Journal de bord du #WESéries 15

Salut les sériephiles,

Comme pour chacune de mes participations à ce challenge, vous pouvez retrouver ici un compte-rendu de mon week-end plus ou moins heure par heure pour vous faire une idée de ce que ça représente comme challenge. Cette fois-ci, j’ai validé de justesse le niveau difficile, alors même que je pensais vraiment ne pas pouvoir le faire ! Il y a eu du suspense en plus, avec des imprévus côté climat et santé. Je vous laisse (re)découvrir tout ça !

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Vendredi 7 août

18h57 : Totalement prêt pour le quinzième #WESéries, comme je ne l’avais plus été depuis longtemps. Je sais par quoi commencer, tout est prêt sur le blog, j’ai même eu le temps de passer sur Twitter. J’aime quand c’est comme ça !
19h : Go !
19h05 : J’avais peur que The Rain soit un mauvais choix… mais c’est un excellent début de saison, je suis content de mon choix !
19h26 : La série alterne entre scènes lentes et moment d’action ; c’est pas mal, vraiment. J’ai le temps d’écrire pépère mes notes pour la critique comme ça, et c’est un gros plus pour ce genre de week-end de challenge.
20h43 : 89 minutes, c’est un petit début de #WESéries avant un premier repas, actuellement en train de chauffer. Une pause va faire du bien, parce que même si j’aime bien la série, je la regarde dans une langue que je ne parle pas, donc ça fatigue toujours un peu, quoi.
22h12 : Je m’y remets, c’est parti pour la suite de la saison 3 de The Rain !
22h28 : Bon, pause brumisateur, parce qu’accessoirement, on est en canicule et qu’il y a presque 30°C dans l’appartement actuellement. J’ai l’habitude, allez. N’empêche que j’ai fait pause tout de même.
23h15 : Une heure pour voir un épisode de quarantaine minutes, j’ai bien géré mon temps, moi, encore une fois ! J’enchaîne, pour la peine.
0h14 : Il faut que je me fasse une raison, je passe une heure par épisode avec les critiques à écrire et les verres d’eau à me servir. Hydratez-vous. C’est important !
1h01 : J’hésitais à aller me coucher, mais franchement, à un épisode de la fin… Ce genre de week-end n’est pas fait pour être raisonnable, après tout !
1h08 : S’il ne s’agissait pas du dernier épisode de la série, j’aurais probablement été me coucher, mais bon, j’ai envie de savoir le fin mot de l’histoire désormais.
1h57 : La série s’achève en titillant un peu mon canal lacrymal, mais trois courtes saisons ne sont apparemment pas suffisantes à me faire déprimer.
2h22 : Rapide calcul avant d’aller me coucher, j’en suis à 274 minutes pour ce week-end, donc déjà à un peu plus de la moitié du niveau basique. Ca me va, je vais peut-être viser le niveau moyen si tout se passe bien. Bonne nuit !

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Samedi 8 août

10h21 : Réveil plutôt en avance par rapport à ce que je craignais, petit déj terminé et… grosse flemme de lancer quoique ce soit pour le moment. Le niveau basique, c’est bien aussi.
11h07 : Faire les courses, c’est bien aussi (bis). Enfin, c’est surtout que c’est nécessaire si je veux avoir de quoi faire un bon petit déjeuner demain.
12h : Apparemment, la canicule n’aide pas à me motiver à faire quoique ce soit, c’est terrible. Ne pas être tout seul n’aide pas non plus, je parle, je parle, je ne regarde rien…
16h14 : J’ai enfin fini par publier l’article du jour. Enfin ? C’est que je me suis mis en tête de l’écrire devant le pilot de True Blood.
18h04 : 337 minutes… On a connu des avancées plus fulgurantes, mais je suis content d’avoir terminé enfin la première saison de The Other Two, qui est un vrai coup de cœur que j’aurais étalé sur une année complète.
19h : Mes articles sont planifiés, il était temps pour moi de me replonger dans une autre série arrêtée depuis un moment… Cela m’a pris du temps, parce qu’elle reprend exactement où l’épisode précédent s’arrêtait, sans résumé. Au secours !
19h44 : Pause repas pour mieux m’enchaîner les autres épisodes ensuite. 370 minutes au compteur !
21h58 : C’est reparti pour un épisode après un long repas et quelques débats, parce que pourquoi pas. Il serait temps tout de même si je veux atteindre le niveau basique aujourd’hui. Ce n’est pas gagné, mais ce n’est pas infaisable, non plus.
22h38 : Bordel, cette saison d’American Horror Story était très cool là où je m’étais arrêté, j’ai donc enchaîné les épisodes en oubliant de passer par ici et de commenter, ou en oubliant de poster les critiques surtout. Il faut donc que je me rattrape, mais vraiment, un bon slasher par chaleur caniculaire, c’est top ! 450 minutes au compteur.
23h29 : Il fait beaucoup, beaucoup trop chaud, même avec un ventilateur. Je descends plus de verres d’eau que d’épisodes… Et j’aime ça !
23h54 : Pour le niveau basique, ce ne sera pas aujourd’hui avant minuit. Mais ce sera peut-être avant d’aller dormir si j’enchaîne tous les épisodes.
1h01 : Oui, bon. J’hésite vraiment à enchaîner comme la seconde partie de saison est moins palpitante, mais en même temps, c’est con de s’arrêter alors qu’il ne me restera que deux épisodes à la fin de celui en cours. Une heure vingt, ce n’est rien du tout, non ?
2h48 : Il est plus que temps d’éteindre l’ordinateur, j’abuse totalement sur ce week-end en séries au niveau des horaires. Au moins, le niveau basique est atteint puisque j’en suis à 618 minutes à présent. Je ne sais pas si je vais continuer demain, parce que l’ordinateur chauffe encore plus l’appartement. Je sais que je vais enchaîner ce visionnage avec une douche froide et une bonne nuit de sommeil !

Dimanche 9 août

11h18 : Le réveil a été un peu compliqué, il faisait encore 30°C et l’ordinateur met tellement de temps à s’allumer là que je commence à m’inquiéter pour la survie de l’ordinateur. On va voir, il faut peut-être que je ralentisse le rythme du challenge.
12h02 : Article du jour en ligne sans que l’ordinateur ne meure, ouf ! Hier soir, il m’a fait deux mises en veille forcée tout de même.
14h48 : Une bonne pause repas plus tard, je me relance dans ce challenge avec la fin de saison 2 de The Outpost. Comme ça, je vais pouvoir être à jour en octobre, et le temps aura assez passé pour avoir envie de reprendre la série !
15h50 : Bon. Je crois que Janzo m’a filé la migraine là. Je refuse que ce soit la chaleur ou quoique ce soit d’autre, ça ne peut être que Janzo.
17h28 : La migraine ne passe pas. C’est clairement ophtalmique, donc bon, c’est parti pour une sieste et tant pis pour le challenge.
19h17 : C’est à peu près passé et j’ai envie d’avoir le fin mot de ma saison tout de même (c’est surtout que j’ai peur de ne pas être capable de m’y remettre demain tellement le premier épisode que je viens de regarder était moyen).
20h47 : Voilà pour la fin de The Outpost. Et comme c’est une fin de saison, c’était forcément un peu mieux. J’en suis à 743 minutes, niveau moyen atteint, yes !
22h16 : Après hésitation, je m’y suis remis avec une série que j’adore et que j’aurais dû reprendre bien plus tôt, il y a au moins trois ans. C’est comme ça. J’ai galéré à trouver les épisodes par contre…
23h52 : Bon, je m’arrête pour aujourd’hui puisqu’un autre épisode ne rentrerait pas en compte. Je viens en plus de compter mes minutes et je suis très heureux de voir que j’en suis à 884 minutes ! Le niveau difficile est obtenu après 880 minutes de visionnage, c’est donc un succès improbable pour ce dimanche, malgré la migraine ophtalmique. Et en plus, je me suis habitué à la chaleur, c’est moins intenable que la nuit dernière je trouve, alors qu’il fait tout aussi chaud.
0h00 : Conclusion positive pour ce week-end de challenge ! Le niveau difficile, certes, mais surtout quatre saisons terminées, alors que certaines m’attendaient depuis très longtemps (onze mois !) et la reprise de Teachers, dont je n’avais plus vu d’épisodes depuis… 2017 ! Je posterai les (courtes) critiques tout au long de la semaine, du coup.

Sur ce, rendez-vous début novembre pour une nouvelle édition (on annoncera la date précise d’ici là) !

American Horror Story – S09E09

Épisode 9 – Final Girl – 16/20
C’est une bonne fin de saison, mais ça reste dommage de voir que ça n’atteint pas le fun et le niveau de la première partie ! Quoiqu’il en soit, cet épisode apporte des réponses, quelques twists et un sentiment de conclusion que toutes les saisons n’ont pas toujours réussi à m’apporter. Il y avait de bonnes idées pour mettre un terme à cette neuvième saison, parfaite à bingewatcher lors d’une journée où il fait trop chaud. Surtout en plein #WESéries. Bonne nuit.

Saison 9


Spoilers

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Don’t you dare take the best dick that happened to me.

Il est temps de faire un dernier tour à Camp Redwood, avec de nouveaux personnages. On suit donc un homme qui est emmené par un chauffeur Uber à proximité du camp qu’il cherche. Uber ? Bienvenue en 2019 ! Je trouve l’idée plutôt sympa pour boucler cette saison, même si ça n’a rien de révolutionnaire. Et je découvre aussi que les épisodes précédents ne datent pas des années 90, mais de 1989.

Après le festival de 1989, Montana explique à notre bel inconnu que les gens ont fini par oublier le camp Redwood et ne plus y venir. L’éternité est alors terriblement longue pour les fantômes sur place, surtout qu’ils n’ont jamais entendu parler de téléphone portable par exemple. Ah, la mort des années 80, c’est compliqué pour les fantômes.

Et pas que pour eux, d’ailleurs ! Ainsi, notre inconnu nous révèle qu’il est Bobby Richter, le fils de Mr Jingles. C’est con. Il est dans de beaux draps à tomber sur Montana, surtout qu’il lui dit que l’aérobic n’a pas super réputation désormais. Au moins, il peut avoir rapidement des réponses, la série nous révélant que Montana et Trevor sont finalement en couple pour l’éternité et prêt à s’amuser avec Bobby.

Des réponses ? Son père est mort et les fantômes ne l’ont jamais revu depuis la fois où Montana l’a vu être pris dans le lac. Pour le reste… Trevor lui raconte toute l’histoire d’Halloween 1989. Tout ça commence par Trevor qui veut ainsi faire annuler le festival et bloque la route pour renvoyer les artistes et le public chez eux avant même d’atteindre Camp Redwood.

Inévitablement, ça laisse Margaret furax de voir son meilleur plan tomber à l’eau. Elle tue Courtney, qu’elle juge responsable de ce qui est arrivé pour avoir dit à Trevor que Kajagoogoo était mort, puis se rend à la sortie du Camp Redwood où elle n’apprécie pas de voir Trevor avec un couteau. Rapidement, elle décide donc de lui tirer dessus dans la jambe, pour qu’il ne puisse plus marcher, puis dans la poitrine, pour le tuer lentement.

Elle ne reste pas le voir agoniser, mais lui fait tout de même remarquer qu’il est à quelques mètres du panneau de Camp Redwood. C’est con. Avant de partir, elle lui tire aussi dans l’entrejambe, parce que c’est rigolo. Une fois Margaret partie, on découvre Montana qui a assisté à toute la scène depuis le camp. Elle ne peut en sortir, mais elle peut espérer que son mec – dont elle est toujours amoureuse, clairement – vienne jusqu’à elle.

Autant j’aime l’idée de l’épisode se déroulant partiellement en 2019, autant toute l’intensité dramatique de cette scène tombe à l’eau comme le festival : même quand on le voit galérer et abandonner, on sait que Trevor va finalement atteindre le camp, puisqu’il est là en 2019. S’il n’y arrive pas tout seul, c’est finalement Brooke qui lui vient en aide, même si elle sait que Montana la déteste. Et ceci explique que Montana soit désormais gentille en 2019, parce que Brooke lui a fait comprendre que sa méchanceté ne menait à rien. Mouais. Admettons, c’est rigolo comme tournure des événements.

En 2019, par contre, Bobby découvre que Brooke a échappé au couloir de la mort. C’est plutôt marrant. Le pauvre a eu une lettre de sa tante lui parlant de camp Redwood et il a eu le temps de faire ses recherches, mais la vérité n’a donc jamais éclaté au grand-jour.

Dans le passé, on découvre que Trevor et les autres fantômes se sont mis en tête de tuer Margaret et de s’en débarrasser pour de bon. Ils ont commencé bien sûr par Bruce, facile à tuer. Pour Ramirez, c’est évidemment Montana qui s’en charge. Elle prétend être encore amoureuse de lui et pouvoir lui présenter Billy Idol pour l’attirer dans un piège.

Non mais vraiment ? Il tombe là-dedans pour de vrai, sérieusement. Sans surprise, Ramirez se retrouve à être tué par Montana dans une cabane du parc, donc, mais aussi par un paquet de fantômes qui veulent tous se venger de lui. Il menace de revenir se venger… mais c’est exactement ce que veulent tous les fantômes, en fait. Chaque fois qu’il est ressuscité par Satan, les fantômes s’amusent donc à le faire souffrir. S’ils le tuent dans le camp, c’est précisément pour ça. Pour ça, et parce qu’ils savent que s’il était tué ailleurs, il aurait été ressuscité par Satan et aurait pu aller tuer Bobby facilement. Ben oui, tout ça est fait pour sauver Bobby, en fait.

Tout ? Comme par hasard, le jour de l’arrivée de Bobby en 2019, Chet et Bertie (oui elle est de retour dans la série) se mettent à flirter au lieu de surveiller la résurrection de Richard Raminez. Il n’en faut pas plus pour qu’il s’échappe et arrête la conversation de nos fantômes et Bobby, qui voulait reste à Camp Redwood pour retrouver son père.

Oh, tous les fantômes se mettent à le chasser aussitôt, mais il n’est pas facile de mettre un terme aux actions du disciple de Satan, qui parvient tout de même à blesser Bobby. Montana lui conseille de se rendre dans un asile pour parler au directeur, afin d’être soigné et d’avoir ses réponses. Mouais. J’imagine qu’on est bon pour le retour de Donna là. C’est effectivement le cas, malgré quelques détours peu passionnants.

Finalement, Donna raconte la vérité et est la « final girl » du titre. OK, elle est noire, donc c’est sympa, mais je m’attendais vraiment à un nouveau personnage. La nuit d’Halloween 1989, Margaret a donc été tuée par tous les fantômes du Camp, mais pas sans avoir fait quelques dégâts avant. Elle a blessé Donna et surtout, elle a tiré sur Brooke, laissée pour morte. Seulement voilà, quelqu’un a envoyé des chèques régulièrement à Bobby, et ce n’était pas son père, ni Donna. Ni Margaret, de toute évidence. Margaret a eu une fin particulièrement brutale, bras coupés, jambes coupées, décapitée. Le tout était broyé avant d’être expulsé en-dehors de Camp Redwood, pour s’assurer qu’elle allait bien mourir et ne pas revenir en fantôme.

C’est hyper violent, mais ça fonctionne bien. Reste alors à révéler que Brooke est encore en vie. Comme toujours, ne pas la voir avoir son dernier souffle à l’écran était un indice clair de ce qui l’attendait. Si elle est encore en vie, c’est parce que Ray est revenu auprès de ce qu’il pensait être son cadavre. Elle était simplement blessée par balle, au beau milieu de l’infirmerie. C’est pratique : il n’a pas assisté au meurtre de Margaret immédiatement, arrivant après coup… parce qu’il était occupé à sauver la vie de Brooke et se débrouiller pour l’emmener hors du camp.

C’est un peu gros tout de même, il y a une sacrée prise de risque et comme je le pensais, elle s’écroule dès qu’elle sort du camp… Oui, mais voilà, quelqu’un aurait appelé les secours qui seraient venus la chercher… Sans que Donna ne la voie jamais ? OK. Donna, elle, est restée avec les fantômes un temps, puis elle leur a rendu visite, puis elle a arrêté.

Ce n’est pas si simple après tout : les fantômes la voient vieillir, c’est compliqué pour eux. Cela aurait été encore plus compliqué avec Brooke : elle a eu une jolie vie, un mari médecin et de beaux enfants. Et elle a payé Bobby pour qu’il puisse avoir une belle vie loin de Camp Redwood, comme elle. Malheureusement, il ne l’entend pas comme ça.

Il y retourne donc au plus vite, espérant pouvoir parler à son père… c’est raté. Il parle à la place à Margaret. Evidemment qu’elle est morte avant de quitter Camp Redwood. Elle a juste eu la bonne idée de se planquer pendant des années, dans l’espoir de pouvoir tuer Bobby. Au moment de passer à l’acte, elle est toutefois arrêtée par Benjamin. Evidemment qu’il revient pour sauver son fils… Il y a un petit câlin, des réconciliations, un meurtre de Benjamin par Margaret. Oups. Margaret revient pour chasser Bobby et le tuer, mais ce n’est toujours pas une réussite.

Il est sauvé in extremis par sa grand-mère, qui livre en pâture Margaret aux autres fantômes. Bobby peut donc s’enfuir en courant et survivre, comme le lui conseille Margaret, pour s’assurer de raconter les histoires de ces fantômes et faire survivre les années 80 pendant encore des années et des années. C’est une fin efficace, ma foi.

Saison 9

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EN BREF – C’est une sacrée saison que je ne regrette pas de ne pas avoir vu en septembre dernier. J’aurais même dû attendre avant de la commencer ! En effet, elle est parfaite pour l’été. C’est un bon slasher, surtout les cinq premiers épisodes, qui sont conçus pour être vus par une journée de canicule. Je me répète, mais je le pense vraiment.

La deuxième partie de saison est moins réussie, mais elle est aussi moins ratée que beaucoup d’autres dans cette série. On ne refera pas la série, on sait à quoi s’attendre quand on la regarde : elle n’arrive pas à faire autrement que de tuer de bonnes idées trop rapidement et d’en pondre d’autres en cours de route dont on n’a pas grand-chose à faire car c’est trop secondaire.

C’est comme ça. Après neuf saisons, je suis au courant, mais je reviens chaque année malgré tout, pour voir ce que ça donne. Parfois, je suis déçu et c’est naze. Parfois, comme pour cette saison, c’est génial.

Cette saison me fait changer à nouveau d’avis : je trouvais qu’il était temps de mettre un terme à la série avec la saison Apocalypse qui concluait bien tout avec des rappels de saisons précédentes… mais face à une saison comme celle-ci, je me dis qu’ils peuvent continuer jusqu’à la saison 37 si ça leur chante.

Et une fois de plus, je vais insister sur un point important : le changement de casting a fait du bien pour éviter de revoir encore et toujours les mêmes acteurs enfermés dans les mêmes rôles… Bientôt, il faudra changer une fois encore, car ça commence à devenir redondant pour certains autres, même si je les aime beaucoup !

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Saison 9

American Horror Story – S09E08

Épisode 8 – Rest in Pieces – 14/20
Aïe, c’est encore un épisode de transition qui s’emmêle les pinceaux dans une entrelacs d’intrigues que les scénaristes ne parviennent plus à démêler de manière fluide comme plus tôt dans la saison. On touche une nouvelle fois au défaut de base de la série qui est de multiplier les intrigues secondaires sans raison et de dévier perpétuellement de sa course. Sur les saisons courtes et les épisodes courts comme ils font dorénavant, c’est mieux qu’en début de série… mais ça reste un défaut qui provoque l’ennui.

Saison 9


Spoilers

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She can’t recognize you, you’re dead!

La veille d’Halloween et du festival, Donna et Brooke se font un déjeuner dans un diner où Brooke a droit à un rattrapage sur les années 80 et les films d’horreur, se terminant par la « final girl », celle qui survit aux films d’horreur pour tout raconter. Pour Donna, il s’agira soit de Margaret, soit de Brooke, mais pas d’elle-même, parce qu’elle est noire. Certes. Je pense que la série nous fera bien un délire de ce genre, mais elle va nous pondre un autre personnage pour ça.

D’ailleurs, ça tombe bien nos deux amies sont interrompues par une journaliste, Stacey, qui écrit un livre sur le massacre de Redwood. Ben oui, c’est bien pratique, tout de même. Celle-ci reconnaît bien évidemment Brooke, mais également Donna, comme elle le révèle plus tard. Son enquête sur Redwood fait qu’elle sait tout sur ce qu’il s’est passé là-bas… mais elle est tout de même surprise d’entendre Brooke lui révéler qu’elles font tout ça pour la vengeance parce que la seule vraie serial-killer de Redwood est Margaret Booth.

Cela n’a aucun sens, mais admettons. Brooke profite de l’opportunité de pouvoir tout raconter, parce qu’elle y voit aussi l’opportunité d’entrer discrètement à Redwood, dans sa voiture. Une fois sur place, Brooke raconte tout ce qu’elle peut et on découvre donc que Brooke n’a pas pu témoigner lors de son procès, ce qui explique un peu mieux pourquoi elle a été condamnée à mort… Mais bon, la police aurait pu enquêter un peu plus.

Brooke envisage en tout cas de tuer Stacey et le révèle à Donna. Elle n’était pas une tueuse avant, elle l’est désormais. Elle révèle à Stacey que Donna a joué son rôle dans l’interminable nuit du début de saison, avant de la menacer de mort pour de bon. Elle y était presque, mais Donna l’empêche finalement de tuer Stacey. Elle ne veut tuer que Margaret, parce que ça ne sert à rien selon elle de tuer Stacey, qui est innocente.

Après le générique, la saison continue de nous servir une belle bande-originale – j’ai oublié de parler du générique de Charmed il y a deux épisodes dis donc ! – et nous prépare le terrain pour un bel Halloween, avec Bruce qui arrive à Redwood pour se venger de Donna et Brooke qui auraient mieux fait de le tuer.

Il prend en stop un fantôme, alors qu’il a une femme dans le coffre. Même si ce n’est pas nécessaire, la série nous propose alors un flashback sur la manière dont Bruce a été sauvé par celle-ci. Le lendemain, il n’hésite donc pas à la tuer pour la remercier, après s’être moqué d’elle. Être gentil dans cette série, ça n’a jamais rien apporté.

La preuve est faite aussi avec Courtney, l’assistant de Margaret, qui se retrouve à devoir nettoyer le bus de la star internationale. Pas évident la vie… surtout quand le groupe répète comme si de rien n’était. Ben oui, ça vaut le coup de mourir au Camp Redwood après tout, je comprends ce qu’ils viennent tous y faire…

Ainsi, Benjamin débarque au beau milieu d’un solo de Ramirez qui vivait pourtant sa meilleure vie dans l’attente du festival. Le combat entre les deux tourne court quand Benjamin est finalement percuté par la voiture de Bruce. Oups. Benjamin meurt donc une nouvelle fois, l’occasion de nous révéler qu’à chaque mort, les fantômes oublient quelques souvenirs d’eux et peuvent perdre des parties de leur corps. Cela ne donne pas du tout envie quoi.

Bruce me confirme en tout cas que Ramirez s’appelle bien Richard, je ne m’étais donc pas trompé dans l’épisode 2. Youpi. Sans trop de surprise, les deux serial killers s’associent pour tuer Benjamin ensemble et ils sont aidés alors par Xavier, qui leur montre l’emplacement de la tombe de Benjamin. Bruce en a pour son argent, à voir un cadavre de Benjamin, et Xavier se faire tuer par Benjamin qui a l’air bien en vie. C’est sûr que les fantômes sont bizarres cette saison.

Le truc, c’est que la relation Benjamin/Ramirez ne me passionne pas tellement, surtout qu’ils sont bavards. Au moins en début de saison, on se battait sans parler. Là, ça papote, Ramirez menace le bébé de Benjamin, puis Benjamin se fait tuer par Margaret. Elle a besoin de tueurs et est contente de retrouver Ramirez qu’elle connaît évidemment.

Benjamin ? Il se réveille à la merci de tous les fantômes de ses victimes. Xavier, Ray, Montana et les figurants de la saison (désolé les gars) se retrouvent donc à le menacer… Ce qui pousse Benjamin à enfin révéler le passé de Montana et sa relation avec Ramirez. C’est vrai que personne n’en a parlé jusque-là, c’était marrant à voir. Par contre, ça m’a un peu blasé de voir Benjamin les supplier de le libérer pour pouvoir libérer son fils.

Les autres fantômes n’en ont rien à faire et s’amusent à le tuer, en boucle, parce que c’est rigolo de le voir souffrir et mourir lentement. Ah. C’est con, il avait un joli plan avec son suicide Benjamin, mais il tombe finalement dans le piège de sa mère qui savait parfaitement qu’il souffrirait davantage comme cela : ses victimes peuvent s’amuser avec lui, encore et encore.

En fin d’épisode, Benjamin est finalement tué par son propre frère qui sort de l’eau sous les yeux de Montana. Il se réveille alors au son de la voix de Bobby et de la bonne odeur d’un pique-nique préparé par sa mère. Cette dernière n’en a rien à faire de son petit-fils, et moi, je suis blasé. Benjamin était un bon personnage, mais son obsession de sauver son fils est redondante, en peu de temps. Et puis, comme toujours, il y a trop d’intrigues compilées dans la même saison. Benjamin obtient ici une sorte de happy end avec des réconciliations familiales, finissant avec sa mère et son frère.

Bon, bon, bon, next. Dans tout ça, j’en oublie les motivations de Margaret. Elles sont pourtant bonnes. Elle est frustrée de voir son mari retourner dès qu’il en a l’occasion coucher avec Montana qui l’attire toujours autant sans le moindre problème. C’est d’ailleurs Montana qui nous fait le résumé de la vie d’un fantôme dans cette saison : ils sont grosso modo en vie comme si de rien n’était, sauf qu’ils ne peuvent quitter Redwood et qu’ils ont envie d’être en vie. Mouais, ça va, franchement, mais ce n’est pas la meilleure idée des scénaristes de la série.

Le couple Trevor/Montana ne l’est pas non plus… Trevor propose à Montana de mourir à Redwood, de manière à pouvoir rester avec elle pour l’éternité. C’est mignon comme tout, mais Montana refuse qu’il fasse cela pour elle parce qu’il ne la connaît pas. Sans même lui parler de son improbable couple avec Xavier, elle réussit à le faire changer d’avis et nous balance un gros discours de féministe en lui révélant qu’elle est l’ex d’un serial killer et en lui reprochant sa réaction.

Il est amusant autant de l’entendre dire qu’elle est à son tour une serial-killer, puis se débarrasser de Trevor qui nous fait une jolie parodie de plein de films. Amusant, oui, mais parfaitement inutile et un peu long, aussi.

Margaret s’associe en tout cas avec un maximum de tueurs dans cet épisode pour révéler enfin son plan ultime, destiné à la rendre millionnaire au moins : elle compte tuer tous les artistes venant à son festival, pour pouvoir organiser un festival permanent du meilleur de la musique des années 80 à Redwood. C’est un plan solide, ma foi. Par contre, où est le cliffhanger au juste ? Ah, j’oubliais, Ramirez et Bruce tuent Stacey, aussi. L’épisode aurait manqué de meurtre, sinon.

Saison 9

American Horror Story – S09E07

Épisode 7 – The Lady in White – 16/20
Mensonges sur mensonges, révélations sur révélations, ça fait beaucoup pour cet épisode qui propose tout de même de bonnes scènes et de bonnes idées, tout en restant plus cohérent que certaines saisons passées à mes yeux. C’était sympathique, mais ça n’en reste pas moins une grosse transition vers la suite de l’histoire qui se fait un peu trop attendre à mon goût… En plein binge-watching, c’est gênant, tout de même !

Saison 9


Spoilers

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I do have a reason to live and it’s to see her die.

L’épisode s’ouvre sur un retour attendu dans la série et un passage dans un nouveau camp, en 1948. Superbe ! On y suit une barmaid qui éduque ses enfants de manière discutable, mais bon, ce sont les années 40, que voulez-vous ? Elle s’inquiète tout de même pour ses fils, confiant le petit frère au grand pour qu’ils aillent se baigner ensemble au lac.

Le grand n’a pas envie de se baigner, il interdit donc à son frère d’aller dans l’eau… mais l’abandonne finalement, préférant aller mater le maître-nageur et une nageuse fricotant dans les bois que de surveiller ce petit. De toute manière qu’il le surveille ou non, ça n’aurait rien changer : une fois dans l’eau, le petit ne se noie pas… il passe dans le moteur électrique d’un bateau qui ne l’avait pas vu. OUILLE.

La mère accuse alors le maître-nageur de l’avoir tué, mais elle accuse aussi Benjamin… Ah. Voilà donc l’enfance joyeuse de Mr Jingles. C’est sympathique.

De retour dans les années 90, Donna a donc sauvé la vie de Brooke, mais avec des médicaments qui ne sont pas faciles à purger de son corps. En plus, Brooke la déteste et refuse de lui faire confiance, inévitablement. C’est vrai que c’est à cause d’elle si Mr Jingles était là à Camp Redwood après tout, même s’il est loin d’être le plus gros meurtrier de la saison.

Petit à petit, Donna gagne la confiance de Brooke. Cela se fait jour après jour, mais quand elle revient avec la promesse de nouveaux papiers pour Brooke, cette dernière s’attaque à elle pour le principe. Elle veut comprendre pourquoi Donna fait ça pour elle, mais c’est évident qu’elle veut juste se racheter après sa confrontation avec le mal incarné.

1825 jours enfermés ne font pas du bien à Brooke. Elle est toujours aussi insupportable, même si j’ai désormais de la peine pour elle. Elle dit avoir raté toutes les années 80 et en être dégoutée, en même temps. C’est plutôt sympa comme duo en tout cas de retrouver Brooke et Donna ensemble, y compris quand elles font des rollers dans les années 90.

Là, elles sont contactées par un certain Bruce qui veut les emmener à Redwood, mais elles refusent son aide… jusqu’à ce que leur voiture semble en panne. Ah, merci pour le Bingo Séries, j’ai cru que cette série ne m’apporterait rien ! Comme par hasard, Bruce est capable de les dépanner et gagne bien vite leur confiance. Il est tellement un tueur.

Il se drogue à l’arrière de la voiture de Donna, avant de les faire flipper en parlant de meurtres commis par des étrangers. Cela ne fonctionne tellement pas sur Brooke… Elle est habituée à gérer la prison, après tout. Elles demandent donc à Bruce de sortir de la voiture dans laquelle elles l’ont pris en stop, mais ça ne fonctionne pas. Du tout. Ils sont finalement repérés par un policier qui va les sortir de cette situation épineuse : Bruce est évidemment un meurtrier s’en prenant aux jeunes filles de la région.

Il n’hésite pas à tuer le flic, mais ça permet à Donna et Brooke de s’enfuir, parce qu’elles sont débrouillardes. Evidemment. Elles ne sont pas assez malignes par contre : après avoir tué le flic, Bruce vole sa voiture et s’arrange pour leur rentrer dedans, puis tuer un témoin. Une fois que c’est fait, il vole à nouveau une voiture, pour emmener Donna et Brooke avec lui et leur proposer un petit dilemme.

Brooke se retrouve avec le choix de mourir d’une balle dans la tête ou de faire avancer la voiture à laquelle Donna est attachée, de manière à la tuer de manière bien brutale. Bon. La solution est désespérée, mais Brooke s’est habituée au mal en prison. Elle décide donc plutôt de faire une marche arrière impeccable qui laisse Donna en vie, tout en maîtrisant Bruce par surprise en utilisant notamment son deuxième flingue. Bien joué.

Il s’en est pris aux deux mauvaises personnes avec elles… Et il est ainsi pris en otage par Donna et Brooke. Ce fut rapide. Brooke lui coupe les pouces puis le ligote en plein désert, parce que c’est bien plus drôle que de le tuer, apparemment.

De son côté, notre cher Mr Jingles retourne à Redwood et retombe sur Pete, celui qui se faisait passer pour lui. Mort à Redwood, il hante à son tour les lieux et souhaite désormais s’en prendre à Mr Jingles, qu’il considère comme responsable de sa mort. Pete et ses potes sont toutefois interrompus par Ray : Montana interdit les meurtres jusqu’au festival de Margaret.

Le festival, c’est justement ce qui emmène Mr Jingles espérant trouver un moyen de se débarrasser de Ramirez une fois pour toute, comprenant que c’est lui qui est responsable de la mort de sa femme. Il raconte aussi aux autres fantômes le massacre du camp Golden star, celui où il vivait avec sa mère et son frère éclaté par le moteur de bateau. Il s’agit évidemment du même camp que Redwood, juste avec un autre nom.

Quant au massacre, ben la mère a tué tous les gens qu’elle jugeait responsable, avant de s’en prendre à Benjamin qui n’avait qu’une dizaine d’années. Il a alors réussi à la tuer, par légitime défense, ce qui laisse désormais le fantôme de sa mère sur place, à hanter les autres fantômes et à les terrifier. C’est n’importe quoi, à ce stade.

Benjamin devient attachant, ce qui est une réussite, mais ça n’a pas de sens de voir qu’il est revenu bosser à Redwood malgré ce passé et n’a jamais revu sa mère. D’ailleurs, où était la mère pendant la première moitié de saison ? J’aurais aimé la voir, j’adore cette actrice ! Puis, ça aurait été plus logique qu’elle revienne s’en prendre à son fils plus tôt.

Là, il faut que ce soit Xavier qui emmène Benjamin la rencontrer. La mère retrouve Benjamin avec beaucoup de haine et de rage, surtout que ce n’est pas la première fois que ça arrive : elle l’avait déjà revue avec Margaret suçant son doigt ensanglanté. C’est donc la mère qui a inspiré à Margaret, pendant son sommeil, son plan de tuer tout le monde, juste pour se venger de son fils qu’elle avait compris amoureux d’elle.

Eh ben. C’est génial parce que la mère avait toujours préféré le petit frère, mais ça commence à faire beaucoup de retournement de situation et de mensonges donnés dans les épisodes précédents. C’est toujours le cas avec cette série de toute manière. Pour faire souffrir Benjamin à vie comme elle l’espère, la mère finit par lui annoncer qu’il a passé un pacte avec le diable et que Ramirez va venir le réclamer. Si Ramirez le tue, il mourra à jamais… mais s’il se suicide, il pourra rester éternellement à Redwood. C’est bizarrement le choix qu’il fait en fin d’épisode.

On en arrive au festival, enfin, pour terminer l’épisode. L’attente sur seulement deux épisodes m’a paru interminable. Trevor y retrouve Montana et ne met pas longtemps à coucher avec, alors que Margaret essaie de tout organiser avec une super star internationale qui… meure bien rapidement, à cause d’un contrat passé avec le diable que Ramirez vient collecter rapidement. Voilà qui est fait. Tout son groupe est assassiné, pour faire bonne mesure et ajouter un massacre au camp.

Saison 9