True Lies – S01E03 – Separate Pairs – 18/20

Bien, je crois que ça y est, la série trouve vraiment son équilibre avec cet épisode qui s’attarde davantage sur les personnages secondaires, tout en continuant de maîtriser impeccablement son rythme et son humour. Les acteurs sont géniaux, les personnages attachants, l’écriture dynamique et ça permet de proposer un très solide épisode oscillant entre humour et action. Tout ce qu’on aime, donc.

Spoilers

Helen et Harry ont des problèmes d’argent, même s’ils sont parfois milliardaires.


You shouldn’t drive and shoot at the same time, it’s in the training manual

Par accident, cet épisode s’est lancé en VF sur Disney + quand j’ai voulu le regarder. J’ai tendance à vouloir croire en la bonne foi des VF et à vouloir les défendre, mais sérieusement, quel échec la traduction du générique qui gomme totalement le nom de la série et retire le dialogue au profit d’un quasi-monologue (y avait aucune raison qu’elle ne parle pas plus que ça ou n’intervienne pas à la fin pour compléter « pour le meilleur et pour le pire »). Parfois, je me dis que je me suis trompé de métier. Bref, la critique de l’épisode, peut-être ? Clairement, je passe en VO, hein.

Sous couverture | L’ingénieur | Luther & Maria | Le casino | La fin de mission

Sous couverture

Les Tasker se retrouve avec un problème de plomberie, parce qu’ils ont rafistolé le lave-vaisselle avec du scotch. Oui, alors forcément, du scotch sur un tuyau, c’est rarement efficace, hein. Ils ont beau être des espions, ils sont toujours dans la merde financièrement : risquer leur vie ne rapporte rien de plus que ce qu’ils gagneraient dans leur vie quotidienne de couverture. C’est une jolie manière de faire des économies pour les gouvernements ça.

Helen ne comprend toutefois pas comment se concentrer sur le sauvetage du monde avec tous les problèmes qu’ils ont dans le quotidien – une jolie manière de nous parler de la charge mentale de mère de famille quand un père est capable de « compartimentaliser » sa vie professionnelle et sa vie perso. Ben oui. Et encore, il n’est même pas question de Dana et Jake pour l’instant. En tout cas, Ginger Gonzaga continue de me faire rire bien trop simplement : j’ai adoré sa tête quand elle se prend de l’eau sale sur la tronche. La pauvre. C’est la vie sous couverture, ça.

Elle continue de gérer comme elle peut la situation, envoyant les enfants chez les grands-parents pendant que le plombier assure qu’ils auraient dû faire des réparations au moins un an auparavant. Bref, toute la plomberie est fichue, les Tasker ont des problèmes d’argent et tout ça va obséder Helen pendant tout l’épisode.

De son côté, Harry se rend au travail pour mieux… devoir gérer sa mission sous couverture. Je me demandais ce qu’il en était, mais on nous confirme que les agents sont certes des espions, mais ils font aussi du vrai travail de vendeur d’informatique, avec un rapport mensuel à fournir pour que la boîte puisse tourner. C’était rigolo à voir, mais je ne doute pas que les intelligences artificielles s’en chargent en 2023. Cela dit, la série gère bien la comédie grâce à ça.

J’adore vraiment le côté couverture à maintenir tout en sauvant le monde. Pendant l’épisode, on voit ainsi Helen donner un cours à distance en prétendant être malade, pour mieux retirer son pull deux minutes plus tard et révéler une robe magnifique pour partir à une soirée où elle devra être milliardaire. Incroyable. Milliardaire ? Ouais, il va falloir que j’entame la critique de l’intrigue d’espionnage de l’épisode à un moment.

Sous couverture | L’ingénieur | Luther & Maria | Le casino | La fin de mission

L’ingénieur

L’épisode commence par une scène un brin choquante, avec une attaque terroriste en plein milieu de Zurich, perpétrée par un certain « Ingénieur », en 2017. Deux ans plus tard, Omega a mené une mission à Prague pour tenter de le retrouver. C’est par cette opération souricière que la série reprend, Omega travaillant avec un certain Ian du MI-6.

J’ai beaucoup aimé cette manière de nous présenter la situation de la mission, c’était rapide et efficace. Tout aussi rapide et efficace était la manière d’intégrer une backstory faisant de Maria et Luther un couple. Je ne m’y attendais pas forcément à ce qu’on nous sorte que ça se soit déjà fait avant – ou qu’on nous présente si vite dans la série une mission qui est un échec pour la super équipe d’Oméga. Celle-ci n’a absolument pas changé depuis 2017.

Ouep, c’est un échec : Ian meure, tué par l’ingénieur et celui-ci court toujours. On comprend donc qu’il sera au centre de ce nouvel épisode. Gib annonce rapidement au reste des agents qu’ils ont une piste pour retrouver l’ingénieur, qui vend une arme nucléaire miniature désormais. Contre toute attente, pour mener à bien la mission, Gib demande l’aide d’Helen.

Si Luther et Maria se retrouvent à devoir bosser dans un casino, pour s’assurer que l’acheteur de la bombe – Pieter Voss – perde l’argent dont il a besoin, Gib demande à Helen et Harry de jouer un couple riche qui jouent et gagnent au casino. C’est rigolo : Omega se sert totalement d’Helen et Harry sur ce coup, ils ont besoin d’agents jouant un couple, et hop, ils utilisent un vrai couple.

C’est assez crédible comme manière de faire, en vrai, et c’était très top de voir les agents partir en mission ensemble. La série gère bien les choses aussi pour intégrer chaque personnage, on nous remet leur nom à l’écran et tout, ça marche bien.

Sous couverture | L’ingénieur | Luther & Maria | Le casino | La fin de mission

Luther et Maria

Traquer l’ingénieur ramène Luther à son passé, et c’est surprenant. C’est une bonne manière de développer les personnages secondaires, ce qui est exactement ce que j’espérais à la fin de l’épisode précédent, après tout : Luther se confie ainsi à Harry sur sa rupture avec Maria. Elle a eu lieu juste après la mission en 2017, et il semble clairement ne pas avoir compris pourquoi ils ont rompu.

Reparler de l’ingénieur semble lui donner envie de réenvisager sa relation avec sa collègue. C’est la pire idée du monde, Harry le sait, il le sait, mais il en a quand même envie. Du coup, une fois qu’ils partent en mission et se retrouvent à bosser que tous les deux, il aborde le sujet, demandant à Maria pourquoi elle ne veut pas se remettre avec lui.

La série propose alors un running gag avec les agents qui sont en permanence écoutés à la radio par Gib, qui entend tout quand ils s’embrassent en 2017 et tout quand ils parlent de leur couple en 2023. Le pire, c’est que même en le sachant, Luther continue d’évoquer leur relation, tout en essayant de se connecter au réseau de caméras du casino depuis le toit. Ils y arrivent évidemment.

Par contre, ils manquent de se faire surprendre par un employé du casino qui sort sur le toit pour fumer, les forçant à… s’accrocher au rebord du toit pendant deux minutes. « Interesting choice », effectivement, mais bon humour. Ils survivent évidemment et la conversation continue pour la suite de la mission, avec Gib les pressant pour qu’ils règlent le problème entre eux afin de continuer à faire du bon boulot.

C’est un peu gros que Luther revienne six ans après sur leur relation, là.

Sous couverture | L’ingénieur | Luther & Maria | Le casino | La fin de mission

Le casino

Harry et Helen peuvent donc entrer réellement sous couverture, et c’est excellent à voir. On commence par les découvrir à l’hôtel où ils se changent et enfilent des vêtements tellement chers qu’ils pourraient suffire à rembourser tous les frais de plomberie – ou les années fac de leurs enfants. C’est une excellente chose, en vrai, que de nous montrer à quel point tout ça obsède Helen.

D’abord, ça fait de l’humour pour l’épisode, et de l’humour bien senti – les louboutins magnifiques qui lui font mal aux pieds, par exemple. Ensuite, ça permet de nous montrer qu’ils vivent une vie de rêve quand ils sont sous couverture, malgré les risques. Et puis, la série en profite aussi pour leur fournir de jolies fringues. Oui, s’ils sont bien habillés, c’est parce qu’ils interprètent à présent des milliardaires : Harry serait un riche financier et Helen sa femme-trophée, une mannequin de maillot de bain.

Cela ne lui plaît pas tellement et quand ils approchent le couple dont ils doivent provoquer la faillite, Helen comprend que Tiffany, la femme, ne restera pas à leur table de casino si elle rencontre une autre femme-trophée. Helen en profite immédiatement pour improviser et déglinguer leur couverture en une phrase : elle inverse son faux job et celui d’Harry. C’était excellent à voir, même si ce genre d’improvisation reste peu crédible dans le cadre d’une agence d’espionnage qui a dû dépenser des fortunes en création de couverture.

Oui, mais voilà : Helen est novice alors ça passe. Et puis, un bon espion improvise forcément pour mieux gérer une mission. Elle se révèle excellente à ça, gagnant rapidement l’amitié de Tiffany, puis de son mari Pieter. Grâce à Helen, Harry est relégué au statut de mannequin, mais aussi à celui d’espion de seconde zone, franchement. C’est elle qui porte toute la mission, donnant un second rendez-vous crédible au couple, puis, lors de ce second rendez-vous, arrivant à fluidifier tous les mouvements du couple vers les tables où Maria et Luther sont sous couverture comme croupiers.

C’est aussi elle qui remarque que chaque fois que Pieter Voss retourne chercher de l’argent car il se fait plumer, il y a un autre homme qui va en chercher aussi. Si elle utilise cette info pour faire de l’humour, n’importe quel téléspectateur comprend qu’on tient là l’ingénieur.

Pourtant, les espions ne s’en rendent pas compte, trop occupé qu’ils sont à plumer Pieter. En vrai, c’est absolument horrible comme intrigue : je sais bien que Pieter est un méchant, mais Harry le pousse à faire tous les choix qui le poussent à la faillite. Et lui, il n’est pas sous couverture, c’est son vrai argent quoi. Bon, bien fait, c’est un méchant… sauf qu’on ne le voit jamais vraiment comme ça dans l’épisode. Il est juste un homme riche qui se fait plumer au casino, quoi.

Inévitablement, Pieter s’énerve d’avoir tout perdu et finit par se retourner contre Harry qu’il tient responsable de sa ruine. Non seulement, il le tient pour responsable, mais en plus, il l’est. Sérieusement. La situation dégénère un peu quand il sort une arme pour menacer Harry et passer ses nerfs, mais Harry est un bon agent capable de gérer ce genre de stress, contrairement à Helen qui ne l’aurait pas pris comme ça du tout – d’ailleurs, elle panique le lendemain quand elle l’apprend.

Bref, Harry parvient à faire ce qu’on attend de lui : il rassure Pieter et se met dans une situation où il est capable d’avoir plein d’informations sur l’arme nucléaire. Il assure que Gloria (c’est-à-dire la couverture d’Helen) pourra le rembourser et qu’ils vont pouvoir lui soutirer de l’argent. Bim, problème réglé.

Sous couverture | L’ingénieur | Luther & Maria | Le casino | La fin de mission

La fin de mission

C’est une jolie théorie pour régler le problème. En pratique, en revanche, c’est autre chose : le lendemain matin, Helen et Harry retrouvent le cadavre de Pieter dans sa chambre d’hôtel. Ils comprennent rapidement qu’il s’est fait doubler et doutent que cela puisse venir du Cap, où sont ses boss.

Cela pourrait être un vrai problème, mais ça n’en est pas un : Helen parle enfin du type qu’elle a repéré la veille et qui s’avère effectivement être l’ingénieur, la reconnaissance faciale le confirme rapidement en l’identifiant à plusieurs endroits stratégiques où l’Ingénieur a fait ses coups terroristes. Et en plus, Gib le repère encore dans l’hôtel, qu’il est en train de quitter.

Tous les agents se mettent aussitôt à sa poursuite en voiture, sachant qu’il a une arme nucléaire dans la sienne et qu’ils ne peuvent surtout pas provoquer d’accidents. Cela complique la situation pour eux, forçant même Maria et Luther à placer leur voiture entre celle de l’ingénieur et un camion. C’est un joli accident de voiture que propose la série : la voiture de l’ingénieur n’a rien, Maria et Luther survivent.

Par contre, derrière eux, il y a Harry et Helen. C’est elle qui conduit et elle est un peu choquée, ça se sent. Harry voulait la protéger et la laisser en arrière, mais elle a insisté pour conduire afin qu’il puisse tirer si besoin. J’adore le running gag du manuel d’instructions qu’Helen doit lire en permanence – j’aimerais bien qu’on puisse en avoir un aperçu, parce qu’elle s’y réfère en permanence et que c’est toujours à des moments inattendus pour faire passer de l’humour.

Bon, la situation n’est pas hyper humoristique là : Harry et Helen pourchassent l’ingénieur qui n’hésite pas à leur tirer dessus. Gib rappelle à Harry qu’il ne doit surtout pas tirer et qu’il faut donc trouver un autre moyen de l’arrêter, pour éviter une explosion nucléaire. Il n’en faut pas plus pour qu’Harry décide de sauter de sa voiture en marche vers celle de l’ingénieur.

Bref, heureusement qu’Helen était là pour conduire, finalement. Tout est évidemment bien qui finit bien, l’ingénieur est arrêté par toute l’équipe d’espions et Ian est ainsi vengé, en très grande partie grâce à Helen.

Oh, suite à l’accident de voiture, Luther a besoin d’être hospitalisé tout de même, parce qu’il s’est cogné la tête. Comme il était dans la voiture avec Maria, ça leur permet aussi d’avoir le temps de conclure leur dispute de l’épisode. Maria finit par reconnaître qu’ils étaient une bonne équipe ensemble, quand ils étaient en couple. Elle explique aussi que c’est la raison de leur rupture : elle avait trop peur de perdre quelqu’un qu’elle aime et a préféré le chasser de sa vie. La révélation est exactement ce que Luther attendait, mais il s’endort à cause des sédatifs avant de l’entendre. Dommage, quand même.

Il est donc temps de conclure la mission sous couverture, pour reprendre la couverture de la vraie vie. Helen m’a fait rire à dire au revoir à chacun de ses vêtements, mais j’ai surtout aimé voir Harry s’occuper du problème de plomberie qu’ils avaient, comprenant qu’il s’était trop reposé sur Helen quand il partait en mission pour tout régler.

C’est donc Omega qui réparera leur plomberie : normal, le système de sécurité mis en place par la boîte pourrait être détruit par la moisissure. Bref, le problème est réglé… Harry et Helen peuvent donc profiter d’un joli bain de billets. Je les adore, je crois.

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True Lies – S01E02 – Public Secrets – 16/20

La série continue dans la lancée de son premier épisode : c’est divertissant, l’humour prend bien grâce à un jeu d’acteurs efficace et la dynamique ne se limite pas à un duo. Je reste frustré par le fait que nous sommes au tout début d’une histoire et que j’ai envie d’en voir beaucoup plus que ce qui est proposé pour le moment. Tous les ingrédients sont là pour un cocktail réussi, je ne m’inquiète pas trop : je vais vraiment aimer.

Spoilers

Helen obtient sa première vraie mission.


Who wouldn’t love a professional glass of champagne?

Oui, non seulement, je rate la diffusion américaine, mais en plus, je suis en retard dans la diffusion française ! C’est donc deux critiques pour le prix d’une ce soir, cette nuit à ce stade. Et tant mieux ! Cela me permet de constater que j’adore déjà que ce soit une série avec un petit discours récapitulant l’idée de la série au début de chaque épisode.

La mission de la semaine | Direction l’Espagne | Ximena | L’autre Harry | Helen & Ximena | Une conclusion réussie

La mission de la semaine

Helen n’est pas encore prête à être une super espionne, même si elle est déjà bien meilleure que je ne le serai jamais ! Le premier gag de l’épisode est donc de la voir effectuer un entraînement qu’elle juge déplorable qu’il est terminé : elle est capable de passer une grande partie des rayons laser à éviter, mais finit par déclencher une alarme. Aussitôt après, un homme de main vient l’attaquer. Dans le combat, elle finit totalement étranglée par celui-ci… sans réussir à s’en dégager.

Certes, ce n’est pas le meilleur des entraînements et Luther n’y va pas de main morte avec elle, mais elle s’en tire déjà bien, je trouve. Elle est souple, agile, sait se battre, elle fera une super espionne, c’est sûr.

En attendant, le couple est malgré tout convoqué pour une réunion où Helen se voit confier sa première mission. La boss lui assure que c’est bien un début lent pour une espionne, mais ça n’a pas l’air de l’être. La mission ? Une attaque épidémique menace toute l’Europe, l’équipe doit donc trouver un cryptographe et le déchiffrer, à l’aide d’une certaine Ximena Diaz. C’est une ancienne partenaire d’Harry, et vu comment ça le gêne, on sent direct qu’il y aura une belle tension amoureuse entre eux, histoire d’énerver Helen.

Seulement voilà, c’est la seule à pouvoir déchiffrer le code et stopper l’attaque. Il est donc impératif qu’Omega la retrouve avant les autres – y compris avant la CIA. En plus, la mission propose à Helen d’aller en Espagne sous couverture pour participer à une énorme conférence de linguistique. Le rêve, pour elle. En théorie. En pratique, Helen culpabilise désormais de devoir mentir à tout le monde dans sa vie. Elle a toujours rêvé de pouvoir aller à ce genre de conférence, mais maintenant, il est compliqué d’en parler car tout sera lié à Omega.

Il faut pourtant qu’elle prenne l’habitude de mentir, ou plutôt d’omettre comme le suggère Harry. On voit vite les limites du truc : Jake, leur enfant, remet vite en question la cohérence du voyage pour les deux parents ensemble alors que c’est pour le travail de leur mère. Le couple s’en sort comme il peut, puis parle de tout ça dans la chambre – l’occasion d’apprendre que toute la maison est truffée d’armes, gadgets et chambre forte. Harry réconforte sa femme comme il peut, avant de recommencer à lui mentir quand il est question de Ximena. Il m’a fait rire à mentir juste après avoir souligné à quel point il est cool de pouvoir enfin être honnête entre eux.

Oui, la salle de bain est une chambre forte, et Harry n’hésite pas à l’utiliser quand Gib vient les chercher le lendemain et demande à son ami si sa femme est au courant pour Ximena. Elle ne l’est pas évidemment, et nous non plus à vrai dire. On finit par le savoir quand on aperçoit une photo de l’espagnole et qu’on apprend qu’elle est une ex d’Harry. À peu près.

Harry prend la décision merdique de garder le secret sur son flirt qui date d’avant le mariage et se rend donc en Espagne avec Helen. Elle m’a fait rire à les surprendre dans la salle de bain, mais c’était chouette que le voyage ne traîne pas plus que ça.

La mission de la semaine | Direction l’Espagne | Ximena | L’autre Harry | Helen & Ximena | Une conclusion réussie

Direction l’Espagne

En attendant qu’Harry puisse rencontrer Ximena, Helen doit jouer les professeurs. Elle s’installe à l’hôtel où elle s’inquiète inévitablement pour ses enfants, au point de forcer son mari à activer le protocole « Orange » avec Mrs Myers. J’imagine que tout cela finira par mener à de vraies intrigues pour les adolescents, mais pour l’instant, il semble surtout que ça jouera la carte de l’humour et de la surveillance exacerbée d’adolescents.

On y reviendra, mais l’épisode avance vite : Harry continue de ne pas évoquer Ximena, mais il rencontre rapidement Harold lors de la conférence linguistique. Harold est l’ex de sa femme, il est polyglotte lui aussi et semble avoir encore plein de private jokes avec Helen. C’est terrible comme Harry est immédiatement jaloux parce qu’il ne sait que peu de choses sur cet ex, contrairement aux autres, et parce qu’Helen est toujours au courant de ce qu’il fait. Bref, le couple recommence à se prendre le chou pour rien.

C’est amusant – et ça amuse aussi ses collègues, à commencer par Gib. Cela dit, ça donne aussi des répliques à Maria et Luther. Je commence à apprécier Maria comme ça, elle semble n’avoir que des répliques pour se foutre de la gueule des autres, et j’apprécie toujours ce genre de personnages dans les séries. Pas dans la vie, non.

La mission de la semaine | Direction l’Espagne | Ximena | L’autre Harry | Helen & Ximena | Une conclusion réussie

Ximena

Harry est obligé de laisser Helen seule cependant, parce qu’il a rendez-vous avec Ximena. Celle-ci est toujours aussi sexy et m’a bien fait rire à agir avec Harry comme au bon vieux temps, le chauffant immédiatement. La douche froide est rapide pour elle, par contre : il n’est là que pour le travail et pour déjouer une action terroriste après tout. Il lui remet une clé contenant tout le code à déchiffrer, lui donne rendez-vous le lendemain à 14h et s’assure pour qu’elle puisse s’enfuir quand le FLI, les ennemis, les surprend.

Tout se passe comme sur des roulettes, quoi. Le seul truc qu’il n’avait pas prévu, c’est que ça mène Harry directement à une réunion avec toute l’équipe le lendemain, y compris sa femme. Si Gib prend soin de montrer la tête des méchants, il évite évidemment de montrer Ximena. Helen comprend vite qu’il y a anguille sous roche et elle insiste pour voir à quoi elle ressemble.

Elle n’est pas déçue du voyage, les images de l’opération de la veille montrant Harry dans toute sorte de positions un rien compromettante, laissant sous-entendre qu’il y a plus que des relations professionnelles entre Ximena et lui. Quand Helen le confronte, Harry en profite pour ramener la discussion à Harold. Ils sont heureusement interrompus par Mrs Myers qui continue la surveillance des ados et apprend qu’ils comptent se rendre à une soirée organisée par un type peu fréquentable selon des critères d’adultes. J’ai aimé voir Harry expliquer que c’est exactement la raison pour laquelle il ne souhaite plus espionner ses enfants, mais c’est sans compter sur Helen.

Et sans compter sur le travail. Le travail est une bonne excuse pour remettre à plus tard la dispute de couple, mais elle a une belle manière de se rappeler au couple de la meilleure des manières : Harold retrouve Helen quand elle est avec Harry, et il l’invite à boire du champagne pour célébrer l’intervention qu’il lui a négociée à Harvard. C’était amusant juste ce qu’il fallait sans pour autant être lourd, surtout que de son côté, Harry avait de nouveau rendez-vous avec Ximena.

Celle-ci débarque au lieu de rendez-vous en moto, et elle se croit clairement dans une publicité. La publicité tourne au film d’action rapidement quand elle comprend qu’elle est suivie. Elle est heureusement couverte par Omega. Les agents font ce qu’ils peuvent pour la protéger – mais ça finit en course poursuite avec Harry qui est forcé de voler une moto pour mieux aller la faire s’écraser contre les assaillants de Ximena.

Inévitablement, Helen ne peut s’empêcher d’être un brin jalouse quand elle apprend que son mari a failli sacrifier sa vie pour « la mission », la mission étant aussi Ximena, comme par hasard. Elle change vite d’obsession quand elle apprend que sa fille se rend à sa soirée avec un autre adolescent qu’elle embrasse et qui la fait monter dans un « bolide jaune ».

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L’autre Harry

L’appel de Mrs Myers est rapidement interrompu par Gib qui explique à Harry que les types du FLI – Front de Libération International – sont dans leur hôtel, à la recherche d’un Harry. Il ne comprend pas bien le bulgare, putain passez l’appel à Helen, mais il est flippé et prévient le couple qu’ils sont en danger. Seulement, ils ne le sont pas : Harry donne un flingue à Helen et on fait durer longtemps le suspense, mais finalement, ce qui était évident finit par arriver… Les bulgares en ont après Harold.

Bon, ce n’est pas exactement ça : Ximena s’est retrouvée au téléphone avec lui par accident pendant que le FLI écouter ses appels, parce qu’elle a cherché à joindre Harry à l’hôtel. Simple, mais ça aurait été plus efficace si Harry n’avait pas fait une crise parce qu’Harold avait le même nom que lui dès le début de l’épisode. C’est un peu dommage pour le suspense, ce genre de situation.

Il n’empêche qu’Harry, Maria, Luther et Gib partent aussitôt en mission sauvetage d’Harold. C’est un peu gros : pendant qu’ils font ça, Helen se retrouve seule à devoir gérer le cas Ximena. Ils auraient pu diviser l’équipe de manière plus cohérente sachant qu’il y avait une débutante avec eux, mais admettons. C’était marrant de mettre en scène les deux membres du couple à la rescousse de l’ex de l’autre.

Après, côté Harry, j’ai un peu de mal avec les scènes d’espionnage et d’action de la série, parce que pour l’instant, je trouve que ça fait toujours forcé quand ils sont en équipe, surtout que Luther et Maria font vraiment de la figuration à côté de lui. Ce serait sympathique d’avoir des missions différentes pour eux… Mais eh, ce n’est que le début de la série, c’est normal, je suppose.

Ainsi, la scène d’action de ce côté de l’épisode ne m’a pas trop plu. À vrai dire, elle est vite évacuée : Gib coupe le courant grâce à une intelligence artificielle (la nouvelle réponse à tout, comme quand on « appelait Internet » dans la VF d’X-Files) et bim, tous les figurants sont à terre, il ne reste plus que le grand méchant. Celui-ci est mis à terre par le drone de Gib. En fait, Gib, c’est l’homme à tout faire de la série, quoi.

Bref, l’essentiel, c’est qu’Harold termine bien en vie et peut ainsi papoter avec Harry, découvrant qu’il est un agent secret. Harold révèle au passage que c’est Helen qui l’a largué, parce qu’il avait beau parler trente langues, il était incapable de parler la sienne. Jolie formulation.

La mission de la semaine | Direction l’Espagne | Ximena | L’autre Harry | Helen & Ximena | Une conclusion réussie

Helen & Ximena

Comme je le disais plus haut, pendant ce temps, Helen part à la recherche de Ximena. Cette dernière a utilisé un code secret pour faire en sorte de pouvoir rencontrer Harry dans un lieu sécurisé qu’ils connaissent bien – c’est celui où elle est tombée amoureuse de lui. Dur pour Harry de se décider à envoyer Helen là-bas, mais il n’a pas trop le choix.

Bien sûr, quand elle arrive, Helen – qui a un gadget pour déverrouiller la porte – n’a pas trop le temps de se présenter. Elle est immédiatement attaquée par Ximena. La courte scène d’action est efficace parce que la chorégraphie laisse la place à l’humour. Bien sûr, il y a aussi un enjeu important : Helen se retrouve dans la même position que lors de l’entraînement au début de l’épisode. Plutôt que de viser les yeux comme lui avait suggéré Harry, Helen décide de s’attaquer à l’oreille de Ximena.

Le coup est surprenant, et cette surprise permet à Helen de se présenter. Elle gagne rapidement la confiance de Ximena à coup de compliments et d’infos sur sa relation avec Harry. Ainsi, Ximena peut lui donner le code enfin décodé, tout en prenant le temps de parler avec elle. C’est joli : Helen apprend que son mari a brisé le cœur de Ximena après un seul baiser, parce qu’il avait rencontré Helen.

C’est un peu triste pour Ximena : elle est heureuse qu’Harry soit tombé amoureux d’une espionne et pas d’une femme de banlieue, décrivant au passage exactement la vie d’Helen avant de devenir espionne. L’humour est hyper basique, mais Ginger Gonzaga le vend toujours aussi bien. Oui, mes critiques vont clairement être juste un long éloge de cette actrice, une fois de plus.

La mission de la semaine | Direction l’Espagne | Ximena | L’autre Harry | Helen & Ximena | Une conclusion réussie

Une conclusion réussie

Après tout ça, Helen peut donc remettre le code à Gib, tout en se rendant sur le lieu de l’opération de sauvetage d’Harold. Une rapide conversation plus tard, histoire qu’il découvre qu’elle est espionne aussi, il va donc avoir le droit d’être débriefé lui aussi… mais probablement pas comme Helen, hein. Gib l’emmène loin du couple, qui peut ainsi se réconcilier sans même avoir besoin de se parler vraiment.

Ce sont les ex qui ont fait tout le boulot de communication dont ils avaient besoin. C’est merveilleux. De retour chez eux, ils peuvent donc reprendre leur vie normale, en étant totalement réconciliés. Il reste à régler le problème de Dana qui a des sorties privées dont ils savent beaucoup de choses, mais pas tout. Dana assure n’être que sortie avec des amis, un pluriel un peu vague… Mais quand Mrs Myers débarque, c’est pour mieux assurer aux parents que la clé USB qu’elle leur tend contient des documents qu’ils n’ont probablement pas envie de voir car ça les rendrait inconfortables.

La fin est amusante : elle a juste le bon dosage d’humour à nous montrer des parents qui veulent rester cool en laissant une vie privée à leur fille… et une curiosité qui les pousse à tout vouloir savoir.

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How I met your father – S02E07

Épisode 7 – A Terrible, Horrible, No Good, Very Bad Valentina’s Day – 14/20
Un épisode terriblement prévisible de bout en bout, mais dans le bon sens du terme, si tant est qu’il y en ait un. La structure de l’épisode avait un petit côté rassurant et habituel, en fait, donnant presque l’impression d’être à la maison. Il n’y manque que des personnages mieux écrits ou plus attachants, parce que c’est vraiment le souci que la série continue de subir.

Spoilers

Tout le groupe d’amis raconte ses St Valentin les plus marquantes.

Is it a fresher take if I hate Svalentine’s Day ?

Est-ce que c’est normal si le moment où je trouve Kim Cattral la moins gênante, c’est quand elle danse seule dans son salon avec une peluche ? Je pense que non, et c’est problématique tout de même. De toute manière, je le dis à chaque critique, vous commencez à avoir l’habitude.

On évacue très vite cette intrigue, fort heureusement, pour en revenir au passé de la série, et donc notre présent. La série propose alors un épisode de St Valentin assez classique, mais au format qui me plaît habituellement : tous les personnages sont au bar et passent la soirée (ou un moment en tout cas) à se raconter leur pire St Valentin.

L’idée de base est simple, mais je trouve que c’est typiquement ce qui manque depuis la saison 1 : des moments où les personnages sont ensemble, vraiment, à se parler, apprendre à se connaître et échanger des blagues. Dans le fond, c’est quand même le genre de scènes qui fonctionnaient le mieux avec la série d’origine – les voir assis au bar, à leur place, quel plaisir. Là, le bar, ils y passent, mais ça n’a jamais la même chaleur ou la même énergie. Il faut dire qu’ils n’ont même pas de quoi tous s’asseoir autour d’une même table, ou de quoi tous poser un verre… C’est peut-être un problème de placement dans l’espace : nous ne sommes jamais près d’eux ; ils sont toujours assis sur des canapés à nous faire face, mais nous ne sommes pas avec eux autant qu’on pouvait l’être avec Ted, Lily, Marshall, Robin et Barney.

Bon, en parlant de chaleur, tout l’épisode se lance quand Ellen débarque avec son cadeau de St Valentin : une structure en glace. Le problème, c’est que Rachel ne peut finalement pas être là pour ce jour spécial – et tous les amis d’Ellen insiste pour dire que ce n’est pas forcément une journée spéciale ; et même que ça peut être une journée nulle.  

Ellen veut évidemment tout savoir de l’histoire de Sophie, qui se met en avant comme ayant eu la pire expérience de St Valentin. Elle compare alors la situation de son amie trentenaire… à une St Valentin où elle avait 8 ans ?? Je suis du côté d’Ellen quand elle lui indique qu’une histoire prépubère ne peut pas fonctionner, mais qu’est-ce que j’ai aimé ensuite le clin d’œil à Lizzie McGuire quand Sophie en raconte une de son adolescence… C’est ce genre d’humour un peu méta qui peut fonctionner sur moi, surtout avec un tel casting (et on l’avait un peu parfois avec Lily). Le problème, c’est que ça me fait regretter encore plus que le revival ne puisse pas avoir lieu à cause de cette série médiocre.

C’est ensuite au tour de Charles de nous raconter sa St Valentin la plus atroce. Il est stoppé par Valentina, qui assure n’avoir eu que des St Valentin réussies, mais qui n’a surtout pas envie d’écouter l’histoire à mourir debout de son ex. Il est vrai que Charles a une manière de raconter son histoire qui est longue et soulante, avec des détails et descriptions pas bien utiles. C’est l’occasion de me rendre compte que ça ne me dérangerait pas dans la vraie vie d’avoir ce genre de discussions, mais dans une sitcom, hein, non merci.

Si Valentina assure passer des St Valentin parfaites, c’est parce qu’elle les passe généralement avec Sophie. On découvre alors le jour où les deux amies se sont rencontrées, en se rendant le jour de la St Valentin devant même la chambre universitaire, imaginant que l’autre fille se rendait voir Todd. Ben oui, Todd est le colocataire de Brendan, leur copain à toutes les deux.

C’est fou comme ça marche bien quand on peut se moquer des personnages – mais en même temps, cette origin story pour l’amitié de ces deux-là est sympathique. Les voir dégommer un vélo avec des battes de baseball ? Cela ne pouvait qu’être le vélo d’un autre. Tout est clair et limpide dès le début de la scène : on sait comment va se dérouler toute leur intrigue, peut-être aussi parce que je suis habitué à la manière de raconter les histoires de ces producteurs (juste, j’ai l’habitude que ça se fasse avec de meilleurs personnages).

En tout cas, on découvre la Svalentine’s Day, le St Valentin de Sophie et Valentina. Mouais, même le néologisme est tout naze. Forcément, Ellen n’est pas heureuse de cette histoire, par contre, parce que ça ne la fait pas se sentir mieux d’entendre les bons sentiments amicaux des deux trentenaires qui se sont trouvées sur une St Valentin. C’est donc ensuite son frère qui se colle au délire du jour. Lui aussi nous raconte son enfance – j’imagine que c’est un moyen facile pour les scénaristes de nous présenter enfin certains personnages sous un jour différent.

Les rencontrer comme ça est une manière agréable d’apprendre à les connaître et d’accrocher davantage à ces personnages – le look de Valentina, l’adolescence misérable de Sophie et maintenant le côté loser de Jesse qui le suit depuis toujours. On découvre ainsi que Jesse a en fait l’habitude de dire « je t’aime » trop tôt. Cela arrive trop tard dans la série pour que ce soit parfaitement efficace, je trouve, surtout que ça donne aussi le même côté de fac vieillotte qu’on avait dans HIMYM. Ils auraient pu essayer de trouver un moyen différent de nous introduire tout ça. 

Le pire, c’est que cela énerve Sophie, alors qu’elle est sacrément mal placée pour être vexée. Comment peuvent-ils rester amis si elle passe son temps à se comporter comme une petite amie ? Je ne sais pas, mais ça ne marche pas spécialement leur dynamique, et ça pourrit un peu la série. En plus, les scénaristes font semblant de jouer avec l’idée qu’il pourrait être le père du gosse de Sophie, alors que bon, ce serait naze.

Charles essaie ensuite de raconter à nouveau son histoire, mais personne ne l’écoute vraiment parmi ses amis. Si je suis honnête, je ne l’écoutais pas non plus. Au moins, il est arrêté par Sid qui est dégoûté d’apprendre qu’Hannah ne pourra venir avec lui pour cette St Valentin. Cela semble être un sacré drame pour lui par rapport à la fête commerciale que c’est censée être… et il est temps pour lui de s’embarquer à nouveau dans une histoire du passé : celle qui explique qu’ils se sont mis en couple un jour de St Valentin.

Enfin, en couple… Cela faisait déjà un moment qu’ils étaient ensemble, mais de manière non officielle. À l’approche de la St Valentin essayait de faire en sorte que ça se passe mieux entre eux, mais c’était pour mieux découvrir qu’Hannah faisait une soirée sans lui. Sur place, on se rend compte qu’elle danse en fait avec Drew. Les scénaristes ne savent plus quoi faire pour le faire revenir dans la série à force. Il s’avère donc qu’il était ami avec Hannah et qu’elle faisait en sorte de rendre jaloux Sid pour qu’ils soient enfin en couple. Le piège était aussi prévisible que le reste de l’épisode…

Malgré tout, ça avait un côté familier qui n’était pas désagréable. Dans le même genre, le retour du « have you met » pour introduire Jesse à la drogue ? Je ne sais pas si c’est une merveilleuse idée pour leur série (ou la précédente, d’ailleurs, ça donne l’idée d’un détournement pas dingue), mais ça fonctionnait. Le running gag sur Jesse qui dit « je t’aime » à tout le monde de manière excessive et trop rapide devient également une bonne idée, à partir de cette scène. Cela aurait été mieux de l’amener avant, parce que Sophie et lui ne sont plus ensemble depuis quelques épisodes et c’est bon, quoi, elle est insupportable. 

Avoir Sophie qui explique qu’elle se sentait spéciale parce que Jesse lui avait dit trop vite « je t’aime », ça ne marche pas pour moi. Mais alors pas du tout. La réaction de ses amis, tous plus gênés les uns que les autres, en dit d’ailleurs long sur le sujet… Pour la rassurer, Jesse lui dit qu’elle est tout de même spéciale, parce qu’il est la première à qui il sentait qu’il pouvait le redire depuis Meredith.

Comme il est à nouveau célibataire et Sophie aussi, ça donne une scène toute bizarre. Ils n’ont jamais eu autant d’alchimie et de mignonnerie que dans cet épisode, mais ils ont raté leur timing. Peut-être aussi que ça prouve à quel point Sophie a été idiote de flipper parce qu’il était amoureux d’elle avant qu’elle ne le soit de lui.

Au passage, il faut noter que le souvenir d’enfance de Sophie est peut-être le plus marrant de l’épisode cependant. En effet, elle se retrouve à attirer à son école un pervers, inévitablement : elle colle des affiches avec sa photographie expliquant qu’elle est prête à rencontrer son Daddy. Les producteurs ont toujours eu un problème à régler de ce côté-là, « Daddy’s home », on connait Barney. Elle le raconte à Jesse, qui est surpris de la voir capable d’oublier cet horrible passé et le dépasser en y trouvant le côté positif. En fait, ils se retrouvent à partager une jolie St Valentin ensemble.

Et ainsi, tous les potentiels père du gosse de Sophie ont dit une phrase pendant l’épisode pour indiquer qu’ils aimaient la St Valentin – ce que la Sophie du futur avait proposé dès le départ. Bref, la série force encore et toujours et je n’ai pas envie de voir Sophie finir avec eux – même Ian me semble mériter mieux. Oui, une fois de plus, la série nous promet une autre St Valentin (et donc une saison 3 ?) que Sophie passerait avec Ian.

Quant aux autres personnages, tout est bien qui finit bien : finalement, Hannah arrive à temps pour passer la St Valentin avec Sid, et ils ont un joli happy end ; tandis qu’Ellen reçoit une pizza et un appel en facetime de Rachel, pour qu’elles passent tout de même un moment ensemble. Quiconque a déjà reçu un appel visio dans un bar (et sans écouteur en plus !) sait à quel point ce serait de la merde en vrai, mais on nous dit que c’est mignon et Ellen a porté une grande partie de l’épisode sur ses épaules une fois de plus, alors faisons comme si.

Et oui, je n’ai même pas envie de développer l’histoire de Charles, j’ai trouvé que c’était gênant de bout en bout cette histoire de crème fouettée. Je ne sais pas ce qu’ils ont essayé de faire, surtout avec le majordome, mais j’ai trouvé que c’en était presque problématique. Genre, comme si c’était sorti des années 90, quoi.

The Mandalorian – S03E08

Épisode 8 – The Return – 18/20
Désolé, je n’irai pas plus haut dans ma note de cet épisode final, même si je l’ai vraiment beaucoup apprécié et qu’il devait avoir le budget d’un film – à défaut d’en avoir la durée. La raison ? Eh bien, je trouve que ces quarante-deux minutes vont trop vite pour tout conclure. Tout l’est, bien sûr, mais c’est frustrant de voir que les six premiers épisodes ont ouvert plein de pistes qui auraient pu être développées sur du long terme et qui sont explorées bien rapidement dans ce dernier épisode.

Spoilers

Il est temps de mener le combat pour récupérer Mandalore.

Grogu, I’m gonna need you to be brave for me, OK ?

J’ai bien failli ne pas voir d’épisode ce soir encore, mais après deux jours sans série, je me suis dit qu’il fallait quand même que je remédie à cette pause forcée par les copies qui n’en finissaient plus. Oui, j’ai terminé… jusqu’à demain matin où un autre paquet arrivera sur mon bureau, super. On s’en fout, pas vrai ?

Nous sommes là pour la critique du dernier épisode de la saison, déjà. C’est fou de se dire que nous y sommes déjà alors qu’il ne s’est encore rien passé. Désolé, je suis trop critique : on a eu de beaux moments dans la saison, mais juste, ça a été long à venir. L’épisode précédent nous menait clairement à un final qui devrait faire l’affaire… mais qui est une fin de saison, déjà. C’est arrivé trop vite, après si peu d’épisodes.

Celui-ci nous plonge heureusement immédiatement dans l’action : Gidoeon menace d edétruire toute la flotte Mandalorian, alors Bo-Katan n’a pas d’autres choix que d’en ordonner l’évacuation, quitte à sacrifier son vaisseau-mère. L’action ne s’arrête pas pour autant pour elle : sa fuite est aussi menacée par quelques Stormtroopers. Elle sait y faire face, heureusement.

De son côté, Din Djarin est également mal en point au début de cet épisode. On l’a vu pris en otage à la fin de l’épisode précédent, mais ce ne serait pas une fin de saison passionnante s’il restait prisonnier trop longtemps. C’est donc sans trop de surprise qu’on le voit se réveiller et être capable de maîtriser les deux Stormtroopers qui l’entourent. Oui, oui, seulement deux. Certes, ils ont un lance-flamme qui a la classe et ils mettent mal en point notre héros, mais tout de même, quelle idée de ne m’en mettre que deux.

Contre toute attente, Grogu débarque alors pour sauver son papa adoptif, toujours à l’aide de son IG-12 plutôt qu’à l’aide de la Force. C’était une jolie scène entre les deux personnages, même si les scénaristes ne tirent pas profit du robot qui sait dire « oui », se contentant de signes de tête de la part de Grogu. Heureusement qu’il était fan des boutons.

Concrètement, les retrouvailles fonctionnent sans être trop dans l’émotion, et on peut vite passer à la suite de l’épisode. Din Djarin contacte donc Bo-Katan pour lui donner des nouvelles et obtenir des informations sur la fuite des Mandaloriens – qui annoncent donc au monde le retour de Gideon.

Din Djarin n’est pas ravi de ce retour et il compte tout faire pour qu’il s’arrête au plus vite. De son côté, Gideon compte tout faire pour que Din Djarin périsse de sa main au cours de l’épisode. Au moins, ils sont sur la même longueur d’onde. En revanche, Gideon n’est pas si aidé par ses clones, contrairement à Din Djarin qui peut compter sur Grogu à ses côtés, mais aussi sur l’aide de R5 à distance.

Le petit droid est sacrément pratique pour désactiver des boucliers à distance et donner des informations à Din Djarin. Il ouvre ainsi une voie facile à notre héros, ouvrant un à un les boucliers qui protègent l’accès à Gideon. Din Djarin se retrouve ainsi face à face avec deux Stormtroopers à chaque fois, plutôt qu’avec un groupe plus conséquent. C’est bien pratique tout de même.

Ma foi, ça semble quand même faire pas mal de sport pour lui, mais il s’en sort. R5, en revanche, est gêné dans son travail par de petits robots policiers. Il manque même de se faire arrêter, sauf qu’heureusement pour lui, il sait voler pour s’échapper, après avoir reçu les compliments de Din Djarin. Ce dernier continue de s’enfoncer dans la base de Gideon, découvrant un peu plus son projet et ses clones du moment.

Ce mégalomaniaque a eu la bonne idée de se cloner lui-même. Il n’est pas dit que Din Djarin parvienne tout à fait à l’arrêter s’il y en a tant que ça qui peuvent courir dans la nature – et ça, même si les pods que l’on voit explosent l’un après l’autre. Ainsi, quand Din Djarin se retrouve confronté à un Gideon énervé de voir ses clones détruits alors qu’il allait enfin avoir la Force, le doute m’a pris. L’existence de clones laisse supposer qu’il a un back-up ailleurs, j’ai vu Altered Carbon, merci bien. Pourtant, le combat final a bien lieu entre eux. Alors que Gideon est clairement en train de se faire avoir par Din Djarin, nous découvrons à nouveau les trois Stromtroopers rouges – les Sith troopers, j’ai fait mes recherches depuis la dernière fois, promis.

Ce trio d’ennemis reste bien puissant et difficile à abattre : la tendance du combat s’inverse et c’est désormais Din Djarin qui est mal au point, forçant Grogu à s’en mêler. S’il sauve une fois de plus le Mandalorian (décidément, il n’aura fait que jouer le damoiseau en détresse pendant toute la saison !), Grogu est alors pris au piège par les Sith Troopers, alors que Din Djarin ne peut lui venir en aide, retenu par Gideon. La tension est à son comble.

Pendant ce temps, dans l’espace, le vaisseau-mère des Mandaloriens est bel et bien décimée par Gideon. Heureusement, il y a un héros prêt à se sacrifier pour prévenir les autres de fuir, avant de rester à bord du vaisseau et de prendre en pleine face tout l’assaut de Gideon.

Loin de la bataille spatiale, sur Mandalore, Bo-Katan continue de fuir avec quelques autres Mandaloriens, notamment ceux qu’elle a pu rencontrer dans l’épisode précédent. Elle découvre donc une grotte naturelle, transformée en ferme. C’est très verdoyant et ça sert de lieu de repli en attendant les renforts pour faire face à l’armée de Gideon : tous les Mandaloriens qui étaient sur le vaisseau-mère ont évacué pour participer à cette aventure.

C’est la grande bataille conclusive qu’on n’attendait pas depuis huit épisodes, mais depuis, allez, deux épisodes seulement. Non, je ne leur pardonne pas la perte de temps sur une saison de huit épisodes, je ne m’en remets pas. Forcément, la bataille manque un peu d’anticipation pour qu’on soit pleinement marqué par ce qu’il se passe. Pourtant, on sent bien aux répliques et à la mise en scène excessivement chère qu’il s’agit d’une bataille importante et attendue par les Mandaloriens.

Bo-Katan la quitte pourtant pour venir prêter main forte à Din Djarin : elle e rejoint juste à temps pour permettre à notre héros d’aller s’occuper de Grogu. Din Djarin laisse BO-Katan se battre avec Gideon, parce que c’est un combat qu’on attend depuis un moment (en théorie… en pratique, ça ne fait qu’un épisode quoi) et se précipite pour venir en aide à Grogu. Face aux trois Sith Troopers, Grogu ne s’en sortait pas, malgré IG-12.

Cependant, avec l’aide de Din Djarin et en utilisant la Force de manière de plus en plus systématique, le trio de Sith Troopers finit par être dégommé. Ouf, nous voilà rassuré : Din Djarin va pouvoir aller aider Bo-Katan. Elle aussi ne fait pas tout à fait le poids face à Gideon finalement. Il prend le dessus sur elle et c’est frustrant : il lui dégomme notamment le fameux sabre noir. On nous l’a monté en épingle pendant trop longtemps pour que ce soit agréable de voir le sabre être mis hors service.

Par contre, ça permet une jolie scène où Din Djarin et Grogu viennent en aide à Bo-Katan pile à temps pour lui sauver la vie. Gideon soulignait peut-être que sans gadgets, les Mandaloriens n’étaient rien, mais Bo-Katan lui fait remarquer qu’ils bossent en équipe. Et en équipe, ils sont sacrément forts et mettent enfin à terre Gideon.

Cependant, pour s’en débarrasser définitivement, il faut encore compter sur le crash du vaisseau-mère qui, comme par hasard (ou parce qu’il est bien piloté), tombe pile sur l’ancienne Forge. L’explosion est impressionnante et le petit bouclier de Bo-Katan pour faire face aux flammes m’a bien fait rire. Elle ne peut protéger Grogu et Din Djarin, mais on peut compter sur Bébé-Yoda pour utiliser la Force et créer un joli bouclier qui les protège. Bien sûr, Gideon n’a pas cette chance et meurt dans les flammes.

Tout ça pour ça, donc. Son retour n’aura pas eu le temps de faire beaucoup de bruit, hein. Par contre, il permet à Grogu et Din Djarin d’avancer largement et de devenir des personnages encore plus intéressants à suivre lors d’une potentielle saison 4. En effet, Din Djarin demande à la Forgeronne de faire de Grogu un Mandalorian.

Ce n’est toutefois pas possible, car il ne parle pas encore. Il doit rester un orphelin, sauf si ses parents acceptent d’en faire un apprenti Mandalorian. Cela tombe bien : il a un nouveau papa. Din Djarin demande donc à adopter officiellement Grogu, qui peut alors devenir son disciple. Oui, la saison se termine avec un Baby Yoda qui devient Din Grogu.

C’est mignon et inspirant à la fois, et ça fait plaisir à voir – contrairement au petit montage qui suit et nous rappelle l’existence du Mythosaure, paisiblement endormi dans les eaux de Mandalore. Beaucoup de bruits pour peu de choses ce monstre !

L’épisode n’est pas encore tout à fait terminé, cependant. Alors que Din Djarin part à l’aventure avec Din Grogu pour le former, Mandalore est définitivement reconquise par les Mandaloriens – et par Bo-Katan en particulier. À l’aventure le Din Djarin ? Pas tout à fait encore : il doit d’abord régler quelques détails pour s’assurer une vie tranquille.

Il se rend d’abord auprès du Capitaine Teva pour négocier un deal intéressant : il sera chasseur de primes pour lui, de manière à faire profil bas pour que Grogu ne soit pas trop mis en danger. Din Grogu et Din Djarin se retrouvent ainsi à bosser pour la Nouvelle République, de manière parfaitement officieuse mais, on n’en doute pas, régulière. Ce peut faire une bonne base pour une suite, ma foi.

Une fois cet accord passé avec un Teva qui fait semblant d’y réfléchir, Din Djarin retourne sur Nevarro pour rendre visite à Karga. Il obtient une cabane aux abords de la seule ville de la planète, pour vivre paisiblement en famille, entre deux aventures. En échange, Din Djarin a toutefois un cadeau pour Karga : il a négocié auprès de Teva la tête d’un robot de l’empire pour en récupérer des pièces détachées. Grâce à ça, il a pu sauver IG-11.

La boucle est bouclée, donc, toutes les intrigues de la saison sont arrivées à une conclusion naturelle et on peut terminer sur une scène bien réussie où Din Djarin et Din Grogu profitent d’un moment de calme dans leur nouveau foyer. C’est que ça faisait très fin de série, ça !

EN BREF – Vraiment, c’est frustrant, après autant d’attente (ça se compte en années !) de se retrouver avec huit épisodes qui ont eu du mal à trouver un rythme et une intrigue avec enjeux. Même les mignonneries de Grogu n’ont pas toujours su faire l’affaire… et les deux épisodes de fin concluent beaucoup trop vite toutes les pistes qui étaient ouvertes dans les six premiers épisodes, parce que souvent, il s’agissait de pistes faciles à suivre et peu longues.

Si je ne peux pas bouder mon plaisir face à l’intensité du dernier épisode, je trouve donc quand même qu’on a fait le tour trop vite de cette saison et que la série semblait perdue dans ce qu’elle voulait faire. This is the way, j’imagine.

Quant à une possible saison 4, c’est sur BFMTV que Favreau a confirmé l’avoir écrite… Je ne sais pas pourquoi, j’ai du mal à faire 100% confiance à une chaîne française sur ce genre de scoops. L’avenir nous le dira – mais l’avenir commencera par deux autres séries : Ahsoka et The Skeleton Crew. Ouais, la franchise n’arrête pas de s’agrandir. Espérons juste qu’elle racontera mieux ses histoires.

Quant à l’attente d’ici là, ça pourrait être pas mal que je la comble en tentant de regarder Andor ou la série Han Solo. Peut-être. Un jour ? Ce pourrait être bien car tout ça prendrait la direction d’un gros film crossover au cinéma…