Percy Jackson and the Olympians – S01E07 – We Find Out the Truth, Sort Of – 18/20

Vraiment la série est hyper déséquilibrée dans sa structure et son rythme, ça me perturbe énormément. Cet épisode propose plein de choses – tellement que j’ai l’impression d’en avoir vu deux en quarante minutes. Bien sûr, on passe d’une action à l’autre tellement vite qu’on a un goût de trop peu et la certitude qu’il manque quelques chiffres de l’équation, mais ce n’est pas si grave. On passe un bon moment, on découvre une bonne partie des réponses et il y a une avancée majeure dans l’intrigue de la saison. Let’s go.

Spoilers 

Un petit tour dans l’Underworld pour le trio cette semaine.

No one comes back.

Le passage

Le programme était clair dans le dernier épisode, mais une fois de plus, la série fait le choix de l’ellipse en début d’épisode et ça m’a laissé perplexe. On a quitté Percy sous l’eau, on le retrouve dans un magasin étrange vendant des lits. Que fout-il là ? Eh bien, il faut regarder pour le comprendre, avec un type en costume à me rendre jaloux qui s’avère être Procuste – Crusty. Un fils de Poseidon qui tue les voyageurs ? Merveilleux.

Le demi-frère de Percy n’est pas super sympa pour autant : il n’hésite pas à tenter de tuer son demi-frère en l’invitant à dormir dans un de ses lits. Comment Percy sait-il que les lits sont des pièges ? Comme d’habitude, on ne saura pas et j’imagine qu’il faudra lire les livres… Mais à quoi bon faire une série si c’est pour sauter autant de passages ?

Je suis vraiment perplexe face aux choix faits par la série. Heureusement qu’elle gère à fond son casting. Crusty est donc un excellent personnage qui fait peur juste ce qu’il faut. Cela dit, il n’est pas bien malin : une fois de plus, on nous révèle que Percy n’est pas aussi seul que prévu : Annabeth est invisible et se charge du sale boulot de le neutraliser, une fois de plus.

La surprise est toujours efficace, aussi répétitive soit-elle. C’est un bon début. On ne saura pas pour autant comment ils sont arrivés là, parce que l’essentiel est de les voir trouver la porte qui mène ensuite à l’Underworld. Ils restent trois plombes devant la porte, hésitant sur la marche à suivre. Percy donne à Grover et Annabeth chacun une perle pour revenir, et hop.

Flashback

Une voiture en feu de détresse ? Etrange vision post-générique. On y retrouve un Percy enfant avec une mère rajeunie, devant l’école. Percy ne souhaite pas aller à l’école et moi, je me demande surtout si c’est un flashback ou une représentation de l’Enfer. Après tout, c’est une journée horrible pour Percy que d’être forcé par sa mère d’aller à l’école. Le gamin s’enferme dans la voiture et est un petit insupportable.

En plus, ça ne servait à rien de l’être. Le flashback continue avec la maman dépitée de découvrir qu’on refuse d’accepter Percy dans l’école sélect qu’elle avait choisie : il n’y est pas inscrit, parce que le directeur n’aime pas l’idée d’un gamin capable de monter sur le toit d’un gymnase. C’est vrai que ça sonne un peu dangereux.

Bon, peu importe. Sa mère trouve un autre moyen de s’en débarrasser rapidement. Cela frustre énormément Percy qui cherche évidemment à comprendre pourquoi sa mère veut tellement vivre sans lui. Dire qu’elle ne veut que le protéger ! Pas évident d’être la mère de ce petit relou ! Ce n’est pas comme si elle avait le choix de l’abandonner : elle a bien compris que l’Autre monde avait remarqué son existence et elle a peur de ce qui est à la poursuite de Percy.

Par conséquent, elle décide qu’il est temps de demander à Poseidon (j’imagine ?) de venir la voir. Elle lui confie qu’elle envisage de laisser Percy à la Colonie. Elle n’en a pas envie mais sent qu’elle n’en a plus le choix. Pourtant, elle envisage vraiment mieux pour son fils que ce que la famille du dieu veut pour lui. C’est Poseidon qui prend donc la décision de laisser Percy aller à l’école.

Il affirme alors à la mère du garçon qu’il viendra parler à Percy uniquement quand il sera prêt et qu’il connaîtra sa véritable identité, son destin, son rôle à jouer dans tout ça.

Cerbère

L’underworld – l’Enfer – est loin de ressembler à notre monde (ou au Kansas, comme le dit Percy) : c’est une suite de montagnes sombres qui me font penser au Seigneur des Anneaux plus qu’autre chose. Une fois sur place, Annabeth prend le lead des opérations, emmenant les garçons à la suite de Charon et des nombreux nouveaux morts. Aucun d’entre eux ne parle et tous les laissent passer sans argumenter, attendant sagement leur tour.

Le trio se retrouve finalement rapidement face à Charon. Sans trop de surprise, il leur reproche de ne pas payer la traversée. Comme d’hab, la série nous présente des éléments mythologiques sans en révéler plus que ça niveau explication. Charon refuse les pièces et appelle plutôt son toutou préféré à la rescousse pour chasser les vivants du monde des morts. On voit donc Grover se faire bouffer par un chien à trois têtes.

C’est dingue. Harry Potter est sorti en 2001 et faisait à peu près le même boulot du côté des effets spéciaux : ce gros chien à trois têtes ne me paraît pas plus réaliste que Touffu. Bon, il bouge davantage et court, par contre. À défaut de musique pour l’endormir, il suffit qu’Annabeth lui frotte une de ses têtes pour que le chien s’endorme. C’est un peu trop rapide, je trouve.

Grover s’arrange pour sortir de la gueule du chien, puis emmène Percy dans les airs grâce aux converse d’Hermès. C’est beau, tout ça. Annabeth manque de peu de se faire tuer, mais s’en sort finalement grâce à une balle en plastique. Soit. Une fois de plus, la série ne nous montre pas tout ce qu’il se passe face à ce Cerbère et joue beaucoup de la brume de l’Underworld pour ne pas avoir à le faire.

Cela donne l’impression qu’il est simple d’atteindre le Palais d’Hadès. Pour compliquer un peu les choses, Grover se rend compte qu’il a perdu la perle dans la gueule du chien… Arf. Ce n’est pas dingue. Non seulement, on ne voit pas toute l’action, mais en plus, on nous ajoute qu’il se passe des choses à d’autres moments ? Je veux dire, comment il a perdu une perle, qui était dans sa poche, en se faisant bouffer par un chien ? J’ai du mal à y croire.

En tout cas, ça pose un problème : il ne leur reste que trois perles et ils sont quatre à vouloir sortir de là. Grover considère que c’est à lui de se sacrifier, mais Percy refuse d’abandonner ses amis. Il donne sa propre perle à Grover, sans la moindre hésitation. À ce stade, il a compris qu’une quête était pleine de rebondissements.

Asphodèle

Le rebondissement suivant voit le trio arriver à Asphodèle, un lieu où les morts sont transformés en arbres – les âmes enchaînées par les regrets. Annabeth nous raconte tout ça avant que le trio ne soit pris en chasse à nouveau par Cerbère. Percy et Grover s’enfuient… mais Annabeth est coincée. Elle a son regret qui la laisse enracinée là aussi. Elle parvient à convaincre Percy de continuer la quête sans lui, parce qu’elle a toujours la perle pour rentrer. Soit. Mais comment tu comptes te débarrasser de tes racines ?

Le sacrifice est beau, quoiqu’un peu expéditif. Un flash de lumière semble confirmer en tout cas qu’elle retourne sur Terre. Reste à savoir ce qu’est son regret… mais ce sera pour plus tard.

Hadès

Les garçons continuent donc la quête sans Annabeth. Ce n’est pas comme s’ils avaient le choix. Soudainement, ils n’entendent plus Cerbère qui devait continuer de les poursuivre, et… bim, nouvelle règle. Pardon. Nouveau rebondissement : les chaussures d’Hermès prennent vie par elles-mêmes et souhaitent absolument se rendre dans un énorme gouffre, emmenant avec elles Grover.

Pas le temps de comprendre ce qu’il se passe : Percy se jette en avant pour empêcher Grover de tomber. Grâce à son épée magique, il parvient à retenir Grover. Tout de même, en tombant sur son sac à dos, il entend un bruit sourd. Il faut dire que dans son sac à dos, il y a l’Eclair primitif de Percy. Rien que ça.

Comment ça se fait ? Eh bien, Arès a donné le sac à Percy, tout simplement : c’est Arès qui bossait avec Hadès depuis le début. Moui. Percy n’a donc pas regardé son sac de tout le voyage ? Arès, c’était il y a deux épisodes, tout de même ! L’éclair n’est pas exactement petit, en plus… Bon. La quête est donc terminée de manière hyper frustrante – j’aime bien le twist, mais la mise en scène fait que ça retombe un peu comme un soufflé raté.

Si la quête est terminée, Zeus devra tout de même attendre avant de récupérer son éclair. Grover sait très bien à quoi pense Percy : il faut encore sauver sa mère. Tous les deux continuent donc malgré tout vers le palais d’Hadès, dans l’espoir de l’y trouver.

Et ils l’y trouvent super vite : Hadès les accueille plutôt chaleureusement – aussi chaleureusement que possible quand on est en Enfer, quoi. Pour le coup, j’ai eu du mal avec l’acteur choisi pour Hadès. J’ai presque l’impression qu’il manque de charisme. Il emmène en tout cas Percy et son meilleur ami directement auprès de la mère du premier. Bon, celle-ci est évidemment devenue une statue, hein : Hadès assure qu’il l’a sauvée pour pouvoir faire un échange avec Percy. C’est simple : il lui rend sa mère en échange de ce qu’il veut.

Le vrai twist est alors qu’Hadès ne veut absolument pas l’Éclair : il espère récupérer le casque d’invisibilité. C’est con, il n’a pas Annabeth ? Et puis, Hadès affirme aussi qu’il ne bosse pas avec Ariès, que ça ne l’intéresse pas non plus d’être en équipe avec qui que ce soit. Moi, ça me rassure car je n’aimais pas l’idée de cette alliance… Par contre, les deux garçons luttent pour comprendre ce qui leur arrive en revanche : ainsi donc, l’Eclair n’intéresse pas Hadès ? La guerre, non plus ? Et quelqu’un d’invisible a volé l’Eclair ?

Percy réfléchit quelques secondes et comprend directement que c’est Cronos le problème. Dans ses rêves, la méchante voix n’est pas celle d’Hadès. Et puis, Hadès assure qu’il n’a pas envie de la guerre, alors bon, autant le croire. Percy devrait lui faire confiance apparemment : Hadès lui propose de lui offrir l’asile maintenant qu’il sait que Cronos est dans l’Histoire.

S’il n’a pas envie de faire équipe avec qui que ce soit, Hadès sent qu’il n’a pas trop le choix de s’allier avec Percy. Son envie est désormais de récupérer l’Eclair pour se protéger de Cronos. Grosso modo, il a peur de Cronos et de ce que ce dernier pourrait faire s’il souhaite vraiment une guerre. Ah.

Percy accepte donc finalement la première offre d’Hadès : il n’a pas envie de son asile, mais il est OK pour lui ramener son casque. Mouais. Cela ne me semble pas si simple. Une chose est sûre : Grover et lui parviennent finalement à rentrer sains et saufs sur Terre. C’est déjà ça.

Problème : sur la plage où ils atterrissent à nouveau, Percy et Grover retrouvent Annabeth, mais aussi… Ariès. Et ça ne fait pas plaisir à Percy, qui lui jette un regard à faire pâlir d’envie l’éclair de Zeus (ouuh, l’envie de faire le jeu de mots sur Tonnerre de Zeus est immense là, surtout que je viens de poster un article sur… Disney. Oups.).

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Wild Cards – S01E02 – Show me the murder – 13/20

Voilà ce que j’appelle un épisode correct, qui maintient l’intérêt sans pour autant être exceptionnel. On attend de voir comment la série va évoluer : il y a clairement du travail à faire pour qu’elle vaille vraiment le détour. Pour l’instant, elle se contente de faire son travail sans marquer les esprits plus que ça. Elle a besoin de trouver son équilibre… comme beaucoup de séries qui en sont à leur épisode 2, cela dit.

Spoilers 

Max et Cole enquêtent sur le meurtre d’un agent sportif.

No one was put on this Earth for only one thing.

L’épisode démarre avec une affaire banale de vol de colis qui conduit Max et Cole vers quelque chose de plus sinistre. Avant d’en arriver là, bien sûr, il faut nous réintroduire les personnages. Si la première scène où ils sont chacun sur un bateau n’est pas dingue, j’ai adoré voir comment ils gèrent la jalousie des collègues de Cole, apportant une touche d’humour bienvenue à l’épisode. En vrai, Max s’intègre plutôt mal au commissariat avec son déguisement de détective.

Envoyé pour parler des vols de colis, le duo découvre finalement un cadavre, ce qui lance toute une enquête sur laquelle ils ont le lead. Pas crédible, mais bonne idée pour lancer la série, il fallait bien quelque chose pour justifier que Max puisse se retrouver à enquêter comme une flic. Ils se retrouvent ensuite sur la piste d’une star du sport, d’agents véreux prêts à tout et d’un trafic de résultats médicaux mettant en danger une athlète sur le point de battre un record de boxe.

Les thématiques abordées sont sympa (on sent qu’on est en 2024 quand même dans les réflexions féministes l’air de rien) et permettent à Max de se déguiser à plusieurs reprises. J’ai eu un petit coup de coeur sur la secrétaire là… Dommage de ne pas avoir de conclusion à cette intrigue. En tout cas, on comprend quel sera grosso modo l’atout de Max dans les enquêtes : elle ose tout, indépendamment des protocoles, et se fait en permanence passer pour qui elle n’est pas afin de récolter des informations. Pas sûr que ça tiendrait ensuite dans un procès, mais bon, tout le monde finit toujours par avouer de toute manière.

C’est bien simple : Vanessa Morgan, dans le rôle de Max, est définitivement la star de la série, ce qui est un peu con quand il y a deux stars au générique. D’ailleurs, c’est un générique beaucoup trop long. C’est sympa d’en avoir un, mais dommage qu’il dure un peu trop longtemps – il n’y a que deux acteurs à présenter si on les croit. Et une seule vaut vraiment le détour sur ces deux premiers épisodes : le personnage de Vanessa Morgan porte l’épisode avec ses répliques cinglantes et ses références culturelles.

Par contre, le personnage de Cole va vraiment avoir besoin d’un développement pour les prochains épisodes, car pour l’instant ce n’est pas dingue. Autant Max a son serviteur pour la servir et apporter de l’humour en changeant de villa à chaque épisode, autant le bateau de Cole, on en a déjà fait le tour et le voir parler avec son chat, ça va être gênant.

Ceci étant dit, Max, malgré son humour, peut elle aussi parfois m’agacer, surtout quand elle outrepasse les limites, comme lorsqu’elle récupère des preuves sur une scène de crime ou qu’elle se fait passer pour une journaliste avec un accent pourri.

L’enquête en elle-même reste intéressante. C’est très prévisible, mais c’est sympathique : évidemment, durant l’enquête, il y a un moment où l’enquête semble résolue mais Max est sûre que ce n’est pas fini. Il va de soi que Cole insiste pour lui dire qu’il faut s’en tenir aux protocoles et il va de soi que non. Finalement, l’épisode se dirige tranquillement vers un happy end, avec aussi le message répété trois fois que personne ne vient sur Terre pour une seule chose.

Côté intrigue principale en fil rouge, on aperçoit brièvement le père de Max, laissant présager plus pour les prochains épisodes… mais je trouve que c’est trop peu pour un second épisode, surtout qu’il n’y a que dix épisodes annoncés. Quitte à avoir annoncé un fil rouge, ça aurait été bien de le répartir sur tous les épisodes de la saison, je trouve.

Cela dit, j’ai apprécié la façon dont Max règle le problème initial du vol de colis et je suis content que ça ne soit pas sacrifié au profit du fil rouge. Ce qu’on aurait pu sacrifier, en revanche, c’est la scène finale qui nous instaure un « will they/won’t they » usé jusqu’à la corde et dont je n’ai rien à battre. En vrai, j’espère même qu’ils ne coucheront jamais ensemble Max et Cole !

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Wild Cards – S01E01 – The Infinity Thief – 12/20

Comme je m’y attendais, on est sur du déjà-vu mais ce n’est pas pour autant désagréable ou sans saveur. Les acteurs se débrouillent et sauvent une intrigue très banale (pour ne pas dire bancale). En gros, ça se regarde sans prise de tête, et on passe un moment sympa. C’est un pseudo cop show idéal pour se détendre, sans être la série sur laquelle se jeter non plus.

Spoilers 

Cole, un flic rétrogradé, doit faire équipe avec Max, une arnaqueuse, pour résoudre une série de cambriolages.

Hi, are you my ride ?

Cela commence si mal dès la première scène que j’ai décidé que j’allais tester une critique plus courte – du moins, je l’espérais. À quoi bon faire une critique scène après scène pour ce genre de séries bien trop prévisibles ? Après tout, elle est diffusée sur CW – sans même être produite par le network, ce qui en dit long. Bon, l’article est un peu moins détaillé que d’habitude, mais j’ai quand même plein de choses à dire. Vous me direz ce que vous en pensez !

Moi, je dois vous dire de ce premier épisode très franchement que… Ce n’est pas grandiose. Du tout. Mais on n’était pas là pour ça de toute manière. Je savais à quoi m’attendre quand je me suis dit que j’allais manger devant cet épisode. On commence avec Max, une arnaqueuse soi-disant de haut vol, qui se fait choper presque aussi vite qu’elle a volé la carte bancaire d’une riche femme en se faisant passer pour la remplaçante de sa femme de ménage. Un peu cliché, non ?

Si, vraiment beaucoup. Tout le montage du début d’épisode crie l’absence totale de crédibilité et de réalisme pour la série. Et en même temps, on sent que la série va reposer sur les épaules de Vanessa Morgan. À mes yeux, elle a tout ce qu’il faut pour ça : elle était à mourir de rire quand elle dansait dans la garde-robe de la femme et pour le reste de l’épisode.

Bref, elle est donc vite arrêtée, comme je le disais. Pas de bol, son vol de banque se produit le même jour qu’un match de volleyball entre flics et pompiers. Elle est donc escortée au commissariat par Cole, un flic grognon qui a été relégué à l’unité maritime de la ville – et ça ne lui plaît pas du tout de bosser là. Autant Vanessa Morgan porte l’épisode, autant j’ai trouvé que Giacomo Gianniotti n’était pas du tout au meilleur de sa forme. Après, c’est sûr que passer de Grey’s à un copshow tout simple comme ça, bon, je peux comprendre. Dans sa première scène, son partenaire principal de jeu est tout de même un chat. C’est marrant de voir cette série juste après avoir écrit qu’il n’y avait quasi jamais d’animaux dans les séries.

Max a donc un chat qui aime se promener sur les bateaux – on découvrira plus tard dans l’épisode qu’ils vivent sur un bateau, tout de même. Mais bon, on n’en est pas là encore, ça, ce sera pour les longueurs de l’épisode. Avant tout ça, Max et Cole arrivent donc au commissariat pile quand on présente à tout celui-ci le « voleur de l’infini », un gros cambrioleur qui se paie la tête des flics depuis un moment. En effet, il en est à son troisième cambriolage et laisse des pièces pour se payer leur tête à chaque cambriolage.

Seulement voilà, Max comprend vite qu’il se paie leur tête en laissant de la boue pour leur donner une fausse piste, quand la vraie piste, c’est justement les pièces. Grâce à cet indice de taille, elle comprend vite qu’elle tient une piste qui pourrait intéresser Cole, parce qu’elle voit bien que tout le monde se moque de ce flic et que bon, il pourrait lui être utile à la place de ça.

Partant là, Wildcards ne réinvente pas la roue, mais ça se laisse regarder : le duo est prévisible, mais fonctionne à merveille. Max utilise son coup de téléphone pour indiquer à Cole où aura lieu le prochain vol, elle a évidemment une intuition très juste qui leur permet de se faire remarquer par la hiérarchie de Cole. Cole et Max se retrouvent donc à enquêter ensemble sur le voleur de l’infini.

C’est là que je vais sacrément abréger la critique : les twists sont on ne peut plus prévisibles pour une série à enquête. Cole a des contacts dans le milieu qui vont lui être d’une aide précieuse, avant de se révéler encore plus précieux que prévu quand la criminelle à arrêter se trouve être la femme de l’un d’eux – et l’amante de l’autre ; sachant que les deux étaient frères. Simple comme bonjour d’être flic dans cette série !

L’intrigue se fait à base de bibliothèques, d’enchères caduques, de passages secrets et de retournements de situation, avec une petite dose de meurtre et surtout beaucoup d’humour. Vanessa Morgan est totalement convaincante dans son rôle et j’ai bien aimé ce que je regardais. C’est vraiment un cop show par excellence – ce n’est donc pas excellent.

Grosso modo, le meurtre est résolu, le voleur de l’infini était en fait un couple, et voilà, tout est bien qui finit à peu près bien. Reste à savoir ce qu’il adviendra de nos héros. Du côté de Cole, c’est assez prévisible : il se retrouve en période probatoire pour prouver qu’il peut de nouveau être un bon flic. En cours de route, on a appris qu’il a été rétrogradé quand de la cocaïne a été retrouvée dans sa voiture. Rassurez-vous, il reste du bon côté de la loi : c’est un flic qui s’est retrouvé embarqué dans une enquête trop ambitieuse et qui n’a pas lâché l’affaire quand il aurait dû.

Max ? Eh bien, elle a voulu voler un collier de diamants dans une banque, ça la fout mal pour la libérer tout de même. La série nous sort alors un dernier retournement de situation totalement ridicule : elle a en fait volé le passeport d’une femme réduite en esclavage par la riche propriétaire du début d’épisode. Le collier ? La propriétaire tentait une arnaque à l’assurance. Grâce à l’aide de Cole, Max a tout ce qu’il faut pour le prouver.

C’est improbable comme jamais, mais voilà, ça permet à Max d’être à peu près libre. Il reste le problème qu’elle a utilisé une fausse identité pour entrer dans le coffre de banque. La police décide donc de lui laisser deux mois de probation pour prouver qu’elle peut leur être utile et mettre ses talents à leur service. Ses talents ? Mais quels talents au juste ? Dans l’épisode, elle n’a pas vraiment démontré qu’elle était une arnaqueuse très utile.

Tout au plus, elle est une pickpocket et a des contacts. Cela dit, on n’a pas fini d’entendre parler de ses contacts, surtout quand l’un d’entre eux est son père, incarné par… Jason Priestley ! Il ne manquait plus que lui. Cet acteur, c’est dingue, il resurgit toujours dans les séries de manière totalement inattendue. Il joue donc désormais le père de Max, un homme en prison qui est pote avec ses gardiens et qui veille encore beaucoup sur sa fille – allant jusqu’à lui donner des informations sur Cole.

On se retrouve alors avec un cliffhanger qui change toute la donne (non) : Max s’introduit en fait dans le commissariat pour une bonne raison, qu’on ne connaîtra pas, et qui arrange aussi son père. J’imagine que le but sera de prouver son innocence du coup. Seulement, ça, ce sera pour plus tard. On termine l’épisode sur une bonne note – et en musique tant qu’à faire. Just the two of us est une bonne chanson pour tenter de nous convaincre de continuer les aventures de ce duo improbable.

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Wild Cards (S01)

Synopsis : Un détective procédurier s’associe à une arnaqueuse pour résoudre des crimes.

Pour commencer, je n’ai absolument aucune idée de ce que cette série est supposée raconter avant de la regarder. La grève des scénaristes est enfin terminée, j’ai vu passer une affiche toute pourrie avec Giacomo Gianniotti (je l’aimais beaucoup dans Grey’s et je me demandais vraiment ce qu’il devenait) et Vanessa Morgan (on peut donc avoir une vie professionnelle si peu de temps après la fin de Riverdale ?), il n’en a pas fallu plus pour me convaincre de regarder ce qui promet d’être un cop show médiocre. Je veux dire, l’affiche en disait long, le synopsis encore plus.

Il n’y a que deux épisodes pour le moment, c’est très bien pour ma première série inédite diffusée en 2024, non ? Tiens, c’est faux, la première, c’était le retour de Plus belle la vie. Va peut-être falloir que je me ressaisisse à un moment. En attendant, voici tout ce que j’ai pensé de ce premier épisode !

Note moyenne de la saison : 14/20

Wild Cards – S01E01 – The Infinity Thief – 12/20

Comme je m’y attendais, on est sur du déjà-vu mais ce n’est pas pour autant désagréable ou sans saveur. Les acteurs se débrouillent et sauvent une intrigue très banale (pour ne pas dire bancale). En gros, ça se regarde…

Wild Cards – S01E02 – Show me the murder – 13/20

Voilà ce que j’appelle un épisode correct, qui maintient l’intérêt sans pour autant être exceptionnel. On attend de voir comment la série va évoluer : il y a clairement du travail à faire pour qu’elle vaille vraiment le détour. Pour…

Wild Cards – S01E03 – Howl to Get Away with Murder – 15/20

C’est rare qu’une série semble trouver si vite son équilibre, et pourtant, c’est consistant depuis trois épisodes. Les scénaristes savent ce qu’ils nous vendent, tiennent un personnage qui porte la série sur ses épaules sans problème et proposent des…

Wild Cards – S01E04 – Strangers on a Wave – 16/20

Voilà un épisode qui donne l’impression que les scénaristes lisent mes critiques, parce qu’ils ont travaillé exactement le point qu’il fallait pour améliorer le début de la série. C’est toujours un procédural, mais c’est un peu fun et ça…

Wild Cards – S01E06 – Dead of Night – 17/20

Je ne m’explique pas pourquoi j’étais autant à fond devant cet épisode, mais franchement, j’ai adoré. La série a parfaitement trouvé son équilibre dans l’humour, on connaît bien les personnages et la parodie proposée fonctionne, au point où les…

Wild Cards – S01E07 – Con with the Wind – 14/20

Est-ce qu’on est parti pour de la qualité au top une semaine sur deux, et sur de l’intrigue flemmarde l’autre semaine ? Peut-être. Franchement, cet épisode est vraiment un épisode tout classique de série procédurale. On a connu mieux, on…

Wild Cards – S01E09 – Inside (Con) Man – 12/20

J’ai bien aimé certains aspects de l’épisode, mais dans l’ensemble, je suis forcé d’admettre que mon impression première est qu’il est mal écrit – que le personnage de Max est mal écrit et pas du tout crédible. Le fait…