Décembre : Conclusion d’un challenge réussi

C’est déjà l’heure du bilan du mois de décembre pour le Challenge Séries 2016… Et oui, il est terminé, ça y est ! Plutôt qu’un simple bilan de décembre, je me suis dit que j’allais vous faire un retour complet sur mon expérience du challenge 2016, histoire de conclure définitivement cette longue et riche année de séries par quelques leçons apprises à mes dépens.

Je me suis lancé dans l’aventure du challenge sur un coup de tête en janvier dernier, quand j’étais seul et abandonné chez moi et que je me suis rendu compte que j’avais réussi l’équivalent du CS2015 sans même en connaître le principe exact. À force d’en entendre parler sur Twitter et via certains amis, je me suis dit qu’il fallait que je tente l’expérience. Popopo, 35 minutes plus tard, j’avais ma liste de douze séries qui, vous le savez, a connu quelques remous, mais j’y reviens dans la suite de l’article. 45 minutes plus tard, j’avais décidé de rouvrir ce blog. Et 1h plus tard, bam, j’étais prêt à me lancer !

Pour l’instant, revenons sur ces douze premiers choix :

– Saison 2 de Catastrophe : 6 épisodes
– Saisons 1 à 5 d’Ally McBeal : 112 épisodes
– Saison 1 de Master of None : 10 épisodes
– Saisons 1 à 3 de The Following : 45 épisodes
– Saison 1 de Jessica Jones : 13 épisodes
– Saisons 3, 5 et 6 d’American Horror Story : 36 épisodes
– Saisons 1 à 9 d’Undressed : 223 épisodes
– Saison 1 de Ministerio del Tiempo : 8 épisodes
– Saisons 1 à 5 de Person of Interest : 103 épisodes
– Saisons 1 à 9 d’One Tree Hill : 166 épisodes
– Saison 1 de Childhood End : 3 épisodes

Et ce challenge m’a apporté quelques belles leçons de vie que je garde en tête avant d’aborder avec vous dans un prochain article mon challenge 2017. Évidemment que je recommence ! Si vous en avez déjà marre de lire cet article, vous avez vu l’essentiel : c’est réussi (malgré 3 switchs) et vous pouvez regardez dans le menu ci-dessus si une série en particulier vous intéresse 😉

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Club de Cuervos (1×01)

Leçon n°1 : À l’impossible nul n’est tenu

Autant vous dire que ça m’a motivé de faire une liste de 12 séries à voir à laquelle je pensais naïvement pouvoir me tenir. Oui, la première leçon du challenge pour moi, c’est que même avec toute la bonne volonté du monde, il n’est pas toujours possible de se tenir à l’impossible : Undressed était une super série mais il faut se rendre à l’évidence, elle n’est pas disponible ; Ministerio del Tiempo était une bonne idée sur le papier, mais elle n’était pas pratique à voir non plus. Et One Tree Hill est un peu de la triche, puisque je l’ai switchée uniquement parce que je n’ai pas pris le temps de le voir faute d’intérêt. La série n’est pas mauvaise, mais j’ai eu les yeux plus gros que le ventre et j’ai beaucoup manqué d’envie, ce qui veut bien dire qu’elle n’est pas non plus géniale !

J’ai donc utilisé 3 switchs :

– Undressed => Saisons 1 à 8 de That ‘70s show : 200 épisodes
– Ministerio => Saisons 1 et 2 de Club de Cuervos : 23 épisodes
– OTH => Saisons 1 et 2 d’Utopia : 6 épisodes

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American Horror Story (S06)

Leçon n°2 : Ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre

Pour valider ce challenge, j’ai donc visionné 557 épisodes, auxquels s’ajoutent :

– 20 épisodes d’Undressed avant le switch
– 60 épisodes d’OTH avant le switch
-10 épisodes de Love dans le cadre d’un mini-défi
– 14 épisodes de Lost & Found dans le cadre d’un mini-défi

661 épisodes dans le cadre du challenge séries 2016, soit une moyenne d’à peu près deux par jour chaque jour, en plus d’une quarantaine (environ) de séries « à la semaine ». Gloups. Finalement, c’est peu, deux épisodes dans une journée. Non ?

Non, vraiment pas, si on en retranche la dizaine de jours qu’il reste pour finir l’année et tous les moments de vacances, les jours sans épisode, etc.

Clairement, je vais viser moins haut pour 2017, car mes études sont légèrement plus impitoyables cette année (et la prochaine probablement, car je doute d’avoir mon concours en mars. On verra, il faut rester positif). Avec tout ça, la baisse de régime sur le blog depuis le mois d’octobre doit quand même vous paraître un peu plus logique, il faut bien que je garde du temps pour étudier ET EN PLUS avoir une vie sociale. C’est la deuxième leçon du challenge : avoir les yeux (beaucoup) moins gros. En 2017, je planifierai un peu mieux tout ça. Reste à savoir si je vais réussir à m’y tenir.

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The Following (S01)

Leçon n°3 : L’habit ne fait pas le moine

La troisième serait donc de ne jamais trop en attendre d’une série, règle qu’il est vraiment bon de se souvenir. J’attendais énormément des saisons 2 de Catastrophe et 1 de Childhood’s End. Elles ne furent que déception : la première loin de ce que j’espérais en terme d’intrigue, la seconde juste loin de tout. Autres déceptions, mais plus prévisibles : Master of None et Love m’ont confirmé que les comédies Netflix n’étaient pas toutes faites pour rire et souvent parfaites pour déprimer. J’ai même envisagé un temps d’écrire un article « Humour & dépression dans les sitcoms », puis j’ai manqué de temps, comme toujours. Ce type d’article d’analyse était pourtant l’une de mes plus grosses envies du blog, j’y reviendrais bien un jour. Cependant, j’ai adoré faire ce challenge car j’ai eu d’excellentes surprises sur des séries que j’imaginais un peu chiantes avant de faire play, comme Jessica Jones, Ally McBeal ou The Man in the High Castle. J’avais ajouté la première parce que Marvel/Netflix quoi, mais après la déception de la saison 1 de Daredevil, je n’attendais vraiment rien. Ally McBeal, je l’ai regardée pour son actrice principale et par curiosité car c’était l’une des séries préférées de ma sœur. TMITHC, j’attendais un bon gros délire SF et finalement, c’était une SF très douce et parfaitement maîtrisée, qui a su rapidement me convaincre. Parmi les meilleures découvertes, je place Club de Cuervos, commencée sur un coup de tête en plein ennui du mois d’Août, en très bonne position, juste derrière Person of Interest. Je pensais que j’allais détester celle-ci dont j’ai revu le pilote trois fois sans accrocher. Finalement, la saison 5 est l’une des meilleures de l’année 2016 et je ne regrette pas d’être resté, dès le départ, pour voir Amy Acker. Il me reste les plus conventionnelles : One Tree Hill n’a recélé aucune surprise (si ce n’est quelques guests et coupes de cheveux improbables), That ‘70s show était ce que j’en attendais, AHS a été égale à elle-même en saisons 3 et 5 (mais fait partie des excellentes surprises pour sa saison 6). Bref, il ne faut jurer de rien, comme dirait l’autre !

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Person of Interest (S02)

Leçon n°4 : La douceur du miel ne console pas la piqûre de l’abeille

Si, si, c’est un proverbe français, je vous jure, il est dans mon dico ! Drôle de titre vous allez me dire, mais c’est pourtant une sacrée belle image qui définit assez bien le rollercoaster d’émotions que j’ai subi avec ce challenge. Il y a des décès dont je ne me suis pas remis, il y a ceux que j’ai vu venir, il y a ceux que j’ai attendu. Il y a la masse terrifiante de violence de The Following et il y a le feel-good d’Ally McBeal, la dépression de Catastrophe et la joie de vivre du Wisconsin de That ‘70s show.

En définitive, il y a surtout beaucoup de déception, déception de ne pas avoir de suite à certaines séries, à commencer par Person Of Interest (dont la fin est peut-être parfaite, si on est imaginatif) et même The Following. Déception de ces séries qui n’auront jamais de fin, et surtout Utopia. Déception de ces séries qui se sont gâchées avec le temps : les dernières saisons d’Ally McBeal, The Following ou That ‘70s show ne sont plus que les ombres d’elles-mêmes et je n’oublie pas, malgré une fin de challenge plutôt très positive, ces déceptions successives. Certes, mes deux dernières saisons vues en décembre se sont révélées toutes deux être excellentes, alors je finis ce challenge en étant hyper-satisfait… mais je n’oublie pas, je ne me console pas des morts de certaines séries (et vous prendrez le mot « morts » dans le sens que vous voulez, autant les persos que la série).

Et puis, dans ce proverbe, j’aime aussi l’image de la piqûre qui me rappelle bien qu’en définitive, je suis addict aux séries et ce n’est pas si bien. Du coup, ça me déprime de savoir que les séries sont mon abeille. Et qu’est-ce que je fais quand je déprime ?

Exactement, je commence une nouvelle série : mon miel. Maintenant, le premier qui me sort une vanne foireuse avec la série AB qui s’appelle Le miel et les abeilles, je lui envoie un essaim dans la tronche. Bisou.

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One Tree Hill (S01)

Leçon n°5 : Qui se ressemble, s’assemble mais les opposés s’attirent aussi.

Ma plus belle leçon du challenge probablement : la blogosphère est méga cool. J’ai commencé ce blog il y a deux ans, mais je ne l’ai jamais tenu avec assiduité à l’époque. J’y parlais de séries, déjà, mais sans vrai plan ni constance, sans promo twitter et en définitive sans grande envie. Le challenge m’a donné la possibilité d’avoir quelque chose à raconter et surtout m’a apporté une petite audience très satisfaisante et surtout sympa. Alors, en définitive, les fans de séries s’assemblent c’est sûr, mais il est cool de découvrir qu’on ne se ressemble pas tous, que parfois nous ne sommes pas d’accord, etc. Il y a des gens que j’ai rencontré via ce blog que je trouve tous hyper sympa, même quand on est pas d’accord (et surtout quand on ne l’est pas d’ailleurs, c’est là qu’on repère les gens fréquentables des autres en général). Je profite de ces quelques lignes pour remercier surtout Yodabor, qui m’a suivi rapidement et qui commente souvent, Ludo, qui m’a même accordé un article sur son blog, ou Tequi, qui m’a proposé un tag auquel je n’ai jamais répondu (pour l’instant, mais je compte bien le retrouver et le faire, promis !).

Et pour conclure cet article, merci à Hellody, évidemment, d’avoir eu l’idée de ce challenge et de l’avoir mis en place ! Je l’ai déjà dit sur Twitter, mais franchement, ce challenge a été une belle occasion de voir des séries que je me gardais de côté depuis années avec l’envie de les voir sans jamais me lancer.

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Jessica Jones (S01)

J’avais beaucoup de temps cette année et c’est avec plaisir que je me suis enfin consacrer à les voir ! Je déborde légèrement sur un article à venir, mais pour 2017, je vais essayer d’être plus raisonnable vu que j’ai un gros emploi du temps… mais une passion est une passion, et je crois bien que je suis passionné de séries !

À très vite pour parler de 2017 donc 😉

That ’70s show (S08)

Avis : C’est parti pour les 22 derniers épisodes de That ‘70s show (déjà/enfin). La série s’est essoufflée dès sa quatrième saison et malgré un renouveau sympa tout au long de la cinquième saison, on ne peut pas dire que ce soit une surprise de voir cette dernière année raccourcie de trois épisodes. Il est largement le temps de conclure les aventures de Forman et compagnie, la septième saison a souffert d’énormes longueurs sur ses débuts (the same old things ?) et il a fallu longtemps avant que la mayonnaise ne prenne.

S’il y a une chose que j’ai retenu des nouvelles saisons de cette série par le passé, c’est qu’il fallait se méfier des apparences (et non, ça n’a rien à voir avec le lancement de la dixième saison de Secret Story que j’ai abondamment commenté sur Twitter la veille de commencer cette saison, désolé). Je m’attends donc à peu de choses, le choix logique serait toutefois de recommencer deux mois plus tard avec un retour d’Eric car il s’ennuyait en Afrique et une Jackie qui revient pour entretenir sa relation avec Hyde ou Kelso.

Avant de commencer, je tiens à dire que je n’ai vraiment pas envie de voir Kelso se remettre avec Jackie, ce serait genre la pire idée du siècle et j’aurais du mal avec la fin de la série si c’est ce qu’ils nous réservent. Jackie et Hyde restent mes personnages préférés. Je ne vois pas d’autres évolutions possibles, si ce n’est un mariage Donna/Eric pour conclure la série. Je suis curieux de voir comment ils vont développer le nouveau personnage introduit en fin de saison dernière, Charlie. Bref, il y a beaucoup de possibilités, donc je ne vais pas trop m’attarder ici et plutôt faire play !

 Note moyenne : 16/20s08.png

Épisode 1 – Bohemian Rhapsody – 20/20
That was an awkward landing. I hope he’s OK.

Awkward? C’est le moindre des mots ! Je m’attendais à beaucoup de choses, mais clairement pas à une saison sans Eric ! Hello Wisconsin ! Le générique fait peau neuve, une fois de plus, et je trouve ça dommage d’oublier l’idée de la voiture. Certes, ça fait bien longtemps qu’on ne la voit plus, mais réunir tout le casting sur la même image était plus sympa. Je l’ai relancé une seconde fois quelques secondes après le visionnage : mon dieu, plus d’Eric ni de Kelso ?! Comment j’ai pu passer à côté d’une info aussi importante ? Le personnage principal s’est barré avant la dernière saison ? Et un autre n’est plus que guest star ? Wow. Il avait tendance à me saouler, j’imagine que ce n’est pas plus mal.
Bref ! Kitty décide d’envoyer une cassette audio à son fils et cela permet une construction différente : l’épisode reprend un mois après le départ d’Eric et offre la possibilité de flashback pour raconter ce qu’il s’est passé, tout en développant ce qu’il se passe aujourd’hui dans la maison Forman. L’idée est bonne et donne l’impression que 40 minutes se sont déroulées alors qu’il n’y en a eu que vingt. C’est très réussi : il y a énormément d’humour (Kitty qui se drogue !), les relations et dynamiques entre personnages sont bien fichues et, à l’exception de Kelso, tous les personnages progressent dans leur continuité avec cet épisode. Bien sûr, Jackie régresse et Fez n’évolue pas, mais c’est sans surprise concernant ces deux-là. Les scénaristes se débarrassent de Charlie quand il aurait pu logiquement remplacer Eric (mais ça n’a pas plu aux fans j’imagine ?) et collent une FEMME à Hyde, au moment où l’espoir d’une réconciliation avec Jackie apparaissait. Très, très bon lancement de saison donc, mené par une Kitty très en forme avec son microphone. Je n’y croyais plus et c’est le départ du personnage principal qui permet aux scénaristes d’écrire un de leurs meilleurs épisodes. Improbable.

Épisode 2 – Somebody to Love – 15/20
This is definitely gooder. Gooder? Yeah that’s a word.

Samantha Hyde reste chez les Forman après avoir fait ses révélations explosives. Steven essaye de récupérer son magasin auprès de Léo pour découvrir que c’est devenu un point de rendez-vous pour hippies. Il reprend donc les choses en main et embauche Randy. Jackie a besoin de se changer les idées et demande l’aide de Donna et Fez dans un bar. Les choses ne se passent toutefois pas comme prévu et elle finit par se torcher dans un bar, ce qui correspond tout à fait à l’âge et au caractère du personnage. Elle finit par montrer un de ses seins à l’ensemble du bar… une expérience comme une autre. L’épisode retombe un peu après le premier, mais ça reste assez drôle et je trouve la transition avec le départ d’Eric vraiment bien géré.

Épisode 3 – You’re My Best Friend – 14/20
Who the hell are you?

Yvette Nicole Brown !! Ok elle n’est pas du Whedonverse, mais eh, elle vient de ma sitcom préférée ! Les garçons organisent une soirée pour Hyde afin de rattraper son enterrement de vie de jeune garçon, et bien sûr ils font ça chez les Forman. Donna en profite pour faire une soirée fille en ayant l’énorme tact d’inviter en même temps Jackie et Samantha. Ca se passe mal des deux côtés : les garçons finissent en cellule et Donna réalise qu’elle n’a aucune raison d’être amie avec Jackie si ce n’est qu’elle n’a pas d’autres amies. C’était sympa. Randy fait ses preuves auprès du groupe et de Red… et Kelso se fait virer. Bon, au moins, je ne peux pas dire que les choses n’avancent pas cette saison. C’est à croire que les scénaristes veulent raconter tout ce qu’il reste à raconter en une saison.

Épisode 4 – Misfire – 15/20
I mean I love you and all but that is the worst idea I have ever have!

Kitty et Red fêtent leur 25 ans de marriage et Kelso en profite pour demander Jackie en mariage. OH HELL TO THE NO. En fait, tout commence 48h avant quand il réalise qu’il veut l’épouser parce qu’il n’a rien dans la vie… et elle non plus. L’épisode est une torture pour Jackie et Kelso qui hésitent tout du long sur la décision à prendre. Kelso la demande donc et elle dit non, ce qui permet une jolie porte de sortie pour Kelso, qui va clairement manquer à la série dans les 18 épisodes restants. J’assiste là à une lente agonie de la série je crois, d’autant que tout indique que Donna est filtrée par Eric qui ne lui téléphone pas et l’expédie en quelques secondes. Pas d’inquiétude, elle a Randy pour la consoler… Humph. Ironiquement, malgré ces départs et cette nostalgie ambiante, la série réussit à maintenir le niveau de ces épisodes pour le moment et la saison semble être une belle manière de dire adieu à ses personnages.

Épisode 5 – Stone Cold Crazy – 19/20
Fez, that’s the dumbest thing I’ve ever heard. Catchy tune, though.

Donna ne lâche pas l’affaire et veut envoyer des photos sexys à Eric, elle demande donc conseil à Samantha, en toute logique, avant de laisser son père se charger de l’envoi à la poste. Tout est dit : les photos sont découvertes par Kitty, puis Red, puis Steven, Randy et Leo qui le vend à Fez qui le donne à Jackie. Cas classique, vu et revu au théâtre, mais qui fonctionne à merveille. Samantha aide ensuite Kitty à apprendre quelques mouvements pour attirer à nouveau l’attention de Red, mais elle réussit seulement à mettre le feu à ses cheveux (et mon dieu que c’est étrange cette nouvelle coupe). Kelso s’étant barré à Chicago, Jackie et Fez deviennent colocataires… Au moment où Fez retrouve Caroline, encore plus déglinguée qu’à l’époque ! L’épisode est ainsi une vraie réussite qui enchaîne trois histoires extrêmement comiques, je ne suis plus habitué.

Épisode 6 – Long Away – 14/20
What? He’s not coming home. Eric broke up with me.

Ce qui devait arriver arriva : Jackie et Fez voient d’un mauvais œil le rapprochement (qui sort presque de nulle part) entre Donna et Randy. Ils décident donc d’envoyer une lettre à Eric. Pendant ce temps, Red se rend à une convention de vétérans avec Léo, pour découvrir que ce dernier en est un aussi. L’épisode joue un peu avec la chronologie puisqu’il se déroule sur deux semaines, mais il permet d’avancer sympathiquement vers autre chose. La séparation Eric/Donna est quand même osée de la part des scénaristes, même si c’était assez prévisible, notamment le fait que ce soit Eric qui la largue avant la lettre de Jackie et Fez. La saison a ses hauts et bas quand même et l’intrigue autour de Léo était pas des plus passionnantes.

Épisode 7 – Fun it – 15/20
What do we do with a stolen clown?

Bon et bien il faut croire que le départ d’Eric et de Kelso ne me gêne pas plus que ça car l’humour est toujours là. Le gang décide de voler le clown d’un restaurant où Randy a décidé de les emmener. L’épisode réussit plutôt bien à réunir tous les personnages autour de cette intrigue un peu tordue par les cheveux, mais ayant une peur irrationnelle des clowns comme Jackie (non quand même, moins poussif que ça), j’ai eu un peu de mal à accrocher. Cela dit, Kitty sauve littéralement ces vingt minutes, une fois de plus, apportant tout l’humour nécessaire, secondée par Red et une Jackie hystérique. Celle-ci n’étant jamais aussi drôle que quand elle est hystérique.

Épisode 8 – Good Company – 15/20
So you see not telling each other what they don’t want to hear is what a family is about.

Fez couche avec une de ses clients au salon de coiffure, qui s’avère être aussi une ancienne amie (ennemie) de Kitty. Pas de chance : tout le gang le sait et Kitty finit par le découvrir quand elle les voit s’embrasser. Elle se sent trahie par Fez, surtout quand celui-ci lui répond qu’elle n’est pas sa mère. Ah lala. Autrement, c’est l’anniversaire de Donna et personne ne sait quoi lui offrir, même si Randy souhaite vraiment que ce soit quelque chose de cool comme elle. Les scénaristes ne sont pas du tout en train de forcer les choses. C’était sympa de voir se développe la relation Kitty/Fez, en tout cas, la voir reconnue pour ce qu’elle est par les personnages. L’épisode avait quelques bonnes blagues, mais n’était toutefois pas exceptionnel pour autant, comme souvent avec cette série.

Épisode 9 – Who Needs You ? – 13/20
You hear that Point Place? Randy Pearson loves little boy.

Jackie nettoie tout l’appartement mais a la bonne idée de s’endormir pendant qu’elle fait couler son bain… brillante idée Jackie. Pendant ce temps, Hyde et Samantha (oui, elle est miraculeusement revenue) emménage à l’étage des Forman puisqu’il y a de la place et Donna fait une collecte pour la radio… qui ne fonctionne pas. L’épisode fonctionne peu, malgré des retours de guests plutôt réussis et cools. La conclusion des différentes intrigues est réussies, à l’exception de celle de Donna qui sort tout droit sortie du cercle de Steven/Kelso/Eric et Fez. Bref, un moment de divertissement sans plus.

Épisode 10 – Sweet Lady – 11/20
Well hello crazy girl talking into a hairbrush

Jackie décide de trouver un travail et, quand elle voit son idole télé au salon de coiffure de Fez, elle espère pouvoir travailler pour elle… Elle finira assistante/larbin et sera joyeuse de l’être, alors que bon… De son côté, Steven est amené par Red à une soirée entre vieux mariés qui ne se passe pas au mieux, sans surprise. Aïe, la série s’enlise vraiment et la relation Donna/Randy ne fonctionne pas comme elle devrait. Les scénaristes veulent nous les vendre comme mignons ensemble, mais ça ne prend pas du tout, c’est limite angoissant de voir Donna flipper que Randy veuille coucher avec elle à la soirée où il l’emmène alors que ce n’est pas le cas. Prévisible et pas ouf, on commence à s’enfoncer vraiment bas dans cette saison, c’est dommage.

Épisode 11 – Good Old Fashioned Lover Boy – 14/20
– Holy macaroni, it’s Jackie ! I know someone who’s on TV.
– What do you know? It really is an idiot box!

Jackie a donc un nouveau travail et ça occupe bien les ¾ de l’épisode, on sent que Mila Kunis attire les audiences, entre son rôle-titre dans le générique et son omniprésence cette saison. Tant mieux, j’adore son personnage. Toute son intrigue est assez prévisible avec les cookies de Kitty qu’elle fait passer pour les siens. Bon, le reste est bien moins bon et se concentre à nouveau sur la vie romantique de Donna puisque Léo est amoureux d’elle. J’en arrive presque à trouver que Kelso et Eric manquent, pour la première fois. Le cadre du show a beau être constitué des mêmes lieux et ambiances, on sent bien l’univers qui change et les scénaristes qui rament sur certaines dynamiques ! Un peu dommage, même si cet épisode est légèrement mieux.

Épisode 12 – Killer Queen – 16/20
You’re gonna get fired, you’re gonna get fired

Pfiou, à entendre le générique je commence déjà à être nostalgique de me dire qu’il ne m’en reste plus que dix à entendre ! Bref, Jackie continue d’être torturée par sa boss bipolaire au boulot (au point d’en arriver à embrasser Fez à la télé quand même) et à l’approche de la Saint Valentin, Red explique à Steven qu’il garde secrètement des cadeaux pour Kitty dans le sous-sol… Comme par hasard, le cadeau en question disparaît. Enfin, Donna aimerait que Randy l’emmène en rencard et finit par lui proposer, mais celui-ci a déjà des plans avec une autre fille. Du coup, il lui demande de l’aide pour préparer le rencard qui, oh surprise, s’avère être avec elle… Toute cette lourdeur des scénaristes ! Quant à Jackie, elle est finalement virée, dommage.
PS : À noter, en 2016, cet épisode est un peu moins fun quand il est question d’un 13 novembre ou quand Jackie et Fez nous sortent une réplique de La Reine des Neiges, mais bon.

Épisode 13 – Spread Your Wings – 16/20
It’s all a part of making Eric’s room less girly.

Les Forman décident de reconvertir la chambre d’Eric, ce qui sent bon l’épisode nostalgique, avec pour twist que Steven y a quelque chose à récupérer. Donna est enfin passée à l’étape rencard avec Randy et tout le monde les surprend, mais comme je le disais : épisode nostalgique, donc elle lui en fait voir de toutes les couleurs. Loin de tout ça, Fez fait embaucher Jackie comme femme de ménage au salon de coiffure et ment à ses collègues sur sa folle vie privée pour obtenir un rencard. Les choses avancent enfin un peu, même Kitty est au courant pour Donna et Randy !

Épisode 14 – Son & Daughter – 17/20
Oh look Red this egg is kinda shape like Randy’s head… and now it’s trashed just like Donna.

Le père de Steven est de retour et a besoin de son fils pour garder sa maison : bref, tout le gang se retrouve dans une riche maison. Ca change un peu le décor au moins, mais l’évidente fête qui s’y déroule est à peine montrée. C’est le lendemain que Steven casse la guitare de son père. Kitty est encore énervée après Donna, malgré les excuses de cette dernière. Une fois de plus, Kitty est de loin la plus géniale dans cet épisode, s’en prenant même à un Red qui essaye de défendre Randy et Donna, avant d’empirer la situation avec l’ex-rouquine. L’épisode était franchement bon, avec un bon humour d’un bout à l’autre et des moments sympas pour tous les personnages.

Épisode 15 – Keep Yourself Alive – 17/20
I had a good reason to throw up: I was drunk.

L’épisode commence sur le retour de soirée de l’ensemble du casting, minus Bob. Voilà un nouveau moment nostalgique pour la fin de la série, l’ensemble du casting réunit dans une même voiture. Bien sûr, ça finit mal : Fez perd la bague de fiançailles de Kitty. Du coup, Kitty & Red rentrent chez eux pour que Kitty puisse boire et les jeunes restent à chercher la bague. C’est un autre excellent épisode qui réunit le casting autour de la même intrigue à travers plusieurs sous-intrigues : Kitty apprend que sa bague n’a rien coûté, Jackie tombe dans l’eau à cause de Steven avec qui elle va clairement elle se remettre dans un futur proche, Donna pisse dans les buissons et Fez boit la pisse de son poisson. Franchement, très très bon.

Épisode 16 – My Fairy King – 14/20
I can explain this. You’re both my husband.

Fez a désormais une petite amie et Samantha (qui comme toujours dans That ‘70s show réapparaît de nulle part comme si elle avait toujours été là) a un second mari. Comme par hasard : c’est un bon plan pour annuler un mariage très embêtant. Et en plus, c’est fait hors-caméra ! Pendant ce temps, Jackie déprime d’être célibataire et fait une liste des qualités qu’elle recherche, ce qui l’amène à considérer Fez comme petit-ami parfait. Oh mon dieu, je refuse. Quant à Red, son magasin n’attire pas les foules et il parvient à le vendre pour un bon prix : c’est l’heure de la retraite. Oh, ça sent la vente de la maison et le départ des Forman dans les épisodes finaux…

Épisode 17 – Crazy Little Thing Called Love – 16/20
Are you sure you like Fez? I mean… Think of all the things you said about him over the years?

Red s’ennuie à la retraite, ça promet, et Hyde lui propose de travailler un peu pour lui. Red se tue alors à la tâche en se rajoutant du travail et en se montrant hyperactif. De son côté, Jackie se sent vraiment amoureuse de Fez. Non, mais juste non, c’est comme la copine actuelle de Fez : ça sort trop de nulle part. Ce n’est pas ce que j’attendais des deux dernières heures de la série, mais voir Jackie chez le psy, c’est parfait, autant que Donna et Kitty. Ce personnage de psy est une belle réussite. L’épisode est vraiment sympa, même s’il est hors de question de voir Jackie finir avec Fez !

Épisode 18 – We Will Rock You – 16/20
Jackie Burkhart and I are in love… with disco.

Hyde organise un feu de joie pour détruire des vinyles disco, ce qui réunit tous les jeunes du casting, soit parce qu’ils sont contre (Fez et Jackie), soit parce qu’ils sont pour. Donna découvre le passé de Randy et est choquée de découvrir qu’il a eu un sacré nombre de petites amies. Jackie se fait un peu maltraiter par ses sentiments pour Fez qui ne se rend pas compte du mal qu’il lui fait. Comment le pourrait-il ? Côté adulte, Kitty invite les nouveaux voisins et découvre au passage qu’ils sont gays… Ce que Red met un peu plus de temps à percuter. L’intrigue est marrante et joue à fond des clichés.

Épisode 19 – Sheer Heart Attack – 15/20
Caroline? I haven’t seen you since you tried to kill us.

Jackie vit de plus en plus mal sa colocation avec Fez qui s’est transformé pendant la saison, allez savoir comment, en womanizer. Heureusement, cependant, il se décide à n’aimer plus qu’une seule fille et Kitty est sûre qu’il s’agit de Jackie, donc elle lui dit. Évidemment, elle se trompe à peu près autant que Randy qui pense Fez gay : Fez est amoureux de Caroline qui est encore et toujours cinglée. Jackie se console avec la bouffe un temps, puis confesse son amour. Dans une intrigue moins marrante/importante, Hyde et Red décident de vendre les pilules pour le cœur de ce dernier, qui servent de drogue… Pourquoi ? Comment ? Red ?! C’était un peu trop en-dehors du caractère du personnage pour être parfaitement crédible

Épisode 20 – Leaving Home Ain’t Easy – 18/20
Look what she wrote on the side “Fez has a tiny…” I DO NOT!

Jackie décide de prendre sa revanche sur Fez qui a rejeté son amour alors que, de son côté, Bob décide de vendre sa maison et déménager en Floride. Quand Red en profite pour se moquer de lui une fois de plus, les choses dégénèrent et Bob finit par éclater en insultes envers Red, avant de lui proposer de co-gérer son futur magasin. C’était tellement obligé ce départ des Forman pour conclure la série. Oh, je ne suis émotionnellement pas prêt. Donna ne veut bien sûr pas déménager, mais Bob a vendu la maison, elle décide donc d’emménager avec Randy, ignorant tout de la violente destruction mutuelle qui se déroule entre Fez et Jackie. Randy continue de se révéler de plus en plus décevant pour Donna et elle flippe totalement à l’idée de s’engager, préférant finalement rompre et partir à l’université. Cet épisode prépare vraiment bien le terrain pour la fin de la série et c’est franchement difficile de voir toutes les intrigues et dynamiques imploser les unes après les autres. Excellent épisode donc.

Épisode 21 – Love of My Life – 18/20
I guess the four of us will never sit here together again

C’est au tour de Steven de voir sa vie chambouler : son père vend le magasin et le prévient par courrier. Fez ramène son meilleur ami d’enfance à Point Place et il s’avère bien surprenant niveau origines. C’est bien étrange de choisir l’avant dernier épisode de la série pour introduire ce personnage, mais c’est une bonne excuse pour montrer Hyde abuser de la drogue et décider d’arrêter tout en donnant une explication au possible départ de Fez. De leur côté, les Forman vendent la maison : c’est Red qui se charge des visites car Kitty va travailler (pour genre la première fois de la saison) et évidemment ça se passe de manière bien drôle. La visite par Kitty est cela dit encore mieux : un long monologue brillant et plein d’émotion parfaitement interprété, un peu comme le moment d’angoisse de Steven comprenant tout ce qui est en train de se passer. Bon, OK, je sais, cet épisode a dû mal rester pleinement drôle puisque la fin approche, mais le niveau émotionnel atteint est digne d’une série qui a tenu huit ans, malgré l’absence de deux de ses personnages principaux et des dynamiques modifiées à la dernière minute. La saison s’en sort bien malgré tout, compensant vraiment beaucoup de défauts.

Épisode 22 – That ‘70s Finale – 20/20
Red this is my home, I don’t wanna go.

Hello Wisconsin ! Comment ça pas de générique ?! C’est honteux, j’attendais un dernier générique remodifié. L’épisode prend le parti des flashbacks des huit dernières saisons pour redonner un bon élan de nostalgie. Cependant, pour ses dernières vingt minutes, That ‘70s show a beaucoup à offrir ! En ce 31 décembre 1979 (faut m’expliquer, ils étaient en 76 dans les premières saisons), Fez et Jackie ne parviennent pas à s’embrasser, Kitty ne veut plus déménager, Kelso revient pour tomber du château d’eau (et dire burn !), Donna ne part pas à l’université, Red dit finalement I love you et… Eric rate son avion. L’épisode est un beau mélange d’émotions, avec de vraies bonnes blagues. Je suis peut-être trop indulgent parce que c’est le dernier épisode, mais il était ouf, laissant juste assez de temps d’écran à chaque personnage. On n’aura finalement pas le droit à la moindre seconde des années 80, avec une très belle fin pour ce groupe. La fin est plus ouverte que jamais : ces personnages ne quitteront jamais Point Place, c’est nous qui les quittons. s082.png

EN BREF – Une saison conclusive pas évidente pour les scénaristes, avec le départ d’Eric et de Kelso à gérer. Dans l’ensemble, il y a les longueurs habituelles et un travail de dingue qui permet de compenser de nombreux défauts. Cette saison a permis de renforcer pas mal de choses, à commencer par le personnage de Kitty. Sur la toute fin, je ne dirais pas qu’elle est parfaite malgré cette note excellente : c’est une fin ouverte, qui nous invite à contempler le chemin parcouru par les personnages grâce aux flashbacks. Aucune route n’est vraiment achevée : ce qui s’achève, ce sont les ‘70s. Si je ne suis pas convaincu par Fez/Jackie, je suis content qu’elle ne finisse pas avec Michael, ce qui aurait fait céder la série à la pression d’une routine américaine qui veut que les premiers couples d’une série soient ceux qui terminent ensemble à la toute fin. C’est certes le cas d’Eric et Donna, mais il faut reconnaître qu’il n’y a rien qui aurait justifié de les garder séparés après ces huit saisons. Alors oui, il y a eu des défauts tout au long du chemin de ces huit saisons, mais dans l’ensemble, cette saison conclut bien les aventures Forman.

Je suis heureux d’avoir intégré cette série à mon challenge car je ne la connaissais que peu et n’en connaissais que bien peu de spoilers, je ne savais même pas qu’Eric n’était pas dans la dernière saison quoi ! J’avoue toutefois que j’avais déjà vu la dernière scène dans un dossier Allociné sur les fins de série, il y a très très longtemps et que ça m’est revenu quand j’ai vu les filles descendre au sous-sol. Voilà, une nouvelle série terminée pour le challenge, il me reste à aller imaginer la suite des intrigues de ces personnages dans ma tête et à vous dire… Goodbye Wisconsin !

Person of Interest : du Bad Code au God Mode

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C’est triste, mais il faut bien s’y résoudre : Person of Interest est désormais terminée, nous n’aurons plus jamais un seul inédit à nous mettre sous la dent. Il est donc (déjà) l’heure de faire un grand bilan/analyse sur la série et de se demander ce que l’on retiendra de POI.

Cet article est un peu dans la même veine que celui que j’avais écrit sur The Following, il s’adresse avant tout aux grands nostalgiques (de maintenant… ou qui passeront dans un an). En ce qui me concerne, je n’ai commencé la série qu’en mars et autant dit qu’avoir englouti autant d’épisodes en si peu de temps, ça marque. Il fallait bien que j’en parle.

Dans cet article, je reviens donc sur les cinq saisons de cette série et j’essaye de montrer pourquoi la série m’ennuyait tant à ses débuts (Bad Code) et comment elle est devenue aussi parfaite sur sa fin (God Mode). C’est donc une méga-synthèse des différents articles que j’ai déjà pu rédiger sur la série (vous trouverez les liens dans l’article, n’hésitez pas à y jeter un œil si vous êtes vraiment en deuil de la série), à l’exception bien sûr de l’article marathon, qui n’est jamais qu’un jeu (d’alcool).

 Oui, l’article va évoquer les cinq saisons et les ultimes minutes de la série, mais j’indiquerai au fur et à mesure des paragraphes les saisons dont il est question, pour éviter les spoilers 😉

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Une lente mise en place

Person of Interest a débuté en septembre 2011, dix années tout juste après les terribles attentats du 11 septembre et l’obsession sécuritaire qui s’est emparée des États-Unis, marquant profondément le pays. Il n’est pas donc si étonnant de voir cette série sur une machine surpuissante débarquer à la télévision américaine, dans un contexte qui en fait une Machine (avec la majuscule s’il vous plaît) capable de protéger les citoyens. Bon, on ne va pas se mentir, si vous n’avez jamais regardé la série, il est temps d’arrêter votre lecture. Pour les autres, on va pour l’instant longuement parler de la saison 1, parce que c’est un peu la base, accrochez vos ceintures !

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Numbers of the week : un procedural post-attentat

Il faut dire les choses comme elles sont : la saison 1 (dont j’ai commenté les épisodes dans cet article) n’est pas franchement des plus réussies, ni des plus abouties. Les idées sont là, mais la partie science-fiction n’est pas traitée, mise de côté la majorité du temps au profit d’une enquête de la semaine. Il y a bien sûr le suspens interminable et répétitif de savoir si le « client » de la semaine est du côté des gentils (victim) ou des méchants (perpetrator) et il y a quelques trames de fond (Elias, le passé de John) dont les graines sont plantées ici et là au hasard des épisodes. Cependant, aucun doute possible : l’idée n’est pas de prendre la tête du spectateur avec des problématiques complexes, juste de lui permettre de voir une intrigue complétée en quarante minutes, à la manière des Experts ou de NCIS (cette dernière s’étant, elle aussi, complexifiée avec le temps dans des intrigues par saison).

À nouveau, cette obsession de l’intrigue bouclée est assez facilement rattachable à l’obsession sécuritaire post-attentat. Il est cool de se dire que notre destin est surveillé par une Machine et une équipe (un duo, aidé d’un flic corrompu) qui ne perd jamais (ou si peu). Et la série s’enferme là-dedans sur l’ensemble de sa première saison, sans particulièrement chercher à sortir du schéma du procedural, qu’elle maîtrise parfaitement. Oui, mais voilà, elle a le potentiel d’être beaucoup plus que cela, ça se sent, et ça donne une impression de gâchis par moment – et encore plus quand on voit ce qu’elle devient ensuite (mais eh ! j’ai dit que je préviendrais en cas de spoilers, donc hop, passons au paragraphe suivant !).

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Des personnages sous-exploités ?

Cela pourrait suffire à servir une série un peu moyenne, mais le problème ce que bien souvent les personnages sont sous-exploités dans la série. Ils sont là, c’est vrai, mais leur personnalité est assez « plate ». Ce n’est probablement pas le bon mot, je devrais peut-être en resté à « convenue ». Ces personnages ne surprennent pas, n’échangent pas vraiment sur leur vie (combien d’épisodes avant qu’Harold et Reese n’entretiennent une relation amicale ?). Carter les traque sans qu’on en découvre beaucoup plus sur elle (jusqu’à cet épisode où l’on découvre qu’elle a un fils qui sera ensuite toujours éclipsé et laissé de côté, un peu comme pour Fusco), Fusco justement n’est qu’un flic corrompu pris dans un engrenage qui le dépasse totalement, John est le super-héros américain que rien n’arrête et qui réussit toujours tout ce qu’il entreprend (y compris la drague, sinon c’est pas drôle) et Harold est le plus mystérieux, mais est souvent réduit au personnage du geek. Le vrai problème dans tout ça, c’est que les personnages n’ont que peu l’occasion de se rencontrer et le sentiment d’équipe n’est du coup pas du tout créé au cours de cette saison : nous avons des loups solitaires avec une mission commune, mais ça s’arrête là.

Lors de rares occasions, les personnages se voient un peu plus développés, le plus souvent par des cliffhangers ou le retour de « réguliers », comme Zoe Morgan. Seulement, ça ne dure jamais plus d’un épisode, la série fait souvent marche arrière. Ce qu’il manque surtout, c’est un enjeu un peu plus grand que le numéro de la semaine et des dialogues bien travaillés… Ce qui arrive ! Attention, nous allons maintenant passer à la fin de saison 1… et début de la 2.

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La mise en place de la sérialité : comment Root a sauvé la série

Le premier épisode qui introduit Root dans Person of Interest est très mystérieux : il ne s’agit alors que d’une hackeuse particulièrement douée qui connaît l’identité d’Harold… et qui est oubliée pendant un peu moins d’une dizaine d’épisodes après son introduction. Elle revient enfin pour le dernier épisode de la saison et en constitue le twist final, qui laisse John perdu dans la rue à décrocher le téléphone à la place de la Machine. Je ne sais pas bien si c’est conscient de la part des scénaristes, mais dès lors le personnage de Root devient iconique : sans être méchante, elle parvient à mettre nos héros si parfaits en échec. Et c’est tout ce dont avait besoin la série : un antagoniste à la hauteur, mais vraiment à la hauteur.

Avec elle, Root introduit surtout une grosse part de la mythologie de la série. Elle prend la Machine pour une déesse, la considérant comme une entité à laquelle on peut parler et dont on peut se servir – ou plutôt dont elle peut être le corps. Les premiers épisodes de la saison 2 (commentés par-là) sont plein de concepts autour de la Machine et du fameux « bad code », qui permettent de totalement changer la dynamique de la série… et surtout d’en faire une série, avec des épisodes qui se suivent (les deux premiers de cette saison notamment). Cette sérialité nouvelle permet aussi de développer au mieux les personnages, notamment Finch qui se voit attribuer un passé romantique.

Malheureusement, les producteurs ont vendu un procedural et c’est donc à cette forme qu’ils se tiennent. Attention, il n’y a théoriquement pas de mal à faire un procedural, c’est juste pas du tout mon type de série et, du coup, pas du tout les meilleurs moments de la série. Oui, sauf que les scénaristes semblent être un peu de mon avis et chaque fois que Root revient c’est en amenant avec elle un humour que la série n’a pas habituellement et tellement, tellement de bons moments qui transcendent les intrigues de la semaine qu’on nous sert habituellement. Dit autrement : elle sauve littéralement la série de l’ennui et de la routine dans lequel elle s’était installée malgré elle, au même titre que Zoe Morgan et Leon Tao… mais seulement elle le fait mieux, parce qu’elle parle à la Machine, parce qu’elle a son God Mode et que la Machine semble la comprendre et lui répondre…

Dans la suite de l’article, je vais traiter des saisons 2 et 3, vous êtes prévenus, arrêtez-vous si vous n’êtes pas à jour.

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Faire de la Machine un personnage

Ce sont au cours des saisons 2 et 3 que la série parvient à accomplir ce qu’elle avait toujours tenté de faire sans jamais y parvenir : devenir une série suivie, tout en gardant assez le format du procedural pour continuer de convaincre la chaîne. Tout cela se fait parce que la Machine n’est plus simplement une entité neutre qui nous permet d’accéder au passé, mais parce qu’elle devient peu à peu un personnage central d’un show qui se réinvente.

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Tirer un trait sur le passé

Cependant, pour parvenir à se réinventer de la sorte, la série a dû faire quelque chose de bien difficile : tirer un trait sur le passé. Cela a commencé par les disparitions de Zoe et Leon, ou plutôt par leur absence de plus en plus prolongée. Puis, toute une intrigue s’est terminée autour du passé de John, sans crier gare. La série s’est peu à peu développée pour devenir autre chose, grâce à Root et au développement qu’elle a apportée concernant la Machine. La Machine est en effet devenue un personnage à part entière, avec ses caprices et bugs. La série était donc prête pour l’introduction d’un nouveau personnage, de la manière la plus étrange qui soit : un épisode spécial.

Le 2×16 nous présente donc le personnage de Sameen Shaw, qui s’apprête à devenir l’un des éléments-clé de la composition de la série. Cet épisode se centre uniquement sur son personnage, introduisant relativement tard en son sein les personnages principaux. Et surtout, c’est un épisode qui fait en sorte que Shaw rencontre toutes les cartes importantes, y compris Root, dans une scène de torture au fer à repasser absolument magique (je ne pense pas qu’on puisse me contredire là-dessus). Ce nouveau personnage n’est pas immédiatement présenté comme une partie de l’équipe, elle va, elle vient, mais elle est toujours là quand on a besoin d’elle. Elle a son caractère bien trempé et bien à elle, mais aussi et surtout ses répliques cinglantes. Au même titre que Root, elle ajoute une bonne dose d’humour à la série qui en a bien besoin.

Tout cela n’est pas encore tout à fait suffisant pour faire peau neuve. Les scénaristes le savent bien… et ils décident alors de sacrifier le personnage de Carter, tout en marquant la fin de l’intrigue HR. Et ça fonctionne, d’autant plus que tout cela se fait en début de saison (épisodes 8 et 9, commentés dans l’article sur cette déjà bien meilleure saison 3), dans des épisodes généralement totalement banal et pas marquants à ce point. Ces deux épisodes sont absolument dingues et plein de surprises, jusqu’au couple Carter/Reese, qui aurait pu être attendu à une autre époque, mais que je ne voyais même pas ensemble quand il finit par arriver. Bref, avec cette mort violente, la série tourne définitivement la page du passé et se lance à la poursuite d’autre chose… ses racines (pun intended) « mythologiques » et totalement bercées par la SF !

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Shoot : un fil rouge efficace

Le reste de la saison 3 et le début de la 4 (attention spoilers et commentaires sur la saison 4) a alors été marqué par un relatif retour à la normal. Les enquêtes reprennent assez vite leur banalité une fois le meurtre de Carter élucidé. Oui, mais dès l’épisode qui suit cette fusillade imprévue en pleine rue, Shaw et Root reprennent leur flirt de manière plus flagrante encore que lors de leur rencontre autour d’un fer à repasser. Cela fait déjà une dizaine d’épisodes que ça dure, mais ça s’accélère quand il s’agit de venger Carter. La scène est marquante, Root avec ses deux pistolets, aidée de la Machine et encadrée par Fusco et Shaw… La série possède là une nouvelle base hautement sexy et beaucoup plus scénarisée à long terme.

Oui, Person of Interest décide de nous montrer deux personnages de femmes fortes qui, en plus, en pincent l’une pour l’autre, dans une relation toujours esquissée de manière subtile dans des dialogues de drague un peu lourde aux moments les plus inopportuns. À partir de là, l’attache aux personnages est totalement différente de ce qu’elle avait pu être auparavant : les interactions et dynamiques prennent le dessus sur les missions à de nombreuses reprises. Dorénavant, on assiste aussi à une évolution des relations entre les protagonistes de la série, qui ne se contentent plus de sauver simplement leur numéro du jour… Surtout en début de saison 4 où chacun est séparé et vit sous couverture.

En d’autres termes, le couple Shaw/Root devient un fil rouge que l’on retrouve dans une majorité d’épisodes et qui a une importance toute particulière, aux côtés des développements qui voient le jour avec Samaritan. Parce que, oui, avoir des personnages forts qui interagissent enfin ne suffisait pas et les scénaristes ont su renouveler la série avec un nouvel ennemi qui allait aider à définitivement renverser les bases de la série et la faire rentrer dans sa maturité la plus totale et la plus cool. Le renouvellement se fait aussi par ce principe des couvertures que doivent assurer les personnages et qui fait que seule la Machine reste un personnage inchangé en début de saison 4. Elle permet la transition vers une série très différente, avec une nouvelle base et un nouveau QG.

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La première simulation 

Cette intrigue et ce fil rouge nous amènent en effet à l’écriture du meilleur épisode de la série – ou en tout cas d’un des meilleurs, le 4×11. En effet, au cours de celui-ci, l’équipe Machine se retrouve dans une situation intenable lors de laquelle tout espoir semble perdu d’avance. Root demande alors l’aide de la machine qui va calculer tout un tas de simulations pour tenter de sauver ses alliés. Cet épisode démontre toute l’évolution de la série de la meilleure des manières possibles : la Machine est notre point d’entrée dans l’épisode. C’est le personnage principal de l’épisode, celui dont nous suivons le point de vue, de scènes en scènes, découvrant son désespoir de ne pouvoir gagner comme lors de cette partie d’échec contre Harold et son humour particulier (le baiser entre Root et Fusco).

Mieux encore, la simulation permet l’étude des relations humaines développées comme jamais avant dans les quatre saisons : la relation père/fille entre Harold et sa Machine, le couple Shoot, la relation de Reese avec ses co-équipiers, la place particulière de Fusco, tout est étudié minutieusement dans les simulations de la Machine.

Le calcul des probabilités nous fait trembler en tant que spectateurs car l’on sent bien que cet épisode n’est pas comme les autres : c’est la première fois qu’on découvre autant le fonctionnement de la Machine et la menace plane tout au long de l’épisode. Cela nous mène inévitablement à l’une des scènes les plus atroces (aux côtés de celle de la mort de Carter) où Shaw se sacrifie pour sauver l’équipe, après avoir finalement cédé aux avances de Root. Inattendu baiser attendu pendant des heures, cette scène nous retire tout le plaisir de voir ces deux personnages enfin ensemble et commence une ère bien sombre pour la série.

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« We might as well be a symphony »

Alors que la série a pris un temps monstre à se développer pour devenir autre chose, les audiences n’ont cessé de chuter. C’est peut-être pour ça que les scénaristes décident étrangement de faire ce qui s’apparente à une marche arrière dans la deuxième partie de la saison 4…

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L’interminable recherche de Shaw

Interminable est un euphémisme à ce stade ! Root passe deux ou trois épisodes à ne chercher que Shaw, révélant un côté vengeur qu’on ne lui connaissait pas encore si développé et gagnant définitivement le cœur des fans quand ce n’était pas encore fait. Oui, mais voilà, l’actrice est enceinte et ne peut pas revenir de sitôt. Samaritan la garde donc en otage et nous n’en saurons pas plus. Quant à Root, il est évident qu’elle continue à la chercher et à servir la Machine jusqu’à ce qu’elle ait ses réponses. Normal.

La recherche de Shaw devient un fil secondaire de la saison 4, qui devient même par moment tertiaire. Nous revenons aux épisodes lambdas sur des numéros sauvés par un John et un Harold qui n’interagissent plus vraiment après la perte de leur(s) alliée(s). C’est extrêmement dur à supporter et regarder quand on sait ce que la série est capable de faire quand elle est en forme. Oui, mais voilà, c’est peut-être aussi un effet voulu de la part des scénaristes, de montrer que les bases de la série ne sont pas oubliées. Surtout, les scénaristes nous sèment des indices, exactement comme au cours des deux premières saisons, indices qui sont destinés à nous mettre sur la piste de ce que sera la dernière saison, qui a elle aussi son article consacré, évidemment.

Alors oui, la deuxième partie de la saison 4 est longue, mais elle permet aussi de se rendre compte des progrès de la série et du caractère essentiel de Shaw et Root dans l’équipe. John & Harold semblent galérer à tous les deux et le conflit avec Samaritan se profilent, étant toujours plus menaçant à l’horizon, horizon qui se rapproche bien vite sur la fin de saison.

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Une série qui exploite pleinement son potentiel

Tout cela nous fait arriver au début de la saison 5 dans laquelle la Machine est finalement cassée, non fonctionnelle. La situation se renverse totalement, c’est l’équipe qui s’occupe désormais de la Machine et non la Machine qui s’occupe de les envoyer en mission. Cela fonctionne très bien, malgré l’absence de Shaw toujours. Avoir ce but commun rapproche notre équipe qui sait mener un combat qui ne peut que mal finir pour eux.

C’est dans cette saison 5 que les scénaristes dévoilent tout le potentiel de ce qu’ils ont entre les mains avec l’affrontement de ces deux machines que sont Samaritan et la Machine. L’une et l’autre sont capables de calculs que le cerveau humain ne peut accomplir et permettent donc des simulations qui remettent tout en question et permettent toujours une exploration plus en profondeur des personnages. Le retour tant attendu de Shaw se fait selon ce principe de simulation, nous permettant de découvrir mieux que jamais la vision du personnage et ses sentiments, mais aussi de comprendre la torture qu’elle subit. De simulation en simulation, c’est son réel qui est détruit peu à peu, puisqu’elle se sent perdue dans une suite de simulation. Inception ? Un peu, oui.

Le spectateur est peu à peu perdu lui aussi dans les simulations que subit Shaw. Chacune de ses scènes est surplombée d’un énorme « ET SI ? » aussi désagréable qu’il est brillant. Les scénaristes jouent avec les possibilités, avec les scénarios, avec les personnages et tout cela est purement le « God Mode » qu’on nous vendait en saison 2. Oui, les scénaristes ont atteint le God Mode, ils peuvent nous amener où ils veulent, dans une direction que l’on veut voir (Shoot) pour mieux nous la retirer aussitôt. Tous les personnages se complètent à merveille dans cette saison, les sacrifices s’enchaînent et ne se ressemblent pas. L’ajout des simulations, découvertes en saison 4, à l’écriture de la série fait exploser son potentiel au grand jour.

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Le dernier arc : un renouvellement assuré.

La série se lance alors, lorsque Shaw retrouve enfin l’équipe dans un épisode qui paraît presque bâclé après tant d’attente et de simulations, dans son ultime arc. Évidemment, cet arc commence presque immédiatement par la mort de Root, que l’on sentait venir depuis le début de saison, une fin heureuse ne semblant pas trop crédible à la fois pour le personnage et la série. Cette mort permet de donner une voix à la Machine qui devient, encore plus qu’avant, un personnage à part entière du casting, avec ses motivations et ses secrets.

Les derniers épisodes nous révèlent alors que la Machine a mise en place une autre équipe (au moins) constituée des anciens numéros qui furent secourus par Reese et Finch tout au long des cinq saisons. Le renouvellement de la série est assuré : même en cas de défaite, le spectateur sait que la protection et le combat continuent. C’est une trouvaille parfaite, qui permet d’imaginer Zoe et Leon continuer à faire le même boulot de leur côté et de donner un peu d’espoir dans une fin très sombre.

Tout cela se fait sans perdre pour autant de vue les simulations qui ont permis de créer tant de suspens et de grands moments tout au long de la saison 5. Finch envisage d’arrêter définitivement sa machine et de dernières simulations nous permettent de découvrir ce que chacun aurait fait sans l’existence de la Machine, et ce n’est pas bien consolant de savoir qu’ils auraient tous mal fini. Harold désactive finalement son bébé et cela nous permet d’atteindre les adieux ultimes…

Sans grande surprise, le dernier épisode voit la Machine agoniser et l’équipe mener le dernier combat contre Samaritan, avec son lot d’adieux et de rebondissements. John finit par mourir, se sacrifiant pour la Machine, ce qui est la seule issue vraiment possible pour le personnage. Tous les autres terminent sur une note d’espoir : Fusco reprend sa vie et Harold retrouve enfin Grace, une scène que nous ne voyons pas vraiment mais qui est suffisante pour imaginer le bonheur à venir du personnage, dans une vie tranquille, au moins pour un temps. L’ultime combat contre Samaritan est remporté par la Machine et, contre toute attente, celle-ci est parvenue à survivre à sa destruction : le dernier épisode se termine donc sur la résurrection inattendue de la Machine qui contacte aussitôt Shaw. Root voulait être une symphonie avec elle dans l’univers des possibilités, c’est désormais chose faite : la Machine a conservé la voix de Root et contacte Shaw en priorité pour reprendre le travail. C’est la plus belle des fins ouvertes possibles, qui laisse place à la possibilité de spin-offs, remakes et de films, sans pour autant nous laisser frustrés ou dégoûtés.

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Ce sourire de Sarah Shahi est une conclusion merveilleuse aux cinq années de la série, il représente bien ma réaction à ce final, tout en montrant bien l’évolution de Person of Interest et de ses personnages. Certes, les débuts étaient clairement du Bad Code pour moi, mais il est tout aussi évident que tout cela se termine en God Mode. Ce n’est pas un adieu, c’est un au revoir en attendant la prochaine simulation ou la prochaine fois que je me replongerais dans les meilleurs moments.