Emily in Paris – S01E08

Épisode 8 – Family Affair – 17/20
Si certains clichés ne sont pas tellement véridiques dans cet épisode, ce n’est jamais qu’un détail au milieu d’une intrigue qui est surtout là pour nous divertir… et qui réussit très bien à le faire, fort heureusement. J’ai beaucoup aimé cet épisode qui me remet un peu dedans avec sa famille française pas très crédible, mais dépaysante tout de même. En plus, la série essaie de montrer qu’elle aura encore des choses à raconter en cas de saison 2, et ça marche plutôt bien.

> Saison 1


Spoilers

On va pas lui montrer nos poubelles non plus ?

Emily a pris la décision d’éviter Gabriel, mais ce n’est pas si facile quand on vit l’un au-dessus de l’autre. Elle aperçoit donc Camille et son béret avec son mec alors qu’elle sort de chez elle et reste un peu trop longtemps chez elle, avant de se rendre compte que ce n’est pas discret et de recevoir un SMS de Camille qui veut déjeuner avec elle.

Emily passe donc sa matinée à stresser, ce qui se voit surtout dans la série avec une énième scène de petit-déjeuner entre elle et Mindy. Non, vraiment, elle a oublié le sport en quelques épisodes Emily. Pourtant, bien des gens ont la passion du jogging à Paris… En tout cas, comme d’hab, on enchaîne les problèmes d’Emily avec ceux de Mindy, qui après deux trois blagues révèle qu’elle n’est pas si heureuse non plus de sa vie, parce que ses amies débarquent à Paris. Elles veulent trouver une robe de mariée pour l’une d’elle, mais ça pose problème à Mindy parce que personne ne sait qu’elle est devenue nounou en Chine.

Ca promet… De même que le déjeuner avec Camille qui tourne tellement autour du pot qu’il est évident qu’elle n’est pas au courant du baiser entre Gabriel et Emily. C’est effectivement le cas : Emily cherche juste quelqu’un pour gérer le marketing de la boîte de ses parents, qui vendent du champagne. Soulagée, Emily s’avance beaucoup sur le coup et dit aussitôt oui… Elle se retrouve donc embarquée pour un week-end en Champagne, mais avant ça, elle doit présenter ce « potentiel client » à la boîte.

La scène est plutôt marrante, puisque tout le monde sait très bien que Gabriel est le mec d’Emily. Plus ou moins. Mais surtout moins.

Bien sûr, Gabriel qui ne devait pas venir, mais il est révélé bien vite que si. Enfin, bien vite… C’est au dernier moment qu’il sort de l’immeuble et qu’on apprend que Camille s’apprête à faire quelques heures de route avec deux passagers sur le siège passager avant. Ben oui, évidemment. En France, on est encore dans les années 70, c’est bien connu. En plus, elle est en décapotable… Je me demande combien d’amendes elle se prendrait pour ça. Je me demande aussi où elle a garé sa voiture flambant neuve pendant tout ce temps dans Paris, mais ça, c’est un détail.

À l’arrivée au château, on continue de rire un coup sur les clichés foireux qui ne passent plus tellement lorsque la mère de Camille refuse de faire visiter le château. C’est une coutume américaine de faire visiter ? Hein ? Quoi ? Je veux dire, certes, quand tu vis dans un truc luxueux, tu ne fais pas tout visiter, mais tu montres tout de même la base pour recevoir l’invitée qui vient passer le week-end.

Là, Camille se retrouve éclipsée bien rapidement et laisse Emily aux mains de Gabriel. Lui en profite aussitôt pour lui proposer une visite, mais elle n’a pas tellement envie de se retrouver seule avec lui. Elle préfère se balader seule et tombe alors sur le père de Camille, qui bronze nu au bord de la piscine. Emily n’avait pas prévu ça, bizarrement.

Le père est hyper gênant à parler de la saucisse de Gabriel qu’Emily doit absolument goûter au plus vite, mais tout est plutôt drôle et force Emily à passer plus de temps avec Gabriel. Elle refuse finalement d’aller au marché avec lui, pour mieux visiter le vignoble Lalisse. Elle tombe sous le charme des lieux, et particulièrement de Timothée, le frère de Camille. Il est charmant en même temps, et il lui sert des verres de champagne en veux-tu en voilà, alors voilà, évidemment qu’elle est sous le charme. Je me répète, là.

C’est parce que mieux vaut parler de ça que du dîner de famille où après la saucisse juteuse de Gabriel, il est question de son aubergine. C’est gênant, tout ça, mais pas autant que la mère de Camille qui est insupportable, vieux jeu et adore parler de l’offre de prêt que Gabriel a refusé pour acheter le restaurant alors qu’il fait des repas divins. Forcément.

Emily s’isole donc dans le château où elle entend tout le monde s’engueuler. Elle finit sans trop de surprise au bord de la piscine avec Timothée qui lui sert une coupe de champagne, puis une autre, puis une autre. Puis, il lui touche les seins, parce que sa coupe est à la taille des seins de Marie-Antoinette. Ben voyons. Ils couchent ensemble toute la nuit, mais plus discrètement qu’avec Thomas, c’est déjà ça.

Si Emily passe une merveilleuse nuit dans les bras de Timothée, elle se réveille tout de même avec une gueule de bois et quelques SMS inquiets de Camille qui cherche à comprendre pourquoi elle ne se lève pas. Elle a en plus une surprise pour elle : elle veut lui présenter son frère, celui qui sort d’école de commerce. Ben oui, Timothée, lui, il est encore au lycée malgré son anglais parfait et son look de type ayant bien plus de vingt ans.

C’en est gênant, parce qu’Emily découvre qu’il a 17 ans. Aux États-Unis, ça lui vaudrait probablement un tour en prison, mais en France, eh, on s’en fout de nos mineurs, pas vrai ? Tss. Le cliché est poussif, surtout quand on découvre que la mère veut juste savoir si son fils est un bon amant. Ben voyons. Emily s’en tire bien comme ça, les bonnes blagues fusent, y compris avec Gabriel ensuite.

Le meilleur reste encore qu’Emily est là pour travailler et qu’elle a la bonne idée pour vendre l’excédent de bouteille du château Lalisse. En effet, à force de suivre les réseaux de Mindy et de voir ses amies faisant la fête et gâchant du champagne, elle propose de lancer une nouvelle gamme de champagne moins chère et moins bonne, uniquement pour l’ouvrir et l’asperger en faisant la fête comme Mindy et ses amies adeptes de champagne shower. L’idée plaît à la mère de Camille, bien évidemment, puisqu’Emily n’a que des idées qui plaisent, c’est bien connu.

Quant à Mindy, elle reprend le chant en public grâce à ses amies qui acceptent évidemment son nouveau mode de vie, même si je trouve qu’elles le font en forçant beaucoup trop. Simple avis.

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Emily in Paris – S01E07

Épisode 7 – French Ending – 16/20
J’ai un peu décroché en cours d’épisode, probablement parce que le temps pluvieux qu’il fait actuellement en région parisienne contraste un peu trop avec la fraicheur et le trop plein d’énergie d’Emily. On perd en sentiment de découverte avec ces épisodes qui ne font plus que défiler les histoires de manière prévisible. C’est toujours cliché et drôle, mais ça perd un tout petit peu en saveur, je trouve. Ou alors, vraiment, c’est la météo qui ne m’aide pas à accrocher !

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Spoilers

It’s a none-of-your-business trip.

Sylvie s’apprête à passer quelques jours de vacances et, contre toute attente, elle se décharge alors sur Emily qui se retrouve à devoir s’occuper d’une star américaine. Une fois de plus, tout ça est hyper cliché dans la manière dont c’est exécuté, mais on se marre bien de voir tant de clichés d’un coup avec une star – Brooklyn Clarke – qui est perchée comme jamais.

Elle veut de la weed, se déshabille devant Emily et la congédie rapidement parce qu’elle veut se masturber après son vol, le tout devant les fenêtres de son hôtel avec vue sur la Tour Eiffel (ah, nous y voilà enfin). Ben oui, bien sûr, tout le monde fait ça, j’imagine. Emily n’en mène pas large, mais elle se fait à tous les caprices d’une star qu’elle idolâtre pour ses excellents films. Du moins, elle les considère excellents, quand tous les français autour d’elle n’arrêtent pas de les critiquer pour des happy endings à l’américaine vraiment over-the-top.

Eh ! Je connais plein de français qui aiment les films comme ça, et particulièrement les Camille… Pourtant, Camille dit détester l’un de ses films aussi. Pff. Allez, encaisse le cliché et passe ton chemin. Emily, Camille et Mindy passent donc la soirée ensemble, avant d’être rejointes par Gabriel. À force de parler de Brooklyn, Emily propose à tout le groupe de l’accompagner à une soirée chic en sa présence… Sauf que, pas de bol, il n’y a que Gabriel qui est disponible.

Camille le pousse à accepter d’y aller, avant de le foutre dans l’embarras en annonçant qu’il va pouvoir racheter le restaurant à son patron. Elle met juste la charrue avant les bœufs, par contre, parce qu’il n’a pas l’argent pour et n’a pas l’air prêt à accepter le prêt des parents de Camille pour s’acheter le restaurant. Ouuh trouble in paradise. Camille a peur d’être la copine chiante quand elle en parle ensuite aux filles et même si elles lui disent que non, désolé, mais oui.

Bref. On enchaîne sur une scène au travail pour Emily qui embarque Brooklyn en essayage chez Cadault. La star américaine me tape rapidement sur le système et, je ne sais pas, ça doit être le temps pluvieux qui n’arrange pas mon humeur, mais je suis beaucoup moins dedans aujourd’hui. J’ai bien ri malgré tout de la réaction excédée d’Emily quand elle apprend qu’elle a encore mis la charrue avant les bœufs dans son deal avec Cadault. Elle rencontre en effet Matthieu, le neveu de Pierre, qui lui annonce qu’il n’est pas du tout sûr que la maison signera avec Savoir.

Et oui, il s’avère que, finalement, c’est à lui que revient cette décision. Heureusement, Emily peut faire du chantage grâce à Brooklyn, mais tout de même. Cette dernière finit par choisir la robe la plus vulgaire de la collection pour la soirée avec tapis rouge qui se déroule plutôt bien, même si Julien s’arrange pour qu’Emily signe des papiers qui n’augurent rien de bon. Elle signe tout sans y prêter plus attention alors qu’il est question d’une montre de luxe à surveiller… Pas bon, pas bon du tout.

En plus, son attention est vite détournée : Antoine et sa femme débarquent à la soirée, ce qui n’arrange pas du tout Emily qui se sent forcée de prévenir Sylvie. Celle-ci était déjà au courant et la rembarre bien vite, évidemment, alors que la soirée continue. Gabriel s’y pointe et est immédiatement repéré par Brooklyn qui lui fait du rentre dedans, alors qu’Emily lui demande finalement de faire semblant d’être en couple avec elle quand Antoine se pointe pour lui. J’ai bien ri.

Ce n’était que le début, avec ensuite Sylvie qui ramène la femme d’Antoine dans la conversation, le tout pour qu’on en arrive au plus vite sur une jalousie de celle-ci de découvrir que les autres ont tous mangé ensemble au restaurant de Chef Gabriel. Pas grave, elle a sa carte maîtresse aussi : elle annonce à tout le groupe qu’elle sait très bien qu’Antoine est en train de lui réserver une surprise avec un voyage d’une semaine à St Barth.

C’est con, c’était le voyage pour Sylvie, qui s’éclipse aussi vite et aussi peu discrètement que possible, vu les circonstances. Emily fait de même pour mieux voir Sylvie, puis Brooklyn s’enfuir de la fête. Et oui, Brooklyn se barre sans prévenir avec la montre. Grâce à Gabriel, Emily peut évidemment la retrouver rapidement dans une boîte où elle se déchire à la drogue et à l’alcool fort.

C’est excellent parce qu’hyper cliché, et parce que ça finit bien sûr mal avec Brooklyn qui fugue alors qu’elle est juste censée être aux toilettes. Il faut dire qu’elle a largement le temps de le faire pendant qu’Emily… embrasse Gabriel. Ah, l’alcool, c’est mal. C’est encore Gabriel qui finit par apporter une solution aux problèmes d’Emily cependant, en l’emmenant en scooter (pardon, en City Scoot aha ??) dans les rues de Paris et jusqu’à l’hôtel de Brookly, le tout au son de… Thérapie Taxi ? Mais oui ! Ah ben putain, j’ai cru qu’on allait avoir les dix épisodes sans la moindre chanson que je connaisse. Et tant pis s’il a bu avant de conduire.

A l’hôtel, Emily et Gabriel ne parviennent toutefois pas à passer la sécurité, alors qu’Emily n’est même pas sûre que la montre soit là et que quand même, il y a urgences. C’est marrant à voir, et ça l’est encore plus quand Sylvie débarque finalement pour arranger la situation. Bonjour la crédibilité de la voir débarquer à 2h du matin en tenue de soirée, par contre.

Elle impressionne totalement Emily en étant capable d’accéder à la chambre d’hôtel en deux temps trois mouvements à coup de chantage presse horrible et en s’assurant de récupérer la montre au plus vite. Pour une fois, Sylvie baisse la garde une fois la montre récupérée et une fois une photo de la robe Cadault de Brooklyn au sol pendant qu’elle fait l’amour à un inconnu prise par Emily pour les réseaux sociaux (parce qu’elle a besoin de leur faire de la pub ; parce que la série néglige l’instagram de son héroïne), et ça fait vraiment du bien à voir.

J’ai aimé la scène entre les deux qui apprennent enfin à se connaître comme il faut. Oui, Emily est une éternelle optimiste dans le surjeu permanent, oui Sylvie est une française désabusée… Mais ça y est, elles peuvent enfin cohabiter dans le même espace sans se rabaisser l’une l’autre. Emily cherche à comprendre comment Sylvie peut se contenter des miettes de relation qu’Antoine lui offre, Sylvie cherche à comprendre comment on peut croire au chevalier servant et au bonheur.

Tout ça mène à une fin très française, comme promis : Emily finit par monter dans un taxi comme si elle était à New-York et pardon, mais non, en plantant Gabriel derrière elle alors qu’il lui proposait une très romantique fin de nuit avec crêpe et lever de soleil. Rien que ça. Heureusement que Camille voulait qu’il soit heureux !

Quant à Sylvie, elle reprend ses habitudes dès le lendemain et refuse bien évidemment le week-end à Disneyland que propose Emily, mais bon, c’est sans surprise pour personne.

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Emily in Paris – S01E06

Épisode 6 – Ringarde – 16/20
Je reste gentil parce que l’épisode était très cool, mais il fait un faux pas que je déteste sur sa fin et ça mériterait d’être encore plus sévère que je ne le suis. Après, le reste de l’épisode est dans le ton des précédents, on s’amuse bien et la série se fait plaisir du côté des décors parisiens qu’elle se paie le temps d’une scène ou deux. Le truc, c’est que ça donne envie de retrouver « le monde d’avant », comme une bonne partie de la série. Humph.

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Spoilers

That’s more of a gesture.

Il est temps de reprendre la série qui recommence avec une petite obsession pour le sexe apparemment, parce que le cliché veut que les français soient insatiables. Est-ce que c’est un cliché ? Probablement pas, pas vrai ? L’autre absence de cliché réside dans les murs de l’appartement d’Emily qui sont si fins qu’elle entend Camille hurler de plaisir. Qui hurle comme ça dans un appartement parisien franchement ? Tout le monde sait qu’il y a des voisins, non ?

Emily n’en dort pas de la nuit et elle s’en plaint lors de son petit-déjeuner avec Mindy, même si l’on passe vite à un autre sujet avec Mindy heureuse de lui parler de son nouveau mode de vie à la française qui consiste selon elle à flâner. Certes. Après ça aide de voir l’absence de pluie dans la série, parce que moi, vraiment, je n’irai pas flâner en terrasse par le temps qu’il fait aujourd’hui. Ca n’aide pas non plus que les bars soient sur le point de fermer pour deux semaines, cela dit, merci le Covid.

Il faut retenir du petit-déjeuner que Mindy est géniale avec son père, parce qu’elle l’insulte, sachant pertinemment que ses secrétaires adouciront le message. Elle se retrouve alors à expliquer à Emily la raison pour laquelle elle reste en France malgré tous les cadeaux promis par son père si elle acceptait de rentrer chez elle : elle a participé à la Nouvelle Star en Chine, et s’est ridiculisée. Comme les gens ont découvert qui était son père, elle est même devenue un meme rigolo, la pauvre.

Simple, efficace. On enchaîne avec Emily qui débarque au travail tout de noir vêtue, parce que Julien le lui a conseillé pour ne pas être détestée par Pierre Cadault, un grand couturier… qui est aussi un acteur de Plus Belle la Vie. Ben ça alors. Le monde est petit ! Et sans surprise, le couturier déteste Emily. Certes, elle est habillée en noir, mais elle a aussi un sac bien trop vif et une Tour Eiffel en or parfaitement ringarde sur elle. C’est con.

Heureusement qu’Emily passe sa vie dans les bars pour se remettre de ses émotions, parce qu’au moins j’ai un point du Bingo Séries grâce à ça. Il était temps. Au bar – et tant qu’à faire pas n’importe lequel, parce qu’elle doit avoir un salaire de ouf ? – elle rencontre un prof de sémiologie (ou en tout cas c’est ce qu’il dit) s’appelant Thomas et utilsant la pire excuse du monde pour lui parler. Le pire ? L’ensemble est totalement crédible, j’ai vraiment eu l’impression d’assister à une vraie scène dans Paris.

Oui, la série enchaîne les clichés, mais les clichés ne sortent pas de nulle part, clairement… En tout cas, tout se passe si bien pour Emily qu’elle finit par coucher avec ce Thomas qui pourrait pourtant être un meurtrier, puisqu’elle ne sait rien de lui. Ah, Emily découvre la vie parisienne et ses inconséquences, c’est chouette ! Elle est aussi bruyante que Camille, apparemment, parce que quand elle croise celle-ci le matin même (ça y est, maintenant qu’on sait qu’elle existe, elle passe toute sa vie dans l’appartement de son mec ?), Camille lui parle carrément de ses petites morts.

L’avantage, c’est que toute l’intrigue autour de la vie perso d’Emily est clairement en train de lui faire découvrir comment revivre quand on a été traitée de ringarde. Et elle va en avoir besoin : au boulot, Sylvie la met bien sûr au placard parce qu’elle lui a fait perdre le client de ses rêves. Vexée, Emily réussit juste à se faire traiter une nouvelle fois de ringarde par Luc qui, ma foi, me fait bien rire dans cette série.

Elle s’en plaint à Mindy, avant de parler de son coup d’un soir qui veut déjà la revoir – et qui ne s’est pas douché le matin même pour garder son odeur. Yerk. J’imagine que c’est une variation sur le cliché des français qui ne se lavent jamais ? Mindy trouve que le métro pue le matin et ma foi, j’ai beau être d’accord avec elle, je n’ai jamais senti l’odeur dont elle parle dans le métro moi. Je ne dois pas le prendre aux bonnes heures, tout ce que je sens, c’est la sueur des autres. La mienne, aussi, si je n’ai pas de chance.

Une fois de plus, l’idée est encore et toujours d’en revenir à Mindy et son gros cliché d’intrigue… Son choc post-traumatique de l’émission de télécrochet chinoise doit vite être oubliée, et Emily s’arrange donc pour la faire chanter au beau milieu du parc, ce qui n’arrive jamais dans la vie. Ce qui n’arrive jamais non plus, c’est la manière dont elle se fait applaudir juste pour une petite chanson comme ça. C’était sympa, hein, mais à ce point, je pense bien que quelqu’un lui ferait une réflexion désagréable dans Paris.

En parlant de désagréable, Thomas est le pire des rencards possibles ! Bon, il n’est pas entièrement responsable : il croise Gabriel et Camille au moment de retrouver Emily et les quatre se mettent en tête d’aller à un double rencard. Qui fait ça avec son plan cul de la veille ? Emily, apparemment. Allez, elle n’est pas habituée, on va dire.

Le truc, c’est que Gabriel est hyper jaloux de Thomas et que le fait de les voir ensemble permet de découvrir le vrai caractère de Thomas qui critique tout, tout le temps, à commencer par le Canal St Martin, les habitudes de Gabriel et l’enfance de Camille. Il est parfaitement insupportable, fout une ambiance de merde à table, mais Emily semble ne rien voir mais couche quand même avec toute la nuit, au grand dam de Gabriel – et au grand fou rire de Camille. Pff, ils n’ont qu’à faire l’amour aussi tant qu’à faire, un petit concours de bruits charmants pour les voisins, c’est cool aussi, non ?

Non, apparemment. Le lendemain, Gabriel n’hésite pas une seconde à dire à Camille ce qu’il pense de Thomas : c’est un snob. Même si elle se vexe, Emily se rend bien rapidement compte qu’il a raison. Alors qu’elle décide d’aller à l’opéra, il critique Le Lac des Cygnes, qui est selon lui uniquement pour les touristes, puis son envie d’aller parler à Cadault. Ah ben merde alors. Emily nous largue bien rapidement ce cliché arrogant avec un doigt d’honneur et se remet drôlement rapidement de cette rupture pour quelqu’un n’étant pas habituée au plan cul.

Moi, je m’en remets aussi : c’est un soulagement de voir Thomas se faire dégager comme ça, surtout que, bon, même si le stéréotype du prof de philo relou est poussé à l’extrême avec lui, il me fait peur, parce que je ne veux pas finir comme ça, moi !

En tout cas, elle s’en remet pour aller parler à Cadault – ah, l’Opéra, ça m’a filé quelques souvenirs de le voir comme ça, il faudrait que j’y retourne un jour – et nous spoiler hyper violemment Gossip Girl. Je déteste les productions qui font ça et révèlent la fin d’une autre, mais bon. Il faut retenir que tout ça fonctionne à fond pour Emily : Cadault appelle Sylvie le lendemain pour confirmer un autre rendez-vous, lors duquel il veut la présence de Gossip Girl, évidemment.

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Vus cette semaine #40

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Mardi

Filthy Rich – S01E02 – John 3:3 – 16/20
C’est toujours savoureux et la série sera sympathique à suivre sans rien révolutionner et probablement sans me marquer sur du très long terme. De toute manière, ce n’est pas ce que je lui demande, donc je vais me contenter d’une dose hebdomadaire (hum, sans prendre de retard ?) et puis… on verra pour le reste. Je ne parie pas spécialement sur un renouvellement, sauf si le Covid force la chaîne à renouveler des séries faute de nouveaux projets.

Jeudi

The 100 – S07E16 – The Last War – 19/20
L’épisode est excellent, c’est sûr, mais il y a trop à faire pour envisager qu’il soit parfait, avec un rythme qui ne s’arrête jamais. La conclusion de la série est globalement réussie et chaque personnage important a son heure de gloire et une conclusion plutôt logique, ce qui n’était pas gagné après une telle saison. Il reste quelques questions face à certains raccourcis des scénaristes, sauf que l’essentiel n’est pas là. L’essentiel, c’est qu’une autre de mes séries préférées vient de se terminer.

Vendredi

Emily in Paris – S01E01 – Emily in Paris – 19/20
La série est exactement ce que j’en attendais, et même plus avec un casting très chouette et surprenant à bien des égards. Les clichés sont tous là, savamment dosés pour être drôles plutôt que chiants. J’y retrouve ce que j’aime et ce que je déteste de Paris, la fluidité de l’écriture est là et vraiment, on sent que c’est plein de bonne volonté et de mauvaise foi. Tout ce que j’aime, donc. Et aussi, l’épisode durait moins de trente minutes, mais j’ai eu l’impression d’avoir vu plus qu’en quarante minutes tellement j’ai de choses à dire. Dingue !
Emily in Paris – S01E02 – Masculin Feminin – 17/20
Il y a quelques énormités dans cette série, mais tous les stéréotypes sont funs et amplifiés comme il faut pour que la série soit drôle, intéressante et jamais prise de tête. En plus, même si ça va un peu loin parfois on sent certains messages clairs de la part de la série sur le sexisme ambiant et les problèmes culturels que ça peut poser. Ce n’est que le début de la saison, en plus, c’est bien parti pour la suite…
Emily in Paris – S01E03 – Sexy Or Sexist – 18/20
La série a clairement trouvé son rythme de croisière et est pleine de riches idées pour tordre le cou aux clichés et pour s’amuser des stéréotypes, à la fois culturels et langagiers. Je me marre beaucoup devant cette série qui est une excellente comédie et dont les personnages sont attachants car criants de réalisme, quand bien même il s’agit d’une série souvent dans l’excès.
Emily In Paris – S01E04 – A Kiss Is Just A Kiss – 18/20
Evidemment, plus les épisodes passent et plus je m’attache à la série, son ambiance, ses personnages. Je me dis donc qu’il est temps de faire durer le plaisir et de ne peut-être pas tout dévorer d’un coup… mais ça va être compliqué parce que la série est vraiment très chouette comme ça. J’aime la manière dont tout se met en place naturellement pour le moment, en espérant que ça va continuer à jouer comme ça le fait avec à la fois les stéréotypes et mes attentes.
Emily in Paris – S01E05 – Faux Amis – 17/20
Les clichés et stéréotypes s’essoufflent, mais la série peut s’appuyer désormais sur ses personnages qui sont tous très installés et auxquels on est attachés désormais. L’intrigue en elle-même se montre assez prévisible dans l’épisode, mais les gags continuent de me faire rire. Je suis bon public face à ce genre de série, et je suis content de voir que je ne m’étais pas trompé sur le potentiel de celle-ci. Je savais que j’allais adorer !

Dimanche

The Walking Dead – S10E16 – A Certain Doom – 16/20
Moui, bon, l’attente n’en valait pas vraiment la chandelle… Je m’en doutais, mais ce dernier épisode paraît long et son suspense est énormément atténué par les annonces faites pour la suite de la franchise. Il est sympathique, mais ce n’est pas le meilleur de la saison et ce n’est certainement pas la meilleure fin de saison. Après des mois de teasing de la part du casting, ça tombe un peu à l’eau comme fin de saison.
The Walking Dead World Beyond – S01E01 – Brave – 12/20
On n’est pas sorti de l’auberge avec une série comme celle-ci… Certes, c’est pour adolescents, mais tout de même, ce serait pas mal si on nous proposait autre chose que des personnages de boulets. Pour le moment, le seul personnage qui a réussi à m’accrocher est celui de l’antagoniste, que je ne suis même pas sûr de retrouver pour la suite de la saison. C’est lent, douloureux d’ennui et je suis seulement satisfait grâce à une ou deux scènes sympathiques et à la pluie de demi-réponses apportées par cet épisode. Parce que oui, ça apporte des pistes de réponse sur une intrigue de la franchise, alors je ne peux pas en dire que du mal. Malins, ces scénaristes !

Rattrapage

Julie and the Phantoms – S01E03 – Flying Solo – 17/20
Oui, j’ai décidé de voir cette saison sur le mode hebdomadaire, tant qu’à faire, histoire de la faire durer pendant cette période de disette. En attendant de savoir si je craquerai en regardant tout d’un coup, cet épisode est super sympathique à se concentrer sur une relation qui était un peu sous-développée et à apporter des réponses, parce qu’il ne faut pas oublier qu’il y a des questions posées en toile de fond de ces chansons trop cool !
Julie and the Phantoms – S01E04 – I Got the Music – 16/20
Moins convaincu par cet épisode que par le précédent, simplement parce qu’il ne capitalise pas assez à mon goût sur le feel good et toutes les émotions attendues d’une série musicale. Mais bon, ce n’est pas grave, l’histoire avance toujours, elle, avec quelques antagonistes attendus depuis un moment. L’air de rien, il y a plein de pistes dans la série !

Challenge Séries 2020

Une semaine sur deux, faut se faire une raison à un moment…

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