The Rookie – S07E04 – Darkness Falling – 15/20

Je suppose que la série me donne une leçon : je me plains souvent des saisons qui n’ont pas de fil rouge, mais le fil rouge autour de Nolan et Bailey cette saison ne me plaît pas du tout. Heureusement, la série continue de se regarder toute seule et ça me fait un bingewatch sympa en ce début d’année. J’enchaîne donc les épisodes en espérant que ça va être une histoire vite réglée pour passer à autre chose. De toute manière, il neige, que faire d’autres ?

Spoilers

Bailey est de retour, mais n’a toujours pas de news de son ex. Le reste du commissariat continue de vivre sa routine.

Les points faibles :

– L’épisode précédent finissait avec le retour de Bailey. Je ne l’aime toujours pas, donc c’est déjà un mauvais point… mais en plus, cet épisode nous dit qu’elle ne peut pas rester chez elle à cause de la menace de son ex. J’entends le problème, mais dans ce cas, pourquoi était-elle rentrée chez elle à la base ? Bref, on s’en fiche : Bailey est à peine de retour qu’elle est insupportable à être assignée à résidence chez Lucy et à vouloir avoir ses affaires. Enfin, c’est terrible : je la comprends et je serais sûrement comme elle, mais faut bien avouer que ce n’est pas intéressant comme retour. Autant rester en Allemagne si c’est ça. En plus, encore une fois, Nolan n’apparaît pas sous son meilleur jour à la stalker comme il le fait ; Bailey est insupportable à faire son enquête solo avec le type que Nolan a laissé filer dans l’épisode précédent… Y a rien qui va.

– Je ne comprends pas pourquoi Lucy et Tim récupèrent déjà les bleus qu’ils avaient avant leur punition. C’est un provisoire vraiment trop court et ça me fait presque de la peine pour Penn. Son arrogance est aussi chiante que celle de Nolan, mais il ne mérite pas d’avoir Tim sur le dos comme ça.

– J’adore l’acteur, mais je ne comprends plus à quoi sert Wesley dans la série : il me semble en trop et j’ai l’impression que les scénaristes forcent autant que possible pour l’ajouter à chaque épisode désormais. Le voir reprendre le travail sur un cas qu’il a foiré par le passé, ce n’est pas ouf, le voir foncer en voiture à travers la ville, un brin ridicule, le savoir en train de culpabiliser d’avoir innocenté un coupable… eh, t’es avocat, c’est ton taf, bien sûr qu’il y a des ratés dans ta carrière parfaite, non ? Quant à l’intrigue politique à son taf là…

– Comment ça John tombe dans le panneau de son ennemi qui part loin de LA juste parce qu’il y a ses empreintes quelque part ? C’est tellement, tellement, tellement une fausse piste pour que la police baisse son degré de vigilance !

Les points forts :

– Je continue de vraiment apprécier les deux nouveaux bleus. Ce ne sont pas des personnages que j’apprécie pour leur personnalité, mais vraiment pour ce qu’ils apportent à la série. Après tout, c’est le titre de la série et c’est bien normal de nous montrer des nouveaux pour faire des boulettes. Je trouve qu’ils complètent bien l’équipe, même si les scénaristes s’en donnent un peu trop à cœur joie pour les étoffer à chaque épisode. Par contre, qu’est-ce que Seth m’a fait rire avec ses deux copines ! Je comprends pourquoi Lucy s’interroge sur sa crédibilité : il a déjà tout du grand-méchant à venir.

– J’ai bien aimé l’intrigue de l’accident de voiture avec le flingue dans la boîte à gants et la fille dans le coffre qui se termine dans une maison d’étudiantes capables de se défendre par elles-mêmes. C’est tellement une histoire à l’américaine que c’en est hilarant.

– La série sait toujours écrire ses méchants : Novak, celui de cet épisode, est plutôt efficace en son genre (le genre psychopathe qui manipule son monde en étant idiot en même temps, réussissant à avoir un copycat qui enterre ses cadavres au même endroit que lui pour lui foutre des crimes en plus sur le dos).

– Petit plaisir de retrouver les agents du FBI de The Rookie : Feds. Je suppose qu’ils ne sont plus des bleus ? J’ai adoré voir comment cette intrigue partait en cacahuète super vite : j’adore Nyla, alors la voir se faire injecter un truc par surprise, ça ne m’a pas plu. Après, c’est une petite scène d’action qui n’aura pas trop de conséquences, mais bon, il y a un deuxième serial-killer dans la nature, alors je suppose que l’épisode suivant sera intéressant à suivre, ce qui est une bonne chose, car je compte enchaîner !

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The Rookie – S07E03 – Out of Pocket – 13/20

Pourquoi j’ai l’impression que cet épisode est limite un meilleur premier épisode de saison que le premier ? Il repart sur des intrigues oubliées et n’est pas spécialement meilleur, mais certaines choses fonctionnent mieux en tout cas. Il y a toute cette nouvelle intrigue sur les bleus de cette saison qui parvient totalement à me convaincre. Ils avaient besoin de ça !

Spoilers

John fait une fixette sur un ennemi potentiel avant le retour de Bailey.

Les points faibles :

– Aucun souvenir de tout ce qu’il y a dans le résumé, c’est triste. En plus, il est question de Jason, l’ex de Bailey qui, par conséquent, est donc de retour bientôt. Merci, non merci. En plus, tout ça est une horrible intrigue où John fait ensuite tout ce qu’il peut pour NE PAS respecter la loi. J’ai trouvé ça dingue : pour une série qui veut montrer que la police n’est pas faite que de corrompus, c’est nul de montrer comment le héros passe son temps à être sur les limites. C’est toutefois le but de l’épisode de critiquer ça, alors c’est bien. Seulement, je me rends compte que je ne le supporte plus, moi, et le voir se jouer une mission solo n’aide pas du tout. C’est mauvais signe que le héros de la série soit insupportable et arrogant, non ? Franchement bien fait pour lui que ce soit un fail.

– Il faut vraiment que Lucy et Tim arrêtent les paris. C’était cool d’avoir Gray pour leur dire, beaucoup moins d’avoir Lucy qui relance les choses ou Rachel qui débarque à nouveau. J’ai l’impression que toutes les scènes de Lucy tournent autour de Tim d’une manière ou d’une autre et ça devient lourd que le personnage ne soit pas autorisé à avoir un peu plus d’indépendance.

– J’étais content de retrouver la vie perso de Nyla dans l’épisode précédent, mais dans celui-ci, ce n’est plus le cas. Les débats avec son mari, même en présence d’Angela et Wes, ça tourne trop en rond pour moi.

Les points forts :

– Le générique est de retour ! Rien que pour ça, l’épisode mérite deux points de plus, non ?

– J’adore le fait que les rookies changent de tuteurs… Cela dit, ça ressemble à une punition pour eux. Après, il est assez évident que Seth, celui de Lucy, a besoin d’un peu plus de stress pour mieux gérer le sien quand Penn, celui de Tim, a bien besoin d’apprendre à bosser avec des femmes. Il ne prend pas les ordres de Lucy et joue les héros sans écouter le bon sens ou les protocoles. Certes, les protocoles n’apportent pas toujours que des solutions, mais ils sont là pour une raison. C’est très bien d’avoir une intrigue qui voit les rookies se faire applaudir avant d’être punis ; mais une punition à la hauteur de ce que le commissariat peut se permettre.

– Si j’ai détesté John, j’ai aimé voir le commissariat se débrouiller pour lui venir en aide quand ils n’ont pas de nouvelles de lui. En plus, Celina est vraiment une collègue en or avec lui, donc ça fait plaisir de voir ça. La fin d’épisode fonctionne bien.

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The Rookie – S07E02 – The Watcher – 15/20

C’est un meilleur épisode que celui de la reprise, assurément, et ça me motive à rattraper le reste de la saison/série. On est aussi loin des pires épisodes de la série : on retrouve dans celui-ci la petite dose d’action attendue de ce genre de séries, une petite dose d’humour comme ils savent le faire et des intrigues bien ficelées, même quand elles sont parfois prévisibles. Bref, ça fonctionne MIEUX QUE LE PRécédent et ça me rassure !

Spoilers

Un justicier masqué aide la police à faire son travail (et c’est un problème).

La saison 8 commence mercredi et je me rends compte que je n’ai toujours pas regardé la septième. C’est une petite catastrophe qui ne surprendra personne, mais bon, histoire de ne pas voir les épisodes de retard trop s’accumuler, je me suis dit que je pouvais bien me lancer dans le visionnage de la saison 7. Eh, écoutez, on tente, c’est le début d’année, je suis plein de bonne volonté et bonnes résolutions. J’ai même revu le premier épisode de la saison pour me le remettre en tête… et j’ai compris pourquoi je n’avais pas enchaîné sur les épisodes suivants, parce qu’il n’était pas terrible.

Les points faibles

– Toujours pas de générique, et ça me manque !

– L’intrigue principale de l’épisode semble un peu vue et revue, mais c’est peut-être parce qu’un jour, j’ai tenté de regarder Arrow. Le coup du piège est prévisible dès le début de l’épisode, mais bon, au moins, ça permet à Nyla et Angela d’être géniale.

– Je vais beaucoup, beaucoup l’écrire cette saison, je pense : Lucy et Tim. C’est insupportable. C’est bien d’avoir Celina, Nyla et Angela pour faire remarquer à Lucy que leur pari, c’est n’importe quoi et clairement une relation à ne pas maintenir entre ex tellement c’est toxique, mais ça n’empêche que la série s’obstine à nous vendre ça comme normal, sain et professionnel de tenir ce genre de pari alors que c’est la base de leur romance, quoi.  

– Nolan joue le service après-vente avec un vieux qui shoote sa petite-fille ? D’où ça sort, sérieusement ?

– L’intrigue suivie avec Wesley qui est jaloux du détective ne me plaît pas, c’est schématique à souhait et ça ne correspond pas au caractère d’Angela de le tromper de toute manière – pas avec lui, en tout cas.

– Le flic qui vit dans sa voiture, OK, mais alors qu’il sorte torse nu et se brosse les dents dans la rue, en tant que flic ? Pas crédible. Il sait très bien que ses collègues peuvent tomber sur lui, surtout qu’il fait ça juste à côté de son commissariat. Si j’aime bien Tim parfois, je le trouve tellement con encore une fois à faire des chantages impossibles à tenir (24h pour trouver un logement alors que le type vit dans sa voiture ? Lol). Je le plains de devoir vivre avec le pire flic du commissariat, en plus.

– J’ai un peu décroché de l’intrigue du justicier sur la fin… On sait bien que l’histoire du copycat sera vite réglée, et ça manque d’un vrai moment d’enquête.

Les points forts

– Ces personnages sont chouettes et je suis content de les revoir après un an. Cela me fait plaisir de retrouver Nyla après autant de temps dans sa vie perso, ça me fait plaisir de retrouver l’humour de la série ; j’ai trouvé que c’était un bien meilleur épisode que le précédent, dès le début. On s’appuie beaucoup plus sur les liens qui existent entre tous les persos et ces interactions sont le vrai point fort de la série : ça transforme un banal épisode en bon moment.

– Celina doit gérer sa journée en solo, avec la supervision de Nolan. Je n’aime pas ce dernier qui copie les méthodes de Nyla en étant moins efficace et qui se laisse manipuler par Tim, mais Celina est un personnage cool qui gère parfaitement sa journée et prouve en être capable, même quand son tuteur reprend le dessus sans raison. Il est positif de voir Nolan regretter d’être intervenu trop vite, surtout que ça lui permet une scène sympathique avec Nyla et Angela.

– Nyla et Angela ont les bons conseils pour Nolan, les bonnes idées et sont un duo qui fonctionne toujours bien. D’ailleurs, c’est un autre point fort de l’épisode. Nyla m’a fait mourir de rire, surtout quand elle sort par la fenêtre.

– Le rookie de Lucy est ridicule pendant tout l’épisode avec ses boulettes, mais ça justifie à nouveau le titre de la série. L’intrigue autour de son cancer le rend attachant et pourra apporter quelques bonnes choses pour la suite.

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Heated Rivalry – S01E06 – The Cottage – 15/20

Aaah. J’ai l’impression que la série vient juste de commencer et la saison est déjà terminée. J’en ai marre des mini-saisons, rendez-moi les networks ! L’histoire commence à peine pour Shane et Ilya aussi, et c’est aussi parce que cet épisode prend ENFIN le temps de se poser et de développer une vraie relation. Je sais bien que enemies to lovers et tout, mais je n’ai jamais autant senti que dans cet épisode leur rivalité alors même qu’elle n’est plus un élément de tension. Et sinon, que cet épisode développe autant de choses, prenne autant son temps, c’est un vrai point positif. Juste, l’attente pour la saison 2 va être longue à présent, alors qu’il y a plein de choses que je souhaite voir désormais.

Spoilers

Comme une envie de passer des vacances au cottage.


For the next two weeks, let’s just be honest with each other.

Joyeux Noël ! Oui, j’ai encore mis de côté le blog pendant la période des fêtes, oui, je n’arrive pas à être aussi régulier ici que ce que j’ai pu l’être pendant des années et oui, j’ai toujours envie de l’être mais je me laisse emporter par d’autres choses – comme la vie. Malgré tout, toute la semaine, mes réseaux sociaux ont été envahis de Heated Rivalry et de blagues sur le cottage. Malgré tout, j’ai revu plein de fois cette semaine la dernière scène de l’épisode précédent. Aussi, avant d’être trop spoilé et malgré les nombreux cadeaux qui m’attendent, je me dis qu’il vaut mieux voir cet épisode au plus vite… Quitte à être frustré par l’attente interminable de la saison 2 (parce que ça va être quelque chose, encore, elle n’est pas écrite pour l’instant).

Et la dernière scène de l’épisode précédent ? Désolé, mais sans la chanson et sans le « huh ? » final de Shane comme dans le récap au début de ce dernier épisode, c’est quand même vachement moins cool. La première scène de cet épisode voit Scott monter sur scène pour raconter qu’il a accompli son plus grand rêve en remportant la coupe un mois plus tôt.

Pourtant, son discours finit par tourner autour de sa vie privée, inévitablement. Son coming out est extrêmement vu et commenté par tous – et il est heureux de recevoir des messages de fans, y compris de très jeunes fans gays, pour que ce ne soit pas qu’une insulte qu’on balance dans les vestiaires quand il est question de hockey. Scott parle de sa solitude, de la difficulté d’avoir été gay et insulté, indirectement, pendant des années. Le discours est réussi. Il est prenant. Il est aussi grandement hors sujet – parce qu’il a beau dédier son trophée à son équipe et son coach, il ne parle finalement que de sa relation. Mais en même temps, peut-on lui en vouloir ?

Des années de silence, ça vaut bien qu’on parle un peu de la peur paralysante du coming-out dans les médias. Et pas que dans le monde fictif d’Heated Rivalry, du coup. La scène est sympa, se termine par Kip qui voit tout ça depuis son bar gay préféré avec tous ses amis et… oh, c’est mignon. Sans plus, cette fois.

On s’attarde ensuite sur la rivalité chaude qui donne son nom à la série : Shane se rend à l’aéroport pour récupérer Ilya qui vient d’arriver. Ce dernier est tellement terrifié d’être là et de passer l’été avec Shane. Pour autant, il est vraiment venu et c’est très bien comme ça. Ils ont deux heures de route à faire ensemble. Shane est soulagé de savoir qu’Ilya n’a croisé personne et lui dit qu’il a tout prévu : le cottage est plutôt discret et retiré de tout, et il a dit à ses parents qu’il partait dans une retraite silencieuse. Un sacré silence, si vous voulez mon avis.

A l’arrivée, Shane reproche à Ilya d’avoir joué malgré sa blessure aux côtes, et il refuse donc de laisser Ilya porter ses sacs. Quel homme galant. Il a déjà fait les courses, il a un chalet de malade mental tellement il est beau et il s’inquiète de savoir si Ilya a soif. Aha. Soif de lui, très clairement. Le cottage est mignon tout plein, hein, et ils le baptisent vite. Tant pis s’il y a des vitres absolument partout.

Au moment de coucher ensemble sur le canapé, Shane explique qu’il n’a couché avec personne depuis un moment et que ça ne durera peut-être pas bien longtemps. La réponse d’Ilya est incroyable pour lui : lui aussi n’a couché avec personne depuis la dernière fois qu’ils se sont vus, il y a des mois. Oh. Les voilà enfin et pour de vrai en couple, même s’ils ne le disent pas explicitement. Que c’est bien.

S’ils ont très envie de faire l’amour (sans même prendre une douche avant malgré le voyage, eh), Shane propose ensuite d’emmener Ilya dans la chambre qu’il occupera. Pardon, mais ? Est-ce qu’il a prévu de ne pas rester dans la même chambre que lui ? Ils sont certes en train de s’amuser et entrent dans un jeu de rôle un peu con, mais… c’était étrange comme développement. Tout ça pour coucher ensemble sur un lit, en plus.

D’ailleurs, alléluia, Shane veut fermer les putains de volet. C’est la base quand tu es une célébrité, non ? Ilya lui dit de ne pas le faire et jette la télécommande. Ils veulent vraiment vivre dans le danger. Je suis surpris que la série coupe la scène de cul qui suit, par contre. On passe de Shane qui va tailler une pipe à Shane qui gère le barbecue pour faire des hamburgers. What the fuck ?

En tout cas, ils sont mignons dans leur petite vie de couple. Ils paraissent si rangés et simples, si peu affamé de sexe (oui, oui, même dans la scène précédente). C’est donc ça de vieillir ? Ils se promettent d’être honnêtes pour deux semaines et finissent par parler bien rapidement de leur relation. Ilya cherche à savoir qui est au courant de leur couple, mais souhaite aussi savoir si les parents de Shane savent qu’il est gay.

Celui-ci n’est clairement pas prêt à en parler – ni à en parler avec Ilya, ni à l’avouer à ses parents. Il me fait tellement de la peine à avoir peur comme ça de son coming-out. Il a beau dire que ça a un peu à voir avec Ilya, on sent bien que c’est lui qui n’est pas à l’aise. Et je comprends bien pourquoi, mais il faut aussi qu’il se fasse à l’idée que c’est sa vie.

Cet épisode est si bien : on a enfin affaire au couple et à la romance que la série vendait. Certes, ça traîne en longueur et il ne se passe pas grand-chose à première vue, mais dans les détails, c’est ouf. Les deux personnages creusent vraiment dans le passé de l’autre, ils apprennent à se connaître comme un couple le ferait : il y a les moments ridicules, comme quand Ilya a peur d’un oiseau, et les moments terribles, comme quand il raconte la mort de sa mère, confortablement installé sur les genoux de Shane. Enfin. Cela n’a pas l’air si confortable, en vrai.

J’ai eu plus de mal avec la scène suivante, quand Ilya est tellement excité à l’idée d’être avec Shane qu’il le force un peu : Shane est au téléphone avec Hayden, ça ennuie Ilya qui ne peut plus jouer au jeu vidéo avec lui (j’ai ri du côté « ma tête est sur la couverture ») et qui décide donc pour se venger de l’exciter, le masturber, lui faire une pipe. Pardon, mais Shane a clairement dit non tellement de fois que je ne trouve ça ni excitant, ni mignon. Je vois bien que, dans le fond, on nous dit ensuite que Shane était consentant et a trouvé ça sexy… mais en vrai, non, ça ne l’est pas. Non, c’est non. On en est encore à dire ça en 2025 – et à paraître chiant et emmerdeur de tourner en rond quand on le dit, en plus. Eh, ça me sort un peu de l’épisode.

Je me suis rapidement calmé ensuite, pas quand on les a vus faire un foot, mais quand il a commencé à être question du futur. Ce n’est pas évident pour eux : Ilya n’en peut plus de la Russie et veut se simplifier la vie. Il envisage ainsi de jouer pour Boston. Certes, il serait un sacré rival pour Shane, encore et toujours, mais au moins, ils se rapprocheraient. Par contre, ça suppose aussi de se marier avec Svetlana pour Ilya.

On sent assez vite que ce scénario dérange Shane. Ils essaient d’en parler, tout en se touchant les pieds dans une scène d’intimité de couple qui passe bien – on n’est pas sur du sexe, juste sur deux amants qui commencent à parler d’avenir.

C’est au beau milieu de la nuit que Shane, incapable de dormir, réveille Ilya avec un plan pour leur futur. Et il voit très loin : une action caritative menée ensemble pour se rapprocher publiquement sans que ne soit bizarre, une carrière pour Ilya qui ne serait plus à Boston, mais à Ottawa pour se rapprocher de Montreal et donc de Shane, un futur très lointain où, une fois à la retraite, ils pourront se mettre ensemble. En vrai, je dis « très lointain », mais la retraite en hockey ne doit pas être si loin.

Ce qui est sûr, c’est que c’est surprenant de les voir envisager un avenir ensemble à ce point. Ilya lui balance donc qu’il l’aime. La réponse de Shane ? Holy shit. Suivi d’un « I love you too ». Ils sont si mignons. Si perdus. Si amoureux. Je me laisse complètement balader par cet épisode, alors que j’étais énervé quelques minutes avant. Ils sont passés de plan cul à relation de couple de manière bien peu crédible et trop peu développé, je trouve, mais c’est très bien pour eux. Et c’est une belle représentation, en vrai.

Ils sont amoureux comme tout, voient des jolis couchers de soleil et couchent ensemble, avec Shane et Ilya qui prennent encore le temps de poser de grandes questions sur « comment on a pu laisser tout ça se passer ? » au moment où Ilya s’apprête à pénétrer Shane. C’est du grand n’importe quoi, mais c’était un peu drôle.

Et au milieu de tout ça, Shane continue de penser au futur : il propose à Ilya d’ouvrir une école de hockey et de donner des financements pour la santé mentale, pour lutter contre les pensées suicidaires (comme celles qui habitaient la mère d’Ilya).

Le temps semble passer vite et lentement à la fois au cottage, et c’est un peu pareil pour cet épisode qui n’en finit pas mais avance si vite à la fois. On retrouve ensuite le couple en train de se baigner tranquillement, avec un peu d’humour et un téléphone laissé de côté. C’est ce genre de journée d’été où rien ne compte que la paresse et l’oisiveté et ça a l’air si bien.

Leur plus gros problème ? Savoir s’ils mangent les pates de la veille ou s’ils se font des hotdogs. Ils remontent donc vers le chalet et ne peuvent apparemment pas rester éloigné l’un de l’autre bien longtemps. Comme d’hab, donc, sauf que cette fois, il y a le père de Shane dans la cuisine et il les voit à travers la fenêtre.

Ca aurait pu passer l’air de rien, mais bon, Ilya était en train de l’embrasser. Au moins, pour une  fois ils ne sont pas en train de coucher, c’est déjà ça. Il n’empêche que c’est la fin du paradis pour les deux stars. Le père de Shane a donc vu son fils embrasser son pire rival. C’est un peu violent comme coming out. C’est pour cela qu’il vaut mieux dire les choses tant qu’on le peut, je suppose – mais c’est vrai que ce n’est pas toujours évident d’aborder le sujet, et encore moins de tout avouer comme ça.

Le père de Shane n’est pas excellent dans sa réaction en plus, parce qu’il choisit de se barrer, tout simplement. Shane essaie bien de le rattraper, une fois remis de son choc, mais non. Ilya est drôlement incroyable dans cette scène : je ne reconnais pas tellement le personnage. Il insiste sur le courage de Shane, il le soutient sans s’énerver, sans rien dire, finalement. Shane vit son pire cauchemar, mais Ilya souhaite être là pour lui. Il lui propose même de l’accompagner chez ses parents. Et quand Shane se met à genou devant Ilya, cette fois, c’est juste pour pleurer.

En vrai, Shane est tellement stressé que je ne comprends pas pourquoi c’est lui qui conduit ensuite pour aller chez ses parents. Ilya porte le t-shirt de l’équipe adverse, ce qui est hilarant quand on sait qu’il va rencontrer officiellement ses beaux-parents. À l’arrivée, Shane ne sait plus où se mettre ou quoi penser.

Son père avait juste oublié son chargeur chez Shane et il a été servi. C’est un peu gros cette histoire après autant de temps, mais soit, on fera avec. Shane présente donc Ilya à ses parents, après avoir annoncé qu’il était gay. Sa manière d’enfin le dire, après tant de temps, c’est presque trop simple. J’ai de la peine pour lui quand même, parce que ce n’est pas évident comme coming-out, d’être pris par surprise dans l’intimité et tout.

L’avantage, c’est que les parents prennent tout ça plutôt bien : ils ne s’énervent pas, ne l’insultent pas, ne semblent même pas si affectés que ça par les mensonges de Shane. Eh, la mère reconnaît qu’ils se doutaient – ou en tout cas qu’ils s’étaient posés la question de savoir s’il pouvait être gay. De là à imaginer que leur fils couchait avec son pire ennemi, en revanche, ça, ils n’étaient pas prêts.

Les parents se posent quand même la question de savoir quand leur relation a commencé, et c’est si drôle. Il y a des questions qu’il vaut mieux ne pas poser, je crois, parce qu’ils découvrent que leur fils leur cache une décennie de mensonge et de baise avec Ilya – même si le mot baise n’est pas exactement plaqué comme ça sur leur relation.

Shane m’a tellement fait rire à détester le mot « lovers », mais ce qui m’a achevé, c’est la mère qui passe à l’alcool. Elle sort de la vodka, pour Ilya, ce qui est une pure blague en vrai, et une prise de risque. Les parents posent aussi de bonnes questions sur le futur. Ils gèrent la carrière de Shane depuis si longtemps que c’est logique. Cela dit, rien ne vaut le moment où la mère se demande si son fils a pu laisser gagner Ilya, parce que bon, y a des priorités dans la vie et la sienne, c’est le hockey.

De son côté, Ilya s’en sort bien de son coming-out bi auprès des beaux-parents, en annonçant qu’il n’a jamais été amoureux que de Shane, même s’il a couché avec plein de femmes. Ils commencent à se faire du pied sous la table, ce que je trouve quelque peu osé, mais allez, pourquoi pas. Ils aiment vivre dangereusement.

En vrai, Shane vit son cauchemar, mais ça se passe plutôt bien : les parents de Shane prennent tout ça si positivement. La mère a un peu de mal à digérer tout ça, mais ce qu’elle ne digère pas, c’est que son fils se soit senti si mal : elle aurait aimé qu’il puisse le dire sans que ce ne soit si difficile. Et là, une fois de plus, bordel ce jeu d’acteurs. Je suppose que ça peut paraître lent, long et pas crédible, tout ça, mais le jeu des deux acteurs dans cette scène est très réussi. C’est une très belle scène de coming-out, finalement.

La mère a l’occasion de s’excuser, à dire à Shane de ne pas avoir honte, de ne pas s’excuser et… à lui dire qu’elle est fière. C’est si beau. C’est la réaction que tout le monde devrait avoir, c’est celle qu’on voit de plus en plus souvent à la télévision, mais soyons francs, ce n’est pas toujours celle qui se déroule dans la réalité.

Sinon, de retour à table avec Ilya, la mère est surprise de découvrir que son gendre est prêt à trahir Boston pour aller jouer à Ottawa – eh, la fidélité en hockey, c’est important aussi – mais elle comprend ce que ça signifie pour le sérieux de la relation de son fils. Le père s’intéresse aussi au cas de Scott, pour savoir s’ils ont pu communiquer. Il est intéressant et surprenant de voir qu’Ilya l’a contacté – j’aurais attendu ça de Shane, à la rigueur, même s’il est vrai que c’est Ilya qui a été le plus chamboulé.

En tout cas, il est clairement question d’avenir et de coming-out à faire à plus grande échelle, Shane entame alors une jolie crise d’angoisse. Je crois que tout ça est un peu trop concret pour lui – avoir sa mère qui vante le courage de Scott, c’est quelque chose. Et ce qui calme son angoisse ? Shane qui lui dit que sa famille est là et que son petit-ami est là. Tout est bien, tout est si bien.

Quelle tristesse que ce soit déjà la fin d’épisode. Le générique de fin se déroule alors que Shane et Ilya rentrent au cottage. C’est frustrant, j’ai l’impression que ça ne fait que commencer vraiment. Il y a tellement encore à raconter. Les acteurs ont signé pour trois saisons, la deuxième est validée par la chaîne. Vivement la suite. Ce générique de fin où ils rentrent en voiture, comme un couple, est si mignon. Si long aussi. Si banal, en fait.

En bref

Mon avis sur la série fait un peu un grand écart entre le début et la fin, parce que ça partait vraiment mal : je pensais avoir une romance, j’ai eu un plan cul qui ne pensait qu’au sexe. Pourtant, sur la fin, j’ai une série mature qui me parle représentation – et qui le fait bien – tout en développant un couple très sain dans un contexte toxique ; j’ai une vraie romance, des personnages qui grandissent ensemble. En chemin, il y a Kip/Scott, un couple qui était bien plus ce que j’attendais de cette série que ce que la série a proposé.

Et mon avis au milieu de tout ça ? En perpétuelle évolution. Je ne sais pas quoi penser : la saison est trop courte, les épisodes trop différents, le rythme incroyablement expéditif au début et si lent ensuite… C’est un petit OVNI, mais c’est ce qui rend la série si bien, peut-être ? Je n’ai pas su à quoi m’attendre d’un bout à l’autre.

Enfin, si, il y a une constante dont j’ai peu parlé dans mes critiques tant elle est évidente et saute aux yeux : les deux acteurs principaux sont incroyables. Ils ont une alchimie qui crève l’écran et qui les rend immédiatement beaux et attachants. On a envie de les voir ensemble, envie de les voir s’embrasser et wow, chapeau pour le casting et les performances.

L’histoire ? Ce n’est pas terrible du tout, parce que la série semble survoler plein de détails et tout le contexte. Et maintenant ? Maintenant, j’ai envie de savoir la suite, j’ai envie de connaître les autres personnages et les autres couples. Il faut attendre la saison 2 et il est bien possible que ça se fasse en lisant toute la saga. Foutu pour foutu… Allez savoir.

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