Riverdale – S01E04

Épisode 4 – The Last Picture Show – 16/20
Eh bien, le moins qu’on puisse dire, c’est que ça part vraiment dans tous les sens cette série, mais au moins cet épisode recommence à s’intéresser au fil rouge de la saison et c’est beaucoup plus intéressant comme ça. En plus, ça n’empêche absolument pas de poursuivre des intrigues secondaires qui auront aussi un impact plus tard sur les personnages et leurs relations. J’ai eu un vrai sentiment d’avancée cette fois, et c’était beaucoup mieux comme ça, parce qu’on découvre en plus de nouvelles informations sur la ville qui serviront clairement à de plus amples intrigues.

> Saison 1


Spoilers

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Bad? It sounds scandalous !

Mort de rire dès la première scène de cet épisode avec Jughead qui nous balance que le cinéma de la ville va fermer et que c’est bien triste ? Que c’est genre le truc le plus triste qui soit arrivé à Riverdale depuis un moment ? WTF. Je sais que j’ai dit en fin de critique précédente que je ne comprenais pas pourquoi personne ne s’intéressait davantage à Jughead chez les scénaristes, mais je me serais bien passé de cette intrigue.

Il passe tout son temps dans l’épisode à essayer de sauver le cinéma, en parlant au père d’Archie et à la maire, dont on découvre qu’elle fait en fait affaire avec Hermione. Bien, pourquoi pas. Cet épisode s’intéresse beaucoup à Hermione, mais ce n’est malheureusement pas une intrigue qui me passionne pour le moment. J’attends de savoir jusqu’où ça va aller, on va dire. Hermione se rend en tout cas avec le père d’Archie au cinéma pour la dernière projection d’un film en plein air, de même qu’une bonne partie de la ville. Elle agit suspicieusement, tout de même. Mais bon, j’y reviens plus tard, promis.

En attendant, Betty est maligne : elle a déjà compris que Géraldine était avec Archie le matin du 4 juillet. Il l’est aussi le jour de l’épisode, puisque son père l’y amène à un concert de la prof qui joue toujours du violon, pour ensuite inviter la prof chez eux. Non mais sérieux. Finalement, le repas se fait au diner où se trouvent justement Betty, Veronica, Jughead, Kevin et Cheryl, avec ses cheerleaders.

Forcément, Betty vient interroger Archie et le confronter sur sa relation possible avec la prof de musique. Il n’a d’autres choix que de dire la vérité, évidemment entendue aussitôt par Veronica qui venait faire sa curieuse. Betty a beaucoup de mal à comprendre Archie, et franchement, je trouve qu’on nous fait tout un pataquès d’une intrigue qui pourrait être bien vite réglée.

Betty est extraite de là par sa mère, alors que Cheryl continue d’être une bitch comme il se doit : elle prend en photo Hermione en pleine dispute avec un homme des Southside Serpents, un gang de bikers. Evidemment, elle en parle à Veronica dès le lendemain, qui va confronter sa mère, niant en bloc qu’il y a quelque chose à tirer de cette intrigue.

Forcément, Betty ne laisse pas tomber le scoop qu’elle pense tenir. Elle interroge donc la prof de musique pour le journal du lycée sous de faux prétextes. C’est l’occasion de découvrir que Geraldine donnait des cours particuliers à Jason avant d’en donner à Archie. D’un coup, elle a un mobile. On sait que le coup de feu n’est pas celui qui a tué Jason, puisque Cheryl l’a entendu et que c’est celui d’un scout… Mais là, Geraldine y va fort avec ce mobile.

Betty se sent forcée de prévenir immédiatement Archie, toujours en compagnie de Veronica qui est décidément partout. Betty accepte d’arrêter de fouiner, mais maintenant Archie est suspicieux : il interroge Geraldine sur sa vie pour savoir qui elle est vraiment. La scène est plus gênante qu’autre chose, mais bon. Pendant qu’il l’embrasse, Betty et Veronica fouillent sa voiture pour découvrir qu’elle a une carte d’identité au nom de « Jennifer Gibson » et un flingue. C’est un gros faisceau de suspicion d’un coup…

Oui, mais ça va trop vite pour qu’elle soit vraiment coupable du coup. En tout cas, plutôt que d’appeler la police pour baver sur leur prof comme n’importe quelle personne normalement constituée, les filles décident de prévenir Archie de ce qu’elles ont trouvé. Mais pourquoi ? Ne peuvent-ils pas avoir des réactions intelligentes et censées pour une fois ?

Archie décide ainsi d’aller confronter Geraldine, qui en retire ses lunettes dis donc. Elle explique donc qu’elle était mariée à un homme qui abusait d’elle, d’où le changement d’identité et le déménagement. Franchement, je veux pas blâmer la victime ou quoi, mai selle n’a pas vraiment l’air d’avoir eu une clavicule cassée, j’en sais quelque chose.

Bon après, les personnages de séries n’ont jamais vraiment de cicatrice après tout… Mais tenir un violon après une clavicule cassée, c’est pas si évident, ça exige une sacrée rééducation… BREF. Archie la croit, bien sûr. Et elle est divorcée en plus, donc tout va bien. Archie va tout répéter Betty, parce qu’il est sûr que tout va bien et qu’elle ne ment pas ; le tout sans se douter que les parents de Betty – sa mère s’appelle Alice, il faut que je le retienne – viennent de demander au père d’Archie, Fred, que les enfants ne se fréquente plus. Bon courage, ce sont des lycéens, allô ?

Après, je comprends Alice pensant que sa fille a de mauvaises relations… surtout qu’elle trouve ensuite le flingue de Géraldine dans les affaires de Betty. Il n’en faut pas plus pour qu’elle lise son journal intime. Magique. Le soir, Alice traîne donc sa fille au ciné plein air et va également déranger Fred, parce que pourquoi pas.

Là-bas, il se passe plein de choses : Hermione voit un biker et est surprise par sa fille qui vient écouter ce qu’il se passe. Sa mère semble avoir repris les affaires d’Hiram, ce qui craint un peu. Veronica y va fort elle-même avec les bikers, se fichant pas mal de peut-être mettre en danger Kevin qui prend cher en voyant son fantasme embrasser à pleine bouche sa copine-alibi. Pas grave : Kevin s’est fait remarquer par un biker beau gosse qui l’embrasse lui aussi à pleine bouche. Ben oui, le fils du shérif, c’est sûr que c’est une sacrée bonne idée.

En plus, le soir quand ils rentrent chez lui avec son père, Kevin découvre que le bureau de son père a été cambriolé. C’est con. Quant à Hermione, elle explique à Veronica qu’Hiram a racheté le cinéma depuis sa cellule de prison.

Loin du cinéma, Archie retourne voir Geraldine pour lui offrir un cadeau de remerciement et d’adieu, parce qu’il ne veut pas continuer leurs leçons particulières. Il sait très bien que ce n’est pas une bonne idée de continuer à se voir… mais c’est trop tard pour lui : Alice, Fred et Betty débarquent pour savoir ce qu’il se passe exactement.

C’est compliqué ensuite, parce que ça provoque tout un tas de réactions et de chantages odieux. Geraldine finit par décider de démissionner et quitter la ville, plus ou moins à la demande d’Alice, qui est tout de même prise en otage par sa fille prête à se faire passer pour folle pour protéger Archie et sa prof qu’elle aime bien tout de même, surtout qu’elle se sent coupable de ce qui leur arrive…

L’épisode se termine donc sur Archie en larmes, probablement parce qu’il n’a pas eu l’occasion d’apparaître à moitié nu dans cet épisode. Il est consolé par son père qui ne le trouve ni égoïste ni stupide comme il a dit l’être. C’est débile, dans quel monde il le console après ce qu’il vient de découvrir ?

Quant à Betty, elle poursuit son insupportable crise d’adolescence, sans arrêter d’écrire son journal intime malgré le fait que sa mère le lise quand ça lui chante. Pardon ? Je ne sais pas ce qui m’a fait le plus rire entre ça, le départ de Geraldine-devenue-chaudasse ou Jughead qui quitte le cinéma plein air dans lequel il vivait, croisant au passage son père… membre des Southside Serpents.

Compteur d’Archie à poil : 5 – pas de changement !

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Riverdale – S01E03

Épisode 3 – Body Double – 14/20
Bon, ben, ça risque d’être long de voir toute cette série parce qu’honnêtement les épisodes partent déjà en vrille et s’amusent plus à surfer sur l’actualité qu’à résoudre l’intrigue conductrice de la série. C’est dommage, il y a du potentiel, mais tout est tellement surfait que ça donne l’impression de faire face à une parodie. Sauf que ça n’en est pas une : ça se prend même plutôt au sérieux. Sans ça, ça serait beaucoup mieux. On peut refaire la même chose, mais en parodie ?

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Spoilers

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Slut-shaming. It’s what they’re calling it when sluts get shamed.

Allez, je m’aère l’esprit dans mon #WESéries avec un épisode de Riverdale. On reprend directement dans le cœur de l’action avec le témoignage de Cheryl. Bien sûr, elle n’est pas coupable du meurtre de son frère, mais elle s’accuse d’avoir menti : Jason lui avait demandé de le couvrir et de dire qu’il s’était noyé, parce qu’il voulait s’enfuir de la ville sans que ses parents ne le suivent. Ah, ça change tout cette version de l’histoire… Mais rien ne dit qu’elle avoue la vérité, là.

Son témoignage est interrompu par l’arrivée de ses parents, évidemment. Il ne faudrait pas qu’on en sache trop d’un coup, et c’est bien dommage. Elle n’est pas accusée, en tout cas, puisqu’elle peut rentrer chez elle.

Archie finit par témoigner à son tour, affirmant qu’il a entendu le coup de feu pendant qu’il composait une chanson, en compagnie de son chien. Plutôt de sa chienne, hum. Ouh, elle était facile celle-ci ! En tout cas, ça énerve son père d’apprendre qu’il lui a menti sur le 4 juillet, et il le punit directement.

Ce n’est pas bien grave pour Archie qui est remercié par Cheryl en cours le lendemain, et Cheryl est clairement en train de flirter avec lui. Elle lui demande tout ce qu’il veut d’elle, et tout ce qu’il veut d’elle, c’est une nouvelle prof de musique puisque Geraldine ne veut plus entendre parler de lui. Elle a trop peur que leur relation ne soit découverte. C’est débile.

Un peu comme Archie, qui décide de fuguer le soir même pour apporter ses chansons aux Pussycat qui sont prêtes à l’écouter uniquement parce que Cheryl leur a demandé. Pfiou. Franchement, c’est quoi l’intérêt, là ? Il écrit donc une chanson avec Josie et son trio de chanteuses, puis rentre chez lui où son père est énervé et le punit un peu plus, l’empêchant d’aller au concert où sa chanson sera jouée. Archie en profite alors pour faire la morale à son père parce qu’il ne l’aurait pas empêché d’aller à un match de foot. Non mais lol, c’est une blague, sérieusement ? D’où le père se laisse sermonner comme ça ? Je croyais qu’il était un bon exemple de père ? Faudrait savoir.

On arrive vite au lendemain soir, en tout cas, avec encore une soirée municipale où le père rencontre Géraldine pour la première fois. Celle-ci répond avec plaisir aux questions du père sur le talent d’Archie, qu’elle juge énorme alors que… bon.

En parallèle, la maire assiste à une super scène : la mère de Cheryl qui baffe celle de Betty qui a osé publier l’autopsie du fils. Pas très sympathique, tout ça. La mère de Betty est de toute manière vraiment pas une femme recommandable : elle balance à celle de Veronica que sa fille est salie sur les réseaux sociaux… Elle n’a que ça à foutre franchement.

Et oui, pendant ce temps, Veronica s’intègre de mieux en mieux au lycée, obtenant même un rencard avec une des stars du lycée. Evidemment. Tout ça sort d’absolument nulle part, mais je ne sais pas pourquoi ça me surprend avec une série adolescente. Ni pourquoi ça surprend Veronica que Chuck est un connard ruinant sa réputation immédiatement en postant une photo d’elle avec du sirop d’érable sur le visage.

Veronica embarque aussitôt Betty dans les vestiaires pour engueuler Chuck, mais aussi pour qu’on puisse voir Archie à poil, sinon ce ne serait pas drôle comme épisode. Et en plus, cette fois, il l’est totalement, même si une serviette le protège. Chuck est dans la même tenue, mais ça ne l’empêche pas du tout d’être arrogant avec Veronica et lui dire qu’elle devrait être heureuse de ce qu’il fait, car ça lui permet d’être une star. Ca énerve Betty au point qu’elle ose l’insulter. C’est fou, si Betty se met à dire des insultes…

Et comme en parallèle, la mère de Betty est heureuse des développements de l’affaire Jason, Betty est sacrément inspirée dans cet épisode. La mère de Betty n’hésite pas à utiliser la Une du journal pour accuser directement Cheryl. C’est tellement naze comme comportement, on dirait une adolescente de douze ans frustrée. Eh, on m’avait prévenu : les adultes se comportent comme des enfants. Du coup, les adolescents se comportent comme des adultes : Betty décide de rouvrir le journal du lycée, avec l’aide de Jughead. Il lui faut encore le convaincre, mais bon.

Avec ce qui arrive à Veronica, Betty tient en plus son premier sujet : l’équipe de sportifs stars du lycée ment sur les réseaux sociaux et pourrit la relation de quelques filles avec qui ils sont sortis en les traitant de salopes et filles faciles. L’enquête avance vite pour elle, et clairement on n’est pas dans un épisode de Veronica Mars (ni de Stranger Things malgré la présence d’une actrice qui a bien mérité sa présence ici à cause de ce qui lui est arrivé dans cette série). Ethel connaît quelqu’un qui a quitté l’équipe du lycée juste après avoir vu le carnet de conquêtes de Chuck et de l’équipe.

Pendant la nuit, Kevin, Betty, Veronica et Ethel se rendent au lycée pour retrouver ce carnet. Ils sont surpris par Cheryl qui est surtout là pour savoir si son frère trempait dans ces pratiques lui aussi. Pas de bol : elle a beau le défendre corps et âmes, évidemment qu’il est coupable et a lui aussi participé à ruiner la réputation de filles… comme Polly, par exemple.

Ca avance à une vitesse, ça n’a genre zéro crédibilité comme intrigue, malgré un message très juste sur les relations garçons/filles au lycée. Journaliste comme il faut, Betty enchaîne par un rencard qu’elle improvise avec Chuck, s’habillant de manière sexy… et obtenant bien malgré elle, d’abord les conseils inutiles de sa mère, ensuite des infos sur Polly. Bien sûr que Chuck est trop con pour réfléchir à ce qu’il dit ou pour sentir le piège que lui pond Betty en l’invitant le lendemain chez Ethel.

C’est un adolescent, heureusement, parce que sinon je m’acharnerais vraiment sur sa connerie. Il est tellement débile : il tombe sur Veronica en maillot de bain, puis sur Betty avec une perruque, et il ne se doute de rien ? Mais le foutage de gueule est total dans cette série ! Betty n’hésite donc pas à droguer Chuck ensuite pour avoir toute la vérité sur ses pratiques. Bien vite, il se retrouve menotté dans un jacuzzi. L’idée est donc de le torturer pour qu’il dise la vérité sur ce qu’il s’est passé avec Veronica, à savoir qu’ils se sont juste embrassés.

Betty prend goût à la torture, en tout cas et n’hésite pas à lui renverser ensuite du sirop d’érable, voulant l’entendre s’excuser pour Polly également, même s’il n’est pas Jason. C’était rigolo, mais alors absolument pas crédible. Elle perd la boule, Betty, mais c’est marrant à voir, avec ensuite une fin d’épisode qui nous balance que Betty est restée éveillée toute la nuit pour écrire un article – elle est pire que moi, celle-là.

Après, je n’ai pas de trouble de la personnalité comme elle, moi. En tout cas, elle gagne totalement sur ce tableau-là : Chuck est renvoyé de l’équipe de foot du collège, Cheryl reconnaît que son frère n’était pas un ange. Un autre grand gagnant de l’épisode est Archie, qui réussit contre toute attente à obtenir de son père d’avoir le garage pour faire de la musique. Oh, et Geraldine veut carrément coucher avec lui.

De son côté, Jughead fait une meilleure enquête que la police, découvrant que le coup de feu entendu le 4 juillet vient en fait des scouts. Ben voyons. Il en profite ensuite pour faire du chantage au chef des scouts, mais je ne comprends vraiment pas pourquoi cette intrigue principale est traitée par-dessus la jambe comme ça par les scénaristes. En plus, le scout apporte la problématique information que Géraldine était là le 4 juillet au matin à Jughead, qui le savait déjà, et à… Betty. L’info est connue, c’est foutu désormais.

Compteur d’Archie à poil : 5

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Charmed (2018) – S02E12

Épisode 12 – Needs to Know – 16/20
L’avantage de voir autant d’épisodes d’un coup, c’est que ça me permet de me rendre compte que même si j’ai toujours l’impression que les épisodes partent dans tous les sens de manière individuelle, l’ensemble de la saison forme vraiment un tout qui semble cohérent, même si les avancées sont lentes. Au moins, les relations entre les personnages sont largement explorées au milieu des twists, et ça, c’est toujours positif. Surtout qu’il y a pas mal de twists.

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Spoilers

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I don’t… want her to move on.

Yep, c’est officiel, j’ai rattrapé un mois de retard sur cette série avec cet épisode qui débute à l’institut Tulipe où l’on retrouve Helen réussissant à s’enfuir en plein orage. Inutile de préciser que ce n’est pas la version gentille qui s’échappe, hein.

Pendant ce temps-là, Abigael prépare un cassoulet à Harry, espérant le voir rester pour le dessert. C’est très drôle à voir, parce qu’elle lui donne complètement son corps, mais qu’il se refuse à elle pour des principes très cons sur sa nature de démone. Elle est demi-démon, c’est bon, on a vu des alliances bien pires dans l’histoire des séries de magie !

Malheureusement pour Abigael, la série se termine en frustration totale quand Harry s’enfuit suite à un appel d’Helen. J’ai tellement ri quand elle brûle la saucisse préparée pour Harry… Franchement, c’était totalement abusé, mais ça fonctionnait bien cette métaphore quine pouvait qu’être sexuelle. À moins que je n’ai l’esprit mal placé.

Mal placé, comme les pouvoirs de Macy. Eh oui, du côté des sœurs, la série s’amuse étrangement à jouer à nouveau avec le symbole du triquetra. Les sœurs cherchent en effet à restaurer leurs pouvoirs, à nouveau. Ce n’est pas gagné, parce que Macy continue de ne pas réussir à se lier à ses deux sœurs. Elle finit par comprendre que c’est parce que ses pouvoirs de sorcière sont mal placés : elle utilise trop ses pouvoirs de démon, qui les remplacent. Elle se barre donc bien vite sans expliquer plus de choses à ses sœurs.

Pour en revenir à Harry, il se rend donc à l’institut Tulipe pour mieux découvrir le cadavre d’un médecin. L’orage est terminé, mais le danger est encore là, surtout quand il découvre le fameux tatouage de l’épisode précédent sur le poignet d’un autre cadavre. Il finit par tomber sur la version gentille d’Helen, qui est encore en vie, elle. La mauvaise version s’est quant à elle enfuie bien loin, comme on s’en doutait déjà tous à ce stade de l’épisode.

Il ramène donc Helen, la première être de lumière, au QG afin de la présenter aux sœurs, mais Macy n’est plus là, toute occupée par son intrigue. En tout cas, c’est l’occasion pour les sœurs et Harry de découvrir que les êtres de ténèbres ne peuvent tuer les être de lumières, et inversement : l’être des ténèbres d’Harry est donc encore en vie. Ce n’est toutefois pas le sujet de l’épisode, il faut retrouver Helen.

Pour cela, on peut compter sur la version être de lumières qui est toute pleine d’émotions quand elle retrouve des photos de son ancienne maison. Mel enquête donc parmi les documents de l’être de lumière, tout en posant des questions directement à celle-ci pour mieux comprendre ce que peut faire sa version maléfique. C’est assez simple, elle tue tout le monde sur son passage, laissant une piste facile à suivre pour Maggie et Harry.

Bon, elle n’a pas eu une vie facile Helen : elle était amoureuse de Daniel, mais elle a été mariée à un autre homme de 40 piges dès qu’elle avait 16 ans. Ah, le passé… J’aime bien 2020 quand je vois ce genre d’histoire. Grâce à cette information, Mel peut en plus envoyer Maggie et Harry à la recherche de l’être des ténèbres dont ils ont perdu la trace. Evidemment qu’elle voudra ensuite rejoindre son amour de toujours.

Cela attendrit Maggie qui n’arrive pas à se décider à tuer Helen quand elle la retrouve et qu’elle les attaque elle et Harry. C’est gros : le prénom de Daniel suffit finalement à la calmer. Moi qui espérais un peu de magie et d’action, je vois que la série fait attention à son budget sur les effets spéciaux, préférant payer les tenues magnifiques d’Abigael je pense – même si là aussi, y a des réductions sur la longueur des tissus a priori.

Puisque j’en parle, notons que pendant ce temps, Macy se rend… chez Abigael. Elle a en effet besoin de l’aide d’une démone – même si elle pense toujours qu’Abigael n’a pas de pouvoir, hein. Elle veut subir le même sort : même si ses pouvoirs démoniaques sont exceptionnellement rares et convoités dans le monde des démons, Macy n’en veut plus. Elle a besoin d’Abigael pour ça et Abigael a besoin d’elle pour convaincre Harry qu’elle est du bon côté. Evidemment.

Abigael emmène donc Macy dans les sous-sols du Monde des Démons, eux-mêmes déjà en sous-sol. Voilà qui promet. Il s’y trouve un donjon, dans lequel Parker est encore en vie. Surprise. Je ne m’attendais pas à le revoir si vite dans la série… en même temps, j’en suis à quatre épisodes d’un coup, évidemment que ça avance. Macy essaie de comprendre ce qu’il se passe là alors Abigael n’hésite pas à lui expliquer tranquillement son coup d’état ; sans pour autant révéler immédiatement qu’elle a encore des pouvoirs.

Elle n’hésite pas à le faire toutefois : elles sont à la recherche de la dague qu’il a encore, après tout. C’est bien dommage, parce que je trouve qu’Abigael révèle trop de choses à Macy là. Je doute que la sorcière garde le secret de ce qu’elle a vu bien longtemps. Déjà, elle refuse même qu’Abigael menace de tuer Parker, tout est dit, franchement. Enfin, non, pas tout justement : Macy utilise la parole pour convaincre Parker de faire ce dont elle a besoin et de lui donner la dague, en utilisant encore et toujours l’argument Maggie. Le pire c’est que ça fonctionne sur Parker qui négocie le passage d’un message pour Maggie qu’il ne veut pas voir avancer dans sa vie. Pour ça, il n’a pas trop à s’inquiéter.

En effet, on a aussi une scène durant laquelle Mel est à Safespace où elle se fait draguer par une certaine Ruby. Je n’arrive plus à suivre sa vie sentimentale là, où est passée sa vendeuse, honnêtement ? Ruby lui laisse son numéro de téléphone pour un rencard futur. De toute manière, la vie amoureuse des sœurs est bien trop chaotique : Maggie n’arrive pas non plus à se décider vis-à-vis de Jordan qui l’invite cette fois à un karaoké. Tout ça manquait quelque peu de développement, mais c’était évidemment pour que l’on sache que les sœurs bloquent encore dans leur vie amoureuse, et particulièrement Maggie. C’est tout bénef’ pour Parker.

Par contre, désolé Parker, je t’aimais bien, mais je préfère Jordan à ce stade de la série. Malgré tout, Macy accepte le deal et récupère la dague, ce qui permet à Abigael de lui retirer ses pouvoirs de démon. Bien, elle n’a plus qu’à retrouver ses pouvoirs de sorcière… mais je suis dégoûté qu’elle perde le feu comme ça, c’était tout de même bien pratique. En tout cas, ça se fait pile à temps pour un SMS de Maggie lui demandant de rentrer.

En effet, il faut gérer le problème Helen : ils ont à présent réuni les deux versions d’Helen, et l’être de lumière demande à ce qu’on la fusionne à sa partie être des ténèbres. Evidemment, Harry n’est pas motivé car c’est risqué, mais les sœurs se laissent attendrir une fois de plus. Pour une fois, Helen a le choix. C’est la première fois dans sa vie, même !

Macy en profite pour révéler à ses sœurs qu’elle n’a plus de pouvoirs de démon et qu’elle peut toucher le livre des Fondateurs pour trouver une manière de faire cette fusion… mais ça énerve totalement l’être des ténèbres qui pense soudainement que les sœurs sont des Fondatrices. Excédée, elle s’attaque à Macy et les sorcières semblent n’avoir plus aucun pouvoir puisque c’est finalement Helen qui réagit le plus vite et décide… de se suicider. Oh ?

Bien. C’était surprenant, mais l’être de lumière se suicidant, on se débarrasse aussi de l’être des ténèbres. Et elle est heureuse, parce que ça lui fait un premier choix. Et un dernier. Mais bon. Il reste tout de même quelques minutes dans cet épisode après ce départ qui n’a pas réussi à m’émouvoir plus que ça puisque je ne la connaissais pas beaucoup cette Helen. C’est un défaut de cette version par rapport à l’originale, je m’attache beaucoup moins à une partie des personnages secondaires, présents juste pour un épisode. Il faut dire qu’on est moins dans une routine.

Bref, l’acte qui reste est consacré à résoudre les relations des sœurs. Mel décide d’accepter de se faire draguer par Ruby alors que Macy est dans une situation intenable : elle voit Maggie retrouver le sourire, notamment grâce à Jordan, et elle n’ose pas lui avouer que Parker est en vie pour tout casser. C’est un secret qui lui retombera dessus… comme sa décision de ne plus avoir de pouvoir démoniaque d’ailleurs. Ben oui, elle se retrouve en fin d’épisode sans le moindre pouvoir.

Plus de pouvoirs de démon, plus de pouvoirs de sorcière… Pour l’instant en tout cas. Harry lui fait donc comprendre que ce n’est pas trop tard et Macy… embrasse Harry. Hein ? Ce n’est qu’un fantasme de sa part, mais je ne comprends plus du tout le personnage là. Je suis d’accord que l’alchimie entre eux est bizarrement de retour dans cet épisode, mais je suis perplexe. Faut qu’elle se décide, elle a Julian sur le côté quand même.

L’épisode se termine par la révélation prévisible qu’Abigael n’a pas aidé Macy par pure générosité ou pour Harry… elle a juste voulu voler les pouvoirs de Macy. Cela nous fait un bon cliffhanger où elle ne révèle pas encore à son frère ses véritables intentions pour le futur. Nickel, ma foi, je vais m’arrêter là dans mon rattrapage pour l’instant, une petite pause goûter ne me fera pas de mal !

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Charmed (2018) – S02E11

Épisode 11 – Dance Like No One is Witching – 16/20
C’est peut-être parce que c’est le troisième de la journée, mais cet épisode m’a paru à la fois plus fluide et moins accrocheur que le précédent. J’ai eu l’impression qu’il se terminait juste après avoir commencé, sans qu’il ne se soit passé autant de choses que dans les épisodes précédents. Il est pourtant loin d’être un bouche-trou du côté du fil rouge. C’était bien, mais la saison 1 continue de me manquer pour le moment.

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Spoilers

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Julian might be blinded by your… PHD, but I’m no fool.

Avec ses épisodes de 39 minutes, la série n’est pas forcément idéale pour un #WESéries honnêtement, mais je suis relancé dans l’intrigue après l’épisode 10 qui m’a ramené un peu mieux dans le monde de magie que je cherchais. Même si j’enchainais les épisodes, j’ai bugué au début de celui-ci par contre : il reprend par une scène où Julian se confie sur son passé auprès de Macy, donnant l’impression d’avoir raté un épisode.

Son passé ? Il a perdu ses parents dans un accident de voiture. Raconter cette séquence émotion ne semble pas l’empêcher de rire malgré tout, parce qu’il a repris sa vie en main après avoir été témoin de tout ça. Concrètement, les scénaristes ont pour intention de nous faire apprendre à connaître ce personnage, pour qu’on s’y attache alors qu’il a tout pour être un méchant apparemment.

Allez, je suis content de retrouver Eric Balfour, je ne vais pas bouder mon plaisir. Bref, Julian est un personnage qui fait fondre peu à peu Macy, mais je ne perds pas de vue que les relations amoureuses dans cette série sont vraiment torturées. Ce n’est pas une bonne idée de s’attacher à lui, même si Macy est assez attachée pour l’embrasser. Et elle hésite moins que l’an dernier à coucher avec. En même temps, elle ne l’a pas rejoint à la montagne pour faire joli quoi.

Le lendemain, elle rencontre la tante de Julian, Vivian, qui est celle qui l’a élevé, par surprise au petit-déjeuner qui est une sorte festin pour deux auquel Vivian n’hésite pas à s’incruster. Elle parle sciences, alors elle se met vite Macy dans la poche, avec des moyens technologiques impressionnants qui continuent de me faire penser que Julian va être lié à l’intrigue en toile de fond concernant ceux qui ont agressé Ray dans l’épisode précédent.

Pendant ce temps, Harry se fait blesser par un démon qui échappe au contrôle d’Abigael, ce qui énerve Mel qui ne comprend pas l’intérêt de la garder en vie si tout ça continue de leur arriver. Harry lui fait relativiser les choses, mais le pauvre ne va pas pouvoir faire grand-chose pendant longtemps : il se découvre des points noirs sur le corps et s’évanouit.

C’est con pour Mel qui est seule pour gérer cet évanouissement de l’être de lumière qui ne veut surtout pas entendre parler de Macy pour l’aider. Par contre, ramener Abigael, ça l’intéresse bien, bizarrement. Quand Macy débarque finalement au QG, Abigael est déjà là depuis un moment, du coup, et elle le prend mal, avant de décider qu’elle sait mieux que la démone ce qui peut sauver Harry. Elle est évidemment soutenue par Mel, mais je ne trouve pas que ce soit une merveilleuse idée, moi.

Macy se fie plus à la science qu’aux connaissances magiques de l’Overlord. En tout cas, moi j’aime bien l’idée qu’Harry soit malade, parce qu’il a de la fièvre, alors ça m’aide bien pour le Bingo Séries. C’était décidément la série qu’il fallait que je rattrape pour obtenir les points qu’il me manquait encore. Après, je veux bien qu’Harry soit sauvé quand même, alors j’ai bien ri de voir Macy appeler Julian à la rescousse, pour ses équipements technologiques.

Pas de bol pour elle, Julian lui envoie sa tante pour régler le problème, sauf que la tante est loin d’être aussi bienveillante une fois à Seattle : bien au contraire, elle n’aime pas du tout Macy qu’elle soupçonne d’être une espionne industrielle. Si elle ne l’est pas, elle est prête à beaucoup pour sauver la vie d’un autre homme, alors ça n’aide pas spécialement Vivian à lui faire confiance. Elle lui promet donc un accès à la machine dont elle a besoin uniquement si elle prend le temps de rompre avec Julian avant. Sympa cette Vivian.

Macy n’hésite pas à le faire et récupère la machine pour 24h, mais bon… Rien ne l’empêchera d’expliquer la situation à Julian après au moins. En plus, elle a juste besoin d’une heure avec la machine, en vrai.

De son côté, Abigael prend soin d’Harry, pour mieux l’entendre lui réclamer Macy. La pauvre ! J’ai vraiment de la peine pour elle, surtout qu’elle est en présence de Mel qui n’hésite pas à prendre la défense de Macy… Forcément, Abigael lui parle donc d’Harry comme d’un homme très bon au lit, laissant planer le doute, et j’ai trouvé ça plutôt drôle à voir. Par contre, il y en a un qui ne rigole pas, c’est Harry. Il semble complètement possédé…

Il s’attaque donc aux deux filles, Abigael n’ayant plus le choix de l’endormir sur place et de forcer Mel à accepter qu’elles se rendent chez elle pour préparer l’antidote. C’est l’occasion pour les deux femmes de continuer à apprendre à se connaître, histoire que Mel soit attendrie. Elles sont vite rejointes par Macy, qui lance le test à la machine avant d’être à son tour interrompue par un SMS de Maggie qui a besoin d’elle. Elles ont un sacré historique de SMS s’appelant à l’aide ces sœurs Vera, n’empêche.

Je ne sais pas trop pourquoi, ni comment, mais l’épisode continue ensuite à la Nouvelle-Orléans où Maggie emmène Jordan à une thérapie de groupe pour parler de sa malédiction, tout en regardant d’étranges dessins (honnêtement, on dirait un vagin transpercé par une épée, non ?).

En fait, il s’agit d’un tatouage qu’elle cherche et qu’elle finit par trouver sur la main de Bruce, un homme qui vient les voir à la fin de la séance. Concrètement, Jordan aide donc Maggie à faire ses recherches magiques sur l’arme de l’Être des Ténèbres ? OK pourquoi pas, j’imagine que c’est une manière comme une autre de briser la malédiction qui plane sur les garçons de sa famille – il est épargné, mais il aura peut-être d’autres descendants. J’aime bien l’idée d’un duo d’enquêteurs magiques comme ça, surtout qu’ils sont plutôt bons à obtenir une invitation à une soirée plus ou moins secrètes.

Ils enchaînent en tout cas sur un petit rencard qui n’en est soi-disant pas un.

Que font-ils à la Nouvelle-Orléans ? Ils cherchent à savoir ce que les contacts de Ray peuvent bien vouloir faire de l’ambre noire. En plus, ils ont vu Mel, alors ça inquiète les sœurs. Admettons. Il n’y pas grand-chose à dire du non-rencard, mais j’ai bien aimé voir Maggie et Jordan se rendre ensuite à la soirée où ils rencontrent effectivement la femme qui a volé l’ambre noire à Ray et qui se dit interréssée par l’arme de l’Être des Ténèbres.

Cela permet à Maggie de poser quelques questions… qui fait qu’on leur offre de la drogue. Suspicieuse, Maggie refuse d’en prendre, mais voyant que c’est le seul moyen d’obtenir plus de réponses, Jordan n’hésite pas à se sacrifier. Il se retrouve alors hypnotisé par l’étrange DJ/danseur de la boîte, comme tous les gens présents qui se mettent à « danser » en transe pour lui, alors qu’il… ressuscite quelqu’un ? C’est bien pratique l’ambre noir !

Cette résurrection se fait étonnamment avec les mêmes lentilles que la maladie d’Harry et en sacrifiant quelques personnes dans l’assemblée. Pour ressusciter quelqu’un, il faut donc de l’ambre noire et du liquide prélevé à l’être des ténèbres. Jordan s’évanouissant soudainement, Maggie n’a plus le choix que d’appeler ses sœurs à la rescousse.

C’est clairement une erreur vis-à-vis de son plan qui était de juste s’informer en étant discrète. Bonjour la discrétion quand elle débarque au beau milieu de la scène pour attaquer le démon ressuscitant les gens. Le cadavre disparaît au passage et Jordan est rapidement sauvé par les sœurs, Macy et Mel utilisant leurs pouvoirs sur le bâton de Maggie pour lui faire un massage cardiaque. Sacrée idée de la part des scénaristes, j’ai bien ri, mais c’est le genre d’idées que j’attends de cette série après tout. En plus, il n’y avait pas beaucoup de temps dans l’épisode pour tout régler.

Dans tout ça, il reste en effet à régler l’affaire d’Harry. Abigael décide de stopper la machine de Macy pour tout de suite administrer l’antidote, qui fonctionne. Il se remet bien vite de sa maladie et dit ne pas savoir comment la remercier, ce qui est l’occasion d’une nouvelle scène de bons sentiments quand Abby lui fait remarquer que si, il sait exactement comment faire. C’est bien mignon, mais il se barre quand même.

Maggie a plus de chance qu’Abigael, elle : elle finit l’épisode avec Jordan, heureux de savoir qu’elle lui a sauvé la vie une fois de plus. Il en profite pour lui expliquer qu’il voulait juste l’impressionner et que c’est pour ça qu’il était si tête brûlée. Allez, embrassez-vous là, sérieux. Même Macy et Julian le font malgré la rupture ! Ben oui, Julian n’est pas con et sait très bien que sa tante a forcé Macy à passer l’appel téléphonique… N’en déplaise à Harry, qui a de toute manière plus d’alchimie avec Abigael selon moi.

Reste à gérer le cliffhanger qui nous annonce que le plan des méchants commence puisqu’ils ont réussi à ressusciter l’homme qu’il voulait. Plus ou moins. Youpi, des zombies dans Charmed, ça manquait tout de même !

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