The Outpost – S02E03-04

Épisode 3 – Not my Kingdom – 14/20
C’est très prévisible et pas bien glorieux, mais je trouve qu’ils ont fait pire l’an dernier. La division de l’intrigue en deux ou trois sous-histoires fonctionnent plutôt pas mal et évite de trop s’ennuyer. Je dirais même que le temps passe plutôt vite devant cette série, ce qui est tout de même déjà un premier avantage non négligeable pour entamer le #WESéries.

> Saison 2


Spoilers

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Rosmund is not the false Queen.

Oh, ça y est, le Prime Order ressemble à quelque chose ! C’est que ça valait le coup de voir cet épisode, c’est dommage d’avoir une semaine de retard. L’Ordre est donc une trinité, la Chambre des Trois, qui se voit offrir… Garret. Bien sûr qu’il est encore en vie, il a même la chance d’être soigné par l’Ordre. Il pourra remercier Dred de l’avoir pris en otage, si celui-ci survit à la punition de l’Ordre. Ben oui, il n’a pas réussi à tuer Gwynn, du coup, il est condamné à vivre en réclusion dans une toute petite cellule.

Bon, ben, tant pis. Au moins, Garret survit, lui. Il se réveille deux semaines plus tard dans les bras de Sana, une guérisseuse bien gentille avec lui. Malgré cela, il a espoir de pouvoir retourner rapidement à son royaume, même s’il ne tient pas debout. Cela lui permet de finir encore plus dans les bras de Sana, qui est super aimante avec lui. Allons bon, il ne manquait plus que troisième nana aux pieds de Garret dans cette série !

Plutôt que de rester en place, il essaie désespérément de s’enfuir, pour mieux tomber nez à nez avec un de ses ennemis. Le voyant guéri, il décide de le jeter en cellule, lui aussi. Jusque-là, c’est plutôt logique à vrai dire. Pas de quoi s’inquiéter pour lui : il est à peine torturé que Sana débarque déjà pour qu’il soit ramené au plus vite à l’Institut où elle soigne les gens. Si c’est pas mignon, ça. Il est finalement révélé que si Sana veut tellement l’aider, c’est juste parce que Garret ressemble à son ex-mari, mort, Breeon.

C’est meugnon comme tout. Breeon a été tué par un Sang noir, cela dit, et Sana n’est pas très heureuse de savoir qu’il y en a une autre en vie. Elle essaie tout de même de manipuler Garret, et c’est marrant : elle lui explique donc que l’Ordre n’est pas si mauvais que ça ; bien au contraire ! Selon elle, ce sont de gentils incompris et Talon est l’horrible personne qui a tué son mari. Oups.

Sana va loin dans sa manipulation cela dit : elle affirme qu’elle veut qu’il soit en sécurité et qu’elle a envoyé un message à sa fausse reine pour lui dire de venir le récupérer. Et Gwynn aurait répondu qu’elle avait déjà un nouveau Commandant. Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu ! Bizarrement, ça paraît suffisant pour faire douter Garret qui se laisse embrasser. Non mais franchement, d’où il y croit ? Gwynn qui l’abandonnerait ? Mais il a vécu la saison 1 ce type ou il était au club med pendant tout ce temps ? Ridicule !

Bon, cela dit, il est tellement bien guéri qu’il arrive encore à tenter de s’échapper quand un bourreau vient le récupérer avec trois hommes. Il ne fait pas le poids, mais au moins, il essaie, c’est un début. Il se fait quasi-tuer par le bourreau, mais celui-ci, qui est en fait le mari de Sana, le fait avec une idée en tête : il est persuadé qu’avec sa femme, ils peuvent faire en sorte de casser psychologiquement Garret pour qu’il bosse pour l’Ordre et le Pouvoir du Trois. On est à ça de Charmed, hein. Le plan est sympa, et ça nous permet surtout de découvrir que l’Ordre a le pouvoir de régénérer les blessés : le nez pété de Garret reprend ainsi sa forme normale, de manière à ce que sa savante torture bien prévisible puisse continuer.

Pendant ce temps à l’Outpost, Gwynn accepte de recevoir à nouveau une visite du Baron qui lui propose rapidement un strip game. Finalement, ils se mettent d’accord pour régler leurs différents avec une petite partie de carte. Le Baron joue son armée et toutes ses richesses, Gwynn joue sa main. Rien que ça.

La scène est plutôt marrante, même si c’est de la géopolitique de très bas étage. La partie de cartes n’est même pas menée à terme, parce que Gwynn finit par être énervée par l’impertinence du Baron.

En parallèle, Talon traîne Janzo dans la forêt pour retrouver sa nouvelle amie aux oreilles pointues et, elle l’espère, le Dragman. Oui, il est temps de faire l’échange pour l’Asterkinj : Talon veut bien le considérer, si ça permet d’avoir une armée de Lu-Qiri pour Gwynn. C’est gros, mais c’est l’échange qui est finalement décidé entre les deux.

Je sais que ça fait deux semaines que je n’ai pas regardé la série, mais j’ai trouvé que c’était trop rapide comme décision de Talon. Le Dragman finit par faire un signe de tête à Talon, et elle change subitement d’avis, refusant de refiler l’Asterkinj, finalement. Talon rentre donc à l’Outpost avec Janzo et le Dragman qui se remet enfin à parler, expliquant à Talon que le nom qu’elle lui a donné est celui que sa mère voulait Gwynn donne. Pas passionnant.

En salle du trône, Gwynn reçoit la visite d’oreilles pointues dont j’ai oublié le nom. Elle a un plan en tête que l’on devine plus vite qu’elle ne l’énonce : faire en sorte que Gwynn accepte son aide, de manière à récupérer l’Asterkinj. L’idée lui est clairement donnée par Talon, donc ça marche à peu près. Bien sûr, Talon est aussi invitée dans la chambre de Gwynn en pleine nuit, histoire de parler stratégie.

Talon prévoit de gagner du temps de manière simple, demandant à Gwynn de ne pas faire venir trop tôt l’armée de démon. Eh, ça fonctionne bien : Gwynn est forcée de reconnaître que ce n’est pas faux, même si elle n’aime pas bien l’idée de devoir confiance au Dragman, qui n’est qu’une enfant. Je la comprends bien, mais elle se laisse réconforter de toute manière par une Talon sûre d’elle. Autant j’adore l’amitié de ces deux-là, autant j’ai trouvé ça un peu bizarre comme scène tout de même de les voir se donner la main sur un lit. Mais bon.

De son côté, Janzo babysitte bien mal le Dragman qui a une fascination étrange pour les Plaguelings et est finalement confrontée bien vite à oreilles pointues quand Janzo est diverti par Naya. Décidément, celle-ci ! C’est triste comme tout, parce que le Dragman se fait tuer à cause d’elle et de la négligence de Janzo. Bon, on le comprend, Naya est magnifique… et elle l’aide en lui donnant des cours de drague pour charmer Talon.

Pas de bol pour Naya, Janzo n’a d’yeux que pour Talon, et pas du tout pour elle. Quand il lui fait des compliments, c’est même plus triste qu’autre chose. Il n’empêche que Janzo récupère un peu confiance en lui… le seul problème, c’est que tout s’effondre quand il découvre Talon en larme, avec dans ses bras le Dragman. Bon, je suis un peu dépité par cette mort. Déjà, tuer les enfants, ce n’est jamais cool, mais en plus, moi, j’étais revenu pour cette saison 2 juste pour voir ce qu’elle nous cachait.

Là, il est juste révélé qu’elle cachait le nom d’un démon dans son poing, Hermione’s style… à moins que ce ne soit Rebb (le nom d’oreilles pointues) qui ne donne ce nom de démon pour obtenir un nouvel allié démoniaque.

Alors qu’ils hésitent sur la marche à suivre, Janzo en profite pour draguer lourdement Talon. Elle trouve ça beaucoup trop drôle et n’hésite pas à le rejeter de la pire des manières. C’était si drôle et encore plus quand on l’a suivi marcher de manière pas contente dans la rue. Oui, il est PAS CONTENT, hein ! Cependant, quand il tombe sur Naya, celle-ci parvient à le convaincre qu’il a ses chances avec elle. Autant je suis supposé détester cette traitresse de Naya, autant honnêtement, je suis beaucoup trop fan de ce personnage et de sa manière d’être saoulée par Janzo. Son jeu d’actrice était excellent.

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Épisode 4 – Regarding the Matter of Garret Spears – 15/20
Définitivement, le temps passe vite devant cette saison et c’est vraiment une bonne chose. Cet épisode se voit d’une traite sans le moindre problème, avec toujours deux intrigues en parallèle qui avancent bien. Je ne le dirais jamais assez, ce n’est pas très surprenant dans l’écriture, mais en même temps, je ne pense lui demander d’être surprenante cette série. Si elle continue de fournir des épisodes sympas comme ça, ça me suffit déjà par rapport à l’an dernier !

> Saison 2


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Yeah well we don’t chose who we love, Janzo.

Finalement, la cellule de Dred n’a pas l’air si petite ni si insupportable : il peut même bavarder un peu avec Garret. Autant vous dire que ça ne fait pas une première scène passionnante pour ce deuxième épisode que je rattrape, le jour de sa sortie. On va dire que je n’étais pas trop en retard ! Dans tout ça, j’ai un peu raté l’info que lui a passé Dred sur Gwynn, mais de toute manière, ce n’était qu’un vil mensonge.

Ben oui, Dred a négocié auprès du bourreau une cellule plus grande en échange d’un mensonge pour l’aider à manipuler Garret avec sa femme. De retour à l’Institut, Garret peut donc sympathiser avec une nouvelle infirmière qui lui explique la chance qu’il a d’être ici. Il ne perd pas le Nord pour autant et demande à voir la missive de Gwynn. Evidemment, Sana avait déjà tout prévu : elle a embauché un scribe pour imiter l’écriture de Gwynn à partir de trois documents. Allez savoir comment il les a trouvés, hein.

En tout cas, c’est un plan qui fonctionne : Garret est super vexé de voir que Gwynn l’a remplacé si vite et ne se soucie pas de lui. Pire, le mensonge de Dred fait effet et il y comprend que Gwynn n’est pas du tout la Rosmund qu’elle prétend être, donc qu’elle n’est pas l’héritière du trône. C’est confirmé par une peinture bien cachée par Sana et sa femme… allez, ça marche bien cette affaire de manipulation mentale.

Tellement bien, d’ailleurs, que Garret se laisse convaincre que toute sa vie est un mensonge. C’est rapide, mais pas si mal amené à vrai dire. L’épisode se termine donc avec un Garret qui a changé de camp, est amoureux de Sana et prêt à commander l’armée du Prime Order. Sana n’hésite ainsi pas à l’emmener devant la Chambre des Trois, où Garret s’agenouille avec honneur devant la Trinité. Oh lala, ça promet des confrontations intéressantes par la suite.

À l’Outpost, le directeur de cet épisode a décidé de profiter à fond des décors pour une scène entre Talon et Janzo. C’est assez marrant à voir car jamais l’Outpost n’a paru si grand. Sous la pluie, Janzo profite d’une séance de recoiffage par Talon pour essayer de l’embrasser, mais ce n’est pas efficace du tout. Il y gagne un râteau et nous, on peut se marrer une fois de plus. C’est triste : il est censé attirer notre compassion, mais il est tellement insupportable !

Dans la salle du trône, le Baron revient voir Gwynn pour lui offrir une jolie robe blanche et espérer l’amadouer comme ça, mais ce n’est pas un grand succès. Pourtant, Gwynn ne va pas avoir trop le choix si les choses continuent comme elles vont. Malgré tout, elle prend le temps de parler un peu gossip avec Naya, qu’elle veut toujours voir réussir à mettre Talon et Janzo ensemble. Mouais.

Gwynn reçoit aussi la visite de Rebb qui veut clairement lui forcer la main. Elle y arrive sans trop de mal, appelant le Lu-Qiri grâce à une bague sifflet. Le démon n’a aucun mal à mettre K.O tous les gardes de la reine qui finit donc prise en otage bien vite. Pff, cette série, c’est drôle quand même ! La prise d’otage est aussitôt su par l’ensemble de la ville, en plus.

Avant ça, cet épisode revient aussi sur l’intrigue que j’avais totalement oubliée de la tenancière et sa sœur. Dommage qu’ils se soient sentis forcés d’y revenir, parce qu’elles ne m’ont pas manqué dans le premier épisode. Allez, je m’y colle quand même pour la critique : la tenancière reproche à sa sœur d’avoir manqué la mort de leur mère, qui leur réclamait.

La sœur profite de la conversation pour se renseigner sur Gwynn, qu’elle soupçonne d’être lesbienne puisqu’elle ne s’intéresse pas au Baron. C’était assez marrant à voir, avec même Janzo qui finit par venir en aide à sa mère quand elle est attaquée personnellement par sa sœur sur l’influence qu’elle est sûre d’avoir.

Finalement, l’ensemble de l’auberge apprend que Gwynn est en otage, et ça comprend le Baron bourré qui se décide de partir à l’aide de la reine, même s’il est prêt au passage à se laisser détourner par Naya. Celle-ci se précipite aussi vite qu’elle peut – donc en prenant le temps de parler avec le baron – vers Talon pour la prévenir de ce qu’il se passe.

Clairement dans une impasse, Talon se laisse convaincre par Naya et Janzon qu’appeler le Lu-Qiri dont le nom était dans la main du Dragman est possiblement une bonne idée. Je ne sais pas trop comment ça lui est venu, mais admettons.

Cela permet de nous ramener un Lu-Qiri, mais aussi un nouveau type aux oreilles pointues. Celui-ci commence aussitôt à se battre avec Talon, alors même qu’il est en fait un ennemi de Rebb lui aussi. Ouep, Rebb a tué sa sœur voyez-vous… Du coup, c’est sympa, Talon et lui commencent à faire ami/ami, tout en flirtant de manière ridicule et en continuant de développer la mythologie de la série. Le nouveau venu est donc d’un clan opposé à celui de Rebb et c’est bien le Dragman qui avait laissé son nom pour Talon. Tout va bien quoi.

Bon, sauf qu’ils perdent un temps précieux pendant lequel Gwynn ne parvient pas à s’enfuir et commence à craindre de perdre un orteil. Bon, pas le temps d’en arriver là, même si Rebb est une grande méchante : Talon débarque donc au château pour négocier avec la preneuse d’otage. Oui, oui, pour négocier, même si elle n’est pas censée être en position de force. Elle réussit à faire en sorte que Gwynn soit libérée avant d’accepter de poser son sabre et de s’agenouiller devant Rebb.

Tout cela n’est évidemment qu’une mauvaise excuse pour en arriver à un combat en très très mauvais effets spéciaux entre les deux Lu-Qiri. On dirait un jeu vidéo des années 90 franchement. Entre ça et Gwynn qui passe son temps à se ramasser la tronche par terre, la série est plutôt comique.

Bon, après, l’utilisation du mot comique est un peu forte : la scène voit la mort de deux Lu-Qiri (je crois ?) et de Rebb, ça fait beaucoup. Talon est sauvée de justesse par le nouvel allié aux oreilles pointues, en qui elle peut avoir désormais confiance. Elle décide donc de lui raconter toute son histoire à l’auberge, autour de verres…

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The 100 – S06E12

Épisode 12 – Adjustment Protocol – 20/20
Mais ? C’est encore un épisode auquel je n’étais pas prêt du tout. Cette fois, je pense même pouvoir aller jusqu’à dire qu’ils nous ont proposé une véritable fin de saison avec une semaine d’avance. Il se passe tellement de choses importantes dans cet épisode, et tout se déroule tellement vite ! Je ne suis pas sûr que ma critique rende parfaitement compte de toutes les émotions qui se sont suivies dans cet épisode, mais WOW.

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Spoilers

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There’s another Nightblood in the family.

L’épisode reprend avec Clarke dans le laboratoire en compagnie de Russell et d’une Madi bien mal en point. La situation est difficile pour Clarke, surtout quand elle entend le Dark Commander aux… commandes, alors qu’elle doit se faire passer pour Josephine. En plus, ça se complique encore pour Clarke avec l’arrivée de Raven, qui n’a pas encore la solution pour sauver Madi, Jackson et, surtout, Abby.

D’ailleurs, Abby aussi prend mal la situation : voir Clarke possédée par quelqu’un, ça n’est pas simple pour elle, surtout qu’elle est aussi forcée de mettre mal en point sa petite-fille (sort of). Ils en sont à quatre doses prélevées de la moelle épinière de Madi, et il leur en faut six pour ressusciter tous les Premiers le même soir. C’est un sacré événement qui s’annonce.

En tout cas, même si on la retrouve effondrée et en larmes, je trouve que l’actrice joue ça drôlement bien. C’est mieux que la drogue et, de la voir en larmes comme ça, je l’ai trouvé vachement similaire à Clarke dans le visage. Ouais, il m’a fallu six saisons pour me dire que la mère et la fille se ressemblaient. Mieux vaut tard que jamais. Autrement, Abby, comme Madi, menace Russell de mort. Il ne passera pas la saison avec autant d’ennemis lui.

Une autre qui a peur de ne pas passer la saison est Emori. Même si elle est à nouveau avec Murphy, elle s’inquiète de la situation et n’a pas du tout envie de trahir ses amis. Lorsqu’elle entend Russel promettre à celle qu’ils pensent tous être Josephine la résurrection de sa mère, Emori est au moins soulagée de savoir Echo en vie. Clarke apprend ainsi qu’Echo est devenue Nightblood, et qu’elle est en danger de mort. Ouille.  Clarke gagne du temps en demandant à être présente pour la résurrection de sa « mère ». Elle trompe tout le monde, c’est beau.

Dans le laboratoire, Abby décide de se sacrifier pour sauver Madi. Elle devient donc sang noir à son tour, ça commence à faire beaucoup de monde dans le casting. Raven, elle, a du mal à trouver une solution pour le problème Madi, et Jackson (dont le prénom est Eric wtf je croyais que son prénom était Jackson, ça fait six saisons qu’il est là sérieux) déprime de la situation. Alors qu’Abby le console, il va vite retrouver sa joie de vivre : Clarke débarque.

Elle leur annonce qu’elle est en vie, qu’elle aime sa maman et met au point la suite du plan. Elle apprend de Raven qu’il y a besoin du livre de Becca pour sauver Madi, sans quoi Sheidheda prendra définitivement possession d’elle, puis envisage de se servir de Ryker pour abaisser la barrière de Sanctum. Le seul problème, que personne ne sait dans le laboratoire, c’est que celui-ci est déjà mort, tué par Echo à la fin de l’épisode précédent.

Ce n’est jamais qu’un problème de plus pour Clarke qui récupère sa puce avant l’arrivée de Russell et se débrouille pour réadapter son plan, qui prend beaucoup plus de temps que prévu. C’est compliqué pour elle, mais elle décide donc d’aller chercher Priya, apprenant que Russell, lui, va commencer les résurrections.

Au laboratoire, Raven est coincée sans le livre de Becca, et elle découvre surtout que Murphy et Emori sont de l’autre côté : ils ont accepté de donner leurs corps pour devenir des hôtes, en échange d’une vie immortelle. Rien que ça.

Après tout ça, Abby prend le temps de s’excuser auprès de Raven voyant une fois de plus que, comme toujours, Raven avait raison depuis le début. La seule fois qu’elle s’est plantée en six saisons, c’était avec Alie, et ça n’a pas duré longtemps. Pourtant, Raven s’excuse auprès d’Abby pour la manière dont elle l’a jugée. Le monde à l’envers ! C’est toutefois très cool de les voir toutes les deux se réconcilier et se dire de la même famille, même s’il est très clair qu’on se dirige vers un rebondissement qui m’a foutu plus de frissons que ce que je ne pensais.

En effet, si les réconciliations sont tops, nous perdons Abby juste après. Alors, récapitulons : elle a dit adieu à Marcus il y a quelques épisodes, certes, mais dans celui-ci, on nous a vraiment servi son départ sur un plateau d’argent : elle dit je t’aime à Clarke, qu’elles sont de la même famille à Raven, a une petite conversation avec Jackson et a même eu un dernier échange avec Murphy, pour lui dire à quel point il se trompe, même s’il espère encore que ça aidera ses amis sur le long terme de les trahir… Autant dire qu’il était très clair depuis le début de cet épisode qu’on se dirigeait vers Russell prenant la décision de se servir du corps d’Abby pour ressusciter sa femme. Pauvre Clarke, elle aurait mieux fait de rester avec sa mère plutôt que de s’intéresser à son propre plan.

Le plan de Clarke ne fonctionne pas trop en plus, parce qu’Echo refuse de laisser s’échapper ce qu’elle pense être deux Premières : Josephine et Priyah. C’est l’occasion de vraiment chouettes retrouvailles avec Clarke, permettant d’apprendre la survie de Bellamy et l’arrivée d’une armée. C’était aussi rigolo de voir Clarke assommer Priya, mais j’ai vraiment aimé surtout le chantage logique qui se met en place ensuite. Pour éteindre le portail qui garde Sanctum, Clarke menace de détruire la puce de Ryker devant Priya, sa mère.

Pendant ce temps, les enfants de Gabriel, Bellamy et Octavia sont en lisière de Sanctum, à attendre que le portail s’ouvre. Quand ils entendent des gardes dire que plusieurs premiers vont être ressuscités, Gabriel pète un câble et décide de passer la barrière, même si ce n’est pas du tout le plan. Il vole donc une moto pour venir s’attaquer à Sanctum. Il décide donc de ne pas attendre l’interminable plan de Clarke et diffuse de lui-même les toxines du soleil rouge à l’intérieur de Sanctum, alors qu’il se fait arrêter.

C’est l’occasion pour lui de parler avec Russell et de se mettre d’accord sur le fait qu’ils sont en désaccord. Cela dit même quand l’alarme sonne, Gabriel n’ose pas tuer Russell. De toute manière, l’évacuation commence… Le seul problème, c’est que Russell est capable de l’arrêter quand il le veut, parce que tout le monde le prend pour un Dieu.

En entendant l’alarme, Clarke et Echo ont certes réussi à désactiver le bouclier et faire venir enfin tous les enfants de Gabriel, mais comme Russell a demandé l’arrêt de l’évacuation, ils n’ont toutefois plus de diversion. Echo, qui a droit à un câlin de retrouvailles à Bellamy (c’est toujours un soulagement pour moi de la voir survire et retrouver Bellamy) propose alors de se servir de Ryker et Priya pour révéler la vérité : Bellamy prend Priya en otage pour qu’elle confirme la vérité sur les Premiers qu’il n’hésite pas à dénoncer publiquement à tout Sanctum. Russell prend tellement mal la trahison de Priya qu’il n’hésite pas une seule seconde à balancer la toxine sur l’ensemble de Sanctum. Sachant qu’elle a un effet amplifié sur ceux qui ne croient pas, c’est assez violent pour tout le monde, avec un mouvement de foule soudainement assassine.

Priya, elle, se fait tuer par les parents de Delilah. C’est tellement dommage : j’aimais l’actrice et le personnage de Delilah, j’aurais aimé qu’ils trouvent un moyen de la garder dans la série. En plus, dans tout ça, on ne sait pas ce qu’est devenu le fils d’Harper et Monty, hein. Ce pauvre Jordan. Notons qu’au sein de ce chaos, Miller se rebelle contre Octavia qui le croyait encore son allié, parce qu’il veut sauver à tout prix Jackson. Finalement, ce sont donc Clarke et Gaia qui font équipe pour se rendre dans le temple de Sanctum et sauver tout le monde, laissant les autres s’enfermer pour se protéger de la foule, alors qu’ils ont eu une dose anti-toxine.

En se rendant dans le temple en tant que Josephine, Clarke découvre donc que sa mère est morte et remplacée par Simone. C’est super violent comme scène, mais c’est magistralement incarné par tout le monde. L’écriture aide bien : Clarke peut être triste en faisant croire que Josephine pleure la trahison de Gabriel et ses retrouvailles avec lui. Quant à Simone, elle est heureuse de voir Josephine l’appeler « maman », là où ce « maman » de Clarke est en fait celui du deuil.

Raven et Jackson sont en larmes, mais pas au bout de leurs peine non plus quand Simon annonce que la décision est prise de retourner dans l’espace. Sans les Lee, tués par Simone et Josephine il y a quelques épisodes, et sans Priya, qu’ils ne peuvent pas ressusciter, il leur faut un nouveau pilote, et ça ne peut qu’être Raven.

Avant de partir, toutefois, Russell reconnaît Gaia, que Clarke parvient à sauver en prétendant toujours être Josephine ayant besoin d’elle comme otage (c’est un bon calcul effectivement), et Murphy et Emori prennent enfin la décision de se rebeller. Ils abandonnent l’idée de la vie éternelle, surtout que leurs corps allaient être filés à un frère et une sœur, pour finalement aller aider leurs amis. Clarke, fière de la décision de Murphy, parvient à lui faire comprendre qu’elle est encore en vie. Ah, ces survivants, c’est beau de voir ce duo se développer comme ça. En plus, Murphy change d’avis parce qu’Abby est morte. Putain, ils ont tué Abby, c’est fou. J’ai encore espoir que ce soit faux, cela dit, on a bien réussi à récupérer Clarke, ils sont fichus de sauver Abby… peut-être. Ou de garder Simone en saison 7 ? Ce serait de la torture, ça…

En tout cas, le comité d’accueil dans l’espace n’est pas au bout de ses peines : il est mené notamment par Indra et Niylah qui ne comprennent pas trop ce qu’il se passe. Lorsque les portes s’ouvrent, en effet, c’est pour qu’ils découvrent Raven, Madi et Gaia agenouillées et mises en joues par Russell (certes), Abby et Clarke. Cela nous fait un sacré cliffhanger à un épisode qui était franchement digne d’une fin de saison.

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Veronica Mars – S04E08

Épisode 8 – Years, Continents, Bloodshed – 20/20
Même s’il est hors de question d’envisager que cette saison puisse être la dernière de la série avec une fin pareille, même si je suis loin d’approuver toutes les décisions scénaristiques de l’épisode, même si j’ai vu le puzzle se mettre en place un chouilla trop vite à cause d’une bribe de spoiler, j’étais, suis et resterai un marshmallow. With all my LoVe.

Saison 4


Spoilers

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Follow the nail.

Pourquoi seulement huit épisodes, franchement ? Et purée, pourquoi ce résumé qui me fait directement penser que j’ai oublié un suspect : le collègue de la chef de police. Il a le motif en plus, à vouloir la promotion pour être calife à la place du calife. La première scène de l’épisode est cependant loin de tout ça, avec une reprise exactement là où le précédent s’arrêtait. Les Mars se laissent donc convaincre par Penn qu’il est possiblement innocent ou, en tout cas, qu’ils n’ont pas de raison de ne pas au moins mener l’enquête.

Equipée du matériel de Mars Investigation, Matty décide de placer des micros dans le bureau de Big Dick et de copier ses disques durs. Oh, tu prends trop de risques, Matty. Celui-ci n’appelle pas la police, probablement inquiet de ce qu’elle pourrait trouver dans la maison. Il prend un club de golf pour exploser le disque dur de Matty, qu’elle a laissé traîner sur le bureau.

Il passe ensuite au sabre, puis au flingue, le tout en appelant Clyde, très heureux de se dire que les mexicains sont là pour le tuer. Et c’est effectivement le cas : c’est chaud pour Matty, mais finalement, elle s’en sort sans problème car les mexicains tuent Big Dick, le décapitant, sous les yeux de Matty qu’ils ne remarquent même pas alors que Big Dick a laissé entendre qu’il y avait quelqu’un d’autre dans la maison.

Matty décide en tout cas de mentir aux Mars lorsqu’ils apprennent la nouvelle, et elle est assez maligne pour ramener le matériel. Bien sûr, Veronica voit que le matériel d’écoute a été ouvert, mais elle lui fait suffisamment confiance pour ne pas s’en formaliser. Quant à Matty, elle leur dit que tout va bien, quand il est évident que ce n’est pas le cas, mais Veronica n’a pas trop le temps de s’occuper d’elle. Elle préfère suivre la piste de la sixième bombe, revenant pour cela aux membres de la fraternité de l’épisode 6. C’est une bonne piste : l’un des trois étudiants finit par avouer tout ce qu’il a sur le cœur. Patrick, un autre étudiant, a probablement été tué par leurs deux amis en commun parce que les quatre étaient ensemble quand ils ont agressé un livreur de pizza qu’ils pensent avoir laissé pour mort, noyé. Rien que ça.

Un livreur de pizza ? Il y a de fortes chances que ce soit Penn, alors Veronica et Keith trouvent enfin un mobile anti-spring-breakers à Penn. C’est toujours trop simple à mon goût : le livreur de pizza bosse bien dans la même boîte que de Penn, mais Matty découvre, en fouillant leurs archives sous ordre des Mars, qu’il s’agit en fait d’un certain Don. Comme le type assez insupportable des Murderheads. Ah oui, euh, insupportable mais malgré tout assez insignifiant pour que je ne le mentionne pas vraiment dans les critiques jusque-là.

Au moins, la surprise est totale : je m’attendais à un vrai personnage, pas simplement à un type vu uniquement en caméra depuis tout ce temps. Il peut encore avoir un complice cela dit, et la police n’arrive pas à l’attraper à temps. Il reste peu de temps avant la prochaine bombe, ce qui force Veronica et Keith à faire libérer Penn pour qu’il les aide à retrouver Don.

Le truc, c’est qu’une bombe est sur le point d’exploser et tout le casting de la série vit sa vie comme si de rien n’était. Putain, mais restez chez vous ! Logan se rend à la mairie où il tombe sur Parker, en plein divorce. Si elle a changé physiquement, elle est toujours la même dans sa manière de parler. Oh, pour expliquer ce que Logan fait à la mairie, il faut peut-être que je revienne sur une scène du début d’épisode. Les préparatifs du mariage semblent y rendre Veronica toute heureuse étonnamment ; voulant se marier à la mairie dès le lendemain même si, contrairement à Logan, elle n’a encore parlé à personne de cette grande nouvelle. Et c’est donc pour ça que Logan est à la mairie.

Autrement, on a Wallace qui a accepté un nouveau poste, et ce n’est que lorsqu’il envoie une photo à Veronica que je comprends qu’il s’agit d’un poste lié aux Kane. L’école s’appelle Kane High en même temps, je suis à la ramasse quand je m’y mets ! C’était un clin d’œil sympa, avec même une photo de Wallace et Jake Kane. Qui l’eut cru ?

Allez, Veronica trouve encore le moyen de faire de l’humour au milieu de tout ça, alors que Penn les amène dans ce qui pourrait être la planque de Don, Matty appelle Keith. En route vers Kane High elle aussi, elle annonce que le ticket qui accusait Don était étrange, comme s’il avait été un faux placé là après coup. Certes, Veronica et Penn retrouvent Don suicidé dans sa planque, avec une lettre d’aveu, mais d’un coup, Penn paraît à nouveau très suspect.

Et à un quart d’heure de la bombe, Veronica s’inquiète soudainement de Kane High, comprenant que la bombe peut s’y trouver. La cérémonie a lieu pile à la même heure que la bombe, évidemment, sinon ce ne serait pas drôle. Plutôt que de fuir, Veronica décide de s’y rendre, avec Keith et Penn, alors que ni Wallace, ni Matty ne décrochent le téléphone. Heureusement qu’il y a une alerte à la bombe en cours, hein.

Malgré le stress montant crescendo dans cet épisode, j’ai trouvé cool de revoir notre ancien principal préféré être embauché pour diriger cette nouvelle école et nous réintroduire dans la série Jake Kane. On aura tout vu dans cette saison 4 finalement – à part Lily, ou Mac, ou… ouais bon, huit épisodes quoi. Le petit discours tout sympa de Jake est interrompu par Veronica qui annonce la présence de la bombe et la panique s’ensuit rapidement.

Au milieu de tout ça, Keith décide de se sacrifier et demande à Veronica de partir, ce qu’elle accepte de faire, alors que Keith reste donc auprès de Penn pour le convaincre d’arrêter la bombe. Il finit par y arriver, et j’étais surpris : la présence de cette bombe à Kane High… je m’attendais déjà à ce qu’ils se soient plantés, franchement.

Après tout ça, Penn finit donc par révéler qu’il est bien le tueur, arrête la bombe pour ne pas mourir et les Mars sont acclamés pour les héros qu’ils sont. Penn, lui, s’avère juste être un pauvre type rêvant de gloire… et clairement, le pire est qu’il l’obtient. Il n’a pas tort de dire qu’il y aura des documentaires sur lui ou de penser que son livre se vendra.

Voilà qui marque donc la conclusion de cette enquête : Penn est arrêté par la police, et on n’en parle plus. Il reste encore beaucoup de temps dans l’épisode pour conclure toutes les intrigues cela dit. On commence par Keith qui reçoit les résultats de ses analyses, remis en main propre par Clyde, qui aimerait rester ami avec lui… mais bon, il peut toujours rêver : il reste un criminel qui s’est arrangé pour faire baisser la valeur marchande du quartier.

En parallèle, Logan retourne chez sa psy. Plutôt que de récupérer la licence de mariage, il a rattrapé Parker pour obtenir plus d’informations sur son divorce, pris de doute pour le mariage. C’est atroce, parce que Veronica, elle, pense vraiment vivre la meilleure journée de sa vie : non seulement, elle a une robe de mariage toute simple et classe, mais en plus, elle apprend que son père n’a pas de grave maladie – ce sont les médicaments qu’il prend pour sa hanche qui lui causaient quelques problèmes de mémoire ! – et qu’elle est désormais riche grâce à l’argent donné en échange de l’arrestation de Penn.

Sa bonne humeur est de courte durée quand elle reçoit un SMS qui dit « désolé ». Finalement, ce n’est qu’un problème de communication de plus entre eux : il s’excusait d’être en retard. J’ai adoré voir Wallace s’énerver, mais ça ne valait pas le mariage. Malheureusement, comme je pensais avoir été spoilé sur le sort de Logan et comme il restait encore dix minutes, ma joie à moi a été d’encore plus courte durée… ben oui, on enchaîne sur une scène où Veronica raconte sa journée à Logan et où on comprend que la joie de Penn peut tout à fait être une menace envers la vie de Veronica.

Du coup, quand Logan sort garer la voiture à un autre emplacement sans que Veronica ne l’entende à cause de l’eau de la douche, une scène faisant écho à deux autres de cette courte saison, j’ai vraiment eu l’envie d’arrêter l’épisode. Et effectivement, les indices glissent un à un sur Veronica jusqu’à ce qu’il soit presque trop tard : elle comprend quelques secondes trop tôt que sa voiture va exploser. Le pire, c’est que le coup du décalage horaire, j’en ai eu peur dès la première écoute du poème, c’était obligatoire. Malheureusement, le temps qu’elle se dirige vers la fenêtre pour avertir Logan, dans la voiture, une explosion retentit dans la rue. Sérieusement ? Douze ans d’attente pour une conclusion comme ça ?

Certes, on reprend un an plus tard pour un nouveau Spring Break, mais c’est un grand non. Veronica nous fait la conclusion en voix-off, mais une voix-off qui s’annonce clairement à son défunt mari : elle lui raconte les dernières nouvelles de Neptune… Les riches s’enrichissent, notamment Clyde ou Maloof qui rejoint le Sénat. Les pauvres, eux, non ; avec tout le front de plage qui devient inabordable, la loi NUTT étant finalement passée.

Il n’y a que le motel de Matty qui parvient à rester ouvert sans être racheté : elle avait bien la fameuse bague de fiançailles, et ça lui a donné assez d’argent pour rembourser les dettes de son père. Je suis content pour elle, mais pas encore prêt à pardonner cet ultime twist. Veronica a même perdu sa maison merde.

Finalement, il est révélé que Veronica est en thérapie avec la psy de Logan, et c’est à elle qu’elle raconte tout ce cas de la saison 4. La conclusion de la saison ? Veronica est désormais sans Logan (mais avec sa bague), Matty travaille avec Keith (qui a une petite amie) et un message vocal de Logan à sa psy nous apprend que Veronica est l’être la plus forte qu’il connaisse. Il veut se marier avec elle parce qu’elle est si forte et trouve toujours le moyen de se reconstruire.

Alors, oui, mais si vraiment la conclusion de la série est que Logan est mort, ce sont les fans qui ne vont pas se reconstruire éternellement franchement. Une part de moi se demande même si, finalement, it never rains in Southern California n’était pas une meilleure idée… J’ai plutôt envie d’une saison 5 à la mords-moi-le-nœud nous révélant que finalement Logan est en vie, parce que j’en suis là de mon déni. J’y crois pas, quoi, c’est… odieux de revenir douze ans après pour offrir cette conclusion ? Je crois que c’est le mot, oui, odieux.

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(robe blanche, lit, larmes… ça a un mauvais côté « coup du dentiste » en plus 😥 )

EN BREF – Cette saison était superbe du début à la presque fin. Meilleure que le film, elle nous plongeait à nouveau au cœur de Neptune, avec un ton résolument plus adulte et des intrigues réduites à un gros fil rouge et aux relations entre les personnages. Bref, c’était le meilleur des ingrédients de Veronica Mars qui constituait cette nouvelle saison. Malgré tout, huit épisodes, c’est trop court, et il y a encore des frustrations. Outre Logan, j’aurais aimé une meilleure conclusion pour Nicole par exemple, ou une scène de plus pour Weevil.

M’enfin, j’ai bien compris le message cette fois : be careful what you wish for. J’ai terriblement envie d’une saison 5 (ça marcherait mieux qu’un second film, du point de vue de l’histoire et des retours), même sans Logan, mais Rob Thomas a été trop loin dans le vice là, Veronica a beau se reconstruire sans cesse, je comprends qu’elle veuille quitter Neptune une fois de plus. Je n’en reviens pas de cette fin pour LoVe. Une saison à se déchirer, s’aimer et se perdre comme ça ? Je me sens maltraité en tant que fan.

Et le pire, c’est que malgré tout, je sais que je reste un marshmallow.

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Veronica Mars – S04E07

Épisode 7 – Gods War – 17/20
Bon, ben je crois que je n’aurais pas réussi à percer l’enquête de la saison, parce que cet épisode avance bien, mais jamais dans les directions qui collaient avec mes meilleures théories. Tant mieux : c’est d’autant plus savoureux de voir l’étau se resserrer autour d’un coupable que je n’arrive pas encore à désigner. J’aime en tout cas vraiment beaucoup la manière dont la saison est construite, mais là, je me répète, alors hop, je passe au dernier épisode.

Saison 4


Spoilers

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If the desire to murder spring breaker is wrong, I don’t wanna be right.

L’épisode reprend au commissariat où les Mars essaient de faire comprendre à la chef de police les ramifications qu’ils ont trouvé entre Maloof et les mexicains, expliquant au mieux la fusillade. Ce n’est pas efficace du tout, parce qu’elle a déjà décidé de classer l’affaire. Quant à nous, on est bon pour attendre un bon moment avant d’en savoir plus.

De retour chez elle, Veronica reçoit un appel de Logan, qui même s’il est à l’armée pense à lui dire de penser à bouger la voiture avant de recevoir une amende. Bref, il est le type parfait et elle ne veut pas se marier avec lui. Il est le type parfait et elle ne veut pas non plus faire le moindre effort dans sa relation avec lui. A leur manque de communication, on ajoute donc la distance et l’emploi du temps de fou de Veronica.

Elle n’hésite donc pas à abréger leurs rares conversations pour aller au cinéma avec Wallace, qu’elle traîne en plus à une réunion des Murderhead à la place… Non, vraiment, Veronica est une amie que je n’aimerai pas avoir ; je n’ai rien contre les changements de programme, mais elle est vraiment hyper égoïste quand même.

Et puis, elle espionne aussi ses amis : ici, c’est Nicole. Cela la met sur la piste de Penn comme homme capable de poser les bombes : après tout, il était à l’hôtel et possiblement au bar. En plus, écouter Nicole la fait s’interroger de plus en plus sur son choix d’avoir mis son amie sur écoute. Elle décide donc de retirer le micro après en avoir parlé avec Keith, puis prévient carrément Nicole qu’elle avait mis un micro dans son bureau. Celle-ci le prend inévitablement super mal, mais pour le coup, puisqu’elle n’a rien à se reprocher et comme pour une fois Veronica choisit de ne pas mentir, je suis triste que Nicole prenne la décision de virer Veronica.

L’enquête avance soudainement quand Veronica se rend compte d’un nouveau détail, alors qu’elle demande à Matty de répondre à sa mère au téléphone : les clous sont les mêmes dans le magasin où elle a filé Clyde avec Léo, dans la bombe de Comrade Quacks, dans celle de la plage et dans celle du collier. C’est tout.

Léo lui confirme en effet que celles de Sea Sprite et de Perry Walsh n’avaient pas de clous. Bien, est-ce un nouvel argument en faveur de la théorie des deux fabricants de bombes ? Léo en profite aussi pour inviter Veronica au cinéma pour voir The Big Lebowski. Pff. Veronica n’a pas les meilleurs goûts de film, quand même, mais elle lui répond qu’elle en a le DVD et de quoi faire des cocktails. Ce n’est pas pour autant un rencard qu’elle lui dit.

Peut-être, mais Leo n’hésite pas à passer chez elle le soir. Je suis si partagé. J’adore Leo, mais merde, Veronica et Logan quoi. J’ai aussitôt espéré que ce n’était qu’un fantasme de Veronica… et heureusement ça l’était. Elle fait des rêves sympas, mais elle est interrompue, au sein de son rêve, par Wallace. Et ça, c’est moins sympa.

Veronica continue de s’inquiéter pour la santé de son père qui mange des burgers, mais elle lui confie quand même sa nouvelle théorie qui fait sens et explique beaucoup de choses : si Penn a eu des clous dans le dos, ce n’est pas parce qu’il y en avait dans la bombe. Bien au contraire, c’est à cause d’un tableau de Matty, que Veronica a vu dans sa chambre.

C’est ainsi parce qu’on pensait depuis le départ qu’il y avait des clous dans la première bombe qu’on suit une mauvaise piste : oui, Big Dick est le responsable de la première bombe, mais pas des autres. Les autres, ce serait plutôt Penn qui se bat pour retrouver son honneur depuis son intervention télévisée tournée en ridicule par l’innocence des Maloof. Mouais. C’est encore trop simple : on peut aussi avoir une bonne vengeance de Matty, ou tout simplement d’Alex qui semble trop s’en foutre de la mort de sa fiancée.

De son côté, Clyde semble de plus en plus malheureux à bosser avec Big Dick. Il faut dire qu’il lui fait acheter des voitures pour Matty, c’est un job de larbin quoi. Cette voiture, Matty la voit comme une preuve de la culpabilité de Big Dick et elle s’en confie à Veronica et Keith qui lui confirment qu’ils sont de nouveau de son côté dans cette théorie.

La police refuse de les écouter sur leurs théories… jusqu’à ce que la menace d’une sixième bombe tombe. Si le FBI ne croit pas les Mars et préfère aller arrêter un homme que tout le monde pense innocent sur le terrain, la police est bien forcée de reconnaître que la théorie de Veronica sur Penn se tient.

Voilà donc la police qui décide soudainement de se rendre chez Penn pour découvrir qu’il a effectivement des tutos pour fabriquer des bombes. Si la police le considère aussitôt coupable, ce n’est toujours pas mon cas : c’est trop simple, et leurs présences ne prouvent qu’une chose, c’est qu’il s’intéresse de trop près à cette affaire. Le truc, c’est que ça, on le savait déjà. Il n’empêche que la récompense promise en échange de l’arrestation de Penn est vraiment très intéressante pour Veronica qui a remarqué en traînant Wallace chez les Murderheads que Penn était en couple avec Carole, bossant comme bibliothécaire à l’université de Hearst. Facile de le retrouver, ce Penn !

Dans tout ça, Weevil finit par découvrir les liens qui existent entre une des victimes du motel et le boss d’Alonso. Il décide donc d’interroger directement Clyde sur la présence des mexicains, le mettant au passage au courant du danger qui plane encore sur lui. En retour, Weevil gagne le droit de découvrir que son job pour Clyde est fini puis apprend de Claudia que les mexicains en ont après Veronica.

Le problème, c’est donc que les mexicains observent désormais Veronica. Ils attendent tout l’épisode et décident finalement de s’en prendre en elle au moment où elle est le plus isolée, même si elle a un flingue de sorti : quand elle essaie d’arrêter Penn, avec l’aide de son père. Le truc, c’est que Keith a oublié de charger son pistolet, et ça les met sacrément en danger.

Par chance, Weevil décide une fois de plus de venir en aide à Veronica et de lui offrir la protection du gang de motards. C’était moins une et ça a des conséquences assez violentes. Alors, certes, Penn est arrêté, mais ça veut dire que Leo va quitter Neptune dès le lendemain, mais pas sans avertir Veronica que Penn a un passé criminel, finalement. La plus grosse conséquence n’est toutefois pas là. Non, la plus grosse conséquence, c’est que Keith décide d’arrêter définitivement de bosser comme détective privé. Et puis, tout va vite, mais j’ai envie de parler de Weevil, parce que je suis si content de la manière dont il fait volte-face dans l’épisode !

En rentrant chez elle, Veronica retrouve contre toute attente – ou presque – Logan et elle accepte cette fois sa demande en mariage. Enfin ! C’est logique : elle est soulagée de ne pas avoir couché avec Leo et elle a pensé à Logan au moment de peut-être mourir à cause des mexicains. Voilà donc le happy end tant attendu pour le couple… un épisode trop tôt. C’est si mauvais signe.

L’épisode n’est pas encore terminé, cela dit : Keith décide d’avertir Clyde qu’il pense que Big Dick est responsable de la première bombe. Cela permet à Clyde de se retourner contre celui qui l’emploie : il décide de balancer son nom aux mexicains, grâce à la complicité de Weevil. Eh, ça se tient.

Sinon, dans les choses qui ne servent pas à grand-chose mais tout de même : Maloof a en tout cas survécu à l’attentat et sa mère décide de payer les Mars ; Wallace a obtenu un nouveau poste dans un autre lycée. Quant aux cliffhangers, ils sont très bons : Penn veut embaucher les Mars en passant par son avocat, parce qu’il jure qu’il n’est pas le tueur (et je le crois) et Matty trouve le moyen de s’infiltrer chez Big Dick dans un mouvement digne de Veronica. Le seul problème, de taille, c’est qu’elle a oublié la sécurité et les caméras chez Big Dick qui fait demi-tour aussitôt qu’il l’aperçoit chez lui… Arf, tu aurais dû laisser faire Veronica si tu le pensais vraiment coupable.

En tout cas, elle agit là comme une innocente. Il ne me reste plus que les Maloof comme suspects pour les autres bombes… mais sans motif autre que la vengeance ? Ou Nicole. Ou la fraternité de l’épisode précédent, totalement oublié dans cet épisode. Cette saison m’aura bien baladé…