mes yeux qu’Andy/Eli ! Je les voyais finir ensemble quand le personnage a été introduit, puis il s’est mis à draguer trop lourdement Andy.

La manière dont ça se fait pour Eli et Travis est beaucoup plus naturelle et fluide, je suis donc heureux de ce couple et du drama que ça apportera par la suite pour Andy/Travis. Je suis content aussi que ça ne finisse pas en couple Andy/Eli pour montrer que forcer tant, c’était naze. Et puis, je préfère mille fois Eli à Emmett pour Travis, hein.

Bon, autrement, en fin d’épisode, Sullivan apprend qu’Andy a refusé le poste de capitaine quand Ross lui a proposé, ce qui ne doit rien arranger à ses affaires de couple… Quand le couple lui-même est en péril : Dixon décide de venir voir Maya, maillon faible de l’ambiance à la caserne, pour lui remettre une photographie de Ross et Sullivan en train de coucher ensemble. Quel connard, ce Dixon ! Maya aurait mieux fait de déchirer l’enveloppe. Je n’aime pas la voir confrontée à un énième dilemme.

J’espère juste qu’elle sera plus intelligente et apprendra de ses erreurs : la chose à faire, maintenant, c’est d’en parler à Ross et/ou Sullivan pour les prévenir de la menace Dixon, pas aux syndicats pour se faire bien voir et avoir une promotion qu’elle regretterait ensuite. C’est clairement ce que souhaite Dixon, pour éliminer Ross de l’équation dans les élections où elle ne fait que lui mettre des bâtons dans les roues.

 

Grey’s Anatomy – S19E12

Épisode 12 – Pick Yourself Up – 18/20
La fin d’épisode précédent lance très facilement les scénaristes dans un autre excellent épisode. Il y a des facilités dans l’écriture parfois, mais ce n’est absolument pas dérangeant : chaque personnage parvient à avoir son moment de gloire dans cet épisode qui est aussi, discrètement, un crossover. Je ne sais pas trop comment ils parviennent à une telle prouesse, mais toutes les scènes attendues y sont, les intrigues secondaires aussi et les développements de personnages sont réussis.

Spoilers

Tout l’hôpital est en alerte après l’accident de la clinique.


There’s no fix, there just… There is feelings.

Oh bordel, ce début d’épisode est extrêmement prenant, capitalisant sur un excellent cliffhanger. J’étais surpris de voir l’infirmière de l’épisode précédent, Tia, la femme enceinte, être mise dans une ambulance pour être emmenée aux urgences, parce que pour moi, la clinique est vraiment juste à côté de l’hôpital. J’imagine toutefois que c’est un gain de temps.

Richard apprend ce qu’il se passe, le confie à Amelia et la terreur d’Amelia qui se lit sur son visage, bordel, rien que ça, ça m’a remis directement dans l’épisode et ça m’a fait oublier toute ma frustration de Station 19 qui ne faisait que teaser ce qu’il se passait sans nous en dire plus. Bref, les scénaristes ne perdent pas de temps et l’épisode commence directement, tout en gardant un peu de suspense autour d’Addison.

En attendant, on se concentre sur Tia. Carina la prend évidemment comme patiente, parce qu’il y a un bébé à gérer en plus de la patiente. Tu m’étonnes qu’elle ne réponde pas à Maya Carina après ! Teddy déclare aussi la fermeture de l’hôpital – sa mise en quarantaine – tant que le conducteur n’est pas arrêté, tandis qu’Addison débarque aux urgences au même moment, expliquant qu’elle a été à peine frappée par la voiture.

Ouf, elle va bien, si ce n’est qu’elle a une épaule démise. On passe rapidement par le fait que Carlos s’inquiète énormément pour Levi, et ça semble sortir de nulle part, mais j’aime beaucoup le fait que les scénaristes y pensent, alors que Levi n’était même pas à la clinique. Pêle-mêle, j’ai noté également que Mika a suffisamment de sang-froid pour reprendre le boulot après l’accident de voiture. Je veux dire, ce n’est pas surprenant de Jo, qui en a vu d’autres, ou de Carina qui doit avoir l’habitude avec Maya, mais Mika elle est toute nouvelle la pauvre.

Tia fait promettre à Jo de ne pas la faire accoucher avant de faire un arrêt cardiaque qui inquiète bien légitimement tous les médecins autour d’elle. En parallèle, Amelia décide de prendre soin d’Addison, ce qui n’est pas évident quand les médecins sont les pires patients et qu’Addison n’a pas du tout envie d’être sur un lit d’hôpital. Amelia prend aussi soin de Kwan quand elle apprend qu’il a eu sa brique dans la gueule sans que personne ne lui fasse ensuite passer de scanner, le pauvre.

Amelia s’éclipsant, Addison insiste auprès de Link pour avoir l’épaule remise au plus vite. Elle est encore clairement blessée, mais elle décide de faire son maximum pour sauver Tia avant tout. Malheureusement, ça signifie retirer le bébé de Tia. C’est horrible parce qu’elle venait juste de demander à ce qu’on ne la fasse pas accoucher. Face à un arrêt cardiaque de deux minutes par contre, c’est difficile de faire autrement pour Addison qui estime que les chances de survie du bébé seront meilleures comme cela.

C’est clairement un début d’épisode mouvementé et on voit que Mika a du mal à s’en remettre. C’est d’autant plus horrible qu’alors qu’elle a du mal à s’en remettre, Levi la remet au travail probablement sans savoir qu’elle était témoin de tout ça et que Lucas demande pourquoi on s’acharne à vouloir la maintenir en vie alors qu’elle est en arrêt cardiaque depuis deux minutes.

Pourtant, contre toute attente, le pouls de Tia repart. Elle est aussitôt envoyée au bloc opératoire, de même que son bébé. Mais pas dans le même. Outch. Addison réussit à sauver le bébé, contre toute attente, parce que vraiment, c’était trop tôt pour un accouchement. Elle se retrouve à bosser avec Simone et tout semble aller bien… mais je n’aime pas du tout voir Addison se sacrifier comme cela.

Comme Amelia le remarque rapidement, c’est n’importe quoi qu’elle soit au travail alors qu’elle souffre encore. Elle confie donc Addison à Link, ce qui est une bonne chose. J’aime que la série nous rappelle à quel point la relation entre Addison et Amelia a été importante. Tout en le faisant, ils n’oublient pas que le but est de développer au maximum les nouveaux internes : Simone se retrouve donc à gérer un bébé prématuré, exactement comme elle, tandis que la mère du bébé est au bloc, exactement comme sa mère à l’époque. Dans le même hôpital. Flippant.

Le bébé fait toutefois une crise cardiaque, pas comme Simone… et Addison réussit à le sauver une fois de plus, tout en ignorant ses propres douleurs. Bordel, va vivre ta vie, fais toi soigner, t’as enfin eu le gamin que tu attendais, il faut t’en occuper.

Heureusement, Lucas est envoyé par Lincoln pour rappeler à Addison qu’elle a besoin de se faire soigner tout autant que Connor, le bébé. Leur échange m’a bien fait rire, même si les scénaristes n’ont pas assez capitalisé sur le fait que Lucas avait aussi été un neveu d’Addison. Bon, cela laisse aussi Lucas partager un moment avec Simone, tandis qu’Addison a d’un coup beaucoup de mal avec Lincoln. Il lui ordonne de faire attention à ses mains, son épaule et surtout de ne pas continuer à prendre la route autant qu’elle le fait.

C’est totalement inenvisageable pour Addison, qui s’en confie ensuite à Amelia. Elle lui fait remarquer aussi que l’avortement est finalement la procédure qu’elle fait le moins dans les cliniques, parce qu’il y a tellement de fermetures de cliniques que toutes les femmes se retrouvent dans les mêmes.

Aux portes de l’hôpital, on retrouve aussi Ben et Maya, qui ne sont pas personnels essentiels et ne peuvent donc pas entrer dans l’hôpital. Teddy passe par là et gère toujours aussi bien en tant que cheffe, les laissant rentrer et les rassurant vite… même si bon, concrètement, Miranda et Carina étant dans un bloc opératoire, ils ne peuvent pas aller les voir.

En théorie. En pratique, Ben et Maya se rendent dans la galerie du bloc où Miranda s’apprête à opérer. Pas bien crédible. Pas bien crédible non plus d’avoir Miranda qui appelle elle-même en visio le mari de Tia. Bon, ils ne restent pas pour toute la chirurgie, Ben voulant également retrouver sa fille ensuite : il vient donc voir Pru à la garderie, trainant Maya là alors que clairement, Maya veut juste voir Carina. Pas étonnant de la voir le quitter sans un mot, donc.

Elle retrouve rapidement Carina dans l’hôpital, mais Carina est plus qu’occupée par son travail. Elle a à peine le temps de remercier Maya d’être venue et j’aime à quel point la scène est courte. Après toute l’attente de Station 19, c’est quelque chose de voir comment les scénaristes traitent ça. Ils en ont trop fait dans leur série – et Carina ne se rend pas compte non plus de ce que Maya a traversé comme angoisse.

Elle va donc aider une femme à accoucher, ce qui permet à Ben et Maya de se rendre compte aussi de ce qu’ils font tous les jours : ils mettent Miranda et Carina dans cette situation tous les jours.En parallèle, Miranda doit gérer le cas de Tia. Elle a l’aide d’Owen, Jo et Lucas pour ça. C’est une sacrée chirurgie, on s’en rend compte, mais elle nécessite aussi du temps et une pause pour que le corps s’en remette.

Cette pause permet aussi à Miranda de craquer et de prendre le temps de souffler dans une journée clairement interminable. Elle refuse toutefois de quitter le chevet de Tia tant que son mari n’arrivera pas. Elle fait bien : Tia saigne encore de l’abdomen. J’aime assez ce que l’épisode fait de Mika au milieu de tout le reste. Elle a ainsi une belle crise d’angoisse, se sentant incapable de bosser après avoir vu l’accident.

C’est Richard qui s’occupe de la réconforter et de lui dire de prendre son temps avant d’y retourner. Mika aurait mieux fait de l’écouter, parce qu’elle y retourne trop vite et se retrouve à devoir s’occuper de l’abdomen de Tia avec Miranda et Jo. Quelle journée interminable !

Bien sûr, Jules est choquée également de ce qu’il s’est passée, mais elle n’a pas trop le choix de travailler non plus. Elle accompagne Amelia pour l’IRM de Kwan, qui n’est pas un patient idéal non plus. Il refuse même de prendre un jour de congé, insistant pour dire qu’il pourrait rentrer, s’endormir et mourir sans que personne ne s’en rende compte. Ce serait très Grey’s Anatomy. Amelia refuse qu’il reprenne le travail si vite. Elle accepte qu’il reste, mais à la seule condition qu’il soit sous la supervision de Jules, c’était marrant. Ils reprennent donc le travail pour s’occuper d’une amie de Max.

Cette dernière, Max, est la colocataire de Jules. C’est aussi une vieille dame, qui a des amies tout aussi vieilles qu’elle. C’est une intrigue secondaire plus légère, en tout cas, parce qu’elles découvrent toutes les deux qu’elles ont une MST… et rapidement, qu’elles la tiennent du même type, Hal. Elles ne le savaient pas, évidemment. Leur réaction est plutôt cool, cela dit. Elles m’ont fait rire.

Hal débarque donc à l’hôpital et révèle que Max et son amie ne sont pas les seules avec qui il couche. C’est bien trop drôle : Levi se retrouve à devoir ordonner à Kwan de prévenir la maison de retraite d’Hal que la MST doit circuler entre ses patients et qu’ils ont besoin de préservatifs à ce stade. L’intrigue était marrante, même si probablement déjà faite dans la série (ou ailleurs, mais j’ai vraiment l’impression d’y avoir déjà eu droit… On n’est pas loin de la chlamydia de la saison 2 dans l’hôpital cela dit).

En tout cas, Max, la colocataire de Jules, est vraiment cool et finit par confier à Levi et sa coloc que son seul regret est d’avoir attendu si longtemps avant de coucher dans tous les sens et vivre sa meilleure vie. Ils avaient besoin d’entendre ça pour Carlos et Kwan, non ? Pas sûr, parce qu’en fin d’épisode, Levi est content de voir Carlos lui apporter un café, mais il n’en fait pas beaucoup plus. Après, le discours de Max était surtout un moyen de défoncer le patriarcat et de rappeler tout le jugement que les femmes subissent en permanence. Triste que ce soit toujours si nécessaire.

Au milieu de ce chaos, les scénaristes prennent encore le temps de s’intéresser à la relation Maggie/Winston. Franchement, on s’en tape à ce stade. En plus, Maggie continue d’être particulièrement inhumaine à refuser d’envisager ce qu’il s’est passé exactement. J’aime le fait qu’elle soit raccord avec son caractère habituel, et ce genre de déni se comprend, mais vraiment, elle est atroce. Elle prend quand même le temps de remercier Winston de s’être inquiété pour elle.

Elle fait bien parce que la crise de couple qu’ils traversent est loin d’être terminée. Quand tu obtiens un conseil de Teddy pour gérer ton couple, c’est que ça doit aller sacrément mal quand même. Maggie se rend auprès de Teddy parce qu’elle a besoin de sa cheffe : un article vante ses mérites, mais tronque ses citations. Elle se retrouve à dégrader son mari en « assistant » et voudrait que l’hôpital publie un démenti.

Malheureusement, ce ne sera pas suffisant : elle a utilisé le mot assistant, et ça ne plaît pas à Winston qui n’a plus du tout confiance en elle, même quand elle assure qu’elle le respecte. Elle ne connaît pas les sentiments, après tout. Allez, prends ça dans ta tronche Maggie : Winston ne veut plus réparer leur couple.

La fin d’épisode voit la police réussir à arrêter le conducteur fou – mais nous n’en saurons pas plus sur lui. Miranda insiste juste pour dire que la clinique ouvrira le lendemain malgré tout ce qu’il s’est passé, avant de recevoir le mari de Tia et de le rassurer sur son état de santé. Eh ben. Miranda peut ensuite dire au revoir à Addison qui repart vivre de nouvelles aventures à travers les USA. Par pitié, redonnez-lui un spin-off ! Elle est géniale et pourrait carrément le gérer. Ce serait une belle ironie, en plus, de voir Addison obtenir un deuxième spin-off, avec son camion. En attendant, elle est un beau message d’espoir pour un pays qui a fait bien de la merde en droit des femmes dernièrement. Bref, Addison Montgomery reste une super-héroïne.

En toute fin d’épisode, Tia finit par se réveiller et être rassurée de savoir que Connor va bien. Le réveil se produit devant Jo qui craque complètement, enfin. Elle a géré tout l’épisode et tout conservé en elle, mais voir Tia se réveiller, c’est finalement too much pour elle. Elle m’a fait tellement de peine à craquer comme ça dans l’ascenseur. Heureusement qu’il y avait Lincoln avec elle, une fois de plus.

Bref, après un épisode dramatique et angoissant, on enchaîne sur un épisode qui cherche à redonner de l’espoir, quitte à être utopique.


 

Station 19 – S06E12


Épisode 12 – Never Gonna Give You Up – 16/20
Difficile d’accrocher tout à fait à cet épisode tant il donne l’impression de perdre du temps dans la franchise. Pourtant, il est vraiment bon et propose de bonnes intrigues, avec des évolutions qui sont au choix géniales ou frustrantes, selon les personnages. En tout cas, ça fonctionne. Après, pour une fois qu’un crossover avait tout lieu d’être, la série décide de conserver son indépendance tout en faisant des références inévitables à l’hôpital, et ça finit par être de la torture affectant la qualité de l’épisode plus qu’autre chose.

Spoilers

Une influenceuse a un accident dans une grotte.


A mutiny, OK, you’re talking to the right person.

Dès le départ, l’épisode semble nous promettre d’enfin approfondir la relation entre Theo et Vic : il part faire du footing et laisse sa copine sans nouvelle de lui, refusant de lui répondre. Cela dit, il n’y a pas que Vic qui s’inquiète dans cet appartement : Travis aussi est de plus en plus inquiet et stressé. Il ne l’est pas par Theo, il l’est par son élection. Il se retrouve en effet à faire des cauchemars où il devient maire, et on sent bien que ce n’est pas si évident à envisager pour lui.

Pour le consoler, Vic lui assure qu’elle est là pour le protéger, avec une batte de baseball flippante et une énergie qui ferait peur aux agresseurs. Elle lui rappelle aussi qu’il risque de perdre son job le lendemain avec sa belle idée de suivre Andy lors de l’épisode précédent.

D’ailleurs, Andy est hyper stressée elle aussi. On la retrouve dans son appartement (elle en a un ?) en train de préparer comme elle peut sa journée du lendemain. Franchement, je me demande comment elle a pu se dire que ça pouvait être une bonne idée pour un rencard ce soir-là. Oui, Eli débarque pour l’emmener au restaurant et il se retrouve à devoir gérer sa crise. L’avantage, c’est que c’est son taf et qu’il peut reformuler facilement ce qu’il se passe : ce n’est pas une mutinerie, c’est une révolution. Cela sonne déjà mieux.

Vic est la seule immunisée de l’affaire, donc on sait déjà qu’ils ne seront pas tous virés. Andy, elle, pourrait l’être, franchement. Une fois à la caserne, c’est Ben qui remotive bizarrement les troupes, à dire qu’il est sûr d’avoir fait le bon choix. Il ne l’était pas tant que ça la semaine dernière dans l’épisode, hein. N’empêche que toujours est-il que la cheffe Ross demande à sa caserne de se réunir pour leur reprocher une nouvelle fois leur mutinerie.

Andy se décide finalement à l’interrompre à nouveau. Elle a toujours le même calme que celui de l’épisode précédent quand elle présente son affaire. Elle refuse de regarder Ross dans les yeux, mais elle lui explique qu’elle n’a fait que suivre le code des pompiers face à un pompier incapable d’être le capitaine sur scène. Ross n’a pas le temps de répondre que l’alarme sonne, leur permettant de les informer qu’elle est leur capitaine pour la journée. C’est une bonne chose, car j’adore l’actrice et le personnage.

Par contre, moi qui espérais une intervention avec une boîte aux lettres pour mon Bingo Séries, je suis servi. Les pompiers sont envoyés en pleine forêt, puis dans une grotte à la rescousse d’une influenceuse populaire – Travis la connaît – qui a eu un accident en live. Voilà qui promet. J’ai aimé les voir galérer à entrer dans la grotte, j’ai moins aimé le moment où à la radio on entend une demande de renforts à l’hôpital du Grey Sloan Memorial. Franchement, j’ai hésité pour une fois à laisser tomber l’ordre de diffusion pour regarder d’abord Grey’s Anatomy… et j’aurais peut-être mieux fait : on passe tout l’épisode à nous faire miroiter l’accident du cliffhanger précédent. J’ai juste envie de savoir si Addison va bien, moi.

Comme Carina était témoin de l’accident et qu’elle passe sa vie à la caserne, je me disais que bon, peut-être on aurait au moins un indice de ce qu’il se passe dans cette série. Ce n’est pas trop le cas avec cette intrigue dans la grotte où Ross et Sullivan utilisent finalement la ruse pour réussir à trouver leur victime : le live toujours en cours de l’influenceuse les aide bien.

La liaison radio beaucoup moins : Maya finit inévitablement par entendre que plusieurs médecins de l’hôpital ont été percutés par une voiture. Elle l’entend au moment où elle est suspendue au milieu du vide dans la grotte et nous fait une petite crise d’angoisse qui met en danger d’autres pompiers, notamment Andy la sécurisant, en face de sa cheffe. Ross s’énerve un peu trop vite à mon goût face à ce qu’il se passe, mais ça finit par être payant : elle parvient ainsi à remotiver Maya.

Celle-ci atteint donc, avec Travis qui l’aide aussi, un état de calme relatif, juste assez pour réussir à sauver l’influenceuse et son caméraman. On commence par le caméraman qui a la cheville cassée, adore entendre sa copine dire qu’il n’est que son collègue parce qu’ils sont encore en live et que leur relation est secrète et qui est sauvé rapidement. Bien sûr, l’important, c’est la relation secrète : il s’en confie à Sullivan alors que Ross est dans les parages, menant à un moment plutôt comique. L’homme s’inquiète de savoir si Sullivan pourrait vivre toute sa vie dans une relation secrète où il ne peut pas tenir la main de sa copine dans la rue. Ah-ah.

Sa copine ne va pas le rester longtemps de toute manière. Elle est absolument insupportable pendant tout l’épisode, tenant plus à son téléphone qu’à sa vie. Au départ, ça semble se comprendre et on se dit qu’après tout, c’est son moyen de revenu, son job et toute sa vie… Mais plus l’épisode avance, plus il apparaît que son obsession pour ses followers est pire que néfaste pour elle, pour son couple, pour sa survie.

Toute sa journée est filmée par son téléphone, heureusement, et ça permet à tout le monde d’apprendre la vérité sur ce qu’elle est vraiment, une narcissique qui est incapable d’écouter les conseils des pompiers, et notamment de Travis. Lui, il est filmé en train de faire de l’excellent boulot. La fin de journée termine extrêmement bien, inévitablement : il est une star des réseaux sociaux à nouveau, mais ça ne fait plaisir qu’à Eli. Travis continue d’être angoissé par la course à la mairie : peut-être qu’il ne voulait pas vraiment la gagner, finalement.

Pendant ce temps à la caserne, on retrouve Ben qui doit gérer l’arrivée d’un monsieur tout essoufflé. Comme il le reçoit juste après s’être inquiété pour Miranda, on comprend bien que le type risque d’être lié à ce qu’il se passe à l’hôpital. En attendant, le patient indique à Ben qu’une voiture a percuté une foule à l’hôpital, alors il inquiète Ben un peu inutilement.

Bizarrement, Ben insiste pour continuer d’appeler Miranda en boucle, inquiet pour elle. Le mec connaît la moitié du personnel de l’hôpital, mais bon, il ne pense pas à prendre des nouvelles de sa femme par l’intermédiaire d’un autre. En plus, il fait tout ça totalement au détriment du patient. D’un côté, on a Maya qui se fait engueuler par Ross, de l’autre, Ben qui passe son épisode au téléphone et passe à côté de l’état de santé de son patient.

Bon, ça ne dure pas et il en arrive à la conclusion qu’il s’est fait mordre par une araignée au venin vraiment problématique. Par chance, il tombe sur Ben qui est tout de même bien formé et réagit vite. Après, ça aurait été mieux s’il connaissait le code de l’armoire avec l’anti-venin, hein. Il finit par sauver l’homme, tout en lui indiquant bien qu’il est important de saisir le jour et de dire son amour à sa femme. Bref, il est encore inquiet pour Miranda.

Une autre intrigue voit Vic et Theo se retrouver à bosser ensemble pour des contrôles de routine. La vraie crise est pourtant leur couple, avec une incapacité totale à communiquer et un Theo qui continue de s’énerver toujours. Il n’est plus qu’une boule de nerfs à ce stade. Ils sont envoyés pour surveiller les quartiers riches, et ça énerve d’autant plus Théo qu’il a appris que l’enquête sur l’incendie de l’épisode précédent était déjà terminée. Sans conclusion bien satisfaisante : un incendie, ça arrive, surtout dans de vieux immeubles. En gros.

Cela énerve Vic à peu près autant que Theo, sauf que Vic, elle, décide d’agir, contrairement à lui. Elle change donc leur plan de route et retourne dans la boutique qui a cramé pour mener sa propre enquête. Theo et Vic trouvent ainsi un indice qui supposerait que le feu a pu être accéléré – contrairement à ce qu’indiquait l’enquête.

C’est une bonne chose, en vrai, parce que c’est exactement ce qu’ils cherchaient… mais Theo est encore énervé, pour changer. Il se rend compte que sans eux l’enquête n’avancerait pas, et ce n’est pas satisfaisant de savoir que les riches n’en ont rien à foutre des quartiers pauvres. C’est d’autant plus frustrant que Vic semblait avoir réussi à le calmer plus tôt. Ils arrivaient enfin à se comprendre… et on en revient à ce Theo insupportable.

L’enquête reprend pourtant de plus belle grâce à eux. Ils réussissent donc à prouver que l’incendie était criminel et ils essaient donc de convaincre l’un des pompiers spécialisés dans ce genre d’enquête de rouvrir aussi les investigations sur d’autres commerces du quartier ayant subi le même sort. Et il y parvient.

Tout ça est drôlement important pour la fin de l’épisode qui enchaîne sur quelques twists. Ainsi, de retour à la caserne, Ross complimente Andy et lui indique qu’elle a tout d’une leader. Mieux encore : elle est parfaite pour le rôle de capitaine en attendant le retour de Beckett. Si Andy est entièrement d’accord, elle refuse le job qui serait une nouvelle fois de l’intérim. Elle est persuadée de mériter un poste de cheffe à part entière.

Si je suis d’accord avec cette idée de base, je trouve que la négociation tombe vraiment au pire moment. Elle n’a pas le poids pour que sa demande soit entendue vraiment et elle passe donc à côté de son rôle de capitaine qu’elle veut tant pour un détail – vraiment. Fais tes preuves par intérim avant d’obtenir ce que tu mérites, aussi.

En plus, j’ai crisé quand elle a indiqué qu’à son avis, c’était Sullivan qui méritait le poste. Dans quel monde putain ? Je suis bien content du twist final improbable qui voit Ross finalement choisir de faire confiance à Theo en tant que capitaine. J’ai hâte de voir ce que ça donnera, parce que ça pue : on sait ce qu’il s’est passé la dernière fois qu’il était capitaine, et même si Travis est heureux d’être sous ses ordres, il arrive là pour de mauvaises raisons.

Ross le félicite en effet d’avoir persisté à mener l’enquête lui-même dans la boutique incendiée… sauf que c’est une décision de Vic. Il devient donc capitaine grâce à une décision de Vic, et il se garde bien de le dire à Ross. Le regard de Vic en dit long et promet pour la suite.

Mais pour l’heure, on veut surtout la suite de Grey’s Anatomy. Pour une fois, la franchise décide toutefois de ne pas faire un crossover tout de suite. On se retrouve donc avec une fin d’épisode qui voit Maya quitter son service, avec l’accord de Ross, pour se rendre en courant à l’hôpital. Ben fait de même, sans accord. Je m’attendais presque à ce qu’il se fasse renverser à son tour, pour le fun. Ce n’est pas le cas, heureusement, et on termine sur un plan de lui en train de courir à travers Seattle. Ils auraient au moins pu montrer son arrivée à l’hôpital, franchement.

Le suspense aurait été meilleur aussi si on n’avait pas su dès le départ que Carina et Miranda allaient bien, hein. Elles n’ont pas été renversées par la voiture en fin d’épisode et je l’imagine mal faire demi-tour.