The Walking Dead : Daryl Dixon – S01E04 – La Dame de Fer – 12/20

Non seulement, le scénario est de plus en plus prévisible dans ses grandes lignes, mais en plus, il y a dans cet épisode des décisions de personnages qui semblent irrationnelles et forcées juste pour le bien du plan des scénaristes. Au-delà de ça, je suis passé totalement à côté des moments d’émotions parce que je les trouvais plus drôles que tristes. Bref, je suis passé à côté de l’épisode, en fait, et je suis déçu parce que jusqu’ici la série s’en sortait bien. Ce n’est plus tout à fait le cas.

Spoilers

Daryl cherche à retrouver Laurent, qui rend évidemment visite à la Dame de Fer.


Bon appétit.

Je dois avouer avoir eu un peu la flemme de lancer cet épisode, parce que j’ai pris du retard dans mes visionnages et que j’avais du boulot ce soir… mais bon, c’est bien pour terminer sa journée après tout.

Laurent | Carambar | Demimonde

Laurent

Oh, merde, je sais que je suis venu avec plein de mauvaise foi, mais ce début d’épisode ne m’a pas convaincu du tout. On y suit Daryl dans un souterrain étrange – peut-être des égouts – où il est coincé derrière des barreaux. De l’autre côté, il y a plein de zombies et Laurent, évidemment. Mais Laurent n’est pas en danger parmi les zombies, pas vraiment. Il est bel et bien un Messie : une petite prière et hop, les zombies le contournent tous. Il est des leurs, il a bu son sang comme les autres ? Ce n’est pas clair. On va nous dire que les zombies le prennent comme un des leurs car il est né d’une femme zombie ?

Je suis plus que partagé par ce retournement de situation. Ensuite, Daryl se réveille. Pardon ? Pourquoi rêverait-il d’une fugue de Laurent ? Cela n’a aucun sens. Bon, il se réveille sous l’eau, parce qu’il est tombé d’un toit directement dans de l’eau… Les égouts, à nouveau ? Ce n’est pas bien clair ou logique. Il s’en sort évidemment. Je veux dire, la série porte son nom, on s’en doutait. Cela aurait été plus classe de l’appeler The Walking France, cette série, parce que c’est leur projet. Non ?

Non. Daryl se retrouve à se balader en plein Paris où la vie est toujours on ne peut plus parisienne, avec des parisiens faisant du violon et un couple de vieux qui n’a pas de volet pour protéger sa vie privée du regard de Daryl. On ne peut pas faire plus Paris que ces clichés, non ?

Eh bien si ! Daryl retrouve le type des pigeons introduit dans l’épisode précédent. Et il est évidemment à bicyclette dans une rue pavée typique de Paris – je veux dire, il est à Montmartre, clairement. Malheureusement, les scénaristes décident de nous en faire une sorte de martyr pour lequel on est censé être triste, alors que pas du tout. Franchement, c’est ridicule : le type se promène avec des pigeons en cage. À Paris ! Y en a partout des pigeons, sérieux.

Daryl entend une voiture arriver avant cet homme et le protège comme il peut, en vain. En effet, quand les hommes de Genet décide de voler les pigeons pour les manger, il se décide à aller les supplier. Pas ses pigeons ! Tout, sauf ses pigeons. C’est dur de

ne pas rire. Je sais que c’est censé être terrible comme scène et qu’on devrait avoir de la peine pour lui, mais c’est vraiment le sacrifice le plus inutile de toute la franchise.

C’est sans surprise qu’il finit par se faire tirer dessus. Finalement, Daryl se motive à venir en aide à l’homme, mais c’est trop tard évidemment. Ses derniers mots sont qu’il souhaite voir ses pigeons être libérés. Et c’est tout. C’est d’un naze ! Et Daryl a tué deux hommes juste pour le venger et libérer des pigeons ? Sérieusement.

Bon. Finalement, c’est aussi grâce aux indications hyper floues de cet homme que Daryl finit par se rendre où il voulait : la rue Manuel, qui est l’endroit où vivait Isabelle avant tout ça. Il la retrouve sur place, donc on va dire qu’ils avaient rendez-vous sur place depuis le début. Elle est paniquée de ne pas avoir retrouvé Laurent, mais super Daryl a une idée de génie pour le retrouver.

Faut pas avoir fait polytechnique pour se douter de la destination de Laurent, cela dit. Il souhaite évidemment aller voir la Tour Eiffel. Ma foi, c’est plutôt attendu comme scène : voilà donc Laurent qui découvre la Tour Eiffel partiellement détruite. Seulement, au pied de celle-ci, il y a aussi tout un tas de zombies.

C’est trop pour Laurent, malgré son super-pouvoir. Par chance pour lui, Daryl et Isabelle débarquent à temps sur place pour lui venir en aide. Pendant que Laurent se planque, voilà donc Isabelle et Daryl qui dégomment tout un tas de zombies. Ils ont juste quelques pauvres armes blanches, mais ils arrivent à tuer vraiment beaucoup de zombies. C’est n’importe quoi.

Laurent | Carambar | Demimonde

Carambar

En parallèle, on découvre que Genet harcèle les survivants du camp d’Isabelle. C’est la veuve présentée brièvement dans l’épisode précédent qui subit les questions de ses hommes de main, puis de Genet elle-même. Celle-ci est fascinée de découvrir que l’on peut croire vraiment en l’existence d’un enfant Messie.

Pendant toute la scène, il y a un bébé qui pleure et qui est plus qu’agaçant, alors quand Genet s’approche de lui – et de sa maman – on a évidemment peur… Mais finalement, il n’en est rien. Elle se contente de bercer le bébé qui n’est pas le sien. Si elle l’avait tuée, elle aurait été une méchante sacrément terrifiante. Là, en revanche, elle se contente d’un monologue sur Laurent, les faux espoirs qu’il donne à ce peuple d’illuminés et bon, ce n’était pas dingue.

Dans le même genre, on suit aussi le lendemain de soirée difficile de Quinn. Il n’apprécie pas de savoir que l’américain est encore en vie, sa copine actuelle, Anna, essaie de lui faire oublier Isabelle et il apprend que les hommes de Genet sont à la recherche de Laurent, eux aussi. Comme il refuse que ce soit le cas, c’est lui qui finit par récupérer Laurent au pied de la Tour Eiffel. Au nez et à la barbe de Daryl, oui.

Oh Daryl réussit à tuer l’un des hommes de main et à se faire un prisonnier d’un autre homme, mais c’est trop tard : Laurent est enlevé en voiture par des hommes qui utilisent des flingues. En France, là où il y a si peu de munitions. C’est fou comme c’est peu crédible tout ça. Finalement, Quinn fait tout ça pour avoir un peu de temps avec son fils, mais aussi avec Anna.

Il n’est pas une flèche ! Je veux dire, entre le fait qu’il donne un Carambar dégueulasse à son gamin, que les scénaristes nous imposent une blague Carambar (même pas traduite en anglais, d’ailleurs !) et qu’il finit par affirmer à Laurent qu’Isabelle les rejoindra… Il n’est pas malin le Quinn. À quel moment tu dis devant ta copine actuelle à ton fils que ton ex va venir vous rejoindre. Dans un monde post-apocalyptique ? Elle va tellement le trahir !

En plus, Quinn vit dangereusement : il a récupéré Laurent au nez de Genet et de Daryl, et il se fait donc deux ennemis qu’on ne voudrait pas avoir, en plus de sa copine qui écoute toujours tout au Demimonde. Elle écoute donc Genet l’interroger sur Laurent et elle entend Quinn mentir. C’est con : Anna espérait obtenir la récompense promise par Genet en expliquant à Quinn où était Laurent, pas se retrouver babysitter du gosse de son mec.

C’est pourtant ce qui lui arrive. Elle a ensuite la désillusion de découvrir que son mec est taré et attend désormais que Daryl vienne à lui. Et il a bien raison, parce que c’est évidemment ce que Daryl fait.

Laurent | Carambar | Demimonde

Demimonde

Bien sûr, Daryl et Isabelle ont aussi un prisonnier à interroger. On commence par la méthode Isabelle qui est très douce. Elle se présente comme bonne sœur à son prisonnier, ce qui est une erreur. En effet, elle comprend bien vite que malgré sa médaille religieuse, cet homme ne craquera pas à son chantage sur les bonnes valeurs. En effet, Armand, c’est son nom, révèle à Isabelle qu’il connaît son passé.

Avec cette information, Isabelle comprend qu’il s’agit d’un des hommes de Quinn. C’est problématique pour elle, mais ça donne l’information principale. Malgré tout, les scénaristes prennent encore le temps de toute une longue scène d’interrogatoire, où Daryl finit par torturer Armand pour obtenir ce qu’il veut. Le couple découvre ainsi que Quinn se sert de Laurent pour atteindre Isabelle (pfiou, ce n’est rien de neuf ça) et finit par obtenir un moyen d’accéder au Demimonde par surprise.

Ce n’est toutefois pas simple, et c’est même dangereux d’après Armand. Daryl décide d’utiliser son prisonnier pour accéder au Demimonde. Avant tout, il faut toutefois retrouver le reste des alliés encore en vie. Alors qu’on a vu pas mal de monde pris en otage par Genet et ses hommes, on découvre que le leader est encore en liberté. Il est même avec Sylvie et Emile, c’est dire à quel point tout va bien malgré le raid de Genet.

Sylvie prend ainsi le temps d’embrasser Emile, puis nous fait toute une petite conversation avec Isabelle pour parler sentiments amoureux et désir de rester à Paris. Oui, oui, pour un type rencontré la veille. Vous me direz, dans une post-apocalypse, autant accorder vite son amour, parce qu’on peut mourir à tout instant et on le sait.

Isabelle, toutefois, a prononcé des vœux pour devenir bonne sœur et elle compte apparemment s’y tenir. Elle affirme ne pas être amoureuse de Daryl, seulement inquiète pour lui et pour Laurent. Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu. Si elles prennent le temps de papoter comme ça, c’est parce qu’elles sont en chemin pour rencontrer Azlan, un passeur qui devait leur permettre de continuer le voyage.

Pendant qu’elles font ça, Daryl s’aventure sur les anciennes voies ferrées parisiennes pour découvrir un souterrain. Il y entre avec Armand, qui ne met pas longtemps à se faire bouffer par des zombies avec son accent canadien. Daryl le sacrifie une fois qu’il est sûr de pouvoir entrer dans le Demimonde sans lui, ce qui est rendu possible aussi par une diversion menée par Emile au même moment. Un vrai plan bien coordonné, tout ça. Quinn ne peut pas se douter que Daryl sera capable d’entrer dans son QG.

En plus, il pense que Laurent est en sécurité avec Anna qui veille au grain. C’est complètement débile de sa part : Anna ne lutte pas longtemps quand elle voit Daryl venir récupérer le gamin. Elle sort son flingue pour le principe, mais il est encore plus simple de laisser Laurent partir et d’espérer retrouver sa douce vie avec son mec.

Toutefois, alors qu’ils s’échappent, Daryl et Laurent tombent nez à nez avec Quinn. La diversion n’a pas fait effet longtemps, surtout que les alliés de Daryl se sont barrés quand Emile a été blessé. Daryl est toutefois capable de maîtriser sans trop de problème Quinn. En fait, il pourrait même le tuer… mais faire ça devant son gamin, ça ne serait pas très classe. Bref, il laisse Quinn en vie, ce qui est une erreur tactique, j’imagine.

De toute manière, quand il parvient à ramener Laurent à Isabelle, c’est pour mieux découvrir qu’Isabelle a changé d’avis. Plutôt que de fuir Paris, elle décide finalement de rester avec Quinn à Paris. En effet, elle apprend juste avant le départ que les guerriers de Genet sont partout autour d’eux. Elle comprend qu’elle n’a pas l’influence nécessaire pour ouvrir le chemin.

En revanche, Quinn l’a. Elle décide donc d’en profiter et de rester à Paris. J’ai eu du mal à saisir sa décision et tout ce qu’il se passait alors : Isabelle reste à Paris, mais elle laisse Laurent et Daryl quitter la capitale sans elle. Quel drôle de choix. Je ne laisse pas mon gosse à Daryl moi, même si je n’en ai pas ! Et même si j’ai pas le choix, d’ailleurs. Et pourtant, l’épisode se termine bel et bien par le départ de Daryl, Laurent et Azlan sur la Seine.

On nous vend aussi un Emile blessé à la jambe, mais encore en vie. Et voilà ensuite Daryl et Laurent qui s’éloignent sur la Seine, en passant devant Notre-Dame dans un Paris désert, en direction du Nid. La séparation est joliment filmée, les plans de Paris déserte sont tops… mais vraiment, je ne comprends pas le choix d’Isabelle. Elle se rend donc au Demimonde seule, et Anna est clairement très heureuse de la revoir (non). Bon, mais pas autant que Quinn (oui). Je ne vois toujours pas comment elle compte empêcher Quinn de poursuivre Laurent simplement en restant quand il serait simple pour lui d’allier ses forces au Pouvoir des Vivants de Genet. Mais bon, j’imagine que ce sera le sujet du prochain épisode.

Sinon, sur la Seine, on découvre que la mini statue de la liberté parisienne va toujours bien ; contrairement à la Tour Eiffel. Bordel, les américains vont donc découvrir qu’on en a une réplique nous aussi ?

Laurent | Carambar | Demimonde

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The Irrational – S01E01 – Pilot – 14/20

La série n’invente rien dans sa formule, mais elle joue ses cartes plutôt intelligemment. De la diffusion maligne alors qu’aucun network ne propose de série en cette rentrée faute de grève à la manière dont est gérée l’enquête, en passant par les premiers éléments de fil rouge, tout permet de s’accrocher juste assez pour avoir envie de voir la suite. Ce ne sera pas la série de l’année, mais ça va se regarder à défaut d’avoir autre chose à se mettre sous la dent.

Spoilers

Pourquoi confesser un meurtre alors qu’on n’est pas le meurtrier ?


People are irrational. But predictably so.

Irrationnel | Alec | Dylan | Le fil rouge

Irrationnel

La série commence plutôt pas mal, même si c’est avec une scène aussi prévisible que ce que la voix-off nous explique : les gens sont irrationnels, mais de manière prédictible, avec des décisions qui sont prises par instinct plutôt que par logique. C’est un constat simple, mais plutôt vrai, qui est mis en avant par plusieurs exemples plutôt marrants – la fastfood, les achats compulsifs, tout ça, tout ça. C’est une bonne manière d’introduire le héros de cette série qui explique que c’est suite à plusieurs décisions faites par instinct que l’on a besoin de lui, parce qu’on a enchaîné trop de mauvaises erreurs.

Franchement, c’est fluide et je vois mal comment on aurait pu introduire différemment le personnage central de la série, Alec, donc. Enfin, si, je vois : on aurait pu nous donner son nom autrement que dans le synopsis, surtout que le générique (inexistant) nous informe qu’il sera omniprésent pour la série. Bref, c’est prévisible, c’est un procédural NBC, mais pourquoi pas ?

Je suis là pour me laisser convaincre, après tout. J’aime bien la première intervention de l’épisode qui nous introduit Alec comme un négociateur dans les prises d’otages. Nous le suivons donc alors qu’il essaie de convaincre un père de famille de ne pas tirer sur sa femme ou sur son bébé. Pour se faire, il décide de le faire réfléchir à ses choix et ses envies du moment, pour qu’il se rende compte que c’est une mauvaise idée.

Evidemment, on est sur un pilot alors notre héros parvient à faire en sorte que le personnage ne tue pas tout le monde. On voit toutefois que ses méthodes ne sont pas convaincantes pour tous les gens sur place – à commencer par les policiers. Il n’y en a qu’une qui semble lui faire confiance, Marissa, et pour cause : on apprend rapidement qu’elle est la femme du héros.

Bon, par contre, ils ont rompu. Ils ne sont pas divorcés (pas encore, en tout cas), mais ne vivent plus ensemble. C’est un peu lourd comme duo, mais ce sera parfait pour nous faire un will they/won’t they un peu différent des autres séries. Leur alchimie est plutôt chouette, en plus, et on comprend bien que la rupture vient du fait que le héros dissocie trop les émotions de la réalité, se contentant de la logique et de l’irrationnel, enfin de l’instinct, pour tout expliquer.

Irrationnel | Alec | Dylan | Le fil rouge

Alec

Cette introduction faite, il nous faut plonger un peu plus précisément dans ce qui a rendu Alec comme cela. Nous découvrons donc qu’il est professeur de fac et nous suivons son premier cours face à de nouveaux étudiants, pour vraiment apprendre à le connaître. Il a donc un passé un peu sordide, avec des brûlures dans le cou qui viennent d’un accident. Ce sont ses brûlures qui ont fini par le rendre comme il est aujourd’hui : il explique que les infirmières retiraient brutalement ses bandages et que ça lui faisait bien plus mal que si elles y allaient lentement.

Cette décision fondée sur l’instinct l’a beaucoup fait réfléchir : c’est comme cela qu’il est devenu ce qu’il est, parce qu’il a fini par comprendre que les infirmières géraient la douleur d’infliger de la douleur comme cela. Et les brûlures ? On a quelques flashbacks précipités pour nous faire comprendre qu’il y aura quelque chose à creuser un jour de ce côté-là. Mais pas aujourd’hui. En effet, le héros ne se souvient pas exactement de tout ce qu’il s’est passé, alors il invente une fausse excuse – ce qu’il explique ensuite à son assistante. Bon. Un mystère pour la suite, c’est vraiment une série procédurale.

Irrationnel | Alec | Dylan | Le fil rouge

Dylan

On tombe alors dans la série procédurale tout ce qu’il y a de plus classique avec une enquête de la semaine, enquête un peu précipitée inévitablement. L’épisode doit forcément accélérer les choses puisqu’il y avait toute la partie introduction au départ. Bref, c’est la maire qui fait appel directement à Alec pour qu’il prouve l’innocence (ou la culpabilité d’ailleurs) de Dylan, un étudiant qui affirme avoir tué sa copine (Jasmine). Seulement voilà, ça n’arrange pas la maire parce que c’est le fils d’un sénateur.

C’est gênant comme situation, alors hop, Alec débarque pour tenter de régler ce qu’il se passe. J’aime bien l’idée de l’épisode, mais je me demande vraiment comment cette série va pouvoir tenir sur une vingtaine d’épisodes sans être répétitive dans les schémas proposés. Il faudra que les personnages soient vraiment chouettes, et ce n’est pas encore le cas.

En ce qui concerne l’enquête, Alec assiste à l’interrogatoire de la police et pose des questions étranges, comme les positions dans lesquelles Dylan et Jasmine ont bien pu coucher ensemble. Son but ? Démontrer qu’il affirme avoir tué Jasmine mais qu’il ne s’en souvient pas précisément : on se souvient des choses par image, mais ce n’est pas le cas dans le cas du meurtre. Cela l’interroge sur la raison pour laquelle il confesse, et ce sera le cœur de l’enquête.

Après, il n’y a pas d’enquête tant qu’il n’y a pas de corps, hein. Voilà donc Alec qui se rend sur la scène de crime. Pour pouvoir y entrer, il fait appel à Marissa qui lui donne ses accès sans problème. Ils rencontrent ensemble l’enquêtrice sur le cas, ce qui permet de perturber celle-ci. Elle était sûre que l’affaire était réglée parce que Dylan avait confessé… seulement voilà, s’il avait confessé être innocente, elle aurait mené une enquête.

Bref, Alec lui rappelle qu’elle a un métier à faire et que ce serait mieux de le faire correctement. Pour la convaincre qu’il est possible de confesser de quelque chose qu’on n’a pas fait en étant sûr de l’avoir fait, Alec met aussi en place une expérience à la fac. J’ai trouvé dommage que cette expérience soit présentée en moins d’une minute : je trouve que la série passe à côté de quelque chose. Après tout, on est là pour ce que la science pourrait apporter – un peu comme dans Numb3rs où on venait pour les maths. Or, là, la science est mise de côté avec juste la révélation du résultat de l’expérience – ils mentent tous quand on leur dit qu’ils ont été filmés en train d’abîmer du matériel lors d’un moment où ils devaient aller vite à un autre endroit – parce que c’est ce qui permet à l’épisode d’avancer.

La détective sur l’affaire n’est pas trop convaincue pour autant que c’est la même chose que lors d’une confession de meurtre. Ce n’est pas grave : ça conforte Alec dans ses certitudes. Il décide donc de poursuivre l’enquête autant que possible : il se rend donc dans une réunion pour alcooliques anonymes où Dylan se rendait régulièrement. À partir de là, je tenais mon coupable : le parrain de Dylan.

Alec n’en arrive pas si vite à la même conclusion que moi, et pourtant, tout se dirige vers là avec un jeton de cinq ans de sobriété retrouvé sur la scène du crime, là où les deux protagonistes, Dylan et Jasmine, n’en sont qu’à quelques mois. Je trouve ça gros que personne ne cherche plus loin l’origine de ce jeton, pas même Alec.

Pour leur défense, ils sont perturbés par l’arrivée d’une influenceuse rivale de Jasmine dans l’histoire, parce qu’évidemment Jasmine était une influenceuse. Si elle ment et que la révélation du mensonge est marrante à suivre, on voit rapidement que c’est une fausse piste cette dispute entre influenceuses. Elle permet de prouver une fois de plus qu’Alec est malin et fait attention aux détails. Dans le même genre, à la réunion des AA, Alec est plutôt marrant à expliquer comment on fait soudainement attention au bruit de fond lorsqu’il est question de sexe ou d’un nom que l’on connaît. C’est comme ça qu’il attire l’attention de ceux connaissant le nom de Dylan. Et ça fonctionne.

C’est comme ça que moi j’ai trouvé mon coupable. Alec met du temps à s’en rendre compte, mais l’enquête le ramène une fois de plus aux AA où il finit par comprendre que Ray doit être le coupable bien planqué. Il lui rend son jeton de cinq ans de sobriété et fait aussitôt appeler Marissa pour qu’elle vienne sur place.

Il fait bien. Quand il confronte Ray, ce dernier sort aussitôt un flingue – l’arme du crime. Pour un personnage intelligent, il se met en danger sans raison là. Le voilà pris en otage, mais le genre d’otage que personne n’aimerait avoir : il papote tranquillement avec Ray et lui souligne toutes les mauvaises décisions qu’il est en train de prendre.

Ma foi, ce ne sera pas la série du siècle. Alors qu’Alec conduit, Ray lui donne des coups de poing et confesse peu à peu ce qu’il s’est passé. Nous n’avions pas besoin de tant de détails, en plus, parce que j’avais de toute évidence un coup d’avance sur le personnage. Ce n’est pas compliqué : Ray a donc tué Jasmine, puis s’est servi de la confiance que Dylan avait en lui pour le droguer, le faire rechuter et le faire accuser.

Simple et efficace. Une fois que la confession est faite, Marissa débarque en voiture, mais la série n’a pas le budget pour une vraie course poursuite. Voilà donc Alec qui provoque un accident volontaire de manière à neutraliser définitivement Ray. Dylan est alors relâché et tout est bien qui finit bien. On peut même nous vendre un triangle amoureux entre Alec, Marissa (son ex-femme beaucoup trop accrochée à lui) et la nouvelle enquêtrice qui semble vouloir bosser à nouveau avec lui. Je crois que son nom est Bowen… mais franchement, ils ne se sont pas trop souciés de nous faire apprendre les noms des personnages pour l’instant !

Irrationnel | Alec | Dylan | Le fil rouge

Le fil rouge

En me concentrant sur l’enquête, j’ai volontairement mis de côté dans ma critique une grosse partie de ce pilot qui se concentre sur une intrigue qui sera en fil rouge et qui concerne le passé de notre personnage. En fait, c’est toute sa vie perso que j’ai mise de côté pour l’instant. On découvre donc qu’il vit désormais chez sa sœur, un personnage secondaire qui sera là pour le soutenir quoiqu’il arrive dans sa vie. Je l’aime bien, elle apportera une dynamique intéressante avec le personnage principal – elle le connaît par cœur, elle sait comment lui parler, elle le ramène au monde des émotions. En gros.

Des émotions, le personnage principal en a plein. Seulement, il veut les mettre de côté parce qu’il est aussi perturbé par son passé. Tout au long de l’épisode, on en découvre plus sur lui et ses brûlures. L’origine ? Une bombe a explosé dans une église. Il y a perdu un proche – son frère ? – et obtenu de grosses brûlures dans le cou. L’avantage, c’est que l’enquête menée par le FBI lui a permis de rencontrer Marissa. Oui, parce qu’elle est du FBI, en fait.

Aujourd’hui, son ex-femme a gardé la maison, mais elle est encore amoureuse de lui et pas encore divorcée. Bon, ça, je l’avais déjà dit. Et je crois que grosso modo, c’est tout ce qu’on appris sur le passé du personnage.

On en revient alors au présent et à de vraies questions pour la suite de la série : il fallait un fil rouge et on l’obtient quand le poseur de bombe, un certain Wes, demande à être libéré plus tôt que prévu. Lors de l’audience, tout se déroule à merveille et il est prêt à être libéré, mais il aperçoit alors quelqu’un dans le cadre d’une porte. Il n’en faut pas plus pour qu’il exprime aussitôt son souhait de commettre d’autres attentats.

Marissa et Alec ont beau courir vite (non), ils ne parviennent pas à rattraper l’homme qui se tenait dans le cadre de la porte. Ils n’ont soi-disant aucune piste pour le retrouver car Alec n’a pas retenu sa plaque, mais ils comprennent en tout cas que Wes n’agissait pas seul. S’il a un complice qui tire les ficelles, l’enquête doit être rouverte… De quoi nous garder Marissa et Alec proches l’un de l’autre un bon moment. Sinon, je vous présente le seul palais de justice de l’histoire des séries qui n’a pas de gardiens ou de caméras de surveillance. J’imagine qu’on nous dira que le chapeau cache l’identité du type – que je soupçonne très fortement d’être le frère d’Alec, pour le bien du drama. L’histoire nous le dira – parce que je pense que je vais continuer la série, elle met en place ses petits rituels déjà, ça va se regarder tout seul.

Irrationnel | Alec | Dylan | Le fil rouge

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The Irrational (S01)

Synopsis : Alec Mercer est un professeur de psychologie comportementale de renommée mondiale. Avec son expertise unique en matière de nature humaine, il intervient dans des affaires à haut risque.

Pour commencer, The Irrational est un peu comme un cadeau tombé du ciel. Avec la grève des scénaristes qui vient tout juste de se terminer hier et les acteurs toujours en grève, les nouveautés se font rares cette saison. En fait, c’est quasiment la seule nouveauté, parce que NBC se l’est mise de côté rien que pour cette occasion.

Du coup, cette série a tout mon temps et mon attention, et franchement, ça tombe bien. J’avais un petit vide à combler dans ma liste de séries procédurales originales, surtout que je n’ai jamais repris Lucifer (un jour, un jour). Après, je suis un peu dans le flou. Je ne connais ni le casting en détail, ni les producteurs, et je n’ai pas vraiment d’infos sur le ton que la série va adopter. Mais bon, découvrir quelque chose sans a priori, surtout quand le paysage télévisuel est aussi désert, c’est plutôt cool, on va dire. Je n’aurais probablement jamais regardé s’il n’y avait pas eu grève et pénurie de nouveautés.

Et peut-être que j’aurais dû ne pas regarder quand même quand je vois tout ce que j’ai à rattraper… mais c’est plus fort que moi, j’aime trop les diffusions hebdomadaires pour passer à côté de ce qui s’annonce déjà comme un procédural à vitesse de croisière déjà connue. Parfait pour entamer une nouvelle routine de mardi matin.

Note moyenne de la saison : 

The Irrational – S01E01 – Pilot – 14/20

La série n’invente rien dans sa formule, mais elle joue ses cartes plutôt intelligemment. De la diffusion maligne alors qu’aucun network ne propose de série en cette rentrée faute de grève à la manière dont est gérée l’enquête, en passant…

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The Irrational – S01E04 – Zero Sum – 10/20

Arf, ce quatrième épisode n’est pas glorieux pour plein de raisons : le concept scientifique proposé n’a pas vraiment besoin de science pour être expliqué – on le connaît tous. Les acteurs secondaires ne sont pas au top niveau. L’intrigue est…

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The Walking Dead : Daryl Dixon – S01E03 – Paris sera toujours Paris – 16/20

L’épisode est un petit plus lourd que les précédents sur la culture française et sonnait par moments comme un mauvais guide touristique. J’imagine qu’il y a eu des subventions françaises pour le tournage et que ça se faisait en échange de références constantes à l’art et la culture ? Ouais, Paris sera toujours Paris, malgré l’apocalypse. L’histoire reste bien prenante pour une série de la franchise ; l’univers est vraiment sympathique à découvrir. Je passe de bons moments avec cette série malgré des développements un peu moins pertinents ou trop clichés – et pourtant, ce n’était pas gagné !

Spoilers

Nos héros se rendent à Paris pour rejoindre le Nid et/ou trouver un moyen de retourner aux USA.


Where is Bryan ? He’s in the kitchen.

Qu’est-ce que les titres des épisodes sont inspirés ! Au moins, la programmatique est claire, on va passer par Paris cette fois encore. La traversée de la France fut drôlement rapide par rapport aux distances parcourues par épisode dans The Walking Dead !

Angers | Paris | Le passé d’Isabelle | Stéphane

Angers

L’épisode commence étrangement par Angers. Je ne m’y attendais pas. Je n’ai pas mis les pieds dans cette ville depuis à peu près toute ma vie, mais l’esthétique Walking Dead lui va bien au teint, je trouve. Si nos personnages passent par ici, c’est parce qu’Isabelle affirme qu’elle a un contact sur place. Le contact m’a fait mourir de rire avec ses bases d’anglais très incertaines. Il y a forcément eu des scénaristes français sur le projet pour nous sortir ce merveilleux « Where is Bryan ? ».

Bon, ceci étant dit, pour un américain, ce personnage doit juste paraître complètement cinglé, et ça tombe bien : c’est exactement le ressenti que l’on doit avoir, je pense. Le type semble avoir du mal à aligner trois phrases cohérentes et a vécu seul bien trop longtemps pour son propre bien. Alors certes, c’est un contact d’Isabelle pensant que la vérité est espoir, mais c’est aussi un bon cinglé qui se croit chef d’orchestre d’un orchestre zombifié. C’est fou ce que la solitude fait au cerveau humain dans cette série.

Isabelle et Daryl n’en reviennent pas quand ils entendent le Bolero de Ravel joué sur un disque et repris par cette chorale de zombies. On sent qu’on s’éclate bien sur les effets spéciaux, avec des morceaux de corps pour jouer la musique, mais aussi à l’écriture avec ce français qui tient à la survie de la culture à ce point. Après, qui d’autre qu’un français pour nous sortir un truc pareil. Daryl considère en tout cas que c’est un détour stupide d’être passé par Angers et il en veut à Isabelle.

La scène n’aura effectivement servi à rien d’autres que ça, du coup, mais eh, ça a dû être sympa le tournage sur Angers en vrai. Daryl et Isabelle quitte vite cet opéra pour retourner à l’extérieur où ils arrivent à temps pour aider Sylvie à faire face à un zombie. Elle en est clairement incapable par elle-même, ce que je trouve abusé. Elle était tout de même enfant au début de l’Apocalypse, elle aurait pu faire quelques efforts pour apprendre à se battre.

Angers | Paris | Le passé d’Isabelle | Stéphane

Paris

Définitivement, la série va vite du côté du rythme. Nous passons donc le temps du générique d’Angers à Paris. Au moins, les personnages arrivent à destination bien vite. On a vue lointaine de la capitale pour voir la Tour Eiffel à moitié détruite et un passage express dans des rues de la capitale. On voit donc Notre-Dame en sale état, une fois de plus, mais on sent tout de même que le tournage a été limité.

Désolé, hein, mais c’est trop expéditif tout ça. J’ai eu du mal à me faire à ce rythme qui fait qu’en dix minutes les personnages se retrouvent au Cimetière du Père-Lachaise à jouer les gros touristes. C’était un peu ridicule ce passage par la tombe de Jim Morrison après quelques gros noms d’écrivains français. Je ne sais pas, ça faisait très cahier des charges du Ministère de la Culture, tout de même. Il faudrait que je me renseigne pour voir s’il y avait des obligations, mais j’en suis à peu près sûr. Après, on sent que les scénaristes sont amoureux de Paris quand même, avec un Laurent qui adooooore la Tour Eiffel. C’est too much.

La Tour Eiffel pétée ? Eh, un hélicoptère militaire a eu la bonne idée de se crasher au sommet de la Tour. Ce n’est pas bien malin cette affaire. Je m’égare dans la critique, cependant, mais c’est dur de rester concentré tellement ça part dans tous les sens avec la capitale scénarisée comme un lieu de culte de tous les dingues. On apprend donc que le « Pouvoir des vivants » est d’ici, mené par une femme nommée Genet. Un joli nom pour une française !

Laurent ? Il est adulé comme le Messie par tout le groupe d’Isabelle – il y a donc une bonne partie de l’Eglise qui existe encore ? Au moins, Isabelle ne mentait pas, il y a vraiment un groupe qui est prêt à tout faire pour elle, ou plutôt pour Laurent. Ils admirent le gamin comme le Messie parce qu’il serait capable de consoler une veuve – Sonia – et parce qu’il est né dans des conditions improbables. Soit. J’en oublie encore la chronologie dans ma critique : ils sont amenés sur un rooftop par Fallou, le dirigeant d’un groupe installé au cimetière du Père Lachaise, donc.

Fallou leur présente aussi Emile, Bastien et Nadine. J’ai noté les noms, mais je crois qu’ils ont pour but d’être des randoms. Enfin, Emile ou Bastien, je n’ai pas su qui était qui à la base, est là pour être un cliché de français : il drague donc bien lourdement Sylvie dès le départ, pendant que Daryl et Isabelle se retrouvent à devoir envoyer un pigeon voyageur pour continuer le voyage.

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Le passé d’Isabelle

Il est assez évident que Daryl est sceptique face à ce système de pigeon voyageur. Il préfère donc continuer la route seul maintenant qu’il considère avoir accompli ce qu’il avait à faire maintenant que Laurent et Isabelle sont arrivés à destination. Après tout ça, Isabelle décide donc d’emmener Daryl chez elle – ou en tout cas, ce qu’il en reste.

En dix ans, l’appartement n’a pas trop bougé et c’est franchement surprenant dans la capitale. En vrai, tout brûlerait tellement vite dans une apocalypse zombies ! Là, l’immeuble est encore debout, même pas trop poussiéreux (alors que bon, une semaine dans la capitale sans faire le ménage et votre appartement n’est plus qu’un tas de poussières) et plein des souvenirs d’Isabelle et Lily. C’est l’occasion de développer un peu le passé de chaque personnage et d’expliquer à Daryl qu’elle sortait avec un certain Quinn.

Cela dit, cette parenthèse par l’appartement d’Isabelle est avant tout un moyen de faire culpabiliser Isabelle sur son passé. En effet, après un petit détour par une vue du Sacré-Cœur et un bar où elle refaisait le monde en tant qu’étudiante, Daryl et Isabelle se rendent compte que la rue est envahie de zombies. Ils sont obligés de sortir par l’arrière de l’immeuble.

C’est compliqué pour Isabelle car elle y retrouve Aimée, la gamine des voisins déjà malade dans l’épisode précédent – dans le flashback. Dix ans plus tard, elle n’a pas pris un centimètre, puisqu’elle est transformée en zombie, coincée dans un rosier. J’ai trouvé que ça fonctionnait bien comme moment d’émotions. On n’en a rien à carrer de cette enfant, mais c’est vrai que la tristesse d’Isabelle et sa part de culpabilité d’avoir pu laisser cette enfant derrière elle est compréhensible.

Même si j’ai de la peine pour Isabelle, cela ne m’a pas empêché d’être énervé de la voir être paralysée par les zombies tombant des fenêtres de son immeuble. Bordel, bouge-toi et tue-les. Et Daryl accepte de laisser en vie (enfin, façon de parler) le zombie d’Aimée en plus ? Cela n’a aucun sens et va à l’encontre de tout ce qu’on connaît de la franchise.

Bref, nos personnages s’en sortent finalement. J’ai beaucoup aimé, en tout cas, cette idée des zombies tombant par les fenêtres vers la cour de l’immeuble. C’est très cohérent avec la capitale comme manière de faire.

Un peu moins cohérente était l’idée de la boîte de nuit dans laquelle les personnages se rendent aussi. Pour cela, ils doivent d’abord retrouver Fallou, Sylvie, Laurent et… Emile ou Bastien, présenter à Laurent la photographie de sa mère, puis traverser les catacombes de Paris. Comment ça une boîte de nuit après les catacombes ?

Peut-on faire plus parisien que ça comme manière de survivre à l’Apocalypse ? Probablement pas. Bienvenue en tout cas dans le demi-monde, un cabaret/boîte de nuit où l’on fait encore la fête avec des dragqueens, où les œuvres d’art du musée d’Orsay sont conservées bien au chaud et où toute la culture clandestine parisienne a la belle vie. C’est chouette de se dire qu’une apocalypse ne mettra pas fin à la vie parisienne après tout.

Bon, cela dit, les personnages ne sont pas là pour faire la fête. Ils sont là pour négocier le départ de Daryl comme ils peuvent avant qu’Isabelle, Laurent et Sylvie ne se rendent au Nid. Cela se déroule plutôt mal, alors que pourtant Isabelle a toute sa drogue datant d’il y a dix ans à revendre. Daryl finit par s’énerver et se battre contre l’homme de main avec qui ils négociaient. Cela force le gérant de la boîte de nuit à se ramener et se révéler à Daryl et Isabelle.

Contre toute attente, il s’agit de Quinn, l’ex d’Isabelle. Oui, oui, celui qu’elle a abandonnée dans une station de service loin de Paris est finalement revenu à Paris pour monter sa boîte de nuit. C’est beau comme tout ce destin. Il est ravi de retrouver Isabelle, mais les retrouvailles sont loin d’être paisibles – et la joie partagée. Isabelle présente donc un peu malgré elle Laurent à Quinn, parce que Laurent reste un enfant qui échappe à la surveillance d’une Sylvie trop occupée à être draguée, et on comprend aussitôt le bordel qui attend Isabelle.

Dans son bureau, Quinn révèle donc à Isabelle et Daryl qu’il est le père de Laurent. C’est violent pour Isabelle qui découvre donc le passé sordide de sa sœur – ah, elle est peut-être jolie, mais elle couchait avec le proxénète de sa sœur hein. Pauvre Isabelle. Le passé est douloureux. Cela dit, ce n’est rien par rapport à ce qui l’attend dans le présent.

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Stéphane

La série nous révèle ensuite qu’on connaît déjà Genet finalement. Il s’agit de la femme du Havre, qui cherche évidemment à retrouver Daryl. Si elle l’espère noyé, elle découvre vite que ce n’est pas le cas quand Stéphane, le mercenaire qui a une dent contre Daryl, lui apporte justement la cassette de magnéto de Daryl. Ah oui, je crois que j’ai oublié d’en parler dans la critique de l’épisode 2, mais Stéphane a retrouvé évidemment cet enregistreur de Daryl. Ce ne serait pas drôle autrement.

Toujours est-il que Stéphane veut désormais bosser pour Genet. De toute manière, c’était déjà le cas depuis qu’il avait eu un tatouage de force il y a quelques années à Marseille. Elle est forte cette Genet, elle a des contacts partout. Elle a aussi de quoi se déplacer bien vite à travers la France, ainsi que du fric – ou peu importe avec quoi on paie désormais – pour mener des expériences scientifiques sur des zombies. Je n’ai pas bien copris ce qu’elle essayait de mettre en place avec son zombie, mais bon, ça dure dix-huit secondes avant que la cervelle du zombie ne soit explosée désormais.

Stéphane se rend ensuite dans la capitale et on le retrouve très vite au Demimonde. Même si les armes y sont interdites et que Quinn a un arrangement avec Genet pour que sa boîte de nuit soit hors d’atteinte du Pouvoir des Vivants, Quinn débarque avec une mitraillette et explique très calmement qu’il est là pour retrouver Daryl Dixon. Ah, Daryl, tu fous la merde partout où tu passes.

Quinn n’hésite pas une seconde à balancer la localisation exacte de Daryl et fout donc la merde dans l’abri de fortune que le groupe d’Isabelle avait trouvé. C’est triste pour eux, surtout que j’aimais bien ce campement dans des échafaudages, c’était un peu original.

Stéphane débarque au pire moment possible, en plus : Daryl et Isabelle sont en effet en train de s’engueuler. Isabelle n’apprécie pas trop que Daryl connaisse si bien son passé désormais et puisse la juger pour celui-ci, et ça se passe mal quand Daryl finit par aborder le miracle que serait Laurent à ses yeux. Pour lui, ce n’est qu’un enfant qui a eu de la chance et a survécu, pas le Messie qu’elle espère tant qu’il soit. Bien évidemment, Laurent entend tout ça pour pouvoir nous piquer un début de crise d’adolescence.

Ce ne serait pas très drôle autrement. Laurent se barre donc alors que Stéphane débarque avec ses hommes et que ça commence à tout détruire dans tous les sens. On note également qu’il n’est plus question de conserver les munitions désormais… L’épisode se termine alors sur la mort de Stéphane (je crois, mais difficile de bien voir car il fait beau aujourd’hui et que la série est super sombre), tué par Daryl, mais aussi par une fugue de Laurent (il va forcément aller à la Tour Eiffel cet idiot) et une chute de Daryl à travers un toit qui s’effondre. Ouais, cherchez pas, c’est ça le cliffhanger. Et il m’a bien fait rire !

Ceci étant dit, j’ai hâte de découvrir la suite la semaine prochaine !

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