Walker – S03E16 – Daddy Was a Bank Robber – 16/20

Ramenez-moi une actrice que j’ai adorée récemment en guest-star dans une série et votre épisode sera immédiatement largement meilleur à mes yeux. C’est un syndrome que je connais, mais que je redécouvre avec plaisir cette semaine. Qu’on m’explique par contre la construction de cette saison : il ne reste que trois épisodes et je ne sais pas où ils souhaitent aller maintenant que tout semble résolu, mais ça permet d’en revenir à une formule plus procédurale. Et ce n’est pas plus mal.

Spoilers

Geri revient en ville avec une surprise : la fille d’un certain Hoyt.


Le retour de Geri | Flashbacks | Tel père, telle fille | Larry | Le trafic de vin

Le retour de Geri

J’ai l’habitude de commencer par ce que j’ai le moins aimé dans un épisode pour l’évacuer au plus vite, mais pour le faire cette semaine et que ça garde du sens, il me faut d’abord commencer par ce que j’ai plutôt bien aimé. En effet, Geri est enfin de retour dans la série. Je ne comprends toujours pas pourquoi elle n’était pas là dans la saison – je sais que l’actrice était enceinte, mais la raison de son départ dans la série n’est vraiment pas claire.

Qu’importe, vous me direz : elle revient pour reprendre en main son bar et s’en est tellement occupée pendant son absence qu’elle ne savait même pas les frasques d’August. Tant mieux pour elle, tout est résolu maintenant : la famille Walker organise même un événement caritatif le soir-même pour sa nouvelle fondation, alors tout est bien qui finit bien.

Enfin, qui commence : tout le monde est ravi d’accueillir Geri au Side Step, mais personne ne s’attendait à ce qu’elle débarque avec une surprise. Geri présente en effet à toute la famille une certaine Sadie, qui s’avère être la fille d’Hoyt. Bon, le problème, c’est que comme son père, Sadie commence par marquer les esprits en étant une petite délinquante, essayant de vendre des tickets pour la soirée caritative du soir… alors même que la soirée est censée être gratuite. Cordell n’est pas ravi de voir cette Sadie débarquer dans sa vie.

Moi, c’est tout l’inverse. Oh, bien sûr, je n’aime toujours pas Hoyt et je suis passé à côté de ce personnage dès la saison 1, mais je suis vraiment heureux du casting de Saylor Bell. C’est une actrice que j’ai adoré cet été pendant la saison 3 de High School Musical The Musical The Series, alors je suis content de la voir débarquer dans la série… même si son rôle à venir semble être en grande partie de devoir être le love interest d’August. Il faut bien lui trouver un rôle – et je ne vais même pas me lancer sur Stella qui est réduite à de la figuration ces derniers temps, se contentant grosso modo de parler de Colton pour justifier son absence (il est à Las Vegas pour un stage en tant que cuisinier ?) ou de tendre le micro à Sadie. J’y reviendrai.

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Flashbacks

Avant ça, je n’ai pas d’autres choix que de faire le détour par ce que j’ai détesté dans cet épisode : les flashbacks. Evidemment. C’est une obsession dans plein de séries et notamment dans celle-ci : faut toujours nous ramener des flashbacks. Cette semaine, il est question d’Hoyt. On découvre donc que la mère de Sadie a appris qu’il était un criminel un peu par hasard et que c’est pour ça qu’elle n’a pas voulu qu’il devienne le père de sa fille de manière officielle.

Pour être plus juste, Hoyt était encore une petite frappe qui n’avait pas fait grand-chose à l’époque, mais Cordell et Geri s’inquiétaient pour lui de manière assez vocale pour que la mère ne donne pas signe de vie. Tout au long de l’épisode, on suit ainsi Cordell se remémorer son passé avec Hoyt et regretter de ne pas avoir été là pour lui, ou du moins pas assez pour le convaincre de ne pas faire le casse qui l’a emmené finalement en prison.

Non, vraiment, je ne comprends pas ce personnage et ses relations avec le reste du casting. Je ne l’aime pas et tous les flashbacks m’ont plus énervé qu’autre chose. Nous n’apprenons rien de plus cette semaine, si ce n’est que Geri avait une coupe de cheveux qui ne lui allait pas et qu’elle reprochait une fois de plus (la première peut-être, cela dit) à Cordell tout le malheur qui lui tombait dessus au moment de l’arrestation de son mec criminel. Sans commentaire.

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Tel père, telle fille

Quand il rencontre Sadie, Cordell la voit en train d’essayer de voler de l’argent qui pourrait finir dans l’association caritative de sa fille. Il ne l’aime donc pas beaucoup, surtout qu’elle lui rappelle l’échec qu’a été la relation avec son père. Je n’évoque même pas Geri qui la prend sous son aile à la mort de sa mère, alors que Geri elle-même a une situation familiale chaotique et une relation tellement saine avec Sadie qu’il a réussi à faire un enfant à une autre sans même le savoir.

En tout cas, Sadie a réussi à retrouver Geri grâce à un test ADN et des recherches sur son père, ce qui fait qu’elle débarque à Austin et tape dans l’œil d’August. Celui-ci la découvre musicienne et ça tombe bien : lors de la soirée caritative, qui est évidemment un concert, un artiste ne débarque pas à temps et Sadie peut le remplacer au pied levé avec une chanson géniale.

Bon, ce n’est qu’une demi-surprise : j’adore sa voix et j’ai envie d’en entendre plus depuis un moment. Malheureusement, la chanson ne semble dispo nulle part pour l’instant. Par contre, une fois qu’elle est sur scène, Sadie repère rapidement un homme dans la foule qui semble particulièrement lui en vouloir – on apprendra plus tard qu’il lui doit de l’argent. Oui, tel père, telle fille : Sadie débarque à Austin avec son lot d’embrouilles et de choses à gérer.

Quand Cordell lui dit qu’il la tiendra pour responsable si la botte de verre qui contient les recettes de la soirée devait disparaître juste avant qu’elle ne se mette à chanter, il était à peu près évident que l’argent allait justement disparaître. Cela ne manque pas, mais j’aime la manière dont c’est mis en scène : Sadie se débrouille pour créer un attroupement en montant sur le bar et pour mieux pouvoir échapper à la surveillance de Cordell, Geri et du type qui la recherche.

Cordell est évidemment sûr qu’elle s’est barrée avec l’argent. En un sens, il a raison. Cependant, quand il rentre chez lui, c’est pour mieux tomber sur Sadie qui a ramené tout l’argent. Clairement, Saylor Bell se sécurise un rôle pour plusieurs épisodes : son personnage explique vaguement les problèmes qu’elle a et entre dans une relation père-fille avec Cordell, qui est prêt à la prendre à son tour sous sa protection. On le voit bien. J’imagine que c’est l’arc de fin de saison ?

Hoyt n’a probablement pas dit son dernier mot. Dingue de se dire qu’il a fallu tout ce temps pour que Geri comprenne qu’il était perdu depuis un moment quand il s’est fait arrêter – et qu’il n’allait pas s’en sortir seul de ses problèmes.

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Larry

En parallèle de tout ça, et je ne sais pas bien pourquoi, nous reprenons aussi l’intrigue qui concerne Larry et son ex-femme. Cette semaine, ils cherchent à se reloger, comme on le sait. Ils font des visites de maison, histoire de se rendre compte qu’ils ne veulent plus exactement les mêmes choses. Sa femme m’a bien fait rire à le traiter à demi-mots de vieux.

Pourtant, Larry a tout de même envie de se remarier avec elle, pour cimenter vraiment leur réconciliation. Il est mignon tout plein le monsieur dis donc. Bon, c’est un peu creepy en revanche qu’il pense à la demander en mariage alors qu’ils ont encore pas mal de différents et que tout ne me semble pas réglé. C’est le début de leur nouvelle relation, il va beaucoup trop vite.

Cependant, c’est une série, alors évidemment elle accepte. Avant ça, Larry lui trouve tout de même une maison dont les rénovations ont été faites par d’autres, pour la comparer à leur couple et aux réparations qu’ils ont apportées à leur couple : vieux à l’extérieur, mais neuf à l’intérieur. Mouais. Y a des comparaisons et plus cool.

Et puis, se servir d’Abby comme Cupidon pour réparer son cœur et lui donner le bon conseil concernant la bague ? Arf, j’imagine qu’il fallait bien donner un rôle à Abby, mais ça ne m’a pas convaincu non plus. L’essentiel, c’est que Kelly soit convaincue, vous me direz.

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Le trafic de vin

Sinon, il faudrait voir à ne pas oublier que nous sommes dans une série de ranger avant tout. Ainsi, même si Cordell a pris des jours de congés après tout ce qui lui est arrivé, il a encore des collègues qui… mènent une enquête de manière officieuse, ben tiens.

Tout commence par Liam et Ben, étrangement. Ce dernier a repéré qu’on lui vendait des bouteilles de vin dont les étiquettes ne semblaient pas correspondre au produit. Il se rend chez le fournisseur avec Liam, tout en lui précisant qu’il veut régler l’affaire tout seul. Sans trop de surprise, Liam est incapable de se la fermer et ça se passe mal. Tout aussi rapidement, Liam décide de mettre Cassie et Trey sur le coup.

Ces deux-là sont toujours en froid en début d’épisode, mais Cassie fait le premier pas pour tenter la réconciliation, surtout qu’elle voit bien qu’il culpabilise toujours de l’explosion qui a tué plusieurs personnes – dont Julia. Cette enquête devient une excellente occasion pour eux de se réconcilier autour d’un moment marrant où ils passent sous couverture avec un accent italien pas franchement convaincant.

L’enquête est menée bien vite par Cassie qui trouve rapidement de fausses étiquettes à l’arrière de la boutique du marchand de vin, et hop, Trey et elle peuvent le forcer à rendre l’argent qu’il a volé. Ce fut rapide. Et pas bien malin si on était dans la réalité : Ben a peur pour son business et sa sœur balance son nom comme étant celui à rembourser en priorité. Une vraie petite balance. Bref, vous l’aurez compris, je comprends largement la réaction de Ben en fin d’épisode.

Je sais que Liam voulait simplement l’aider, mais Ben avait précisé vouloir se débrouiller seul et la solution trouvée lui permet certes d’être remboursé, mais elle n’est pas idéale. Cette intrigue se termine sur le couple malgré tout heureux d’être ensemble et sur une réconciliation Cassie/Trey bien entérinée. On notera aussi que Trey souhaite recontacter Lana, la nana avec qui il était infiltré chez Grey Flag, comme s’il souhaitait une suite amoureuse à leur rencontre. Chelou quand on connaît les circonstances, franchement.

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Riverdale – S06E15

Épisode 15 – Things That Go Bump in the Night – 14/20
La série continue d’inventer de nouvelles règles indiscutables et de nouvelles explications improbables à chaque épisode, mais ce n’est même plus si choquant. C’est un peu comme l’absence de logique dans la série, on s’y fait et ça n’empêche pas d’aimer l’ambiance et tout un tas d’autres petits trucs perchés. En plus, les différentes intrigues de l’épisode se croisent plutôt bien pour une fois, alors j’ai eu ce que je venais voir.

Spoilers

Percival veut détruire Pop’s.

– This is all starting to make sense.
– Is it ?

Contre toute attente, ni les scénaristes ni Cheryl n’ont oublié Tony… Mais il n’empêche que nous retrouvons la rousse en plein flirt avec son ersatz de Geraldine. Qu’est-ce que c’est que ces lunettes, franchement ? Le flirt passe toutefois par l’évocation de la mort de la mère d’Heather et par une idée saugrenue de Cheryl qui souhaite monter une bibliothèque. Pourquoi pas ?

Les scènes entre elles s’enchaînent un peu trop rapidement au cours de l’épisode. Comme elles sont supposées avoir plein de travail avec la bibliothèque, elles prennent le temps d’un petit tirage de tarot. Tout semble bien parti pour l’amour entre elles… jusqu’à ce qu’elles découvrent la carte de la Tour, qui est un sombre présage pour le futur. Youpi.

Toni est donc présente dans l’épisode, une fois de plus. Nous reprenons avec elle l’intrigue de Baby Anthony que Kevin veut adopter… Bon courage à Fangs et Toni pour le coup : ils sont membres d’un gang et ont un passé de criminels, ce ne va pas être facile de garder leur bébé.

Tabitha est de retour dans cet épisode. Je me demande vraiment selon quelle cohérence les scénaristes ont décidé de la caser ou non dans les épisodes de la saison, mais j’aime vraiment le personnage. Son obsession du moment est de sauver Pop’s de Percival quoiqu’il arrive : elle propose ainsi à Archie (pourquoi ?) son plan le plus incroyable et merveilleux qui soit ! Elle compte ainsi démonter Pop’s pour le reconstruire ailleurs, dans un lieu plus sûr.

Elle en parle à Archie parce qu’il est à la tête d’Andrews Construction toujours. Archie est bien content de pouvoir offrir un job à ses anciens pompiers, potes de gymnase et Fangs. J’arrête de suivre la cohérence des projets professionnels de ces personnages qui ont des CV vraiment hallucinants. Bien sûr, Fangs est dans le coup parce que ça l’aide à redorer son image pour un juge encore hypothétique chargé de confier Bébé Anthony au(x) meilleur(s) parent(s).

Le chantier de cette idée extrêmement débile débute extrêmement rapidement : c’est le moment parfait pour voir Archie torse nu, non ? Eh bien, non, tout le monde garde ses vêtements comme dans le monde réel. Pire que ça, ils ont tous t-shirt et chemises. Le chantier avance, évidemment, mais il y a encore du mystère quand des objets se mettent à bouger et se détruire seuls ou quand Percival apprend ce qu’il se passe… et vient débaucher les hommes d’Archie. Le premier à accepter de bosser pour le maire ? Fangs, évidemment : on lui propose un contrat à long terme, c’est plaisant.

Les choses empirent encore le lendemain matin : alors qu’ils avaient vidé tout le restaurant dès le premier jour, ils reviennent pour mieux découvrir que leur camion est vide. Tout Pop’s est de nouveau installé comme au bon vieux temps.

C’est amusant à imaginer dans la vraie vie, mais bon, dans la vraie vie, ils ont juste tourné tout ça dans le désordre. Dommage, tout de même. Le second jour voit aussi un accident de travail étrange, avec une électrocution provoquée par un jukebox qui s’allume tout seul. Tabitha accuse bien sûr Percival de tous les maux, pour finalement se rendre compte que la réalité est ailleurs : Pop’s est hanté par les fantômes du passé, tout simplement. Ce sont eux qui font tout pour que le restaurant reste en place.

Alors qu’Archie voit tous ses employés décider de le quitter pour bosser avec le nouveau maire, Toni découvre que Fangs travaille pour Percival et elle n’aime pas du tout l’idée. Elle a encore une once de jugeotte, c’est vraiment inattendu. Et plutôt bienvenu, j’imagine, parce que ça manque vraiment dans la série ; particulièrement dans cet épisode.

En attendant, Tabitha fait appel à Cheryl pour tenter de comprendre ce qu’il se passe à Pop’s avec les fantômes qu’elle a réussi à voir un instant. Cheryl débarque donc au restaurant avec Heather et à elles deux, elles parviennent à invoquer des esprits qui ont toutes les réponses dont la série a besoin en ce moment. Si ça fait plaisir d’avoir un fil rouge cette saison, tout est tellement raconté dans tous les sens que ça en devient drôle.

La série nous invente donc de nouvelles règles qui n’ont aucun sens : les fantômes de Pop’s ne veulent pas que le restaurant soit détruit car ils doivent être témoins du combat final. Pourquoi ? Mystère. S’ils ne le sont pas ? Percival gagne, évidemment. C’est pour cela qu’il veut détruire le restaurant, pour cela mais aussi pour construire le train fantôme qui, d’après Heather, permet à son conducteur (Percival donc ?) de dominer le monde des vivants et des morts. Comment elle le sait ? On s’en tape apparemment. Est-ce que ça veut dire quelque chose ? D’après Tabitha, tout ça est clair. D’après Cheryl, non. Merci Cheryl.

Comme toujours, il faut toutefois accepter les réponses qu’on nous donne. Tabitha propose alors aux fantômes de démonter quand même Pop’s mais de se dépêcher de le remonter – même si on ne sait toujours pas où. Cela évite à leur ether de se disperser… C’est logique, non ?

Non, mais bon, elle a trouvé une solution : elle décide d’installer tout le matériel de Pop’s à l’El Royale, pour que ça puisse préserver les fantômes. Voilà donc l’El Royale qui se retrouve hanté par Pop’s, tandis qu’Archie, lui, trouve une solution avec ses employés. Il se réconcilie avec son oncle qui accepte de se faire passer malade (lui… et tous ses collègues ??) auprès de Percival pour aider son neveu à sauver le diner. Merveilleux. Tout est bien qui finit bien ? On dirait.

Archie peut ainsi passer une jolie soirée à embrasser Betty. Elle aussi a plein de choses en cours dans l’épisode, pourtant, évidemment. Betty a découvert un énième secret de famille glauque dans l’épisode précédent, avec sa mère complice de meurtre… et elle le raconte aussi à sa collègue du FBI qui semble elle aussi être sortie tout droit d’un campus universitaire. La collègue hurle à la tension lesbienne en plus – retenons son nom : l’agent Drake, Jillian, qui souhaite enquêter sur le tueur du sac poubelle. Allez, ce sera elle donc.

Une fois qu’elle a fini de séduire malgré elle sa collègue, Betty décide de débarquer chez Archie (qui a de nouveau un chien, pourquoi pas ?) pour lui demander d’emménager chez lui. Voilà qui va sacrément vite. Même si Betty décide de vivre chez Archie, elle rentre tout de même chez sa mère pour récupérer des affaires. Les scénaristes nous ressortent de nulle part l’existence des jumeaux de sa sœur, histoire de nous fournir un Caramel 20 : Butterscotch, le chat tout nouvellement offert par Alice aux jumeaux.

Le problème ? Betty se rend compte que son neveu a envie de faire du mal à son chat, parce qu’elle lit son aura maléfique. Elle récupère le chat avec elle (Bingo, le chien, sera ravi ?) et l’éloigne de Dagwood (encore un dont j’avais oublié le nom). Plutôt que de parler de ce qu’il se passe de manière logique à Archie (ou même Veronica, d’ailleurs), elle décide de se confier à… Jillian.

Cela n’a aucun sens, mais ça m’amuse tout de même que Betty soit assez débile pour confier son secret à une nouvelle collègue si rapidement. Et bien sûr, Jillian est de bons conseils, proposant que les jumeaux soient simplement testés pour voir s’ils ont le gêne du serial killer. Le but est de comprendre la vraie menace qu’ils représentent ainsi que de savoir pourquoi Betty ne détecte pas d’aura chez le tueur des Sacs Poubelles. Elle n’en voit pas non plus autour de Jillian, comme c’est étrange.

Le test finit par montrer que c’est Juniper qui a le gène des serial killer, laissant Betty supposer qu’elle ne voit finalement pas les aura de ceux ayant ce gène. Partant de là, elle décide de faire le test sur tous les gens dont elle a vu une aura… Ce qui est débile ? Pour prouver son truc, il serait plus simple de trouver des serial-killers et de tester la théorie, plutôt que de faire l’inverse. En tant qu’agent FBI, ça ne doit pas être si difficile.

Pourtant, elle ne semble pas avoir cette idée… C’est inquiétant, franchement. C’est inquiétant aussi qu’elle ne se rende pas compte que Jillian essaie vraiment de la mettre dans son lit, hein. Au moins, c’est à peu près bien joué, contrairement à Alice : elle débarque dans les locaux du FBI pour engueuler sa fille qui lui a retiré les jumeaux. Concrètement, elle a décidé de les kidnapper ? Je veux dire, elle a beau être du FBI, c’est de ça qu’il s’agit, non ? Tout le monde s’en fout de toute manière : le but est juste que Betty perçoive l’aura dangereuse de sa mère, ce qui met à mal sa théorie, puisque sa mère aussi a le gène du serial killer normalement.

Pour ne rien arranger à ses affaires, Betty confie aussi à Jillian, sa nouvelle meilleure amie, en toute fin d’épisode qu’elle a vu l’aura « chez quelqu’un d’autre avec le gène ». Elle-même. Mais… Pour qui est-elle un danger ? Tu parles d’un cliffhanger !

Autrement, cet épisode essaie de trouver une occupation à Jughead. Ce n’est pas évident, mais la série sait tirer tous les cheveux possibles pour y arriver : Veronica lui propose en effet de jouer les médiums dans son casino. C’est gagnant-gagnant : ça redonne de la pub à son casino en perpétuelle faillite et ça permet à Jug de se faire un peu d’argent.

Allez, en vrai, ça fonctionne et c’est une suite logique des intrigues en cours. On oublie un peu le poison de Veronica dans cet épisode pour se concentrer sur le talent de Jug, comme ça. Le problème, c’est que Reggie assiste à tout ça et décide d’aller faire chanter Veronica. Il est content de se dire que ce chantage pourrait lui rapporter gros : il menace de dévoiler ce qu’il sait de ce qu’elle a fait à son père pour récupérer sa part de l’arrangement entre Jug et Veronica.

Oui, apparemment, ça rapport très gros ce genre de tour de magie. C’est tellement n’importe quoi que ça me fait rire de voir Veronica complètement flippée. Elle demande ainsi à Jug d’effacer les pensées de Reggie… Allons bon. Cela paraitra évidemment à n’importe qui ayant vu la série jusqu’ici (ou lu une seule de mes critiques) que c’est évidemment ce qu’il se passe.

C’est dommage : cette histoire de pouvoirs, j’adore, je trouve que ça peut vraiment servir pour plein de raisons et nous permettre d’avoir des intrigues chouettes… mais c’est trop développé n’importe comment, parce que c’est Riverdale. Bref, Reggie perd donc la mémoire quand Jug déchire quelques pages des comics de ses souvenirs, mais il sait tout de même que quelque chose est arrivé.

Cela énerve clairement Reggie qui finit par s’en confier à Percival. Celui-ci découvre donc le renforcement des pouvoirs de Jug, alors qu’il est aussi sur le point d’apprendre qu’Archie est de nouveau invulnérable. En effet, Betty découvre que Frank ment à son neveu et a de mauvaises intentions, ce qui mène à une confrontation entre Archie et son oncle. Et l’oncle est vraiment devenu méchant : il est prêt à détruire tout Pop’s (mais d’où ça sort ?) et à se battre contre Archie pour arriver à ses fins. Il est toutefois obligé de battre en retraite.

Finalement, Pop’s et les esprits s’installent donc à l’El Royale, et ça fait plaisir à Pope. Tout va bien, quoi. Tout va bien aussi pour Cheryl : elle s’assume comme sorcière auprès d’une Heather qui déclare l’être et lui montre même ses dons pour allumer les feux. Eh, elle a même ravivé les flammes de la passion entre elles apparemment !

 

Compteur d’Archie à poil : Il a eu des occasions, mais il ne fait plus tellement d’efforts !

Riverdale – S06E14

Épisode 14 – Venomous – 14/20
C’est bon, je me suis fait de nouveau à l’ambiance de la série et je vais pouvoir arrêter de surnoter inutilement. J’ai bien aimé que l’épisode se concentre sur le personnage annoncé dans le titre sans pour autant oublier les autres, mais j’ai quand même plus ri des idées perchées des scénaristes qu’autre chose devant cet épisode. En même temps, je regarde la série pour ça : j’ai exactement ce que je cherche quand je la regarde désormais. Du WTF, du surnaturel et des épisodes qui passent vite tellement on nous enchaîne l’improbable à chaque scène.

Spoilers

Veronica découvre ce que ça signifie d’être venimeuse.

Welcome to the sad superhero club.

Maintenant que Veronica a le pouvoir le plus merdique du groupe, Jug peut commencer l’épisode avec une voix off insistant sur les inconvénients d’avoir des pouvoirs. Ils vont me faire pleurer. Ou pas. Heureusement, on passe vite aux choses sérieuses : Reggie révèle qu’il bosse désormais pour Percival et qu’il est OK avec l’idée d’une fermeture de Pop’s. 

Bien sûr, Archie s’oppose à la fermeture de Pop’s, mais Percival lui rappelle qu’il a tout ce qu’il faut pour le tuer : il porte une jolie bague en Palladium. Archie recule donc pour aller passer du temps chez Jug et essayer de mettre au point un plan sur ce qu’ils pourraient fait. Cela leur donne l’occasion de parler de comics en général, avec l’espoir de trouver une manière de contourner la faiblesse d’Archie. Ma foi.

Après avoir passé du temps avec Archie, à qui il conseille grosso modo de passer du temps avec du Palladium pour s’y habituer, Jug enchaîne avec une visite de Betty. Son but ? Elle espère qu’il pourra lire son subconscient, parce qu’elle veut en savoir plus sur son passé, encore. Il promet de faire des recherches pour voir comment faire, et la solution va vous surprendre. Ouais, pardon, je passe à une écriture journalistique à la limite de la parodie, mais… La solution qu’il propose est de lire des comics pour que ses pensées soient flottantes ?

Ecoutez, j’arrête d’essayer de les comprendre. Une chose est sûre : les scénaristes s’amusent, parce que Jug s’infiltre dans la tête de Betty pour y lire des comics « Betty ». C’est amusant comme clin d’œil, non ? Si ça ne l’est pas, vous rejoindrez mon rire sadique de voir Jug témoin de ses ébats passés avec Betty – quand il entrait en secret chez elle… Bref, il se contente des souvenirs en commun pour eux.

Il finit toutefois par entrer plus profondément dans l’esprit de son ex, pour mieux retomber sur Caramel. Je suis sans cœur, mais le cri miaulé du chat quand elle le tue ? C’était ridicule. Suite à ça, Jug entend le père de Betty la rassurer suite à ce meurtre, lui demandant comment elle se sentait et la manipulant pour être sûr qu’elle tourne mal.

Quand Jug retourne dans l’esprit de Betty, c’est pour mieux voir qu’elle a aussi enfoui un souvenir bien profondément : Alice y découvrait qu’elle avait le gêne de serial-killer… ce qui signifie qu’elle savait tout depuis le départ, contrairement à ce qu’elle avait toujours prétendu à Betty. Super.

Pendant ce temps, Veronica découvre que le venin d’araignée est produit en grande quantité par son corps. C’est le légiste de Riverdale qui se charge du diagnostic : ses larmes, sa sueur, sa salive… tout continent du venin. Son remède ? Une période de dialyse et un confinement, évidemment. Elle profite aussi de ce diagnostic pour porter un magnifique rouge à lèvre noir. Tout l’épisode. Evidemment.

Même si elle doit s’isoler, Veronica est trainée de force à une réunion au casino avec tous les actionnaires principaux. Elle se retrouve ainsi nez à nez avec Reggie, qu’elle a pourtant viré. Avec l’aide de Perceval, probablement, il a trouvé un acheteur potentiel pour le Babylonium et surtout, il a retourné tous les investisseurs de Veronica pour qu’ils s’allient à lui. Cela ne semble pas compliqué : le casino ne rapporte pas d’argent à ses investisseurs…

Veronica est légitimement énervée, mais elle se contient pendant la réunion, se contentant de leur promettre un rapport pour prouver qu’il vaut mieux attendre pour voir les vrais profits du Babylonium. Par contre, elle adore retourner ensuite engueuler Reggie en privé. Le privé en question ? Devant Perceval, bien sûr. Comme toujours, elle accuse donc Reggie d’être manipulé, et le pire, c’est que c’est vrai.

Lui, le prend mal, et les voilà qui se mettent à s’engueuler… L’haleine de Veronica n’est toutefois pas idéale pour Reggie : il se met à saigner du nez à cause du poison qu’elle projette. L’idée m’a fait sourire. Elle retourne ainsi voir son médecin inutile, qui lui assure qu’elle est condamnée à mort à ce rythme, parce qu’elle produit trop de venin. Le truc, c’est que le venin ne la tue absolument pas.

Elle est tout de même déprimée de se savoir si toxique, et elle demande donc à Betty et Archie de venir boire des verres avec elle. Enfin, techniquement, elle invite Betty qui invite Archie. C’est super bizarre d’inviter son mec qui est aussi l’ex de Veronica, non ? Ben non. Cela n’empêche pas Veronica de se plaindre de sa situation de toute manière, jusqu’à ce que ça fasse remarquer à notre trio que Veronica n’est pas du tout affectée par l’alcool.

Après tout ça, Betty décide de confronter sa mère sur le souvenir que Jug a retrouvé dans son subconscient : décidément, cette famille, on ne va plus jamais s’en sortir. Alice promet en tout cas à sa fille qu’elle ne fait que raconter des mensonges et que tout ça ne s’est jamais réellement passé. C’est donc une impasse… mais Jug peut débloquer cette impasse grâce à son pouvoir et confirmer qu’Alice cache quelque chose : sous la table du salon. Quand Jug et Betty détruisent le plancher du salon, ils trouvent ainsi un cadavre de flics.

Le pire ? C’est le flashback qui nous montre une Alice jouant hyper mal – et que dans le présent aussi. Alice tente donc de justifier à sa fille ses choix et son éducation, mais bon, j’ai clairement lâché l’affaire sur cette scène. C’était naze, c’est tout.

De son côté, Cheryl continue de se morfondre sur sa rupture passée avec Heather. Pour une idée sortie de nulle part il y a deux épisodes, Heather est beaucoup présente dans cette saison. Cheryl décide de lui envoyer un mail pour reprendre le contact avec elle, et reçoit ensuite une visite d’Archie. Il passe son épisode à se balader d’une maison à l’autre, écoutez.

Son but ? Obtenir effectivement du Palladium pour s’entraîner avec à la salle de gym. Tout ce qu’il fait, c’est s’énerver énormément contre son sac de boxe et saigner énormément. Archie souhaite cacher tout ça à sa petite-amie, mais bon, il lui demande d’ouvrir une boîte de conserve parce qu’il n’y arrive pas. Ce n’est pas très dur de deviner ce qu’il fait et le problème que ça provoque.

Cheryl, elle, promet de chercher un moyen plus surnaturel de venir en aide à son rouquin d’ami, quitte à s’embrouiller avec sa grand-mère (cela m’a bien fait rire). Elle finit par trouver un moyen : une soupe de Palladium, tout simplement. C’est sûr que c’est mieux que de laisser Archie mourir à petit feu, parce qu’il est clairement en train de se tuer avec la bague qu’il porte en collier – sans qu’on ne puisse jamais voir le collier !

C’est bien connu, cependant, que boire du poison aide à aller mieux, n’est-ce pas ? Archie se met à tomber de plus en plus malade. Il se retrouve à faire 61 kg (ben oui, bien sûr, avec ces muscles-là, on y croit !), à s’évanouir pendant ses entraînements et lorsqu’il consulte à nouveau Cheryl, c’est pour mieux apprendre que le Palladium est peut-être en train de le tuer définitivement. Il a pourtant arrêté d’en prendre, mais c’est trop tard : le fer de son corps a disparu.

Malgré ce qui arrive à Archie, Veronica prend encore le temps de demander à Cheryl une manière de s’en sortir. Cela n’a aucun sens, mais bon, elle lui fait confiance apparemment pour… l’empoisonner. Elle a l’impression que les poisons n’ont plus aucun effet sur elle. Le seul truc vraiment sympa dans cette scène ? L’araignée qui passe brutalement sur l’écran quand Veronica demande des bouquins sur les araignées. Si je n’avais pas vu ça sur ma télé, j’aurais peut-être pu sursauter. Après, elle est trop grosse pour qu’on puisse imaginer que c’est une vraie araignée quand même. Bref, Veronica prend plein de poison dans son bain en lisant un livre sur les araignées.

Aucune douleur, aucun effet secondaire : voilà Veronica immunisée face aux poisons. C’est pratique comme pouvoir. Elle comprend aussi, grâce aux livres, que les araignées ne peuvent s’empoisonner avec leur venin, mais aussi qu’elles peuvent contrôler la dose de venin qu’elles produisent. Il suffit juste que Veronica gère ses émotions désormais. Ce n’est pas si simple : Veronica est habituée à être tout le temps énervée, non ?

Pourtant, elle parvient à garder son sang-froid, littéralement, face à Reggie qui la menace à nouveau, avec aussi quelques photos de sa dialyse. Le but est de la forcer à vendre le casino en faisant du chantage, parce que les investisseurs voudront forcément qu’elle vende s’ils la découvrent malade. Cependant, Veronica se contente de le virer de chez lui.

En parallèle, Archie découvre que Cheryl a un nouveau plan pour lui : elle veut tester un sort d’alchimiste pour changer la composition de ce qu’il y a dans son corps, afin de peut-être réussir à lui créer une immunité au Palladium – et le rendre ainsi vraiment incassable. Les détails ne sont pas passionnants, parce que c’est tiré par les cheveux comme Riverdale sait si bien le faire, mais bon, il est décidé qu’ils le feront malgré un petit effet secondaire.

L’effet secondaire en question ? Oh, la mort d’Archie. Rien de grave, quoi. Il prend tout de même le temps de coucher avec Betty avant (histoire d’avoir un petit massage où il est torse nu, faudrait pas perdre les bonnes habitudes) et ne revient que le lendemain pour que Cheryl utilise ses pouvoirs sur lui. Mais ?

La série continue de partir en vrille et est désormais 100% du fantastique et de l’urban fantasy, mais bon, ça me fait rire de les voir partir si loin après tout. Archie finit 100% invulnérable lui et la série part en vrille totale : maintenant qu’il est immunisé, il peut embrasser Veronica et Betty n’hésite pas un instant à le prostituer pour que Veronica se sente mieux.

Putain, mais sérieusement ? C’est un plan à trois improbable à force. Betty reste à regarder un baiser entre Veronica et le seul type qu’elle peut embrasser désormais. Peut-être peux-tu comprendre que ton couple est voué à l’échec si ton mec et ta meilleure amie s’embrassent ? Bon, c’est mignon comme tout de vouloir réconforter une Veronica déprimée que son dernier baiser non mortel soit avec Reggie comme ça, mais… C’est du grand n’importe quoi.

Le pire reste à venir au Babylonium, où Veronica invite les investisseurs à une soirée spéciale où elle prévoit un show pour montrer qu’elle est toujours en pleine forme et que le casino aura bientôt des recettes positives. La série renoue ainsi avec ses premiers amours, avec une excellente performance de Toxic de Britney Spears par Veronica, qui a monté tout un show de dingue pour l’occasion. ET OMG LA CHORÉ D’ARCHIE WTF ? Je ne vais pas me remettre de mon fou rire. Il faut bien pourtant, parce qu’il reste un autre moment incroyable de débilité : Jug se rend compte qu’il est encore amoureux de Betty, mais il promet à Tabitha qu’elle lui manque. Ben moi, oui, elle me manque.

Autrement, le cliffhanger pour Cheryl la voit autrement retrouver Heather… qui ressemble beaucoup trop à Geraldine, non ? Je suis perdu avec cette série, c’est quoi ce cliché de la bibliothécaire pas si sexy là ? La suite au prochain épisode.

 

Compteur d’Archie à poil : +3, il n’était pas en forme dans l’épisode, mais c’est justement une excellente excuse pour se déshabiller apparemment. Cela dit, cet épisode donne vraiment envie de parler des tenues de Cheryl et Veronica aussi. Il fait chaud à Riverdale.

Riverdale – S06E13

Épisode 13 – Ex-Libris – 16/20
Il faut que je justifie cette note, je le sais. L’épisode est bourré des défauts habituels et c’est du grand n’importe quoi tout du long, surtout si on considère le long terme. Seulement voilà, c’est du pur guilty pleasure à ce stade : j’ai adoré cette intrigue autour des livres, le n’importe quoi assumé avec la petite touche de fantastique et les développements complètement improbables. Vraiment, ça fonctionne sur moi cette saison 6 – ça assume tout à fait son non-sens et ça va à un rythme de folie.

Spoilers

Percival veut faire fermer la bibliothèque municipale.

Riverdale, a town without a public library.

Je n’allais quand même pas m’arrêter en si bon chemin ! J’ai repris la série et j’ai bien l’intention de me mettre à jour avant la fin de celle-ci. Possiblement, je suis en train de me jinxer tout seul sur ce coup-là… mais ce n’est pas très grave, c’est Riverdale. Une bonne nouvelle n’arrive jamais seule : on peut reprendre le compteur d’Archie à poil avec la première scène de cet épisode !

Betty n’est finalement pas enceinte, et ça permet au couple d’être soulagé… tout en se posant plein de questions sur la manière d’élever un enfant quand même.

Pendant ce temps, Reggie et Veronica semblent bloqués dans une rupture éternelle. J’ai l’impression que c’est la 150e fois que je les vois se disputer pour mettre un terme à leur couple et je ne comprends pas comment à chaque épisode Reggie se retrouve encore à être avec Veronica pour récupérer des affaires. Ce qui est le plus énervant, c’est qu’il souligne tout de même des aspects de Veronica qui sont justes à chaque fois. J’aime bien le voir lui faire remarquer qu’elle tue plein de mecs autour d’elle, tout en n’étant jamais tout à fait toute seule, non plus.

De son côté, Percival passe un excellent début d’épisode en tant que maire. Il débarque donc chez les gens avec la police pour récupérer les livres qu’ils n’ont jamais rendus à la bibliothèque, sachant que sa première action en tant que maire est de fermer la bibliothèque. Cela semble choquer Jughead, alors qu’on n’a littéralement jamais vu la bibliothèque en question en six saisons, si je ne m’abuse.

Bref, ça m’a amusé tout ça. Percival réclame à Jug une édition de la métamorphose qu’il a emprunté lorsqu’il était SDF (hein ?), mais sachez qu’Archie lit également des livres ! Geraldine lui avait conseillé de lire un truc à l’eau de rose au lycée, alors il l’avait emprunté. Chaque fois qu’on pense qu’ils ne peuvent pas être plus ridicules, ils le sont. Ce qui est top, mais improbable, c’est que c’est Archie qui dit exactement la même chose.

En attendant, Percival s’amuse à harceler tous nos anciens lycéens les uns après les autres, récupérant au passage des objets qui leur appartiennent en garantie du remboursement des livres perdus. Bon, je ne comprends pas trop comment il est possible que tous les habitants de la ville oublient de rendre des livres comme ça, hein. Quant à Percival, il récupère le livre du grand-père de Jug, la guitare d’Archie, le squelette du frère de Cheryl, le tableau d’Hiram dans le bureau de Veronica… Une collection passionnante. Betty ne se fait pas harceler par Percival, mais par Alice. Elle n’hésite pas à donner le journal intime de sa fille au maire. Il n’y a que Reggie qui s’en tire, sachant précisément où est le livre en question.

Bon, nos héros sont quand même intrigués par ces actions sans queue ni tête du nouveau maire. Ils convoquent donc une réunion extraordinaire où Veronica souligne que Percival a refusé son argent, alors que Cheryl (oui, elle est là, parce qu’elle doit rendre un livre qu’Heather lui aurait pris – c’est bien, Heather est partout désormais) s’inquiète du parfum de sorcellerie autour de cette chasse aux livres. J’ai tellement ri.

Pourtant, Cheryl semble avoir raison : on voit Percival demander à Kevin de lui rendre lui aussi un livre, avant de jeter clairement un sort sur les objets récupérés et les livres. Le sort ne met pas longtemps à agir : Reggie se rend compte qu’il ne sait plus lire, Veronica est clairement envahie par des araignées imaginaires, Betty est poursuivie par une odeur de Javel qui lui fait voir son père… et on sent que les sorts qu’ils subissent sont en lien avec les livres à retourner.

Franchement, une fois de plus, je tiens à dire que j’aime l’idée, que ce petit côté fantastique colle bien au what the fuck général de la série et que ça pourrait être vraiment sympa comme concept… Mais bon. À l’échelle d’un épisode et dans Riverdale, c’est quand même un grand n’importe quoi. Nous ne sommes pas au bout de nos peines, en plus : la série se souvient aussi qu’Archie est supposé être prof, recrutant de jeunes militaires se moquant de son passé musical… mais c’est pour mieux le confronter au cadavre de Geraldine.

De son côté, Cheryl est confrontée à son passé, sous la forme d’un fantôme et de quelques roses, alors que Betty fait le lien entre l’odeur de javel et une entrée de son journal intime qu’elle a eu l’occasion de relire en essayant de le récupérer à Percival. Cela fait prendre conscience à Betty qu’elle sentait la javel que son père utilisait quand elle avait 12 pour laver le sang de ses victimes. EUKÉ.

Après Betty – qui confie tout ça à Archie aussi ; ce dernier préférant ne rien raconter à Betty de Geraldine – c’est Reggie qui rend visite à Percival. Il le supplie de récupérer son bouquin pour pouvoir lire à nouveau… mais c’est en vain. Le maire a un autre plan pour lui : il souhaite qu’il donne à Veronica un œuf de Fabergé. Super.

Convaincu par le pouvoir du maire, Reggie l’offre bien à Veronica, qui aperçoit des araignées à l’intérieur de celui-ci. Clairement, on comprend pourquoi elle cherche à retrouver le livre, hein. J’en oublie presque de vous raconter un des trucs les plus funs de l’épisode : Jug a oublié de rendre La Métamorphose, alors il prend cher, ses mains se mettant à saigner. Lui ne parvient pas à récupérer son livre : c’est Doc qui l’a pris, et le maire a envoyé tous les SDF de l’allée de Riverdale marcher jusqu’à la mer. Pas exactement la porte à côté, quoi. En plus, Doc dit avoir vendu le livre, alors ça envoie Jug en Pennsylvanie.

Kevin retrouve Sa Majesté des Mouches bien rapidement. Ce connard a aidé le maire à harceler tous ses potes, mais pas Moose. Cela tombe bien : c’est Moose qui avait le livre de Kevin, et bim, on en profite pour de la drague entre eux, encore. Tout ça sort de nulle part comme la série sait si bien le faire, ça me vend du rêve… jusqu’à ce qu’on enchaîne sur Kevin rendant le livre à Percival et se faisant draguer par le maire. WTF. Bon, ça ne devrait pas me surprendre, le maire semble vouloir draguer tout le monde… mais que ça termine par un baiser entre eux, c’était tout de même trop rapide.

Inévitablement, tous nos héros qui ne sont plus supposés être adolescents se donnent à nouveau rendez-vous pour essayer de comprendre ce qui arrive. Cheryl, toujours aussi blasée que d’habitude, explique qu’ils sont confrontés à leur plus grande peur, tout simplement. Pour briser le sort, il suffit en théorie de retrouver le livre et de le rendre à Percival, tout simplement.

C’est plus simple à dire qu’à faire : les livres sont introuvables et affronter ses démons, ça fait peur. Archie semble le plus affecté par son trauma, avec Betty obligée de lui faire prendre conscience que Geraldine était une prédatrice sexuelle. J’ai tellement ri devant cet épisode – ce que dit Betty est 100% vrai, hein, mais la série ne l’a jamais vendu comme ça avant et semble vouloir se racheter on ne sait pas trop pourquoi, tout en nous foutant plein de flashbacks de Geraldine. Insupportable.

De son côté, Veronica fait appel à Heraldo et what the fuck ? Elle est supposée faire face à un sort qui lui fait affronter ses plus grandes peurs – bon, les araignées, ce n’est pas original – et elle se retrouve à draguer un random à nouveau, pour ne pas finir seule, une fois de plus. Elle donne raison à Reggie, au moins, elle est incapable de rester seule et passe une excellente nuit. Le réveil est moins sympathique, par contre : ce pauvre Heraldo est mort dans le lit à côté de Veronica.

Cela ne semble pas la faire flipper plus que ça quand elle appelle Reggie. Ce qui l’énerve ? L’œuf, les araignées qui ont mordu Heraldo et Reggie. Non, vraiment, c’est Reggie qui énerve le plus Veronica, pas le fait qu’Heraldo soit mort à cause d’elle. Par contre, Reggie ne sait plus lire, mais il sait encore faire des maths et se retourner contre le maire quand il comprend ce qu’il se passe. Contre ? Non. Son but est que Percival lui apprenne à se servir de sa magie.

Toute cette intrigue était amusante, mais comme prévu, elle ne dépassera pas l’épisode. Ce qui fut le sujet d’intérêt de toute la ville pendant tout un épisode est vite oublié quand Jug revient de Pennsylvanie avec les bouquins introuvables de tout le monde. C’est amusant comme tout, et ça permet à tout le monde de récupérer ses affaires.

Cheryl préfère quand même brûler les objets par mesure de sécurité. Elle ne le fait pas avec le livre de Jug, qui refuse de voir son grand-père disparaître, ni avec le tableau d’Hiram, parce que Veronica assure que personne n’aura de pouvoir sur elle. Ah, pas si sûr : le cliffhanger de l’épisode nous apprend que le venin qui a tué Heraldo vient des lèvres de Veronica – un baiser lui a donné la mort. Et vous savez ce que j’ai dit à voix haute à ce moment-là ? J’adore.

Sinon, malgré tout le reste, Betty continue aussi son enquête sur le tueur aux sacs poubelles. Ce nom continue de me faire rire plus que nécessaire, et la percée de Betty dans cet épisode, c’est que leur serial killer pourrait peut-être avoir une petite fille. Super.

Autrement, vous l’aurez compris : pas de Tabitha (Jug a peur de mourir seul), de Tony, de Fangs (Kevin est occupé avec d’autres)… Mais tout le monde s’en fout apparemment.

Compteur d’Archie à poil : +1… Enfin, +2 si on compte le flashback avec Geraldine, quand même.