Station 19 – S06E03


Épisode 3 – Dancing with our Hands Tied – 15/20
C’est tout à fait le genre d’épisode frustrant : les intrigues ont beau avancer pendant ces quarante minutes, j’ai l’impression que l’on fait du surplace pour l’évolution des personnages et que chacun reste coincé dans ses problématiques. Les solutions sont à portée de main, mais comme il faut bien quelques épisodes de transition au sein d’une saison, eh bien, on reste coincé. Ma foi, quand on voit le titre de l’épisode, c’est logique.

Spoilers

On passe de dispute de couple en disputes de couple.


Are we ready to be a family again?

Maya a des débuts d’épisode toujours aussi sportifs, mais ça ne se passe plus dans son lit. La pauvre. Elle continue de s’entraîner pour passer ses nerfs, mais je ne suis pas convaincu par les solutions qu’elle met en place. En plus, elle continue de s’embrouiller avec Carina pour toutes les raisons du monde (sauf la seule bonne raison) et elle fonce tête baissée dans toutes les pires situations possibles.

Elle en arrive à mélanger tout le stock de médicaments que Carina et Ben recomptent, et j’aime le fait que ça permette de nous raconter où en est Ben dans sa vie – tout va bien avec Miranda, mais apparemment elle est débordée (alors, elle a repris le boulot ?) – tout en soulignant que ça ne va plus trop pour Carina et Maya.

Maya prend quand même les compliments et remerciements qu’elle reçoit de tout le reste de l’équipe pour avoir tenté de sauver le poste d’Andy, même si elle n’y est pour rien. Elle part heureusement rapidement en intervention, parce qu’elle a vraiment besoin de se changer les idées. Le truc, c’est que Ben, avec qui elle est en intervention, n’est pas du genre à lâcher le morceau quand il a l’occasion de passer sa vie à parler de celles des autres. Maya le remet à sa place, et hop.

De son côté, Travis en est toujours à stresser pour les élections, et à se préparer. C’est un peu chiant parce que ça fait trois épisodes qu’on tourne en boucle sur le fait que Dixon risque de gagner, parce qu’il est en avance dans les sondages et tout malgré ses pires idées du monde. C’est toujours pareil. Travis se prépare et il reste coincé dans sa vie privée, tout en voyant Theo et Vic être heureux et bon, c’est répétitif. Par contre, ça me fait plaisir de voir Vic et Theo comme ça, j’avoue. Bon, Vic est coincée au bureau pour tout l’épisode et n’en est pas ravie, mais au moins, elle continue de coacher Travis, c’est déjà ça.

D’ailleurs, Travis risque bien d’avoir de la chance pour les élections, cependant, parce que la première intervention de l’épisode envoie Maya et Ben directement chez Dixon, justement. Ils sont en intervention en tant que Crisis One, et c’est top à voir, parce que la femme de Dixon débarque à la porte en étant complètement bourrée. Assez vite, Maya repère une vitre brisée et elle est sûre et certaine qu’elle a affaire à une femme battue.

Dixon n’étant plus là, ça m’a paru trop simple comme explication et ça m’a moins surpris que Ben et Maya d’apprendre que c’était la femme elle-même qui avait choisi de détruire la fenêtre. Elle refuse toute aide des pompiers, même si elle n’a pas vraiment le choix non plus, une fois que la voisine a appelé de toute manière.

Dixon finit par rentrer et comme on s’y attend, il se montre ravi de tomber nez à nez avec Maya. Non. La dispute avec sa femme reprend de plus belle et est on ne peut plus cliché, mais ça escalade rapidement vers une engueulade qui dépasse le cadre de la dispute de couple pour aller vers une irritabilité trop forte et une preuve que le couple ne se supporte pas. Les voilà donc qui se lancent dans une opération « détruisons toute la vaisselle de la maison parce que c’est rigolo », ce qui est loin d’être comique.

Les pompiers n’interviennent pas vraiment, la violence escalade et la femme finit par jeter un vase sur son mari, devant témoins. Au moins ça calme le couple, qui en vient même à tomber d’accord sur le fait que Miranda qui balance un drap plein de merde de bébé sur Ben, c’est chiant à mourir. Elan d’amour pour eux, il est revenu quatre fois dessus en un épisode, insupportable.

Par contre, ça m’énerve un peu que tout ça finisse presque en faveur de Dixon. Ils sont pourtant clairement toxiques avec sa femme, à se faire des coups bas en permanence et à se diminuer psychologiquement l’un l’autre. Ils se réconcilient tout de même et ça force Maya et Ben à partir sans rien faire de plus qu’un rapport d’incident. Ce que j’aime toutefois, dans cette intrigue, c’est que ça montre aussi avant d’être trop grave, il y a des situations comme ça qui durent dans le temps et face auxquelles même les plus à mêmes d’intervenir ne parviennent pas à intervenir.

Cela soulignait bien aussi que Maya pouvait être intelligente dans ce genre de situation, mais toujours pas capable de reconnaître ses propres problèmes de couple. Nous n’avancerons donc pas cette semaine sur cette intrigue, et c’est bien dommage.

Pendant ce temps, Andy décide de nous harceler Jack encore plus qu’avant. Elle veut absolument le voir revenir au boulot et elle est vraiment chiante à force. Dans le fond, je peux comprendre son envie de venir en aide à sa famille, mais j’ai plus de mal avec sa certitude que Jack doit redevenir pompier. Sois là pour lui et tais-toi, à un moment. En plus, le chômage ne lui va pas trop mal, je le préfère largement avec les cheveux à l’arrache comme ça, hein.

Toujours est-il qu’Andy insiste sur le fait qu’il est temps pour lui de se bouger et de sortir du taudis dans lequel il s’est réfugié avec Eva. J’avoue avoir bien ri d’apprendre que le trou dans le toit n’était toujours pas réparé : il est temps qu’Eva réagisse et sorte de son deuil, mais ça ne semble vraiment pas facile à faire. La pauvre se contente de boire et d’avaler des médicaments tout le temps, tout en couchant avec Jack – on peut difficilement faire plus destructeur que ça quand on connaît les liens entre Jack et son défunt mari.

Malgré des indices évidents que toute la relation est hyper toxique, Jack continue de s’aveugler. Tout de même remis en place par Andy, il se met à essayer de réparer le toit. Le problème, c’est que ça le fait rester sobre en présence d’Eva pendant un long moment, et ils ne peuvent que se rendre compte qu’ils ne sont pas exactement faits l’un pour l’autre.

Il a l’occasion rêvée d’aller prendre l’air quand il a besoin de ramener davantage d’outils pour s’occuper du toit. Une fois dans le magasin, on nous révèle – quand même ! – que Marsha n’a pas oublié l’existence du pompier, mais qu’il la ghoste à défaut de savoir quoi répondre. Jack est aussi témoin d’un accident qui le pousse à reprendre du service très temporairement. L’homme qui se prend une barre de métal sur le crâne a toutefois beaucoup de chance : il y a un ancien pompier et un médecin dans le magasin au même moment. Question de perspective sur la chance, je sais. Cela n’aide pas Jack à prendre conscience qu’il a envie de retourner bosser en tout cas.

Après son passage chez Jack, Andy essaie d’autrement de passer voir Beckett pour le convaincre de l’aider à se bouger pour Jack. Si je n’aime pas trop Andy quand elle est chiante comme ça, j’aime bien son personnage sur ce coup-là : elle souhaite vraiment aider et cherche tous les moyens possibles, c’est plutôt mignon de sa part. Pas très efficace car Beckett lui apprend que Jack n’a pas réclamé l’argent que le gouvernement pourrait lui verser ou qu’il n’a pas l’intention de récupérer un pompier si instable, mais mignon quand même.

Dépitée et ayant en main des beignets apparemment vraiment dégueulasses, Andy peut commencer sa journée de travail en voyant son ex-mari draguer sur une application de rencontres et chercher à lui donner des conseils sur son amitié avec Jack. Pas ouf.

La deuxième intervention de l’épisode envoie les pompiers s’occuper des passages d’une voiture bloqués à l’intérieur de celle-ci alors qu’elle s’est mise à fumer. Les passagers sont des ados pas trop supportables, franchement, mais j’ai aimé l’intrigue qui voit le jeune homme terrifié de devoir appeler son père. Sa copine – qui n’est pas encore sa petite-amie – lui fait prendre conscience de la toxicité de son père et le pousse finalement à appeler, et tout est bien dans cet ordre des choses.

Malheureusement, le père est le connard qu’il nous décrivait : sur place, il préfère engueuler son fils que prendre soin de lui, savoir comment il va ou gérer sa propre colère. Il enchaîne donc les pires attitudes possibles, ce qui finit par lui coûter sa voiture quand reprend feu car il l’a fait bouger trop rapidement malgré les conseils d’Andy – grosso modo, sa pensée merdique est : « Qu’est-ce qu’une femme peut bien en savoir ? ». Bien fait pour lui si sa voiture brûle, donc.

Andy refuse toutefois que ça se fasse et utilise toute l’eau qu’elle peut pour refroidir la voiture, en surchauffe à cause d’une connerie du père. Ce n’est pas l’approche de Beckett quand il arrive finalement sur place : il décide de laisser cramer la voiture, et tant pis si ça déplaît à Andy. Une fois n’est pas coutume, Andy a une attitude complètement déplacée et n’hésite pas à s’en prendre verbalement à son chef, tout en refusant son autorité. Et le tout, devant témoin, sans conséquence. Ah, les séries !

Dans tout ça, Vic reste coincée à son bureau d’accueil de la caserne et cherche désespérément un moyen de s’occuper. Elle finit par en trouver un assez évident en voyant Carina passer et repasser en permanence devant son bureau : elles papotent ensemble en étant théoriquement sur l’inventaire des produits pour le dispensaire (comme chaque fois qu’il faut une raison pour que Carina soit à la caserne). C’est l’occasion pour Carina de confier certaines de ses angoisses, notamment sur sa possible grossesse dont elle n’est plus tout à fait sûre de vouloir immédiatement.

Malgré tout, Vic parvient à la convaincre de faire un test de grossesse pour savoir ce qu’il en est. C’est d’autant plus intéressant que c’est un duo qui s’était formé l’an dernier pour la grossesse et l’avortement de Vic : les retrouver à se confier leur vie intime et être vraiment amie, c’est efficace. Limite, Vic est plus pote avec Carina que l’inverse désormais. Carina se confie en tout cas sur son inquiétude pour Maya, qui refuse de se prendre en main et de se soigner.

C’est vraiment mignon de voir Carina expliquer qu’elle est prête à attendre Maya et les soins qu’elle fera bien à un moment ou un autre. À la faire parler comme ça, Vic réussit même à faire dire à Carina qu’elle a envie d’être avec Maya pour découvrir le résultat de son test de grossesse. J’ai bien aimé voir Vic jeter le test pour cette raison, c’était parfait.

Enfin, ça l’aurait été si Maya avait progressé depuis le début d’épisode. Pourtant, cette fin d’épisode nous laisse Maya toujours aussi énervée qu’au début, et toujours aussi dans l’abus. Elle refuse de faire face à ses problèmes, alors on est quelque peu bloqué. En plus, elle n’hésite pas à balancer à Vic et Travis qu’ils sont intervenus chez les Dixon et qu’ils pourraient s’en servir pour leur campagne – alors même que c’est contre toute éthique professionnelle. Vraiment, il faut qu’elle s’occupe d’elle, je ne la supporte plus !

Heureusement, le reste fonctionne mieux : toute la caserne se motive – ou plutôt est motivé de force par Andy – pour aller passer un peu de son temps libre à aider Jack et Eva. Je ne suis pas sûr qu’Eva le mérite tout à fait à passer sa frustration sur Jack désormais et à le comparer à Rigo, mais ça fait du bien à voir.

 

Grey’s Anatomy – S19E02

Épisode 2 – Wasn’t Expected That – 17/20
La saison va vraiment bien fonctionner si elle continue comme ça : elle surfe sur la nostalgie des débuts tout en se servant des nouveaux personnages pour introduire les commentaires et critiques que les spectateurs pourraient faire eux-mêmes. C’est efficace, surtout que le casting large est plutôt bien géré pour l’instant, avec des dynamiques anciennes perturbées par l’arrivée de sang frais. Non, vraiment, ça fait du bien à la série.

Spoilers

Un nouveau quotidien se met en place à l’hôpital avec la nouvelle classe d’internes.


Two interns make a whole doctor.

C’est tout à fait le genre de moment où j’aurais mieux fait d’aller dormir que de me mettre devant un autre épisode de série, mais j’avais trop envie d’avancer dans cette nouvelle saison et de voir ce qu’allait proposer cet épisode – surtout afin d’être sûr qu’on restait bien concentré sur les nouveaux internes.

Les premières scènes sont bien rassurantes de ce point de vue : nous reprenons directement sur Simone qui part de chez elle, confirmant que l’intention est bien de se concentrer sur les internes. J’espère que ça ne me soulera pas trop et que ça continuera d’être bien géré par les scénaristes comme la semaine dernière. Après, je ne sais pas trop ce que ça peut donner quand je vois l’intrigue pour Simone : c’est encore et toujours une histoire de grand-mère qui perd la mémoire, pas très original quoi.

Mika décide quant à elle de s’installer sur le parking de l’hôpital. On notera que c’est la première fois en presque vingt ans qu’on aperçoit un parking couvert pour l’hôpital, mais ça tombe bien, ça met son van à l’abri. J’aime bien l’idée qu’elle décide de vivre dans ce van avec wifi, parce que quand on voit les gardes qu’ils enchaînent, ça paraît logique. Par contre, elle en parle à Jules, ça me paraît une mauvaise idée.

Ce même matin, Lucas se change dans une des salles de repos de l’hôpital et y est surpris par… sa tante. Amélia envisage immédiatement qu’il est en train de vivre à l’hôpital – et ce ne serait pas le premier à le faire, en plus. Elle a toutefois raison et lui propose de venir vivre chez Mer, mais Lucas refuse d’avoir le moindre traitement de faveur pour le programme. Ce n’est pas de bol, par contre, parce que Benson le voit sortir de la salle de repos avec Amelia – sans savoir qu’il s’agit de sa tante.

Apparemment, la première idée qu’il a en tête, c’est que Lucas a couché avec Amelia, et ça me fait rire que ça soit déjà banalisé comme ça dans sa tête. Les internes partent en tout cas en courant car ils sont en courant, et ils manquent de percuter Meredith et Maggie.

Ce début d’épisode est déjà bien fluide, franchement. Les trois sœurs se retrouvent ensemble, et c’est chouette : cela leur permet de parler de Nick qui a bien accepté le poste et propose déjà de gros changements à Meredith… par mail. On nous case aussi la première mention de Zola cette saison, parce qu’elle a rédigé un devoir sur son héroïne : la chirurgienne Ellis Grey. AHA.

Ceci étant introduit, on peut commencer la journée à l’hôpital comme on le faisait sur la première saison : les internes se voient attribuer différents cas et docteurs, et franchement, ça va me simplifier la critique. On note que les internes sont une fois de plus malmenés parce que Nick n’en a rien à faire qu’ils lèvent la main, contrairement à tous les autres dans cet épisode, alors que Levi est un chef des résidents (et seul résident) pas bien sympathique avec eux. Le pouvoir ne lui réussit pas, je trouve. Mais bon, je vais me contenter de critiquer l’épisode avec la journée de chaque interne pour commencer.

D’abord, nous suivons Benson Kwan qui est affecté en cardiologie avec Winston. Par malchance, le patient dont ils doivent s’occuper n’est pas la priorité de Maggie : elle décide de refaire tout l’emploi du temps de son mari sans vraiment en discuter avec lui avant, et elle fait ça devant Benson. Ainsi, Winston ne peut trop rien dire. Le pauvre.

De son côté, Lucas est affecté également en cardiologie : il retrouve Maggie et espère assister à une super chirurgie. Ce n’est évidemment pas le cas : Maggie a bien compris qu’il ne voulait pas de traitement de faveur. Elle est assez désagréable avec lui, mais il s’avère utile quand il écoute ses conversations avec Amelia sans sa permission. Bon, Amelia s’inquiète de croiser un Winston clairement énervé après Maggie et vient lui en parler, mais cette conversation n’était pas si intéressante. Le plus fun était bien d’avoir Lucas qui rappelle à Maggie qu’ils ont un résident à l’hôpital désormais.

Un seul, c’est peu : Levi est débordé au point de chercher de l’aide partout où il peut. Il se rend donc au bar Joe’s pour demander à la barmaid de revenir à l’hôpital pour travailler. Vous avez bien lu : Hellm est désormais barmaid. Bordel. Le pire, c’est probablement qu’elle affirme s’y faire plus de thunes que quand elle bossait à l’hôpital ! Elle refuse donc la proposition de Levi de revenir, même quand il lui affirme que c’est Meredith qui la réclame – parce que ça y est, elle a de l’estime et elle sait que ça ne sert à rien de fantasmer sur une hétéro. Alléluia. Ca semble lui faire du bien d’être barmaid, effectivement.

Si on en revient à l’hôpital, et à Lucas, sa journée continue en présence de Benson, puisqu’ils sont tous les deux en cardiologie. Amelia décide de profiter de ce moment pour réclamer la présence de son neveu, soi-disant pour parler d’un patient. J’ai hâte de savoir laquelle des sœurs de Derek sera la mère de Lucas, j’aimerais tant que ce soit Amy Acker !, mais en attendant, je savoure les petites piques sur les sœurs ; parce que vraiment, ça fait plaisir.

Tout ça ne m’empêche pas d’en revenir à Winston : le pauvre prend cher avec une femme aussi insupportable que Maggie. Elle veut tout contrôler et, désormais, elle gère l’emploi du temps de son mari… sans y faire suffisamment attention pour être parfaite avec lui. Elle l’empêche donc d’opérer pendant tout l’épisode, parfois par accident parce que Lucas lui a rappelé que Levi était résident et qu’elle pouvait se servir de lui, quand il s’était déjà engagé auprès de Winston.

En fin d’épisode, le couple prend le temps d’en parler et semble tomber d’accord sur le fait que Maggie a provoqué plus de problèmes que de solutions. Cela n’apporte toujours pas de solution, mais ça semble leur suffire. Pour l’instant, en tout cas.

Ensuite, nous suivons également la journée de travail de Mika. La pauvre se retrouve à devoir bosser avec Owen, qui est surveillée par Teddy. C’est bien simple, le couple passe son temps à s’engueuler pour savoir si Owen est bien surveillé quand il fait la moindre action médicale. Elle a bien raison, mais elle est chiante ; sauf qu’en fait, c’est Owen qui la force à être chiante. Dans tous les cas, ça me soule.

Je suis aussi d’accord avec elle sur le fait que c’est n’importe quoi de laisser Owen enseigner à des internes alors qu’il risque de voir sa licence médicale être suspendue.

Mika pète rapidement un câble de se retrouver face à eux, alors elle demande évidemment de changer de service à un Levi toujours débordé qui lui refuse cette faveur. Apparemment, ce n’est pas évident d’être chef des résidents. Ce n’est pas évident non plus d’être Mika, parce que sa journée ne fait qu’empirer : son patient est là parce qu’il s’est enfoncé le portable de sa femme dans le cul. Et autant j’adore l’actrice qui joue sa femme (elle me fait toujours rire) autant cette intrigue est atroce et naze. En plus, il faut Teddy pour retirer le portable ? La scène avait certes un côté comique, mais bon, Teddy et Owen sont insupportables.

Richard doit probablement être d’accord avec moi, en plus, parce que vraiment, les deux se plaignent auprès de lui en permanence. Il conseille même à Owen de prendre de la distance, ça en dit long.

Enfin, Jules et Simone se retrouvent à bosser ensemble sur un cas aux urgences, parce qu’à deux, elles font un médecin complet, paraît-il. Les pauvres sont rapidement débordées quand leur cas simple et non chirurgical de gueule de bois s’avère être un peu plus compliqué que prévu : un type de dix-neuf ans entre en détresse respiratoire avec un énorme eczéma sur tout le corps. Il est là avec son coloc, qui s’inquiète un peu d’avoir certains de ses symptômes.

Les internes sont rapidement dépassées par la situation, alors elles bipent chacune un supérieur, ce qui nous ramène Richard et Meredith sur le cas. Il fallait bien ça, même s’ils ne sont pas ravis : le gamin de 19 ans (outch je suis vieux, ça y est) a bien besoin d’aide, parce que son état s’aggrave rapidement. Il a donc une maladie que Meredith ne parvient pas à identifier.

Elle fait appel à Richard et Teddy pour l’aider, sans beaucoup plus de succès. En même temps, Teddy est plus préoccupée par son mari et sa situation financière instable qu’autre chose. Elle est juste insupportable, sérieusement. Toujours est-il qu’on se retrouve avec les internes censées trouver la solution du problème médical et faire le sale travail des chefs. J’ai beaucoup aimé cette petite vibe saison 1 qui revenait, surtout que Meredith demande à ses deux internes de faire appel aux autres aussi pour les recherches.

C’est bon, je me contrefiche de l’aspect perso de chacun des internes – à part Lucas peut-être – pour le moment, mais je les aime suffisamment pour que cette saison me plaise. Simone se rend ensuite auprès du colocataire pour avoir des informations supplémentaires sur son patient, et c’était plutôt drôle à voir.

Le problème, c’est que l’humour est vite détruit dans l’épisode quand Jules cherche Meredith, paniquée, pour lui expliquer qu’elle a bipé Linc : le patient a besoin de voir sa jambe être coupée. Super. C’est absolument horrible, parce que c’est à Jules de le faire – et en plus, Jules interrompt une conversation bizarre entre Nick et Meredith où notre héroïne tente trop de draguer Nick. J’ai du mal à cerner comment la série va se passer de Mer en insistant autant sur sa présence et ses intrigues en début de saison comme ça.

Nick, quant à lui, fait ce qu’il peut pour gérer le programme. C’est un peu compliqué avec l’ingérence de Richard en permanence, mais c’est plutôt pas mal ce qu’il fait, heureusement. Bon, pour en revenir à l’intrigue médicale, cependant, Jules se retrouve à devoir couper la jambe de son patient sous la supervision de Linc. C’est un peu un problème, parce que Linc tente de faire de l’humour sur les jambes du patient (c’est creepy) et qu’elle prend ça pour de la drague.

Ouep, rien ne va dans cette scène, je sais, mais c’est marrant. Ça l’est moins quand Simone trouve finalement ce qui ne va pas avec le patient et qu’elle débarque au bloc, empêchant Lincoln de bien surveiller Jules. Celle-ci se retrouve à devoir gérer une hémorragie sans trop savoir pourquoi ou comment. Elle est paniquée.

Meredith l’apprend… et est une super prof. Elle a eu un petit côté Addison dans cet épisode quand elle a demandé à Simone de s’occuper de Jules. C’était chouette de la voir se rappeler que les internes ont besoin de réconfort et d’entraide, et c’était chouette d’avoir une scène entre les deux internes en fin d’épisode. Leur méthode pour se déstresser ? Ce n’est pas les bébés de la maternité, ce sont les peluches que l’on peut acheter à l’hôpital.

Elles en achètent même pour les autres internes, histoire d’avoir une nouvelle scène de fin d’épisode à cinq où Benson balance à tous que Lucas couche avec Amelia. Et ce n’est pas comme s’il pouvait le contredire sans révéler son lien de parenté avec elle. Franchement, les nouveaux internes avec les petits quiproquos que ça provoque et les commentaires sur les personnages tous en couple qui nous soulent nous aussi, ça fonctionne bien. Ils sont aussi spectateurs que nous pour l’instant, et c’est tant mieux.

Sinon, l’épisode ne se concentre pas que sur l’hôpital. Nous avons également le droit à une intrigue très secondaire et surprenante dans l’épisode : Miranda propose à Jo de prendre un pique-nique au parc avec Luna et Pru. C’est un peu n’importe quoi vu la hiérarchie qui a existé entre elles pendant si longtemps, mais Jo y va en étant persuadée que Miranda veut être une « pote-maman ». Ce n’est pas le cas, bien sûr : elle veut juste des informations sur l’hôpital.

C’est plutôt marrant quand Jo se met à balancer tous les changements que Nick fait et allant, selon Miranda, dans le bon sens quand elle apprend quelques avantages pour les internes. Cela l’énerve toutefois de voir que certains des changements se font alors qu’elle, elle n’a jamais pu les mettre en place. Malgré tout, Miranda n’est pas prête à revenir à l’hôpital.

L’épisode se termine, comme annoncé au début, par une présentation d’un devoir de Zola qui espère avoir un prix en parlant de sa grand-mère. Toutefois, quand elle commence à évoquer Alzheimer, elle entre dans une crise de panique, devant toute sa famille – et tout le public. Ah. Meredith monte sur scène pour l’apaiser et la sortir de là, et nous, on comprend que les scénaristes tiennent là une possible porte de sortie pour Meredith. Prendre un an sabbatique pour s’occuper de sa fille, ça pourrait être une explication logique – Miranda fait la même chose, de toute évidence.

Bon, après, Miranda, on la voit justement. Sinon, Meredith prend aussi le temps, avant ce cliffhanger, de se réconcilier avec Nick, en lui faisant une jolie déclaration d’amour et des excuses pour les six mois où elle a décidé de ne pas l’appeler. Malgré l’interruption d’un Owen toujours aussi énervant et demandant à repasser prof à plein temps pour ne plus avoir la surveillance de Teddy (ouf), le couple parvient à rétablir le dialogue sur autre chose que les internes et leurs avantages. Ouf, bis.


 

Station 19 – S06E02


Épisode 2 – Everybody’s Got Something to Hide Except Me and My Monkey – 18/20
Pas de cas exceptionnel, on retrouve ce qui devrait être la routine de la série, mais bizarrement, je trouve cet épisode plus intéressant que le précédent. C’est probablement parce qu’il prend vraiment le temps de donner une scène au moins à chacun des personnages afin d’avancer dans les intrigues de tous et que les développements sont intéressants. Je n’approuve pas tous les twists, forcément, mais ça tient debout et ça me donne envie de voir la suite bien vite.

Spoilers

Toute la caserne se demande quel chantage Maya a bien pu faire.


 

We’ve all been gross and inappropriate at some point or another.

Rien de tel qu’un petit combo Station 19/Grey’s Anatomy pour passer une bonne soirée. C’est la théorie et je vais tenter de la confirmer ce soir encore, avec une soirée qui commence comme trop souvent quand il est question de ces séries par des scènes de cul. C’est la base sur ABC après tout. On se retrouve donc avec Vic et Theo sous la douche, tandis que Jack couche toujours avec Eva.

Il en profite pour ghoster Andy alors que Maya, elle, est ghostée par Carina qui est pourtant dans son lit. Pas tellement du cul pour elle, cette fois ; et ce n’est pas étonnant vu comment l’épisode précédent s’est terminé. Maya passe donc sa frustration dans le sport, mais c’est sans compter qu’elle a toujours une vie de merde au boulot, puisque que Beckett lui mène la vie dure.

Ce n’est pas la seule à avoir une vie de merde : Travis aussi prend un peu cher avec ses collègues qui veulent tous le maquer – même si le seul autre gay qu’ils connaissent, c’est son père. Bordel, Vic me fait toujours mourir de rire, saison après saison. Elle est incroyable. Elle veut aussi gérer la campagne de Travis pour l’élection, et elle sait qu’un copain l’aiderait bien.

La conversation déraille bien vite cependant : Theo balance qu’il a entendu Carina dire à Maya qu’elle n’approuvait pas le chantage qu’elle avait fait sur Ross. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que toute la caserne se mette à chercher le potin qui pourrait bien rendre ça vrai, même si une part de doute subsiste, parce que le chantage, c’est vraiment une technique digne de Sullivan. J’aime bien que les scénaristes se rappellent que ça ne ressemblait pas à Maya.

Après, on peut tous faire des erreurs un jour ou l’autre. Celle-ci, c’était une énorme erreur de la part de Maya. Andy voit en tout cas les réactions de Sullivan et semble faire le lien avec ce qu’elle a vu à la fin de l’épisode précédent. Elle se rend donc dans le bureau de Maya pour en savoir plus. L’avantage certain de cette scène, c’est que ça nous rappelle que Maya et Andy sont censées être meilleures amies – même si elle a Jack depuis.

J’ai trouvé que toute la scène entre elles sonnait très juste et que ça faisait bien longtemps que nous n’avions plus eu de moment comme ça pour ces deux personnages. Il faut dire qu’Andy était un peu occupée à culpabiliser d’avoir tué un mec ; mais ça, c’est de l’histoire ancienne cette saison apparemment. Toujours est-il qu’Andy qui découvre toute la vérité sur les soupçons de Maya concernant son ex-mari et leur cheffe ou sur le fait qu’elle n’avait rien dit du tout à Carina, c’était très chouette à voir.

Comme toujours, elles sont interrompues par une alarme, alors qu’Andy demandait à Maya deux choses – la première, de ne rien dire aux autres (qui passent l’épisode à chercher et imaginent une Ross draguant Maya), la seconde… D’écouter sa femme et de chercher l’aide d’un professionnel, parce qu’elle en a bien besoin.

L’intervention de la semaine est plutôt habituelle, avec simplement un petit incendie à gérer. Seulement, il n’existe pas de petit incendie : tous présentent un risque. Celui-ci se déclare dans une résidence où Travis sauve une femme (et son album de mariage), Ben un homme et Sullivan un type que j’ai voulu être Topher de Dollhouse quand je l’ai vu tenter de gérer des serveurs en surchauffe. Bon, n’est pas Fran Kranz qui veut, cela dit.

L’incendie est donc provoqué par ces serveurs trop nombreux pour l’appartement et clairement en surchauffe. L’homme dans l’appartement en sait beaucoup et culpabilise quand il voit une victime en arrêt cardiaque, ce qui fait que Maya décide de lui confisquer son portable (pas bien sûr que ce soit légal) pour qu’il parle. En parallèle, Andy a la bonne idée d’utiliser l’eau de la piscine de la résidence pour éteindre l’incendie.

Pendant ce temps, Ross a le plaisir de bosser dans le même bâtiment que Dixon – quand il n’est pas en campagne électorale. On sait bien qu’ils ne s’aiment pas, mais ils ne le cachent plus, l’élection les divisant vraiment et leur donnant le sujet parfait pour exprimer les désaccords entre eux. Alors que Ross est plutôt confiante pour Travis, elle se rend compte qu’elle surestime peut-être le syndicat des pompiers quand Dixon lui fait d’horribles sous-entendus.

Cela ne l’empêche pas de se rendre sur le lieu de l’intervention pour découvrir que l’homme des serveurs n’est qu’une fourmi parmi tant d’autres. Un millionnaire – allons savoir qui – s’amuse à payer des types pour qu’ils fassent tourner un maximum de serveurs afin de déceler la suite d’une formule qui pourrait valoir très cher. Le problème, c’est que ça provoque des surcharges d’électricité à des endroits pas conçus pour et plutôt vétustes, pouvant mener ensuite à des incendies. Les problèmes, quoi.

L’avantage de tout ça, c’est que Maya réussit à établir une vraie connexion avec l’homme des serveurs, et à le faire parler. Elle fait tout ça devant Beckett – qui continue de la détester – et Ross – qui semble un peu changer d’avis tout de même. Maya se retrouve donc coincée avec Beckett pour chercher d’autres résidences avec des surcharges électriques. Beckett refuse toujours de lui parler, alors la journée est longue.

En parallèle, le reste de la caserne 19 cherche à retrouver Bryan, le type payant les autres pour qu’ils fassent tourner les serveurs à sa place. Quand il les voit débarquer, il prend peur et décide de tenter de s’enfuir, pour mieux s’éclater l’entrejambe sur l’arrière d’un pick-up. Au secours, ça doit faire tellement mal. Le karma existe dans cette série, et Vic qui se retient de rire après ses blagues, j’adore, tout simplement.

Bien sûr, au passage, tout le monde – enfin, Vic et Theo quoi – cherche encore à savoir ce que Maya a bien pu faire pour s’attirer les foudres de Beckett. Quand même Sullivan se met à participer aux théories, Andy est énervée et décide d’expliquer la vérité ; mais une vérité qui est un énorme mensonge. J’aime beaucoup son idée, ça aurait bien plus raccord avec le personnage de Maya en plus : elle leur explique que Maya a fait du chantage à Ross en l’accusant de couvrir l’alcoolisme de Beckett. L’objet du chantage ? Andy, bien sûr : elle voulait la voir revenir à la caserne 19. C’est un bon gros mensonge auquel Sullivan assiste, sans rien dire. Andy protège sa meilleure amie, et ça marche bien. Après, un regard d’Andy à Robert suffit à lui faire comprendre qu’elle sait, quand même.

Tout le monde peut rentrer à la caserne, y compris Ben et Travis – Travis ayant gagné au passage le numéro du petit-fils d’une des femmes de l’incendie. Il n’en veut pas et doit lutter pour le faire comprendre à ses collègues, par contre.

De manière parfaitement inattendue, nous retrouvons également Carina à l’hôpital cette semaine. Jack a eu la brillante idée de coucher avec Eva en début d’épisode, mais sa main n’est pas encore tout à fait guérie. Il a donc empiré son cas et sa cicatrisation, ce qui le force à se rendre aux urgences. Et plutôt que de proposer un cliffhanger avec un interne, nous voilà donc avec Carina qui s’occupe de lui aux urgences.

Ce n’est pas tout à fait son lieu habituel, alors oui, je trouve ça normal que Jack soit surpris de la voir là-bas. Déjà, elle passe plus de temps à la caserne qu’à l’hôpital (bon, d’accord, ça, c’est ce qu’on voit) ; mais même à l’hôpital, c’est vraiment rare qu’elle soit aux urgences. Il n’empêche que la voilà qui se retrouve à traiter Jack, ce qui leur permet d’avoir une conversation. Sans l’engueuler, elle peut donc lui faire le reproche de l’avoir abandonnée quand elle tentait de faire un enfant grâce à son sperme.

Bon, la scène finit en engueulade quand même, parce que Jack reconnaît ses torts et qu’elle ne s’attendait pas à ça. Le poignet de Jack ? Carina décide finalement de le mettre dans les mains d’un interne pour vérifier s’il a besoin ou non de chirurgie. C’est plutôt chouette, parce que ça permet déjà un premier crossover pour un des nouveaux internes.

C’est avec plaisir que l’on voit donc Lucas débarquer pour s’occuper du poignet de Jack – et le pauvre Lucas ne s’attendait certainement pas à se faire engueuler par Carina à défaut de savoir toutes les procédures de l’hôpital. Franchement, la scène était drôle, parce que Carina met tout sur le dos des hormones, mais quand même, elle hurle sur un pauvre interne qui n’est juste pas au courant de ce qu’il faut faire.

C’est le retour des débuts de Grey’s franchement. Autrement, Carina a quand même le droit de péter un câble pour autre chose que les hormones : elle n’a juste plus de bonheur dans sa vie. La semaine dernière, c’est Jo qui faisait une tirade sur le gouvernement américain – et la Cour Suprême surtout – qui les forçait à mettre des tenues noires en protestation face à la décision d’interdire l’avortement. J’aurais aimé avoir une scène avec Vic sur le sujet, pour continuer son intrigue de l’an passé, mais Carina qui le fait, ça fonctionnait bien aussi.

Bref, dans tout ça, Jack a besoin d’une radio et prend tout le temps de travail de Carina. Espérons qu’aucune femme n’était en train d’accoucher ce jour-là. Comme il y a forcément de l’attente pour passer une radio, Jack en profite pour raconter sa vie à Carina, parce qu’elle lui demande des explications. Jack a donc bien cherché son frère de foyer – en Utah. Il l’a trouvé, tout ça pour que son frère ne se souvienne pas du tout de lui.

Cela explique au moins pourquoi il est dans un état si misérable, pourquoi il aime tant l’alcool ou pourquoi il n’a pas cherché sa sœur tout en se consolant avec Eva. Il est difficile de lui en vouloir, même s’il est difficile aussi de ne pas reconnaître ce que lui dit Carina : tous les États-Unis semblent aller mal et être confrontés à des situations compliquées ; si ce n’est le monde entier. C’est un peu misérabiliste comme point de vue, mais ça colle vraiment à cette série où effectivement tout le monde prend bien cher depuis le Covid.

Cela n’empêche pas Carina d’avoir raison : il faut que Jack arrête de se morfondre sur lui-même, sérieusement. En lui disant ça, elle finit par prendre conscience que l’énervement qu’elle a contre lui et plutôt dirigé envers Maya. Sans trop de surprise, elle finit donc l’épisode à la caserne, où Beckett continue de s’acharner sur Maya en lui faisant remarquer qu’il voit trop souvent Carina à la caserne. C’est tellement vrai.

Cela n’en reste pas moins abusé qu’il l’attaque comme ça, tout en lui confiant encore plus de boulot, pour le plaisir. Cela n’empêche pas Andy, Maya et Carina de parler de Jack, cependant. C’est l’occasion de découvrir que Maya est vraiment hyper énervée après Jack – si Carina lui pardonne, ce n’est clairement pas son cas. De toute manière, Maya est fermée à toutes les discussions, et elle finit par péter un câble quand Carina lui demande si elle a commencé à chercher un psy. Devant Andy.

Ce n’est pas le cas, et ça choque autant Andy que Carina. Cette dernière prend cher sans trop de raison, et elle me fait juste beaucoup trop de peine. Heureusement, l’épisode compense ensuite avec une scène vraiment mignonne pour Theo et Vic. En vrai, Vic est tellement heureuse d’avoir une relation parfaite avec Theo qu’elle craint déjà le pire. Elle en parle à Theo, qui est capable de la rassurer. Ils sont mignons, et c’est bien d’avoir pu passer un peu de temps avec eux pour ça avant la conclusion de l’épisode.

La conclusion de l’épisode voit Jack retourner auprès d’Eva pour boire un bon coup, pendant que Ben remercie Maya d’avoir fait du chantage à Ross pour ramener Andy à la maison. C’était bien et ça permet à Maya de prendre au moins un peu de recul… Ou du moins, c’est ce que je pensais. La fin de l’épisode la transforme encore plus en énorme bad bitch, et c’en est trop pour moi. On est en train de totalement la perdre : elle apporte du whiskey à Beckett pour faire la paix ? Sérieusement ? Cette fin d’épisode avait un étonnant petit côté Angel saison 2 dans un arc bien dark, je ne m’y attendais pas.

À ce stade, je suis en train de trouver Robert plus sympathique qu’elle ? Ca en dit long. Robert, d’ailleurs, est sur une application pour rencontrer quelqu’un. Il s’en confie à Andy (que j’aime énormément cette saison également) qui cherche à savoir le vrai dans les accusations de sa meilleure amie – et il me fait de la peine à se plaindre de ne plus pouvoir parler à Ross sans être accusé. Vivement la semaine prochaine !

 

Grey’s Anatomy – S19E01

Épisode 1 – Everything Has Changed – 19/20
Tout n’a pas vraiment changé, mais j’imagine que cet épisode ne plaira pas à tout le monde pour autant. Cette reprise donne presque l’impression d’être devant un nouveau pilot pour la série et, quelque part, j’aurais bien envie que la série se renouvelle vraiment en suivant les internes comme à ses débuts. Ce n’est pas la première fois qu’on nous fait le coup, cependant, et je me doute bien que les épisodes reprendront vite la routine de l’an dernier, mais en attendant, c’était un excellent retour.

Spoilers

Six mois plus tard, de nouveaux internes débarquent.


If you want to succeed here, learn to expect the unexpected.

Je ne suis pas sûr que ce titre soit tout à fait vrai, mais espérons que ce soit le cas quand même. En vrai, j’ai trouvé que la première scène était déjà très prometteuse. On ne nous dit rien de la tornade qui vient de secouer Seattle, mais on nous fait comprendre qu’elle a eu lieu avec des branches au sol devant l’hôpital. Si vous ne regardez pas Station 19, ça fait un drôle de début, mais pas le temps de le comprendre qu’on est déjà plongé dans de nouveaux changements.

En moins d’une minute, nous suivons ainsi une femme qui rejoint l’hôpital (probablement une nouvelle interne), puis une certaine Jules (Millin) qui se heurte à Linc dans le couloir, avant d’annoncer à sa nouvelle collègue, Mika (Yasuda) qu’elle a déjà couché vec un médecin de l’hôpital. Et oui, elle lui dit ça en guise de phrase d’accroche pour la rencontrer ? Tout ça en 55 secondes. Bon, j’aime déjà ces nouvelles internes.

On peut alors passer aux hommes recrutés pour cette nouvelle salve d’internes qui vont tous mourir dans d’affreuses circonstances après avoir couché entre eux – et s’être refilés bébés et/ou MST. Ah, Grey’s Anatomy. On aperçoit donc Mike-Magnus-quel-sera-son-nom-ici en train d’enfiler une blouse alors qu’un autre nouveau débarque. Le type est déjà en retard, mais avant d’enlever son t-shirt, il attire bien l’attention pour donner son nom à tout le monde. Il s’appelle donc Lucas (Adams). Jules, Millin, Lucas. Enfin, Lucas, il a déjà son surnom ce débile : il dit qu’on peut le surnommer Luke, mais surtout pas Skywalker. Evidemment que Mika l’appelle déjà Skywalker, avant de balancer à tout le monde que Jules a couché avec un supérieur – parce qu’elle n’a pas précisé que c’était secret.

La série parvient déjà à me faire rire alors que sa nouvelle Meredith 5.0 (après Lexie, Jo et Levi) arrive en retard et sans café à l’hôpital. Elle s’appelle Dr Grifith et est déjà bien trop en retard, au point de se faire remarquer par Richard qui lui indique que la tornade était la veille et que ça ne fait pas une super excuse, malgré sa nouvelle situation familiale.

Elle interrompt même le discours de présentation de Meredith tellement elle est en retard. Eh oui, c’est Meredith qui prend la place de Richard dans cet épisode, expliquant aux petits nouveaux tout ce qu’ils ont à savoir pour survivre à l’hôpital et leur souhaitant la bienvenue en leur expliquant qu’ils tueront probablement des patients. Yay. Cette fois, ils sont accueillis dans le bloc devenu hyper moderne, alors que dans la galerie, il y a à peu près tout le reste du casting qui les observe, y compris Miranda qui, bien qu’en congés (depuis six mois ? Station 19 a repris six mois plus tard !), passe à l’hôpital voir les nouveaux. C’est l’occasion pour elle d’apprendre qu’ils n’ont plus aucun résident.

Pourtant, Levi est encore dans l’hôpital… Il bosse désormais avec Jo, mais apparemment, ça ne semble pas être son choix et ça ne durera pas. Il se rend donc auprès de Richard et Miranda pour leur dire qu’il est prêt à devenir le vagin du programme de résidents si nécessaire. Ah, Grey’s. C’est simple et efficace : il veut prendre la place de chef des résidents, et ça me paraît facile puisqu’il est le seul. Il avait promis à Jo de rester en médecine obstétrique ; mais il change d’avis, peu ravi de ce qu’il y fait.

Tout l’épisode tourne en tout cas autour des nouveaux postes et de la nouvelle classe qui ouvre : elle rouvre six mois plus tôt que prévu, après des investissements monstrueux de la part de Catherine et avec des internes qui n’ont pas obtenu les meilleures notes. Clairement, l’hôpital a perdu de son prestige, alors Richard a dû faire avec des candidatures moins impressionnantes.

Espérons que ça donne des intrigues plus naturelles ? Ce n’est pas gagné avec la reprise de cette idée d’un bus passé par-dessus un ravin à cause de la tornade. La première journée pour les nouveaux internes se fait donc sous la direction d’Amelia. Elle nous apprend le temps de famille de Mike-Magnus : Kwan. Encore un nom à retenir pour écrire les critiques, ma foi.

Elle apprend aussi et surtout que les nouveaux internes sont très peu disciplinés : Lucas prend la parole sans lever la main, Mika fait une blague d’humour noir qui passe très peu auprès d’Amelia. Ils attendent de recevoir quatorze patients qui risquent d’être en mort cérébrale. Neuf sont donneurs d’organes. Et j’aime déjà ces nouveaux internes qu’on embauche pour vérifier les morts cérébrales et annoncer les décès aux proches. Amelia est horrible avec eux ? Il n’y a finalement que la patiente de Mika qui est encore en vie.

Elle se retrouve donc à devoir annoncer la nouvelle à la pauvre maman qui a vu tous les autres parents désespérés par la mort de leur enfant. C’est effectivement horrible comme situation, mais Mika s’en sort bien pour annoncer la bonne nouvelle. Elle se rapproche un peu trop de la mère de la patiente par contre, en parlant de ses sept frères et sœurs.

De son côté, Jules se retrouve à devoir annoncer une triste nouvelle à la famille, mais une excellente nouvelle à Maggie. En effet, son patient est donneur d’organe et a un cœur pour un des patients de Maggie, Howard. L’intrigue était sympathique sans être exceptionnelle.

En parallèle, nous continuons de suivre la journée de Kwan et Lucas. Le premier demande à Winston de l’assister sur une greffe, et Lucas en profite aussitôt pour faire de même. Cela leur permet de rester silencieusement aux côtés de Winston alors qu’il papote avec Nick. À la couleur de la blouse de Nick, j’en déduis qu’il bosse toujours dans le Minnesota mais qu’il est là pour récupérer un organe. Avec huit donneurs d’organes, Nick fait le calcul qu’on peut sauver jusqu’à quarante vies, ce qui permet d’éprouver un peu de réconfort.

Cependant, ce sont clairement les potins qui doivent le plus marquer Kwan et Lucas : ils apprennent pêle-mêle que leurs boss ont eu à faire le travail ingrat des résidents en l’absence de programme, que Winston est amoureux de Maggie et que Meredith est une bonne cheffe par interim – même après six mois. Meredith et Nick ne sont donc plus ensemble. Heureusement que Maggie le voit pour avertir Meredith, au moins.

De son côté, Lincoln croise donc Jules le matin et raconte donc aussitôt qu’il le peut à Jo son échange avec elle. Il a un peu honte d’avoir couché avec une nouvelle interne, mais elle lui conseille d’en parler le plus vite possible à Meredith, parce que c’est la bonne chose à faire. Au passage, nous apprenons que désormais Jo s’habillera en noir et non plus en rose. Bien, c’est une décision politique à laquelle on va s’ajuster.

En attendant, on s’ajuste à voir Meredith en cheffe, et c’est hilarant. Elle se débarrasse de Lincoln bien vite en lui disant de passer par les ressources humaines et d’éviter les ascenseurs avant de proposer d’elle-même à Levi le rôle de chef des résidents. Au moins, c’est réglé. Elle retrouve ensuite Nick, parce que Maggie insiste fortement pour qu’elle retrouve celui qu’elle aime toujours et qui l’a rendue triste pendant six mois. AH.

Les retrouvailles sont toutefois plutôt professionnelles, bien qu’interrompues par Lucas qui ne sait vraiment pas les règles et les moments où il peut parler. Eh, ce petit côté fun manquait à la série, ça fait plaisir de retrouver des internes. Cela fait moins plaisir de retrouver les gaffeurs, par contre.

Ainsi, le Dr Griffith dont je n’ai toujours pas le prénom débarque pour prévenir Lucas qu’il n’a pas annoncé le décès du patient à la bonne famille. C’est gênant, parce que la mère se retrouve à engueuler Amelia devant toute la salle d’attente de l’hôpital. C’est également gênant parce que le patient est donneur d’organes pour un patient de Meredith qui a besoin de trois organes. Et pour un patient que Meredith confie à Nick, parce qu’elle ne peut pas se permettre 25h d’opération pour le premier jour des internes.

Amelia garde son calme autant que possible et s’assure que Griffith chapote Lucas lorsqu’il annonce la nouvelle à Meredith. Il débarque juste après l’annonce de la bonne nouvelle d’un triple don d’organe à la famille qui attendait ce miracle, donc il prend bien cher de la part de Meredith. C’est finalement auprès d’Amelia qu’il explique ce qu’il s’est passé : il a annoncé le décès d’un fils à une certaine Jane, sans vérifier le nom de famille, pour être moins brutal dans la manière d’annoncer la mort. Moi, je trouve que c’est un peu la faute d’Amelia tout ça, parce qu’elle aurait pu vérifier la manière de l’annoncer.

La bonne nouvelle dans tout ça, c’est qu’il a annoncé la vérité malgré lui, parce qu’il a parlé à une maman dont le fils était en mort cérébral également. La mauvaise nouvelle, c’est que la mère du patient qui pourrait être le donneur de trois organes n’a plus aucune confiance en l’hôpital. Elle demande donc à son médecin de famille de confirmer le diagnostic d’Amelia, sauf que le médecin a beau savoir que le temps est essentiel, il est trop âgé pour courir aussi vite que Griffith.

Elle le fout ainsi sur un fauteuil roulant, nous rappelant un peu la panique des internes en saison 1. C’est toujours aussi efficace, même si les notes d’humour pourraient être malvenues vu la gravité de l’intrigue. Le fils est bel et bien mort, et Griffith doit retrouver son chemin dans l’hôpital pour l’annoncer à la mère.

Elle le fait et c’est finalement Kwan – dont le prénom est Benson – qui parvient à convaincre la maman de donner son consentement en lui mentant. Je l’ai vu venir à des kilomètres son mensonge sur le frère de 16 ans qui est mort mais a sauvé des vies en donnant ses organes. Il le fait pour obtenir une place dans le bloc opératoire et, évidemment, il l’obtient, parce que ni Meredith, ni Nick n’y voient quoique ce soit à redire.

J’ai bien aimé la scène qui voyait avant cela Nick et Meredith parler de la difficulté des six mois qui venaient de passer. Cela donnait un peu de contexte aux personnages et précédait une scène encore plus incroyable : Nick propose ainsi à Lucas d’assister à l’opération du triple don d’organes. J’ai beaucoup aimé la petite morale qu’il fait, indiquant qu’il faut terminer la journée d’une meilleure manière qu’elle a commencé.

C’était beau, mais le vrai shot d’émotions arrive après, lorsque Lucas indique que c’est une belle journée pour sauver des vies et qu’Amelia révèle, depuis la galerie, qu’il est le neveu de Derek. Et donc le sien. Oh bordel, encore un Shepard ! J’ai aimé voir Meredith souligner qu’il lui faisait penser à Amelia plutôt qu’à Derek, et j’aime déjà la manière dont ce Lucas va être un personnage important de la saison.

Je dois bien dire que pendant le montage sur l’opération et les familles prévenues de l’avancée des greffes, j’ai aussi apprécié de me rendre compte qu’il n’y avait ni Owen, ni Teddy dans cet épisode. Cela peut continuer sans que ça me dérange. Autrement, il y avait de bons moments pendant l’opération, notamment lorsque les trois sœurs observaient tout ça depuis la galerie.

La patiente de Meredith et Nick survit finalement et un autre happy end a lieu lorsque la patiente de Mika finit par se réveiller. Tout est bien qui finit bien, donc, sauf pour Howard, le patient de Maggie qui ne récupère pas son cœur car celui-ci était trop endommagé. Griffith aussi a une journée compliquée, parce qu’elle révèle finalement la raison de son retard : sa mère est morte le jour de sa naissance, dans cet hôpital. Elle a donc fait une crise de panique avant d’arriver. La scène était sympathique et suffisante pour qu’on accroche à son personnage pour plus tard.

Et avec ça, on arrivait petit à petit à la fin de l’épisode. Il me reste à souligner que les ressources humaines ne sont pas si humaines que ça : elles offrent à Linc un formulaire pour déclarer une relation préexistante avec Jules quand, évidemment, il n’y a pas de relation entre lui et l’interne. Celle-ci l’envoie donc balader et lui fout un méga râteau, ce qui était bien drôle à voir.

Le problème reste entier : il a couché avec une élève, c’est un peu bizarre quoi. Cela fait bien rire Jo, en tout cas – et Jo est vraiment horrible avec Linc qu’elle envoie bouler alors qu’il continue petit à petit d’avoir un meilleur job ? Allez, tout est bien que se termine bien avec Meredith qui propose même à Nick un poste plus régulier de directeur du programme des résidents, parce que les nouveaux résidents lui ressemblent à avoir un passé compliqué et de mauvaises notes.

Non, vraiment, tout était bien, et puis j’ai crié un bon gros : « Nooooon ». L’épisode se termine par le retour d’Owen et Teddy. Je suis dégoûté. C’était si bien un épisode sans eux ! En trente secondes, les deux personnages ont réussi à me souler, surtout que le retour s’effectue de manière pas du tout crédible. Soi-disant, ils ont donc eu assez de thune pour payer un avocat qui prend plus cher que mon salaire à l’heure (je crois, j’avoue, je n’avais pas les sous-titres et je n’ai pas eu envie de revenir en arrière pour entendre ça), pour faire du surf et pour ne plus avoir aucune poursuite judiciaire ?

Exit donc l’idée d’un passage en prison pour Owen. Sa sanction est d’avoir une licence médicale partiellement révoquée : il a besoin d’être surveillé pendant six mois seulement. Teddy est atroce avec lui, se foutant de sa gueule et lui coupant la parole en permanence. Typiquement, la scène aurait pu me plaire en début d’épisode, mais là, en fin d’épisode quand j’étais content qu’on ne les voit plus… Ce fut un coup dur.

Heureusement, la fin de l’épisode fonctionne beaucoup mieux : elle était pleine de nostalgie et en revenait aux cinq nouveaux internes. Jules Millin, Mika Yasuda, Lucas Adams, Benson Kwan et… Simone Griffith. Oui, Simone a un nom, on nous case le mot « MAGIC » dans le scénario parce Meredith Alex George Izzie et Cristina, on ne peut pas faire d’anagramme avec leurs noms, mais on peut être nostalgique en les voyant dans le même couloir qu’il y a dix-neuf saisons. Eh, c’était un bon début de saison quand même !