The Walking Dead : Daryl Dixon – S03E07 – Solaz del Mar – 14/20

C’est une fin de saison qui fait son taf, pas plus, pas moins. Sans trop de surprise, le tout est un peu rushé pour que ça tienne en moins d’une heure, parce qu’il le faut bien, comme d’habitude : on a perdu tellement de temps dans les épisodes précédents ! Si les rebondissements sont pour la plupart prévisible, j’ai eu quelques petites surprises sur la fin de l’épisode. De là à pardonner complètement un moment complètement improbable et incohérent scénaristiquement ? Certainement pas.

Spoilers

Paz et Daryl se rendent à El Alcazar, Carol veut libérer Antonio.


It just got easier to stop thinking about the future.

Je termine une soirée où les séries étaient plutôt décevantes par une fin de saison, ça ne peut qu’améliorer ma soirée, non ? Eh bien, non, pas forcément, parce que cette saison 3 n’est pas franchement brillante. Les deux épisodes précédents étaient loin d’être incroyables – n’en déplaise aux gens qui regardent la série. Ils existent si j’en crois les statistiques du blog, avec un vrai pic de visionnage de l’article résumant mon avis sur l’épisode 6. Cela ne met pas du tout la pression qu’un des épisodes que j’aime le moins soit un des plus lus sur le blog.

Bref, on est ici pour parler de l’épisode 7 et c’st donc ce que je vais faire : on commence par une scène complètement improbable qui m’a fait mourir de rire ! En effet, on voit le garde français qui était contre Daryl mais qui avait fini par être pote avec avant d’être abandonné dans le tunnel sous la Manche retrouver le rubbik’s cube de Laurent, abandonné là par Daryl dans l’épisode précédent. Mais QUOI ? En Espagne ? Comment c’est ne serait-ce que possible ? C’est ridicule !

Au phare, Carol débarque avec Roberto et obtient aussitôt l’asile qu’elle espérait. Elle s’inquiète tout de même beaucoup pour Antonio, et elle a raison. En effet, en ville, Antonio est torturé par Fede qui souhaite savoir où est passé Daryl. Même si elle est inquiète, Carol ne fait pas demi-tour immédiatement : elle préfère papoter avec Roberto du monde d’avant. Son but est de le convaincre de retourner aider son père, mais Roberto ne veut rien entendre. Lui, il veut attendre Justina et se barrer aux USA, c’est tout.

Carol retourne donc seule en ville, se planquant exactement comme Roberto l’avait fait. Elle sait pourtant qu’elle n’est pas la bienvenue. La promesse du cul a ses raisons que la raison ignore, je suppose. En attendant, elle a déjà semé des graines de la discorde qui commencent à faire effet : Fede doit se justifier davantage de ce qu’il s’est passé quand il est remis en question. Il organise ainsi un petit discours pour justifier ses actions.

Carol revient pile à temps pour assister à ce discours qui est en fait une mise à exécution sans procès : Antonio est pendu en place publique en tant que traître ayant aidé les américains à tuer les soldats d’El Alcazar. Carol insiste impuissante à sa torture : il n’est pas pendu par le cou et tué, il est un peu écartelé, en fait. Soit. Fede veut en savoir plus sur sa trahison et les américains.

Il faut attendre la nuit tombée pour que Carol agisse. C’est ridicule. Aidée par quelques hommes du phare, elle vient libérer Antonio et y parvient sans que personne ne fasse rien. Ils ne se font tirer dessus qu’une fois qu’il est libéré et peut marcher. Franchement, c’est absurde ! Elle parvient à s’échapper de la place du village, mais pas du village. C’est problématique, parce que Fede lance aussitôt des chiens à leur recherche.

Pourtant, ils s’en sortent bien, en se réfugiant chez des alliés qu’ils ont encore dans le village, en passant par un tunnel puis en tuant quelques zombies en ville. Ils font alors confiance à un autre homme, et quelque chose me dit que c’est une mauvaise idée.

Pendant ce temps, Daryl et Paz sont en ville et s’approchent d’El Alcazar. Un petit flashback nous révèle que Paz y a été laissée pour morte, avant qu’on ne revienne dans le présent et qu’on la voit se faire embaucher avec Daryl pour aller bosser pour El Alcazar. Bon. Logique, je suppose, c’est dans la lignée de la saison, mais ça se fait si rapidement ! Je ne vois pas l’intérêt d’avoir perdu tout l’épisode du train pour ensuite rusher cette partie-là qui aurait pu être plus intéressante.

Nous les voyons arriver dans le palais, qui est très beau, et récupérer des masques. C’est pratique ça, personne ne les reconnaîtra juste parce que les riches ne veulent pas voir la tronche des esclaves qu’ils embauchent ? C’est si simple.

Au sein de la forteresse d’El Alcazar, on observe Justina se préparer : elle doit s’habiller bien et être la plus belle possible pour son futur parti. Elle pense plutôt à s’échapper, cela dit, espérant encore qu’elle pourra s’échapper si aucun homme ne pose les yeux sur elle. Elena lui fait un petit check de réalité : sa nouvelle maison, c’est Alcazar, et elle ferait mieux de s’y faire, car si elle ne trouve pas de mari, alors elle sera simplement battue – ou pire. Ben super, comme je dis souvent. Justina essaie bien de parler de Paz, mais Elena est claire : elles ne sont plus des enfants et les rêves, c’est néfaste pour elles. Elle sait que Guillermo est au courant pour Paz, en plus.

On enchaîne assez vite avec une étrange soirée au sein d’El Alcazar. Le roi, la reine, le prince et Elena assistent avec tout un tas de bourgeois à un spectacle ridicule et stupide où des marionnettes-zombies sont mises en scène. Vraiment, c’est ridicule et stupide, mais on connaît la tendance des riches à s’amuser avec les zombies dans cette franchise. Et, en vrai, ça peut se comprendre.

La deuxième partie du spectacle est plus fun : il s’agit de l’Offrande, évidemment. Quelques jeunes filles sont donc présentées aux riches hommes qui doivent les prendre pour épouses. Justina comprend qu’elle doit absolument être choisie et fait ainsi ce qu’elle peut pour (ce lâcher de cheveux, lol), tout en s’arrangeant pour récupérer un couteau et en trahissant au passage l’autre gamine de son village, mais bon… C’est un détail.

Daryl et Paz assistent à tout ça en tant que serveurs masqués que personne ne reconnaît. Ils voient ainsi Justina être choisie, sans pour autant envisager tout de suite un plan pour la secourir. Daryl finit par passer en coulisses et libérer tous les zombies qui étaient sur scène, tout simplement.

C’est un putain de bâtard. Les riches ne sont pas armés et ça se termine en « eat the rich », tout simplement : les zombies peuvent buter quelques bourgeois, un incendie se déclare et il n’y a plus qu’à aller récupérer les femmes qui les intéresse. Paz doit donc retrouver Elena, Daryl s’occuper de Justina. Simple, efficace, non ? Je suis partagé sur cette méthode, tout de même.

Paz retrouve sans trop de problème la future reine d’Espagne. Cette dernière lui fait confiance : Elena fait donc un câlin à Paz, câlin surpris par son fils. Et oui, Elena a eu un petit garçon ! Il faut bien que la lignée royale continue. C’est stupide que Paz envisage encore qu’Elena s’enfuira avec elle, du coup. Pourtant, Elena promet de faire ses bagages. Pardon, mais elle espère quoi Paz ? Qu’on va laisser s’enfuir un des futurs roi du royaume ?

Alors qu’elle se pense victorieuse, Elena se fait finalement avoir comme bleue : elle est assommée et trainée aux pieds de Guillermo. Celui-ci la menace et traîne un peu trop à la tuer : il papote, lui fait des menaces, mais il finit par se faire tuer en ne surveillant pas ses arrières. Elena n’hésite donc pas à planter une épée dans le dos de son mari. C’est un coup de traître. Si Guillermo ne meure pas sur le coup, on peut compter sur Paz pour abréger ses souffrances.

De son côté, Justina est sauvée de la catastrophe du théâtre par celui qui lui a été promis. Bon, elle a toujours un couteau sur elle, mais elle ne sait pas exactement s’en servir. L’homme n’a aucun mal à la maîtriser et est clairement sur le point de la violer quand Daryl surgit soudain de nulle part et l’égorge. Si on ne peut pas regretter ce meurtre, je regrette un peu que la série ne prenne pas plutôt le temps de nous développer vraiment la société d’El Alcazar et son fonctionnement. Ceci étant dit, c’est peut-être une bonne chose : je n’aurais pas voulu d’une énième série nous développant en détail une société patriarcale, sexiste et violente gratuitement envers les femmes. N’en avoir que la surface est une bonne chose !

Finalement, Justina est donc sauvée. Daryl l’emmène libérer les autres jeunes femmes et filles prisonnières avant qu’ils ne s’évadent. J’aurais aimé en voir plus de l’évasion et de la destruction d’El Alcazar, mais on a juste trente secondes de chaos puis une vision de la forteresse en flamme au loin. Cela ressemble à une mauvaise journée pour le royaume d’Espagne, je vous le dis, moi.

Si on voit les flammes de loin, c’est que nos héros s’arrêtent un temps pour se dire au revoir. Paz affirme en effet à Daryl que rien ne l’attend à Solaz, alors qu’elle a toute une vie à mener à Barcelone avec Elena, son fils et les autres jeunes sauvées. Daryl, lui, repart justement pour Solaz avec Justina. Bref, tout est bien qui finit bien de ce côté-là de l’intrigue. Nous pouvons suivre le petit road-trip en moto (il trouve toujours tellement de motos partout où il va, il me tue !) de Daryl et Justina, histoire de voir quelques paysages sympathiques de l’Espagne.

Une fois que c’est fait, on enchaîne sur tout autre chose : Daryl a toujours des flashbacks de son enfance avec Merle qui lui dit de fuir. Bordel, mais quel est l’intérêt de ces flashbacks ? Cela fait sept épisodes qu’on voit la même chose et qu’on ne sait rien de ce qui hante vraiment Daryl – et surtout de pourquoi maintenant, après 18 saisons à connaître ce perso qui n’a jamais été torturé par son passé.

Daryl et Justina finissent par rentrer au phare… mais c’est trop tard. Ils ont trop la confiance quand ils y arrivent, mais ils sont rapidement braqués par deux hommes qu’on ne connaît pas, mais qui sont leurs ennemis. Par chance, au sommet, il y a toujours notre super-héroïne du phare. Elle les sauve, mais n’a pas de bonnes nouvelles pour nos héros. Ainsi, elle révèle à Daryl que Carol n’est jamais revenue du sauvetage d’Antonio et que Roberto s’est fait arrêter par des hommes de Solaz. Elle a juste eu le temps de se cacher, quoi.

Quel bordel. Sans trop de surprise, Daryl se rend seul en ville, empêchant Justina de faire de même. Il fait bien, parce qu’elle ne survivrait probablement pas à Fede.

Ce dernier est enfin le bâtard qu’on attendait tous qu’il soit. Il a fait capturer Carol et Antonio sans trop de mal, mais c’est pour mieux les libérer. Il les dit libres, certes, mais il sait qu’ils vont rester en ville : quand ils quittent la mairie, ils tombent sur l’exécution publique de Roberto, rien que ça. Le pauvre a vu ses amis être abattus sous ses yeux, puisqu’il était enchaîné avec eux. Les deux hommes sont sur le point de se transformer en zombie et de s’attaquer à lui. Pire, il y a aussi une dizaine d’autres zombies dans la rue.

Carol et Antonio sont désarmés, Roberto enchaîné et personne ne peut leur venir en aide – même quand les villageois essaient, Fede donne l’ordre à ses hommes de tirer pour les empêcher de récupérer des armes. Par chance, super Daryl est là. Il sauve bien sûr Carol et Antonio de deux zombies, offrant une once d’espoir à Roberto également. Le tout tourne tout de même à la fusillade.

Justina débarque alors en centre-ville et… mort de rire, sérieux. Elle traverse les zombies sans trop de mal, Fede autorisant ses hommes à tuer tous les zombies autour d’elle pour la sauver. Le problème, c’est qu’elle balance à tout le village que Fede leur ment et qu’elle n’a jamais fait le choix d’aller à El Alcazar. Pardon, mais qu’est-ce que c’est claqué au sol. Je m’attendais vraiment à ce qu’elle meure sur place, et je crois qu’une part de moi aurait préféré ça. Là, la conclusion de cet arc est trop rapide : elle arrive, crie que c’est un menteur, et hop, tout le monde est content de la revoir et se retourne contre Fede, y compris ses hommes jusqu’ici fidèles.

On va dire qu’il faut savoir reconnaître sa défaite… mais je trouve que ça sonne faux. Justina révèle ensuite qu’El Alcazar est en cendres et qu’il n’y aura plus d’offrandes, grâce à Daryl. Pardon, mais c’est tellement risible ! Un petit incendie va bien sûr mettre à mal toute cette monarchie, mais ça ne peut pas suffire à détruire tout un système bien rôdé ! Ne me faites pas croire que le roi et la reine n’avaient pas un lieu de chute, par exemple.

Il reste aussi à gérer le cas de Fede : tout le village se retourne subitement contre lui et voudrait le voir être torturé. Ils le suivaient aveuglément jusque-là pourtant. Heureusement pour tonton Fede, Justina fait preuve de pitié et merci envers son oncle. Elle empêche donc sa torture et son exécution. Fede reste effrayé : en prison, il confie à sa mère déçue par son fils qu’il a peur d’être tué dès que Justina quittera l’Espagne. Mouais, sa présence n’est pas suffisante pour empêcher ça à mon sens.

Bref, cette fin de saison est à ça d’être une fin de série, en vrai. Justina, Roberto, Antonio, Carol et Daryl peuvent se préparer au grand départ pour les USA… Sauf qu’il est difficile d’oublier la première scène de cet épisode. Nos personnages ne sont pas encore au courant, bien sûr, mais nous si. Leur passé va les rattraper. En fait, il le fait déjà pour Daryl : il se rend compte qu’il n’arrive pas à se poser et qu’il a toujours envie de fuir chaque fois qu’il arrive quelque part. Mouais. Daryl et Carol peuvent partager un câlin sur la plage avant de quitter l’Espagne, c’est mignon.

Durant la dernière nuit en Espagne, avec un départ prévu le lendemain matin, Carol se réveille et se rend compte que Daryl n’est plus là. C’est une chance qu’elle se réveille : sur la plage, Daryl est tenu en joug par Fede qui s’est évadé de prison, merci maman. Celui-ci est à ça de tuer Daryl, mais Carol intervient à temps pour détourner l’arme. Le coup de feu part dans le bateau qui, c’est balo, prend feu aussitôt.

Les tirs réveillent tous nos héros qui viennent en aide à Daryl et Carol pour maîtriser Fede. Là encore, je m’attendais à une mort tragique, typiquement Roberto, mais finalement, ils s’en sortent plutôt bien. Bon. Ils voient que le bateau prend feu, notre frenchy du début d’épisode le voit aussi (ça va être ridicule de nous expliquer comment il est arrivé en Espagne exactement au même endroit que Daryl et Carol !), Fede s’enfuit, le bateau explose en plusieurs fois (il y avait de l’essence) et c’est la merde. Le rêve américain s’éloigne encore un peu plus. Le rêve de l’annulation de la série aussi, ceci dit. À dans un an pour une autre saison !

EN BREF

La saison n’invente pas la formule et ne la renouvelle pas particulièrement. Ce n’est pas un échec monumental, mais cette première partie de l’histoire espagnole est quand même bourrée des mêmes défauts que d’habitude. Ce n’est pas une surprise : la formule fonctionne assez pour que je reste et je sais que je ne suis pas le seul. C’est dommage de ne pas se démener pour tenter de nouvelles choses (outre les mutations habituelles de zombies), mais la série propose juste ce qu’il faut pour attiser ma curiosité : on a de jolis paysages (moins que sur les saisons françaises, ceci dit), de bons effets spéciaux et une organisation post-apocalyptique plus ou moins développée.

Par contre, j’espère vraiment que la saison 4 sera la dernière. Il est temps de voir Daryl et Carol rentrer au pays et y rester. On a fait le tour de ces personnages il y a si longtemps déjà !

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Grey’s Anatomy – S22E02 – We Built this City – 13/20

Je ne sais pas exactement à quoi je m’attendais, mais sûrement à un peu mieux. J’ai l’impression que la série assume à 100% le fait de tourner en rond avec son image habituelle du carrousel et c’est un peu dommage. Aucune des intrigues proposées n’arrive à me motiver autant qu’avant. J’aime pourtant certains persos, mais je crois que le problème vient du manque flagrant d’impact des décisions prises par les scénaristes dans l’épisode précédent, même si on aimerait nous faire croire le contraire.

Spoilers

L’hôpital se remet du drama comme il peut, c’est-à-dire avec de nouveaux dramas (et de nouveaux internes).


New interns, new problems.

Est-ce que je peux dire que rien ne va ? L’épisode commence par un cauchemar de Meredith qui m’a fait mourir de rire tellement j’avais l’impression de revenir plusieurs saisons en arrière. Meredith se fait maltraiter par sa mère sur un carrousel qu’elle essaie d’opérer, en vain. Oui, elle opère un manège, et y a ses enfants, et bordel, ce n’est pas reposant d’être Meredith.

J’avais l’impression d’être de retour une dizaine de saisons en arrière avec ce cauchemar, et ça s’est confirmé encore plus avec le retour de… Maggie ! C’est amusant, hier, Insta m’a proposé de revoir sa scène de départ et je me suis dit « c’est quand même cool qu’elle soit partie, ils ne savaient pas quoi faire du perso ». Malheureusement, ça n’a pas duré. Cela dit, j’aime bien ce côté de la série depuis quelques années où des anciens reviennent de temps en temps, ça ressemble à la vraie vie au moins.

Bref. Maggie est de retour parce que Monica est morte – même si elle ne sait pas qui est Monica, ni son prénom d’ailleurs – et qu’Amelia est en dépression.

Pardon, mais elle semble plus dans le mal qu’après sa dernière rupture en date. C’est nul. Elle flirtait avec Monica, je veux bien, mais bon, elle n’a pas fait sa vie avec non plus. Je dis pas, hein, moi je serais sûrement au fond du trou. M’enfin, Amelia en a vu d’autres et c’est rien de le dire. Bon, je dis tout ça, mais j’ai aimé que la série nous repropose des scènes avec les trois « sœurs » ensemble… Jusqu’à ce que ça se termine en Maggie enceinte. J’ai crié « What ? », c’est un bon point pour l’épisode, mais… J’ai soupiré presque aussitôt après.

Bon, en tout cas, les scènes entre les trois chirurgiennes sont amusantes : Maggie pleure sans raison, pour mieux révéler qu’elle est enceinte d’un donneur de sperme (oui, elle veut être mère célibataire et n’en a pas parlé à Winston), avant qu’Amelia ne pleure sans raison (ou presque). On comprend donc un peu mieux la dépression d’Amelia quand elle développe sa culpabilité de ce qui est arrivé – elle se sent coupable de l’explosion, soit.

Elle prend donc la décision, en fin d’épisode, d’enfin utiliser ses jours de congé accumulés depuis longtemps. Ah. Fais chier. Je n’ai pas envie qu’elle parte en congé sabbatique, moi, je l’aime trop pour supporter toute une saison sans elle, pas vrai ? Franchement, si elle doit revenir dans plusieurs épisodes, j’espère au moins que ce sera avec Addison (sa réponse sur l’endroit où elle se rend – là où sont mes personnes – me laisse présager un lien avec Private Practice en vrai, parce que c’est idiot, ça fait 15 ans qu’elle habite à Seattle tout de même, et elle y a son fils !).

En tout cas, c’est ce que ça laisse présager, malheureusement. Et l’épisode se termine avec le départ de Maggie, rassurée de savoir que, même si elle n’a plus sa mère pour lui donner des conseils sur la maternité, elle aura toujours sa grande sœur Meredith pour lui en prodiguer. Mouais.

Pour ne pas changer, la série nous impose encore Owen et Teddy. Ils ont beau avoir pris la décision de se séparer et divorcer, Teddy est encore sur le dos d’Owen. Est-ce que, sérieusement, Owen ne pourrait pas prendre la décision de se casser une fois pour toutes ? Il continue de subir les ordres de son ex-femme, qui est sa patronne, tout en la remettant perpétuellement en question.

Il décide donc de checker l’état de Lincoln même quand Teddy lui dit qu’il va bien. Cela ne plaît pas plus à Jo qu’à moi : Owen pousse Lincoln à se bouger malgré la douleur, Jo fait la leçon à Teddy et Owen, rien de nouveau ici. Evidemment, Lincoln est un très mauvais patient en plus. Il ne supporte pas de rester à rien faire, supporte encore moins que Jo veuille tout faire pour lui. Elle se retrouve à ne pas pouvoir l’aider quand il tombe au sol devant elle et lui, il est tellement frustré qu’il l’envoie bouler violemment.

Au secours : Owen assiste. Pitié, épargnez-moi une scène où il lui viendra en aide avec des conseils de vie ! Pas lui, putain. Il accepte de servir de défouloir à Lincoln, parce que c’est important que Lincoln s’énerve sur quelqu’un d’après lui. La scène est plutôt réussie, en vrai, parce que j’aime bien Lincoln et qu’Owen se la ferme, mais bordel, on nous fait du drama pour rien. Je sais, c’est le but de la série, mais bon, ça n’a pas pris sur moi. Il faut dire qu’Owen en ange gardien du couple Jo/Lincoln, c’est trop pour moi.

Bien sûr, l’hôpital accueille de nouveaux internes. Pour ne pas changer, c’est Richard qui est chargé de les accueillir plus personnellement. Il leur montre le bloc opératoire, mais le bloc a un peu explosé. Cela fait une scène différente de d’habitude, au moins. Par contre, j’ai du mal à envisager que certains de ses personnages pourraient devenir importants par la suite.

Nos internes n’en sont plus. Ils ont donc droit à leur nouvelle salle de pause qui ressemble moins à un vestiaire et où chacun a tout de même son petit casier. Les voilà donc désormais des secondes années. Sans surprise, ils sont répartis de manière habituelle et prévisible. C’est ainsi que Jules se retrouve affectée en cardio avec ses nouveaux internes. J’aurais aimé une scène nous permettant de mieux les connaître, mais en vrai, c’est la génération d’internes dont on ne saura pas grand-chose, comme d’habitude.

L’avantage, c’est que la série continue de travailler sur le duo Jules/Winston. J’ai l’impression de reprendre la série comme s’il n’y avait pas eu un changement de saison avec eux, mais il y en a eu un quand même : on oublie complètement la bisexualité de Jules et on se contente de gérer son trauma d’avoir vu Beltran mourir. C’est elle qui devrait se comporter comme Amelia, en fait !

Le problème est qu’elle pense aller bien, mais quand le patient a le cœur qui accélère sur la table d’opération et qu’il est un peu en danger, Jules nous fait une crise de panique. Elle le fait devant Winston qui prend bien sûr soin d’elle et comprend tout à fait qu’elle a besoin de nommer des objets pour se stabiliser. On revient de très loin dans la série, par rapport à l’époque où les chirurgiens étaient méchants avec les subalternes et n’hésitaient pas à les harceler finalement.

Finalement, le patient est sauvé, Winston et Jules peuvent rassurer sa fille et tout est bien qui finit bien. Je doute qu’on en entende parler dans un autre épisode. Sinon, avant que j’oublie, Richard finit l’épisode dans le bureau de Teddy à faire tout son travail de chef à sa place. Ben super.

De son côté, Simone est envoyée aux urgences, gérées ce jour-là par Ben (qui est un prof horrible, ça va de soi), tandis que Lucas doit passer la journée avec Bailey. Ben & Bailey étant incapables de rester à distance l’un de l’autre, c’est sans surprise que tout ce petit monde et les nouveaux internes finissent par bosser ensemble sur le cas d’un homme qui se fait empaler par son engin de chantier au sein même de l’hôpital – enfin, juste devant.

Teddy est dépassée par la situation, clairement, mais elle l’est encore plus par la gestion de l’hôpital. En vrai, maintenant que j’ai affaire à des changements de direction dans mon taf, je me dis que la série ne s’attarde pas assez sur tous les changements que ça provoque. Bref, on s’en fiche, je suppose. La série s’amuse à nous montrer que Simone et Lucas n’arrivent pas du tout à bosser ensemble.

Comme à chaque fois, il y a aussi un ancien interne qui fait de la merde en tant que professeur. Il s’agit de Kwan. Il est à l’étage des chirurgies et veut absolument opérer dans la journée. Par conséquent, il ne s’occupe pas plus que ça de ses internes, fait ce qu’ils devraient faire pour lui afin que ça aille plus vite et ne les surveille pas. Cela permet au nouveau mec de Simone de faire de la merde. Il n’écoute donc pas Kwan.

Dr Bryant, c’est son nom si j’ai bien entendu, se retrouve ainsi à traiter un patient et gère à la perfection l’urgence. Le problème pour Kwan, c’est qu’il n’est pas là pour le superviser. Bailey récupère donc Bryant et envoie bouler Kwan, ce qui fait que Bryant se retrouve à l’opération de l’ouvrier. Il est ainsi utilisé pour remplacer Lucas quand celui-ci est incapable de bosser correctement à cause de Simone : Bryant et Simone doivent tous les deux tenir le bout de métal qui sort du corps du patient, les forçant à bosser avec une grande proximité. Bien sûr, j’ai soupiré, mais c’est du classique pour Grey’s.

Dans le même genre, quelle surprise : Bailey propose à Ben de devenir le chef des résidents, parce qu’elle l’a vu être capable de remettre en place Lucas et Simone dans le bloc et parce qu’elle sait qu’il est capable de s’opposer à elle en cas de besoin. Mouais. Je comprends l’idée, allez. Il va avoir du taf, en tout cas, parce que les anciens internes sont de sacrés cas.

Ainsi, Simone essaie d’expliquer à Lucas qu’elle ne l’a pas trompé, puisqu’il avait rompu avec elle. Mouais. Elle est vite passée à autre chose tout de même et il comprend en plus qu’elle l’a trompée avec Bryant, alors forcément, ça va faire des remous. Pourtant, ils sont capables de mettre de côté cette catastrophe qu’est leur couple quand Jules les appelle à l’aide… pour simplement organiser une cérémonie en l’honneur de Monica. Mouais.

Pardon, mais on entend plus parler de Monica maintenant qu’elle est morte que lorsqu’elle était en vie. Elle n’a pas eu un enterrement ? Pourquoi elle a tout un épisode où l’on parle de sa mort quand d’autres ont été oubliés plus vite qu’elle alors qu’ils étaient là depuis plus longtemps ? C’est étrange comme tout.

PS : J’ai de plus en plus l’impression que la série devient pour moi surtout centrée sur Jules. C’est définitivement le personnage qui arrive le plus à accrocher mon attention depuis une dizaine d’épisodes, de manière invariable. J’espère qu’ils ne feront pas n’importe quoi avec son personnage !

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The Walking Dead : Daryl Dixon – S03E06 – Contrabando – 13/20

C’est dommage que la série essaie de nous surprendre cette saison avec des twists que l’on voit venir de loin. Les développements paraissent presque lents, alors que nous ne sommes qu’à l’épisode 6. Pour autant, il y des bons moments dans l’épisode, du côté de l’action ou de la construction du passé des personnages. Tout n’est pas à jeter, on va dire.

Spoilers

Paz rejoint Daryl, Carol ment toujours aussi mal, mais bon, elle préfère flirter.


No tengo pelos en la lengua.

Le retour des séries de network ne m’a pas motivé du tout à regarder cet épisode. Pour tout dire, je le commence même en y allant à reculons, hésitant à dormir plus tôt à la place ou à lancer une autre série. Mais bon, cette saison est déjà bien entamée et j’aimerais bien la finir dans les temps pour passer aux autres de la franchise TWD. Et puis, mince, c’est une question de principe, ça peut être bien de réussir à la finir sans prendre (trop) de retard !

L’épisode débute par Paz qui retrouve très rapidement Daryl. Franchement, je m’attendais à ce qu’elle débarque, mais pas forcément comme ça, pas si rapidement. Là, c’est vraiment la première scène. Et en plus, l’air de rien, on enchaîne sur le générique qui permet à Daryl et Paz de faire les 53 derniers kilomètres ensemble – sans parler, parce qu’ils sont chacun dans leur voiture.

J’aime bien la vision de Barcelone qui est proposée ici, avec comme d’habitude un beau budget pour que la ville paraisse en plein mode post-apocalyptique. C’est beau, vraiment, mais bon, ça s’arrête là. En s’éloignant un peu de la ville, ils tombent sur un groupe armé qui les sauve de zombies. Il n’y a que des femmes dans le groupe et, ça tombe bien pour Daryl, l’une d’entre elle connaît justement Paz. Il s’agit de Laia qui nous explique rapidement que sa communauté est constituée de tous ceux, principalement des femmes donc, qui ont fui El Alcazar et survécu.

Paz en connaît plein : elle retrouve ainsi Khalid et apprend la mort d’une autre femme. Elle se remet vite de son deuil, cependant, parce qu’elle les pensait sûrement tous morts depuis longtemps. Si ce nouveau groupe n’a aucune raison d’aider Daryl à retrouver Justina – c’est une sacrée mise en danger – ils finissent par le faire quand on leur promet une occasion de tuer le futur roi d’Espagne. La série évolue alors vers une préparation de l’assaut du royaume d’Espagne, qui vit donc pépère à Barcelone, apparemment.

Bien sûr, ça n’empêche pas Daryl de continuer d’être hanté par son passé. Pourquoi maintenant ? On ne sait pas bien, mais il continue de faire des rêves de quand il était enfant. Soit. Cela l’empêche de dormir, mais lui permet de papoter avec Paz et d’en apprendre plus sur elle. Elle se confie enfin sur Elena, sa copine qui fut la première Offrenda et est désormais une princesse. On la découvre sacrément badass aussi, parce qu’elle a essayé de retrouver Elena quand elle a été prise par El Alcazar. Si Paz s’était fait une raison depuis un moment concernant sa copine, elle change d’avis maintenant qu’elle a revu Elena.

Le lendemain, Daryl, Paz et leur nouveaux amis décident de s’attaquer au convoi d’El Alcazar qui arrive en ville. Je ne sais pas trop comment ce timing est possible, ni pourquoi les réfugié(e)s fuyant Alcazar ont mis tant de temps à intervenir. Ce qui est sûr, c’est qu’ils sont bien motivés à gagner cette fois. Ils attaquent le convi, ce qui permet à Daryl de retrouver Justina. Il manque de se faire tuer, mais est sauvé par Paz in extremis. Justina et l’autre Ofrenda sont donc à ça d’être libérées.

Malheureusement pour Paz, elle ne parvient pas à atteindre Elena. Pire : le futur roi d’Espagne voit bien Paz et voit bien le regard de sa future à son égard. Paz fait tout ce qu’elle peut pour sauver Elena, allant jusqu’à pousser Laia qui comptait utiliser un bazooka sur sa voiture. Le but de Laia n’était pas de tuer Elena, évidemment, mais de s’en prendre au roi d’Espagne. Non seulement, elle ne le tue pas avec son explosif, mais en plus, elle libère un tas de zombies qui foutent la merde.

Laia se fait ainsi tuer par le futur roi Guillermo qui lui tire dessus et la laisse se faire bouffer par des zombies. Justina ? Daryl ne parvient pas à la sauver, malheureusement. Elle est dans une cage dans le coffre d’un camion qui s’en va à travers les zombies. Daryl avait les clés en main, mais il ne parvient pas à ouvrir la cage ? C’est un gag, sérieux. La scène est pleine d’émotions, je ne dis pas, mais c’est si con comme conclusion. Cela permet d’ouvrir vers une suite où Daryl et Paz continuent leurs aventures.

Pendant ce temps, Carol aide à prendre soin de Roberto et regarde la télé avec son nouveau crush. Histoire de faire le lien avec l’histoire de Daryl, elle regarde une VHS de l’ex-femme de son crush et Roberto à Barcelone, justement. Elle continue de balader Fede comme elle peut, persuadée de faire un bon job quand il est évident qu’il se méfie de plus en plus et qu’elle ment super mal.

Après, elle est détournée par son crush qui se met à prendre des douches complètement à poil (normal, je sais) dans son jardin (moins normal vu que le jet d’eau est littéralement face au portail, hein). Valentina s’amuse de la situation quand elle voit Carol fantasmer de plus en plus sur son hôte. Parce que oui, Carol se rend sur le chantier du bateau pendant la journée… et elle espère vraiment que Fede n’apprendra pas que Daryl n’y est pas ?

C’est ridicule à ce stade. Fede découvre peu à peu tout ce que les américains lui cachent : l’absence de Daryl, c’est une chose, les hommes d’El Alcazar transformés en zombies, ça en est une autre. Reste à savoir ce que Fede fera de toutes les informations qu’il récolte, parce qu’il n’agit pas immédiatement bizarrement. Les scénaristes préfèrent nous développer l’idée qu’il était amoureux de la mère de Roberto lui aussi. Roh. La flemme. C’est la sous-intrigue de trop pour moi ce soir, là. J’étais à deux doigts d’éteindre et d’aller me coucher.

On enchaîne, pour ne pas m’aider, sur Carol qui apprend l’espagnol, sait rouler les r naturellement (je suis frustré) et les roule avec son crush. Ecoutez, à défaut de lui rouler des pelles, c’est déjà ça. La série nous fait aussi un faux suspense sur la survie de Roberto. Il faut bien le dire : je n’en ai rien à faire qu’il survive ou non là. L’intrigue avec Justina est bien loin, à ce stade.

Carol et son daddy se rendent auprès de Fede quand ils découvrent que Roberto va trop mal. Ils essaient de le convaincre de l’aider, mais Fede refuse de gaspiller des ressources pour ça, s’en tenant aux règles déjà établies. Logique. Carol n’apprécie pas et tente de faire du chantage à Fede, ce qui ne prend pas. Il est juste saoulé par cette nana qui espère faire sa loi en permanence. Logique. Si on lui demande de la fermer et de respecter sa place, Carol ne sait pas faire ça. Elle décide donc de s’infiltrer de nuit chez Fede pour voler des médicaments.

Elle se croit sincèrement discrète, mais est retrouvée par celle qui a balancé Carol et Daryl dans l’épisode précédent. Bizarrement, la vieille femme se laisse apitoyer par Carol qui lui explique qu’elle sait que Fede empoisonne Roberto parce que le chat est mort après avoir bouffé la même chose que Roberto. Oupsie. Carol réussit donc contre toute attente à obtenir des médicaments qui font du bien à Roberto et propose aussitôt à son daddy de partir aux USA avec elle, sur le fameux bateau ; et bien sûr, une fois que Daryl sera de retour. Avec Justina. C’est beau de croire en ses rêves.

Le daddy refuse, parce que Fede a un moyen de pression sur lui apparemment. Le moyen de pression est nul à souhait : il est responsable de la mort de sa femme. Ils étaient journalistes, il l’a forcé à interroger des terroristes extrémistes et elle est morte dans un attentat sur la voiture de ces terroristes. Voilà. Le daddy n’a jamais dit la vérité à son fils, et c’est ça le moyen de pression de Fede sur lui. C’est un peu ridicule en soi, mais ça l’est encore plus quand on découvre sans surprise que Roberto entend son père raconter tout ça à Carol, vidéo à l’appui. Pardon, mais vraiment, c’est trop ridicule pour moi.

Finalement, ça fait que Roberto ne veut plus entendre parler de son père. Il part donc seul avec Carol, laissant le daddy chez eux. Oh, ce dernier tente quand même sa chance avec Carol et l’embrasse. Évidemment. Si Carol part en ville en voiture, le daddy n’a aucun mal à la rejoindre dans le centre du village quand le véhicule est inspecté par Fede. Alors qu’elle s’attend à être piégée et forcée de se servir de son arme si Fede ou ses hommes retrouvent Roberto, Carol est finalement sauvée par Antonio, le daddy. Ce dernier est soudainement très courageux, n’hésitant pas à dénoncer Fede sur la place du village : il l’accuse d’avoir empoisonné Roberto pour éviter qu’il ne révèle la vérité sur Justina et la manière dont son oncle l’a vendu à El Alcazar. Carol l’abandonne alors, pouvant partir avec Roberto sans que personne ne sache que Roberto est là… Un peu gros, mais admettons. Ce sera une suite plus sympathique.

L’épisode se termine par un dernier flashback nous révélant qu’Antonio a un passé encore plus sombre que prévu. Non seulement, Maria, sa femme, est morte dans un attentant en plein Barcelone, mais il a en plus eu la chance de la voir reprendre vie… en tant que zombie. Il avait la main dans la sienne quand elle s’est transformée, comment a-t-il pu survivre bordel ? Et aussi, pourquoi on aurait dit des images d’archives d’il y a genre 30 ou 40 ans alors que ça ne date jamais que de 2010 en théorie ? L’Espagne de 2010 ne ressemblait pas à ça, les gars… mais je suis curieux de savoir comment s’est développée l’épidémie à Barcelone ; j’espère que d’autres flashbacks nous en montreront un peu plus.

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Grey’s Anatomy – S22E01 – Only the Strong Survive – 18/20

La série reprend du service pour une nouvelle année et continue de nous servir notre dose de drama gratuit et facile. C’est donc un énième épisode gratuit et facile, mais ça fonctionne toujours bien : je suis content de retrouver certains personnes, énervé d’en voir survivre d’autres et triste d’en perdre d’autre(s). Eh, je ne vais pas tout spoiler ici, mais nul ce titre d’épisode ! Et si la série nous enterrera tous, elle va commencer par enterrer tous ses personnages avant nous, hein.

Spoilers

Un bloc opératoire qui explose, ça fait des dégâts.


Do you wanna kill an inter on her first day ?

Ah, pas de résumé ? OK, challenge accepted. On reprend exactement là où nous en étions : Meredith observe les flammes sortir de l’épisode et c’est le bordel dans tout l’hôpital. On nous révèle qu’Amelia va bien, puis Lucas. C’est la panique, avec une évacuation en cours et Ben qui essaie désespérément de rentrer dans l’hôpital, y compris dans la partie fermée au public par… les pompiers ??? Comment sont-ils arrivés plus vite que lui ? ON nous prend pour des idiots, sérieusement ! Ben s’est précipité directement !

Bon. Ce détail n’est que ça, un détail. En attendant, Jules se réveille dans un bloc opératoire où il y a un patient encore en vie, contre toute attente, et des blessés, dont Beltran, d’abord inconsciente. Quand elle reprend conscience, elle s’inquiète plus pour son patient, Parker, que pour le reste de l’équipe – il y a probablement des infirmières mortes au sol pourtant. Et puis, tout le bloc opératoire est complètement bloqué, évidemment. La vie de l’enfant reste la plus importante : Jules travaille bien sous pression, mais elle doit s’occuper de recoudre tout le gamin avant la fin de son anesthésie bien rapidement.

Le but est juste de nous mettre un peu de pression sur les épaules de Jules, qui flippe de devoir gérer une opération seule sur un gamin de six ans quand elle n’a même pas eu l’occasion de s’entraîner sur des adultes avant. La bonne nouvelle, c’est que je l’aime toujours autant dans ce début de saison. Dans le même genre, Beltran a beau être coincée sous des débris et être dans une situation de merde, j’aime bien comment elle aide Jules à survivre à cette opération sous pression. Je la soupçonne d’avoir menti tout en éloignant les inquiétudes sur son propre état de santé.

Et bien sûr, alors que l’opération se termine bien et que Jules est heureuse d’avoir sauvé Parker, Beltran s’évanouit. Putain, l’anesthésiste ne sert à rien. C’est tellement abusé de s’être contentée d’embaucher une figurante ! Elles sont trois dans ce bloc, bien sûr qu’il faut la faire parler ! ET PUTAIN. Ils tuent Beltran ? Elle n’a pas eu le temps de servir à quelque chose dans la série, à part fournir ses ex à Jules pour qu’elle couche avec. Je suis tellement frustré !

Bref. Ce n’est jamais qu’une intrigue de l’épisode. Il y en a plein d’autres, évidemment. Richard est blessé à la tête et ça inquiète Catherine plus que le reste de l’hôpital. Heureusement, tout va bien pour lui. Enfin, je crois que c’est heureux. Amelia le met dans le haut de ses priorités, ne sachant pas encore ce qui est arrivé à Lincoln. On met un certain temps aussi à le savoir. En attendant, Teddy organise comme elle peut le reste de l’hôpital. Elle demande au personnel de gérer l’évacuation vers Seattle Pres et de rester calme, tout en s’occupant des patients les plus urgents. On sent que c’est la catastrophe.

En-dehors de l’hôpital, Meredith croise les futurs internes, prêts à commencer leur journée dans un hôpital qui vient juste d’exploser. Malheureusement, aucun d’entre eux ne peut rentrer dans l’épisode parce qu’il y a un garde qui fait du zèle – ou juste qui fait son taf, en fait.

Meredith n’hésite pas à exploser une porte de l’hôpital pour entrer par effraction à l’intérieur de celui-ci. Eh, c’est qu’elle n’a pas froid aux yeux. Malheureusement, les nouveaux internes sont clairement des boulets, plus que d’habitude encore. On rencontre ainsi une certaine Danny Spencer, si j’ai bien entendu, qui s’effondre bien vite. Il est révélé qu’elle s’est blessée pendant l’explosion, en essayant d’aller prendre un selfie dans un bloc opératoire.

Cela dit, Meredith a raison : Spencer marque des points sur les autres internes, car on la repère dès le début. Après, si elle a la chance d’avoir Mer comme médecin, elle est aussi aidée par Simone et l’interne avec qui elle a déjà couché quoi, quoi. Simone n’est pas ravie de l’avoir sous ses ordres, mais il semble être là pour rester et pour être une bonne addition au casting. Il en est de même pour Spencer qui devine assez vite ce qui lui arrive… mais pas l’identité de sa chirurgienne. Genre, si elle sait qui est Mer et est fascinée par sa carrière, elle aurait pu regarder au moins en ligne une photo d’elle !

Pendant ce temps, nous n’avons toujours pas de news de Miranda. Ben s’inquiète pour elle, regrette de ne plus être pompier et finit par retrouver sa femme. Alléluia. Elle va bien, physiquement, mais ne va pas si bien que ça. Tout le bloc opératoire a explosé, alors c’est logique que ça n’aille pas. Lincoln est réveillé cette fois, et il commence par s’inquiéter pour Jo, mais il est trop blessé pour que ça soit rassurant de le savoir en vie.

De son côté, Jo entre par effraction aussi dans l’hôpital parce qu’elle est inquiète pour son mari. Cela se tient et même si elle pose la question de manière bien trop casual à mon goût, elle comprend vite à l’absence de réponse de Richard que quelque chose ne va pas. Aura-t-elle un jour la paix, la pauvre ?

Lincoln, lui, est coincé sous des débris et doit finalement être évacué par les escaliers. Il a une super équipe au-dessus de lui, au moins : Miranda, Ben, Winston, Owen. Tranquille, finalement. Il est entre de bonnes mains, mais bon, même si on lui parle de ses futures gamines, lui, il perd beaucoup de sang dans les escaliers, quoi. À défaut de trouver une solution pour le sauver, Bailey lui passe son portable pour qu’il puisse parler à Jo. S’il veut d’abord la rassurer, il l’inquiète plus qu’autre chose à lui parler de ce qu’il faut faire (et ne pas faire : prendre un chien) s’il meurt. Et son cœur s’arrête. Ah les dramas. C’est pour ça qu’on est là, mais en même temps, je n’arrive pas à vraiment m’inquiéter. Je ne le vois pas mourir, pas comme ça, pas sur un premier épisode de saison. Je ne sais pas, il faut croire qu’on est trop confortablement installés dans la série à ce stade.

Amelia finit par découvrir que Linc a perdu beaucoup de sang et est vraiment mal parti sur une table d’opération et on a alors affaire à une scène qui n’a pour moi aucun sens dans cette série : tous les médecins sur son cas, ainsi que Teddy, demandent à Amelia d’évacuer le bloc opératoire. Pardon ?

Je sais, un médecin ne traite pas sa famille, blablabla, mais putain, on est dans Grey’s et ils passent toute leur vie à s’opérer les uns les autres ? Amelia n’est jamais que l’ex, sachant que Lincoln vient de se remarier 36h avant, c’est bon (j’ai bien aimé la scène où Jo se demande quoi faire vis-à-vis des parents de Linc d’ailleurs). Bon. Amelia est évacuée, l’actrice est incroyable et ça met bien le drame où il doit être. C’est une bonne chose, jusqu’à ce qu’on nous fasse une scène où elle semble encore être trop égoïste sur le sujet. Wilson la rassure comme il peut, mais même si j’adore Amelia et qu’elle a raison dans son analyse sur son père qui est mort quand elle était enfant, ça m’a soulé de voir que les scénaristes insistaient encore sur elle. Il me semble que la priorité, c’était Lincoln perdant trop de sang.

Tout est mal qui finit bien, une fois de plus : Lincoln survit. Teddy est forcée de reconnaître qu’elle a failli prendre le mauvais choix pour la survie de Lincoln et que Ben, lui, a fait le bon choix. Elle décide donc de le rembaucher, parce qu’il a sauvé la vie de Lincoln, tout de même. Pff. PFF. On le voit venir à des kilomètres.

Ailleurs dans l’hôpital, Kwon et Lucas se retrouvent à bosser ensemble, c’est-à-dire à essayer de comprendre où en sont Lucas et Simone pour Kwon et essayer de retrouver Simone pour Lucas. Elle va très bien et se retrouve à devoir gérer son interne. Je sens que ça ne va pas m’intéresser cette histoire. Je préfère de loin voir Lucas et Kwon faire équipe. C’est la merde, parce que Lucas comprend que Kwon en sait trop sur sa rupture avec Simone, mais aussi parce qu’ils déplacent une patiente aux machines capricieuses. J’ai mis un certain temps (beaucoup trop en fait) à comprendre qu’il s’agissait de Nora. J’ai beau aimer l’actrice, je n’en ai plus rien à faire de sa survie à ce stade de celle-ci. M’enfin bon, elle survit et est transférée dans un autre hôpital, su-per.

La fin de l’épisode ? Wilson apprend la mort de Beltran et est moins bouleversé que Jules. Est-ce que les scénaristes ont oublié qu’il couchait avec elle depuis un an ? C’est abusé. La scène est belle, parce que Jules a besoin de craquer et est à deux doigts d’embrasser son boss, mais eh, j’ai l’impression de me souvenir de détails que les scénaristes ont zappé. C’est ensuite Wilson qui apprend à Amelia que Beltran est morte. Putain, j’avais oublié le flirt entre elle. J’ai aimé les scènes Wilson/Amelia, mais c’est tellement nul en vrai la mort de Beltran. Monica. Je ne connaissais même pas son prénom. Son absence ne va rien changer à rien, elle n’a jamais été spécialement intégrée, c’est vraiment la tuer pour la beauté du geste et pour ajouter du drama. Je l’aimais bien, j’aurais aimé qu’elle reste plus longtemps. Amelia aura-t-elle un jour une vraie romance qui dure ?

Sinon, Simone remet en place le nouvel interne (eh nous ne sommes que des inconnus), avant de tomber sur un Lucas tout prêt à flirter avec elle. Malheureusement pour lui, elle a rechangé d’avis une énième fois, parce que eh, elle a couché avec quelqu’un d’autre que lui durant leur pause. Ah oui, tiens. C’est ça le truc que j’avais zappé.

Et on peut donc terminer sur une scène où Mer et Richard constatent les dégâts sur le bloc opératoire qui a explosé. Il est foutu, il y a plusieurs semaines de travaux et l’hôpital va devoir tenir sans bloc, mais pas grave d’après Mer : ils vont reconstruire. Belle conclusion, belle habitude pour la série. Et sympa comme manière de relancer la série dans une nouvelle direction, faut bien des trucs un peu inédits parfois !

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