Synopsis : Après une intrigue enflammée en saison 2, la caserne si chère à toute notre équipe n’est plus censée rouvrir. Et ça, Owen a eu du mal à le digérer, préférant foutre un bon coup de poing dans la tronche de son nouveau chef et ancien ami.
Pour commencer, je sais bien que je n’ai pas fini de rattraper la série-mère et qu’il m’en reste deux épisodes à découvrir, mais j’ai décidé que ce n’était pas si grave. En ce dimanche soir, j’ai vraiment envie de me poser devant un épisode qui me laissera bouche bée, et c’est souvent le cas des débuts de saison pour cette franchise. En plus, il n’y a pas photo pour moi, je préfère les personnages de cette série. Il y a Tarlos, il y a Vega, il y a Grace. J’ai beaucoup trop hâte de les retrouver.
Je n’ai pas grand-chose de plus à dire avant de me lancer dans mon visionnage et il est déjà beaucoup trop tard vu tout ce que j’ai envie de regarder ce soir, alors je ne vais pas m’éterniser plus longtemps. C’est parti pour un nouvel épisode d’une série qui a bien eu le temps de me manquer l’air de rien. C’est peut-être aussi parce que j’avais enchaîné les deux premières saisons il y a un an !
S03E01 – The Big Chill – 16/20 C’est un bon épisode de reprise car il nous présente de nouvelles intrigues pour tenir tout au long de la saison 3 sans négliger pour autant le sentiment d’urgence que l’on attend de cette série. Pour autant, la structure même de l’épisode ne me convainc pas spécialement et les intrigues proposées sont loin d’être celles que j’avais envie de voir à ce stade de la série. On tombe dans certains clichés peu efficaces, surtout quand il s’agit de nous présenter des héros bien américains dans leur orgueil ou d’oublier certaines relations pourtant essentielles de la série.
S03E02 – Thin ice – 17/20 Cet épisode est bien plus prenant que le précédent et la série suit la mode de sa grande sœur qui aime bien revenir avec un triptyque d’épisodes. C’est frustrant de devoir encore attendre la suite, mais ça prouve que les multiples cliffhangers fonctionnent bien. Le stress est présent et je ne peux m’empêcher de me poser des questions sur la suite et la survie de tous, particulièrement après la saison 2 qui avait su surprendre à plusieurs reprises. Nous verrons bien.
S03E03 – Shock & Thaw – 16/20 On ne peut pas s’attendre avec cette franchise à ce que tout soit bien crédible, mais les intrigues de cet épisode fonctionnent bien et permettent à l’épisode de surprendre par la construction qu’il suggère pour la suite de la saison. Honnêtement, ça me convient bien pour le moment. Les choix faits par les scénaristes permettent en plus de développer certaines relations que l’on avait peu eu l’occasion de voir avant, ça me paraît donc d’autant plus judicieux de continuer sur cette lancée.
S03E04 – Push – 17/20 L’épisode apporte une conclusion vraiment réussie aux cliffhangers de la semaine précédente et se concentre cette semaine sur les personnages que je préfère. Si la fin de cette longue tempête de neige est réussie, il reste certaines scènes superflues ou trop peu crédibles pour que ce soit une meilleure note, franchement. J’ai tout de même eu ce que j’attendais comme scènes depuis quatre épisodes, et un petit shot d’émotions parce que je suis un public facile, alors je ne vais pas faire ma fine bouche trop longtemps.
S03E05 – Child Care – 16/20 Une seule actrice vous manque et tout est dépeuplée. Quand vous la retrouvez, paf, tout va pour le mieux à nouveau. Quant aux trois intrigues principales de l’épisode, elles sont toutes particulièrement prenantes, même si tirées par les cheveux dans la manière dont elles sont introduites. Cela me convient uniquement parce que la suite est si top et parce que j’aime les développements des personnages proposés.
s03e06 – The ATX Files – 14/20 Un épisode sympathique mais plutôt routinier, qui a l’inconvénient de ne pas vraiment donner du temps d’écran à tout le monde. Certes, il se concentre sur des personnages que j’aime bien, mais j’aime bien tout le monde dans la série… Ce n’est pas grave, on a au moins des intrigues qui permettent de développer davantage certains d’entre eux et de poursuivre le travail entamé dans les épisodes précédents, donc on va dire que c’est un bon épisode quand même.
S03E07 – Red vs Blue – 14/20 Un épisode au thème porteur et fécond… mais bordel, le niveau d’approfondissement n’est vraiment pas dingue. Par rapport aux séries d’ABC qui veulent vraiment entrer dans des questions politiques majeures, on sent que sur la FOX, on est là pour se divertir. Les personnages sont attachants et aident à accrocher à la série, mais j’ai trop l’impression de voir une série qui n’ose pas aller au bout de ses idées et qui veut faire du grand public. Quant au cliffhanger, bon, ça m’a énervé plus qu’autre chose.
S03E08 – In the Unlikely Event of an Emergency – 14/20 Typiquement, c’est le genre d’épisode que je déteste. Il ne gagne des points que parce qu’il a la bonne idée de se concentrer sur un de mes personnages préférés de la série. Après plusieurs mois sans voir d’épisode de la série, par contre, je suis un peu frustré par les absences ou les tous petits rôles de bon nombre de personnages. C’est comme ça, j’imagine.
S03E09 – The Bird – 14/20 La série continue sur sa lancée, et je finis par me demander si la saison 2 était un accident de parcours à proposer des épisodes aussi bien écrits avec des développements intéressants pour les personnages. Là, on a bien une intrigue intéressante, mais elle va à toute vitesse, contrairement à l’intrigue principale de l’épisode qui est, elle, particulièrement longue et peu intéressante à suivre.
S03E10 – Parental Guidance – 13/20 Ce n’est toujours pas grandiose pour cette saison dis-donc. Je ne sais pas, je trouve le scénario trop flemmard et le manque de cohérence dans ce qu’il se passe de plus en plus visible. Pire encore, les personnages ont eu tendance à m’énerver dans cet épisode parce qu’ils sont incapables de se parler comme des êtres humains normaux, et ça ne se justifie pas vraiment. C’est dommage, j’ai parfois l’impression d’être de retour en saison 1 – et ça ne m’aide pas à me mettre à jour dans la série.
S03E11 – Prince Albert in a Can – 18/20 Forcément, quand la série se concentre d’une part sur mes deux personnages préférés et offre d’autre part un rôle de taille à mon actrice préférée (bon, une d’entre elles en tout cas), ça ne peut que me plaire. Il y a bien des défauts dans l’épisode et des moments où j’ai levé les yeux au ciel parce que c’était prévisible ou moins cohérent, mais j’ai été scotché à mon canapé pendant un bon moment. Je pense de nouveau marquer une petite pause dans mon visionnage, mais je suis content de terminer sur un épisode qui annonce de meilleures intrigues.
S03E12 – Negative Space – 17/20 L’épisode est bourré de facilités, mais il a réussi à m’endormir suffisamment longtemps pour me balader un bon moment. Au-delà de ça, je suis content de retrouver les personnages sur deux intrigues qui étaient intéressantes, même si tous ne sont pas assez mis en avant dans cette intrigue. C’est le problème avec cette franchise : il y a toujours des personnages mis de côté… mais bon, on ne peut pas tout avoir, et je me contente très largement de cet épisode de reprise qui avait plein de points positifs.
S03E13 – Riddle of the Sphinx – 16/20 L’épisode marque des points en se concentrant beaucoup sur les personnages et guest stars que je préfère, mais je me rends tout de même compte que je ne suis plus du tout objectif. Ce n’est pas bien grave, je n’ai jamais prétendu que mes critiques l’étaient de toute manière. C’est un bon épisode, même s’il ne propose que peu d’interventions des urgentistes. Finalement, je suis là pour les personnages plus que pour les situations dingues, contrairement à la série-mère.
S03E14 – Impulse Control – 15/20 Bien que tout à fait prévisible à plusieurs reprises, cet épisode m’a beaucoup plu. Son thème est plutôt logique à ce moment de la saison, avec un écho évident à un personnage qui avait besoin de prendre conscience de son problème pour peut-être espérer le traiter efficacement. En parallèle, d’autres personnages sont développés à nouveau, en suivant une voie qui me plaît bien. Bref, les personnages sont bien écrits, et c’est exactement ce que j’espérais pour redynamiser cette saison.
S03E15 – Down to Clown – 15/20 C’est une deuxième partie de saison plutôt solide avec le développement d’un fil rouge plutôt cohérent et des sous-intrigues autour de chaque intervention qui sont plutôt efficace. La série semble vouloir capitaliser sur l’humour, mais ce n’est pas pour me déplaire. Il est dommage que ce soit un peu prévisible et que ça sente parfois le réchauffé d’autres séries tout de même… mais est-ce vraiment surprenant pour une série qui fonctionne selon la formule procédurale ?
S03E16 – Shift-Less – 13/20 L’épisode a un problème de rythme, parce que j’ai réussi à le trouver à la fois trop lent et trop rapide dans le développement de son intrigue. Il y en a deux dans l’épisode, des intrigues, et elles sont intéressantes, mais je crois qu’elle manque un tout petit peu d’adrénaline pour que ça me plaise vraiment : j’attends autre chose de la franchise.
S03E17 – Spring Cleaning – 17/20 Si certaines avancées dans les intrigues de personnages sont clairement trop expéditives pour me convaincre à 100%, j’ai bien accroché à cet épisode. Il manquait certes d’interventions, à nouveau, mais contrairement au précédent, il a réussi à m’intéresser par les développements qu’il proposait et qui mènent assez logiquement à une fin de saison qui a tous les éléments pour nous faire vivre un tas d’émotions. Boost d’adrénaline en approche, donc.
S03E18 – A Bright and Cloudless Morning – 17/20 Si certaines avancées dans les intrigues de personnages sont clairement trop expéditives pour me convaincre à 100%, j’ai bien accroché à cet épisode. Il manquait certes d’interventions, à nouveau, mais contrairement au précédent, il a réussi à m’intéresser par les développements qu’il proposait et qui mènent assez logiquement à une fin de saison qui a tous les éléments pour nous faire vivre un tas d’émotions. Boost d’adrénaline en approche, donc.
Je reviens vers vous aujourd’hui avec un autre avis sur un roman, parce que pourquoi pas ? À défaut de voir des séries en ce moment, je peux bien vous parler de tout le reste. Après les films et les BD, parlons lecture, avec ce roman que j’ai fini il y a un mois et qui traînait dans ma PAL depuis des mois, puisqu’on me l’a offert à Noël dernier. Bon, je le savais en le recevant, cela dit, c’est toujours l’été que je me retrouve à lire davantage.
Cet article commence à tourner en rond, alors disons-le clairement une fois pour toute, je parle ici de As Old As Time, un roman de la collection Twisted Tales, qui consiste à réécrire les histoires des films Disney en y ajoutant un twist qui change absolument tout. Ici, il s’agit de La Belle et la Bête comme les fans l’auront deviné simplement à la couverture et au titre.
Verdict ? C’est un roman vraiment sympathique, qui part du principe que la Bête a été maudite par… la mère de Belle. Ah. C’est original et ça apporte un twist qui fonctionne très bien. Est-ce que le roman m’a plu ? C’est un peu compliqué de répondre à cette question, parce qu’il se divise en trois parties très distinctes.
La première est absolument géniale : elle reprend d’une part le film Disney quasiment à la lettre, mais sans les chansons malheureusement (enfin, sans les paroles). C’est super agréable à lire, parce que j’adore le film et que je ne l’avais pas vu depuis longtemps. En parallèle, on découvre le passé des parents de Belle et de tout le royaume, et j’ai tout simplement adoré cette partie qui est d’une originalité particulièrement originale ehe ! Bon, je vais inévitablement spoiler le livre ensuite, donc attention.
Cette partie sur les parents de Belle m’a surtout plu parce qu’elle introduit un monde où la magie est beaucoup plus omniprésente que dans le film, et c’était super bien pensé. Là où ça m’a moins plu, c’est que la deuxième partie s’éloigne alors totalement du film en introduisant un rebondissement dans le présent qui n’était pas forcément nécessaire. Je sais, c’est le principe de la collection de réécrire l’histoire, mais j’ai été déçu de ce qui est introduit et qui ne me paraît pas vraiment exceptionnel. J’aurais préféré qu’on continue à explorer le passé et des conséquences insoupçonnées expliquant le présent, plutôt que de voir le présent être changé.
En plus, dans la deuxième partie, on arrête d’explorer le passé… Et en cours de route, j’ai eu l’impression que Belle tombait dans certains clichés de la demoiselle en détresse que je n’aimais pas du tout. Bref, grosse déception sur la deuxième partie, et clairement, j’ai ralenti mon rythme de lecture…
La troisième partie vient alors tout conclure assez intelligemment et sauver les meubles. Finalement, c’est un bilan positif, avec de bons moments de lecture et des passages vraiment savoureux – que je pourrais même proposer à mes élèves en lecture complémentaire cette année, figurez-vous. Bon, eux, ils le liront en français par contre, alors ils perdront l’humour des termes français introduits en langue anglaise (pas toujours de manière fluide et correcte).
Sinon, clairement, je pense que j’en lirais d’autres malgré ma déception des modifications de l’histoire (je sais, c’est le but) et malgré le fait que je ne suis jamais tout à fait fan de tout ce qui sort du canon. Seulement, disons ce qui est : c’est de l’excellente fanfiction là, et en plus, je suis fan de réécriture et d’écriture de script comme c’était fait là (avec une Belle assez maligne, des références littéraires et un personnage vraiment bien écrit). Voilà, j’aurais pu en dire plus sur les Twisted Tales j’imagine… Mais là, Laura est arrivée chez moi, alors elle m’a dit d’écrire « ah ciao bonsoir ». Ah ciao bonsoir !
Je sais que nous ne sommes pas mercredi, mais je ne pouvais pas rater l’occasion d’écrire un article sur mon retour au cinéma. En effet, j’ai enfin pris le temps de retourner dans une salle obscure. Mon abonnement cinéma n’est pas gratuit, alors autant le rentabiliser, non ?
Concrètement, on ne va pas se leurrer, il est ambitieux d’espérer un respect complet des gestes barrières et du protocole sanitaire, même dans une petite salle. Dans l’ensemble, c’était tout de même plus sûr que je ne l’imaginais aux premiers abords, mais c’est peut-être aussi grâce à l’horaire, hier soir à 19h30, et au choix du film, Été 85, sorti il y a une semaine.
Alors, quel fut mon avis sur Été 85 ? À première vue, qu’il est frustrant de devoir garder le masque pendant tout le film alors que les persos se font des « baignades de soleil ». Autant vous dire qu’on a vu des masques tomber, mais bon.
Comme toujours, la bande annonce du film en dit beaucoup trop… Je vous laisse la regarder à vos risques et périls. Et puisqu’elle spoile, je vous donnerais ensuite mon avis avec quelques petits spoilers aussi… Bref, c’est à réserver à ceux qui ont vu le film !
Concrètement, ces deux minutes de promotion et la première demi-heure du film nous vendent deux choses : une belle histoire d’amour et une histoire de meurtre. Le film n’est ni l’un ni l’autre. Dommage, hein ?
Commençons par le côté romantique déjà. Si c’est ce qui vous intéressent, contentez-vous de cette bande-annonce. La chronologie éclatée du film ne permet pas de savourer pleinement cette histoire entre les deux ados (et les acteurs ne sont pas ados, c’est toujours bizarre, il faut un temps d’adaptation), certes très beaux et attirés l’un par l’autre, mais certainement pas amoureux. Le film en a conscience et joue justement de cette idée qui devient un élément moteur de l’intrigue, mais ça nous sert du gaybait en attendant.
Je peux paraître un peu dur, mais soyons clairs, l’attirance entre eux n’est perçue comme telle que par l’un d’eux, ce qui est heureusement souligné dans le film. Ça change un peu de nombreux films lgbt qui sont dans cette mouvance, mais oublient de le dire.
Le personnage de Kate est salutaire !
Par contre, c’est dommage de tomber au passage dans des clichés qui me dérangent pas mal, notamment la représentation de ce que beaucoup vont interpréter comme de la bisexualité alors que ça n’en est pas. Un des personnages cherche à s’autodetruire et le fait par ce biais, mais c’est tout. Dans les clichés, n’espérez pas non plus une relation sérieuse entre deux gays, passez votre chemin ici, il n’y a pas une once de communication entre eux.
Dans les bonnes choses, en revanche, il y a tout juste une réplique un brin homophobe dans le film, et l’évocation quasi muette d’une situation qui l’est totalement, mais ne touche pas directement les personnages principaux. Cela fait du bien un film lgbt sans homophobie… Par contre ça pose la question de pourquoi le choix de 1985, parce que ce serait une histoire plus crédible en 2020 qu’en 1985.
Je reconnais simplement à 85 l’avantage de nous proposer une bande son très chouette et des looks sympas à regarder, ainsi qu’une facilité à la nudité un peu plus grande. Et comme ce n’est pas une romance, tous les éléments qui pourraient l’être étant évacués bien vite, c’est tant mieux.
Reste le côté meurtre du film, et ce n’en est donc pas un. Nous avons affaire à une histoire totalement montée en épingle, alors que la réplique clé du film est dans la bande-annonce. Savoir que le film est inspiré d’un roman nommé « Dancing on your grave » suffit à comprendre le reste, qu’on comprend de toute manière assez vite dans le film. Je ne peux pas parler de grosse déception car je m’attendais à être déçu justement, mais il n’y a pas eu de surprise non plus.
Quant aux acteurs, ils sont bons assurément, mais certains passages n’ont pas réussi à me convaincre, particulièrement dans le jeu du personnage principal et dans la scène qui est le point d’orgue du film, en plus. Cest juste une question de sensibilité par contre, ou peut-être que le film ne me plaisait pas assez pour que ça puisse me convaincre.
Vous l’aurez compris, si ça m’a fait vraiment plaisir de remettre les pieds au cinéma, j’ai eu plus de mal avec le film que j’avais choisi. Rien ne me tentait vraiment de toute manière…
Été 85 n’est toutefois pas un mauvais moment à passer. Ça se regarde bien comme divertissement, malgré quelques problèmes de clichés (je ne me lance pas sur la vision de la dépression ou des profs hein). Si ça ne vous tent pas, tracez votre chemin.
Ah, et quand même, l’actrice incarnant l’éducatrice est sortie du lot à mes yeux ! Voilà, j’ai fait le tour de cette critique express, à vous les studios !
Depuis la dernière fois que je vous ai parlé de The Promised Neverland, quelques tomes sont sortis déjà, et comme j’ai revu Laura en décembre, j’en ai eu deux autres à lire, parce qu’elle est beaucoup trop gentille et qu’on se les échange comme des cartes Pokemon à chaque fois qu’on arrive à se croiser. Aujourd’hui, je vous parle donc des tomes 3 à 5, parce que j’ai adoré les lire et que je veux en conserver une trace sur le blog. J’écris sans véritable spoiler sur chaque tome, par contre l’avis du tome 4 parle d’événements du 3, du tome 5 d’événements du 4. C’est une saga, c’est normal, mais attention à vous.
Pour ne pas vous mentir, je pensais vous avoir parlé de ce tome dans un article précédent, mais je suis absolument incapable de le retrouver. Comme je l’ai lu il y a quelques mois, je ne sais plus bien ce qu’il se déroulait au cours de celui-ci, mais j’en ai gardé un souvenir vif de surprise. Si les deux premiers tomes restaient très (trop ?) prévisibles, je trouve que celui-ci se démarquait par des rebondissements que je n’avais pas vu arriver.
Le développement autour de sœur Krone était vraiment intéressant et permettait de faire avancer l’intrigue à vitesse grand V. Non seulement, il y avait une avancée, mais en plus, ça prenait une tournure inattendue, parce que ça se précipitait sans rencontrer d’obstacles particuliers. Bref, je trouve qu’on entrait dans une intrigue plus adulte, et ça ne fait que se confirmer par la suite dans le tome 4.
Contrairement à ce que je craignais, je n’ai eu aucun mal à me remettre dans l’histoire au moment de commencer le tome 4. Cela faisait plusieurs mois que je n’avais plus mis mes pieds de lecteur dans l’univers de la saga, mais finalement, le format fait qu’il est toujours simple de reprendre la lecture. C’est un peu ce que je reproche parfois aux mangas quand j’en lis trop d’un coup : c’est hyper répétitif, puisque le début de chaque chapitre prend toujours quelques pages à nous rappeler ce qu’il s’est passé juste avant. En même temps, c’est bien pratique après des mois…
Le tome 4 ? J’ai trouvé qu’il avançait encore plus vite que les précédents et qu’il était excellent, parce qu’il ne se montre vraiment pas timide. Autant on commençait sur une bête histoire d’orphelinat en tome 1, autant plus le temps passe, plus l’univers s’agrandit et devient vaste. On commence déjà sentir que l’orphelinat n’est qu’un minuscule rouage d’une immense machine et on sent bien que plus l’univers s’étend, moins la saga est prévisible.
C’est probablement ce que j’aime le plus dans ce tome 4 : il s’avère bien plus imprévisible que les précédents. Ce qui arrive à sœur Krone dans le tome 3 était déjà expéditif et surprenant, mais cette fois, la saga n’hésite pas à aller encore plus loin et être encore plus impitoyable. Il y a des rebondissements que je n’attendais pas, de vraies surprises et une histoire qui me paraît encore plus adulte que précédemment. Ma curiosité est titillée, très clairement.
Le tome 5, comme d’habitude, reprend exactement où le précédent nous avait laissé. La différence, toutefois, c’est qu’il va marquer une véritable transition dans l’univers. En plus, j’ai eu l’idée un peu bête de le lire en deux fois, en coupant très précisément au moment de la cassure dans l’univers. Cette fois, ça y est, il ne va plus être question que de l’orphelinat, et c’est ce qui le rend passionnant à lire.
S’il m’a moins choqué que les deux précédents, il m’a aussi bien plus captivé car, pour la première fois, l’intrigue explore (assez littéralement) un terrain inconnu. Fini le temps où c’était prévisible. C’est probablement très personnel, mais j’ai aussi eu l’impression d’assister au même type de raisonnement que dans Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire. En plus sombre et plus adulte, certes, mais dans le principe d’aller chercher des indices et de tout décoder, je retrouve le même rush d’adrénaline et d’excitation de comprendre ce qu’il se passe. Et puis, eux aussi cherchent à rejoindre quelqu’un ayant les réponses (et ils fondent beaucoup trop d’espoir dessus, je trouve).
Je regrette juste, c’est vrai, que parfois ça part trop loin pour être 100% crédible dans le raisonnement, mais allez, c’est le format manga qui veut ça aussi. Un autre aspect qui m’a marqué à la lecture de ce tome 5, c’est le langage qui m’a paru plus fleuri que précédemment ; ou en tout cas plus familier. Là encore, c’est un ressenti de lecture, peut-être que c’était déjà le cas avant.
Une chose est sûre, j’ai hâte de lire le tome 6 car les cliffhangers de ce tome-ci sont parmi les plus intrigants de la saga à ce jour… et la bonne nouvelle, c’est que le tome 6 est déjà dispo !