Grey’s Anatomy – S21E016 – Papa Was a Rollin’ Stone – 17/20

On sent que les choses s’accélèrent un peu plus dans cet épisode, juste parce qu’il permet de faire la transition entre le ventre très mou de milieu de saison et la conclusion de celle-ci : il y a la mise en place d’intrigues qui vont courir sur quelques épisodes et qui ont pour but de faire monter la tension. Et ça fonctionne bien. C’est aussi un peu frustrant, car ça nous rappelle à quel point la série peut être géniale quand elle ne se contente pas de sa routine, mais en même temps, si elle était tout le temps à ce niveau, je suppose qu’on finirait par s’ennuyer tout le temps par habitude – coucou 9-1-1, c’est à toi que je pense même si je ne t’ai pas encore rattrapée.

Spoilers

Jo et Lincoln ne trouvent pas de lieu pour se marier, Simone doute sur sa relation, Bailey a besoin d’embaucher un(e) futur(e) interne.


Are you enjoying this?

Allez, je me maintiens à jour car la saison approche de sa fin et que ça m’en fera déjà une dans laquelle je suis à jour quand une envie de marathon de tout ce que j’ai raté va me prendre en août, comme d’hab. Cela dit, la saison approche de sa fin et franchement, à part Levi et Mika, il ne s’est pas passé grand-chose.

Bon, d’accord, Jo est enceinte et ça commence à se voir beaucoup en début d’épisode, là où la dernière fois, je trouvais que pas du tout. C’est à peu près tout ce que j’ai à dire de ce début d’épisode. Avec sa spécialité, c’est sans surprise que Jo se retrouve à travailler sur le cas d’une patiente un peu compliqué. Elle a de l’endométriose, du sang dans les urines et surtout, Jo se rend compte en cours de route qu’elle la connaît : elle voyait la photo de son couple régulièrement. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner si on en est au stade où elle reconnaît et s’attache à une patiente ?

Les scénaristes se foutent de nous en plus, parce qu’il n’y a que Jo qui les reconnaît apparemment, là où Lincoln le devrait aussi… mais non. Bien sûr, Jo se débrouille pour bosser avec son futur mari au passage. La patiente doit être opérée en urgences, s’inquiète pour le mariage qui risque d’être annulé et son futur mari décide aussitôt qu’il veut l’épouser sur place. Le fait que ce soit un couple né dans le même hôpital 23 ans plus tôt est cute, mais est-ce qu’un mariage dans la chapelle de l’hôpital est cute ? Pas sûr.

La future mariée hésite à dire oui, ce qui pousse nos chirurgiens à débattre ensuite sur le couple parfait qu’ils sont supposés être pendant qu’ils opèrent. Helm, tiens elle est là dans cet épisode !, insiste pour dire qu’un mariage n’est jamais qu’une grosse fête, Link est sûr que la mariée n’est pas prête pour le mariage, Jo continue d’insister pour dire qu’ils sont un couple prédestiné. Trop de pression.

La patiente est libérée de ses douleurs par Jo, mais au réveil, elle se confie sur ses doutes : elle ne souhaite pas se marier finalement, parce qu’ils sont trop prédestinés à être ensemble depuis la naissance. Jo comprend que l’histoire de rêve qu’elle connaissait n’est pas tant un rêve : elle explique donc que son prince charmant comprendra… un jour. Et la mariage tout prêt sent bon l’annulation : Jo et Linc vont pouvoir le récupérer, parce que nous sommes dans une série et que la fête prévue est le mariage de rêve de Jo après tout.

Jo est triste pour eux, reconnaît que c’est bien pour eux et qu’ils ne sont pas Linc et elle leur couple… Et puis, eh, leur mariage annulé règle un problème de fou : Linc et elle ne trouvaient pas de lieux où se marier. Ils en ont désormais un. Le seul problème, c’est qu’ils ont désormais quatre jours pour organiser leur mariage. Bref, le fin de saison approche, comme je disais en intro.

Jules passe sa matinée à se préparer pour une opération avec Ndugu, sauf que celui-ci décide de reporter l’opération. Richard continue de les observer de loin. En vrai, il devrait savoir que c’est lui qui va précipiter les choses entre eux à ce stade, parce que bordel, ça fait 21 saisons et bien sûr que s’il les regarde comme ça, il va mettre des idées dans la tête de Ndugu.

Les trois se retrouvent à bosser sur le même cas urgent d’un ado dont le père ressemble beaucoup trop au serial killer de la saison 6 à mon goût. Le père semble assez terrible avec son gamin, ne comprenant pas pourquoi il se met en danger juste pour payer son loyer, mais lui volant tout de même les billets qui sont dans son portefeuille quand on lui remet les affaires perso de son fils. Merveilleux.

Jules étant ce qu’elle est, elle souhaite intervenir – mais son supérieur direct, Ndugu, l’en empêche. Cela pose problème pour la suite : pendant qu’ils opèrent, Jules raconte ses propres souvenirs d’enfance avec son connard de père pour convaincre Ndugu et Richard qu’il faut intervenir. Cela se termine par un Ndugu qui propose à Jules de sortir du bloc. Ah, la tension.

Elle reste, l’opération se passe bien, Richard et Ndugu informent le père et… le père se casse. Le pauvre patient, Spencer, se réveille donc pour découvrir qu’il a raté le paiement de son loyer et que son père n’est même pas là. Ndugu le rassure comme il peut, puis finit par engueuler Jules, parce qu’elle se mêle trop de la vie privée de leur patient. Quel bâtard : il ne le fait que parce que Richard a insinué qu’il était trop proche de Jules et c’est triste. Cela dit, c’est bien aussi que la série se souvienne soudainement qu’elle n’est que son étudiante, en théorie.

En pratique, Winston a beau dire qu’il ne se mêle pas de la vie de ses patients, il finit par le faire quand il croise le père de son patient en train de se vider une bouteille de whisky achetée avec l’argent qui devait payer le loyer de son fils. Dur. Winston sort complètement de ses gonds et agresse finalement le patient, jusqu’à ce que Jules s’en mêle, heureusement. Elle intervient à temps pour éviter qu’il ne fasse de la merde, il finit par lui confier qu’il a eu un père de merde aussi et… il refuse tout de même de passer la soirée avec elle, mais eh, on est sur la bonne voie.

Sentant qu’il est en burn-out, il prend une journée administrative et laisse Jules dans les mains de Richard pour la journée suivante. Outch. Hâte que Jules et Winston concrétisent, maintenant.

Bailey demande à Kwan d’être son interne de la journée. Il est tout heureux de pouvoir faire une opération d’hernie… sauf que son job est tout à fait autre chose finalement : Bailey a besoin de lui pour trouver un nouvel interne qui sera capable de remplacer Lucas dans la prochaine classe. Il est frustré mais le fait tout de même dans l’espoir d’avoir une belle opération à la clé. Et puis, bon, quand il se rend compte que la première candidate est un canon, il arrête de se plaindre.

Le problème, c’est qu’en cours de visite le canon s’avère surtout être un futur boulet (de canon, oui, oui, oui, le jeu de mots est voulu) : Kwan se retrouve à devoir intuber un patient en urgences et lui demande de l’aide sur des actes non médicaux. Elle veut bien faire et essaie aussitôt d’intuber elle-même le patient, en se trompant d’endroit au passage. Kwan l’arrête juste à temps avant la grosse erreur médicale et le procès qui allait suivre.

Il l’engueule aussi, conduisant cette future interne à retirer sa candidature malgré toute la carrière prometteuse qu’elle semblait avoir devant elle, avec plein de recommandations. Bailey est énervée après Kwan, l’engueule et découvre finalement que c’est une bonne chose de ne pas l’avoir embauchée quand elle apprend pour l’erreur médicale.

C’était une intrigue simple, contenue sur un seul épisode dans un épisode qui, au contraire, semble clairement vouloir introduire des intrigues pour les deux derniers épisodes de la saison, mais ça fonctionne. Et puis, voir l’amitié Kwan/Simone en fin d’épisode, ça m’a plu aussi.

Lucas se retrouve à bosser avec Simone (super), Amelia et Beltran dans cet épisode. Le cas médical est celui d’une petite fille avec une main dans le plâtre et un problème au cerveau. Tout ce que j’ai retenu de la scène, c’est qu’elle a un angiome, qu’Amelia va faire une carte de son cerveau et surtout, surtout, PIPER PERABO. J’adore cette actrice, mais elle se retrouve là dans le rôle d’une maman qui n’a pas grand-chose à jouer, à part l’inquiétude, surtout quand sa fille, Dylan, refuse catégoriquement l’opération.

Le couple parental se retrouve à devoir faire un choix : l’opération immédiate et risquée, qui pourrait la tuer, ou une vie très écourtée, avec cinq à dix ans max. Et bien sûr, il n’est pas possible d’attendre pour l’opération car si la tumeur grandit, alors Amelia ne pourra plus opérer. Évidemment. Les dilemmes horribles de Grey’s où je ne sais vraiment pas le choix que je ferais. Tu ne peux que passer ta vie à regretter dans ce cas, mais je suppose que je finirais par dire OK aux médecins.

Le père n’est pas motivé, la mère finit par accepter quand Lucas lui propose d’être dans la salle d’opération… mais ça pose des problèmes d’éthique à Simone : elle pense qu’ils feraient mieux de ne pas faire l’opération. Le truc, c’est que ses doutes sur le taf se retournent contre elle quand Lucas les compare à sa manière de gérer leur couple et de ne pas lui demander de vivre avec elle.

L’opération a quand même lieu, même si Amelia est soudainement hyper stressée une fois au bloc. Elle prend une minute pour elle, engueule Beltran qui voulait la motiver juste comme notre Superwoman sait si bien le faire et, justement, elle ne prend pas la posture de super-héroïne. Je m’y attendais, ça aurait été logique – et ça manque, même si c’était parfois ridicule.

Bref, l’opération se passe bien et tout se termine bien, avec une Simone qui reconnaît même auprès de Lucas qu’elle avait peur pour les mauvaises raisons et tout. Cela fait du bien d’avoir une scène où Simone reconnaît ses erreurs et communique de manière saine sur son couple. Pour le coup, j’apprécie moins la réaction de Lucas qui lui reproche finalement d’avoir eu des doutes : il dit d’abord que c’est bien de lui partager, puis prend mal qu’elle soit dispo le soir alors qu’elle avait dit qu’elle n’était pas sûre précisément à cause de ses doutes. Je n’ai pas trop compris le move. Je suppose que l’idée est de faire en sorte de terminer la saison sur du drama, mais c’est un peu lourdement fait.

Oh, et sinon, on approche de la fin de saison (le saviez-vous ?) et on a donc droit à un cliffhanger cette semaine : la gamine opérée par Amelia allait super bien au réveil, mais le lendemain, elle est en piteux état. Elle ne bouge plus, ne réagit plus du tout, comme si elle était en état de mort cérébrale. La suite au prochain épisode.

C’est une bonne nouvelle : ça confirme que Piper Perabo sera encore là au prochain épisode ; mais c’est également le cas pour des persos que j’adore comme Amelia, du coup. Dire que Beltran venait de lui redonner un boost de confiance en affirmant qu’elle parierait sur elle quoiqu’il arrive et qu’elle était peut-être meilleure que son frère légendaire…

Sinon, je suis forcé de l’écrire surtout que je me plaignais dans notre dernier podcast de 42 minutes de ne pas avoir tous les acteurs à chaque épisode, mais QUEL PLAISIR, QUEL BONHEUR D’AVOIR UN ÉPISODE SANS TEDDY ET OWEN… Et Ben, parce qu’ils ne savent pas quoi faire de lui non plus, sérieux.

The Last of us – S02E03 – The Path – 16/20

C’est un très bon épisode de transition, mais c’est à peu près tout ce qu’il est. Après le choc de l’épisode précédent, il faut à la fois prendre le temps de s’en remettre en se concentrant un peu sur la psychologie des personnages (c’est parfois maladroit !) et trouver les nouvelles pistes à explorer pour poursuivre la saison 2. L’épisode prend son temps pour tout ça et apporte quelques promesses, mais ce sera pour plus tard.

Spoilers

Ellie doit faire son deuil, et rien de mieux que la vengeance pour ça.

Yeah, I miss him. He meant a lot to me. So, yeah, upset and sad.

N’est-ce pas fantastique d’avoir un week-end en plein milieu de semaine ? Me voilà qui rattrape mon retard de visionnage à pas d’heure. Et encore, j’aurais pu faire bien mieux que juste cet épisode si je m’étais motivé avant, mais non, la flemme l’a emportée un bon moment. N’empêche que. Il fallait bien que je regarde cet épisode à un moment ou un autre, pour voir où la série allait nous emmener – enfin, le jeu, en vrai, parce que la meilleure partie de la série, c’est toujours ce qui vient directement du jeu, j’ai l’impression.

L’épisode recommence peu de temps après le précédent : les portes de la ville sont entourées de cadavres fumants, mais le cadavre qui affecte le plus notre casting, c’est surtout celui de Joel. Il est loin d’être le seul dans la morgue de fortune installée en ville pour faire face à ce qu’il vient de se passer.

Il y a un paquet de morts, mais aussi pas mal de blessés. Il y a un hôpital dont on découvre tout dans cet épisode, à l’occasion d’une scène particulièrement dramatique : Ellie se réveille, se souvient de ce qu’il s’est passé et se met à hurler. Je ne comprends pas la haine que reçoit l’actrice – elle gère particulièrement ce rôle, je trouve. Oui, cette scène de réveil a réussi à me coller plus de frissons que la scène de la mort de Joel.

Post-générique, on se retrouve un bon moment après : la ville est déjà en reconstruction, avec un tas de chantiers. Limite, c’est décevant : on a assisté à une belle scène de destruction, mais on zappe bien trop les conséquences directes à mon goût. Quitte à faire une série, autant développer ça aussi, non ? Et en même temps, allez savoir : ça aurait pu me souler aussi de les voir perdre du temps avec ça.

À la place, je peux écrire que je suis un peu saoulé par la thérapie imposée à Ellie. En vrai, elle a de la chance d’avoir toute une communauté qui s’inquiète pour elle et la force à parler avec une psy, mais j’ai de gros doutes sur la psy en question. C’est celle de Joel et elle n’hésite pas à révéler à Ellie ce que Joel lui a dit lors de leur dernière session. Il est assez évident qu’Ellie pourra faire 2+2 à partir de cette info et saura qu’il a menti concernant sa décision à l’hôpital.

En attendant d’en arriver là, on la voit sortir de l’hôpital, visage fermé au souvenir de Joel, puis retourner chez eux. Là, il y a des tas de messages laissés, un vrai memorial devant la maison. Je ne sais pas : ils n’ont personne d’autres à pleurer ce jour-là ? Personne ne va nous parler des multiples décès qu’il y a forcément eu ?

L’épisode gère plutôt bien la question du deuil de Joel, avec une musique absente ou très discrète lorsqu’Ellie erre dans la maison – mais en même temps, ça me fait bizarre que tout le reste soit zappé, une fois de plus. J’imagine que c’est logique de se concentrer sur Ellie, cela dit. Dans la maison, elle a clairement des souvenirs qui lui reviennent, mais nous ne les avons pas vraiment. Cela rend moins nostalgique que ça ne le pourrait si on avait eu ne serait-ce qu’une ou deux scènes où ils interagissaient dans la maison. Pour le reste, la douleur d’Ellie est bien interprétée et plutôt logique. C’est juste que… Il s’agissait de deux minutes assez longues, je trouve.

Il faut au moins ça pour le deuil de Joel, je sais, mais… J’aurais aimé quelque chose de plus significatif pour nous aussi.

Après ce nécessaire temps de recueillement, on enchaîne sur une scène où Dina vient rendre visite à Ellie. Ce n’est pas la première fois qu’elle le fait : elle venait la voir souvent à l’hôpital. Seulement, maintenant qu’elle est sortie de l’hôpital et après des semaines d’enterrements et reconstruction, Dina est prête à dire une vérité dérangeante : elle a menti à Ellie. Elle a dit ne pas savoir qui étaient les meurtriers de Joel, mais elle a au contraire plein d’infos de ses quelques minutes avec Abby.

Elle a les noms de tout le groupe, elle a vu leur logo WLF et a compris qui ils étaient en faisant le lien avec des histoires sur les Fireflies. Ellie veut aussitôt monter une expédition pour aller buter Abby, mais ça ne se fait pas si simplement : toute la ville est encore traumatisée par ce qu’il s’est passé. Même le frère de Joel n’est pas si motivé à l’idée de partir en guerre comme ça. Malgré tout, il accepte de soutenir le projet d’Ellie au prochain conseil de la mairie.

Il lui propose de passer se recueillir sur la tombe de Joel, accessoirement, mais elle est pressée de partir et de se venger. Allez, on a un enjeu clair pour la saison. Enervée, Ellie passe le reste de son temps à se préparer pour sa vengeance, faisant un peu de sport avec Jesse pour se remettre de ses trois mois d’hospitalisation. TROIS MOIS ? Faut qu’ils arrêtent d’avancer dans le temps comme ça !

Jesse fait désormais partie du conseil et avant de partir, il conseille tout de même à Ellie de ne pas venir énervée pour présenter son projet au conseil municipal : si elle veut que son projet soit voté, il faut qu’elle présente des arguments calmes. Elle doit présenter son projet face à toute la ville, tout de même.

Il faut aussi qu’elle endure quelques sujets qu’elle juge inutiles et les avis de tout le reste de la ville sur ce qui est arrivé à Joel. Laisser repartir seize des meilleurs guerriers de la ville si peu de temps après sa destruction, ça ne plaît pas à tout le monde. S’enfermer dans la vengeance ? C’est mal, il faut être bienveillant. Finalement, ce n’est pas Ellie qui s’énerve le plus : une autre voix s’élève dans la foule, insistant sur le fait que si les meurtriers sont venus une fois, ils risquent fort de revenir. Et l’homme – l’ivrogne homophobe du Nouvel An – balance tout ça avant qu’Ellie ne puisse parler et présenter ses arguments. Et ils sont bons.

C’est rare de voir Ellie si maligne : plutôt que de demander vengeance, elle demande justice. Elle ne comprend pas pourquoi la mort de Joel serait impunie et elle veut, pour le bien de tous que justice soit rendue. Clairement, personne ne s’attendait à ce qu’elle prépare un discours si bien rôdé. Le regard de Dina en dit long. Le vote suit ce beau discours et il paraît presqu’évident que tout le monde votera pour partir en guerre après ça. Pourtant, il n’y a que trois membres du jury qui sont pour – et huit contre. Ellie accepte la défaite bien simplement, je trouve, et ça me paraît surprenant même si elle a dit qu’elle le ferait (et même si je sais qu’elle n’en restera pas là).

Autant j’ai bien aimé la scène du conseil municipal, autant enchaîner sur Tommy et la psy qui papotent des mensonges d’Ellie et qui nous font une séance de psy pour celui qui a peur de suivre le même chemin que son fils là… Flemme. On sait très bien qu’il ira avec Ellie de toute manière. Cette dernière est évidemment en train de se préparer pour partir à Seattle et se venger, parce que c’est son idée fixe.

Elle en oublie de demander de l’aide, alors que certains sont prêts à la suivre, évidemment. On commence par Dina : elle est plus que nécessaire. Ellie est incapable de planifier quoique ce soit pour un si grand voyage : elle ne prend que des armes. Dina, elle, lui conseille d’avoir du matériel médical, de meilleures chaussures que ses converses et elle vient avec un plan. Elle a tout ce qu’il faut pour que le voyage se passe bien, à commencer par les connaissances géographiques nécessaires. Et j’aime bien qu’elle se rende immédiatement si utile à Ellie. Il est difficile de ne pas aimer leur couple immédiatement.

Dina donne rendez-vous à Ellie à trois heures du matin pour partir – mais elle vient avec un allié qu’Ellie n’apprécie pas trop : l’homophobe du Nouvel-An. Celui-ci donne à Ellie une meilleure arme et un peu de matériel, tout en lui permettant aussi de quitter la ville entre deux rondes des gardes. Il boîte trop pour accompagner Dina et Ellie, mais je suis tout de même sacrément surpris de voir qu’elles ne partent que toutes les deux. De la même manière, je suis surpris qu’Ellie prenne le temps de passer par la tombe de Joel avant de partir. C’est une excellente chose, ne nous méprenons pas, mais comme elle a envoyé bouler Tommy avant en disant qu’elle avait autre chose à faire, je ne m’y attendais pas.

Le reste de l’épisode voit Ellie et Dina traverser les USA à dos de cheval. Ce n’est pas forcément des plus passionnants, mais ça rappelle aussi certains moments de la saison 1 où Ellie faisait quelques blagues à Joel. Là, on se retrouve avec Dina qui occupe Ellie à coup de petits jeux et de questions pour mieux la connaître.

Qui dit traversée du pays dit aussi dormir sous la même tente en pleine tempête. Il n’en faut pas plus pour que le souvenir du baiser entre elles reviennent : Dina était bourrée, insiste pour rappeler qu’elle n’est pas lesbienne, mais eh, elle veut savoir si elle embrasse bien. Ellie lui assure que leur baiser n’était qu’un 6/10. Mytho. Elle a clairement envie de recommencer, même si elle sait que Dina et Jesse sont un couple impossible à vraiment séparer. Et effectivement, Dina est de nouveau avec lui – ça n’a aucun sens après la scène où il disait à Ellie qu’il n’était pas dupe concernant Dina.

En parallèle, nous suivons un nouveau groupe dont on ne sait pas grand-chose. Ils se déplacent en silence quasi-total, ont des cicatrices en forme de sourire sur les joues et ont des éclaireurs devant ET derrière eux, pour vérifier qu’ils ne sont pas surveillés. Parmi ces nouveaux personnages, on s’attarde sur une petite fille et son père, et j’ai vite soupiré très fort : évidemment, ce groupe survit en constituant une véritable secte. Ils vénèrent une prophète et tout. Toutes les séries de zombies nous font le coup. Quelle flemme les sous-religions et sectes à force !

La quiétude de la marche est vite perturbée, heureusement pour nous car ça fait du bien d’avoir un peu d’action, par des sifflements d’un des éclaireurs cherchant à prévenir le groupe de l’arrivée d’ennemis.

Le truc, c’est que le lendemain de la tempête, quand Ellie et Dina reprennent la route, elles tombent sur tout ce groupe. Bien que planqués, ils n’ont pas réussi à se protéger d’agresseurs n’hésitant pas à leur tirer dans le dos ou à tuer les enfants – oui, même la gentille petite fille embobinée dans la secte par son père (peut-être ?). Ellie se monte aussitôt la tête et est sûre que c’est Abby et son groupe qui ont fait ça.

Le raccourci est énorme : après des semaines d’hospitalisation, elle pense vraiment que sa petite rando amoureuse va la mettre directement sur la piste d’Abby ? Je veux bien qu’elles se rapprochent de la ville – voyant même des voitures dans les bois et tombant sur l’autoroute – mais je ne peux pas croire qu’elle pense sincèrement tomber si vite sur Abby !

L’épisode se termine alors que les filles arrivent enfin à Seattle – une jolie ville à l’abandon et à moitié détruite. Il n’y a cependant aucun comité d’accueil, y compris de la part des WLF. Elles pensaient qu’on les attaquerait directement, mais ce n’est pas le cas. Pourtant, le cliffhanger nous révèle qu’ils sont bien là à observer la skyline de la ville et à surveiller les mouvements en ville. Dans la ville, il y a vraiment du mouvement : exactement comme le craignaient les filles, il y a toute une petite armée de soldats qui se déplacent à pied et voitures blindées. Mais bon, tout ça sera pour le prochain épisode.

You (Parfaite) – S05

On en était où ?

Joe a réussi l’exploit d’être blanchi de tous les soupçons dans ses différents meurtres, y compris le « suicide » de sa femme, grâce à une mise en couple avec l’insipide Kate, richissime PDG d’une multinationale qui ferme les yeux sur son passé. Il a aussi pu se racheter la librairie à New-York…

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Ce que j’en attends

Avec l’achat de la librairie, il me semble à peu près évident que le but est de boucler la boucle de la saison 1 où Joe a rencontré l’amour au travail dans une librairie, avec une petite cage au sous-sol. Une pensée pour tous les vendeurs et créateurs de cage en verre dont les actions vont s’effondrer maintenant que la série touche à sa fin, d’ailleurs.

J’attends de cette saison qu’elle conclue avec élégance les histoires de Joe, surtout que je n’ai jamais lu les bouquins dont s’est inspirée la série. Je fais partie de la team qui souhaite la mort de Joe et qui aurait été parfaitement à l’aise avec l’idée qu’il soit mort noyé en fin de saison 4. D’autres souhaitent qu’il s’en tire quoiqu’il arrive. Dans tous les cas, la fin risque de diviser et je suis là pour ça aussi (même si je ne la verrais pas immédiatement). J’aimerais que son étudiante soit celle qui finisse par le faire tomber, en étant libérée pour bonne conduite et en menant une enquête discrète avec Marienne. C’est peu probable, je sais. J’espère aussi que Joe va tuer Kate, parce que de toutes ses petites amies, c’est vraiment celle que j’aime le moins et c’est la seule qu’il semble vouloir garder en vie ? Elle est pourtant insupportable.

J’attends aussi une saison à la hauteur de la précédente : je l’ai beaucoup aimée et elle a redoré l’image de la série à mes yeux. Je l’ai vue ce week-end seulement, je suis donc totalement dans une période You. Ils n’ont pas intérêt à se planter ! Quitte à faire une saison de conclusion, j’espère donc une conclusion qui me laisse un goût agréable et un souvenir chouette… On verra bien !

Note moyenne de la saison : 17/20

You – S05E01 – The Luckiest Guy in NY – 17/20

À ce stade de la série, on peut écrire nous-mêmes les premiers épisodes de saison, non ? Cet épisode reprend tous les codes qu’on attend qu’il respecte et le fait bien. L’intrigue reprend assez naturellement et de manière fluide, en…

You – S05E02 – Blood Will Have Blood – 17/20

La saison avance à un bon rythme et exécute plus rapidement que je ne m’y attendais quelques-uns des twists qu’ils allaient obligatoirement utiliser à un moment ou un autre. C’est une bonne chose : plutôt que de faire trainer les…

You – S05E03 – Imposter Syndrom – 17/20

Je dois dire que les twists sont plutôt bons, mais que pour l’instant, à chaque fois, j’ai l’impression que c’est prévisible et que ça joue sur des attentes qu’on a déjà. Pour autant, ça fonctionne et la série continue…

You – S05E04 – My Fair Maddie – 17/20

Bien, j’ai l’impression que cette saison va rester sans fausse note : elle est plutôt bien écrite, malgré quelques énormités et même si elle n’est pas forcément impeccablement jouée. En vrai, elle l’est juste assez pour qu’on reste devant l’écran…

You – S05E05 – Last Dance – 16/20

Toute la saison semble construite pour garder à peu près la même qualité épisode après épisode. Je ferme plus facilement les yeux sur les défauts et les moments prévisibles parce que le rythme est rapide : il se passe plein…

You – S05E06 – The Dark Face of Love – 16/20

Bien sûr que j’ai enchaîné sur cet épisode : la saison est bien construite, les cliffhangers donnent vraiment envie de continuer. Cet épisode est un peu longuet, inévitablement, parce que les révélations qu’il contient ne font que confirmer des soupçons…

You – S05E07 – #JoeGoldberg – 18/20

Je vous vois les scénaristes : votre inspiration, c’est la vraie vie, c’est Twitter, c’est la réaction des fans à la sortie de la série ! Et c’est très bien comme ça. Cet épisode sent bon la fin de série du…

You – S05E08 – Folie a deux – 16/20

Je crois que je suis de plus en plus d’accord avec Maddie concernant les male tears, voilà à peu près tout ce que je tire de cet épisode ! En vrai, c’est un épisode plutôt malin du côté de l’évolution…

You – S05E09 – Trial of the Furies – 16/20

Et voilà, ce qui devait arriver arriva : ils finissent par manquer de temps et d’attention aux détails, ce qui fait que je suis quand même bien déçu par certains trous béants dans la narration ou la logique de ce…

You – S05E10 – Finale – 17/20

C’est déjà la fin d’une saison qui aura su me tenir en haleine, clairement, et d’une série qui aura eu ses hauts et ses bas. Je n’en dis pas plus ici pour ne rien spoiler, mais si vous cliquez…

Grey’s Anatomy – S21E15 – Bust Your Windows – 15/20

Je crois que je sais où est mon problème avec cette saison et pourquoi j’ai tant de mal à me motiver pour voir chaque épisode : il y a trop de personnages qui sont présents de manière aléatoire. Les économies sur les salaires des acteurs qu’on n’embauche plus pour la saison complète finissent par vraiment se voir et se ressentir : des personnages manquent et n’ont plus tellement de développement à cause de ça. Certes, on se concentre sur les nouveaux que j’adore, mais ça semble très artificiel ce roulement des médecins – même s’il y a une certaine logique, c’est un hôpital, bien sûr qu’ils n’ont pas tous les horaires des internes. M’enfin… Tout de même, il me manque quelque chose dans plein d’épisodes. Et ce fut le cas pour celui-ci, même si je l’ai beaucoup aimé par ailleurs.

Spoilers

Lucas cherche le moyen de ne pas redoubler, Simone et Kwan ont quelques problèmes de colocation.


You want to impress me, Dr Adams ? Do something impressive.

Il ne me reste qu’un épisode à voir, tant pis si je finis mon visionnage à pas d’heure. J’imagine que les vacances, ça sert aussi à ça ? Et puis, les épisodes s’enchaînent après tout : Jo m’a encore manqué dans le précédent, Amelia aussi. Bref, j’en ai déjà parlé dans l’intro sans spoilers… mais elles m’ont manqué aussi dans celui-ci !

L’épisode commence par une énième matinée comme les autres : Bailey et Ben parlent d’une soirée rencard, Richard essaie de recaser Winston, bref, au secours.

En tout début d’épisode, Simone tombe également sur un certain Oliver dans la chambre de Mika. Elle n’est pas heureuse et ça se comprend, sérieusement. Kwan lui révèle même qu’il cherche un nouveau colocataire sans lui dire. C’est d’autant plus énervant pour Simone qu’elle envisageait plutôt faire revenir Lucas. Elle passe le reste de l’épisode à se disputer avec Kwan, y compris sur les cas médicaux et au détriment de son mec qu’elle pourrait aider un peu plus.

En effet, Lucas, de son côté, remercie Richard pour ses conseils pour tenter de ne pas redoubler. Richard n’a pas pu faire grand-chose comme il le lui avait dit : il ne pense pas que ce soit une bonne idée d’en parler à Catherine en fait, parce que ça compromettrait encore plus les choses pour lui. Par chance pour lui, Catherine vient bosser ce jour-là à Seattle en tant que chirurgienne, ce qui n’est pas arrivé depuis plein d’épisodes. Bref, ça arrange les scénaristes.

Lucas pense que ça l’arrange aussi, mais il ne se gagne pas les faveurs de Catherine du tout : il veut trop bien faire et ça lui porte préjudice, parce qu’il va trop vite et ne parvient pas à prendre en compte les besoins de sa patiente adolescente, contrairement à Catherine. Ils en font trop avec elle, je n’arrive plus à me la supporter. On en est au point où on nous l’introduit comme une médecin qui peut crier sur le président des USA avant de venir au boulot, lol.

Catherine est finalement appelée pour gérer des problèmes administratifs et Lucas se retrouve avec Bailey, amusée par la situation. Elle comprend bien ce qu’il essaie de faire, mais sait que ce n’est pas si évident. Par chance pour lui, la patiente adolescente a un problème sans solution médicale moderne ou adaptée. Lucas se retrouve à devoir chercher une solution miracle pour impressionner Catherine, tout en se faisant maltraiter par des adolescentes.

Il finit par trouver un protocole qui a été expérimenté en Australie et impressionne au moins Bailey. Elle propose donc qu’il fasse la procédure lui-même, avec son assistance et en profite pour essayer de négocier avec Catherine pour qu’il puisse passer à l’année suivant – il ne lui reste qu’un mois pour en avoir l’autorisation après tout. Le problème, c’est que la patiente n’est pas du tout à l’aise à l’idée que Lucas travaille sur son vagin, parce qu’elle est une ado et qu’elle le trouve mignon. Lucas a entendu la leçon donnée par Catherine : il se retire du cas avec classe et un très mauvais jeu d’acteur – mais c’est bien joué de l’acteur de jouer le mauvais acteur, je suppose. Et le move plaît évidemment à Catherine : elle accepte donc qu’il passe à l’année suivante avec le reste de sa classe, revenant sur sa punition. Évidemment.

À un autre étage, on se pose tous la question : qu’est-ce qui pourrait mal tourner quand la série s’attarde sur un nettoyeur de vitres très beau venant nettoyer celle de l’étage pédiatrique ? Il n’est même pas si beau, mais il plaît à Simone, Jules et un infirmier random apparemment. Ce qui tourne mal : un coup de vent, une perte de contrôle de sa plateforme et bim, la plateforme explose la baie vitrée.

C’est un accident original, je pense bien qu’on n’y avait jamais eu droit en 21 saisons – même si j’ai vu des choses similaires dans 9-1-1. C’est moins grave que prévu, il n’y a que peu de blessés en vrai. Commençons par le nettoyeur qui est marié à une cougar et finit en arrêt cardiaque. Jules et Winston font tout ce qu’ils peuvent pour lui, après le moment gênant où Winston a pris la femme du patient pour sa mère – mère qui déteste la femme, d’ailleurs.

La série continue d’insister beaucoup sur le duo Winston/Jules en revanche. Je me demande si le but à long terme n’est pas de les mettre à long terme, ce qui serait un peu soulant, peu original mais pas surprenant. En fin d’épisode, elle le drague très clairement en l’emmenant sur le toit. C’est quand même fou comment malgré le nombre d’acteurs qu’ils ont dans la série, ils se retrouvent toujours à nous fournir des duos qui se retrouvent seuls dans un hôpital bondé. Winston regarde Jules avec des yeux amoureux quand elle le pousse à profiter de la vue du toit de l’hôpital et il lui donne même sa veste.

Richard les croise quand ils reviennent à l’étage où le nettoyeur de vitres vient de se réveiller : il sent bien que le rapprochement n’est pas que professionnel et met en garde Winston… qui feint de ne pas comprendre, je crois. Jules semble vraiment absorber par le travail, mais elle doit bien s’en rendre compte aussi, non ? Ah, et est-ce qu’on peut revenir sur Jules qui a vite tourné la page de Mika finalement ? Non parce que OK on a eu deux épisodes où elle pleurait, mais depuis, la femme de Beltran et Winston quoi. Winston qui a couché aussi avec Beltran d’ailleurs. Elle va être ravie.

Une autre patiente blessée par l’accident de fenêtre est la maman d’un des patients de pédiatrie. Helm (elle est de retour, yes, mais pourquoi fait-elle un épisode sur cinq ?!) et Ben s’occupent difficilement du fils et des autres patients de Richard, occupé avec la maman. J’aime bien voir Helm irritée par Ben et la manière dont ils finissent par être potes à cause d’un gamin qui refuse de marcher pour péter quand ses médecins lui demandent. Helm et Ben se retrouvent à se déguiser en super-héros avec le matériel de l’hôpital. C’est un peu ridicule, mais admettons, c’était un gag facile et ça fonctionne bien.

En fin d’épisode, Ben essaie de comprendre pourquoi Helm le déteste autant. Elle finit par lui révéler qu’elle n’a plus personne maintenant que Levi est parti, qu’elle galère aussi dans son appartement avec une proprio (Jo, oui, oui) qui ne s’occupe pas trop d’elle. Elle n’a personne pour faire ses courses, récupère tout le boulot de Levi et ne peut même plus étudier avec quelqu’un : Ben se propose donc pour ce dernier point. Mouais. Je suis moyennement convaincu par le duo, mais on verra, je suppose.

Richard s’occupe donc de la mère de ce patient qui refuse de marcher avec Kwan et Simone. Au bloc, il est forcé d’engueuler ses étudiants comme s’ils étaient des enfants : ils sont incapables de se concentrer assez longtemps et de mettre de côté les différends entre eux. Kwan est exclu du bloc opératoire, ce qui n’arrange rien entre eux. Finalement, ils se réconcilient malgré tout grâce à leur patient et à l’honnêteté qu’ils retrouvent enfin. Ils se disent la vérité et ça fonctionne bien mieux.

Kwan accepte même que Lucas vienne vivre avec eux. Le truc, c’est qu’au moment de lui annoncer, Simone apprend que Lucas va passer à l’année suivante avec elle. C’est une bonne nouvelle, mais ça ouvre des perspectives flippantes sur un futur ensemble : il imagine déjà où ils iront vivre (New-York) quand ils ne seront plus résidents (un move très TDAH en vrai, mais ils ne le disent plus jamais ce qui est dommage car la représentation fait du bien)… et ça fait flipper Simone, qui ne dit pas ce qu’elle ressent. Combien de saisons de la série on s’épargnerait si les personnages disaient un peu ce qu’ils pensent et ressentent au moment où ils le vivent ?