Riverdale – S06E12

Épisode 12 – The Fog – 15/20
Des mois sans voir le moindre épisode ! Forcément, je reprends en douceur la série et je suis presque content de retrouver les personnages. C’était un épisode sympathique, je me rends compte que je n’ai eu aucun mal à me resituer dans toutes les intrigues et que le rythme est toujours aussi rapide. Quant à la logique, il ne faut jamais la chercher, mais elle a semblé être là par moment. Bref… J’ai bien aimé ?

Spoilers

Le brouillard s’apprête à couper l’électricité de Riverdale, parce que c’est bien connu, c’est ce que fait le brouillard.

Why am I still here… in Riverdale ?

Mieux vaut tard que jamais, j’imagine. Alors que la saison 7 bat déjà son plein, je me lance seulement dans la dernière partie de la saison 6, sans la moindre excuse valable pour justifier mon retard. Franchement, ça n’a pas de sens : j’ai aimé le début de la saison 6 plus que n’importe quelle autre saison (de cette série, hein, la barre n’était pas haute non plus) jusqu’à présent et j’étais enfin à jour. Pourquoi avoir laissé autant de temps entre les deux épisodes ? Pas la moindre idée. Le boulot, d’abord, puis l’accumulation d’épisode et maintenant… bim.

Maintenant, je ne sais plus vraiment où j’en suis dans la série, après avoir été persuadé pendant des mois que j’en étais à l’épisode 11. Franchement, j’ai revu le début de l’épisode plein de fois avant de me dire que finalement, non, je n’allais pas reprendre la série maintenant. Finalement, j’en étais à l’épisode 12, qui commence par une réunion secrète de nos quatre héros : Jug, Tabitha, Betty et Archie. Nos quatre fantastiques décident d’organiser une réunion le soir-même avec le reste de la ville, pour stopper l’apocalypse prévue par Perceval.

Malheureusement, Alice les espionne et balance aussitôt à Perceval ce qui a été décidé : une réunion nocturne ? Ah, c’est bien Riverdale, cette affaire. Pourquoi Alice est-elle vraiment si pote avec Perceval si elle entend qu’il organise une apocalypse ? Ce n’est pas logique. La logique avec cette série n’a jamais été quelque chose qui existait après tout. On enchaîne rapidement sur Alice qui annonce à la télévision des années 50 environ qu’un énorme brouillard arrive sur la ville et qu’un couvre-feu a été instauré par le conseil municipal. Forcément. Ce qui est bien, c’est qu’il y a vraiment un brouillard qui s’installe sur la vie, permettant d’instaurer un faux climat d’horreur un peu ridicule.

Cela nous vide Pop’s bien rapidement et rend plus compliquée la tenue de leur réunion. On voit ainsi Kevin hésiter à y aller, jusqu’à ce que Tony l’en empêche finalement, l’invitant plutôt à un dîner avec elle et Fangs. On retrouve ensuite Kevin en train de corriger des copies avant d’aller chez Toni. Quelques petits flashbacks nous rappellent les relations passées de Kevin, et bim, Moose redébarque d’absolument nulle part. Il serait prof lui aussi, maintenant, et Kevin n’était pas au courant. Bordel, sortez-moi de cette série !

Kevin accepte de passer un peu de temps avec Moose, lui racontant toute sa vie. Je n’ai toujours pas compris comment Kevin s’est retrouvé célibataire en vrai. Et si Fangs a bien glow-up en vieillissant, je ne reconnais pas tellement Moose maintenant qu’il a vieilli. C’est probablement la barbe. Sans trop de surprise, Moose regrette l’ « unfinished business » entre lui et Kevin. C’est sûr que les scénaristes ont rapidement oublié ce qu’il était devenu.

Pendant que l’ancien couple reprend contact et s’embrasse, Tony et Fangs l’attendent en parlant du futur de Baby Anthony. C’est un Serpent, mais bon, ça ne plaira pas Kevin de le voir élevé comme un Serpent. Ils attendent Kevin pour rien de toute manière : il décide de ne pas se rendre chez eux. Fangs s’en énerve bien vite, honnêtement, et ça me donne l’impression qu’il est encore amoureux de Kevin, en vrai. Mais bon.

Tony parvient à le calmer et l’empêcher de partir à la recherche de Kevin, promettant qu’ils pourront tout aussi bien régler leur problème au tribunal si besoin. Mouais. De son côté, Kevin couche donc avec Moose, avant de se faire un cauchemar sur leur passé commun. Le lendemain matin, après la dissipation du brouillard, Kevin a Fangs au téléphone pour découvrir que celui-ci ne veut plus d’un arrangement à l’amiable pour la garde de Baby Anthony.

Avant la fin de ce brouillard, à Pop’s, Jug essaie de négocier avec Tabitha pour qu’elle retourne dans le temps et empêche la bombe d’exploser. Malheureusement pour lui, elle a déjà essayé et lui affirme que c’est parfaitement impossible. J’avais déjà oublié que la série s’amusait avec le voyage dans le temps désormais. Et avec la météo aussi !

Ouep, le brouillard fait flipper toute la ville. Ainsi, on nous ramène l’histoire du Tueur des Sacs Poubelles, avec une victime qui aimerait parler à Betty… sauf qu’elle est terrifiée de voir une silhouette dans le brouillard. Elle passe donc par l’arrière de sa maison pour rejoindre l’arrière de la maison d’Archie. Ils entendent bien passer la nuit pleine de brouillard ensemble – attention, même s’ils font l’amour, Archie garde désormais son t-shirt. Il a dû entendre parler de mon compteur, lui.

En attendant, Betty couche avec lui avant de lui annoncer qu’elle se pense enceinte, parce qu’elle a deux semaines de retard. On note au passage qu’elle se plaint de la panne de courant qui éteint les lumières de la chambre… alors qu’elle est censée se taper des migraines, toujours. Je veux dire, elle avait ses lunettes de soleil un quart de seconde en début d’épisode.

Archie compense par un milliard de bougies, cependant, donc bon, elle peut continuer d’avoir sa migraine, en théorie. Elle peut aussi lui raconter son histoire avec le Trashbag Killer. Je sais que la série veut se donner des vibes de film d’horreur, mais le tueur à la musique classique, la scie et… le sac poubelle ! Désolé, mais j’ai ri.

La scène est loin d’être drôle, cependant : le tueur force Betty à découper un corps devant lui. Il a une raison de le faire : cela lui permet d’être sûr qu’elle est comme lui et que le monde sera plus intéressant avec une agente du FBI capable de démembrer des corps pour le fun – et pour la survie, accessoirement. C’est ce qu’Archie rappelle à Betty, avant de poser à voix haute la question que l’on se pose tous, de l’acteur aux gens regardant encore la série : pourquoi est-il encore à Riverdale ?

Pour sauver l’esprit de la ville, bien sûr, et y fonder sa famille. Il est même prêt à faire ça avec Betty. Et ben, la série n’y va pas mollo avec ce couple.

Bien sûr, Pop’s est aussi victime de la panne de courant (c’est connu que le brouillard coupe le courant, non ?), ce qui est une bonne chose : cela permet à Jug d’éviter une dispute avec Tabitha lui reprochant de lire ses pensées alors que lui n’a qu’une envie, pouvoir entendre à nouveau normalement. C’est pratique, ça.

Eux aussi ont un milliard de bougies à allumer, heureusement, et une vieille radio pour savoir si l’on parle ou non du brouillard. Allez savoir pourquoi – bon d’accord, c’est pour que leur générateur puisse fonctionner. Jug se décide aussi à sortir pour faire une recherche de pétrole. Il inquiète bien Tabitha en mettant trois plombes à revenir, se perdant dans le brouillard. Bien sûr, en l’attendant, elle a aussi entendu de drôle de voix à la radio.

Finalement, toute cette intrigue ne mène nulle part – mais le lendemain arrive. Cela permet de découvrir que pendant la nuit, le Conseil de la ville s’est dissout, sans l’avis de Tabitha évidemment. Pendant que la ville attendait que le brouillard se dissipe, Perceval s’est donc retrouvé nommé maire de la ville. MDR.

Ce n’est pas le pire pour Tabitha. Le pire, c’est qu’elle a essayé 1384 possibilités – parfois en restaurant l’ouïe de Jug – et qu’à chaque fois, elle sest retrouvée à perdre son petit ami, prédestiné à mourir selon elle. C’était mal joué, malheureusement, et absolument pas surprenant comme recyclage à la Infinity War.

Le fou rire du jour vient toutefois de la mère de Cheryl, clairement. Elle revient dans la série déguisée en bonne sœur parce qu’elle jure fidélité au Chris désormais, après une rédemption bien recherchée et un exode. C’est si drôle à voir : la mère serial-killer qui entre dans les ordres, ça ne se voit que dans Riverdale, je pense.

Bon, le retour de sa mère plaît moyennement à Cheryl. Elle la laisse quand même errer dans Thornhill, avant de l’assommer quand elle la retrouve devant une poupée de Julian. C’est tellement n’importe quoi cette série, mais c’est un n’importe quoi qui m’a un peu manqué par moments. Pour faire face à sa fille et rester en vie, la mère finit par lui prouver qu’elle a bien changé : elle lui donne les lettres d’Heather, sa première petite amie. Oui, il y a eu un avant Tony.

Lire les lettres, nombreuses, font pleurer Cheryl comme une petite fille : elle découvre que son ex pensait encore elle, malgré l’interdiction de sa mère de lui parler. C’est risible, vraiment. Même l’actrice ne parvient pas à croire à ce qu’elle joue… C’est dommage, elle est meilleure que ça d’habitude.

Dans tout ça, Veronica a toujours son casino à gérer, mais le brouillard qui envahit supposément la ville l’empêche de faire recette. Elle se retrouve coincée avec Reggie, parce que le brouillard est toujours là et l’empêche de finir son déménagement après avoir été viré. La soirée se termine autour d’un whisky et d’une Veronica qui propose à Reggie un strip-poker, parce qu’il a déjà joué au poker toute la journée et que cela lui permettra de pimenter sa soirée. Du grand n’importe quoi.

Assez vite, Reggie se retrouve donc en caleçon devant une Veronica en sous-vêtements. Je me demande pourquoi il a une réplique lui faisant dire « what are the odds ? ». Si elle était encore complètement habillée, admettons, mais la partie semble avoir duré un moment s’ils sont déjà en sous-vêtements. Et les chances pour que l’un des deux finissent nu à un strip-poker me paraissent plutôt élevés. D’ailleurs, il avait probablement moins de fringue qu’elle dès le départ.

BREF. Ils se retrouvent à coucher ensemble, mais pas dans le bureau de Veronica, où il y a encore le tableau d’Hiram. LOGIQUE. S’ils couchent ensemble, ils ne sont toujours pas faits pour être un couple heureux : les disputes entre eux reprennent vite, quand il évoque Hiram ou l’ombre d’Archie qui plane toujours sur leur relation. Et clairement, la conversation lui donne raison : Veronica ne s’est toujours pas remise de la décision d’Archie de rester à Riverdale plutôt qu’à New-York.

Reggie lui fait plus mal que prévu cependant : il s’amuse à faire prendre conscience à Veronica qu’elle se comporte comme Hiram, alors que lui reproduit aussi la dynamique de ses parents. Bordel, attention, on dirait presque que les scénaristes vont réussir à construire la psychologie de leurs personnages là. C’est flippant ! La scène était longue et à peu près bien écrite. Bon, elle allait aussi probablement à l’encontre de plein d’autres épisodes, mais ça, on est habitué.

Reste à évoquer le cliffhanger : Archie et Betty regardant le résultat d’un test de grossesse. SUSPENSE INSOUTENABLE.

Compteur d’Archie à poil : +0, il ne fait plus d’effort à la salle apparemment !

PS : la soirée continue sur le twitch d’Aurélien 

 

Walker – S03E15

Épisode 15 – False Flag (2) – 16/20
Je m’y attendais et ça se confirme : tout semble réglé, on pourrait presque voir cet épisode comme une fin de saison. Pourtant, la série reviendra bien dans environ trois semaines pour une dernière salve d’épisodes. Drôle de diffusion et de construction de saison, aussi bien dans le scénario que dans les choix de la CW. Pour en revenir à cet épisode, cependant, il était plutôt bon, même s’il va vite en besogne à mon goût.

Spoilers

La mort de Julia propulse Cordell au rang des terroristes, car elle avait déjà écrit son article le suspectant de faire partie de Grey Flag. Gênant.

Il se passe beaucoup de choses dans cet épisode, mais j’ai aimé que tout y soit linéaire et mette plutôt de côté la famille Walker. Je ne l’avais pas vu venir, mais Cordell prend en effet la fuite après la mort de Julia et se retrouve principal suspect dans sa mort. C’est entièrement logique après l’affaire du dossier l’accusant de bosser pour Grey Flag, mais je ne sais pas, je n’avais pas été assez attentif devant l’épisode pour l’envisager comme ça.

L’épisode commence donc par une conférence de presse tenue par Larry lui-même, accusant Cordell d’être un terroriste. Larry n’en pense évidemment pas un mot, mais on nous révèle qu’il accepte de le faire pour satisfaire le FBI. Le FBI, incarné par Tessa Graves, est sûr qu’il ne peut qu’être un membre de Grey Flag, refusant d’envisager que Kevin soit la source de l’article de Julia.

Cordell n’aide pas à croire le contraire en même temps, puisqu’il prend la fuite, comme un coupable. Il explique toutefois à Cassie, qui semble n’avoir aucun mal à le retrouver, qu’il s’est enfui parce qu’il savait les apparences contre lui, surtout quand il a entendu à la radio que le FBI le cherchait. La scène avec Cassie manque sacrément de crédibilité, puisqu’elle se passe dans un supermarché où personne ne reconnaît Cordell, dont le visage est à la télévision à ce stade, mais ce n’est pas grave, elle permet de lancer assez vite l’épisode : Cassie achète tout ce dont Cordell a besoin pour prendre la fuite plus loin encore.

Pour cela, il décide d’incarner à nouveau Duke… ce qui était à la fois inutile et risible, surtout quand il met sa casquette de travers là. Cependant, il y avait du bon : j’ai beaucoup ri quand Geri l’imite ensuite. Oui, la bonne nouvelle de l’épisode, c’est que Geri est enfin de retour. Je ne comprends toujours pas pourquoi elle a été quasi évincée de cette saison et j’espère que ce n’était pas juste pour fournir à Cordell un endroit où se replier, parce que ce n’est sacrément pas malin de sa part d’aller chez son ex comme ça.

Le FBI ne semble pas bien malin non plus, vous me direz, puisqu’il ne la surveille pas et ne captent pas non plus le code qu’elle utilise pour prévenir Stella que Cordell est toujours en vie et est chez elle. La scène était si stupide : entre Stella qui ne capte rien et qui rend l’appel encore plus bizarre qu’il ne l’est et le code qui n’a ni queue ni tête, heureusement que ça me donnait un point du Bingo Séries, hein !

Bref, Bonham peut ainsi aller retrouver Cordell et lui venir en aide, pendant qu’à Austin, les choses n’avancent pas bien vite. D’un côté, la famille Walker se fait remettre à sa place, y compris par Larry, de l’autre, Trey culpabilise de la mort des agents du FBI dans l’explosion. Il s’en sent responsable car elle a eu lieu suite à sa couverture foireuse. Cela dit, ce qui était le plus foireux, c’était bien l’idée même de cette couverture une fois que Kevin était le leader de Grey Flag, hein.

Revenons-en à Kevin, justement : de manière prévisible, il cherche à prendre la fuite. C’est si prévisible qu’il a rapidement Cassie et Trey sur le dos, mais aussi Cordell et Bonham. Les deux derniers n’hésitent pas à confronter directement Kevin, histoire que l’on puisse nous révéler que Kevin est le frère de Coop. On s’en doutait fortement, mais c’est bien de l’expliciter – même si ça reste peu crédible que Cordell ne reconnaisse pas le frère de son frère d’armes, je trouve. Ils ne se sont jamais rencontrés, on va dire que ça passe.

En tout cas, la confrontation tourne court quand Coop débarque de nulle part (sérieusement), ressuscitant tel Jésus aux yeux de son frère. Malgré tout, ça ne suffit pas à calmer Kevin qui en a trop fait et est trop dans la merde pour vraiment faire demi-tour. Même si Coop s’excuse d’avoir déçu son frère, c’est trop tard : Kevin s’obstine à vouloir tuer Cordell. Résultat des courses : il blesse son frère à l’épaule en lui tirant dessus (bien joué) parce que Coop se jette devant Cordell pour le protéger.

Su-per. Cela mène à une course poursuite sympa entre avion et moto où c’est la moto qui gagne, parce que c’est Cordell qui est sur la moto. Il tire quelques balles sur Kevin à travers le cockpit, mais c’est finalement Cassie, qui débarque au même moment, qui a droit à la balle finale qui tuera Kevin. Cordell n’avait plus de munitions et était à ça d’y passer.

C’est jouissif que Cassie puisse au moins se venger en tuant Kevin. Cela dit, Cassie m’a bien énervé aussi pendant l’épisode (décidément !). Je trouve ridicule qu’elle en veuille à Trey de l’avoir poussée dans les bras de Kevin. À un moment donné, elle a pris sa décision toute seule et c’est trop simple d’expliquer qu’elle avait peur de Kevin à la base quand en vrai, elle passait du bon temps avec lui. L’épisode se termine pourtant là-dessus : Cassie en veut à son colocataire et n’arrive pas à passer au-dessus pour savourer leur victoire. Su-per, vraiment.

Sinon, eh bien, Cordell est innocenté par Coop de tout ce qu’on lui reprochait et tout est bien qui finit bien. Pas exactement le cliffhanger de l’année cette affaire… l’attente avant le prochain épisode sera longue en jours, mais pas si longue à vivre pour autant !


Walker – S03E14

Épisode 14 – False Flag (1) – 17/20
Il est appréciable que la série se décide à démêler tous les fils lors d’un double épisode, mais je me demande quand même de quoi sera faite la dernière partie de saison à présent. Il semble en effet que cet épisode pose les bases pour résoudre absolument tout ce qui était introduit jusqu’ici dans cette saison 3. Définitivement, sa construction m’aura perturbé, mais eh, ça mène à ce bon épisode, c’est déjà ça !

Spoilers

Maintenant que Kevin est révélé comme grand méchant, il faut trouver un moyen de mettre un terme à ses agissements.

Voilà enfin la critique d’un épisode qui est une partie 1 et que j’aurais dû voir il y a déjà deux semaines. Entre ce temps d’attente et la pause, je reconnais que j’avais oublié les cliffhangers.

Je suis partagé face au début d’épisode. J’aime voir les scénaristes trouver un moyen de résumer tout ce que Cordell a appris récemment, j’aime moins que ça passe par un énième retour d’Emily. Allez, elle aide Cordell à trouver une solution pour se libérer : il en a bien besoin, car le reste de sa team est occupé avec Grey Flag. Bref, l’air de rien, on passe de Walker à McGyver.

Pendant ce temps, Trey interroge Kevin, l’air de rien. C’est difficile pour eux : le premier est dépité de voir le deuxième du mauvais côté, le deuxième semble faire confiance au premier… Mais un peu trop vite. Trey fait en sorte de gagner la confiance de Kevin comme il peut, histoire de savoir exactement la mission que Kevin veut lui confier. C’est un échec, on sait juste que ce sera mindblowing, avec le mot-clé « Boum ». C’est presque frustrant de ne pas en voir plus déjà, mais au moins, Trey est persuadé de maintenir sa couverture.

Je suis loin d’être aussi serein que lui avec un méchant comme Kevin, bien installé dans la vie de nos rangers depuis un moment – donc un Kevin qui a toutes les cartes en main pour mener à bien son attentat. On suit en attendant Trey qui s’inquiète et tente de brouiller les pistes de son double jeu, de manière peu discrète et filmée, jusqu’à ce qu’il soit obligé de partir en mission. Par chance, il a eu le temps de prévenir Larry de la cible de l’attentat : la remise des médailles de Cassie, Julia et Cordell.

Oui, parce que figurez-vous que cette histoire de médaille n’est toujours pas oubliée et attend toujours d’être résolue ! Je suis autrement surpris de voir que Cassie s’en tire bien. Vraiment, elle s’enferme dans sa colère froide de savoir que Kevin est un criminel, mais tout de même, face au choc, elle garde plutôt son calme, quoiqu’en pense son boss.

Elle a ses raisons d’être énervée : le FBI ne souhaite pas intervenir immédiatement pour mettre un terme aux agissements de Grey Flag. Elle décide donc de retrouver Cordell, qui venait juste de se libérer en faisant exploser ses menottes (logique), et de tout lui raconter. C’est un bon plan, même si ça passe d’abord par le fait que Cordell lui a menti, avant de balancer le nom de Kevin comme leader de Grey Flag.

Cela fait poser un tas de bonnes questions à Cordell, sauf que les scénaristes se retrouvent un peu sans réponse : cela fait des mois que Cordell voit Kevin et lui laisse bien des opportunités de le tuer… Mais rien ne s’est passé pour autant. Dans tout ça, Cordell n’oublie pas sa famille pour une fois… Ça aurait été mieux de le faire pourtant : toutes les histoires de logo refait par Stella ou d’August qui doit faire un discours en ville, quelle flemme. Pourtant tout ça a son importance pour la fin d’épisode.

C’est ainsi mieux quand ça rappelle que Kevin passe tout son temps avec August, devant un Cordell devant garder sa poker face. C’est loin d’être le cas, sérieux, mais Kevin ne semble se douter de rien. Pourtant, Cass et Cordell sont loin d’être discrets ! Kevin en profite ainsi pour menacer à demi-mot August, sachant qu’il a le dessus sur Cordell – ou du moins, le croyant.

Il n’empêche que Cordell et Cassie sont si peu discrets que Liam remarque vite qu’il y a anguille sous roche, forçant son frère à insister pour que personne ne se rende à la cérémonie – pas même l’insupportable August qui en profite pour tout ramener à lui et poursuivre sa crise d’ado avec sa sœur. Insupportable, je vous dis.

L’avantage, c’est qu’on en arrive vite à la cérémonie grâce à ça. Alors que Cordell est dévié de sa trajectoire par une Julia qui souhaite lui parler (bordel, elle m’insupporte !), Kevin s’inquiète de le voir arriver en retard. Du moins, c’est la théorie. Cassie a raison de le trouver sacrément calme : il a évidemment grillé Trey à des kilomètres à la ronde.

On ne l’apprend pas tout de suite : il faut d’abord que Trey soit sur le point d’être grillé par des flics et provoque une fusillade bien malgré lui, le tout en tentant en vain d’utiliser un code pour prévenir Larry. La fusillade permet en tout cas d’évacuer la cérémonie des médailles sans faire la moindre victime civile, tandis que seul un flic est blessé dans le garage où a lieu la fusillade. Trey prend en effet la décision opportune de griller sa couverture au dernier moment pour venir en aide à Larry.

Le seul problème, c’est donc que Kevin avait déjà grillé sa couverture : il ne faut pas longtemps pour que Trey se rende compte qu’il n’avait aucun explosif dans sa camionnette, seulement des faux avec écrit « Traîtres » dessus. Pris d’un énième mauvais sentiment lui donnant une fois de plus raison, Cassie décide d’appeler Walker pour le mettre au courant de tout ce qu’il s’est passé. C’est toutefois trop tard.

De son côté, Cordell a en effet rencontré Julia et la confrontation mène à un twist inattendu : Kevin lui a confié un dossier prouvant que Cordell bosse pour Grey Flag. Bien sûr, elle ne révèle pas exactement sa source, mais Cordell ne met pas longtemps à comprendre que le terroriste a fait en sorte de monter un véritable dossier capable de le faire tomber lui, de le faire passer pour un terroriste. Il me semblait pourtant que son but était de tuer toute l’unité de Coop, pas de les faire payer à petit feu.

Toujours est-il que Kevin a raté de peu Coop à la cérémonie, mais qu’au moins, il réussit son dernier coup, le vrai attentat. Cordell donne en effet rendez-vous à Julia dans un lieu safe protégé par le FBI, mais cette jolie maison explose en fin d’épisode, alors qu’il avait réussi à regagner la confiance de Julia et qu’il lui disait au revoir – la journaliste voulant partir pour six mois en Europe. Il faudra que son journal trouve quelqu’un d’autre : la fin d’épisode nous révèle que Julia est morte alors que Cordell se réveille parmi les débris de l’explosion. Ma foi, c’était plutôt cool comme scénario. Par contre, je passe à côté de l’émotion de la mort de Julia puisque je n’ai jamais accroché à son perso.

 


Walker – S03E13

Épisode 13 – The Deserters – 15/20
La série s’en sort tellement mieux quand elle se concentre enfin sur son fil rouge et son désir d’être une série à enquête que je me demande pourquoi elle nous inflige encore une intrigue familiale si peu réfléchie et aboutie. En même temps, j’aime parfois quand ils jouent à fond la carte de la famille… Bref, ce n’était pas le cas dans cet épisode : j’ai largement préféré voir se mettre en place les éléments de la prochaine partie de saison, alors que certaines réponses commencent à se dessiner.

Spoilers

Cordell part à la recherche de Coop.

Je ne sais pas trop par où commencer cette semaine, alors comme d’habitude, je vais déjà dégager tout ce que je n’ai pas aimé dans l’épisode de ma critique, histoire que ce soit fait. Vous vous en doutez probablement, mais ce que je déteste le plus dans cet épisode, c’est toute l’intrigue familiale autour du ranch.

Le running gag autour d’August tentant d’être drôle ne l’était absolument pas, alors que pourtant, c’est le genre de choses que j’apprécie habituellement. Toute la famille se met en tout cas à travailler dans la bonne humeur pour que le projet de Stella et Liam voit le jour au plus vite. Ils sont aidés une fois de plus par Kevin, celui-ci expliquant qu’il est aussi là parce qu’il se sent redevable. Le pire, c’est que ce n’est pas si tiré par les cheveux de le voir heureux de remercier Liam de lui avoir sauvé la vie.

Il semble être un bon boulet bien gentil comme tout, et on comprend en fin d’épisode que tout ça est volontaire, évidemment, pour mieux nous surprendre. Je ne vais pas mentir : la fin d’épisode, sur laquelle je reviendrai après, a effectivement réussi à me surprendre. Je ne sais pas si c’est pour les bonnes raisons, en revanche.

Bon, autrement, Cordell est une fois de plus insupportable dans cet épisode. Il réussit à lui tout seul (pardon, avec l’aide de Julia – j’étais heureux qu’elle reste hors écran) à faire le boulot de toute une équipe du FBI, parce qu’il omet de leur donner des informations hyper importante sur Coop, le soldat pas si mort de son unité qu’il passe son épisode à chercher en compagnie de James et Cassie. Du moins, ça, c’est la théorie.

Même si James fait tout un laïus sur l’importance pour Walker de bosser en équipe avec Cassie afin de ne pas se laisser déstabiliser au dernier moment, Cordell se débarrasse de Cassie à la première occasion venue. C’était du grand n’importe quoi : Cassie se fait dégager de manière tellement grossière et évidente que le personnage apparaît complètement stupide de ne pas voir la manœuvre de son partenaire, connu pour faire cavalier solo, en plus. Vraiment, ça donnait l’impression qu’elle ne le connaissait pas.

La mise en scène avec la musique et des scènes qui trainent en longueur n’aide pas non plus… Toujours est-il que Cordell part de son côté pour retrouver Coop. Quand il le fait, ça ne se passe pas exactement comme il l’imaginait : Coop provoque un accident de voiture pour se protéger, puis, quand il reconnaît Cordell, il lui… sauve la vie. Il aurait pourtant été simple de le laisser mourir dans l’incendie de sa voiture (oui, encore une voiture foutue pour Cordell… je me demande bien combien il paie d’assurance à force).

Seulement voilà, Coop n’est pas le grand-méchant qu’on nous faisait croire qu’il était. A priori, il est tout aussi manipulé que le reste des personnages et cherche simplement à retrouver le leader de Grey Flag pour le faire tomber. Même si les scènes trainaient en longueur, j’ai bien aimé comment ça se terminait entre Coop et Cordell. Le second se fait menotter par le premier, histoire que le premier puisse être tranquille pour aller mener son enquête. Il s’excuse de la culpabilité ressentie pendant des années par Cordell, parce qu’il n’avait jamais voulu ça, et hop, il s’en va sans que Cordell n’ose lui tirer dessus. Bref, Coop reste un allié, mais un qui souhaite faire cavalier solo. Eh, ça me rappelle quelqu’un. Cela apprendra à Cordell qu’il ne faut pas planter Cassie. C’est faux, il n’apprend jamais de ses erreurs.

Du côté de ce qui fonctionnait très bien dans l’épisode également, Trey continue sa mission sous couverture, mais il se rend vite compte que sa nouvelle partenaire a capté qu’il n’était pas aussi clean qu’il le prétend. Cela me rassure de voir que ce nouveau personnage n’est pas complètement débile et qu’il n’est pas logique que Trey puisse la soigner si vite et si bien, tout en tuant un autre homme.

Les doutes culminent jusqu’à une vraie confrontation où Trey grille sa couverture à demi-mots, mais assez pour gagner toute la confiance de la nana. Comme celle-ci cherche à s’enfuir de Grey Flag, il l’aide et compte sur elle pour avertir Cassie, James et Cordell de tout ce qu’il se passe et de la localisation de leur base. Pas de chance, Cordell est retenu en otage ailleurs. Par chance, Cassie est là pour comprendre le code qu’il donne à sa nouvelle partenaire et assurer qu’elle est de bonne foi – ou juste que Trey a été torturé car reconnu comme traître, en vrai, mais bon.

Malgré cette fuite de sa partenaire, Trey gagne la confiance du chef de campement dans lequel il est : il apprend donc qu’il a réussi à intégrer le commando qu’il voulait pour mener à bien sa mission (toujours sous couverture, même s’il a laissé un homme mourir pour ça). Tout est donc bien qui pourrait bien se terminer, avec Trey qui avance et grimpe très rapidement les échelons de Grey Flag et les rangers qui savent où est située la base secrète de Grey Flag.

Le seul problème, c’est que la série repart en pause pour deux semaines et qu’il fallait donc un cliffhanger s’assurant qu’on reviendrait pour la suite. Il est plutôt bien mis en place : Cassie observe la base de Grey Flag au loin, avec des jumelles, alors que le leader arrive enfin. Elle est persuadée que ce sera Coop, mais non, c’est… Kevin. Son mec, donc. Enfin, son ex, si on en croit la scène pleine de gêne et qui nous montre à quel point elle est encore amoureuse qu’on a du se farcir un peu plus tôt dans l’épisode.

Si c’est surprenant, c’est uniquement parce que Kevin n’a aucune raison d’être mêlé de près ou de loin à cette intrigue ; et parce que je regardais la série en faisant à manger depuis quelques épisodes. En vrai, j’aurais dû le voir venir : il était trop simple que ce soit Coop et il fallait que ce soit un personnage choquant. Il ne restait que Kevin pour ça. Il s’annonce déjà comme un grand-méchant, puisqu’il n’a pas hésité à manquer de se faire tuer plus tôt dans la série pour gagner la confiance de tout le monde.

Un grand-méchant, donc, mais un complètement stupide : il pense sincèrement que Trey est passé de son côté après avoir été viré par James… C’est quand même trop rapide comme retournement de veste pour qu’on y croit totalement, non ?