Grey’s Anatomy – S19E11

Épisode 11 – Training Day – 18/20
Une fois de plus, la série excelle par sa capacité à utiliser l’actualité pour nourrir son récit. Bien sûr, cette fois encore, c’est extrêmement dérangeant et terrible à suivre : toute une partie de l’épisode nous montre à quel point les États-Unis sont partis en vrille. C’est une intrigue extrêmement captivante, qui donne ensuite envie de se jeter sur l’épisode suivant… mais eh, malgré ma semaine de retard, je ne peux pas le regarder tout de suite.

Spoilers

Addison revient à l’hôpital pour aider à la clinique.


I’m not worried about the window.

Il était plus que temps que je regarde cet épisode, surtout que j’ai super peur d’être spoilé, mais bon, la vie étant ce qu’elle est, je regarde au rythme que je peux les séries en ce moment. En tout cas, voilà un drôle de début d’épisode qui aurait été parfait pour un Bingo Séries soins dentaires, parce que la routine matinale des personnages n’est plus de coucher ensemble apparemment, c’est de se laver les dents. Ce n’est peut-être pas plus mal, hein. Miranda galère donc à ce que Prue se lave les dents (c’est chouette, ça fait un moment qu’on ne la voyait plus) tandis que Simone le fait en organisant son mariage à distance avec Tray.

C’est l’occasion d’apprendre, par Mika, sous la douche, que la colocation n’a plus d’eau chaude, parce que Lucas a oublié de payer la facture d’eau. En 2023. Pardon, mais toutes les factures sont prélevées automatiquement désormais. Franchement, ça paraît juste être une manière de faire en sorte que Lucas soit torse nu à l’hôpital ensuite, sortant d’une douche brulante. Tout ça est évidemment une manière de recycler les premières saisons où la colocation était importante, mais bon.

Assez vite, on arrive donc à deviner que Lucas est sur la paille, ce qui est un comble avec sa famille tout de même. On le voit bien, parce qu’il n’arrive pas à se concentrer sur ses patients, préférant regarder son portable quand il a des notifications. Il se retrouve à bosser avec Nick et Maggie – et ces deux-là sont tout aussi concentrés que Lucas.

Ils parlent inévitablement de Meredith qui ne leur donne plus vraiment de nouvelles : Magie a ses updates de la part de Zola, Nick a juste des messages quand elle se perd dans Boston. Ma foi, ça ressemble à Mer, ça. Malgré tout, Maggie n’apprécie pas de voir Lucas si déconcentré et être au téléphone en permanence. L’ironie du sort, c’est que Maggie pourrait l’aider à débloquer certaines situations.

Elle ne le fait pas, cependant. C’est finalement Nick qui prend Lucas sous son aile, et ça semblait sortir de nulle part. Amelia ne l’aide pas plus que ça, et Nick comme Lucas sont dépités du départ de Meredith, ce qui explique aussi qu’ils finissent par se trouver dans les couloirs de l’hôpital. Lucas se confie à Nick, qui décide de l’aider à gérer ses angoisses et de l’aider à progresser en médecine.

Bon, ils n’ont de toute manière pas de quoi bosser : ils doivent faire une greffe de poumon à une patiente, sauf que le donneur a un accident en chemin vers l’hôpital. C’est Winston qui se retrouve à gérer avec Owen ce patient.

D’ailleurs, pendant ce temps, à l’arrivée à l’hôpital, Owen n’écoute absolument pas Teddy, et je comprends pourquoi parce que je ne la supporte plus… mais c’est hyper insupportable de sa part à lui tout de même, de lui laisser les enfants sans leur dire au revoir juste pour aller s’occuper d’un patient aux urgences. Franchement.

Owen reprend donc son travail sans supervision, et il déteste voir que Winston a dû gérer les urgences comme il pouvait en son absence. Il a ainsi retravaillé toute la manière de trier les patients et s’est mis les infirmières dans la poche bien plus qu’Owen n’a jamais réussi à le faire. Et tout continue de faire en sorte que je le déteste.

L’intrigue avec les patients finit moins mal qu’elle ne partait : la greffe ne peut pas avoir lieu ce jour-là, mais le patient survit et pourra possiblement donner son poumon plus tard à… celle qui est folle amoureuse de lui. Bien sûr, l’une est la patiente de Lucas, l’autre le patient de Simone, alors ça se termine sur une scène où la patiente déclare son amour et Simone gère très mal le parallèle qu’elle pourrait faire avec sa vie.

Elle finit donc par prendre une décision radicale et demander à Tray de rapprocher la date du mariage pour que ça puisse avoir lieu le mois suivant, dans le jardin de sa grand-mère. Allez, refaites-nous le mariage d’April et Jackson, on a bien compris où vous vouliez en venir.

En parallèle de tout ça, la vraie intrigue du jour est beaucoup plus poignante et nous montre où en sont les USA dans l’horreur de l’interdiction à l’avortement. La bonne nouvelle, c’est que pour cela, on nous ramène Addison dans l’équation. Je suis vraiment content de la revoir, comme à chaque fois. La mauvaise nouvelle, c’est qu’Addison se retrouve à devoir gérer des trolls : elle est devenue une véritable star avec son projet – sauf que c’est une star avec des haters anti-avortement.

C’est une belle évolution pour Addison, mais ça me fait de la peine de la voir complètement fatiguée par la situation. Elle passe clairement la pire année de sa vie, et même si elle fait tout ce qu’elle peut pour sourire auprès de Miranda ou Teddy qui l’accueille en tant que cheffe… mais bon, gérer des trolls en ligne, c’est problématique.

C’est d’autant plus problématique quand les trolls en ligne finissent par être des trolls sur place, avec plein de manifestants énervés par la situation. Ce ne sont pas les seuls à venir : il y a également des médecins d’autres États qui débarquent pour apprendre auprès d’Addison, car ils ont pris l’obstétrique comme spécialité et qu’ils ne peuvent plus apprendre dans leurs états. Rien que ça, c’est une conséquence à laquelle je n’avais jamais pensé. Si nos internes sont évidemment jaloux de voir d’autres médecins débarquer à l’hôpital pour bosser avec Addison, je trouve que c’est une situation totalement dingue.

C’est loin de s’arrêter là, en plus : Addison vient donc bosser dans la clinique de Miranda, et elle attire des manifestants énervés avec elle. On découvre plus tard dans l’épisode que c’est parce qu’une infirmière a posté une photo en ligne d’Addison. Elle est vraiment épiée à ce point. Addison est désormais parano au point de désactiver la localisation de son portable en permanence et de s’excuser de la présence de manifestants auprès de Teddy.

Etonnamment, la situation fait que Teddy redevient appréciable : en tant que cheffe, elle semble bien gérer la situation des manifestants violents. Oui, ils le sont : ils balancent carrément des briques par les fenêtres, et c’est Kwan qui s’en prend une sur la tête, le pauvre. L’escalade de la violence est terrifiante. C’est bien d’avoir une série pour nous rappeler où en sont les USA, franchement, parce que ça y est, la question de l’avortement semble avoir redisparu de bien des considérations dernièrement.

Pourtant, elle continue d’être plus qu’importante ; et elle l’est aussi pour les médecins qui gèrent comme ils peuvent les avortements. Il est donc important d’avoir une représentation d’un de ces médecins avec Addison. La pauvre craque complètement dans l’épisode, et on comprend bien pourquoi : elle confie à Bailey qu’elle entend tous les jours parler de médecins qui sont agressés à cause des soins qu’ils apportent, mais aussi que ses informations ont fuité en ligne, qu’elle est épuisée et qu’elle a mise sa famille en danger. Bordel.

En parlant de bordel, Teddy doit toujours gérer ce qu’il se passe dans son hôpital, quitte à devoir faire taire toutes les voix qui viennent lui parler de la clinique et attendent ses choix. Levi explique finalement que les patients de la clinique débarquent dans l’hôpital, à défaut de pouvoir accéder à la clinique, qui est prise en otage, à ce stade. C’est d’autant plus problématique qu’à l’intérieur, il y a une femme enceinte qui se retrouve à devoir accoucher plus tôt que prévu – et pas au bon endroit.

Bon, bien sûr, elle est bien entourée : elle est dans une clinique avec les meilleurs personnages de la série. Je suis bien content de voir Carina être intégrée à l’épisode, pour une fois : c’est elle qui se retrouve à devoir lui annoncer qu’il est temps d’accoucher, même si elle ne veut pas que son enfant naisse aux cris des protestants. Miranda improvise comme elle peut et se retrouve à chanter « Le lion est mort ce soir » pour que le bébé puisse entendre autre chose.

Carina, Mika et même Kwan suivent et se mettent à chanter aussi. Le ridicule de la scène – accentué par une figurante qui protège ses cheveux quand tout le reste du casting non – fonctionne malgré tout : l’accouchement est problématique, avec un bébé ayant l’épaule coincé, et les chants sont suffisants pour apaiser la situation. Finalement, c’est Addison qui débarque pour aider à l’accouchement, parce que les chants ont réussi à la remotiver. C’est déjà ça, parce que Jo et Carina semblaient dépassées par la situation. C’était top d’avoir Jo et Carina, hein, mais je reste frustré par ce que l’épisode montre – elles mériteraient plus de temps d’écran et d’échanges avec Addison.

Le bébé finit par naître et tout est bien qui finit bien. Cela permet aussi à Addison de retrouver le sourire, et ça, c’est vraiment cool. Et pendant ce temps, à l’hôpital, les patientes de la clinique obtiennent les soins qu’elles voulaient de la part de Levi, Teddy et Richard. Tout le monde se mobilise pour l’accès à la santé élémentaire, quoi. C’est fou de se dire que l’on sait faire, que l’on sait protéger des gens et qu’on préfère faire passer des lois de merde. Bref, Teddy gère bien son rôle de cheffe, c’est cool.

L’épisode prend aussi le temps de nous montrer un Link très inquiet pour Jo, et c’était une bonne idée également. Toutefois, je n’aime pas bien l’esprit que ça apporte sur la fin d’épisode : la crise semble gérée, même Owen semble trouver Teddy de nouveau attirante, mais tout le monde passe trop de temps à dire que ça va bien.

C’est donc sans surprise que ça se termine super mal, lorsque les docteurs peuvent enfin sortir de la clinique par la porte de derrière. Je le sentais que ça allait mal terminer, ça se voit, on le sent que ça arrive… Mais tout de même. Addison se retrouve à parler avec l’infirmière, enceinte, qui a posté sa photo et qui tient à s’en excuser. Une voiture débarque alors et Miranda comprend ce qui est sur le point de se passer.

C’est ainsi que l’infirmière se fait renverser par la voiture, passant sur le capot et retombant au sol, et qu’Addison se fait bien dégommer la main (jamais bon pour une chirurgienne) et projeter également à terre. Putain, faire revenir Addison pour ça, ils n’ont pas intérêt à aller trop loin. Bien sûr, la scène se passe devant tout le monde : Miranda, Jo, Carina, Mika, Kwan… Il y a des médecins pour venir en aide aux nouvelles patientes.

Il y a aussi des manifestants pour venir vomir leur haine sur nos médecins. Bordel. J’ai toujours dit que c’était top que la série puisse mettre en avant des sujets sociaux… mais c’est fou comme c’est dérangeant aussi. L’épisode fout vraiment mal.


 

Station 19 – S06E11


Épisode 11 – Could I Leave You? – 15/20
J’ai enfin vu cet épisode, tout finit par arriver ! J’en suis plutôt content, c’était un bon moment, je continue d’aimer les personnages. Bon, il faut bien souligner que la fin de l’épisode est trop précipitée et nous laisse bien sur notre faim, mais autrement, c’était assez classique pour la série. Bref, ça me va !

Spoilers

Une enquête s’intéresse à Beckett pour savoir s’il est responsable ou non de la mort du pompier lors de l’exercice d’entraînement.


You’re not getting us killed today.

L’épisode commence en plein milieu d’une action qui nous intéresse pourtant tous : Beckett fait l’objet d’une enquête pour comprendre ce qu’il s’est passé lors de l’entraînement qui a vu un pompier mourir. Tous les pompiers espèrent aussitôt que ça va se terminer par le renvoi d’un capitaine qu’ils détestent, mais Ross décide de leur rappeler qu’une enquête comme ça, ce n’est jamais que la routine. Mouais.

L’ambiance n’est pas au beau fixe pour autant : Theo n’a pas du tout envie de partir en intervention avec Beckett après ce qu’il s’est passé et ça risque bien d’arriver s’il n’est pas viré au plus vite. Le problème, c’est que son entretien se termine sur un Beckett mort de rire avec son inspecteur… Pas exactement un signe annonciateur d’un pompier sur le point d’être dégagé.

Pourtant, quand ils partent tous en intervention, Theo remarque que les mains de Beckett tremblent.

Maya débarque après la bataille, essayant de comprendre exactement ce qu’il s’est passé durant l’accident. Elle a toutefois son avis sur la question : pour elle, son capitaine s’est remis à boire après une courte période de sobriété. Maya en profite aussi pour expliquer à ses collègues qu’elle a acheté une bouteille d’alcool à Beckett quand elle n’allait pas bien. J’avoue que j’avais oublié ce grand moment de n’importe quoi de sa part, quand même… mais avec le recul, c’est un mouvement de dingue de faire un truc pareil.

En parallèle de tout ça, Andy se décide à avouer à Vic qu’elle a embrassé Eli. Cela ne surprend pas du tout sa collègue, forcément, mais je continue de détester cette relation. Même maintenant qu’ils sont plus ou moins ensemble, ça continue d’être n’importe quoi entre eux. Andy n’assume pas tout à fait ce qu’il se passe, notamment quand elle en parle à Travis.

Ils sont toutefois interrompus par une alarme qui indique un incendie… dans le quartier d’enfance de Theo. Et pire que ça, directement dans la boutique qu’il avait sécurisée avec Vic – enfin, que Vic avait sécurisé donc.

C’est d’autant plus problématique que Theo est envoyé sur place et que c’est là qu’il voit Beckett se mettre à trembler. Assez vite, les pompiers prennent donc une décision inédite et problématique pour Beckett : ils décident tous de suivre les ordres d’Andy. Beckett n’est clairement pas en état de diriger une opération pareille, avec toute une boutique en flammes. Il s’énerve bien sûr et tous ne sont pas sûrs de ce qu’ils font : Ben hésite clairement, ne souhaitant pas perdre son job.

Cependant, ce n’est pas le moment de traîner et tous finissent par prendre la défense d’Andy quand Beckett commence à s’exciter sur elle. C’est une bonne chose, parce qu’il se retrouve forcé d’accepter qu’Andy prenne le relai – de toute manière, il fait tomber ses affaires en descendant de camion, on sent bien qu’il nous fait n’importe quoi.

Ce n’est que le début du n’importe quoi : quand les pompiers finissent par se rendre compte qu’il y a encore une victime de l’incendie à l’intérieur de la boutique, il est trop tard pour lui venir en aide. L’entrée s’est effondrée, l’arrière de la boutique est impénétrable et c’est foutu pour eux. Theo se fait donc engueuler par tout le quartier, et particulièrement par la mère de l’homme coincé, parce que personne n’est en train d’aller aider son fils. Forcément. Sans trop de surprise, Beckett, qu’on a vu tourner autour de tous de manière bien grognon, décide alors de jouer les héros et de se lancer lui-même dans la boutique en flammes. C’est une décision complètement débile franchement.

Il se retrouve à son tour coincé… Mais l’avantage, c’est qu’il parvient à retrouver Ortega, l’homme coincé dans la boutique. Il s’allonge ensuite à côté de lui, en attendant l’arrivée des vrais secours. Vraiment, Beckett est stupide et est un danger pour tout le monde. Il semble surtout être un danger pour lui-même à ce stade, espérant clairement crever dans l’incendie.

Pourtant, il est sauvé par Sullivan. Dommage, hein. Il refuse ensuite d’aller à l’hôpital, mais Ben insiste pour l’y accompagner, parce qu’il le faut bien. Tout ça nous laisse malgré tout Theo complètement dépité par la situation : Beckett est toujours en vie, son quartier d’enfance est encore en train de brûler. Il avait pourtant fait tout ce qu’il fallait pour éviter que son ami se retrouve dans cette situation.

Concernant Beckett, Sullivan assure aux autres pompiers que ce n’était pas de la bravoure de se jeter dans les flammes comme ça – c’était plutôt un désir de suicide. Il ne le formule pas comme ça, restant volontairement flou sur ce qu’il a reconnu en lui.

En parallèle de tout ça, Vic est inquiète pour Theo, mais elle se retrouve coincée au bureau de la caserne. J’aime bien l’idée de toujours en retrouver qui soient coincés à la caserne… mais ça mène souvent à des intrigues pas bien crédibles. C’est de nouveau le cas aujourd’hui, même si ça partait bien : Vic reçoit Diane à la caserne parce que dans le cadre de Crisis 101, elle commence sa formation de psy.

Je trouve ça chouette de voir Vic se lancer là-dedans, car ça va bien au perso, mais j’ai peur que ça termine par moins de Diane quand même. Pour le moment, elle continue de se montrer indispensable : grâce à elle, on découvre un ascenseur dans la caserne (ils ne s’en servent jamais, non ?), on a une super scène où elle affirme être collègue avec Vic (il doit y avoir quelques problèmes d’éthique tout de même) et surtout, Carina est rassurée.

Oui, Carina est de retour à la caserne, parce qu’elle espère y croiser sa femme. Celle-ci est bien occupée par l’intervention du jour, donc elle n’est pas là pour elle, mais ça permet à Carina de rencontrer Diane… Bien sûr, elle a plein de questions pour la psy de sa femme, et de manière peu crédible, Diane finit par accepter de lui donner quelques réponses. En soi, le couple a moyen de s’en sortir, c’est Diane qui le dit… Il va juste falloir travailler sur la relation, et pas qu’un peu.

Une voiture débarque alors à la caserne et c’est… inattendu : la conductrice a un cerf sur son capot, et les bois de celui-ci dans son ventre. Aïe. Je vous l’avais dit : c’est n’importe quoi… Mais en même temps, ça faisait quelques bonnes blagues et une intervention qui permettait de nous montrer que Diane était bien un pompier elle aussi. Et puis, ça occupait Carina et Vic pour l’épisode, hein, tout en nous proposant des blagues sur les spasmes musculaires du cerf bien mort mais encore capable de bouger.

Finalement, ça montre aussi la capacité de Vic à être une bonne psy avec sa patiente devant Diane, en plus. Cette dernière m’a bien fait rire en fin d’épisode, en plus, à être toute contente de son intervention médicale. C’était chouette de la voir aussi heureuse et décoincée pour une fois, parce qu’il faut bien reconnaître qu’elle est toujours dans les pires galères possibles !

En fin d’épisode, elle est heureuse, alors que Carina nous fait une crise de larmes. Est-ce que ce ne serait pas quand même les hormones ? Le mystère va demeurer – a priori non, mais bon.

Autrement, Ross se renseigne sur l’enquête en cours concernant Beckett. Elle ne peut s’empêcher de remarquer qu’il est clairement protégé par la personne qui devait l’inspecter et qui le trouve sympathique. Gênant, comme tout : Mesnik, c’est son nom, décrit Beckett comme un pompier de la vieille école, comme eux.

Ross ne dit trop rien face à Mesnik, semblant aller dans son sens… mais le parasite ensuite en envoyant quelqu’un d’autre mener l’enquête. Ouf. Ross termine son épisode à la caserne, histoire d’engueuler tout le monde : elle gérait le problème et elle le faisait plutôt bien ; maintenant, retour à la case départ.

La soirée se termine mal pour les pompiers : ils sont tous déprimés de devoir envisager d’être virés. Andy s’en remet à Eli pour la faire sourire au moins… quand Sullivan, lui, a besoin d’un meeting ! Il envoie donc bouler Ross qui voulait le voir, mais après l’avoir envoyé bouler elle-même, parce qu’il voulait encore parler de Beckett alors qu’elle considère que cette rupture de la hiérarchie est une connerie pure de la part de ses hommes – et surtout de Sullivan en qui elle avait confiance.  

Maya, elle, ne peut pas en parler à Carina, en plus, mais elle se retrouve au moins à se confier à Ben. Ce dernier lui rappelle qu’elle avait une dépression nerveuse quand elle a acheté la bouteille à Beckett. Elle culpabilise, bien sûr, mais c’est déjà bon signe qu’elle culpabilise. Ben lui fait remarquer aussi que c’est la maladie qui a fait boire Beckett. Elle a fourni la bouteille, c’est sûr, mais il aurait bu quoiqu’il arrive. Certes.

L’avantage, c’est qu’on sent la réconciliation venir pour Maya et Carina. L’inconvénient, c’est que l’épisode se termine sur un froid entre Theo et Vic qui a l’air de s’installer de plus en plus. Theo refuse totalement de communiquer avec sa copine, et j’aimerais bien comprendre pourquoi, parce qu’il n’était pas comme ça avant. Cela dit, Vic insiste beaucoup, elle ne fait pas forcément le bon choix avec lui.

Sinon, Beckett décide de prendre du temps pour lui – il l’annonce à Ross, dit qu’il a parlé à son syndicat et… j’ai trouvé frustrant de ne pas en savoir plus sur le moment.

 

Grey’s Anatomy – S19E10

Épisode 10 – Sisters Are Doing It for Themselves – 17/20
C’est toujours un plaisir de retrouver la série aussi en forme après dix neuf saisons. Très clairement, ce qui a été mis en place en septembre dernier fonctionne très bien et donne envie de suivre beaucoup plus les nouveaux personnages que les anciens. Bon, c’est peut-être aussi parce qu’ils ne restent presque plus que des personnages que je ne supporte pas chez les anciens…

Spoilers

Simone n’est pas ravie que Lucas refasse sa vie, tandis qu’Owen essaie toujours d’obtenir le droit d’opérer à nouveau en solo.


When you live in someday, you miss today.

La nouvelle lubie de Lucas ? Se venger de Simone en ramenant sa nouvelle copine à la colocation, Cara. Oui, il a trouvé quelqu’un pour se faire du bien, et ce quelqu’un n’est pas Simone. Sans qu’on ne sache pas bien pourquoi, elle semble donc en vouloir à Lucas de faire ça, alors que c’est juste bien fait, en fait. Cela dit, Simone va finir par croire ce que lui dit Trey sur ses colocataires : Mika essaie de s’incruster dans le mariage de Simone, voulant être un peu plus qu’une colocataire. Entre ça et Lucas qui les empêche de dormir, la journée semble compliquée pour Simone.

De son côté, Maggie est toujours aussi insupportable. On la retrouve chez Amelia, où elle se tape l’incruste au point d’emprunter les vêtements de sa sœur après avoir vidé de leur bouffe les placards de la cuisine. Bizarrement, Amelia semble ne rien lui dire et la supporter, y compris quand elle essaie de s’immiscer dans sa vie de couple. Cela fait beaucoup. Heureusement, Maggie finit par s’en rendre compte elle-même en fin d’épisode. Elle demande donc à Amelia une dernière nuit avant de se rendre à l’hôtel… mais Amelia lui rappelle qu’elles sont sœurs, même si Meredith n’est plus là. Ah lala.

Contre toute attente, et sans que ça ne fasse vraiment envie à vrai dire, la série nous ramène Catherine Fox dans cet épisode. Elle est toujours cancéreuse, donc elle obtient des soins à domicile, mais cela ne l’empêche d’aller travailler à l’hôpital. La bonne nouvelle, c’est que ça redonne une intrigue à Levi.

Ainsi, Levi se rend à l’hôpital avec Jo, pour mieux y croiser Carlos. Jo m’a fait mourir de rire à essayer de remonter le moral de Levi, avant de se rendre compte qu’il ne valait mieux pas qu’il croise Carlos en descendant de son vélo. J’aime beaucoup retrouver l’amitié Jo/Levi, c’est une relation qui fonctionne.

Dans le même genre, Levi en chef des internes, j’ai fini par m’y faire et c’est plus efficace qu’en début d’épisode. J’ai bien aimé le voir se retrouver coincé avec Lucas et Kwan, d’ailleurs, parce que Catherine Fox les embauche dès qu’elle les croise, pour gagner du temps – à la base, Levi les voulait avec Linc, mais le pauvre est toujours snobé par tout Seattle apparemment.

Assez vite, les internes sont toutefois morts de rire : Catherine est de retour pour aider à la réparation du pénis d’un homme qui a dû attendre six mois d’être prêt à se faire opérer. Levi est devenu bien plus sérieux qu’avant, refusant de rire avec eux et les obligeant à faire toutes les blagues avant de quitter la pièce dans laquelle ils sont. Cela fait toutefois plaisir de voir les deux internes être capables de s’entendre, même si ça serait mieux de ne pas les voir s’entendre sur des moqueries envers un patient. Personne n’a envie d’être le patient dont on se moque.

Bref, le patient est assez attachant, en plus, à tout vouloir cacher à sa femme – un truc qui me fascine toujours, six mois de mensonges !, ça me paraît impossible. Dans le même genre, ça me paraît impossible de voir Jo débarquer en plein milieu de la journée de Levi pour lui faire un point sur tout ce qu’elle a appris de Carlos. Il n’aime pas les séries avec des vampires, désolé, je refuse qu’il sorte avec Levi.

Finalement, l’opération du patient se déroule à merveille – bon, si on laisse de côté que Kwan s’avanouit à la vue du pénis du patient qui saigne énormément (ça arrange Lucas qui peut faire faire une partie de son travail par Kwan comme ça) – et sa femme débarque à l’hôpital. Il ne s’est pas rendu compte qu’elle savait tout depuis le départ : elle gère l’assurance. Quand elle le dit à Catherine, on voit bien que cette dernière capte subitement ce qu’il en est de sa propre situation.

En fin d’épisode, c’est donc sans surprise que Richard confronte Catherine, parce qu’il a compris qu’elle n’allait pas si bien que ça. Elle finit donc par lui dire toute la vérité sur son cancer qui progresse. Ah lala. La fin de journée reste positive pour elle, car elle a le soutien de Richard. Dans le même genre, ça faisait plaisir de revoir Levi sourire et prendre confiance en lui. Il est en effet heureux de ne pas être celui qui s’est évanoui dans le bloc opératoire. Cela booste assez sa confiance pour qu’il demande un rencard à Carlos – pour le lendemain.

Pendant ce temps, Teddy continue d’être une cheffe. Elle est insupportable. Vraiment. Ce ne devrait pas être une surprise à ce stade de la série. Sans trop de surprise, elle n’est pas très forte à son nouveau job et Owen lui fait des coups dans le dos. Celui du jour ? Appeler la commission médicale dans son dos pour être réévaluer et réobtenir, temporairement, sa licence. Il faut pour cela que Teddy trouve quelqu’un pour le superviser. Sans surprise, Bailey refuse… ce qui laisse Teddy demander à Lincoln. Belle idée.

Ce n’est évidemment pas une belle idée du tout : les patients sont terrifiés par la présence de Lincoln, d’autres veulent qu’Owen travaille plus vite, bref, la journée est loin d’être une réussite. Les patients d’Owen refusent tous son aide. Quand il en a enfin un sur lequel il peut intervenir, parce qu’il est inconscient, Owen décide d’intervenir, évidemment… mais il le fait sans faire tous les tests nécessaires et conseillés par Lincoln. Cela ne me dit rien qui vaille.

Il finit par le laisser dans les mains de Winston, sous le regard choqué de la personne venu là pour vérifier son travail. Voilà qui promet. Celui-ci s’en va donc, sachant qu’il a vu ce qu’il avait à voir. On sait tous qu’Owen a merdé, mais quand Bailey en profite pour se moquer de lui, il recommence une fois de plus à se justifier. C’est une excellente chose, car ça permet à Bailey de lui faire remarquer qu’il est pète-couilles à ne jamais s’excuser de ses erreurs et à passer son temps à se justifier. Si au moins il pouvait se réconcilier avec Teddy, on avancerait un peu.

Il essaie donc d’aller la voir dans son bureau pour s’excuser enfin de tout ce qu’il a franchement planté. C’est un bon début, et ça permet à Teddy de se libérer elle aussi du poids de tout ce qu’elle a fait de mal. Bon, tout, je ne sais pas, mais en tout cas le couple souligne qu’ils s’aiment encore. Sans grande logique, la scène se termine avec Owen qui récupère son poste de chef des chirurgies d’urgence. C’est n’importe quoi que ça puisse se passer comme ça pour lui.

Une autre intrigue médicale voit Jules se retrouver à bosser avec Richard. Alors que tout semble bien passer et qu’elle sympathise avec la patiente, cette dernière se met à cracher du sang. Ce n’est jamais bon signe quand on est censé être en rémission d’un cancer. Son mari le comprend bien, mais Jules ne peut rien lui dire de l’état de sa femme : celle-ci ne veut pas que son mari soit au courant qu’elle est en train de mourir.

En effet, ni Maggie, ni Winston ne trouvent de solution pour soigner la patiente. Elle a trop de complications pour être sauvée, il faut donc se faire une raison. C’est plus facile pour Richard, Maggie ou Winston que pour Jules. La pauvre se retrouve face au mari voulant des nouvelles – et elle ne peut rien dire. La scène nous faisait tous travailler, évidemment. Jules s’en prend ensuite à Weber, lui demandant pourquoi ils ne font rien…

Ils ne peuvent rien faire, si ce n’est tuer plus vite la patiente. C’est du pur Grey’s Anatomy cette intrigue, avec un couple qui continue de planifier un voyage alors qu’ils savent très bien qu’ils ne le feront jamais. J’ai eu tellement de peine, surtout pour le mari. Il n’y a pas pire que de savoir qu’on va se retrouver seul, j’imagine. Certes, il a l’occasion de lui dire au revoir à sa manière, mais ça reste terrible comme intrigue. La femme meurt, évidemment, dans les bras de son mari. C’est déjà ça.

Amelia, elle, récupère Simone et Mika pour s’occuper d’une de ses patientes. Celle-ci est admise à l’hôpital pour voir si elle a ou non un cancer, ses sœurs étant sûres qu’elle en a un. C’est en fait la fête pour ses sœurs : elle ramène leur troisième sœur dans une boîte contenant ses cendres et sont ravies de se retrouver à l’hôpital pour le premier cancer de leur petite sœur. Toutes en ont eu un dans la famille.

La patiente a peur d’avoir un cancer, mais elle a surtout peur de finir dans une boîte transportée partout par ses sœurs. C’était une intrigue plutôt marrante comparé au reste de l’épisode qui était bien plus lourd. A son réveil, la patiente apprend qu’elle n’avait pas de cancer. Elle est soulagée, contrairement à ses sœurs, et elle en profite donc pour souligner à ses sœurs qu’elle ne veut pas avoir de cancer. Cela n’a rien de positif, contrairement à ce qu’elles voulaient. C’est une famille bien bizarre, avec une sœur qui finit par avouer qu’elle transporte une litière pour chats depuis 15 ans, pas les cendres d’une de ses sœurs. NORMAL.

On ne va toutefois pas terminer la critique de l’épisode là-dessus, hein. Terminons plutôt par Simone qui est dégoûtée de voir que Lucas se remet bien vite de leur rupture (en même temps, ils n’ont jamais rien été) dans les bras d’une autre. Elle rentre toutefois chez elle pour être mieux réconfortée par Mika, Jules et Kwan, tous présents pour essayer des vêtements récupérés à un vide-garage, soi-disant pour le mariage. C’était sympathique comme tout cette fin.


 

Station 19 – S06E10


Épisode 10 – Even Better Than the Real Thing – 15/20
Je trouve l’épisode un peu trop schématique dans les intrigues qu’il propose, car on voit très bien où ils veulent en venir dans chacune d’entre elles à peu près dès le début de l’épisode. Ce n’est pas forcément négatif, bien sûr, surtout que c’est logique après six saisons que l’on puisse avoir nos petites habitudes. Cependant, j’ai trouvé que ça manquait un peu de surprises. Après, je continue d’accrocher à l’ensemble des personnages, alors je ne vais pas me plaindre !

Spoilers

La caserne 19 est conviée à un entraînement géré par Beckett.


I’m done and now you nearly poisoned me.

Maya est de retour à la caserne, et c’est inattendu que ça puisse se fasse si vite. Pourtant, c’est bien le cas. C’est tellement rapide qu’Andy n’a pas le temps de finir son gâteau de retour. Il faut dire qu’elle est interrompue par l’alarme de la caserne qui se met à retentir pour sonner le rapatriement des troupes.

Oh, ce n’est pas exactement une urgence : la caserne 19 est appelée pour un entraînement qui se fait en commun avec une autre caserne, évidemment présentée comme moins bonne que celle de nos héros. Allez, pourquoi pas. On est plongé directement dans l’action de l’épisode, au moins, avec un entraînement qui évalue les capacités de nos pompiers à respecter trois phases essentielles : lire les indices critiques, reconnaître les schémas courants du feu et réagir avec le meilleur plan d’action. Cela dit, dès le départ, la caserne 19 fonctionne mieux que la caserne face à laquelle elle est, avec un meilleur temps d’intervention.

Dans la caserne adverse, on apprend rapidement à connaître un ancien bleu de Beckett, Cooper, qui adore son ancien capitaine. Bref, on continue de vouloir nous faire changer d’avis sur Beckett, mais c’est un peu tard pour en arriver là, je trouve. On nous montre plutôt l’exercice et la manière de chaque caserne de gérer l’entrée dans un immeuble en feu. Ils ont une poupée à aller sauver, après tout. Franchement, ce n’est pas du tout un boulot qui me fait rêver. Comment j’ai pu vouloir faire ça petit ?

Finalement, la caserne 88 va plus vite que la caserne 19 sur le premier exercice, ce qui surprend évidemment nos pompiers. Cette compétition est tout sauf saine, honnêtement, et j’ai du mal à faire confiance à Beckett. Bizarrement, Andy, elle, est de nouveau à vouloir voir Beckett sous son meilleur jour. Elle passe donc une bonne partie de l’épisode à souligner qu’il est bien plus agréable comme cela.

Le pire, c’est que c’est vrai. Cooper fait ressortir de bonnes choses en Beckett. Bon, après, il n’aide pas trop son ancien bleu à gagner la compétition, en le mettant en duo avec son bleu quand le duo de la 19 est Andy/Ben. Disons que ce n’est pas tout à fait une compétition à niveaux d’expérience égaux. Cela ne fait pas tout, cependant. La 88 semble donc réussir bien vite la dernière épreuve, retrouvant très vite sa poupée.

Pourtant, alors que tout l’exercice semble propice à la 88, une explosion met à terre Cooper. Il ne parvient pas à se relever suite à l’explosion, forçant Andy et Ben à intervenir en premier sur le lieu d’exercice. C’est d’autant plus inquiétant comme intrigue que l’on vient juste d’apprendre à connaître Cooper – on le sait papa et sur le point de demander sa femme en mariage, personne n’a envie de le voir mourir ; et surtout pas Beckett. Vraiment, ils en font trop pour qu’on l’aime – et je ne l’aime pas.

En parallèle, son bleu est terrifié par ce qu’il se passe : il affirme qu’il y a eu une explosion qui n’avait aucune justification et ne ressemblait pas aux exercices précédents. Vic et Theo envisagent immédiatement une erreur humaine de la part de Beckett au moment de mettre en place les exercices.

Beckett met finalement Andy en charge du reste de la journée, ce qui est loin d’être simple : elle se retrouve à devoir engueuler Theo et Vic pour qu’ils arrêtent de spéculer sur ce qu’il s’est passé. Le problème, c’est que Cooper ne survit pas à cet accident. C’en est trop pour Theo qui accuse immédiatement Beckett. Ce dernier n’entend pas être accusé sans rien dire, cependant : Theo marque de très bons points quand il fait remarquer à tout le monde que Beckett n’a plus ses bonbons à la menthe (qu’il prend depuis qu’il ne boit pas)… alors Beckett décide de le suspendre, sans lui laisser sa paie, évidemment.

C’est la catastrophe, tout simplement. En plus, Beckett refuse un alcotest et refuse de montrer le contenu de sa bouteille « d’eau », comme le demande Theo. Cela sent bon l’aranque et remet des doutes dans la tête d’Andy, forcément.

Maya et Jack se retrouvent tous les deux à devoir gérer le bureau de la caserne. Pour son premier jour, Maya décide de… quitter le plus vite possible la caserne, pour aller séduire à nouveau Carina. J’ai un doute sur la faisabilité de la chose, tout de même. Miracle ! Cet épisode nous montre Carina à l’hôpital. Et elle… n’y travaille pas, faut pas abuser. Elle s’y brosse les dents, parce qu’elle est toujours à l’hôtel et n’avait plus de dentifrice là-bas.

Elle explique tout ça à Bailey qui vient la voir pour la convaincre de participer à sa clinique. Je ne comprends pas comment ça peut être un sujet de débat entre elles : on parle de Carina, évidemment qu’elle est censée vouloir aider les femmes à accéder à de meilleurs soins pour accoucher et/ou avorter. J’ai du mal à croire qu’elle hésite, surtout si son argument est qu’elle a déjà la clinique de la caserne, qui correspond beaucoup moins à sa personnalité.

Ceci étant dit, c’est une bonne chose que la série reconnaisse que le temps de Carina n’est pas extensible à l’infini. Bref, Maya les interrompt pour donner ses lasagnes, préparées le matin même pour réussir à convaincre Carina de revenir chez elles. La pauvre Bailey se retrouve coincée au milieu de la dispute de couple. Cela devient une habitude pour elle, et elle fait ce qu’elle peut pour apaiser la situation une fois que Maya repart.

C’est rendu un peu plus compliqué quand Carina souligne que pour la clinique de Bailey, il faudrait qu’elle abandonne celle de la caserne. Le problème, c’est que la caserne est sa seule connexion avec Maya ces derniers temps. C’est un peu ridicule comme raisonnement : elles se sont rencontrées avant la clinique quand même. Et puis, pourquoi vouloir se remettre en couple avec Maya alors qu’elle lui emmène des lasagnes empoisonnées au travail, hein ?

De retour à la caserne, Maya a la chance de rencontrer Brooke, la sœur de Jack, et Clara, la meilleure amie de Brooke qu’on ne connaissait pas encore et dont on se serait bien passée. Les deux femmes débarquent avec des blessures apparemment superficielles. Assez vite, on comprend qu’elles ont eu un accident de moto. Elles ne souhaitent pas pour autant aller à l’hôpital : elles ont pris des bonbons au cannabis avant de prendre le volant.

Voilà qui est très con. La moto n’est même pas à elles, mais au père de Clara. Bref, elles veulent absolument éviter que l’hôpital soit au courant de quoique ce soit. Jack fait tout ce qu’il peut pour convaincre Brooke de s’y rendre et pour être un grand frère… mais bon, le seul argument vraiment convaincant est finalement Clara qui s’évanouit au beau milieu de la caserne.

Oui, elle a sous-estimé ses blessures, de toute évidence. Finalement, Brooke et Clara finissent donc à l’hôpital, tandis que Maya et Jack se retrouvent. Cela fait du bien de voir les deux personnages de retour au travail, franchement. Maya n’y reste pas longtemps : elle reçoit un appel de Miranda pour lui expliquer que Carina est malade. Elle se précipite donc à l’hôtel de Carina pour lui venir en aide : après tout, elles sont mariées, c’est normal de vouloir l’aider.

Elle le fait donc alors que tous les fans en sont à se demander si Carina ne pourrait pas être simplement enceinte. A priori, ce n’est pas possible comme elle a fini son traitement sans l’être, mais bon, on ne sait jamais. Finalement, Maya reconnaît avoir sorti les lasagnes trop tôt du four. Elle reste une bonne partie de la journée avec sa femme, et les deux se réconcilient. C’est plus fort qu’elles, elles s’aiment. Bien sûr, Carina est loin d’avoir tout pardonné, mais c’est en bonne voie, et j’espère qu’on va vite oublier son intrigue de l’épisode précédent avec sa patiente là !

Maya retourne ensuite au travail avec Jack, mais avec aussi la promesse que Carina lui donnerait des nouvelles. Ils sont de retour à la caserne pour assister à la dispute Beckett/Theo, mais aussi pour que Brooke puisse venir voir Jack et lui parler un moment. Elle lui explique qu’elle a toujours voulu fuir sa famille, alors que lui a toujours voulu la retrouver. Elle est ainsi persuadée qu’ils peuvent s’entendre. C’était sympa de les voir apprendre à se connaître. Je me demande juste à quoi servira Brooke sur le long terme dans la série.

En parallèle de tout ça, Travis n’est pas à la journée d’entraînement car c’est son jour de congé. Il en profite pour inviter Eli à… l’appartement d’Andy. Wtf. Le but ? Parler de sa campagne politique dans un endroit calme. Je ne vois pas pourquoi ça n’est pas chez lui, cela dit.

Le reste des scènes de l’épisode font de Travis un véritable homme politique, capable de faire de grands discours politiques et de montrer sa vision libérale des choses, y compris concernant la drogue des SDF. Tout cela mène à une journée plutôt positive : Eli et Travis finissent par apprendre que les sondages mettent désormais Dixon et Travis à quasi-égalité. Pour la première fois, Travis remonte donc dans les sondages. Allez, GO le futur maire de Seattle !

La fin d’épisode est moins positive que ça, avec comme toujours Beckett qui se sert un petit verre de whisky dans son bureau. Allez, tout n’est pas si négatif : Andy continue de se faire draguer lourdement par Eli. La relation entre eux commence à ressembler à celle d’un couple : pour une fois, Eli met de côté la drague pour entendre Andy parler de ses problèmes… et pour la mettre à nouveau sur un piédestal. Que je n’accroche pas à ce couple !