Retour au ciné : Été 85

Salut les cinéphiles,

0315921Je sais que nous ne sommes pas mercredi, mais je ne pouvais pas rater l’occasion d’écrire un article sur mon retour au cinéma. En effet, j’ai enfin pris le temps de retourner dans une salle obscure. Mon abonnement cinéma n’est pas gratuit, alors autant le rentabiliser, non ?

Concrètement, on ne va pas se leurrer, il est ambitieux d’espérer un respect complet des gestes barrières et du protocole sanitaire, même dans une petite salle. Dans l’ensemble, c’était tout de même plus sûr que je ne l’imaginais aux premiers abords, mais c’est peut-être aussi grâce à l’horaire, hier soir à 19h30, et au choix du film, Été 85, sorti il y a une semaine.

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Alors, quel fut mon avis sur Été 85 ? À première vue, qu’il est frustrant de devoir garder le masque pendant tout le film alors que les persos se font des « baignades de soleil ». Autant vous dire qu’on a vu des masques tomber, mais bon.

Comme toujours, la bande annonce du film en dit beaucoup trop… Je vous laisse la regarder à vos risques et périls. Et puisqu’elle spoile, je vous donnerais ensuite mon avis avec quelques petits spoilers aussi… Bref, c’est à réserver à ceux qui ont vu le film !

Concrètement, ces deux minutes de promotion et la première demi-heure du film nous vendent deux choses : une belle histoire d’amour et une histoire de meurtre. Le film n’est ni l’un ni l’autre. Dommage, hein ?

Commençons par le côté romantique déjà. Si c’est ce qui vous intéressent, contentez-vous de cette bande-annonce. La chronologie éclatée du film ne permet pas de savourer pleinement cette histoire entre les deux ados (et les acteurs ne sont pas ados, c’est toujours bizarre, il faut un temps d’adaptation), certes très beaux et attirés l’un par l’autre, mais certainement pas amoureux. Le film en a conscience et joue justement de cette idée qui devient un élément moteur de l’intrigue, mais ça nous sert du gaybait en attendant.

Voir aussi : Ce que c’est que le queerbaiting

Je peux paraître un peu dur, mais soyons clairs, l’attirance entre eux n’est perçue comme telle que par l’un d’eux, ce qui est heureusement souligné dans le film. Ça change un peu de nombreux films lgbt qui sont dans cette mouvance, mais oublient de le dire.

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Le personnage de Kate est salutaire !

Par contre, c’est dommage de tomber au passage dans des clichés qui me dérangent pas mal, notamment la représentation de ce que beaucoup vont interpréter comme de la bisexualité alors que ça n’en est pas. Un des personnages cherche à s’autodetruire et le fait par ce biais, mais c’est tout. Dans les clichés, n’espérez pas non plus une relation sérieuse entre deux gays, passez votre chemin ici, il n’y a pas une once de communication entre eux.

Dans les bonnes choses, en revanche, il y a tout juste une réplique un brin homophobe dans le film, et l’évocation quasi muette d’une situation qui l’est totalement, mais ne touche pas directement les personnages principaux. Cela fait du bien un film lgbt sans homophobie… Par contre ça pose la question de pourquoi le choix de 1985, parce que ce serait une histoire plus crédible en 2020 qu’en 1985.

Je reconnais simplement à 85 l’avantage de nous proposer une bande son très chouette et des looks sympas à regarder, ainsi qu’une facilité à la nudité un peu plus grande. Et comme ce n’est pas une romance, tous les éléments qui pourraient l’être étant évacués bien vite, c’est tant mieux.

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Reste le côté meurtre du film, et ce n’en est donc pas un. Nous avons affaire à une histoire totalement montée en épingle, alors que la réplique clé du film est dans la bande-annonce. Savoir que le film est inspiré d’un roman nommé « Dancing on your grave » suffit à comprendre le reste, qu’on comprend de toute manière assez vite dans le film. Je ne peux pas parler de grosse déception car je m’attendais à être déçu justement, mais il n’y a pas eu de surprise non plus.

Quant aux acteurs, ils sont bons assurément, mais certains passages n’ont pas réussi à me convaincre, particulièrement dans le jeu du personnage principal et dans la scène qui est le point d’orgue du film, en plus. Cest juste une question de sensibilité par contre, ou peut-être que le film ne me plaisait pas assez pour que ça puisse me convaincre.

Vous l’aurez compris, si ça m’a fait vraiment plaisir de remettre les pieds au cinéma, j’ai eu plus de mal avec le film que j’avais choisi. Rien ne me tentait vraiment de toute manière…

Été 85 n’est toutefois pas un mauvais moment à passer. Ça se regarde bien comme divertissement, malgré quelques problèmes de clichés (je ne me lance pas sur la vision de la dépression ou des profs hein). Si ça ne vous tent  pas, tracez votre chemin.

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Ah, et quand même, l’actrice incarnant l’éducatrice est sortie du lot à mes yeux ! Voilà, j’ai fait le tour de cette critique express, à vous les studios !

Films vus en 2020 #30

Salut les cinéphiles !

Ce matin, on se replonge une fois de plus dans le confinement, histoire de prendre conscience du retard qui s’est accumulé l’air de rien dans ces articles sur les films que je regardais. J’ai fait quelques pauses ensuite, mais je vais quand même avoir un écart de deux mois entre les films vus et les articles faisant sur le point… Ca commence à faire beaucoup ! Ce n’est pas pour autant que j’arrête complètement de voir des films, je m’y suis remis lundi, figurez-vous 😉

Je vous en parlerai dans deux mois, mais en attendant, on peut faire le point sur les films que j’ai pris le temps de regarder début mai :

Hunger” leaves horror movie fans begging for seconds – The ...

Hunger

J’aime les films d’horreur et le catalogue d’Amazon recèle de plein de pépites du genre et d’œuvres quasi-inconnues, je vais donc régulièrement en piocher un au hasard. Celui-ci m’a attiré avec son affiche et son concept de huis-clos, sachant que j’adore les huis-clos. On suit la vie d’un groupe de cinq personnes qui se réveillent enfermés dans un sous-sol, avec de l’eau pour survivre, mais uniquement de l’eau. Aucune nourriture n’est fournie et l’espoir de survie est ce qui fait tenir le groupe… jusqu’à ce que les premières disputes entre eux éclatent.

Clairement, ce film n’est pas grandiose et manque franchement de cohérence sur plein de points (sa scène finale n’a par exemple aucune crédibilité par rapport à ce qui a pu être dit avant ou simplement par rapport à la force physique qu’elle réclame, même en tenant compte de l’adrénaline). Cependant, je continue de penser que le concept d’origine est excellent. Certaines scènes valent le détour, l’histoire du cinglé qui les enferme se tient à peu près mais est très mal amenée, et d’autres passages ont au moins le mérite d’être marquants.

Finalement, c’est donc un divertissement, sans grand plus. Les performances d’acteurs ne sont pas excellentes, l’écriture ne l’est pas beaucoup plus. C’était bien.

Vertige - film 2009 - AlloCiné

Vertige (2009)

Un film d’horreur français ? Il n’y en a pas des masses et c’était peut-être bien mon premier. Là encore, on est sur un bon divertissement, mais pas sur le film du siècle, même si j’étais bien content de retrouver un acteur des Bleus, premiers pas dans la police. J’étais totalement passé à côté de ce film à l’époque… mais il faut dire que le photoshop de l’affiche n’inspire pas confiance.

Cette fois-ci, il est question de suivre un groupe d’amis fans d’escalade qui vont faire un tour en montagne sur une piste fortement déconseillée. En chemin, ils vont vivre quelques péripéties à base de pièges pour animaux et de déséquilibré cherchant à les tuer. Même si je suis un peu déçu de l’histoire de fond pas forcément aussi développé que ce que j’aurais voulu, j’ai passé un très bon moment devant ce slasher qui n’invente rien, mais réussit plutôt bien à faire monter la tension quand il le veut.

C’est prévisible, surtout à la toute fin, et ça m’a fait oublier que j’étais devant une production française. Ouais, je suis plein d’a priori, c’est comme ça. Dommage que ce genre de production ne soit pas plus régulièrement créée !

L'histoire du Palais Idéal de Ferdinand Cheval

L’incroyable histoire du facteur Cheval

Pour le coup, on est de nouveau devant un film français, mais cette fois, ce n’est pas du tout ma tasse de thé… Inspiré de l’histoire vraie d’un facteur qui a décidé de créer son propre palais à lui tout seul, pour sa fille, le film est très beau à voir et possède de jolis moments d’émotions. Par contre, c’est à peu près tout en ce qui me concerne, je n’ai pas accroché plus que ça.

Il y avait une prise de risque évidente à regarder ce film de toute manière, comme ce n’est pas mon genre de prédilection. Assez rapidement, je me suis retrouvé à préparer des cours devant, parce qu’il fallait bien les préparer. La vérité derrière le confinement (enfin, même hors confinement, j’aime créer un fond sonore, c’est comme ça). Sortez les mouchoirs si vous comptez suivre le film attentivement !

Les Traducteurs, le 29/01 au cinéma | Concours OCS

Les Traducteurs

Oh, un film français, ça faisait longtemps. Celui-ci on me l’avait conseillé à sa sortie cinéma mais je n’avais pas eu le temps de m’y rendre, alors bon, j’avoue, le streaming était tentant surtout après deux mois sans cinéma. Je n’ai pas regretté du tout ! On y suit l’histoire d’un groupe de traducteurs internationaux réunis dans un château français pour écrire les traductions d’un best-seller… mais tout ne se passera pas exactement comme prévu, malgré les sécurités mises en place pour les couper du monde et limiter les fuites.

Très franchement, ça aurait pu être un coup de cœur si la fin avait été un peu différente… Concrètement, là, j’ai adoré l’histoire et les différents rebondissements qui sont bien amenés, mais il y a un point du scénario qui me laisse perplexe parce que ça manque d’une explication logique à mon goût. Et c’est dommage vu l’intelligence et la logique de tout le reste du scénario.

Après, il n’y a pas à dire, le film claque complètement. Il est un peu écrit pour moi, aussi, avec une multitude de langues et des personnages qui sont inévitablement littéraires, enfermés dans un huis-clos qui nous demande d’être attentif et de mener l’enquête. Cela dit, le coup de « vous traduirez un chapitre par jour » n’a aucun sens du point de vue du travail de traduction… même si j’adorerais effectivement qu’on puisse proposer des sorties internationales de livre en plusieurs langues. C’est le rêve de tous les fans d’Harry Potter, non ? Dire que ça faisait treize ans hier que le tome 7 sortait en langue anglaise !

Bref, ce film est à voir, je vous le conseille fortement, il est génial !

Le Procès de Viviane Amsalem » : en Israël, le récit d'une séparation

Le Procès de Viviane Amsalem

Vous aurez compris que j’enchainais les films en français ces jours là et après le coup de cœur de La Séparation, c’était logique de tenter celui-ci ! Cette fois, il est vraiment question d’une séparation : Viviane demande le divorce à son mari qui le lui refuse catégoriquement, sauf que dans leur pays, ça part en procès qui se retourne à de nombreuses reprises contre Viviane, même si elle n’a rien fait.

C’est tout le problème, justement : elle ne fait plus rien pour son mariage, puisqu’elle n’en est pas heureuse et n’en veut plus. Le film a quelques moments d’anthologie vraiment drôles qui valent le détour, mais il n’est pas inoubliable non plus. Difficile de n’en dire que ça : il n’est pas drôle, ce film, au contraire, je dirais même qu’il est énervant, parce que c’est dingue de se dire que dans les années 2000, il y a encore tant de pays où la place de la femme est bafouée comme ça. Le film participe à un mouvement d’indignation autour de cette domination du patriarcat… et je l’approuve totalement !

Et maintenant on va où ?" : Nadine Labaki, une hirondelle ...

Et maintenant on va où ?

J’ai eu énormément de difficultés à entrer dans ce film qui met vraiment longtemps à en arriver à ce qu’il est supposé raconter et qu’il veut raconter. Pour ne pas trop en dire, on suit donc la vie d’un petit village, coupé du monde suite à l’effondrement d’un pont, où musulmans et catholiques cohabitent quasiment sans heurts dans un pays déchiré par une guerre de religion. La tension est palpable entre les hommes, alors que les femmes font ce qu’elles peuvent pour apaiser les situations problématiques.

Je trouve que le film est vraiment lent à en venir à son excellente idée racontée dès le synopsis… Sans cela, il aurait sûrement pu être un coup de cœur, parce que j’ai adoré la fin du film. Il faut juste quasiment une heure pour entrer dedans, ce qui est gênant, tout de même, mais une fois dedans, c’est savoureux à suivre. Le scénario est excellent du côté des répliques et, bien évidemment, des personnages féminins qui valent le détour.

Je ne m’attendais pas du tout à un film comique en le lançant, surtout après le film précédent qui était plus lourd, mais c’est pourtant le souvenir que j’en garde : j’ai souri pas mal de fois, j’ai eu l’occasion de rire, c’est une fin bien trouvée… Malgré tout mes moments de rire, ne me faites pas dire ce que je ne dis pas : il y a des moments dramatiques et poignants aussi et le propos en toile de fond est très sérieux.

C’est un film qui prône la tolérance, le vivre-ensemble et les messages de paix… Et c’est génial de voir que ça existe encore dans ce monde de films de brutes !

Films vus en 2020 #29

Salut les cinéphiles,

C’est reparti pour la liste des films vus durant le confinement, même si on approche progressivement de la fin de celui-ci puisque cet article va enfin me faire évoquer le mois de mai. La sélection du jour est une fois de plus assez éclectique, parce que pour occuper le confinement, il valait mieux s’éviter l’overdose en s’enfermant dans un seul genre.

Mary Poppins de retour au cinéma

Mary Poppins

Retour sur Disney + pour enfin regarder ce film culte, sachant que j’avais de toute manière une chanson entêtante sur la médecine en boucle dans mon petit cerveau. Concrètement, j’ai un peu plus aimé que quand j’étais petit où je n’avais pas accroché. Le film a de bons moments, j’aime bien les comédies musicales et les numéros proposés sont chouettes.

J’ai eu plus de mal à accrocher à l’intrigue et je trouve qu’il y avait des longueurs dans les chansons… mais là, je vais me faire des ennemis en disant ça, alors je vais insister sur le fait que c’était très beau à regarder ! Reste à souligner que j’aime bien l’analyse proposée par Saving M. Banks, qui donne un peu plus de matière au film, du coup, à défaut d’avoir lu les livres. Quant à la dernière scène, en tant que prof, c’est sûr qu’elle tombe juste et évoque un sentiment que je connais bien ! Bref, le film m’a un peu plus « parlé » que la dernière fois que je l’avais regardé.

Pavana ... "petite fille afghane, de l'autre côté de la terre ...

Parvana

Il faut de tout pour faire un monde, mais je crois qu’il faut que je me rendre à l’évidence : ce genre de film d’animation n’est pas pour moi. Je comprends qu’il soit plus évident de mettre en scène ce genre d’intrigue en dessin qu’avec un casting d’acteurs, mais je suis trop de la team gentil et Disney concernant les dessins animés pour apprécier à sa juste valeur ce genre d’œuvre !

Concrètement, il est question d’une petite fille afghane, Parvana, qui est obligée à onze ans de se faire passer pour un garçon afin de pouvoir travailler – puisque les femmes ne peuvent avoir un emploi – et apporter de l’argent à sa famille dans le besoin. L’histoire est poignante, évidemment, le film est très réussi et son héroïne attachante, mais voilà, c’est tellement dramatique que j’en aurais préféré un film. Je veux que les dessins animés me fassent rêver, pas cauchemarder. Après, je conseille quand même Parvana, c’est un très bon film (à la fin frustrante).

Spotlight - Blog de Ciné, Musique, Série

Spotlight

On va être honnête, ce film m’a regardé plus que l’inverse. Il faudra que je le regarde à nouveau un jour ou l’autre. Le casting est excellent et nous emmène à la tête d’une équipe de journalistes enquêtant sur l’Eglise Catholique pour débusquer des abus sexuels et des viols de la part de prêtres… tous étant couverts par leur hiérarchie et par les grands de ce monde.

Le tout est évidemment inspiré d’une histoire vraie qui avait fait scandale, et pour cause. Mon problème avec le film ? Je l’ai vu un peu tard – puis un peu tôt, c’était très bavard et c’était très… masculin. Pour un film dénonçant des abus du patriarcat, j’ai trouvé que c’était très attroupement d’acteurs blancs, si possible hommes, si possible de plus de quarante ans. Et comme toujours avec ce genre de film, humph, ça ne reflète pas assez mon monde – ou en tout cas le monde dans lequel j’ai envie de vivre désormais.

Après, c’est tiré d’une histoire vraie datant d’il y a quelques décennies… C’est donc bien normal et pas surprenant du tout. Juste, ça confirme le constat d’un gros manque de diversité et de l’emprise d’un certain groupe de population à l’époque. Bref. A revoir quand j’aurais deux heures devant moi.

A Separation | The Augustan Blog

La séparation

Gros coup de cœur inattendu pour ce film, qui dure lui aussi plus de deux heures, présentant la situation familiale tendue et complexe de Nader, obligé d’engager une aide-soignante pour venir en aide à son père malade lorsque sa femme décide de le quitter, puisqu’elle espère pouvoir quitter le pays pour offrir un meilleur avenir à leur fille. Nader n’a pas envie de quitter le pays, malgré ses idées plutôt progressistes, l’aide-soignante est une femme qui n’explique pas à son mari qu’elle va travailler chez un homme célibataire, et le tout se passe en Iran.

Le film n’a pas de page wikipedia, pas de page sur Allociné, mais vraiment, ce fut une petite claque : je n’en attendais rien, sauf qu’il est super bien écrit et très prenant, concentrant une bonne partie de son intrigue sur des détails paraissant peu important à première vue mais étant finalement les éléments sur lesquels on aurait pu se consacrer… Ainsi, à la fin, je suis revenu sur certaines scènes du film pour vérifier des éléments, ce que je fais vraiment rarement.

C’est en fait ce qui en a fait un coup de cœur car on se retrouve à jouer nous-mêmes les enquêteurs pour savoir qui croire et qui absoudre. Vous verrez que la situation fait de la peine tout en étant très réaliste, parce qu’on sent que ce genre d’histoire pourrait arriver à n’importe qui, y compris nous.

Et c’est bien la preuve qu’on ne fait pas toujours attention à tous les détails dans nos vies…

Unfriended: Dark Web (2018) Review | Horror Amino

Unfriended Dark Web

Autre genre, autre coup de cœur pour ce film d’horreur qui est un slasher tout ce qu’il y a de plus classique… Seulement voilà, j’ai adoré. Je suis toujours très friand et bon public face aux slashers, surtout quand il est question d’ajouter une intrigue liée au numérique. Ici, nous suivons donc la descente en Enfer d’un groupe d’amis qui se retrouve dans la merde quand l’un d’eux vole un ordinateur et s’en sert lors de leur classique soirée jeu entre amis.

C’est glauque, c’est sanglant par moment, il y a de l’action, quelques dilemmes, on sent bien que ça va partir en vrille… Il me manque peut-être un rebondissement à un moment, mais vraiment, pas déçu du voyage, le film m’a apporté ce que je voulais voir à ce moment-là et reste donc un bon souvenir. Le principe de rester uniquement sur l’écran d’ordinateur est sympa comme parti pris d’ailleurs, et ça doit faire des économies agréables, en plus !

Voilà pour moi cette semaine !

Films vus en 2020 #28

Salut les sériephiles,

Après un détour par la saga Jurassic Park dont j’ai parlé la semaine dernière, j’ai continué mon mois d’avril (eh oui, le retard s’accumule… mais j’ai heureusement des périodes sans film en mai et juin pour compenser) avec tout plein de films qui n’ont pas forcément grand-chose à voir les uns avec les autres. C’est donc reparti pour une sélection de films éclectique, mais ça permettra peut-être à certains d’entre vous de trouver leur bonheur et leur visionnage de ce soir, allons savoir !

Voir aussi : Mon article sur la saga Jurassic Park

SHELTER – petitsfilmsentreamis

Shelter

J’avais entendu beaucoup de bien de ce film LGBT sorti en 2009 (qui a notamment le GLAAD Media Award du meilleur film), j’en attendais donc un peu trop. Le film nous raconte la romance entre un jeune homme et le frère de son meilleur ami, alors que le premier passe son temps à se sacrifier pour sa famille, et surtout son insupportable sœur qui a un petit garçon adorable.

J’en dis déjà beaucoup en disant tout ça, mais c’est le synopsis du film… et aussi tout son contenu. J’ai bien aimé, mais après le coup de cœur que j’avais eu pour More than Enough (à peine un mois plus tôt, c’est fou comme le temps passe différemment en 2020), celui-ci était… ben, less than enough ? Un bon film, donc, mais pas le meilleur sur le sujet. Quant au couple, il ne m’a pas convaincu à chacune de ses scènes.

Il faudra que je le regarde à nouveau un jour ou l’autre, parce que je pense vraiment que j’ai moins aimé à cause des attentes que j’avais. Quand on en attend trop d’un film ou d’une histoire, on est plus facilement déçu… Alors que si je le revois, ça ira peut-être mieux maintenant que je n’en attends plus qu’un divertissement et que je sais que les choses vont trop vite !

Passengers movie jennifer lawrence sleepy GIF on GIFER - by Siradwyn

Passengers

C’est tout l’inverse avec ce film dont je n’attendais finalement pas grand-chose. Ben oui, il a eu un gros succès à sa sortie, mais je n’en entendais plus du tout parler depuis… Et puis, ce duo d’acteurs, ça sentait le film gros budget un peu lassant. Et ben… pas du tout !

On suit donc la vie d’un homme qui se réveille dans un vaisseau spatial après une longue sieste cryogénisé. Problème : le vaisseau est loin d’être arrivé et c’est un dysfonctionnement qui l’a fait se réveiller bien avant la planète sur laquelle il se rend. Résultat des courses : il se retrouve seul dans l’espace, avec un accès limité aux vivres du vaisseau, parce qu’il n’a pas payé la croisière en tant que membre premium. Problème 2 : la solitude et le confinement, c’est long, alors il se met à tomber amoureux d’une passagère encore endormie. Problème 3 : le dysfonctionnement n’est que le premier d’une longue chaîne de domino…

Voilà donc pour le résumé du film. Mon avis ? Une vraie bonne surprise ! Il y a des facilités dans le scénario, mais ça n’empêche que c’est un très bon film de science-fiction. J’ai bien aimé, ça m’a fait pensé à tout un tas de séries diffusées avant ou après (avec forcément, The 100 en premier, mais aussi Altered Carbon par exemple) et la performance des acteurs est bonne. Oh, et très bon générique de fin aussi !

Pas tout à fait un coup de cœur, mais on s’en approche, surtout que les effets spéciaux sont impeccables, évidemment.

Disney : L'Amour façon Disney ! - La Belle au Bois Dormant | melty

La Belle au Bois Dormant

Que les voix des chansons de ce Disney sont aigues ! Je pense sincèrement que c’est ce qui fait que je n’aime pas tellement ce Disney, car quand ça passe une certaine hauteur, moi, je décroche pour le bien de ma migraine. Je sais, c’est paradoxal, parce que les chansons sont magnifiques, mais c’est comme ça.

Pas de surprise devant le film, autrement, mais ça m’a fait plaisir de le redécouvrir. Il est une référence absolue de plein de fans de Disney et d’un certain nombre d’ami(e)s, alors il fallait bien que je prenne le temps de le revoir car je n’en avais que peu de souvenirs. Certes, le film vieillit et commence à avoir des rides qui ne passent plus du tout en 2020, mais il est très sympathique malgré tout. Et les dessins sont beaux… C’est une époque qui me manque un peu en animation !

Feminist Film Series | Barnard Library

Mustang

Quand cinq sœurs profitent de la fin d’année scolaire pour jouer sur la plage avec des garçons dans un petit village de Turquie, c’est le début d’une longue période d’ennuis pour les cinq sœurs, orphelines et élevées par leur oncle et leur tante. Le souci principal ? Elles osent monter sur les épaules des garçons et mettre leur tête entre leurs jambes….

Aaaaaaah. Désolé, mais : qu’on est bien en Europe à ne pas trop se prendre la tête sur certaines choses (pour l’instant et pour la majorité) ! Le film est vraiment très bien écrit, mais il nécessite tout de même de la concentration car il y a toute une partie qui est dans la suggestion sans jamais être vraiment explicitée, même si on comprend très bien ce qu’il se passe. C’était assez révoltant comme film, et pas seulement à cause de son synopsis, mais j’ai bien aimé.

Il rejoint autrement la longue, trop longue, série de films qui se terminent trop tôt et pour lesquels j’aimerais vraiment savoir ce qu’il se passe ensuite (peut-être même plus que ce qu’il se passe avant). Les actrices sont excellentes, en plus, même si j’avoue que ça m’arrivait de confondre les personnages parce qu’elles se ressemblent, quoi !

Bref, on a encore du chemin à faire pour une égalité des sexes dans le monde… Mais en France aussi en même temps (pas de politique ici, Jérôme, calme-toi).

Lion -

Lion

Énorme coup de cœur pour ce film qui nous fait du deux en un. Pourtant, là aussi, j’en attendais beaucoup car on m’en avait dit beaucoup de bien à l’époque de sa sortie… Ouais, mais voilà, je comprends, il a même réussi à me faire lâcher ma petite larme. Là encore, excellent casting (j’étais déjà fan de Dev Patel de toute manière… par contre, plus jamais cette perruque, s’il te plaît Nicole), excellente musique et de bonnes révélations gardées un bon moment de manière à mieux nous casser en deux quand on ne s’y attend pas.

Le film raconte l’histoire vraie d’un petit garçon indien, Saroo, 5 ans, qui se retrouve par un mauvais hasard de circonstance séparé de sa famille. À plusieurs milliers de kilomètres de sa mère, le petit garçon va découvrir beaucoup trop jeune la vie et toute la cruauté qu’elle peut réserver ; mais aussi tout le bonheur qu’elle peut apporter. C’est une vraie quête d’identité et puis, c’est une histoire vraie qui laisse vraiment songeur.

Saroo a écrit un livre qu’il faudra donc que je lise, parce que je trouve cette histoire absolument folle. Et j’ai adoré le film, vraiment, je ne peux que vous le recommander si vous ne l’avez pas déjà vu !

LION 🦁 (2016) - I BLOG IN JORDANS - Medium

Je vais m’arrêter sur ce coup de cœur, parce que j’ai déjà trop écrit aujourd’hui, je pense ! Bonne journée et à la semaine prochaine pour parler de Mary Poppins… et d’un autre coup de cœur !