Station 19 – S05E18


Épisode 18 – Crawl Out Through the Fallout – 18/20
Cet épisode ressemble un peu à un rendez-vous manqué avec la fin d’une saison, étant plus un épisode de la semaine très bon qu’une vraie fin comme on s’y attendrait. Pourtant, les intrigues évoluent vite et certaines atteignent une apogée dans l’épisode, c’est évident, mais tout n’est pas à la hauteur de mes attentes. Dans l’ensemble, ça reste un épisode solide et vraiment réussi. Vivement la saison prochaine !

Spoilers

Un bus scolaire entre en collision avec un camion contenant des substances radioactives, alors qu’Andy prépare son procès et que Carina est sur le point d’obtenir sa green card – peut-être.


You are the village that our brother Dean wanted for his daughter.

J’ai autant envie de voir cet épisode que j’ai envie d’en retarder le visionnage : c’est le dernier avant un bon moment, puisque c’est la fin de saison. Je sais déjà à peu près ce qui m’y attend, de la famille de Jack au procès d’Andy, en passant par les envies politiques de Travis ou le bébé à venir de Carina et Maya – si Carina parvient à avoir sa green card ?

Il y a beaucoup à traiter dans cet épisode et je suis curieux de voir comment ils le feront. Cela commence plutôt bien avec Andy et Jack vivant clairement ensemble le temps de trouver d’autres victimes de Jeremy, quitte à se taper tous les commentaires qui critiquent Andy. Jack la force à manger alors qu’elle trouve justement un commentaire, et c’est plutôt cool de les voir interagir comme ça.

Bon, après, ça fait vraiment couple, même si Andy lui a dit qu’il était son frère. Bordel, si j’en suis à retrouver qu’ils font un bon couple, c’est peut-être qu’on a fait le tour de la série. Ou peut-être que c’est parce que Sullivan est de nouveau heureux en couple avec la cheffe Ross. C’est presque dérangeant à voir à force. Ils sont heureux, on a compris, next. Je suis de mauvaise foi, je sais. Cela ne m’a jamais dérangé quand c’était Vic et Théo, Carina et Maya, ou même Maya et Jack, d’ailleurs.

Bref, revenons-en à la caserne où le débat du jour est de savoir si Andy a bien fait de refuser la proposition de faire neuf mois de prison au risque d’y passer dix ans si elle perdait son procès. Elle a l’argent pour le faire et d’après Vic, elle a bien raison : un accord la ferait passer pour coupable aux yeux du monde, surtout que le monde la juge déjà. Loin de ce débat, Travis envisage toujours de devenir maire, comme je m’y attendais. Il découvre juste que ce n’est pas si évident que ça.

Pendant ce temps, Carina est hyper stressée car elle a son entretien pour la green card. Ca aussi, je m’y attendais, et il était mignon de la voir sur son 31 et toute stressée en même temps, avec Maya tentant de la rassurer comme elle le pouvait. Si je suis tout à fait du genre à faire la même blague que Maya sur le passeport oublié, je tiens à souligner tout de suite que c’est la pire des idées de faire ce genre de blague. Bref.

La scène est franchement super mignonne, même pendant l’entretien, parce qu’on sent la sur-préparation de Maya, le stress de Carina et la gêne que c’est de devoir raconter à un fonctionnaire toute sa vie, la raison d’un petit mariage à 12 (merci la pandémie, cela dit) ou sa première rencontre avec sa femme. C’est plutôt chouette en tout cas, ce genre de scène confirme à quel point l’alchimie entre les actrices est présente.

Bon, par contre, c’est une série américaine, et c’est Maya, alors il fallait qu’elle en fasse trop. N’aimant pas être sans cesse obligée de se taire car c’est à Carina de parler, elle finit par déverser tout ce qu’elle a sur le cœur concernant sa hiérarchie quand elle en a l’occasion. Autant Carina parle vraiment comme à un ami et en toute honnêteté, autant Maya y va un peu trop, agressant limite verbalement le fonctionnaire en face d’elle. Elle semble tellement sur la défensive !

Et pourtant, voir Maya et Carina se disputer comme un couple, et avoir le même humour, et être d’accord, et compléter les phrases l’une de l’autre… Eh, le fonctionnaire accorde la green card à Maya et Carina. Tout est bien qui finit bien pour cette intrigue.

Pour en revenir au procès d’Andy, celle-ci est persuadée que Jeremy a agressé d’autres femmes et elle fait tout ce qu’elle peut pour le prouver. Ainsi, elle prend la parole par-dessus son avocate pour avoir la confirmation que d’autres personnes ont bien déclaré que Jeremy était un agresseur, mais anonymement. L’avocate est loin d’être ravie de voir Andy si impulsive, persuadée que cela n’a pu que faire mauvaise impression.

Elle est loin d’avoir découvert toute la folie d’Andy cependant : sa cliente la traine ensuite dans un bar où elle compte retrouver l’une des victimes de Jeremy. Rien que ça. Et bien sûr, comme c’est toujours le cas, Andy débarque sur son lieu de travail pile quinze minutes avant la pause de cette Holly, qui n’est pas ravie de rencontrer Andy de cette manière.

Elle accepte pourtant de lui parler. L’histoire n’est pas glorieuse : Jeremy l’a violée derrière un bar, exactement comme Andy, mais elle ne s’en est pas rappelée immédiatement. Oh, bien sûr, elle en a parlé au doyen de sa fac, sauf que celui-ci n’a pas voulu briser l’avenir prometteur d’un jeune homme. Ben super, merci monsieur. Aujourd’hui ? Holly ne souhaite pas parler parce qu’elle a un petit garçon et qu’il finirait par l’apprendre.

Andy lui explique alors que ce serait une bonne chose qu’il soit en colère de l’apprendre – ce que sa mère souhaite éviter – car les garçons aussi ont besoin d’être énervés face à ce genre d’histoire pour que le changement puisse se produire. C’est on ne peut plus vrai. Et cela suffit à convaincre Holly de venir témoigner pour elle, avant même le début du procès.

Enfin, ce ne serait pas une fin de saison sans un gros problème à régler. Pour cette saison, il s’agit d’un accident d’un bus scolaire sur le point de tomber dans un ravin avec un camion qui transportait des substances radioactives, empêchant les pompiers de s’approcher de trop près du bus dans lequel on devine au moins un adulte blessé, puisque personne ne sort du bus et que les enfants hurlent à l’aide.

C’est digne d’un épisode banal de 9-1-1 tout ça, mais ce n’est vraiment pas habituel pour la caserne 19 qui rechecke aussitôt toutes les consignes. Ils sont forcés d’attendre l’arrivée de secours, mais la situation est assez intenable avec des enfants hurlant et criant à l’aide dans le bus, un chauffeur de camion qui se sait condamné mais est coincé dans son camion par une jambe blessée et un produit radioactif qu’ils ne peuvent pas toucher.

La situation est absolument terrible à regarder, et elle doit l’être encore plus à vivre. Les enfants tentent évidemment d’ouvrir les fenêtres du bus, et quand l’un y parvient finalement, ils n’ont d’autres choix que de leur expliquer ce qu’il se passe pour de vrai. C’est bien compliqué comme situation, avec des alarmes se mettant à sonner chaque fois qu’ils approchent trop près du bus. C’est particulièrement inquiétant pour Vic dont l’alarme retentit plus fort que les autres, indiquant qu’elle a atteint la limite maximale, mais qui reste quand même sur la scène.

C’est le moment que choisit le chauffeur de camion pour sortir de son camion et proposer de jouer les héros en déplaçant le contenu radioactif. Il sait très bien qu’il sacrifie sa vie en faisant ça, mais il le fait parce qu’il a une fille de onze ans qui souhaite devenir scientifique. Il sait bien qu’il ne la verra pas grandir, mais il aimerait que quelqu’un se sacrifie pour sa fille.

Grâce à son acte, les pompiers peuvent finalement commencer à agir avant l’arrivée de l’équipe de secours, et ça leur permet donc de sauver les enfants. Bon, il y en a quand même un pour parler plus que les autres, alors ça ne me rassure pas : c’est toujours mauvais signe. Le but semble pourtant être simplement de remuer le couteau dans la plaie pour Jack qui voit l’enfant rejoindre sa mère en courant ensuite.

J’ai aimé tout de même de voir Jack dire constamment au gamin de remettre son masque. C’est clairement le genre de répliques qui n’aurait pas existé avant 2020, mais ça ajoute une touche de réalisme bienvenue – même si c’est débile car on sait bien qu’on a demandé à l’acteur enfant de retirer son masque pour qu’on l’entende mieux et qu’on le voit jouer. Tss.

Bref, tout ça mène à Ross qui arrive sur la scène pour vérifier si toute l’équipe va bien. C’est gros comme tout, mais ça lui permet aussi d’annoncer qu’une plainte va être déposée contre le chauffeur, alors même que les pompiers le voient comme un héros. Ce coup bas ne peut venir que de Dixon, et Travis est tellement frustré qu’il annonce aussitôt à Ross qu’il a bien l’intention de se présenter pour gagner l’élection et être maire de Seattle.

Si elle ne peut pas le soutenir en tant que cheffe, Ross accepte évidemment qu’il le fasse – et dans le fond, elle pense comme lui. Elle se rend ensuite à la caserne pour… fêter l’adoption de Pru. C’est ridicule, et Maya le souligne à raison cette fois.

Pour les pompiers, revenir à la caserne prend un peu plus de temps, le temps de vérifier si les radiations n’ont pas trop mis en danger la santé de tous ceux impliqués. Dans le camion pour rentrer, le capitaine Beckett explique à Sullivan qu’il a pris la décision de redevenir sobre, parce que cet appel l’a remué apparemment. Il n’en faut pas plus pour que Sullivan le raconte aussitôt à Ross à la fête. C’est un peu gros.

La fête ? Tout se passe bien, et même très bien : les scénaristes en profitent pour faire un petit hommage à Dean qui est touchant juste comme il faut – jusqu’à ce que Vic craque et me touche encore plus. C’était déroutant juste ce qu’il faut, et l’actrice a géré le moment à merveille. Dans le même genre, il est agréable de voir le personnage de Ben évoluer et grandir en fin. Durant l’épisode, il a pris la décision de ne pas se mettre en danger et contredire les ordres – pour Pru. C’était donc ça qu’il lui fallait pour arrêter d’être insupportable ?

Cependant, si tout se passe très bien, c’est surtout parce qu’Andy est libre et n’aura même pas à subir de procès. Apparemment, trouver une victime supplémentaire était suffisant. Euh. J’ai du mal à y croire, surtout que la décision est soi-disant prise en une journée, mais bon, on va faire avec, j’imagine.

L’épisode pourrait s’arrêter là, mais ça manquerait probablement de cliffhanger. Ils ne peuvent tout de même pas se contenter d’un happy ending. Je suis un peu frustré par le premier cliffhanger de l’épisode, qui voit Maya demander à Ross de récupérer son poste… en lui faisant un chantage, expliquant qu’elle sait très bien qu’elle et Sullivan couchent ensemble. C’est un chantage digne de Sullivan, et j’ai du mal avec. En plus, elle interrompt une scène où Ross suggérait qu’Andy allait possiblement revenir à la caserne 19 si une place se libérait. Mais laquelle ?

Alors qu’Andy passe une bonne soirée à entendre Travis se dire prêt à être candidat d’un mouvement indépendant, Ross débarque finalement pour lui redonner son poste de lieutenant à la caserne 19. On termine ainsi sur un énorme WTF : Jack démissionne et se barre sans dire au revoir à personne. Ma foi, c’est sûr que ça fait un moment qu’il ne se sentait plus à sa place, mais euh ? C’est totalement inattendu – et bon, il est sur le point d’être papa, espérons, ce n’est peut-être pas le meilleur moment ?

EN BREF – C’est une saison qui fut une fois de plus à la hauteur de ce que j’en espérais après la saison précédente qui était elle-même géniale. Même si l’épisode final manquait peut-être d’un petit quelque chose et paraissait plus être un épisode de la semaine assez classique, je considère que la série a vraiment trouvé son créneau et son rythme.

Il faut dire que le décès de Miller avait déjà frappé l’équipe et qu’il était compliqué d’aller plus loin que ça en fin de saison, que je suis un peu déçu de l’absence de procès pour Andy après une scène pareille, mais que quoiqu’il arrive, je suis au rendez-vous pour la saison suivante : la série a en effet la bonne idée de défendre vraiment des valeurs et des idées sociales qui me paraissent importantes. C’est parfois schématique ou trop prévisible, mais je n’arrive pas à leur en tenir rigueur.

L’attente avant la suite sera longue désormais.

 

Grey’s Anatomy – S18E17

Épisode 17 – I’ll Cover You – 15/20
J’ai préféré la manière dont cet épisode ménageait ses effets et ses surprises, tout en prenant le temps de développer certains personnages… mais je suis quelque peu frustré de me rendre compte que d’autres personnages sont trop ignorés ou sous-exploités par les scénaristes. Ce n’est pas nouveau, ça arrive souvent, sauf que ça donne un épisode qui est certes divertissant, mais qui donne l’impression de gagner du temps sur quelques intrigues.

Spoilers

Richard boit un des jus de fruits de Catherine, et il s’en souviendra.


You wrote a new story !

Cela faisait longtemps qu’un épisode n’avait pas commencé par une scène de sexe dis donc. Pardon, j’exagère un peu, mais ça fait longtemps que je n’ai plus vu la série aussi. Linc se fait donc plaisir avec une brune ressemblant à Amelia de dos, mais certainement pas de face. Hâte de voir qui elle sera exactement.

Pendant que Linc passe du bon temps, Jo enchaîne les gardes et c’est parfaitement improbable. Elle change de tenue et ne prend plus le temps de dormir. Sachant que ses deux jobs demandent des gardes de plus de 24h, je vois mal comment elle peut tenir un tel rythme. En plus, elle s’occupe aussi des urgences, ce qui est apparemment sa seule occasion de croiser Lincoln pour lui demander de garder Luna.

Ils se retrouvent grâce à ça avec un patient commun qui leur permet de parler un peu plus : Linc en veut quelque peu à Jo de n’être plus que son babysitter et de ne pas avoir le temps de lui parler. Ils vont pouvoir passer du temps ensemble, heureusement, car le patient a besoin d’être opéré, évidemment. Et comme le patient a aussi une femme enceinte, je sens que l’intrigue va être intéressante pour que Jo joue les super-héroïnes.

Difficile de ne pas s’attacher en tout cas à ce couple de patients, avec une femme enceinte et un homme alité qui a peur que son enfant soit nommé comme lui. Jo n’a pourtant pas le choix que de se reconnaître impuissante face au cancer de ce patient. Il n’a donc que quelques semaines à vivre après l’opération. Cela énerve Lincoln, mais ce n’est pas comme si elle y était pour quelque chose tout de même.

Et quand Jo retrouve la femme de ce patient et l’entend demandant d’accoucher immédiatement, elle enfile aussitôt sa casquette d’obstétricienne. C’est plutôt logique et c’est ce que j’attendais, sauf que Lincoln est toujours un connard. Il décide donc de faire appeler Carina pour avoir un deuxième avis, et ça énerve légitimement Jo. Comme je le pressentais en fin d’épisode précédent, on enchaîne sur une scène où il est évident que le but est de mieux cerner pourquoi Lincoln est si frustré de vivre en ce moment.

Il est ainsi révélé qu’il se sent utilisé par Jo parce qu’elle l’a dégagé de son lit, tout en voulant continuer de l’utiliser comme babysitter. Forcément, elle en arrive à avouer les sentiments qu’elle a développé pour lui. La scène était franchement intéressante et permet de relativiser quelque peu le personnage de Lincoln et le mauvais coton qu’il file depuis un moment. J’ai particulièrement accroché au discours de Jo lui répondant, cela dit – ce n’est pas tellement Lincoln que j’ai apprécié là. Après, il était sympa en fin d’épisode à avoir besoin de voir son bébé, ça donne envie de l’aimer à nouveau. Je n’oublie pas, par contre.

De son côté, Bailey revient de sa petite période de vacances avec sa nouvelle petite fille. Elle pourrait être heureuse de présenter Pru à tout le monde (wow, comment elle est grande déjà !!), mais non, elle est surtout dégoûtée de se rendre compte que le travail n’a pas été fait en son absence : le tableau de chirurgie est complètement sans dessus dessous.

Pourtant, les cas médicaux semblent s’enchaîner comme d’habitude au cours de l’épisode. On découvre ainsi une nouvelle patiente pour Winston et Maggie. Oui, les deux travaillent ensemble, ce qui leur donne l’occasion aussi de ne pas être d’accord sur le frère de Winston, et en parler. Du moins au début. Ensuite, le différent se reporte sur la patiente, qui refuse que sa femme soit mise au courant de sa présence à l’hôpital, puis de son opération.

Winston se retrouve à crier sur la patiente et la stresser, ce que Maggie ne peut évidemment tolérer. Elle finit par le reprendre devant tout le monde au bloc, puis dans un couloir, découvrant finalement l’arnaque monumentale dans laquelle son beau-frère s’est fourré. Elle demande ainsi à Amelia de dormir chez elle le soir, ne souhaitant pas rester avec Winston. Oups.

En parallèle, Catherine continue de vouloir sauver absolument le programme si cher à Richard, et c’est bien logique : ils sont mariés. Elle ferait mieux de s’occuper un peu mieux de lui, cependant, parce que quand il arrive à l’hôpital, il semble totalement à l’ouest. Pire que ça, il ignore totalement l’arrivée de Nick à l’hôpital et ça inquiète suffisamment Meredith pour qu’elle décide de lui faire une petite consultation médicale.

Assez vite, elle en arrive à la conclusion qu’il a dû boire de l’alcool, mais tout ce qu’il a bu est un jus de Catherine… qui s’avère finalement contenir non pas de l’alcool, mais du cannabis. C’est plutôt drôle en soi, mais ce n’est pas terrible pour Richard parce que c’est clairement à l’encontre de sa sobriété.

Ce n’est pas terrible pour Meredith non plus : elle est forcée de congédier Levi du bureau de Richard et de son service, pour le confier à Nick à la place. Au moins, Nick se fait une place et trouve rapidement son utilité, c’est déjà ça. Le pauvre prend cher pourtant : outre Richard, Miranda l’ignore aussi. Elle est rapidement forcée de changer d’avis et de voir les choses autrement quand Nick lui propose son aide pour enseigner également aux médecins résidents. C’est plutôt pratique.

Il obtient donc les permissions pour cela juste au moment où Levi le retrouve, et ça mène à quelques scènes marrantes. Le plus intéressant est encore quand Bailey le découvre et n’apprécie pas de voir Nick remplacer Meredith… pour mieux être remis à sa place par Nick. Il enseigne à merveille à Levi qui se retrouve à devoir « écrire une nouvelle histoire » en sauvant un patient ayant exactement les mêmes symptômes que celui qu’il a tué, contre son gré.

En attendant, Meredith est coincée pour la journée avec Richard, comprenant qu’elle est forcée de le babysitter puisque Catherine est occupée à sauver l’hôpital, une fois de plus. Elle n’est pas bien douée dans sa surveillance : elle quitte Richard pour passer un coup de fil, alors évidemment qu’il en profite pour sortir du bureau.

Il se retrouve donc à assister à Levi réécrivant l’histoire, et ça lui donne une idée brillante pour le programme. Heureusement, Meredith le ramène dans son bureau où Amelia est finalement celle qui surveillera Richard ensuite, le rassurant aussi sur ses dix ans de sobriété. Ce n’est jamais qu’un accident et certainement pas sa volonté.

Si Meredith confie Richard à Amelia, c’est aussi pour retourner voir Miranda et essayer de comprendre pourquoi elle n’est toujours pas heureuse maintenant qu’elle est de retour. Meredith propose encore son aide malgré tout, avant même que Miranda ne s’excuse. Elle le fait finalement et les deux femmes peuvent reprendre une relation cordiale. En fin d’épisode, Miranda va donc mieux, et sa journée ne fait que s’améliorer quand Levi la remercie de l’avoir laissé revenir dans le programme.

Pendant ce temps, Teddy et Owen commencent donc une thérapie pour comprendre comment élever Léo tout en restant ouverts d’esprit. Bizarrement, la thérapie semble plutôt se concentrer ensuite sur leur couple, mais bon, c’est vrai que Teddy aime l’ambiguïté après tout. Je veux dire, elle se retrouve ensuite à parler de tout ça avec… Amelia.

Franchement, c’est n’importe quoi, mais c’est étonnamment la bonne personne pour cela finalement : elle lui explique qu’elle est désormais en couple avec Kai et a compris que tout le monde n’a pas besoin d’être défini en permanence. Autrement dit, attendre et avancer au rythme de Leo est une excellente chose.

Teddy semble comprendre le message et arrêter de trop vouloir planifier les choses. Elle est forte – j’en suis bien incapable moi, j’aime trop tout planifier. Bon, on n’est pas là pour parler de moi après. Revenons donc à la fin de l’épisode : Richard retrouve Catherine et commence à l’engueuler d’avoir acheté un jus avec du cannabis, la forçant à lui annoncer que son cancer est revenu. J’avoue que je m’y attendais : je ne vois pas pour quelle raison elle aurait commencé à consommer de la drogue autrement.


 

Station 19 – S05E17


Épisode 17 – The Road You Didn’t Take – 16/20
Je suis rassuré par cet épisode qui est déjà bien plus réussi. Il réserve des surprises et est bien écrit pour les amener progressivement, tout en étant assez cohérent dans la manière dont les personnages sont construits et évoluent. Un bon point pour lui, donc, et un bon moment de ma journée devant cet épisode qui mène en douceur vers le dernier de la saison.

Spoilers

Jack et Andy se font un roadtrip inattendu.


You don’t think potentially being the baby daddy for your friend-slash-ex-slash-coworker is complicated ?

La fin de saison approche et ça ne me plaît pas car je viens juste de retrouver les personnages, mais bon, on va faire comme si tout allait bien et que c’était normal. L’épisode commence par un road trip inattendu d’Andy et Jack. C’est inattendu et super logique à la fois : Jack se rend rencontrer son frère, qu’il a contacté par mail, et Andy a besoin de prendre du temps loin de Seattle parce que… bon, elle a un procès en cours.

Et ça se passe bien pour elle : ses collègues pourront témoigner en sa faveur finalement. Andy ne voit pas en quoi c’est une si bonne nouvelle quand elle considère ça comme parfaitement normal… mais bon. Le roadtrip reprend ensuite et permet à Andy d’apprendre que Jack lit un livre sur les utérus, ce qui lui fait se poser quelques questions. Ben oui, Jack, Maya et Carina n’ont rien dit de leur situation. Et comme le soulignent Maya et Carina dans une conversation où elles hésitent à expliquer pourquoi Carina à la nausée en sentant des œufs brouillés, personne ne se doute que Jack sera leur donneur. Ce n’est pas à lui de l’annoncer, l’annonce doit être commune.

Pas évident, tout de même. De toute manière, toute l’intrigue de Jack et Andy n’est pas évidente : ils ont une famille qui sort de nulle part tous les deux. Il était important d’avoir une scène où Andy explique vraiment les réconciliations sorties de nulle part avec sa mère, avant d’évacuer toute son angoisse – et celle de Jack – en hurlant un coup. Pas étonnant.

Cependant, en fouillant la voiture, Andy finit par trouver des fruits secs avec une étrange étiquette parlant de sperme, et Jack se sent forcé de lui expliquer sa situation du moment. En meilleure amie de Maya et de Jack, Andy a donc une réaction vraiment sympathique : elle engueule Jack de s’être embarqué dans une situation compliquée alors qu’ils avaient un pacte pour ne pas le faire.

Et forcément, parler du pacte fait culpabiliser Andy parce qu’elle aurait dû le respecter davantage pour ne pas se retrouver dans cette position avec Jeremy. Jack est un excellent ami sur le coup, à rappeler à Andy qu’elle n’est clairement pas fautive de ce qu’il s’est passé.

Ils se rendent ensuite chez Joshua, le frère de Jack, et… la situation est aussi gênante que prévue. Jack n’ose pas frapper à la porte, Joshua pense qu’Andy est la femme de son frère, et les deux frères ont le même tic nerveux, étonnamment. C’est sympathique comme scène, mais je me demande vraiment où ça compte aller pour la suite.

Le type n’arrête pas de parler de ses deux enfants et de celui à venir, mais je ne le sens pas du tout. C’est bizarre de refuser que les invités entrent dans la maison ou de présenter sa famille. Cela sent le type qui n’assume pas sa vie… et ça se confirme assez vite quand il apprend à Jack qu’il n’a pas été adopté.

Non, il a passé toutes ces années avec ses parents. Jack est un bébé abandonné à la naissance parce que la mère était encore au lycée et qu’elle ne pensait pas passer sa vie avec son copain du lycée – et aussi parce qu’elle était trop jeune pour élever un enfant. Par contre, elle a donc eu un autre fils ensuite, Joshua… mais aussi trois filles, Vivian, Brooke et Abby. Oula, c’est énorme comme bombe ce qu’il balance au personnage de Jack.

J’aurais pu le voir venir en y réfléchissant un peu, mais c’est vrai que je me suis laissé embarquer à l’idée que Joshua avait été adopté aussi. La situation présentée ici est pourtant une situation probablement classique, mais terriblement violente pour Jack. Heureusement qu’Andy est venue avec lui finalement. Elle a plutôt une bonne idée d’arrêter Joshua dans son monologue sur toute la famille, parents compris, qui est prête à le rencontrer ou qui est pleine de regrets – pour les parents surtout. C’est très violent comme scène, la réalisation nous le fait comprendre avec un zoom bien senti, et tout ça est finalement coupé court par une Andy pas du tout à l’aise. Forcément.

En chemin, la roue de la voiture crève pour que Jack puisse avoir un moment d’émotion intense et d’énervement, revenant avec Andy sur son passé et son enfance en foyer, à passer d’une famille d’accueil à l’autre. À force de parler, Jack finit par faire le parallèle entre les parents adoptifs qui abusaient de lui et Jeremy. Andy et Jack en arrivent à la conclusion que Jeremy avait forcément fait d’autres victimes. Il n’y a plus qu’à les retrouver désormais…

Du côté de la caserne, tout se passe à merveille au matin : Ben et Miranda ont enfin signé les papiers pour adopter Pru, ce qui était largement sous-entendu par l’épisode précédent de Grey’s, au point de m’en faire vérifier les dates de diffusion des épisodes. Tout le monde prend un bon petit-déj festif (à part Carina) et la journée peut donc commencer de la meilleure des manières.

C’est une journée clinique, et elle est marquée aussi par Carina recevant une alerte : un an après le mariage, elle va devoir passer l’entretien pour obtenir sa green card. Tout le monde semble prendre ça comme une bonne nouvelle non génératrice de stress, mais je le sens suffisamment mal avec ces scénaristes pour commencer à m’inquiéter, moi. En tout cas, ça donne une bonne ambiance générale avec Carina qui se prend des questions à longueur de journée pour préparer le rendez-vous.

Carina, elle, semble préférer se concentrer sur autre chose, notamment la relation Vic et Theo. Ils travaillent désormais ensemble. Là encore, je m’inquiète rapidement quand j’entends le couple être heureux de bosser ensemble et dire qu’il n’y a pas le moindre souci. Ils sont en tout cas appelés en alerte Crisis One.

La crise ? Un couple divorcé se dispute la garde d’un enfant nommé Mary. Du moins, ça, c’est la version de la mère. L’enfant, lui, dit qu’il s’appelle Matt et on comprend bien pourquoi il préfère rester avec son père, surtout quand sa mère appelle son nouveau compagnon et les flics. Pourtant, le père avait raison : il avait bien la garde de Matt, n’en déplaise à son ex-femme.

La situation pourrait donc terminer bien, mais non : la mère et son nouveau compagnon tentent de kidnapper Matt devant Vic et Theo. Le kidnapping est interrompu à temps, Matt peut faire ce qu’il faut pour s’affirmer face à sa mère, ayant même le temps d’un petit discours sur son envie de mourir en entendant son deadname et l’intrigue est résolue ainsi. C’est simple, mais efficace. Cela se termine toutefois par Theo conseillant à Matt et son père de changer d’adresse pour se protéger… et ça fait prendre conscience à Vic qu’il semble parler par expérience.

Difficile de laisser passer un conseil pareil sans lui demander de partager son histoire. Son histoire ? Un ami gay non accepté par ses parents, viré de la maison au nom de Jésus… et pourchassé ensuite par son père, avec un flingue, parce qu’il dormait chez les parents de Theo. L’histoire est violente, tout de même, et Angel, l’ami, n’a plus jamais ri de sa vie parce que ses parents lui avaient détruites. Terrible.

Heureusement qu’on a en fin d’épisode de quoi se réconforter avec Maya et Carina qui partagent une belle scène au lit. Avant ça, à la clinique, la cheffe Ross vient voir ce qu’il se passe et ignore complètement Sullivan devant tout le monde. C’est un grand classique de série, ça pose des questions à tout le monde, et surtout à Sullivan qui essaie désespérément de parler avec Ross. En vain. Tout le monde le voit, y compris Carina. Elle déteste évidemment Sullivan, mais celui-ci tente encore de lui parler, et il le regrette vite.

En parallèle de tout ça, Travis et Maya accueillent à la clinique un homme qui n’a pas d’assurance et qui se décide à venir checker sa santé avec eux, parce qu’il boîte énormément. Et pour cause : il a du diabète et perd carrément ses orteils quand Travis les touche. L’homme est évacué vers le Grey Sloan, mais il est terrifié tout de même, parce qu’il n’a pas d’assurance et qu’il ne veut pas perdre sa maison pour être soigné.

Tout ça énerve profondément Travis et c’est sans surprise qu’il envisage ensuite de se présenter pour devenir maire. Mouais. Tout le monde semble persuadé qu’il pourrait gagner, mais je suis loin d’en être si convaincu franchement. On verra ce que propose l’épisode final sur le sujet. En attendant, la fin d’épisode nous propose une scène où Sullivan et Ross couchent de nouveau ensemble. Bon, ben au moins, on connaît la nature de leur relation maintenant.

 

Grey’s Anatomy – S18E16

Épisode 16 – Should I Stay or Should I Go ? – 16/20
La série ne me manquait pas spécialement pendant tout ce temps où je ne l’ai pas regardée, mais je replonge dedans hyper vite et avec plaisir. C’était un bon épisode, qui pour la première fois laisse entrevoir certains aspects importants de quelques personnages. On sent bien que ça évolue et ça bouge au sein de l’hôpital, même si c’est très lent à se faire. Et puis, il y avait cette voix de la raison tout au long de l’épisode qui était quand même vachement cool.

Spoilers

Tout l’hôpital est bouleversé à l’idée que le programme de résidence puisse être arrêté.


Some of us are loyal: I wanna save this place.

L’épisode commence par Meredith parlant de burn-out, et ça promet déjà des galères pour la suite des intrigues à venir. Cela me remet aussi en question sur cette longue période où je n’ai pas pu regarder un seul épisode, mais eh, le but des séries est aussi de se divertir et d’oublier ses soucis, donc passons tout de suite à la critique d’un épisode qui débute comme toujours par une présentation des différentes intrigues qui seront développées.

La première concerne Miranda. Bien que l’hôpital soit désormais soumis à un test risquant de lui faire perdre le droit d’avoir des internes, Miranda continue d’être aussi froide que possible vis-à-vis de son interne. Cela ne plaît pas à Catherine qui la convoque immédiatement pour un entretien, ce qui est complétement ridicule comme elle ne connaît pas toute la situation.

Richard est là aussi pour voir Catherine s’énerver sans raison contre Miranda, alors que celle-ci souligne assez logiquement que Catherine était pour la méthode Weber. En-dehors du bureau, Meredith culpabilise un peu de sa décision de privilégier le Minnesota et elle n’est pas aidée par Maggie qui nous fait une Maggie.

Cet épisode marque également le retour d’Addison. Il était temps et ça aurait suffi à me faire revenir plus vite si j’avais su que c’était l’épisode de son retour ! Elle est là pour voir Amelia, bien sûr, mais aussi parce qu’elle est au courant de ce qu’il se passe pour l’hôpital. Elle a toutefois envie de s’occuper de sa patiente enceinte, et c’est surtout pour ça qu’elle revient.

Dans son bureau, Miranda cherche de nouveaux médecins pour convaincre les résidents de rester à l’hôpital – mais c’est selon Catherine une mauvaise tactique. Il faut d’abord s’assurer que ceux-ci sont prêts à rester au lieu de chercher ailleurs une place au soleil. Et elle a raison. Ben oui, l’hôpital est donc sur le point de perdre ses internes et résidents, et ça fait stresser tout le monde. Parmi ce monde, il y a bien sûr Helm et Levi. Oui, Levi est de retour, et j’avais oublié que c’était déjà réglé pour qu’il revienne. Comme la scène se déroule dans un ascenseur, il est amusant de voir que l’ascenseur n’a pas perdu son pouvoir et le confronte rapidement à Niko.

Niko l’ignore totalement, et je ne suis pas sûr que ça donne envie à Levi de rester au Grey Sloan. Heureusement, il se retrouve à bosser avec Addison, et c’est une bonne chose pour le motiver à rester. Elle lui montre une nouvelle manière de travailler, soulignant qu’elle n’est pas une lycéenne et qu’elle s’en fiche de savoir que Meredith et Richard ne se parlent plus : elle souhaite juste que le travail soit fait pour aider sa patiente.

Qu’est-ce que j’aime Addison ! Elle est excellente dans cet épisode à rappeler à tout le monde qu’ils sont adultes et devraient se comporter comme tels. Merci, quoi. Cela fait du bien. Et bien sûr, à son contact, Meredith change et reprend une position d’écoute assez satisfaisante, parce qu’Addison est une bonne juge de la situation, de toute évidence.

Malheureusement pour elle, la patiente perd son bébé et elle reste dans un environnement toxique où tout le monde s’engueule pour des futilités. Catherine essaie donc de passer un sermon à Meredith face à Addison, juste après cette perte, et ça ne passe pas du tout pour Addison qui pète un câble comme elle sait si bien le faire. Il lui faut encore annoncer la perte de la grossesse de la femme, et elle le fait en présence de Levi qui décide ensuite de la réconforter avec une prière.

La patiente pourra certes tomber enceinte à nouveau, mais ce ne sera finalement pas avec le sperme de son mari décédé. Addison s’en veut, évidemment, mais elle reste la voix de la raison de l’épisode, avec beaucoup de lucidité. Elle explique donc à Richard qu’il doit abandonner le passé et se faire à l’idée d’un futur différent pour le programme.

On sent bien que c’est compliqué pour tout le monde de faire face à cette perspective, et c’est surtout Meredith qui prend le plus cher sur ce coup-là, avec beaucoup de personnes, y compris Maggie, la considérant comme peu loyale au Grey Sloan si elle décide de le quitter. Et là, la série touche un point crucial pour le développement de Meredith : Nick vient la voir de manière surprise à Seattle pour lui annoncer qu’il a trouvé un moyen de vivre à Seattle avec elle – elle n’a donc plus à quitter à l’hôpital.

Oui, mais voilà : Meredith a gagné le droit de se barrer, à peu près comme Karev ou comme Cristina ont pu le faire – ou Izzie d’ailleurs. Pourquoi les autres auraient-ils le droit de saisir des opportunités et pas elle ? Pourquoi Sanda Oh pourrait-elle aller gagner des awards avec une autre série, et pas Ellen Pompeo ? Humph. Dans cette scène, il se jouait beaucoup plus que simplement l’évolution du personnage de Meredith, et c’était hyper visible. Rarement Ellen Pompeo n’avait réussi en si peu de temps à me toucher.

C’est peut-être ma peur de voir la série s’arrêter – et je sais qu’elle est renouvelée – qui s’est réveillée dans cette scène, mais wow. C’était une sacrée fin d’épisode, où Meredith concède qu’elle est prête à rester le temps de sauver le programme de l’hôpital. Bref, elle veut rester un temps à Seattle, mais les jours de sa carrière à Grey Sloan sont comptés.

De son côté, Jo reçoit à nouveau la visite du frère préféré de sa patiente. Il y a très clairement un flirt entre Jo et Todd, et ça semble déranger Linc. C’est énervant de le voir se comporter comme ça, comme c’était énervant de voir Miranda essayer de forcer Jo à abandonner sa nouvelle carrière pour revenir en chirurgie générale – elle a besoin de médecins pour convaincre les internes et résidents de rester. Tss.

Jo organise donc une soirée avec Todd et Linc pour essayer d’entrevoir son futur, et Todd parvient à la convaincre qu’il est peut-être envisageable pour elle de superposer les deux programmes en même temps. Tout en étant maman. Je sais que c’est une super-héroïne, mais là, tout de même, ça fait beaucoup. On verra bien les fails que ça provoque.

Cela faisait un moment que la série le laissait entrevoir, mais cet épisode décide aussi de revenir sur l’intrigue de Léo, le fils adoptif de Teddy et Owen qui… continue de vouloir être une fille. Après les déguisements, il explicite clairement qu’il est une fille à Teddy et Owen. Et Teddy le corrige, ce qui ne me dit rien qui vaille pour la suite.

Elle le fait certes, mais elle est finalement volontaire pour l’emmener voir un psy afin de parler de la situation, sentant bien la confusion de son enfant vis-à-vis de son genre. Elle est toutefois interrompue au moment d’en parler à Owen par un couple qui débarque, plein de sang : l’homme a le bras coupé, la femme a son bras dans la main et elle s’évanouit évidemment. L’intrigue est dramatique comme la série sait le faire, et ça revient raviver quelques traumas anciens d’Owen.

Il décide en effet de tenter une nouvelle approche pour sauver le bras alors même que l’homme risquait vraiment d’être amputé. Ce faisant, il en néglige Teddy souhaitant parler de Léo – et reconnaissant son erreur de l’avoir corrigé le matin même. La position d’Owen est finalement d’écouter Léo quoiqu’il arrive, et d’entamer une thérapie de couple pour être capables de faire face à ce qui leur arrive.

Autrement, Maggie et Winston ont une sous-intrigue aussi dans cet épisode, mais ce n’était pas super passionnant. Elle tourne à nouveau autour du frère de ce dernier : il a une invention révolutionnaire à proposer à l’hôpital ! Il s’agit d’un patch capable de mesurer le battement du cœur d’un patient et de le communiquer sur tablettes.

L’idée est bonne, mais pose problème quand les patchs indiquent le décès du patient alors qu’il est encore très en vie. Winston n’aime vraiment pas son frère et ne se gêne pas pour le rappeler à plusieurs reprises, puis pour lui expliquer que les patchs ne marquent pas. Ce n’est pas bien grave : le frère ne perd pas la face et explique gentiment qu’il a simplement donné des patchs en version beta. Ouais, bien sûr, on sait qui est le béta dans l’affaire.

Il l’est vraiment : le frère a fait un emprunt énorme, et pas à une banque. S’il ne vend pas ses produits, il est donc foutu. Ben oui, mais bon… T’es con, t’es con ? Pauvre Winston, il est tiraillé là, parce qu’il s’agit de son frère et qu’il ne peut pas le laisser dans la merde, mais il ne peut pas non plus couler son hôpital.

En parallèle de tout ça, Miranda doit donc voir tous les résidents en présence de Catherine. Cela prend une tournure inattendue quand elle montre à quel point elle tient à ses résidents – quitte à leur demander de retourner dans le Minnesota pour protéger leur futur. C’est à peu près tout ce qu’on en voit, parce que Miranda ne reçoit pas les autres – Levi est occupé à tenter de récupérer Niko alors qu’il ne devrait vraiment pas – et elle préfère prendre un ou deux jours de vacances.

Voilà donc pour cette critique, mais je trouve que je n’ai pas souligné assez à quel point j’avais détesté Linc dans cet épisode. Il est un énorme bâtard avec ses sous-entendus concernant Todd face à Jo, il remet en place Amelia sans raison… Humph, c’est un côté du personnage que j’ai vraiment détesté. J’espère qu’une intrigue viendra le remettre prochainement à sa place.