Il est assez évident que j’attends de Jess qu’elle revienne au plus vite au NCIS et qu’elle se remette en couple avec Jimmy, parce que c’était tout de même génial d’avoir enfin le développement d’une vie perso des agents qui soit bien menée. Et cette promotion express et sans la moindre logique, ce n’était pas une bonne idée pour que ça continue comme ça.
Autrement, j’attends de la série qu’elle nous balance la dose hebdomadaire d’enquêtes hyper prévisibles qui divertit du coin de l’œil et de l’oreille pendant que je fais la cuisine ou la vaisselle. De grandes attentes, pas vrai ? Peut-être pas, je le reconnais, mais une grande attente entre les saisons tout de même, parce que CBS fait revenir tard ses séries cette année. On est déjà mi-octobre, il était temps que les agents reprennent du service, non ?
S’il n’y pas de grands changements à l’horizon, je sais tout de même que ça va le faire, je ne regrette pas d’avoir repris la série il y a déjà cinq saisons. C’est fou comme le temps passe vite (et comme la série ne bouge pas d’un iota avec le temps – ou presque). J’aurais aimé pouvoir en dire autant de NCIS Hawai’i, d’ailleurs, et j’ai un maigre espoir d’avoir en cours de saison au moins quelques semblants de réponses au cliffhanger du spin-off… On peut rêver, non ?
La série revient avec un épisode plutôt classique bien que sympathique et un brin original dans sa structure. Il parvient à donner son moment à chaque personnage, que je suis toujours content de retrouver. Bien sûr, il y a une intrigue peu crédible à la clé et surtout un retour bien rapide au statu quo…
Je suis positivement surpris par cet épisode qui ferait presqu’une meilleure reprise de saison que le premier épisode. Franchement, il fonctionne très bien : chaque personnage a son moment de gloire, y compris les secondaires, il y a des retours, pas mal d’humour et une enquête qui change un peu de l’ordinaire. Pourtant, l’épisode précédent promettait…
L’équilibre idéal est trouvé avec cet épisode qui parvient à la fois à servir une enquête prévisible mais sympa, une petite touche d’Halloween (à la fois dans l’intrigue et la musique de l’épisode) ET des avancées sur l’ensemble des personnages. Rarement un épisode de NCIS ne m’a semblé avoir autant de contenu en fil rouge…
Qu’est-ce qui leur arrive cette année ? En pleine semaine d’élections présidentielles, voici donc que NCIS propose une intrigue où les américains ne sont peut-être pas les héros qu’ils croient être et où les agents doivent se rebeller contre le système en place pour sauver le monde – oui, oui, le monde. C’est inattendu, la série…
Cette saison fonctionne désormais bien, cherchant en permanence à surprendre et à ne pas fournir d’épisode purement classique. Certes, l’enquête est on ne peut plus classique et respire bon le vintage dans cet épisode – les agents le disent eux-mêmes – mais sa simple existence est surprenante à ce stade. Et ça me va bien.…
Synopsis : Un an après la mort de Charles Xavier, les X-Men ne sont toujours pas tout à fait remis…
Pour commencer, le 20 mars dernier, les X-Men faisaient enfin leur grand retour sur Disney + avec la diffusion de la saison 1 de X-Men ’97, déjà renouvelée pour une saison 2. En tant que suite directe de la série animée culte des années 90, X-Men: The Animated Series, cette nouvelle version a su captiver mon attention, tout en attirant a priori un nouveau public. Je me rends compte que si j’en ai parlé plusieurs fois dans le podcast 42 minutes, je n’ai jamais pris le temps d’écrire un article de blog dessus. Du coup, voilà, je règle le problème ce midi avec cet article qui va être un peu un fourre-tout de ce que j’ai pu en penser. On n’est pas sur la rigueur habituelle des articles de ce blog, on va dire, mais je voulais garder une trace de la série ici !
Avant de commencer cette nouvelle version créée par Beau DeMayo, il faut que la série se déroule un an après les événements de la série originale, plongeant directement dans de nouvelles aventures. Ainsi, la série réintroduit des personnages emblématiques tels que Wolverine ou Storm, mais elle ne perd pas de temps à le faire, se contentant de proposer l’arrivée d’un nouveau X-Men (que j’aime beaucoup d’ailleurs).
Les deux premiers épisodes, diffusés en même temps, servent à poser les bases de l’intrigue en rappelant le contexte de la série originale tout en introduisant de nouveaux arcs narratifs. Franchement, je m’étais dit que je reverrai les 5 saisons de la série d’origine avant de commencer le dessin animé. J’ai donc revu… une seule saison, vous me connaissez, toujours débordé. Certes, j’ai oublié plein de trucs des autres saisons, mais tant pis ! La nouvelle série se regarde même si on n’a pas vu la série d’origine, ce qui est plutôt sympa. Ils sont un peu lourds en introduction par moment, mais pour ceux qui, comme moi, ont grandi avec la série originale, c’est un véritable plaisir de retrouver ces personnages et cet univers familier.
S01E01 – To Me, My X-Men – 16/20 Le premier épisode commence par réintroduire les X-Men dans un monde encore marqué par la disparition de Charles Xavier. Cet épisode met l’accent sur la nouvelle dynamique de l’équipe et pose les bases des conflits à venir. Si j’ai trouvé le rythme un peu lent, il est essentiel pour remettre les choses en place et permettre aux nouveaux venus de comprendre l’univers des X-Men.
S01E02 – Mutant Liberation Begins – 17/20 Le deuxième épisode poursuit sur sa lancée, avec l’introduction de nouveaux personnages et la mise en place des premiers conflits. Les X-Men doivent faire face à de nouvelles menaces tout en essayant de maintenir l’ordre au sein de l’équipe. J’ai trouvé que ces épisodes étaient un peu longs, surtout pour les spectateurs familiers avec la série originale. Cependant, ils sont essentiels pour les nouveaux venus et l’épisode propose des pistes vraiment surprenantes pour les arcs que la série suivra. Le style d’animation, bien que vieillot, a été légèrement modernisé, ce qui donne un charme nostalgique tout en restant accessible. Ça m’a fait prendre conscience de ce que je savais déjà : ce qui me manque dans les séries d’aujourd’hui, c’est une équipe avec des super pouvoirs qui doivent combiner leurs pouvoirs.
S01E03 – Fire Made Flesh – 15/20 L’épisode 3, que j’ai regardé un dimanche matin comme lorsque j’étais enfant, est un véritable hommage à la série originale. On y retrouve des éléments classiques des X-Men, comme les luttes internes et les dilemmes moraux. Cet épisode est un tournant, avec des révélations surprenantes et des arcs narratifs complexes qui commencent à se dessiner. Les thèmes de la tolérance et de l’acceptation sont au cœur de cet épisode, rappelant pourquoi les X-Men sont toujours aussi pertinents aujourd’hui.
S01E04 – Motendo-Life/Death pt.1 – 14/20 Dans cet épisode, on retrouve vraiment la série originale avec la présentation de deux intrigues en parallèle. La première m’a vendu du rêve en me renvoyant vraiment en enfance, l’ambiance jeu vidéo, les personnages mis en avant (Jubilee et le petit nouveau), le développement très rapide d’une histoire complète… J’avais l’impression d’être en train de lire un comic, c’était génial. Malheureusement, j’ai bien plus décroché pour la deuxième partie. Storm prend le devant de la scène. Les scénaristes ont fait un excellent travail en explorant son passé et ses motivations, mais ils ont du mal à réintroduire le personnage – au sens où j’ai oublié une trop grosse partie de ce que l’animé avait développé sur elle dans la version originale. C’est donc un épisode qui montre bien la profondeur des personnages et la richesse de l’univers des X-Men… mais ça se fait un peu à son détriment sur la deuxième partie qui casse le rythme et me rappelle que je n’ai pas la mémoire que je pense avoir pour les détails d’il y a vingt ans !
S01E05 – Remember It – 20/20 L’épisode 5 est sans doute l’un des meilleurs de cette saison télévisuelle – au sens large, donc, pas seulement pour la série, mais toutes séries confondues. Il réunit tout ce que j’aime dans les X-Men : des personnages bien développés, des intrigues captivantes et une action effrénée. Cet épisode est une véritable démonstration de force, prouvant que la série peut encore nous surprendre et que ce revival était nécessaire. C’est un hommage aux meilleurs moments de la série originale tout en apportant une touche de modernité. Comment vous dire que j’ai sauté au plafond quand j’ai vu qu’on récupérait enfin dans la série Diablo, qui est juste l’un de mes X-Men préférés (c’est à cause de X-Men Evolution). La dynamique qu’il a avec Malicia est vraiment quelque chose qui me manquait et que je n’espérais même pas revoir tant pour moi c’était foutu d’avance. Bref, l’enfant en moi était trop content et c’est exactement ce qu’il fallait pour que je sois dépité par les twists de fin qui perturbent totalement l’univers…
S01E06 – Life/Death Pt.2 – 12/20 Qui s’en fout, franchement ? Après l’incroyable épisode 5, l’épisode 6 m’a laissé totalement sur ma faim. L’intrigue était moins captivante et les personnages moins intéressants, et pour cause : c’était la suite directe de l’épisode 4. Cette inégalité est peut-être le plus grand défaut de la série : un épisode peut être excellent, tandis que le suivant peut décevoir. Cependant, cela n’enlève rien à l’intérêt général de la série, qui reste solide dans son ensemble.
S01E07 – Clairvoyance – 17/20 Pour aller dans le sens du titre de cet épisode, c’est fou comme avec son intrigue sur Genosha, la série parvient à être hyper actuelle et plutôt clairvoyante sur la politique actuelle. L’épisode s’en tire très bien à mes yeux surtout pare qu’il propose enfin la suite de l’épisode 5 et que c’est justement ce qu’on voulait voir. On est loin de la série pour enfant qu’on pourrait attendre d’un dessin-animé, mais pour moi, le deuil fait partie intégrante de l’univers des X-Men. Ici, il est sacrément bien présenté, tout en faisant en sorte que l’intrigue avance. Bien joué.
S01E08-09-10 – Tolerance is Extinction – 16/20 Les derniers épisodes de la saison continuent de développer les arcs narratifs mis en place précédemment, pour arriver à sa fin logique, mais en passant par des moments qui n’arrivent pas toujours à convaincre (les zombies/robots mutants, c’est un peu too much pour moi). L’avant-dernier épisode est particulièrement marquant, avec des moments de tension et de suspense. Le final de la saison, bien que satisfaisant, laisse de nombreuses questions en suspens, préparant le terrain pour une éventuelle saison 2 qui va nous faire voyager dans le temps… Hâte de voir ce que ça pourra donner !
En bref
X-Men ’97 est un retour réussi qui parvient à capturer la magie de la série originale tout en apportant des éléments nouveaux. Que vous soyez un fan de longue date ou un nouveau venu, cette série mérite d’être regardée et a beaucoup fait parler d’elle pendant la diffusion. Il y a un petit problème de rythme, mais ça correspond à mes souvenirs du dessin animé de mon enfance : un épisode sur deux est génial… un épisode sur deux est donc moins bon. Ca fait quand même 50%.
Les scénaristes ont plein d’idées et ça se sent, ça part dans tous les sens tout en restant plutôt maîtrisé. Ce que j’aime bien c’est que, un peu comme dans l’animé d’origine, ils vont vite donc ils ont le temps d’évoquer plein de choses et en même temps il y a des conséquences sur l’épisode d’après donc c’est bien foutu. Bon, juste quand tu tombes sur un épisode où c’est pas une intrigue qui t’intéresse, c’est pas des persos qui t’intéressent, ça peut vite devenir long.
Sinon, un des gros points forts de cette saison 1 à mon sens est qu’elle prend le temps de vraiment développer les personnages sans se concentrer sur un en particulier (alors même qu’on a tout un épisode sur Storm, oui). Quel plaisir d’avoir enfin un animé X-Men qui ne tourne pas QUE autour de Wolverine… Oui, je sais, c’est ironique de dire ça aujourd’hui, à moins de 48h de la sortie de Deadpool et Wolverine. Mais bon… j’en reparlerai sur le blog à un moment ou un autre de ça, j’imagine, je vais donc m’arrêter là pour X-Men ’97. Vivement la saison 2, j’ai beaucoup aimé cette année retrouver mon petit-déj du dimanche matin devant mes super-héros préférés !
Une fin douce et efficace, avec des idées malignes et des évolutions de personnages qui ne sont pas forcément celles que l’on voudrait tout en était parfaitement cohérentes et logiques pour ces personnages ? Que demander de plus, en fait ? Peut-être qu’une sous-intrigue soit un peu mieux conclue, car c’était frustrant. Voilà, c’est mon seul reproche à cet épisode final. Regardez cette mini-série.
Spoilers
Elizabeth en apprend plus sur le passé de Calvin – et sur comment ça pourrait impacter son présent, ainsi que son futur.
Oh, j’ai envie de voir l’épisode et en même temps je suis si triste que ce soit déjà la fin de cette mini-série. Il me semble qu’elle aurait pu continuer sur plein de saisons en explorant d’autres pistes et d’autres personnages secondaires. Je l’ai tellement adorée jusqu’ici !
Avery Parker
Sans trop de surprise vu l’acteur choisi pour l’incarner dans l’épisode précédent, nous en revenons dans cet épisode à ce qu’il s’est passé trente ans plus tôt quand la limousine est arrivée à l’orphelinat. L’homme qui en sort était bien venu chercher Calvin et il voulait vraiment apprendre à le connaître. Seulement voilà, entre temps, Calvin avait réussi à marquer vraiment la vie du prêtre : il lui était indispensable avec son petit trafic d’alcool là.
Le prêtre prétend donc que Calvin est mort de la tuberculose, puis dit à Calvin que l’homme ne voulait pas de lui, et voilà une affaire réglée. Autrement dit, cet épisode va nous révéler que les lettres que Calvin recevaient ne faisaient que dire la vérité depuis toujours : il avait encore de la famille. C’est si… insupportable.
En plus, bien sûr, Elizabeth téléphone à la fondation Remsen, trois fois !, mais les secrétaires la font poireauter : leur boss n’est pas présent. Autant dire qu’elles l’attendent impatiemment : elles sont fans d’Elizabeth et meurent d’envie de savoir ce qu’elle veut à leur boss. Elles espèrent aussi, bien sûr, la rencontrer. Bien sûr, quand le boss rappelle Elizabeth, il ne parvient pas à l’avoir non plus : elle est en direct à la télévision. Ce n’est pas le plus malin.
Elizabeth parvient toutefois à l’avoir au téléphone et lui demande à le rencontrer en personne. Elle se rend sur place avec Mad, bien nerveuse toutefois de ce qu’elle pourra dire à cet homme dont elle ne sait rien. Je regrette que la série ne nous montre pas sa réaction quand elle débarque dans le bureau de l’homme d’affaire : il a au mur toutes les couvertures de magazine de Calvin. C’est frustrant comme tout.
Bien sûr, elle savait que la fondation Remsen le supportait… mais ça ne lui répond pas à sa principale question : pourquoi ? Elle finit par la poser à l’homme d’affaires qui s’éclipse aussitôt, affirmant que ce n’est pas à lui d’expliquer. Ah. Il fait transférer un message en urgence à Miss Parker, en pleine partie de golf. Allons bon. La femme, Avery, prend rendez-vous avec Elizabeth et rend donc visite à Mad, sa petite-fille, directement chez elle.
Oui, la mère de Calvin est encore en vie. Elle raconte alors sa vie à Elizabeth et Mad, qui ont besoin de réponse : elle est tombée enceinte quand elle avait 16 ans. Elle était trop jeune pour le garder : ses parents ont donc décidé de le placer en orphelinat, sans jamais lui dire où exactement. Cela était frustrant pour la jeune maman, dont toute la vie a été bouleversée par l’existence de Calvin. Elle n’en connaissait que son prénom.
Quand elle a vieilli et obtenu plein d’argent, elle a décidé d’engager Wilson, un avocat – l’homme d’affaire que nous connaissons, et de créer la fondation Remsen. Cette dernière est une fondation qui soutient les orphelinats, dans l’espoir de venir en aide à Calvin, en fait. Le problème, c’est qu’un jour, Wilson a retrouvé Calvin pour mieux en apprendre la mort.
Une quinzaine d’années plus tard, toutefois, il a vu passer un magazine avec Calvin en couverture. Comme il bossait encore pour Miss Parker, il lui en a parlé aussitôt. Elle a vu ça comme un miracle et s’est mise à envoyer de nombreuses lettres à Calvin… jusqu’à recevoir une lettre d’un cabinet d’avocats, envoyés par Harriet. Elle a ainsi pensé que son fils le détestait. Bien sûr, elle est venue face à chez lui pour le voir, mais quand elle l’a vu heureux avec Elizabeth, elle a décidé de se retirer de sa vie définitivement.
Elle n’a donc jamais su qu’Elizabeth était tombée enceinte. Et le prénom de Calvin ? C’est inspiré de celui d’un théologien, John Calvin. Et ça fait au moins rire Elizabeth. Voilà qui met un terme à la première discussion avec la grand-mère, et c’est… frustrant. Mad se rend compte que même si le mystère est résolu, son père lui manque. Moi, je trouve que la prédestination ici est une ironie du sort bien violente. Pauvre Calvin qui n’a jamais su que sa mère était en vie, hein !
Tout ça se déroule bien sûr durant la période des fêtes de Noël. Je ne comprends pas pourquoi la série a été diffusée en novembre, elle était parfaite pour décembre. Elizabeth et Mad se rendent en tout cas à une petite après-midi en famille chez Harriet, qui est l’occasion d’une petite pause agréable dans la série. C’est aussi le moment où Harriet rappelle à Elizabeth qu’elles n’ont pas toujours été une famille et qu’il leur a fallu un peu de temps pour s’apprivoiser.
Supper at Six
On en oublie vraiment l’existence de Supper at six depuis deux épisodes. C’est fou : à la base, je voulais regarder la série pour ça… et finalement, j’ai eu tout à fait autre chose, de tout aussi exceptionnel. Vraiment, je suis content d’avoir regardé – et même content d’avoir fait durer mon visionnage sur deux mois. Au moins, la série me marquera d’autant plus comme ça.
En revanche, ça continue de me faire penser qu’on aurait pu avoir bien plus que huit épisodes. Huit, c’est trop peu. Par exemple, il aurait été possible de faire durer davantage l’histoire d’amour naissante entre Walter et Fran, non ? On sent dès la rencontre qu’il y a un truc du côté de Walter, mais assez vite, ça se développe du côté de Fran aussi.
Trop vite : dans cet épisode, Walter achète des fleurs pour rendre le bureau de Fran moins terne – sa première remarque en arrivant dans le studio, j’ai trouvé ça génial – et Fran confie aussitôt son nouveau béguin à Elizabeth. L’amitié entre les deux femmes est si marrante !
Bien sûr, tout n’est pas si rose dans la vie, par contre. Elizabeth apprend donc que l’émission a perdu son sponsor principal et que plus personne ne veut bosser avec eux depuis qu’elle a mêlé un message politique à son émission. Ah. C’est embêtant, même si on voit déjà vers quoi on se dirige avec la fondation Remsen. Avant d’en arriver là, on fait tout de même un détour par Harriet. C’est un détour positif : Harriet apprend qu’elle a enfin réussi à avoir le vote qui interdira la construction de l’autoroute dans son quartier.
Cela donne raison à Elizabeth, n’empêche. En plus, un autre événement lui donne raison lors du tournage de son émission : la femme qui voulait devenir chirurgienne revient assister à l’émission pour la remercier. Elle est devenue étudiante en médecine pour de vrai, et c’est grâce à Elizabeth. C’est beau. Un peu perché, mais beau.
Cela redonne espoir à Elizabeth, même si elle est désespérée : elle sent qu’elle va perdre l’émission et qu’elle perd au passage une partie d’elle-même. Elle en parle donc avec son producteur, tout en prenant le temps de se renseigner sur son célibat pour Fran et d’accepter d’aller juger un concours pour une école. C’est là-bas que sa fille lui explique qu’elle aime voir sa mère à la télévision, mais qu’elle n’y est pas à sa place. Elle souhaite être chimiste, et ça suppose de faire de la chimie, pas de la cuisine à la télévision. Outch.
La fin d’une époque
L’émission suivante est alors particulière pour Elizabeth. Elle arrive en retard, faisant stresser Walter et Fran pour peu de choses, et avec un éclair de lucidité dans les yeux. Elle passe un rapide coup de fil… puis lance son émission. C’est le genre d’émission qui marque les annales : elle y annonce que son ancien sponsor a décidé de les lâcher, et elle en profite pour les tacler en disant tout le mal qu’elle pense d’eux. Ensuite, elle enchaîne par son nouveau sponsor : Tampax. Allez bim, parler des règles à la télévision dans les années 60 ? Cela n’aurait probablement pas fait de mal effectivement. Elle est si géniale.
Ce n’est malheureusement pas terminé : Elizabeth a une dernière annonce, après avoir parlé avec le directeur de la chaîne. Elle a décidé de se retirer de Supper at six, tout simplement. Cela fait plaisir à Mad qui comprend bien que ce n’est pas la place de sa mère, mais je trouve ça super triste quand même. Je sais bien que c’est pour le bien du personnage… mais tout de même, j’aurais envie que la série continue bien plus longtemps.
Ne peut-on pas négocier une saison 2 ? Après tout, Elizabeth s’arrange pour faire virer Phil, Walter le remplace et sa relation avec Fran s’annonce trop mignonne. En plus, Elizabeth annonce aussi que l’émission continuera, avec pour présentatrice une de ses téléspectatrices. Effectivement, je comprends que son étude de la télévision lui permette d’annoncer une hausse des visionnages… Allez, faites-nous une saison 2 tout aussi parfaite. Je sais, c’est impossible, mais tout de même. J’ai envie de plus et je sens que le roman ne sera pas assez. Je suis content d’avoir le roman à dévorer, en tout cas.
En attendant, il reste une intrigue à conclure et ça ne se fait pas du tout comme je l’imaginais à la base : Harriet assiste au vote concernant la construction de l’autoroute et est surprise de se faire planter un couteau dans le dos au dernier moment. Bienvenue en politique et dans un monde de merde. Je me demande vraiment si cette intrigue sera aussi développée dans le livre. C’est un sacré coup dur pour Harriet en tout cas : elle a passé sept ans à se battre pour terminer sur une défaite inattendue. C’est tout bonnement horrible.
Malgré tout, la série veut terminer sur une note positive. Nous retrouvons donc Elizabeth en train de diriger une équipe d’aviron, sous le regard d’Avery Parker. Elle lui donne rendez-vous pour lui parler de Calvin, mais inévitablement, le sujet de sa carrière revient sur le devant de la scène. Avery lui promet de la soutenir autant qu’elle le pourra avec sa fondation.
Trois ans plus tard
Miss Zott est devenue professeur de chimie à la fac. Si j’avais eu une prof comme elle, peut-être que j’aurais adoré la chimie à l’école, non ? Elle est tout simplement brillante et j’adore son cours. C’est étonnant ? Pas vraiment, elle propose finalement un cours de littérature à parler de Charles Dickens et à lire un excellent extrait sur, concrètement, la concaténation. Moi aussi, je connais des mots compliqués.
En tout cas, la conclusion de la série est magnifique, avec une Elizabeth heureuse, ayant appris à aimer sa vie pour ce qu’elle est. Elle invite tout le monde à un repas chez elle, et c’est une belle fin : Harriet et sa famille, Fran et Walter en couple, Avery et l’avocat… Tout le monde est heureux, tout simplement. Merci Calvin pour ça. Bien sûr que Calvin est là pour les observer, bien sûr qu’Elizabeth lui sourit, bien sûr qu’elle a sa vie bien en ordre et son crayon derrière l’oreille pour bosser.
En bref
Vous l’aurez compris si vous avez lu ces critiques – ou même une seule d’entre elles d’ailleurs – cette série a été un véritable coup de cœur. Elle a ses petits défauts, mais je trouve qu’elle parvient vraiment à nous embarquer dans son histoire. Les personnages y sont parfaits malgré des imperfections, les thèmes abordés sont géniaux et mettent bien en perspective l’évolution de la société.
J’ai hâte de lire le roman, j’espère que Bonnie Garmus réussira à créer un deuxième roman tout aussi génial que celui-ci et je vais aller dans un coin regretter qu’aucune saison 2 ne soit prévu. C’est vraiment le genre d’histoire dans laquelle on a envie de rester enfermés quand on est dedans.
Je ne sais pas comment il est possible de créer des personnages si parfaits jusque dans leurs imperfections. Une chose est sûre, cette histoire fonctionne, même quand on en change la perspective comme cet épisode le propose. Je me suis laissé embarquer une fois de plus par la série, et je l’ai fait sans le moindre regret. Au point d’être sûr de me laisser embarquer aussi par le roman qui ne pouvait qu’être un bestseller, effectivement.
Spoilers
Et si Calvin était encore plus parfait que nous le pensions ?
Avant de commencer la critique, j’ai deux choses à écrire. Tout d’abord, j’ai commencé la lecture du roman – bon, les deux premiers chapitres seulement – et je suis absolument intrigué. J’ai adoré ce début de roman, mais les deux premiers chapitres racontent ce qui correspond aux épisodes 4 et 5 de la série (bon, la vie d’Elizabeth uniquement). Par conséquent, je me demande vraiment tous les changements qui ont été opérés par la série et j’ai trop hâte de lire plus.
Pour autant, j’ai aussi envie de finir la série. C’est compliqué. Et même si j’ai envie de la terminer, je suis un peu stressé par cet épisode – entendons-nous bien, c’est une série, je ne suis pas réellement angoissé. Calvin était un personnage si parfait, j’ai maintenant peur que la série dégomme toute sa perfection avec cet épisode. Ou l’amplifie. Dans les deux cas, ce sera difficile. Ceci étant dit… c’est parti pour la critique.
1930
L’épisode repart en arrière une fois de plus, mais nous amène cette fois dans la vie de Calvin, puisque nous commençons à St Luke. Avant de devenir l’adulte que nous connaissons, Calvin vit apparemment dans une école religieuse où des bonnes sœurs sont chargées de son éducation. Il n’a pas l’air de vraiment les apprécier et enchaîne les bêtises. Il zappe aussi les cours de religion pour leur préférer un manuel de physique. Et alors que la scène prête à sourire, on comprend alors qu’il est en fait dans un orphelinat quand des parents viennent chercher un autre garçon. Ah.
Après le générique, nous découvrons un Calvin un peu plus âgé. Il a su mettre à profit ses connaissances en physique pour lancer tout un travail souterrain à l’orphelinat. Nous suivons doc un gamin qui se retrouve à gérer des affaires d’argent avec des prêtres et qui met en place toute une distillerie dans le sous-sol de son orphelinat.
En fait, il se fait complètement à sa vie là-bas, mais malgré tout, on voit que quand une limousine débarque à l’orphelinat, il se met à rêver. De la limousine sort un homme dont nous ne connaissons que trop le visage tant l’acteur est connu. Si Calvin espère être adopté par cet homme et qu’il y croit vraiment quand le père principal vient le chercher en classe, il n’est que déception quand il apprend que l’homme ne veut finalement pas l’adopter. Il l’a vu mais s’y refuse. Le prêtre ? Il annonce à Calvin qu’il lui est précieux et qu’il le dispense de tâches quotidiennes.
1948
Cette fois, Calvin est docteur Evans. Nous le retrouvons à la fac où son arrivée est remarquée : la presse vient prendre des photos de lui dans son labo, mais son labo n’est pas encore le sien. Il est forcé de le partager, et il n’y arrive pas du tout. Il se fait rapidement comme ennemi Robert quand il demande son laboratoire privé. On sent la jalousie.
La jalousie a toute sa place dans les relations qu’il a avec ses collègues en même temps : il est fascinant, un puits sans fonds de science. Il donne des cours à Harvard et c’est là que Curtis Wakely l’entend pour la première fois. AH. Curtis n’est encore qu’étudiant et est déjà croyant. Il adore le cours de chimie donné par Calvin, mais ne comprend pas pourquoi il met de côté la question de Dieu. Les deux hommes entretiennent alors une correspondance épistolaire sur la métaphysique.
Curtis pense que la religion répond à la question « pourquoi » quand la science est le « comment ». Ce n’est pas l’avis de Calvin, et pas celui de Darwin non plus. Cependant, si ces lettres semblent intéresser Calvin, on sent rapidement qu’il cherche à mettre un terme à la conversation. Et pour cause : depuis qu’un article sur lui est sorti dans la presse, il reçoit plein de courrier ; dont une grande partie finit par le déranger.
Bien sûr, c’est à peu près à la même époque que Calvin a trouvé sa maison en faisant un jogging. Il rencontre alors Harriet et son mari. Ces deux derniers ont un a priori positif sur le nouveau voisin quand ils entendent le jazz sortant de sa maison, mais quand ils se rendent compte que Calvin est blanc, il y a une gêne qui s’installe chez eux. Pourtant, Calvin n’en a clairement rien à faire de la couleur de peau de ses nouveaux voisins – il a une approche de la vie trop dépourvue d’émotion pour ça.
Finalement, il voit son intérêt dans ses nouveaux voisins en apprenant qu’Harriet bosse dans un cabinet d’avocat : il compte sur elle pour l’aider dans ses problèmes. Bien sûr, Harriet et son mari sont venus avec un plat que Calvin leur rend ensuite. Il se rend compte au passage qu’ils sont heureux en couple et cela lui pose clairement un problème : il est renvoyé à sa solitude. Cette dernière est justement le sujet de ses conversations épistolaires avec Curtis.
En effet, Curtis lui parle de sa vie de famille – de sa fille et de sa femme. En retour, Calvin lui explique qu’il fait le choix d’être célibataire car il est trop bizarre pour une relation amoureuse. Quand Curtis le remotive à faire au moins un rencard, on voit que Calvin avait peut-être raison. Et en même temps, on sait qu’il trouvera Elizabeth en restant ouvert aux « variables inconnues ». Curtis reste persuadé qu’on ne peut pas être mieux seul et qu’il est important de rester ouvert – mais bon, il a d’autres problèmes qui se greffent à sa vie quand son père tombe malade et refuse d’être soigné, remettant sa santé dans les mains de Dieu.
1951
La correspondance entre Curtis et Calvin continue pendant quelques années, jusqu’à ce que Calvin rencontre Elizabeth. Mon cœur, mon petit cœur ! Cela devrait être interdit de proposer de tels couples et de les séparer si vite. Franchement, il est difficile de ne pas sentir son cœur fondre quand on nous remontre des images du couple heureux.
Alors que Curtis nous explique que son père accepte finalement d’être soigné de son cancer, Calvin, lui, est fou amoureux, au point d’envisager d’acheter une bague de fiançailles à Elizabeth. Qui l’aurait cru ? L’achat de la bague nous le montre encore plus parfait qu’il ne l’était déjà : il raconte à la vendeuse qu’Elizabeth est parfaite à ses yeux. Son discours sur la simplicité et sur le fait qu’Elizabeth aime la simplicité ? C’était simple et efficace.
À Noël, Calvin envisage donc de lui offrir la bague. Cela jette une nouvelle perspective sur leur Noël parfait, avec le chien et toute la solitude à la fac. C’est encore pire d’un coup : Calvin est paralysé par la peur de demander Elizabeth en mariage. Autrement dit : il ne l’a jamais fait alors que ça lui trottait dans la tête pendant un long moment. C’est horrible : on sait déjà qu’il ne le fera jamais et ça rend leur relation encore plus déchirante pour nous.
Bien sûr, l’épisode propose aussi des scènes où Elizabeth et Calvin continuent d’être un couple parfait, qui communique et s’amuse de tout, tout le temps. Ils sont en début de relation et tout ne peut qu’y être parfait, bien sûr, mais… Qu’est-ce que ça donne envie tant de simplicité !
En parallèle, nous continuons de suivre la vie de Curtis. Il s’occupe de son père et donne de nombreux conseils à Calvin, essayant de lui expliquer que le mariage est pour le meilleur et pour le pire. Il n’arrive pas pour autant à apaiser la peur de Calvin : qu’Elizabeth s’enfuit au moment où il la demande en mariage.
Il a également peur qu’Elizabeth ne finisse par voir ses défauts. Cela arrive inévitablement un jour que Calvin s’énerve au laboratoire. Il ne s’énerve pas contre Elizabeth, mais contre un simple assistant qui lui amène le courrier. Il ne supporte pas de voir que le courrier de ses détracteurs continue de lui arriver alors qu’il a demandé à ce que ce soit dirigé directement vers son avocat.
Le voir s’énerver comme ça déstabilise Elizabeth qui ne comprend pas d’où vient le problème. Elle s’enfuit donc du laboratoire et ce n’est que le soir qu’elle en apprend davantage sur Calvin. Celui-ci lui révèle qu’il a été abandonné par ses parents avant qu’ils ne meurent. Les lettres rouvrent donc des blessures, particulièrement quand les gens prétendent être de sa famille. On comprend donc qu’il déteste ses parents et qu’il ne souhaite pas recevoir ces lettres.
Elizabeth le comprend aussi, ne le juge absolument pas d’être heureux de la mort de ses parents, bien au contraire. Et une fois de plus, voilà un Calvin et une Elizabeth qui semblent être le couple parfait – qui sont la perfection incarnée. Nous les retrouvons ensuite qui font un peu de sport ensemble, nous voyons Calvin qui s’excuse auprès de l’employé qu’il a maltraité et, bien sûr, Calvin écrit une dernière lettre à Curtis, le matin de sa mort.
Que c’est atroce et énervant. Nous le voyons se préparer pour le jogging qui va le mener à sa mort. Nous le savons et nous assistons impuissant à ses derniers échanges avec Elizabeth. Ah. Ils savent rouvrir une blessure. Et donc, la bague avait été achetée bien avant qu’Elizabeth ne confie à Calvin qu’elle ne souhaitait pas se marier.
Sa dernière lettre ? Il explique qu’il est heureux avec Elizabeth et qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Bordel, que c’est frustrant de le savoir si heureux le jour de sa mort. Putain de chien qui refuse de traverser la route ! Au moment où Curtis venait s’installer en Californie, en plus ! Et bien sûr, Curtis n’est pas tenu au courant de la mort de son ami épistolaire : il reçoit simplement sa propre lettre en « retour à l’expéditeur ». Horrible. Bien sûr, il apprend sa mort par lui-même, mais il ne réussit jamais à faire le lien de lui-même entre Elizabeth Zott et l’Elizabeth de Calvin. Il n’a pas dû chercher beaucoup tout de même. En même temps, il ne connaît pas du tout Elizabeth. Il ne l’a croisée qu’une fois.
1958
Nous revoilà donc au présent de la série : Curtis rend visite à Elizabeth avec toutes les lettres de Calvin qu’il a toujours gardées. Il ne faut pas longtemps pour qu’ils se comprennent tous les deux : Curtis se rend compte à quel point Elizabeth était parfaite pour Calvin quand il a le même genre de conversation avec elle qu’avec lui.
Elizabeth en profite pour regretter de ne pas avoir connu assez longtemps Calvin (tu m’étonnes) et pour souligner à quel point il lui manque. Malgré tout, elle a peur de céder à sa fille et d’être perturbée par ce qu’elle pourrait découvrir sur le passé de Calvin. Tandis que Mad lit avec attention toutes les lettres de son père, Elizabeth est finalement convaincue par Curtis de se rendre à l’orphelinat St Luke.
Malheureusement, sur place, le prêtre refuse de donner des informations à Mad et Elizabeth. Pourtant, Mad fait une vraie petite enquêtrice et surtout, surtout, il est assez évident qu’il leur ment ; improvisant un soi-disant incendie ayant brûlé les archives. On voit qu’il est affecté par le nom Calvin Evans, on voit bien que c’est un mensonge.
Reste à comprendre pourquoi, mais ce sera le sujet du dernier épisode. Pour y arriver, il nous faut passer par Mad qui s’énerve bien légitimement de cette nouvelle impasse, au point de vouloir fouiller toute la bibliothèque de l’orphelinat. Elle veut une preuve du passage de son père par l’orphelinat et elle finit par la trouver : il a bien emprunté un des livres de la bibliothèque, acheté par la fondation Remsen. Et là, Elizabeth y voit une piste sérieuse : la fondation Remsen, c’est un donateur qu’elle connaît bien.
Par contre, on notera qu’Elizabeth n’est pas bien maligne à chercher tous les livres avec sa fille alors que Calvin était fan de Great Expectations et ne lisait que ça…