Grey’s Anatomy – S18E10

Épisode 10 – Living in a House Divided – 16/20
J’ai eu tendance à dire que la série tournait en rond ces derniers temps et je continue de le penser, mais face à ce genre d’épisode, je me rends compte aussi que je n’ai vraiment pas envie qu’elle s’arrête pour la qualité d’écriture de certains personnages et de certaines scènes. Dans les deux cas, la série sait se rendre unique et prendre la liberté de mettre en scène ce qu’on ne voit nulle part ailleurs alors qu’il faut en parler. L’avantage d’être un mastodonte de la télévision américaine, j’imagine.

Spoilers

Une réunion est mise en place à l’hôpital pour examiner ce qu’il s’est passé dans le bloc opératoire de Levi pour que ça se termine si mal.


It was an unanticipated repercussion.

Je détestais déjà les M&M’s mais savoir qu’il y a un monde dans lequel ça veut Morbidité et Mortalité, ça n’aide pas. Il s’agit de réunions où les médecins se réunissent pour faire le point sur des opérations s’étant mal déroulées, et il y en a justement eu une tout récemment avec ce qu’il s’est déroulé dans le bloc de Levi. Ou plutôt, le bloc de Richard confié à Levi, c’est justement le problème. Levi se retrouve responsable de la mort d’un patient dont il était fan – et ça ajoute au drama le concernant.

D’ailleurs, c’est un peu ce qui rendait ce twist prévisible. Meredith ne peut assister à la réunion malheureusement, mais elle demande tout de même à Bailey d’y aller mollo avec Levi… sauf que celui-ci ne vient même pas assister à la réunion au départ, laissant Helm gérer tout le monde lui demandant où il est. Il arrive avec un retard certain et remarqué, et il n’a clairement pas dormi depuis la fin de son opération. On le voit débarquer comme on l’a rarement vu : pas rasé, fatigué, déprimé, au bout de sa vie. Bon, cela dit, celui qui est vraiment au bout de sa vie, c’est son patient et son podcasteur préféré, donc bon, ça fait beaucoup.

J’ai de la peine pour Levi. J’aime ce personnage, mais il a fait une connerie, alors c’est important pour lui d’en passer par là pour avancer. La réunion ressemble toutefois à un tribunal et il finit par craquer sous la pression, se rappelant ce qu’il vient de se passer. Certes, personne n’ose lui poser de questions vu son état et certes, Helm essaie de l’aider un maximum, mais il craque et s’enfuit en courant, tout de même suivi par Nico.

Il y a eu une époque pas si lointaine où Nico n’en aurait rien eu à foutre de lui – on progresse. Si eux deux progressent dans leur couple, l’épisode progresse vers un autre point très attendu : la méthode Weber est mise à mal. C’est Dr Lin la première à la remettre en question publiquement, et ça semble choquer Miranda alors même qu’elle est celle qui met Richard au micro. C’est un peu évident que ça tournerait au tribunal tout ça.

Le pire, c’est que les attaques viennent de Lin, d’accord, mais aussi de Maggie. Elle n’était pas là lors de la mise en place de la méthode, et elle ne comprend pas comment ça a pu se mettre en place – n’en déplaise à Winston. La scène est intéressante et montre à quel point la série est parfois en roue libre par rapport aux vraies pratiques d’un hôpital, tout en nous montrant que Winston et Maggie en sont encore au stade où ils apprennent à se connaître après un mariage précipité.

Face à tout ça, Catherine décide finalement que la méthode Weber est entre les mains de Bailey. Miranda décide donc de se reposer à 100% sur Meredith – elle n’a pas le temps de tout gérer vu la situation et la fuite des chirurgiens.

Cela donne une bonne excuse pour que Meredith fasse appel à son mec, lui file du boulot et nous ramène un nouveau chirurgien dans le tas. Est-ce que c’est pour ça qu’ils ont dégagé Hayes ? Je suis vraiment dégoûté par ce choix du personnage et je suis heureux de voir que l’acteur est encore là pour cet épisode. Il a même le temps de croiser Meredith, et c’était important pour l’arc du personnage d’Hayes d’avoir cette scène.

Il a en effet l’occasion de la remercier pour sa compréhension et pour l’aide qu’elle lui a apportée. En parallèle, Teddy essaie désespérément de comprendre ce qu’il s’est passé dans la voiture – et c’est en vain parce qu’Owen refuse de lui expliquer et que Hayes l’évite autant que possible. Elle le rattrape toutefois sur le parking… pour rien, là aussi. Il se contente de généralités quand il lui parle, mais j’aime au moins que la série prenne le temps de lui faire dire au revoir à certains personnages. J’aimerais quand même qu’il reste un peu plus longtemps que ça dans la série.

Ce n’est pas ce qui semble être dans les plans pour cet épisode, puisqu’à la place, on a simplement Teddy qui comprend par elle-même le problème à force de fliquer Owen. Si Megan lui conseille de faire confiance à son mari, parce qu’elle sait bien que le caractère d’Owen est toujours de faire le bien et de faire passer sa famille en premier, Teddy prend en effet la décision de suivre la femme d’un des patients d’Owen qui récupère un médicament dans la voiture d’Owen. Oups. Le cliffhanger fait qu’on devrait avancer plus vite dans cette intrigue ensuite.

Pour en revenir au M&M et surtout au procès de la Méthode Weber, l’épisode prend le temps de nous proposer des scènes utiles, comme ce moment où Maggie vient voir Richard. Ce dernier lui en veut énormément de son attaque pendant la réunion et il est… clairement en tort ?

Bordel, pour une fois que j’aime Maggie, il faut qu’il se mette à lui hurler dessus et lui reprocher ses absences ? C’est du grand n’importe quoi sur ce coup-là. J’ai tout de fois trouvé intéressant les scènes sur lesquelles ça débouche : Maggie vient voir Meredith pour la prévenir que Richard se sent abandonné et… c’est plutôt logique et bien amené.

Cela nous permet d’avoir ENFIN des scènes avec les trois sœurs ensemble. La série a trop oublié les relations entre Maggie, Amelia et Meredith dernièrement et ça se sent énormément dans cet épisode. Elles se réunissent pour soutenir Richard, mais aussi pour croiser Nick. C’était vraiment sympa d’avoir les sœurs de Meredith qui rencontrent enfin Nick et ça lui permet d’avoir sa place dans sa série aussi.

Malheureusement pour lui, il n’est pas encore prêt à quitter son Minnesota et Meredith a bien l’intention de rester un peu plus longtemps à Seattle. Elle a bien raison : elle est complètement à l’ouest sur ce qui est en train de se dérouler à l’hôpital et cela ne met pas (encore) en péril sa relation, alors tout va bien. Tout va bien aussi avec Richard en fin d’épisode : il reconnaît qu’il n’aurait pas dû compter sur Catherine pour faire passer en force sa méthode et il comprend que Bailey souhaite y mettre un terme décisif.

Je préférais l’approche de Meredith, qui était que la méthode pouvait être efficace sur des procédures routinières moins problématiques, mais clairement, je n’aimerais pas être un patient subissant les conséquences de cette méthode. A priori, je n’ai pas envie non plus d’être un médecin la subissant : Levi est ravagé au point de retourner chez sa mère et envoyer bouler Nico (bon, ça, c’est plutôt un bon point, mais ce n’est pas perçu comme tel par les scénaristes), Helm est dévastée elle aussi. J’ai aimé que les scénaristes prennent le temps de faire le tour du personnage d’Helm également, en lui offrant une scène nécessaire avec Bailey pour avancer. Dans l’ensemble, les conséquences de cette intrigue sont bien écrites, surtout que ça nous ramène aussi à l’erreur de Maggie ayant tué par accident et excès de confiance la nièce de Richard. Tout ça était bien écrit.

Autrement, on repart sur Jo et Linc qui couchent donc ensemble, et ils trouvent ça fun – ou du moins, lui, il trouve ça fun. Elle a l’air moins convaincu par le choix de l’adjectif, bizarrement. La pauvre. On sent qu’elle est mise mal à l’aise par ce qu’elle a pourtant provoqué, mais c’est peut-être aussi parce qu’une fois au travail, elle se retrouve à bosser avec Amelia. Forcément.

C’est vrai que Jo n’a pas encore eu le plaisir d’expérimenter la joie de faire partie de la grande famille de l’hôpital qui couche avec tout le monde, au fond. Enfin, si, un peu, elle a couché avec Jackson, mais personne ne le sait. Bordel, mais faudrait vraiment que je prenne le temps de faire un schéma de tous ceux qui ont couché ensemble, parce qu’on doit pouvoir relier plein de personnages rien qu’avec les partenaires sexuels. Terrifiant.

Bref, Amelia aussi a une patiente qu’elle connaît bien cette semaine, un peu comme Levi il y a trois épisodes. On lui souhaite tout de même un meilleur sort, la pauvre, parce qu’elle est entre les mains d’Amelia, Jo et Carina, trois personnages que j’adore. Cela fait plaisir de voir Carina jongler entre les deux séries et le faire si bien. Dans celle-ci, sa vie perso est mise de côté au profit de sa vie pro, et j’aime la voir enseigner ce qu’elle fait à Jo. Après, Jo est clairement déconcentrée par sa vie perso sur ce coup-là, et ça fait presque de la peine de la voir si mal à l’aise 100% du temps.

Elle est gênante à regarder et ça détourne presque de l’intrigue qui est pourtant plus qu’importante : il est question d’endométriose, et je crois que c’est la première fois qu’on me l’explique si facilement et si bien. Il nous faut plus de Carina dans les séries !

Elle est tellement parfaite que tout semble simple dans son monde : Jo en arrive même à se confier à elle alors qu’elle est sa boss. Là encore, Carina a la bonne réponse : il faut parler à Linc des sentiments que Jo a pour lui si ça la met mal à l’aise ou leur amitié n’y survivra pas. Ah Carina, c’est si simple avec elle, je vous jure. Et que ça ne me fasse pas oublier Amelia qui confronte Jo, persuadée que Linc parle d’elle car Jo est sa meilleure amie.

Pendant que Jo fait tout ça, Linc passe une journée sans le moindre remords ou la moindre interrogation vis-à-vis de ce qu’il fait avec Jo. Il a une journée chargée à l’hôpital, entre Niko qui cherche Levi sans le trouver et son résident qui lui présente son ancienne maîtresse qui vient à l’hôpital pour une consultation. La pauvre n’est pas vraiment écoutée quand Linc n’hésite pas à faire preuve d’une bonne dose de grossophobie. Comme bien des médecins, il imagine aussitôt que le problème de la patiente vient de son poids, même quand celle-ci essaie de lui expliquer sa situation. Horrible.

C’est tout de même important que la série souligne ce problème, parce qu’on le connaît bien et on en entend de plus en plus parler. C’est en tout cas raccord avec les habitudes de la série de nous informer sur les pratiques clairement peu inclusives des médecins et de la société américaine, et ça fait plaisir de voir Perez – le résident dont j’oublie tout le temps le nom depuis un an ou deux ? – s’imposer comme ça face à Linc.

Ce dernier reconnaît son erreur devant Bailey, tout en tentant de s’en justifier en vain. Bailey peut donc recadrer Linc, sans que la scène ne soit trop dérangeante à regarder, parce que Linc est capable d’écouter et se remettre en question. Là encore, j’aimerais voir plus de scènes comme ça à la télévision. Malheureusement, l’épisode ne fait que quarante minutes, alors ça se termine simplement sur une scène où il ne peut pas dire à Jo ce qu’il voulait lui dire sur le sujet, Jo préférant le confronter.

Et plutôt que de lui dire qu’elle l’aime, elle lui dit simplement qu’elle ne veut plus faire l’amour avec lui. Dommage, parce que ça mériterait une plus longue conversation là.


 

Station 19 – S05E10


Épisode 10 – Searching for the Ghost – 15/20
Je suis un peu déçu par la tournure d’une intrigue que j’attendais vraiment au tournant, mais cette semaine confirme que la saison se centre une fois de plus sur les personnages plutôt que sur l’histoire qui est racontée. Cela a du bon car ça a eu tendance à fonctionner jusqu’ici quand la série le faisait, et ça se confirme encore avec cet épisode.

Spoilers

Les pompiers sont appelés pour intervenir dans une maison hantée, tandis que Carina reçoit une visite inattendue à la caserne.


Ghost house got mad and ate us.

Etrange début d’épisode qui voit tout nos pompiers courir plus vite que jamais comme s’il y avait une crise… alors que ce n’est jamais qu’un footing. Bon, j’exagère, il s’agit d’une course organisée pour récupérer des fonds afin de financer le projet de clinique de Carina, Jake et Ben. Maya gagne sans surprise, même si le début de la scène nous fait croire le contraire.

Vic est là aussi, mais elle n’est pas là pour courir. Elle est là pour mater Theo, de toute évidence. Elle a toujours quelque chose à lui annoncer, et un simple regard nous rappelle qu’elle est enceinte. Elle profite de la présence de Carina pour parler un peu avec sa gynécologue. Sans trop de surprise, Vic a choisi l’avortement. Si elle partait sur un avortement provoqué par des médicaments, elle souhaite à présent le faire sans en avoir conscience.

Je peux la comprendre, c’est atroce d’avoir à imaginer les douleurs par les médicaments. La chirurgie a ses avantages… et ses inconvénients : Carina lui explique qu’elle va devoir attendre une semaine de plus avant l’avortement. Pas idéal pour elle, mais elle l’accepte.

Carina continue sa journée en proposant à Maya d’avoir un rendez-vous médical plus tôt que prévu pour tomber enceinte (yay), puis en se disputant avec Jake. Lui, il veut ouvrir une clinique sans médecin et elle, elle en veut évidemment. Par chance, elle va avoir l’occasion de lui prouver son utilité quand à nouveau une famille débarque à la caserne sans prévenir. C’est gros, et ça l’est d’autant plus quand on découvre que Carina reconnaît dans les deux femmes qui débarquent ses patientes.

Elle a avec elle Ben pour l’aider, en plus, alors ça confirme que les médecins peuvent servir. Ah, oui, j’oubliais la bonne nouvelle de ce début d’épisode qui est aussi le retour de notre psy préférée : Diane refuse que Ben retourne sur le terrain tant qu’il ne la verra pas plus souvent en thérapie – thérapie obligatoire et nécessaire ! Nécessaire, oui : Ben veut se précipiter pour signaler les deux femmes, étant sûre que l’une d’elle a frappé l’autre.

Carina préfère leur parler avant comme elle les connaît, évidemment. Le problème, c’est qu’ils sont tous les deux partis pris… mais rapidement, les histoires des deux femmes coïncident et Ben finit par reconnaître qu’il est plus logique que la chute accidentelle évoquée par les femmes soit ce qu’il s’est réellement déroulé. Cela permet en plus à Carina de se renseigner sur comment elles ont eu leur bébé, et la scène me permet aussi de me rendre compte qu’effectivement on les connaissait. Il s’agit de personnages de Grey’s Anatomy après tout (et elles ont marqué la série à leur manière on va dire).

Une fois les femmes parties, Jack finit par expliquer à Carina et Ben qu’il a envie d’apprendre à faire des points de suture, parce que ça ne doit pas être si compliquée. Mouais. Il m’a vraiment soulé à ne pas aimer les médecins, mais admettons. Il ne met pas longtemps à s’entraîner, en plus, commençant le soir-même sur une banane en compagnie de Carina. Elle fait beaucoup de bien aux pompiers elle, arrivant même à convaincre Ben de rappeler la psy au plus vite.

Bien content de savoir que Diane risque de revenir du coup, ils n’ont pas fait ça pour rien, c’est impossible. En attendant, Jack propose de donner son sperme à Carina histoire que ça aille plus vite en cas de souci dans les démarches. Si l’idée est rapidement considérée comme de la déconnade par Carina (et mon dieu que c’était drôle), je me doute que ça risque fort de revenir sur le tapis en cours de route maintenant qu’ils sont potes tous les deux. Glauque ?

De son côté, Théo s’inquiète clairement pour Vic. Il la voit repousser tout le monde dans son entourage, et il demande à Andy de la surveiller et de vérifier si elle va bien. L’attitude est un peu étrange venant de son petit-ami (ou ex ?) et Travis ne manque pas de lui faire remarquer. De toute manière, Travis a rapidement d’autres chats à fouetter : les pompiers sont appelés pour une intervention dans une maison hantée.

Si ça fait plaisir à Theo, Travis est terrifié de devoir intervenir à cet endroit. Bon, la série en fait des caisses avec une porte qui se ferme et s’ouvre toute seule, mais c’est plutôt drôle tout de même. L’intervention ? Des amis d’une femme ont disparu en cours de route pendant qu’ils filmaient un reportage dans la maison. La maison hantée ? Elle est parfaitement normale, mais elle est aussi piégée.

Nos pauvres pompiers sont donc coincés eux aussi. Commençons par les moins intéressants pour cet épisode, à savoir Maya et Sullivan. Ils trouvent rapidement un des hommes qu’ils sont venus chercher, coincé sous une armoire.

Ils l’évacuent et tout va bien… jusqu’à ce qu’ils se rendent compte que Travis et Theo ont disparu. Oui, ils prennent un peu cher. L’expédition qui faisait rire Theo jusque-là est rapidement emmerdante pour lui quand ils tombent à pieds joints dans un des pièges de la maison. Cela les coupe totalement de liaison radio, n’en déplaise à Travis. Il s’énerve sur sa radio, mais les quelques instants qu’ils passent seuls permet d’aborder à nouveau la relation amicale entre eux. C’est une excellente chose, parce que ça manquait ces derniers temps.

Je n’y croyais plus d’ailleurs. Theo reproche donc à Travis de ne pas aimer Emmett autant qu’il aimait son ex-mari, lui expliquant qu’il n’a pas à prendre ses conseils vu l’état de sa relation amoureuse. Voilà qui est fait. C’est à peu près le seul intérêt de cette intrigue – et la seule crédibilité aussi, parce qu’ils finissent par retrouver le deuxième homme qu’ils cherchaient et qui soi-disant les prenait avant ça pour un fantôme. Eh, lourd.

Fort heureusement, ils ne mettent pas si longtemps que ça à être retrouvés par Maya et Sullivan. Par contre, au passage, les pompiers se rendent compte que le capitaine Beckett n’est pas exceptionnel avec eux : il ne se rend pas compte de la disparition de deux de ses hommes pendant plus d’une demi-heure. C’est longuet. Sullivan ne se gêne pas pour lui dire, se sentant probablement poussé des ailes maintenant qu’il a l’appui de la hiérarchie au-dessus de son capitaine. Disons que ça aide.

Ainsi, contre toute attente, on retrouve ensuite Travis et Theo au sortir de la douche ? On sent que la scène est un bon prétexte pour faire remonter l’audience, mais ce n’est pas grave. Ce qui est important ici, c’est que Travis dit à Théo qu’il l’aime – ils en sont donc revenus à ce stade-là de leur amitié. J’ai aimé aussi l’auto-analyse de Travis, percutant qu’Emmett est un peu trop comme son père vis-à-vis de sa sexualité. Yuk.

Beckett finit par les interrompre pour s’excuser et c’en est presque dommage. La scène était intéressante. Les remords de Beckett sont essentiels aussi, mais ils permettent surtout de l’humour et de la bonne entente entre nos héros. Quant à Beckett, eh bien, Sullivan fouille son bureau (pardon ?) et y trouve une bouteille d’alcool, alors je ne donne pas cher de sa peau.

Pendant ce temps, Vic est donc squattée par une Andy pas très subtile. Vic l’emmène rapidement chez Dean, ou du moins dans la maison qui était celle de Dean à l’époque. Il est temps pour la série de dire adieu à ce décor, parce que la maison a été vendue par les parents de Dean. On ne sait pas bien pourquoi Vic veut y faire une dernière visite, mais elle l’a fait et c’est parfaitement déprimant. La maison est en effet complètement vide, et la vie de Vic est si douloureuse qu’elle finit par vouloir plonger un coup dans la mer.

Bon, ça n’a aucun sens de faire ça. La mer est beaucoup trop propre, bizarrement, et Andy plonge elle aussi pour la sauver, parce que c’est nécessaire quand elle ne voit pas Vic remonter à la surface. Vic voulait simplement un moment de calme pour faire face à sa grossesse et à ses émotions, et elle l’a eu. Elle a aussi explosé avant ça, révélant à Andy qu’elle était enceinte. Oups.

Cela mène à une scène vraiment intéressante entre les deux femmes, Andy expliquant qu’elle a déjà eu un avortement elle aussi, à l’université. Elle n’en a jamais parlé à Ryan, et c’est là que ça en devient surprenant : les scénaristes se souviennent donc de Ryan ? J’aime que ça puisse rapprocher Andy et Vic, mais le personnage de Ryan a été évacué tellement vite de la série que j’ai trouvé ça un peu étonnant comme twist de l’intrigue pour aider Vic à prendre sa décision.

Elle n’en parle donc pas à Theo et l’épisode se termine par un repas improvisé entre les deux femmes et la cousine d’Andy. Andy finit par balancer les potins à Vic pour lui remonter le moral – et ça marche tellement bien que Vic décide de prendre ses médicaments pour l’avortement immédiatement. La série est, comme la semaine dernière, trop timide à mon goût. C’est bien d’évoquer ouvertement la question et d’en décrire les effets, mais pourquoi cachent-ils systématiquement les avortements ?

C’est une question rhétorique, je sais pourquoi, mais enfin, je ne compte plus les accouchements vus dans cette série – et cette franchise – alors que les procédures d’avortement sont trop souvent éclipsées. La position de Vic est évidente vis-à-vis de sa carrière, de son caractère, de sa vie, mais l’avortement en lui-même reste un moment traumatique qu’il aurait été important de montrer – pour toutes celles qui en ont besoin du côté de la représentation. Je pense. Je ne sais pas, je ne suis clairement pas le mieux placé pour écrire ça. Je vais en revenir au constat : la série n’ose pas aller au bout de son intrigue dans cet épisode, et je pense que ça finira en scène qu’on ne voit pas alors qu’elle est importante.

J’espère que quand Theo l’apprendra (c’est évident qu’il l’apprendra), il ne réagira pas trop stupidement par contre.

 

Grey’s Anatomy – S18E09

Épisode 9 – No Time to Die – 15/20
L’épisode ne me donne pas ce que j’espérais, alors j’ai du mal avec. Il y a de bonnes intrigues, il y a quelques sentiments de déjà vu, mais de nouvelles idées qui fonctionnent, des dramas qui auront un impact pour la suite… Bref, c’est efficace, mais tout de même, j’ai du mal avec certaines mauvaises nouvelles et avec les décisions de la plupart des personnages.

Spoilers

Owen a-t-il survécu ? Le cœur pour Farouk battra-t-il ?



Wow. When it rains it pours, huh ?

C’est mal si en voyant le titre de l’épisode j’ai pensé que si, il était temps pour Owen de mourir ? Malheureusement, ce n’est pas la piste que l’on suivait dans Station 19. Et malheureusement, cet épisode recommence trois semaines plus tôt par un flashback nous assurant bien que l’on va se concentrer sur Owen. Ce n’était pourtant vraiment pas nécessaire.

Bon, Owen a donc fait une promesse à son soldat là, et c’est un problème parce que maintenant, il va devoir l’assumer : ce ne sera pas si simple, il a confié son secret à Cormac… Si je n’ai pas aimé ce flashback, comme toujours ou presque, j’ai en revanche aimé que l’épisode ne nous zappe pas le réveil d’Owen dans la voiture – c’est parfaitement inutile si on a vu l’épisode précédent, mais ça permet de nous montrer aussi Cormac qui rattrape la voiture de Teddy. Au moins, j’ai moins l’impression que l’on zappe des moments importants.

Dans les moments importants et cruciaux, il y a aussi le suspense autour du cœur transporté pour venir en aide à Farouk. Cormac l’emmène donc à l’hôpital et le fait checker par Winston, mais les nouvelles ne sont pas bonnes : le cœur a des hématomes, probablement à cause d’un choc lors de l’accident. C’est gênant et ça permet à Winston de prendre conscience qu’il a besoin de faire appeler Maggie. J’aime qu’il ne soit pas trop étouffé par son égo, déjà.

L’opinion de Maggie n’est pas favorable pour la transplantation… mais Winston prend finalement la décision de tenter la greffe quand même, espérant un autre miracle. Je retire donc ce que je viens de dire sur son égo, et allez, on est prêt à le voir se prendre pour Dieu et expliquer calmement qu’il a un bon feeling vis-à-vis de cette opération. Ce n’est pas comme ça que ça marche, hein, et Maggie le sait vu le regard qu’elle lui balance. Heureusement, tout se passe finalement bien pour Farouk, mais ça reste une intrigue qui ne me passionne pas, il faut bien avouer.

Pendant ce temps, Owen est amené à l’hôpital par Maya et Robert donc. On ne les voit toutefois pas et la série nous évite ainsi un crossover qui n’était pas forcément utile – même si ça fait bizarre de ne pas l’avoir pour une fois. En tout cas, Owen semble plutôt en bon état au début d’épisode : il est encore en vie, il parle de manière parfaitement consciente à Amelia et Link qui l’examinent, tout va bien. Bon, par contre, Amelia et Link bossent ensemble sans qu’on ne les voie se retrouver ? C’est frustrant.

Ils informent ensemble Teddy de l’état d’Owen, la pressant d’aller retrouver Owen alors même que personne ne s’est inquiété de vraiment l’examiner. Cela fait quand même une sacrée dose d’adrénaline là, elle a cru qu’il était mort, tout de même. C’est finalement devant lui qu’elle finit par craquer totalement, et c’était mignon.

Il était moins mignon de voir Link en vouloir à Amelia sans lui expliquer pourquoi, par contre. Il m’a soulé, honnêtement. Et ça s’est prolongé tout au long de l’épisode.

On retrouve enfin Meredith dans l’épisode, et pour elle, tout va vraiment bien. Elle est même heureuse en amour, c’est dire. Par contre, elle croise ensuite Cormac qui lui parle de l’accident et lui dit qu’il a vu sa vie défiler devant ses yeux… sans jamais lui parler d’Owen ?

Franchement, c’est abusé au départ, mais j’ai aimé vraiment la manière dont il lui annonce finalement très calmement après l’avoir préparée à sa manière. C’est une bonne chose et ça mène à une scène intéressante (malgré quelques faux raccords) où Mer se précipite avec Richard dans une scène où Nico, Amelia et Link font tout ce qu’ils peuvent pour sauver Owen, avant de se rendre compte qu’il risque de finir paralysé.

Malgré la concertation, c’est devant Teddy et Owen que Link explique qu’il pense qu’il a besoin d’être prioritaire dans l’ordre des opérations que va subir Owen – il risque aussi de perdre sa jambe en fait. Amelia fait preuve d’un calme assez incroyable, tandis qu’Owen se rappelle subitement qu’il a confié à Cormac qu’il avait euthanasié un patient. Il demande donc à lui parler au plus vite… et c’est chiant. Cela provoque clairement des remous dans la vie d’Owen d’avoir ce complice ingrat.

Concrètement, Owen vole donc des médicaments pour euthanasier des soldats illégalement, et je peux comprendre pourquoi Cormac n’a pas envie d’être complice quand le risque est pour lui la prison. En tout cas, pour un type qui n’a rien à faire dans cette famille, il est vachement impliqué dans les secrets que tout le monde garde.

En soi, il sait donc qu’Owen commet des crimes, qu’il a eu un accident, que Megan est suicidaire et que le cœur de Farouk n’est pas forcément viable. C’est violent. Il retrouve donc Megan pour s’assurer qu’elle ne va pas tout lâcher et va tout de même prendre le temps de s’occuper d’elle avant de lui donner toutes les infos qu’il juge importantes de lui donner. S’il laisse du temps à Owen pour confesser ses crimes à Bailey, il lui apprend tout le reste et… J’aime beaucoup Cormac ? Il était temps d’en arriver à un stade où le personnage est vraiment appréciable.

Si c’était un bon épisode pour Cormac, ça ne l’était pas pour Link en revanche. Franchement, il est insupportable durant l’épisode à ne pas parler à Amelia, amenant ce non-dit important jusque dans la salle d’opération et ordonnant que la galerie de spectateurs soit évacuée lors de l’opération, juste parce qu’il y aperçoit Kai. C’est abusé, tout simplement. Amelia a bien raison de le confronter et vous savez ce qui m’énerve le plus ?

Eh bien, Lincoln a aussi raison dans ce qu’il dit : Amelia est insupportable avec lui alors qu’il n’a fait qu’espérer se remettre avec elle pendant un bon moment. J’aime bien ce qu’il lui dit et j’aimerais qu’Amelia se remette un peu en question de temps à autres. Je doute que cela arrivera, surtout qu’on la retrouve ensuite au bar avec Kai à lui expliquer que sa vie est bordélique sans vraiment se remettre en question. Tout ce qu’elle fait est dire qu’elle se déteste d’avoir brisé le cœur de Lincoln mais elle s’en remet bien vite en passant une bonne soirée avec Kai.

En parallèle, la série reprend aussi sur l’intrigue de Levi qui vient de tuer un patient en ne suivant pas exactement la méthode Weber. S’il n’est pas bien du tout suite à son erreur (encore heureux), ça pose un autre problème également : Richard et Miranda en arrivent à s’engueuler quand celle-ci veut mettre un terme définitif à la méthode d’enseignement de Richard qui prouve bien ses limites.

Si Richard débarque pour râler sur Levi juste après, ce n’est que bien plus tard que Miranda repasse au bloc… et découvre que Levi y est encore à se laver les mains. Oups. C’est très gênant à voir pour Levi qui s’enferme dans son erreur et n’écrit pas son rapport, mais j’ai beaucoup aimé Miranda dans le peu de scènes qu’elle a grâce à ça. Même hors écran, elle fait les bons choix : elle envoie Jo s’occuper de Levi. Bon, Jo, par contre, n’a pas la bonne solution par elle-même.

Elle va donc chercher Helm, mais le temps de la trouver et de la ramener avec un autre médecin, Levi s’est éclaté les mains à en saigner. C’est lourd comme scène, et j’ai le sentiment qu’on l’a déjà vu aussi. Jamais à ce point, en revanche : il est complètement dévasté par ce qu’il s’est passé, et il sait que sortir de la pièce signifie reconnaître ce qu’il s’est passé.

Ses amis s’occupent donc de lui jusqu’à ce qu’une autre urgence arrive, et ce n’est qu’après ça que Nico arrive. Le pire ? J’avais oublié l’existence de cette relation une fois de plus. J’ai adoré la manière dont Helm s’occupe de lui en plus. Il n’empêche que Levi finit l’épisode en pleine dépression, et je crains le pire pour lui. Tout le monde autour de lui semble s’en remettre, bizarrement, alors que les scènes le concernant étaient horribles. Il finit carrément assis par terre, adossé au mur de l’hôpital. Il oublie d’écrire son rapport clairement, mais au moins Nico est là pour lui.

Quand je dis tout le monde, je parle surtout de Jo qui oublie de mettre son pantalon quand elle s’occupe de Link et tente de lui faire des avances. Non seulement elle tente, mais en plus elle y arrive. Bon. Ce baiser entre eux est clairement une mauvaise idée. J’ai envie de voir Jo heureuse, c’est sûr, mais que l’épisode se termine sur une scène où ils couchent ensemble, après des années d’amitié, sans qu’il semble n’y avoir la moindre gêne… Pardon quoi, mais non.

Cela m’a énervé, vraiment. Je suis toujours perplexe face à cette relation. J’ai préféré voir la manière dont le silence s’installe entre Richard et Miranda dans l’ascenseur, j’ai préféré voir Owen se réveiller et apprendre qu’il marcherait, j’ai préféré surtout voir Maggie et Winston heureux en amour malgré les nouvelles informations récoltées au cours de l’épisode. Quant à la décision d’Hayes… Ecoutez, je n’ai même pas envie d’en parler, franchement.

Il était sur le point de balancer Owen, ce qui était une bonne idée, mais Miranda l’arrête pour lui parler de la famille Hunt et de tous les traumas qu’ils ont subi et… il change d’avis ? Non, sérieusement, tu ne changes pas d’avis comme ça, tu n’as pas le droit, mec. Pff. Cormac décide donc de démissionner et de retourner en Ireland alors même que le personnage avait enfin de vraies raisons d’être dans la série. Sa relation avec Mer ne fonctionnait pas, d’accord, mais il avait Megan. Et abandonner Megan, en plus, ça ne colle pas au personnage ? Je suis dégoûté s’il s’en va vraiment comme ça, et pour ça.

Allez, une raison de plus de ne pas aimer Owen. C’est vrai que j’en manquais dernièrement…

 

Station 19 – S05E09


Épisode 9 – Started from the Bottom – 17/20
J’ai l’impression de surnoter parce que l’épisode était assez classique, mais j’ai trouvé qu’il était aussi très fluide dans l’introduction d’un nouveau personnage et dans sa manière d’avoir quelques scènes vraiment surprenantes par moments. On passe parfois à côté de choses qui auraient pu être intéressantes si elles étaient développées, mais dans l’ensemble on découvre surtout des personnages qui évoluent logiquement face aux événements. Et ça me plaît.

Spoilers

Natasha Ross, la nouvelle cheffe du département des pompiers de Seattle, débarque pour une inspection des casernes 19 et 23.


Get them in order before I have to burry another friend.

Bon, de toute évidence, je n’avais pas retenu le plus important de l’épisode précédent car dans mon résumé, je ne parlais pas des mêmes événements que ceux mis en avant par le résumé de l’épisode. En effet, eux, ils mettent en avant la crise de Vic pendant sa dernière intervention et le fait qu’une nouvelle cheffe a été nommée à la tête des pompiers.

C’est par là que nous commençons l’épisode, avec l’arrivée de Natasha Ross pour la visite des casernes. Assez vite, on découvre qu’il s’agit d’une vieille connaissance de Sullivan, et ça me soule déjà. On retombe clairement dans un schéma de triangle amoureux à venir avec Andy. Je le sens déjà. Mais bon. Elle a l’air cool la chief Ross. Elle remet assez vite en place Maya en lui disant qu’elle connaît son nom et Andy en lui expliquant qu’elle n’en a rien à faire de son héritage.

Ce qui l’intéresse ? Les pompiers pour ce qu’ils sont. Elle n’a pas envie d’être coincée dans de la paperasse – mais elle approuve tout de même le programme de Ben et Jack concernant les problèmes cardiaques. Cela fait une bonne nouvelle alors qu’elle critique sans problème ses prédécesseurs, donc bon, elle est appréciée par tout le monde. Même par moi !

Bon, je sais qu’il faut se méfier des nouveaux personnages dans cet univers après. De toute manière, on n’a pas le temps de trop se faire une idée que la sirène sonne à la fois du côté de la caserne 23 et de la caserne 19. Dans la première, Andy s’imposait comme elle pouvait en tant que capitaine et dans la seconde, Carina (toujours là), Ben et Jack célébraient à la fois la victoire d’avoir leur programme approuvé et la défaite d’avoir des fonds insuffisants.

En route pour la première caserne, Andy prend le temps de demander des nouvelles de la vraie intrigue qui m’intéresse : Vic et Theo. Le problème est donc que Vic le ghoste, tout en étant en plus mise sur la touche. Personne ne veut qu’elle y reste trop longtemps, surtout Travis, mais elle en a clairement besoin. Elle n’est pas trop d’accord non plus apparemment, préférant reprendre ses joggings vers la caserne que tourner en rond pour rien dans son appartement. Allons bon.

À la caserne, elle tombe ainsi sur Jack – censé resté à l’accueil ça tombe bien – et Carina qui sentent sa détresse et tentent de l’inclure dans leur réflexion pour lever des fonds supplémentaires pour leur projet. Ils sont tous les trois interrompus par l’arrivée d’Aaron et Jenni, des pré-adolescents qui ne veulent surtout pas aller à l’hôpital mais ont quelques petits problèmes : Aaron a les genoux en sang parce qu’il est tombé en chemin, Jenni a des crampes à l’estomac et des saignements… Oh le regard Carina/Vic en dit long : elle a juste ses règles, mais elle est paniquée.

Les scènes sont sympathiques, parce que clairement Carina et Vic sont mortes de rire et jouent ça très bien. Le sujet est pourtant loin d’être drôle, parce que les enfants sont terrifiés, particulièrement le petit garçon qui s’inquiète pour sa sœur parce qu’ils ont perdu leur mère lors d’une hémorragie. Bon, par contre, Jack qui explique les règles à Aaron, je n’ai pas réussi à savoir si c’était méga gênant de nous montrer à quel point il est désemparé, ou juste drôle. La fin de la scène l’est, heureusement.

C’était nécessaire, parce que l’intrigue est assez triste en fait : l’adolescente ne savait pas ce qu’était les règles parce qu’elle n’avait pas de mère. Par contre, je trouve que la série rate vraiment quelque chose : quitte à faire cette intrigue, ils auraient pu expliquer plus clairement les règles. J’ai adoré les informations données par Carina et la réaction de Vic, mais ça aurait été sympa quand même d’avoir l’ensemble des explications. Quitte à faire un épisode sur le sujet, autant y aller non ?

Et puis, Carina qui parle du job de petit frère sans faire de réflexion sur Andrew, c’est nul. Après, j’ai beaucoup aimé toutes ses interactions avec Carina, toute la réflexion sur le système d’informations et d’éducation sexuelle. Peut-être que la priorité de l’équipe devrait être là ? Ou alors, la priorité est le cœur de Vic, effectivement. Elle était venue à la caserne parce qu’elle s’inquiétait de son rythme cardiaque.

Carina confirme qu’il y a quelque chose de suspect et l’emmène donc aux urgences pour faire des tests supplémentaires qui nous révèlent que Vic est… enceinte. OH BORDEL. C’est un excellent twist à ce stade de la série et vis-à-vis de tout ce que l’on sait du personnage. C’est à la fois crédible et dingue, et ça va apporter de bons rebondissements, tout en nous prenant complètement par surprise après tout ce qu’il s’est passé.

Pendant ce temps, les casernes 23 et 19 sont donc appelés sur le même accident, une fois de plus. On le sentait venir à des kilomètres, mais c’est confirmé par un appel de Teddy à Ben : ils interviennent sur l’accident de voiture qui nous laisse Owen au fond d’un ravin. Ben pète un câble une fois sur place pour que tout aille plus vite, mais c’est Andy qui est en charge et veut prendre le temps de bien faire les choses, notamment pour impressionner sa nouvelle cheffe. Oh, ce n’est pas la seule à vouloir l’impressionner, parce que Maya aussi y tient clairement.

Elle demande ainsi à Sullivan d’appuyer sa demande de promotion, ce qu’il semble prêt à faire ? On verra bien. En attendant, je me suis retrouvé impressionné par les talents d’Andy sur la scène. Par rapport à d’habitude, elle semble drôlement calme, calcule les risques et montre une connaissance parfaite de son équipe, éloignant Ben de la situation et le laissant sous la surveillance de Robert, pour éviter qu’il ne fasse trop de la merde.

Comme toujours, Ben se précipite donc et apparemment, ça ne provoque pas trop de problèmes. Au contraire, même.

Franchement, elle prend de bonnes décisions, toujours sous la surveillance de Chief Ross… mais Ben fait de la merde. Pour changer. Il se précipite donc, et Sullivan décide de l’accompagner plutôt que de prévenir Andy de ce qui est en train de se passer. Finalement, tout se passe bien : ils retrouvent en premier la voiture d’Owen. Enfin, ils retrouvent en premier le conducteur de la voiture qui est mort, contrairement à Owen. On nous a pourtant dit plusieurs fois qu’il était peu probable qu’il survive, et voilà.

Moi, mon espoir reste qu’on perde le personnage et qu’il donne son cœur à son neveu, mais bon, je ne pense pas que ça colle niveau taille du cœur ? Bon, peu importe. Tout l’épisode tourne autour de cette intervention et bizarrement, je trouve que ça manque d’enjeu. Owen est en vie et souffre, ben cool. Teddy et Cormac sont à l’hôpital et on ne les voit pas. On ne sait pas ce qu’il en est du cœur. Bon.

C’est intéressant de voir le travail qui est fait pour sécuriser la scène de l’incident, mais disons que ça n’apporte pas énormément de suspense non plus.

Le vrai suspense est finalement autour des sanctions que Ben recevra : il décide ainsi d’accompagner Owen au moment où son corps est transporté en haut du ravin, et c’est clairement une action risquée. L’avantage, c’est que ça permet à Andy de montrer qu’elle a plus d’autorité que le capitaine actuel de Ben, et ça la fait bien voir de sa cheffe. J’aime beaucoup ça, de même que j’aime beaucoup la Chief Ross insiste pour que Travis essaie à son tour de monter les échelons de la hiérarchie.

J’ai beaucoup aimé la scène, surtout que ça permet d’approfondir l’air de rien le personnage de Travis et sa peur d’être responsable de la mort d’un autre pompier. En plus, on a enchaîné sur Andy qui poussait la gueulante dont Ben avait besoin depuis des années alors, vraiment, cet épisode marque de gros points.

Il en perd aussi quand Sullivan, de retour à la caserne, calme Ben qui se fait sermonner à nouveau et obtient ainsi de la part de la nouvelle cheffe le rôle de lieutenant. Maya espérait tellement sa promotion ! Je suis vraiment énervé de voir que les scénaristes font encore une faveur à Robert, mais j’ai aimé malgré tout qu’il cherche à se débarrasser de ce rôle dans la scène qui suit. Cela montre au moins qu’il a appris un peu de ses erreurs… mais je ne suis pas sûr que ça suffise à faire passer la pilule.

En tout cas, entre ça, Andy qui trouve vraiment sa place de capitaine (enfin !) à la 23 et Vic enceinte, j’avoue que l’épisode m’a donné de bonnes vibes pour la suite.