9-1-1 – S09E14 – D.I.Y – 16/20

Les intrigues ne sont pas forcément écrites avec beaucoup de logique, mais j’aime beaucoup ce vers quoi on se dirige pour les personnages, et c’est déjà bien. J’ai même eu l’impression que, pour une fois, une ou deux intrigues allaient vraiment avoir un impact sur du plus long terme. Ce ne serait pas du luxe pour cette série qui se contente d’enchaîner les catastrophes qui n’arrivent qu’une fois dans la vie et de les accumuler pour ses personnages.

Spoilers

May se cherche un avenir, Maddie se retrouve propulsée dans le sien et Buck est plutôt coincé dans le passé.


You’re invited to the wedding, you’re basically family at this point.

L’épisode commence par une visite immobilière pour un jeune couple et ce n’est pas bien passionnant à première vue. On sait toutefois que ça va rapidement tourner vinaigre… Je m’attendais à un accident, mais c’est finalement une arnaque financière importante. Le couple est heureux d’emménager dans une maison qui, en fait, ne peut pas être réparée. Je veux dire, ils embauchent un type qui lance des travaux et leur dit que rien ne peut être fait pour leur maison… Et pourtant, ils continuent d’essayer.

Nos pompiers sont donc appelés une première fois chez le couple car le mari est électrocuté. On voit bien vers quoi on se dirige : plein d’interventions. Je pensais que ça occuperait l’épisode, mais en fait, on se contente d’un montage où on voit le couple se planter un clou dans le front, avoir la main coincée dans les toilettes ou se faire une torsion testiculaire. C’est fun comme tout leur vie, dis-donc.

On passe pourtant l’épisode avec eux. Le casting est bon, heureusement, les deux acteurs sont excellents. Les personnages en arrivent à considérer la rupture la veille de leur mariage, et ils décident d’abandonner les travaux. De toute évidence, la maison est une métaphore de leur relation : elle est cassée, ils veulent la réparer, ils la laissent prendre feu dans une scène qui est marrante comme tout. Faites-nous un spin-off comédie sur eux, en vrai.

C’est le retour de May, et je suis vraiment pour qu’on lui donne un rôle principal dans la série. Son intrigue cette semaine consiste à la voir vouloir être employée pour un stage de droit auprès d’une brillante avocate. Son nom aide bien à cela : l’avocate connaît déjà Athena. Pourtant, Athena n’utilise pas de piston pour autant, n’appelant pas en avance. Il n’empêche que May est connue de cette Gabby.

Je n’aime pas trop quand les séries nous imposent des personnages (surtout après neuf saisons !) comme étant des relations très proches de personnages que l’on suit depuis des années. Ainsi, apparemment, Gabby est très pote avec Athena et un peu aussi avec Hen. Franchement, c’est trop. Bon, allez, May foire son entretien évidemment. L’entretien se déroule dans une voiture et à l’hôpital en même temps, parce que l’avocate a une urgence à régler, donc ça n’aide pas. Le truc, c’est que May assiste à une situation dont la tension grimpe vite : un infirmier refuse de donner une fiole de sang à des policiers parce qu’ils n’ont pas de mandat.

Les policiers sont clairement en tort, la tension monte, ça en vient aux mains et c’est n’importe quoi. Dépassée par la situation, May décide de prendre les choses en main et détruit la fiole de sang en la piétinant. Bon. L’idée est de récupérer du sang pour faire un test ADN : le piétiner n’empêche pas le test ADN ? Peut-être qu’il y a une histoire de quantité, allez. De toute manière, c’est complètement idiot, elle n’a aucune raison de faire ça et détruit des preuves dans une affaire criminelle.

Il n’en faut pas plus pour qu’elle soit arrêtée, avec le client de l’avocate. Y en a qui foire des entretiens d’embauche, et puis il y a May qui les foire, quoi.

Heureusement, Athena peut payer la caution, alors May est rapidement relâchée. Cela n’empêche qu’elle a fait une impression à sa future boss qui n’est peut-être pas celle qu’elle voulait laisser. Cette dernière fait comprendre à May qu’elle n’est pas faite pour être avocate si elle ne supporte pas les injustices parfois créées par les règles et les lois. Effectivement.

Tout ça nous laisse une May perdue dans ce qu’elle veut faire de sa vie. Elle en arrive donc à envisager d’être infirmière ? Pardon, mais ça devient n’importe quoi à ce stade – entre le repas avec l’avocate, Hen et Athena et son rencard avec l’infirmier, je comprends qu’elle soit paumée, mais… Qu’elle retourne au centre d’appels, non ?

Au centre d’appels, justement, on aurait besoin d’elle en plus ! Les équipes ont droit à une réunion de routine où Sue perd soudainement l’usage de la parole. Heureusement, elle est entourée des meilleurs professionnels des urgences et est rapidement emmenée aux urgences. Une fois à l’hôpital, elle peut compter sur le soutien de Maddie et Josh, évidemment. Le problème, c’est que sur son lit d’hôpital, elle dit que la seule chose dont elle a besoin, c’est qu’on la remplace.

Et quand il est évident que Josh est le remplaçant parfait, Sue demande à Maddie de le faire. C’est si triste pour lui, parce qu’il le prend mal évidemment et annonce aussitôt à Maddie qu’il démissionne. Pardon ? C’est un peu excessif comme réaction, mais il a au moins le tact de ne pas le dire devant Sue, je suppose.

Maddie ne sait pas trop quoi faire, en parle avec Chimney et finit par accepter le poste de Sue, parce qu’il faut bien que quelqu’un le fasse de toute manière. J’ai bien aimé la voir douter, mais prendre ce rôle à cœur, comme elle le fait à chaque fois. La vie de Sue n’est pas si évidente, par contre. Maddie se rend compte que le travail de Sue est épuisant, parce qu’il faut courir d’un poste à l’autre. La pauvre. En plus, il faut enchaîner la journée de travail avec une visite à Sue, évidemment.

Là, Sue lui explique qu’elle n’a pas choisi Josh car il s’implique trop (mdr, c’est sûr que Maddie non…), qu’il ne supporterait pas de la décevoir et qu’il voudrait tout faire tout seul. C’est bien le dernier point qui est le seul valide à mes yeux : quand on dirige, il faut savoir déléguer. Sue est persuadée que Maddie saura le faire – pourtant, dans cet épisode, on la voit récupérer l’appel d’une collègue sans la moindre raison autre que celui du plaisir d’étaler ses connaissances. Il est évident que l’autre opératrice (purée, je ne connais toujours pas son nom) aurait pu le faire aussi.

Bon, l’épisode se termine en tout cas avec Maddie un peu plus à l’aise dans ses bottes avec ce nouveau poste. Sue reste à l’hôpital pour le moment et Josh… reprend son poste, parce qu’il ne veut pas laisser Maddie toute seule. Pardon, mais c’est un paillasson à ce stade ? Les scénaristes auraient au moins pu lui accorder une scène avec Sue pour le faire changer d’avis, quoi.

Enfin, une dernière intrigue ne m’a pas passionné du tout et n’aura absolument aucun impact à long terme quand elle devrait en avoir un : celle de Buck. À la caserne, Buck a repris le boulot sans voir de psy, apparemment. Il repousse indéfiniment son RDV et attire l’inquiétude d’Eddie. Il ne le lâche pas d’une semelle, donc. Il débarque même chez lui avec de la pizza et Christopher, mais Buck refuse de leur ouvrir la porte. C’est nul comme intrigue : je vois mal pourquoi Buck réagirait comme ça. Avoir peur des autres, pourquoi pas, mais Eddie ? Bon. Mettez-les en couple, ça ira plus vite.

En attendant, les scénaristes les font se disputer devant des patients et c’est si peu intéressant. Buck finit par inviter Eddie et Christopher, tout semble se passer à merveille dans le meilleur des mondes, mais, finalement, il est révélé que Buck prend des médicaments. Allez, c’est parti pour trois épisodes avec Buck qui se drogue, avant qu’on passe à autre chose et qu’on oublie. Je crois que je commence à être vraiment lassé de ces micro-arcs qui n’ont jamais de conséquences à long terme. Quand je pense qu’ils ont tué Bobby en un épisode mais qu’ils font des arcs de trois ou quatre épisodes pour plein de trauma…

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Grey’s Anatomy – S22E17 – Through the Fire – 16/20

La série joue un peu trop avec mes espoirs en ce qui concerne cet épisode. On sent à quel point la fin de saison approche (comment ça, il ne reste qu’un seul épisode ?!) dans le traitement des intrigues et dans la manière dont tout commence à s’emballer pour les personnages – et il y a beaucoup d’intrigues impactées ici. Je croise les doigts pour des conclusions plus positives et une saison 23 qui repartent sur de meilleures bases !

Spoilers

Maya Bishop débarque aux urgences.


How many crystals do you have in your pockets?

Cela doit faire un bon mois que je suis spoilé sur la guest de cet épisode et, en vrai, ça m’énerve énormément. Ce n’est pas que le spoil en lui-même qui me soule, c’est vraiment le retour en lui-même (elle a intérêt de ne pas être seule, déjà), et dans ces conditions en plus. La série est annulée, laissez les personnages vivre un happily ever after, je ne sais pas.

Elle met un moment à arriver, mais bien sûr, Maya débarque aux urgences comme annoncé il y a plusieurs semaines un peu partout sur Twitter déjà. Maya de Station 19, donc, continue d’être une super pompier dans son coin. Personne ne mentionne que sa femme est supposée bosser dans cet hôpital, mais bon, je suppose que ça aide d’être la compagne d’Owen dans la vraie vie pour avoir droit à un épisode de plus après l’annulation de sa série ?

Bref, Maya est tombée dans un incendie et est gravement brûlée. Au moins, elle débarque consciente et ça lui permet de rattraper le temps perdu avec Ben. Bon, en vrai, ils semblent toujours se parler, ce qui serait bien le minimum quand on voit à quel point ils passaient tout leur temps ensemble il y a encore deux ans. D’ailleurs, Ben sert de soutien émotionnel pour elle plus qu’autre chose pendant que les médecins – Toni, Kwan, Amelia, Link – l’auscultent. Elle est entre de bonnes mains, je suppose.

Elle est aussi sacrément brûlée sur tout le corps, et ça n’est pas rassurant du tout. Carina ? On ne la verra pas de l’épisode, puisqu’elle a eu la bonne idée d’emmener les enfants en Italie. BEN VOYONS. Putain, les scénaristes se foutent de nous à ce stade ! Je trouve ça si nul. Maya refuse qu’on la prévienne – alors qu’elles passent leur vie à respirer le même air de l’autre depuis des années ; eh, je refuse de croire que le cordon puisse être coupé comme ça. C’est d’autant plus inconcevable qu’elle ne veut pas que Carina soit au courant alors que toute la caserne le sait, donc forcément y a un chat de groupe où ils en parlent ET alors qu’elle est emmenée au bloc opératoire pour une double opération – réparation du tibia et apaisement des brûlures.

C’est Ben qui se charge de l’apaisement des brûlures, et comme toujours avec lui, ça signifie qu’il n’écoute ni les conseils de Bryant, ni les ordres de Toni. Il insiste ainsi pour dire qu’il a été pompier et anesthésiste avant d’être chirurgien et promet à Toni qu’il ne fera aucun mal à Maya. On le laisse une fois de plus faire tout ce qu’il veut. C’est dingue comment il a tous les privilèges partout où il passe. Maya ? L’opération se termine bien, mais elle reste inconsciente dans une chambre d’hôpital où Miranda et Ben la veillent. Et c’est tout. Où sont tous les autres pompiers ? Comment peuvent-ils prévoir une intrigue comme ça sans nous ramener toute la caserne comme ils l’ont fait pendant des années ?

Oh, je ne suis pas naïf : je sais qu’ils n’ont pas l’argent pour ramer tout le casting… mais du coup, ne faites pas cette intrigue. Au minimum, il faudrait nous dire qu’ils sont toujours à s’occuper de l’incendie, mais non, on nous dit que celui-ci est maitrisé. À son réveil, il n’y a que Ben dans la chambre. C’est l’occasion de nous faire croire que Carina se contente d’emoji avec Ben (!) et de nous donner des nouvelles de la parfaite petite vie de famille de Maya. Pire encore : cela permet de convaincre Toni qu’il fait un bon candidat pour la chirurgie plastique, alors elle l’embauche. Se servir de Maya pour simplifier encore la carrière de Ben ? Pff. Lourd.

Autrement, l’épisode commence par Jules annonçant à Winston qu’elle a leur trouvé une chambre où coucher – une chambre de luxe en plus, c’est chouette. Elle peut le faire maintenant qu’elle a fini toute l’opération avec ses ovocytes – mais ce n’est pas encore le cas de Simone. Si Simone stresse pour une opération de routine la concernant en approche de fin de saison, c’est qu’il est possible qu’un impact soit prévu par les scénaristes.

Ainsi, en fin d’épisode, Simone apprend donc qu’elle ne pourra peut-être pas avoir d’enfant et qu’il n’est pas possible de faire la procédure ce mois-ci. Déprimée, elle en parle à… Lucas ? Putain, il peut pas continuer à la détester ? Ce serait plus simple. Non, au lieu de ça, ils couchent ensemble et au matin, Simone a plein de messages. Ils sont d’accord pour dire que c’est une erreur d’avoir couché ensemble et que personne ne doit être au courant, mais moi, je le vois comme la parfaite occasion de nous dire que Simone, persuadée qu’elle sera mauvaise mère en plus, est enceinte et que son médecin s’était trompé. Au secours.

En attendant, on se concentre toutefois sur Jules dont la chambre d’hôtel part en flammes – dans l’hôtel où Maya et son bleu sont blessés. C’est triste et elle passe son épisode à se renseigner sur l’hôtel, ce qui est plutôt amusant. Et oui, Jules est sur le cas d’un autre pompier : si Maya est brulée, elle n’est pas la seule : Richard, Jules et Meade (le nouveau) s’occupent ainsi de son bleu – eh, donnez-nous une nouvelle saison de Station 19 si c’est ça.

Le bleu s’en sort plutôt bien – et suffisamment pour que Jules et Ndugu puissent en profiter pour se confier leurs petites bizarreries, les secrets qu’ils gardent pour eux, et coucher ensemble parce que c’est si sexy d’avoir des petits secrets. OK.

Bien que divorcés, Owen et Teddy passent encore tout leur temps ensemble et il l’aide même à s’habiller quand il pense qu’elle part en rencard. C’est tellement n’importe quoi ce couple, je n’en peux plus, libérez-nous ! J’espérais au moins que les derniers épisodes de la saison serait l’occasion de leur donner une nouvelle intrigue.

C’est plus ou moins ce qui se passe dans cet épisode avec Teddy qui se voit offrir un poste par une ancienne mentor dont on n’a jamais entendu parler : adorant son ancienne interne, cette ex-boss lui propose de gérer un centre de recherches à Paris. Eh, laissez-nous en-dehors de ça ! C’est toutefois drôle de voir Owen conseiller à Teddy d’aller prendre l’air à Paris, hein. Et fou d’entendre des américains dire que les US sont plus à la traîne en recherches que la France. Trump est passé par là.

Teddy passe le reste de l’épisode à réfléchir à la proposition qui lui est faite. Quand elle en parle à Owen comme d’un possible projet sur lequel elle n’a pas encore pris sa décision, il se braque comme jamais. Il décide toute de même, le lendemain, de lui laisser un message vocal sur sa messagerie pour s’excuser de son comportement et lui dire qu’il a hâte d’en parler avec elle. Pas de bol, il fait ça depuis un pont qui est sur le point de s’effondrer.

La série se contente d’une scène où il est au téléphone et on ne la voit même pas tomber ? ENCORE un accident de voiture pour lui ? Espérons qu’il soit fatal, mais je n’y crois pas.

Pendant ce temps, Bailey a pris la décision d’endosser toute la responsabilité des erreurs de Kwan. Ce n’est pas si évident pour elle : elle a un dossier impeccable donc ça devrait passer, mais Kwan est hyper stressé et se met à se dire que d’autres ont pu le voir faire. C’est clair que tout l’hôpital paraît au courant à ce stade… Mais quand Richard l’apprend en cours d’épisode, les choses se compliquent sacrément pour Kwan. Allez, on veut qu’il reste, putain, faites pas n’importe quoi ! La décision de Richard est évidemment de le virer, tout en interdisant Bailey d’aller au bloc. Oh, Bailey se battra pour Kwan et ce n’est pas encore la fin de saison, de toute manière.

Puisque c’est la fin de saison qui approche à grands pas désormais, Jo a besoin de réviser pour un énième examen. Le problème, c’est qu’elle se rend compte qu’elle est un peu à la traîne et que 24h avant son examen, elle se met à se demander si elle veut toujours être chirurgienne obstétricienne. Ce qui a changé pour elle n’est pas que la disparition de la joie de l’obstétrique, c’est aussi qu’elle est devenue maman et qu’elle se projette bien plus désormais.

J’ai trouvé que l’épisode mettait du temps à en arriver à Jo confiant ses doutes après sa fin d’épisode précédent, et je trouve ça surprenant aussi que ce soit à Teddy qu’elle se confie finalement. Elles sont potes, c’est vrai, on les a vu s’acheter une voiture ensemble, mais la saison les a tellement séparées depuis que c’est bizarre que les scénaristes s’en souviennent brutalement. Après, j’ai bien aimé voir Teddy réconforter Jo et lui dire à la fois qu’elle n’était pas obligée de poursuivre cette spécialité ET qu’elle se devait de passer l’examen pour savoir ses options. J’aime aussi sa perspective sur le job qui est le même, mais la personne qui est différente. On va dire quelle s’y connaît bien.

Meredith est de retour à l’hôpital et c’est hilarant à quel point elle pop-up sans avertissement ou explication. Elle n’est plus là depuis cinq ou six épisodes, elle revient et c’est comme si elle n’était jamais partie. Est-ce que l’actrice ne s’ennuie pas un peu de ne plus être là ?

Le personnage, non, apparemment : elle ne fait que passer voir Amelia vite fait, histoire de voir comment elle va et d’en savoir plus sur sa nouvelle relation. C’est l’occasion pour Mer de rencontrer Toni, au moins, puis de papoter avec Bailey lors d’une convention. On y suit les deux personnages visiter un centre où des médecins présentent leurs innovations et espèrent avoir quelques financements. C’est pour Miranda l’occasion de parler de sa crise de foi à Meredith.

Elle se rend compte que les US sont à la traîne et se retrouvent à juger des projets au lieu de les produire. J’aime bien voir qu’elles sont devenues super potes, par contre, avec Bailey qui se confie sur l’enquête en cours (ça n’inquiète pas tellement Mer, forcément) et Meredith qui se plaint de Catherine.

Elles font toujours une super équipe, en plus, et réussissent même à motiver Daphné sur son projet – la même que Bailey avait essayé de démotiver avant. C’est mignon.

Je me rends compte que je n’en ai tellement rien à faire d’Owen que j’en oublie de parler de son patient. Pourtant, il y a Winston, Simone et Lucas avec lui… mais non. Le patient est un homme qui se prend une œuvre d’art dans le bide et qui tient plus à l’œuvre d’art qu’à sa vie, parce que sa femme adorait l’œuvre. Je trouve ça amusant.

Sinon, on continue de suivre la relation d’Amelia et Toni. Cette dernière prend ses distances avec Amelia pendant tout l’épisode, ce qu’Amelia voit bien et qui la perturbe un peu. Elles finissent par se dire les choses clairement : Toni veut prendre une décision rationnelle, mais elle perd un peu la raison quand Amelia est dans la pièce. Soit. Honnêtement, j’ai passé l’épisode à m’inquiéter pour Maya plus qu’autre chose, moi, et finalement, ça n’était qu’un prétexte pour rien. Dingue.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

9-1-1 Nashville – S01E13 – Small Potatoes – 13/20

Pas dur de faire beaucoup moins mauvais que le précédent, mais cet épisode reste très prévisible et n’est pas dingue non plus du côté des développements des personnages. On s’attend à peu près à tout ce qui arrive et ça arrive exactement comme je l’aurais écrit si j’étais scénariste. Je ne suis pourtant pas scénariste, alors ça en dit long, je crois.

Spoilers

Les ressources humaines débarquent dans la série (et ne servent à rien).


It’s Nashville. Everyone has talent.

Maintenant que le crossover est loin derrière nous, j’espère vraiment que la série va pouvoir repartir sur de meilleures bases. Ce n’est pas gagné, cependant : Taylor et Blue arrivent à la caserne ensemble et s’embrassent sur le parking, mais sont surpris d’être surpris par le capitaine. Pardon, mais à quoi s’attendaient-ils ? Don leur demande aussitôt de remplir des rapports RH pour éviter les emmerdes, et voilà, le couple est en place pour la suite apparemment. Il en fallait bien un dans la série.

Si côté RH, leur couple ne pose pas plus de problème que ça – et pourtant, c’est un bleu – côté collègues, personne ne semble avoir envie de les voir s’embrasser. Ils réagissent comme des ados de 15 ans et c’est terrifiant. Personne ne réagit comme ça quand des collègues se mettent en couple, putain. Si ?

Cam reçoit un appel qui lui signale un accident de la route : l’accident en question est assez flippant. Une voiture a fait une sortie de route (non, ce n’est pas celle de Buck et Eddie, mais le timing est nul) et est désormais coincée… le long d’une falaise. Genre, vraiment, elle est prête à tomber de la falaise. Oups, quoi. Pas trop d’inquiétude à avoir : les pompiers effectuent leur magie habituelle (au son de You’ve got a friend in me, c’est étrange, y a pas de jouets pourtant) pour sauver le père et sa fille qui sont bloqués dans la voiture. On a bien sûr le suspense habituel et la voiture explose au bas de la falaise quelques secondes après le sauvetage in extremis, mais tout va bien.

La deuxième intervention est plus amusante, avec Céleste, une ado qui fait de la merde en s’insérant dans le vagin un objet qui n’a rien à faire là. Le problème, ce n’est pas tant ça, le problème, c’est qu’elle a un objet là depuis un mois. Mais vraiment les gens font tellement de la merde. Après, c’est une ado, il faut que jeunesse se fasse et que les ados fassent des débilités vues sur TikTok, je suppose.

Rox et Taylor sont envoyées par Cam sur place. Elles font un job incroyable et parviennent à rassurer leur jeune patiente, tout en l’aidant. Malheureusement, la mère finit par arriver et n’est pas si merveilleuse. Autoritaire, c’est une chose, elle est détestable avec sa fille, puis avec Roxie, qu’elle vire carrément de chez elle. Bien sûr, ça se termine mal cette intrigue : la ville se tape un procès de la part des parents parce que la pompier est intervenue sur une mineure sans l’autorisation de ses parents.

C’est tordu parce que la gamine se tordait de douleur et la suppliait, mais c’est vrai qu’on voit Roxie prendre la décision vite de la traiter pour lui épargner la honte alors qu’elle aurait eu le temps de l’emmener à l’hôpital. Ce n’est bien sûr par le narratif qu’elle vend à la RH, préférant dire que c’était une urgence vitale, évidemment. Pour autant, Roxie peut très bien finir au tribunal.

Le premier procès, celui des parents contre la ville, arrive bien vite : la fille ne voulait pas qu’on sache qu’elle avait mis une pomme de terre où elle n’aurait pas dû, mais tout le monde le saura. Si Roxie a assuré qu’il n’y avait rien qui risquait de ressortir et lui poser problème, le procès tourne mal pour elle quand l’avocat des parents sort une vieille affaire de ses tiroirs pour lui reprocher d’être intervenu plus tôt sur une mineure.

Pour autant, je ne vois pas bien où est le problème car ça ne change pas le problème du cas présent. Bon, de toute manière, ça ne change rien : la gamine est en fait enceinte. Rox s’en rend compte en premier quand elle voit la souffrance de l’ado et qu’elle s’approche d’elle. Il n’en faut pas plus pour la diagnostiquer rapidement et lui sauver la vie – avec l’aide de Sam à l’hôpital. Bien sûr, Sam ne peut pas donner d’information sur sa patiente de manière tout à fait explicite, mais elle trouve ce qu’il faut pour rassurer Rox et Don.

Quant à Rox, elle s’en sort bien : les parents abandonnent le procès en cours de route. Après tout, elle a sauvé leur fille.

En parallèle de tout ça, les scénaristes décident apparemment de développer à fond le personnage de Taylor. La petite fille qu’elle parvient à sauver en début d’épisode la stalke sur les réseaux et son père se débrouille ensuite pour faire en sorte que Taylor rencontre une productrice de musique qui pourrait la transformer en star.

C’est le rêve de Taylor, alors Don lui donne le feu vert pour sécher un jour de taf (c’est beau des boss comme ça) afin qu’elle rencontre la productrice. C’est une actrice connue, c’est amusant, c’est évidemment une vieille connaissance de Cam qui était son assistance dans une autre vie (ça ne sert à rien, vraiment, je ne comprends pas l’intérêt d’avoir Cam dans cette scène) et si elle veut faire de Taylor une star, il y a toutefois un problème : elle veut lui faire chanter un jingle publicitaire que Taylor déteste corps et âme. Pour autant, elle demande conseil à ses collègues. Comme s’ils y connaissaient quelque chose…

Sinon, une troisième intervention voit un homme survivre à l’effondrement d’un échafaudage. C’est Taylor qui s’occupe de lui comme elle peut et parvient à lui sauver la vie. Évidemment qu’elle va nous dire en fin d’épisode qu’elle préfère son job à son rêve, non ? C’est exactement ce qui arrive. Cela pose un grand problème à Victoria, la productrice, qui prend très mal le rejet de Taylor et lui promet qu’elle ne chantera plus jamais en ville.

Pas de souci à se faire : Cam assure qu’elle oubliera vite et lui a déjà prévu un petit concert privé à l’hôpital le jour-même, se doutant que Taylor allait refuser de chanter pour Victoria. Tout est bien qui finit bien, mais croyez-le ou non, j’ai trouvé que Dixie et Blythe manquaient dans cet épisode. On est foutu, mais après les flashbacks, il faut croire que j’ai fini par me faire à cette intrigue. Je ne doute pas qu’elles me souleront vite à nouveau, cependant, hein.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

9-1-1 – S09E13 – Mother’s Boy – 12/20

C’est du grand n’importe quoi, une fois de plus. Je suis surpris que les scénaristes puissent avoir des idées pareilles, dignes de mauvais films d’horreur des années 90, et nous les vendre tant ça paraît être du revu et du… médiocre, en fait. Annulez la série si c’est pour en faire ça, parce que là, je commence à trouver ça triste cette saison. Au moins, ça, ça n’aura aucune conséquence sur la suite de la série. Aussitôt vu, aussitôt oublié.

Spoilers

Buck et Eddie décident de rentrer de Nashville en voiture plutôt qu’en avion. Et c’est une mauvaise idée.


I’m not Derrick and you know it.

Après le très mauvais crossover avec Nashville, il a été difficile de trouver la motivation pour reprendre la série. Ceci dit, j’ai quatre épisodes de retard, bientôt cinq, il est temps de me reprendre en main, je crois. Cet épisode reprend avec Buck et Eddie encore à Nashville où ils sont bloqués : les avions ne circulent plus. Le problème est qu’ils doivent rentrer au plus vite pour ne pas rater encore une fois l’anniversaire d’Hen.

Buck propose donc une super solution : un roadtrip. C’est plus écolo, ça colle bien à leur impatience et, surtout, ça permet d’avoir un accident qui fera remonter un peu les audiences. C’est tellement prévisible – et pas uniquement parce que le début de l’épisode nous a montré cet accident. Est-ce que la série peut se permettre de perdre du temps avec un roadtrip ? En vrai, pas tellement.

Buck a beau dire que ce sera fun, on voit bien que ça dure des heures et des heures. Ils sont épuisés, la musique a ses limites, la conversation entre eux aussi apparemment. Le pire, c’est quand ils se retrouvent dans des embouteillages et comprennent qu’ils ne parviendront pas à rentrer à l’heure pour l’anniversaire d’Hen. C’est hilarant, surtout que Buck a grave confiance en lui-même : il assure qu’on peut suivre ses conseils autant que ceux de son application GPS.

Encore une fois, Buck ne veut pas rester coincé et déteste attendre : il propose donc à Eddie un détour, mais très vite, nos deux pompiers se perdent en route. Voilà donc l’épisode qu’on va nous imposer : deux hommes adultes avec un égo si gros qu’ils se perdent en route, ratent l’anniv de leur pote et se comportent comme des gamins dans un diner.

Le truc, par contre, c’est qu’ils sont loin de là où ils devraient être et n’ont plus tellement de réseau. On sait très bien que ça mène à des emmerdes. Bien sûr, ils s’engueulent en plein diner sur la situation dans laquelle ils se retrouvent coincés et… ça termine mal : ils sont aux USA, au milieu de nulle part et s’engueulent comme le vieux couple qu’ils sont. Il n’en faut pas plus pour que les clients du diner les prennent pour un couple gay et leur cherche des noises. Putain.

Eddie prend la mouche et n’apprécie pas du tout, montant le ton avec un des clients l’appelant princesse. Et voilà comment ils finiront par avoir un accident de voiture : le gérant du bar utilise un flingue pour calmer le jeu et leur dit de sortir de son bar. Alors que Buck s’excuse de s’être emporté dans le bar, ils sont poursuivis par un énorme truck qui les fait sortir de la route. Allez. L’homophobie tue. Je déteste le monde et ses dangers, ça n’a aucun sens en 2026, putain.

Eddie se réveille à l’hôpital où on lui dit qu’il va bien malgré l’accident. Le problème, c’est qu’il était tout seul dans la voiture. Quand il parle de Buck, on lui dit que c’est normal d’avoir quelques maux de tête et d’être confus. Ce n’est pas ce qui lui arrive, toutefois : il sait très bien que Buck était là.

Le shérif lui rend donc visite, mais il semble être tout aussi homophobe que les clients du diner : il envisage que la dispute de couple a pu mal tourner et qu’Eddie serait celui ayant fait du mal à Buck. Super.

Pendant ce temps, à Los Angeles, tout le monde attend le retour des pompiers. Chimney finit par avoir des nouvelles d’Eddie et prévient immédiatement Athena, puis Maddie. Notre pauvre Maddie n’a pas assez souffert comme ça ? Elle s’angoisse aussitôt pour son frère. Au moins, on lui rend la monnaie de sa pièce, on va dire.

Athena essaie de coordonner les recherches depuis LA, mais ce n’est pas évident, surtout que le shérif est plutôt incompétent dans son genre. Elle fait donc appel à Eddie pour en savoir plus : il tourne en rond, alors ça tombe bien. Comprenant que le shérif ne fera rien pour leur venir en aide, elle demande à Eddie de s’enfuir par la fenêtre et de reprendre les recherches par lui-même, même s’il est blessé. Non mais… Toujours plus, sérieusement !

Il parvient à s’enfuir et trouve le moyen de retourner dans le diner. En interrogeant une surprise, il en apprend plus sur la serveuse de la veille – et grâce à ça, Maddie peut faire quelques recherches et lui indiquer où aller et quoi faire. C’est merveilleux. Elle décide aussi de faire ses bagages et explique à Chimney qu’elle fait ça pour son frère car il le ferait aussi pour elle – et effectivement, il l’a déjà fait, on le sait.

En parallèle, Buck se réveille dans un lit où une femme semble prendre soin de lui comme il faut. Il s’agit de la serveuse du diner, mais le problème est qu’elle pense être… sa mère. Outch. Elle s’occupe de Buck comme un enfant – c’est plutôt mieux et plus cool que l’agression homophobe qu’on redoutait… mais bon, ce ne sont pas de supers soins médicaux pour autant.

La serveuse décide donc que Buck serait son fils Derrick et l’enferme derrière des barreaux. Après un peu de torture, Buck comprend qu’il n’a plus d’autres choix que de jouer le jeu : il se fait donc passer pour le fils de cette psychopathe, afin de s’acheter la paix – et surtout de trouver un moyen de s’enfuir. Un grand type comme ça qui se retrouve otage, quelle tristesse.

Bien que blessé, il n’en reste pas moins pompier et extrêmement bien entraîné physiquement. Il parvient donc à piéger la femme qui le tient prisonnier. Il réussit même à la bloquer dans la chambre. Malheureusement, elle a tout prévu : le reste de la maison est sous grille aussi. Et alors qu’il pense avoir progressé et être tranquille : il a deux surprises. La première, c’est que le fils est encore en vie, sur un lit médicalisé ; la deuxième, c’est que la femme a un mari tout aussi cinglé que sa femme.

Un flashback nous révèle même qu’il bosse lui aussi au diner et qu’il a écouté sa femme quand elle lui a dit qu’elle était sûre que c’était leur fils qui venait de passer la porte de leur diner. Non mais sérieusement ! Les américains sont fous. Heureusement, Buck parvient à papoter un peu avec la mère qui le retient prisonnier : il peut ainsi lui dire qu’il est temps de laisser son fils partir.

Elle est de toute évidence prête à le faire : elle envisage donc de tuer Buck. Par chance, c’est le moment qu’Eddie choisit pour arriver sur place, lui aussi. Alors que les ravisseurs envisagent de tuer Eddie, Buck leur dit qu’il a un fils et qu’il faut juste le convaincre de s’éloigner. La femme fait tout ce qu’elle peut pour ça, elle est plutôt convaincante mais… Eddie a quand même un soupçon quand il voit une bâche un peu plus loin.

Cet abruti ne fait pas semblant de partir et se dirige au contraire vers la bâche, où il trouve le gros truck qui les a fait sortir de la route la veille. La femme veut donc le tuer, mais Eddie arrive à la désarmer, ce qui ramène le mari. Buck réussit à faire tomber le mari qui braquait Eddie et tout est bien qui finit bien. Le shérif peut même constater à quel point il est mauvais en enquête – au moins, il arrive à temps pour arrêter les méchants, mais lui, son but était de coincer Eddie.

Tout est nul qui finit bien. Buck voit un médecin et peut même rentrer à la maison. Bon, il ne le fait pas à temps pour l’anniversaire surprise de Hen. En effet, pendant que d’un côté, Chimney organisait un anniversaire surprise avec toute la caserne et la famille, il s’avère que Karen faisait de même avec un voyage en famille. Ni l’un ni l’autre ne prévient l’autre du plan pour éviter de ruiner la surprise… En vrai, c’est peut-être le meilleur gag et le meilleur moment de cet épisode.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer