The Cleaning Lady – S01E02

Épisode 2 – The Lion’s Den – 14/20
La série confirme qu’elle peut être un divertissement efficace si l’on ne prête pas attention à la multitude de petits détails qui font que l’ensemble est plutôt incohérent et ne pourrait pas se dérouler comme ça si ça arrivait vraiment. Ce n’est pas si dérangeant une fois dans l’ambiance de la série, et la saison semble avoir assez d’intrigues à proposer pour devenir vraiment sympa.

Spoilers

Le FBI entre en contact avec Thony.

How do you expect to protect me ?

Allez, je regarde ce deuxième épisode en écrivant une critique détaillée pour décider si j’en fais des critiques complètes ou express. Je trouve que la série est pas mal pour le dimanche, et tant pis si ça suppose d’attendre quelques jours après la diffusion officielle. On reprend cette semaine avec Thony s’occupant de son fils.

On sent bien que le but est de nous faire s’attacher à son personnage quand on la voit s’occuper de Luca, et c’est important après tout : Luca est la raison pour laquelle elle accepte de bosser pour la mafia après tout. Cela ne semble toujours pas l’inquiéter outre mesure d’ailleurs. C’en est ridicule : elle paraît presque plus inquiète d’apprendre que le fils de sa belle-sœur conduit sans permis que de savoir qu’elle bosse pour nettoyer des scènes de crime.

Bon, pas que, elle doit aussi nettoyer des toilettes publiques d’un bowling, où un joli papa célibataire,

Garret Miller, l’approche. Je me doutais bien que le personnage allait avoir une importance, mais j’avoue que j’ai carrément explosé de rire quand il met son bébé dans les bras de Thony avant de lui révéler qu’il est agent du FBI. Il n’a pas peur, sérieusement : il la soupçonne de bosser pour des criminels, il lui fout un bébé dans les bras ?? Je veux dire, je veux bien que ça permette une approche plus humaine, mais c’est carrément risqué.

En tout cas, Thony lui ment bien mal quand il s’agit d’expliquer pourquoi elle a fait un cadeau à la fille de son ancien boss mort. Et quand ils sont interrompus par une autre femme de ménage, il reprend sa couverture. Allez comprendre. En plus, je trouve qu’il s’est grillé bien vite auprès de Thony et qu’il aurait pu trouver plus subtil pour l’interroger et lui faire comprendre qu’il était sur la trace de nos méchants.

De manière peu convaincante, la série prend aussi le temps de développer l’histoire des mafieux. On apprend assez vite qu’il y a des soupçons de vol entre deux groupes et… non seulement je n’accrochais pas à la scène, mais en plus, ça vire au bain de sang parfaitement inutile. Il fallait bien justifier l’utilité de Thony de toute manière. Ainsi, un des hommes de main de notre dealer préféré meurt, et hop, Thony se retrouve avec un nouveau job.

Le pire, c’est qu’ils n’utilisent même pas un vrai sac de morgue pour se débarrasser du corps, alors je ne marque pas mon point de Bingo Séries. Pourtant, vraiment, ça devrait pouvoir compter. Allez, qu’importe, Thony se retrouve à devoir faire le ménage et allez comprendre pourquoi il y a eu soudainement tant de papiers au sol ou pourquoi elle pense que c’est une bonne idée d’utiliser un aspirateur sur des bonbons ??

J’ai bien aimé la scène quand même, parce qu’il y a des détails sympathiques dans le nettoyage, notamment le sang sur le clavier de l’ordinateur. Je galère déjà à nettoyer mon clavier avec juste de la saleté normale, je n’imagine pas avec du sang, hein. En tout cas, Thony fait le ménage et tout est bien qui finit bien. Enfin, presque. En vrai, elle voulait tout de même essayer de mettre fin à son arrangement avec la mafia, en vain, et Matteo, l’homme de main de notre mafieux beau goss est mort.

Oui, c’est con, je connais le nom de Matteo, mais pas celui d’Arman. Ce n’est que quelques minutes plus tard que j’ai réussi à le comprendre, quand on le suit dans un casino à négocier avec un autre homme d’affaire. Franchement, ce n’est pas intéressant du tout ce côté de la série, et je suis déçu qu’on passe tant de temps avec les malfrats.

J’ai trouvé que c’était moins intéressant que le reste de l’épisode où le FBI s’acharne sur Fiona, la belle-sœur, et sur Thony. Eh, ça énerve cette dernière qui revient bien agacée et débarque pour râler sur l’agent du FBI qui interroge Fiona. C’est abusé, parce que Garret et sa collègue laissent finalement les filles partir juste quand Thony leur dit que l’interrogatoire est terminé parce qu’elles ont dit tout ce qu’elles savaient. Cela nous permet d’apprendre que Garret a déjà couché avec une témoin auparavant, au moins, mais c’’est gros.

De toute manière, la série n’a pas de temps à perdre car elle veut continuer d’introduire ses personnages. On apprend ainsi que ni Fiona, ni son fils ne sont américains. Certes, Fiona est là depuis quinze ans, mais elle a accouché avant d’arriver aux USA. C’est con. L’autre truc bien con, c’est que Thony finit par être obligée de compter sur la mafia pour sauver la vie de son fils. En effet, celui-ci est à court de médicaments et le médecin qui lui fait ses prescriptions habituellement ne répond plus, préférant carrément changer de numéro pour ne plus avoir affaire à Thony.

Comme son contact à la clinique ne fonctionne pas, elle est supposée allée aux urgences… Le problème, c’est qu’elle risque d’être déportée pour ça. Elle n’a pas de papier et les hôpitaux, ça peut poser un gros problème. Elle tente donc d’appeler son contact mafieux, en vain, et se retrouve forcée d’aller à l’hôpital. À court d’idées un temps, elle se fait à cette perspective… avant de changer d’avis et de se rendre plutôt chez Arman, avec son gosse en combinaison, oui oui.

C’est complètement ridicule et j’ai éclaté de rire de la voir débarquer dans un club privé du casino pour obtenir de l’aide. C’est en plus la pire des idées : bien sûr qu’elle est suivie par Garret, et bien sûr qu’il la voit monter dans la voiture d’Arman. Celui-ci l’amène finalement dans la clinique du Dr Saroyan, où son absence de papiers ne sera pas un problème. C’est une bonne idée, et ça tombe quand même vachement bien qu’Arman possède de quoi faire chanter le Dr Saroyan à ce point.

L’idée est évidemment de nous faire nous attacher au personnage d’Arman, parce qu’il cache bien sûr une grande sensibilité sous ses airs de gros durs : il révèle à Thony qu’il a dû s’occuper de son père quand il était malade, mais que maintenant le père ne lui parle plus. Est-ce que tout ça n’est pas encore plus ridicule que le triangle amoureux qu’on veut former avec Garret, Thony et Arman ?

Et la femme d’Arman, elle ne va pas aimer la présence de Thony si vous voulez mon avis. En tout cas, la situation médicale de Luca ne va pas en s’améliorant : le docteur est forcé d’avouer à Thony que les choses dérapent pour lui et que sa santé est vraiment en danger désormais. Encore une fois, Thony semble plutôt bien vivre le choc. Son fils est en train de mourir, mais à part quelques larmes, elle s’en remet bien vite.

Elle diagnostique une maladie que Saroyan ne voulait pas traiter sans confirmation, mais qu’il se retrouve à traiter quand même parce que de toute manière, c’était ça ou la mort pour Luca, puis est rapidement amenée au travail. Arman a beau défendre sa vie comme il peut face à son boss, Hayak, ce dernier ne comprend pas pourquoi Thony est encore en vie (moi non plus d’ailleurs) et pourquoi le médecin de famille se retrouve à devoir s’occuper de son fils.

Il va vite le découvrir : Thony sait comment survivre dans toutes les situations. Alors qu’Hayak est sur le point de la tuer, Thony révèle qu’elle a aperçu un homme dans l’entrepôt plus tôt, quand elle faisait le ménage. Cela tombe bien : cet homme, Jimmy, est évidemment celui qui a volé les pistolets et est donc responsable du bain de sang en début d’épisode. Autant vous dire que Jimmy ne survit pas à l’épisode, hein. Thony si par contre.

Reste à traiter les intrigues secondaires : Fiona avoue à son fils qu’il n’est pas américain, et ça l’énerve beaucoup l’ado, alors que Luca survit grâce au bon diagnostic de sa mère. C’est un peu comme si tout était bien qui finissait bien, même si le gamin reste bien malade. En plus, ce n’est pas terminé pour Thony : elle ne le sait pas encore, mais Garret envisage de faire d’elle son indic puisque Théo devait l’être et est désormais mort.

Le problème, c’est qu’au même moment, Arman s’assure que Thony a bien conscience que maintenant qu’elle a la confiance d’Hayak, elle est trempée jusqu’au cou dans les affaires de la mafia. Allez, cliffhanger sympa et série qui risque de continuer à avoir des critiques complètes ici. Il y a plein de moments ridicules et tout, mais je manque de séries de ce genre-là depuis quelques années et le divertissement est prenant, je trouve. Ou alors, c’est Elodie Yung qui me suffit, allez savoir.

 

This is us – S06E02

Épisode 2 – One Giant Leap – 14/20
Ce début de saison ne parvient pas à me convaincre, décidément. Avec cet épisode, nous en arrivons déjà à un moment où une partie du casting est absente et où les personnages sont divisés en deux intrigues et ça ne fonctionne que partiellement : on sent que les scénaristes comblent du temps parfois dans l’épisode, et c’est gênant. En plus, je trouve qu’une des intrigues passe à côté d’un message qu’elle aurait pu faire passer là où la deuxième se contente de paver le chemin pour la conclusion de l’intrigue d’un personnage auquel je n’accroche pas plus que ça. Bon, c’est comme ça.

Spoilers

Nicky retrouve Sally, Déjà retrouve Malik.

You look… incandescent.

L’épisode commence par Déjà et Rebecca faisant chacune leur sac, et je crois que ça peut bien compter comme point de Bingo Séries pour le sac ouvert. Je veux dire, sérieusement, la taille de sac de Déjà… à part un jean, que peut-elle vraiment mettre là-dedans ?

Déjà se prépare pour une nuit avec sa meilleure amie, en théorie, mais on comprend bien qu’il va s’agir d’autre chose avec le résumé d’épisode qui a précédé, à fond sur sa relation avec son copain, et avec les encouragements que lui murmurent Tess. Clairement, elle a endormi la méfiance de Beth et Randall beaucoup trop facilement Déjà.

Et ça ne manque pas : Déjà se rend à Boston pour voir son copain, sans avoir prévenu ses parents. En chemin, elle sympathise avec une grand-mère dans le bus qui lui demande la raison pour laquelle elle se rend à Boston. Sérieusement, c’était trop mignon : Malik et Janelle attendaient Déjà à la gare routière. Autant vous dire que je me faisais déjà tout un film sur la Jennifer vivant de nouveau avec Malik, alors c’était une bonne nouvelle de voir qu’il était toujours amoureux de Déjà.

Par contre, Jennifer était bien dans l’équation : Déjà a même la chance de la rencontrer dans cet épisode. Elle est aussi insupportable que ce qu’on pouvait imaginer : elle engueule Malik qui est en retard, elle parle à peine à Déjà et vole tout le frigo de son ex pour donner à manger à sa fille. C’est assez magique à voir, je l’aime déjà. Franchement, c’est le genre de personnage que l’on finirait par adorer si ce n’était pas une saison finale. On risque de ne pas avoir le temps d’apprendre à la connaître, mais bon.

Autant passer plus de temps avec Malik tant qu’on le peut, de toute manière. Il nous révèle ainsi qu’il est débordé par sa vie : dur d’être étudiant et papa dans une nouvelle ville. Déjà lui laisse le temps d’aller finir son devoir de littérature russe, parce qu’elle comprend bien où sont les priorités, même si elle n’est là que pour une journée. C’est une jolie scène.

Ce sacrifice de Déjà est super mignon à voir, et ça mène à une scène où elle se fait toute belle pour sortir en soirée avec lui… avant de demander à rentrer super vite. En effet, elle est prête pour sa première fois avec Malik. Bien, je ne m’attendais pas forcément à ça, surtout que je n’avais pas compris que ce n’était pas encore fait. Finalement, ça se fait donc dans cet épisode, et tout se passe à merveille. C’est une première fois digne d’une série, avec Déjà qui affirme ensuite qu’elle voudrait passer sa vie dans ce lit avec lui, puis avec un retour en bus où elle dit à son père que son petit déjà chez Tiffany lui a changé la vie. Le jeu de mots était marrant, d’accord, mais l’épisode passe à côté de tout ce qui pourrait être vraiment important pour une première fois – de la protection à la pression qu’on se met. C’est idéalisé et aseptisé pour de la grande écoute, mais c’est décevant pour une série de cette envergue de voir autant de timidité sur le sujet.

Bref, en début d’épisode, nous avions aussi vu Rebecca préparer ses affaires et prendre tous ses médicaments. C’est qu’elle était sérieuse lors de l’épisode précédent : elle insiste bien pour aller voir Sally en compagnie de Nicky, histoire qu’il puisse avoir le cœur net sur son crush. Il lui a bien parlé la veille au soir, pour vérifier si elle était d’accord de sa venue et surtout si elle était célibataire.

C’est donc bien parti, mais ça suppose toutefois un long roadtrip. Ce roadtrip se fait en voiture avec Miguel, Nicky et Rebecca. Cela fait un trio sympathique, franchement, et Rebecca le souligne bien avec l’espoir que Jack soit en train de les surveiller car tout ça le rendrait heureux. Qu’importe l’intrigue pas terrible autour de Sally, honnêtement, Rebecca va leur voler à tous la saison, et Mandy Moore. Elle est incroyable lors de la scène où elle se rappelle sa jeunesse avec Jack au son de Hooked on a feeling. C’est merveilleux à voir, l’actrice est géniale.

J’aimerais en dire autant de l’intrigue de Nicky, mais vraiment, il est insupportable. Bien sûr, on apprend rapidement qu’il a menti lorsqu’il affirmait avoir repris contact avec Sally. Ce n’est pas le cas et il finit par l’avouer quand il interrompt le roadtrip pour aller acheter un ancien appareil photo à Sally. Oui, parce qu’il a tous ses souvenirs avec elle et parce qu’il l’a vraiment stalké.

Après avoir passé un certain temps à hésiter et à vouloir faire demi-tour, Nicky est finalement forcé par Rebecca et Miguel : il se rend chez Sally et… ça ne se passe comme il l’espérait. Forcément. Sally ne se souvient clairement pas de Nicky quand elle le voit, contrairement à lui qui est sûr d’avoir affaire à elle immédiatement. Les scénaristes ne sont pas très sympathiques avec Nicky, mais ô combien réalistes : la vie ne fait pas de cadeau dans ces cas-là.

Si lui est resté coincé dans ses souvenirs de 1969, elle a fait toute sa vie et est très heureuse, avec un mari. Oupsie. Le mari n’arrive pas tout de suite, histoire qu’on puisse avoir de l’espoir pour Nicky si l’on tient au personnage, mais ce n’est pas mon cas. C’est assez sympathique comme épisode, après.

J’aime bien Sally, en plus, elle est absolument charmante et horrible avec nos personnages sans jamais s’en rendre compte – comme lorsqu’elle est contente de se souvenir finalement de Nicky parce qu’elle n’a pas Alzheimer. Il y a des blagues qui deviennent risquées après un certain âge. En attendant, Nicky est insupportable, limite odieux quand il comprend que Sally est amoureuse d’un autre et que ça le surprend.

Après avoir expliqué qu’elle est sa première fois à table, il insiste finalement pour dire qu’il n’a aucun regret d’avoir entretenu ce souvenir et ce désir de Sally pendant des années. Cette dernière en profite pour faire comprendre à son mari qu’elle n’est vraiment pas heureuse avec lui ; qu’elle ne l’est plus. On aurait dû s’en douter : Miguel étant là, bien sûr que la scène allait devenir gênante. Elle l’est affreusement quand Sally quitte la table, suivie par Rebecca et qu’Eric, le mari de Sally, propose du bourbon pour se remettre de la catastrophe qu’est leur dîner.

C’est absolument atroce comme épisode, franchement, on suit ce dîner entre les personnages et on ne peut qu’être gêné par ce qu’on voit. Et puis, les triplés finissent par manquer. Je comprends le but de l’épisode, bien sûr, mais c’est une saison finale et ça laisse l’impression qu’on se concentre sur des personnages peu importants là où on n’aura pas le temps pour nos préférés. Et puis, c’était tellement creepy de voir Sally et Rebecca devenir meilleures amies, ou de voir Nicky voler un selfie de Rebecca et Sally.

Oh, ça se termine bien pour Nicky malgré tout : il se rend compte qu’après toutes ces années, Sally a toujours une photo de lui. Elle ne se souvient pas que c’est lui, hein, mais elle l’a toujours avec elle, et ça lui suffit bien. La conclusion est douce-amère pour Nicky, mais ça marche bien. C’était mignon de les voir se faire la bise sous la pleine lune, on va dire. Et ça l’était d’autant plus que Rebecca nous brise le cœur ensuite.

Dans la voiture où elle attend Nicky, elle s’excuse auprès de Miguel de ne pas lui offrir la meilleure version d’elle-même, sauf qu’il est évident qu’il n’en a rien à faire lui. Il est amoureux de Rebecca quoiqu’il arrive, il lui offre une bien jolie broche et il se créé encore un magnifique souvenir avec elle en lui offrant. Leur baiser est toutefois interrompu par ce relou de Nicky qui assure ensuite qu’il est prêt à repartir à l’Est du pays.

L’avantage, c’est que Rebecca et Miguel peuvent se débarrasser enfin de cet invité encombrant. Il part en leur assurant que Jack serait heureux que ces deux-là se soient trouvés… et ça termine à merveille pour le couple qui se remet à faire de la salsa, comme pour Nicky qui rencontre une jolie hôtesse de l’air dans l’avion : Eddie.

Elle deviendra sa femme, puisque c’est elle que Déjà et Randall verront arriver au chevet de Rebecca dans un futur qui s’approche de plus en plus. Bordel, je ne sais même plus qui est déjà arrivé ou non à force, mais c’est super décevant que cette voiture soit celle d’Eddie. Ca ne valait pas le coup de nous la montrer la saison précédente. Je veux dire, cool pour Nicky hein, mais je n’en ai rien à faire en vrai de savoir qu’il finit avec quelqu’un ou non.

J’ai d’autres priorités parmi les personnages de la série. Il faudra toutefois attendre le prochain épisode de toute évidence. Allez, c’est sympa de voir Nicky enfin réussir à tourner la page, on va dire.

 

The Cleaning Lady – S01E01

Épisode 1 – TNT – 13/20
Comme je m’y attendais, ce ne sera pas la série de l’année – et probablement pas la série du mois non plus. Cependant, c’est le genre de séries à mi-chemin entre le procédural et l’espionnage, à fond dans l’action, et ça peut être divertissant si on pose son cerveau. À eux de ne pas trop faire traîner en longueur le fil rouge, ce qui risque de causer la perte de la série. En attendant, écoutez, j’ai passé un bon moment quand même et ça m’a maintenu éveillé.

Spoilers

Thony travaille comme femme de ménage en attendant d’avoir des papiers pour l’opération de son fils, en état critique. Quand elle assiste à un meurtre, sa vie change du tout au tout.

The both of you are trouble.

Elodie Yung, si un jour par hasard au cours d’une insomnie, tu passes sur mon blog… Sache que je t’aime. Cela ne coûte rien d’essayer, non ?

Maintenant que c’est dit, je peux commencer la série qui débute d’une étrange manière, avec son personnage principal, Thony, qui assiste à un mariage avec sa belle-sœur. Oh, c’est une manière de parler, bien sûr : elles sont là pour faire le service et le ménage. Elles passent de bons moments quand même, jusqu’à ce que Stevie, le boss, soit infernal avec elles – et avec Thony en particulier.

Il la harcèle, mais pas de quoi s’inquiéter pour autant : Thony sait comment se défendre et elle a aussi sa belle-sœur pour ça. Bon, la série me perd bien vite par contre, avec une scène où la belle-sœur, Fi, manque de tuer son patron, mais où Thony le sauve de justesse avec une petit trachéotomie improvisée avec ce qu’elle trouve sur place. Et si ce n’était pas déjà glorieux, la voir s’enfuir après cette procédure chirurgicale complexe parce que son emploi est plus ou moins légal, c’était… abusé ?

Bon, allez, on va faire comme si, l’histoire peut encore être intéressante ? Ce ne sera pas la série de l’année, et on n’est que le 10 janvier. Au moins, on nous introduit un personnage intéressant et original. Non contente d’être chirurgienne et femme de ménage, Thony est aussi maman. Elle vit avec sa belle-sœur et les enfants qu’elles ont. Fi en a deux – une fille et un garçon censé la surveiller, mais faisant un bien mauvais travail -, elle en a un, Lucas.

Ce dernier est donc malade et est sur une liste pour recevoir un organe, mais les choses ne vont pas assez vite au goût de son père, Marco. Thony n’a pas trop envie d’en parler à plus de deux heures du matin, elle préfère donc raccrocher. Et elle fait bien parce qu’elle a une longue journée le lendemain, avec un patron voulant la virer – mais n’osant finalement pas quand elle proteste. Euh ? Elle demande à être payée et elle l’est, c’est cool, mais pourquoi n’est-elle pas virée finalement ?

Je veux dire, elle reste un problème pour son patron ? Celui-ci décide donc qu’elle ne bossera plus avec sa belle-sœur avant de l’envoyer bosser dans un hangar où ont lieu des combats clandestins et truqués. Enfin, les combats pourraient être truqués si elle ne s’en mêlait pas et ne suggérait pas aux futures perdantes de gagner si elles le souhaitent. Au passage, elle rencontre aussi ceux qui avaient parié sur la défaite de la combattante avec qui elle s’entend.

Loin de se douter que Thony a quoique ce soit à voir avec le pari qu’ils viennent de perdre, les types n’hésitent pas à tuer le gérant de la salle de combat. Sans trop de surprise, c’est l’ado irrespectueux qui avait dû être repris par son père qui le fait, pas le père sexy qui veut très clairement avoir sa chance avec Thony, hein.

Comme le meurtre a lieu au beau milieu d’un appel entre Thony et Fi, il est évident que celle-ci la rappelle quand Thony lui raccroche au nez.  La belle-sœur décide de la rappeler à ce moment-là, et c’est la pire des idées : la sonnerie retentit et la grille totalement dans sa bien mauvaise cachette. Rapidement retrouvée, Thony décide de négocier sa vie comme elle peut : elle est femme de ménage, elle nettoiera donc la scène de crime. Et heureusement pour elle, elle connaît les bonnes techniques pour nettoyer le sang : elle est chirurgienne après tout, elle a dû en voir d’autres. Mouais. Bon, la scène fonctionne mieux que le début d’épisode déjà.

J’ai bien aimé le fait que le caïd sexy hésite à l’embaucher tout de même, mais c’était plutôt bien introduit. Le ménage est rapidement fait, Thony parvient à négocier sa liberté et rentre chez elle où elle prend une décision radicale : amener son fils à l’hôpital le plus vite possible. On comprend bien que le gamin doit vivre dans sa bulle en attendant une greffe de moelle épinière, mais ce n’est pas si simple.

S’il est arrivé légalement aux États-Unis, Luca n’a pas reçu la greffe qui était prévue et il n’a plus tous les papiers dont il a besoin pour recevoir une nouvelle greffe. Ainsi, Thony ne peut même pas lui faire rencontrer un nouveau médecin. Elle a beau péter un câble sur la pauvre réceptionniste qui n’y est pour rien, eh bien, ça ne fonctionne pas : son fils ne peut pas voir de médecin. Par contre, il peut voir l’un des hommes de main du caïd qui a forcé Thony à nettoyer une scène de crime.

C’est plutôt intéressant car ça force Thony à être de nouveau bien énervée et à confronter le caïd. Celui-ci l’embauche tout de même, même si elle refuse son offre. Il ne lui laisse pas le choix d’accepter de toute manière : il s’arrange pour que Luca puisse voir son médecin grâce à son propre réseau de connaissances. Face à ça, Thony ne peut clairement pas refuser le job.

Et pourtant, elle sait y faire pour refuser des jobs : demandez à sa belle-sœur. Cette dernière essaie de la convaincre que ça peut être une bonne idée de vendre de l’ecstasy dans un club de luxe où une de ses connaissances est prête à l’embaucher. Thony refuse immédiatement, évidemment, et la conversation tourne de toute manière court quand elle est appelée pour nettoyer une nouvelle scène de crime. C’est ironique de refuser de vendre de la drogue mais de se rendre si vite complice d’un autre crime.

Après, on comprend bien pourquoi elle accepte : elle en pince totalement pour ce nouveau boss qui lui fait un rentre-dedans bien plus subtil que celui du début d’épisode. Je veux dire, il lui parle de son enfance, de sa maman et la complimente au passage sur son apparence et son sens des priorités, tout est dit. Le charme ne peut agir que partiellement, cela dit : il l’embauche en fait pour faire le ménage dans une immense villa – celle de son patron à lui. Elle a concrètement la fin de la nuit pour faire le ménage dans une villa pleine de confettis ?

Je veux bien qu’elle soit excellente à son job, mais à elle seule, c’est une tâche à peu près irréalisable. Ce n’est pas un montage d’elle en robe de soirée avec un aspirateur puis une éponge qui réussit à me convaincre, franchement. Au milieu de son ménage, elle rencontre aussi la femme de son nouveau boss, qui est… eh bien, une prostituée, en fait ? Elle a l’air prête à se donner à n’importe qui, y compris Thony. Et peut-être sans être payée, d’ailleurs.

Qu’importe, écoutez. La nuit se passe bien pour Thony, et je suis fatigué pour elle. Et pourtant, au petit matin, la journée ne fait que commencer. Elle découvre que Fi a bien accepté de vendre de la drogue pour le compte du beau-gosse qu’elle lui a fait rencontrer la veille. Forcément. Les deux amies en arrivent vite à se disputer, et Fi lui propose de dégager de chez elle si ça ne lui convient vraiment pas.

C’est de toute manière ce qu’elle fait parce qu’elle reçoit un nouveau coup de fil, avec une nouvelle scène de crime à aller nettoyer. Le cadavre du début d’épisode a été retrouvé, alors il faut faire un encore plus grand ménage : toute la planque doit être nettoyée et vidée de toutes traces compromettantes.

Si elle fait le ménage dans tous les recoins du hangar, elle ne trouve pas immédiatement la bombe qui a été placée là, bizarrement. Quand elle la trouve, il lui reste deux minutes pour s’enfuir et passer une porte blindée. Par chance, elle est plutôt débrouillarde et son nouveau boss tient vraiment à elle : quand il apprend qu’il s’est fait doubler et qu’elle risque d’y passer, il fait demi-tour bien vite.

Il parvient à la sauver de justesse de l’explosion, mais se blesse au passage. C’est l’occasion pour Thony de montrer ce qu’elle sait faire en tant que médecin : elle lui cautérise une plaie bien rapidement, avant l’arrivée des flics et se sécurise ainsi le job. Bon, écoutez, cette scène avec la pression des sirènes au loin était plutôt efficace, de même que le marché qu’elle passe ensuite avec le boss, s’assurant que Luca ira bien quoiqu’il arrive.

Quand elle rentre finalement chez Fi, il ne lui reste plus qu’à se réconcilier avec elle et passer du bon temps sur un terrain de basket improvisé dans une cage avec son fils et les cousins de celui-ci. C’est plutôt cool, mais pas bien réaliste : ils doivent crever de chaud derrière ces bâches, sérieux. Et puis, elle fait la morale à Fi pour un peu d’ecstasy mais accepte tous les coups de fil pour aller couvrir des scènes de crime.

Et clairement, ce n’est pas une bonne idée : elle est déjà repérée par le FBI. L’épisode se termine par ce cliffhanger plutôt logique : elle s’est rendue à l’enterrement de Théo, dont elle a nettoyé la scène de crime, et en a profité pour offrir à sa fille les cadeaux qu’il avait prévu pour elle et que Thony avait subtilisé dans son bureau avant le grand nettoyage. Autant vous dire que les cadeaux sont ultra résistants vu le choc qu’ils ont du prendre pendant l’explosion qui a plaqué Thony au sol ET que Thony est présentée comme maligne mais est pas mal conne. Tout le monde sait que les enterrements sont surveillés car les coupables s’y pointent, non ? C’est le B.A.-BA des séries et films, il me semble.

 

This is us – S06E01

Épisode 1 – The Challenger – 14/20
L’épisode effleure des cordes sensibles sans jamais parvenir tout à fait à les atteindre, en tout cas avec moi. Cela donne donc l’impression d’avoir vu un épisode tout à fait classique, pas un début de saison. Clairement, j’en attendais plus de la série. Elle ne fait qu’introduire un certain nombre d’intrigues qui vont finalement avoir un impact plus tard, mais ça donne trop l’impression d’une saison qui se met en place et pas assez celle d’une fin grandiose. J’espère qu’ils se reprendront pour la suite.

Spoilers

Comme chaque année, les triplés fêtent leur anniversaire.

-What a thing being a parent.
-What a thing being a kid.

Quel étrange début de saison que celui-ci. On commence par des plans semblant tout droit sorti d’une pub pour de la bouffe. Jack et Rebecca sont super amoureux alors qu’un nouveau cast de triplés est embauché pour jouer les enfants plus jeunes. C’est un peu dommage, mais c’est inévitable avec le temps qui passe. Au moins, on commence par Jack et Rebecca heureux au matin du 28 janvier 1986, et ce n’est pas plus mal. On connaît la date parce que c’est la date de l’échec de la mission Challenger.

Bizarrement, les scénaristes en font tout un pataquès pour cet épisode, avec les enfants qui assistent en direct à l’explosion de la navette depuis leur salle de classe. Kevin était un gamin insupportable en classe, ça alors. Bon. Les scénaristes en font un pataquès parce qu’apparemment, c’en était un pour les américains à l’époque. Je n’étais pas né, je n’en ai jamais vraiment entendu parler, mais ça semble être un peu l’équivalent de leur 11 septembre – parce que moi, c’est clairement leur 11 septembre, l’événement un peu traumatisant qui fait entrer dans le monde des adultes alors que ce n’était pas prévu.

Bref, Jack et Rebecca font ce qu’ils peuvent pour que les triplés expriment les émotions de tristesse et de deuil qui risquent de découler de cette explosion de héros nationaux à la télévision… mais Kevin veut juste plus de bouffe. Kate est triste d’avoir vu ses profs pleurer et espère que les astronautes étaient plus proches du paradis car dans le ciel ; Randall s’inquiète des enfants d’une astronaute désormais orphelins et Kevin… toujours pas. Même quand il parle avec Jack, on comprend bien qu’il n’a pas de problème particulier vis-à-vis de cette journée.

Cela inquiète énormément Rebecca, mais comme toujours, Jack trouve les bons mots pour la rassurer. Rebecca finit par dresser un joli parallèle entre Randall et The Catcher in the rye et j’avoue que c’est assez incroyable comme écriture d’épisode, mais ça ne suffit pas à atteindre ma corde sensible pour cette fois. C’était un peu plus efficace de voir Kevin se confier à sa sœur sur la peur de la mort de ses parents. C’était touchant comme tout, cette scène.

Si jamais on était passé à côté par je-ne-sais-quel-hasard du destin, on sait rapidement qu’on est dans une dernière saison : juste après cette scène qui nous introduit une famille heureuse, on nous réintroduit cette fois chaque personnage de la série par un parallèle dressé entre le pilot de la série, le tout premier épisode il y a six ans déjà, et ce premier épisode de dernière saison. On voit donc Rebecca fêter l’anniversaire de Jack, préparer les 36 ans des triplés, puis leur préparer les 41 ans ; on voit Kate ouvrir son frigo plein de post-it culpabilisateurs, puis l’ouvrir pour y découvrir des post-it sur la nourriture de ses enfants ; on voit Randall apprendre l’adresse de son père biologique au boulot, puis recevoir un autre mail bien important six ans plus tard quand il apprend que le cambrioleur de la saison passée est arrêtée ; et enfin, on retrouve Kevin il y a six ans torse nu avec ses deux top-modèles, puis torse-nu à s’occuper de ses jumeaux dans un garage juste à côté de la maison.

Oui, oui, à côté de la maison de… Madison. Oh, ces scénaristes vont m’énerver. On a toujours droit à des scènes super mignonnes entre Kevin et Madison, qui sont des parents parfaits avec les jumeaux et sont tous mignons. On apprend au passage que Kate organise une fête d’anniversaire à laquelle Madison décide de ne pas aller, car c’est une fête de famille, et ça m’énerve. Ils se comportent toujours comme un couple.

Bon, Kevin a aussi une décision à prendre pour sa carrière : il apprend que le Manny est déjà sur le point de vivre son premier reboot. Il est trop vieux pour rejouer le rôle, mais il peut désormais jouer le père de cette sitcom un peu craignos. Eh, ça pourrait probablement marcher en vrai, seulement, ce n’est pas le plan de carrière qu’il imaginait. Après un film pourri, c’est compliqué de toute manière.

Tout son plan de vie est tombé à l’eau de toute manière : quand il rentre auprès de Madison, c’est pour mieux se rendre compte que sa vie à elle continue. Elle est désormais en train de flirter avec un type de son club de lecture. Oh bordel, vraiment, ils veulent m’énerver cette saison. J’ai tellement de la peine pour Kevin. Il se retrouve témoin de ce flirt, parce qu’il vit dans le garage, et il se le retrouve deux fois.

En plus, Madison regarde sans lui un épisode d’une série qu’ils ont l’habitude de regarder ensemble, pour le regarder avec le type qui la drague ? Non, vraiment, c’est juste intenable, Madison est loin d’être cool sur ce coup-là. En même temps, elle ne doit plus rien à personne, hein, je sais qu’elle a bien le droit de flirter avec un autre… mais putain, putain, elle flirte encore avec Kevin le père de ses enfants, donc à un moment, bon, faut faire un choix.

C’est Kevin qui finit par le faire : il décide de quitter le garage et de s’éloigner de ses jumeaux pour retourner vivre chez sa sœur. Ah. Après, il fait bien parce que clairement la situation de Madison l’énerve plus que la situation de sa mère. J’y viens, attendez, il faut que je fasse la critique à peu près dans l’ordre, tout de même.

De son côté, Kate semble être en dépression quand elle voit ses mugs de couple dans son placard, mais vraiment, elle aussi, elle va m’énerver. Ils ont réussi à détruire toute l’évolution du personnage en une scène et une intrigue, je crois, et elle m’énerve à nouveau comme dans les premiers temps. En effet, elle est triste de savoir que Toby est loin d’elle désormais. Il prend pourtant le temps de l’appeler pour son anniversaire.

Elle est tout de même énervée, surtout qu’elle est habituée de voir Toby en personne pour son anniversaire et que cette année, il lui embauche une femme de ménage. Soit. Et bien sûr, pour ne rien arranger à mon humeur face à cet épisode, elle reçoit ensuite un SMS de Philip lui demandant de passer à l’école au plus vite.

Quand elle y arrive, elle le surprend en train de larguer une femme magnifique, mais une femme qui l’ennuie énormément selon ses dires. C’est un gros connard, donc, et il est à la hauteur de ce que Jimmy était déjà dans You’re the worst. Il a toutefois permis aux élèves de Kate de lui préparer une surprise : l’urgence pour laquelle il la fait venir est tout simplement un cadeau d’anniversaire, avec les enfants chantant Time after time. Au point de faire pleurer Kate, évidemment. Ah cette série sait toujours trouver les bons sentiments, mais non, Kate, ça ne va pas suffire à ce que je t’aime à nouveau.

C’est un peu mieux en fin d’épisode quand elle reçoit Kevin chez elle et qu’elle compare leur vie à ce qu’ils étaient cinq ans plus tôt, alors qu’il accepte finalement de faire le reboot du Manny. J’ai surtout aimé sa toute dernière scène de l’épisode, mais c’est triste, parce que je l’ai aimé uniquement parce que Tobby était là pour lui souhaiter son anniversaire. Je veux tellement qu’ils restent ensemble.

Pendant ce temps, Randall doit annoncer à Beth que leur cambrioleur a été retrouvé, et les policiers sont sûrs que c’est lui parce qu’il avait une photo de leur mariage sur lui. Randall veut aussitôt aller au commissariat pour le confronter et faire face à cette réalité, quand Beth lui rappelle que c’est une bien mauvaise idée pour son anniversaire.

Malgré tout, Randall décide d’aller le voir au commissariat. Si Beth est vexée, cela nous fait une étonnante intrigue où Randall peut parler à un homme qui considère qu’il était sur sa photo. L’homme est clairement dans un autre monde : il n’a aucun souvenir du cambriolage et, à vrai dire, il n’a aucun souvenir tout court. Il perd la mémoire, demandant à plusieurs reprises à Randall s’il sait où est son chien. C’est si triste. Et ça fait écho évidemment à Rebecca.

Nous la retrouvons en train de raconter des souvenirs d’enfance à Miguel et Nicky, sauf qu’elle en oublie une partie. Cela ne semble pas traumatiser plus que ça les deux hommes, mais il faut dire que Nicky est toujours coincé sur son amour de jeunesse. Nous, en revanche, nous voyons Rebecca perdre ses souvenirs et bien des détails et… c’est juste tellement triste. Elle est perdue dans ses pensées et on la voit être obsédée par les petits détails qu’elle perd… Tu m’étonnes. Ils retranscrivent le traumatisme de ce genre de maladie avec beaucoup de réalisme.

Finalement, Randall fait donc le choix de ne pas engager de poursuite contre David, l’homme qui a voulu cambrioler sa maison. Il voit en lui William, Kevin, Jack et tous les addicts qu’il est censé aider en tant qu’homme politique. Si Beth ne comprend pas immédiatement son choix, elle est évidemment toujours aussi géniale avec lui. Elle accepte donc la situation et lui propose comme cadeau d’anniversaire de coucher avec lui. Si ce n’est pas mignon.

Une fois que c’est fait, ils partagent un gâteau en visio avec Kate et Kevin. Le problème, c’est que la fête tourne un peu court quand Rebecca pète un câble au milieu du repas à ne pas retrouver un mot. Elle est alors forcée d’annoncer à ses enfants qu’elle a des plaques dans le cerveau et que la maladie progresse.

C’est tout à fait terrible, mais au moins, l’épisode termine bien pour elle quand elle se souvient finalement du mot qu’elle cherchait toute la journée. Avant ça, elle pète un câble contre Nicky et lui annonce qu’ils iront voir Sally dès le lendemain car il lui fait mal à la tête à tourner en boucle sur son amour de jeunesse. Avant ça aussi, on apprend que David ne se pointe pas au rendez-vous que Randall lui avait donné. Beth n’abandonne pas son mari pour autant et c’est plutôt plaisant de savoir qu’il y a au moins un personnage pour qui tout va bien – même si on comprend bien que Randall veut sauver tout le monde et qu’il ne le pourra pas.

Bref, tous les personnages sont aux portes de moments bien dépressifs et merdiques, à des stades de leur vie qui ne leur conviennent plus. Il va falloir traverser la dépression avant d’avoir une fin que j’espère heureuse. Su-per.