🏳️‍🌈 Films vus en 2020 #32

Salut les cinéphiles,

Comme promis la semaine dernière, j’aborde aujourd’hui les films vus en juin… et pour la peine, je vous propose un pêle-mêle des films LGBT vus durant la période de la Pride. Je me suis dit qu’il valait mieux les compiler plutôt que de les répartir aléatoirement dans les articles comme j’ai pu le faire lors de mes visionnages… Et finalement, je me rends compte que j’ai surtout vu la partie « gay » du drapeau, très peu de trans et pas du tout de lesbien. Je me rattraperais !

PS : Finalement, il y en a tellement qu’on continuera la liste la semaine prochaine !

Voir aussi : Été 85, puisqu’il est encore au ciné, autant le caser ici 😉

hoje eu quero voltar sozinho gif | WiffleGif

Hoje eu quero voltar sozinho (Au premier regard)

Leonardo a quinze ans et s’apprête à vivre la rentrée à Sao Paulo… Le twist ? Leonardo est aveugle et perpétuellement aidé par sa meilleure amie qui a clairement des sentiments pour lui. Seulement voilà, l’arrivée d’un nouvel élève, Gabriel, va bouleverser leurs habitudes.

J’ai bien aimé le film qui apporte un regard (sans mauvais jeu de mots) intéressant et pertinent sur le handicap de l’adolescent. C’est par moment une bonne comédie pour adolescents, je trouve, même s’il est classé comme « Romance/Drame », et c’est en tout cas une chronique juste et pertinente. Par certains aspects, ça m’a rappelé Atypical, mais ce qui rend le film atypique, c’est aussi qu’il est un film LGBT, histoire de rendre tout ça encore un peu plus touchant. C’était très sympathique à regarder.

Photo du film Clément, Alex Et Tous Les Autres - Photo 3 sur 6 ...

Clément, Alex et les autres

Le film raconte la vie d’un propriétaire d’un appartement gay qui ne souhaite avoir que des gens de la communauté comme colocataires. Il vient tout juste de rompre avec l’un d’eux, le laissant lui et son autre colocataire lesbienne à la recherche d’une troisième personne pour occuper une chambre. Prévisible, mais sympathique et avec de bons moments comiques.

Il ne s’agit pas vraiment d’un film, on est sur un format hybride avec un court-métrage assez long, mais pas encore long métrage pour autant… Bon, ce n’est pas grave, ça n’empêche pas de le voir et d’en ressortir avec un avis finalement assez mitigé. Production française, j’ai trouvé que c’était sacrément bien monté et plutôt intéressant dans la galerie de personnages attachants qu’il propose.

Pour autant, pour un format court, j’ai trouvé ça vraiment long à regarder et il y a toute une partie qui se la joue film d’auteur français qui m’a un peu décroché du film. C’est d’autant plus gênant que la fin est dans ce genre-là et que du coup, ben, merci, non merci. De mémoire, c’est inspiré d’une pièce de théâtre et ils ont ajouté des passages dont on aurait pu se passer, je trouve, mais qui apportent tout de même un certain recul.

C’était sympathique à regarder, mais ça ne m’a pas marqué outre mesure. Quant au comique, il n’éclipse pas le drame… C’est même plutôt l’inverse.

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Another gay movie

J’ai vu toute la saga, mais autant dire que ça ne mérite pas vraiment un article à part ou un paragraphe par film, parce que j’en ai qu’une chose à dire à chaque fois, alors je vous la joue de manière générale. Si c’est très drôle à regarder, la saga est largement en-dessous de Another Teen Movie à mon goût, mais peut-être aussi que j’ai vu ce dernier au bon moment – à savoir quand j’étais adolescent.

Peut-être qu’Another Gay Movie m’aurait plu tout autant à l’époque, mais à voir à 27 ans bon, c’était drôle et loufoque, mais la compilation de clichés peut être lassante et ce n’est pas spécialement accrocheur. De toute manière, cette saga a le but de faire rire et c’est vrai que j’ai beaucoup rigolé. Par contre, il y a un humour très particulier et un côté parfois pipi-caca ou inceste qui m’a laissé totalement de marbre (et heureusement que c’était tourné à l’humour, sinon j’en aurais vomi).

Deux mois plus tard (déjà !), je dois bien avouer que je n’en garde pas un souvenir impérissable. Pire, j’ai déjà oublié les trois quarts du films, comme trop souvent face à ce genre de parodies : je regarde, je ris, j’oublie. Je pense que je pourrais le revoir aujourd’hui et être surpris de certains détails. Il faut dire aussi que je ne suis pas resté attentif tout du long… Oups !

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The Cakemaker

Un film vraiment bien noté, mais qui m’a particulièrement dérangé par moments tant son histoire est étonnante. On y suit la vie d’un pâtissier qui s’embarque dans une relation avec un homme marié à une femme, vivant dans un autre pays.

Déjà, rien que ça, c’était bizarre. Mais quand l’homme marié meurt et que son amant décide d’aller rendre visite à sa femme, on entre dans une histoire vraiment perchée à laquelle j’ai eu du mal à accrocher aussi, parce que mince, quoi, dis la vérité putain. Ou au moins, dis que tu connaissais le mari, parce que là, t’es flippant.

Le personnage principal reste une énigme à mes yeux et c’est embêtant pour un film qui se déroule de son point de vue et souhaite que l’on s’attache à lui. Là encore, c’est un film avec de très jolis moments, mais le drame l’emporte totalement. De toute manière, c’est une constante des films LGBT avec laquelle j’ai beaucoup de mal : la fin est trop souvent dans le drame, les happy ends n’existent pas et mince, ça finit par être lassant. Enfin, j’y reviendrai probablement dans le prochain article où l’on verra la compilation embêtante de films à la fin désastreuse (et au moins un autre coup de cœur).

Un autre coup de cœur ? J’ai gardé le premier pour la fin de cet article !

Voir aussi :More than only, un film LGBT coup de cœur.

The Danish Girl - Emilisterique

The Danish girl

Depuis le temps que j’avais envie de voir ce film, c’est enfin chose faite et je ne le regrette pas. En plein débat sur la transphobie de JK Rowling, ça me paraissait être la chose à faire de regarder ce film, même s’il prête à débat par le choix de son interprète – un homme incarnant une personne transexuelle quand il serait apparemment trop simple d’embaucher directement une personne concernée.

Et force est de constater qu’Eddie Reydmane est véritablement un acteur d’exception : dans le rôle de la première transition, il excelle et nous vend totalement son personnage. C’est le métier même d’un acteur, je le sais bien, mais ce ne doit pourtant pas être si évident à faire. Ici, le changement de personnage est visible selon qu’il interprète Lili ou l’homme qu’elle était avant.

Bien sûr, il s’agit là encore d’un drame puisque c’est inspiré d’une histoire vraie, mais le film m’a totalement conquis. J’étais plongé dans son ambiance et son personnage principal est loin d’être le seul à être attachant. La seule, d’ailleurs. Tout dans le film m’a plu, à commencer par l’histoire, donc, mais aussi le casting, les costumes, le maquillage et la réalisation qui est magnifique. Forcément, avec une artiste au cœur de son histoire, il fallait que le cadrage du film soit parfait et il l’est. La photographie d’un film est souvent un facteur que l’on néglige en tant que grand public, mais quand c’est bluffant comme dans ce film, on se rend compte que c’est loin d’être un détail tout de même.

Bref, c’est à voir, et si possible avant de se renseigner sur tout ce qui ne va pas d’un point de vue militant (malheureusement, il y a des choses). Partons du principe qu’il faut bien commencer quelque part et que c’est mieux que rien du tout, c’est toujours ce que je tente de faire dans ce genre de situation !

Rendez-vous la semaine prochaine pour les six prochains films 😉

Voir aussi : Tous les films évoqués sur le blog

 

Films vus en 2020 #31

Salut les cinéphiles,

C’est avec plaisir que je vous annonce que cet article sur mes films vus en 2020 va enfin sortir de la période de confinement, ce qui fait que mon retard va se réduire drastiquement car j’ai réduit le rythme depuis. Oh, j’irai quand même facilement à 200 films visionnés pendant l’année, mais en attendant d’y arriver, c’est reparti pour les derniers jours de confinement !

Film : Mama, ou comment j'ai été traumatisée.

Mama

Vous aurez compris à présent que j’ai fini par me découvrir un faible pour les films d’horreur depuis mon visionnage de La Cabane dans les Bois il y a quelques années. Et ça tombe bien : j’ai plein de choses à rattraper dans ce genre. Ce film en faisait partie, parce que j’en avais souvent entendu parler.

Verdict ? J’ai beaucoup aimé cette intrigue que j’ai trouvé plutôt originale : deux fillettes sont enlevées par leur père qui vient juste de tuer leur mère, mais elles vont vite se retrouver orphelines et protégées par Mama, un esprit dont je ne peux pas dire grand-chose de plus sans trop vous spoiler. Le point faible du film est finalement son casting qui n’est pas toujours aussi brillant que ce qu’il pourrait être, mais l’ensemble est assez satisfaisant malgré tout.

Côté intrigue, il y a un ou deux jumpscares et des effets spéciaux qui permettent bien de rendre ce que veut le scénario du côté de la tension et de la peur. C’est efficace en son genre et il y a tout de même des surprises en cours de route. Pas un coup de cœur, mais un bon film d’horreur.

House at the End of the Street (2012). Tyler Reynolds (Nolan ...

La maison au bout de la rue

Vendu comme film d’horreur par le catalogue de Prime Video, ce film n’est qu’un simple thriller, mais il a l’avantage d’avoir réussi à me balader totalement. Peut-être que j’étais fatigué après deux mois sur mon canapé, mais je n’ai pas vu venir l’ensemble des twists d’un film par ailleurs pourtant très prévisible.

On y suit la vie d’une adolescente et de sa mère qui s’installent dans une maison (au bout de la rue, donc) assez isolée, voisine d’une autre maison dans lequel a eu lieu un double meurtre des années plus tôt. Le double meurtre constitue la scène d’introduction du film et nous met dans l’ambiance assez vite… Sans ça, je serais probablement parti en cours de route car le début du film n’est pas exceptionnel.

Jennifer Lawrence n’est pas encore aussi rôdée que ce qu’elle peut l’être aujourd’hui dans ce film, mais ça se regarde bien et il y a quelques scènes marquantes qui font que j’ai bien aimé l’ensemble. Si vous en avez l’occasion, regardez-le !

L'INSULTO - Trailer Ufficiale Italiano GIF | Gfycat

L’insulte

Dernière soirée du confinement, ça y est ! Pour le terminer, rien de tel que ce film qui ne me tentait absolument pas au premier abord et dont la première moitié m’a ennuyé à mourir. Vraiment, ça donnait envie de sortir dans la rue immédiatement, hum.

Concrètement, le film raconte l’histoire d’un ouvrier de chantier faisant du zèle et d’un propriétaire appréciant peu ce zèle, finissant par une insulte. Le seul problème, c’est que le film se déroule à Beyrouth et que ça se fait sur fond de haine religieuse entre chrétien libanais et réfugié palestinien, alors l’escalade est importante : cette petite insulte de rien du tout dérape en incident géopolitique qui dépasse totalement tous les personnages.

La seconde partie du film est donc bien plus intéressante pour montrer au mieux les raisons et justifications de chacun, quand la première partie donne juste envie de leur dire à tous de se calmer parce qu’il n’y a pas de raison de s’énerver. Ce dérapage est super frustrant, donc, mais bon, c’est peut-être la vision occidentale qui me fait ça. Pas de quoi en faire un plat… mais de quoi faire un film qui réussit à devenir intéressant avec le temps, si on lui consacre du temps. Et puis, je ne connaissais pas grand-chose du Liban avant ce film, et c’est toujours bien d’élargir un peu son horizon culturel.

Neel Sethi – petitsfilmsentreamis

Le Livre de la Jungle

Il faut bien justifier l’abonnement Disney + de temps à autre, alors je me suis décidé à regarder ce film, mais en live action. Le dessin animé était très loin dans mon souvenir, la version Netflix beaucoup moins. Honnêtement, Disney a réussi à plus me marquer que la version Netflix. Après, rien d’exceptionnel ou de bien nouveau dans ce film.

J’ai passé un bon moment devant, c’est époustouflant par moment du côté des effets spéciaux (dommage, ce n’est pas une série, ça ne compte pas pour le Bingo Séries), même si les animaux qui parlent sont parfois peu crédibles (inévitablement) et c’est sympathique aussi, d’autant que le très jeune acteur s’en sort à merveille. Toujours pas un coup de cœur, mais tout ne peut pas être coup de cœur après tout !

Bambi - Blog de Sparkling-disney

Bambi

Après la forêt magnifique du film précédent, pourquoi ne pas enchaîner avec un dessin animé connu justement pour son cadre magnifique ? Grosse surprise de redécouvrir le film, déjà parce qu’il ne dure qu’une heure et quart quand je le pensais bien plus long. Enfant, il me paraissait durer des heures… Au moins, ça permet de mieux comprendre les enfants qui s’ennuient devant les dessin-animés de 2h qui existent aujourd’hui !

Autre grosse surprise : le rebondissement qui a fait pleurer tous les enfants – mais pas moi, désolé ! – est bien plus tardif que je ne le pensais et la construction du film est vraiment bien réfléchie, avec un tour par chaque saison pour nous montrer l’évolution de ce prince… dont je ne me souvenais pas les traits si féminins, hum.

Panpan reste mon favori après tout ce temps et le film est une belle redécouverte, ne serait-ce que pour ses magnifiques dessins et sa musique toujours aussi enchanteresse. Bref, ça valait le coup de revoir ce film et je vous le conseille aussi (notons que c’est parfait pour s’endormir) !

Articles de movie-poster taggés "Choi Woo-shik" - Blog de movie ...

Dernier train pour Busan

J’ai toujours entendu beaucoup de bien de ce film, alors quand je l’ai vu sur Netflix, je me suis dit qu’il fallait quand même que je le regarde… Et j’ai bien fait, parce que ce fut un coup de cœur ! Cette histoire de train est bien mieux gérée que celle de Snowpiercer tout de même, et j’avais déjà beaucoup aimé ce film-là.

Concrètement, il est question du voyage en train de tout un groupe de personnes qui va découvrir en cours de route qu’une étrange épidémie s’empare de la population et les transforme un à un en zombie… Une histoire de zombies dans un train ? Ma foi, c’était fait pour me plaire et ça ne manque pas, surtout que les effets spéciaux sont très bons et les acteurs bien castés. Mieux : il y a des enfants pas trop relous et on s’attache malgré nous aux personnages que le film n’épargne pas toujours.

Il y a un sacré nombre de clichés et de moments prévisibles, notamment dans la construction des personnages tous stéréotypés comme l’exige ce genre de film, mais ça n’empêche jamais la pression de monter et le stress de se faire ressentir, donc pour le coup, j’étais scotché au canapé pendant un bon moment de ce film très long. Impossible de faire pause, non ? Un coup de cœur, je vous dis, si vous êtes passés à côté, allez-y les yeux fermés… Fin, ouvrez-les pour voir le film quand même !

Voilà donc qui nous fait toucher à la fin du mois de mai, à peu de choses près. Mercredi prochain, je reviendrai donc avec un article films lgbt pour le mois de juin et la Pride… En août, oui, mieux vaut tard que jamais, écoutez !

Retour au ciné : Été 85

Salut les cinéphiles,

0315921Je sais que nous ne sommes pas mercredi, mais je ne pouvais pas rater l’occasion d’écrire un article sur mon retour au cinéma. En effet, j’ai enfin pris le temps de retourner dans une salle obscure. Mon abonnement cinéma n’est pas gratuit, alors autant le rentabiliser, non ?

Concrètement, on ne va pas se leurrer, il est ambitieux d’espérer un respect complet des gestes barrières et du protocole sanitaire, même dans une petite salle. Dans l’ensemble, c’était tout de même plus sûr que je ne l’imaginais aux premiers abords, mais c’est peut-être aussi grâce à l’horaire, hier soir à 19h30, et au choix du film, Été 85, sorti il y a une semaine.

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Alors, quel fut mon avis sur Été 85 ? À première vue, qu’il est frustrant de devoir garder le masque pendant tout le film alors que les persos se font des « baignades de soleil ». Autant vous dire qu’on a vu des masques tomber, mais bon.

Comme toujours, la bande annonce du film en dit beaucoup trop… Je vous laisse la regarder à vos risques et périls. Et puisqu’elle spoile, je vous donnerais ensuite mon avis avec quelques petits spoilers aussi… Bref, c’est à réserver à ceux qui ont vu le film !

Concrètement, ces deux minutes de promotion et la première demi-heure du film nous vendent deux choses : une belle histoire d’amour et une histoire de meurtre. Le film n’est ni l’un ni l’autre. Dommage, hein ?

Commençons par le côté romantique déjà. Si c’est ce qui vous intéressent, contentez-vous de cette bande-annonce. La chronologie éclatée du film ne permet pas de savourer pleinement cette histoire entre les deux ados (et les acteurs ne sont pas ados, c’est toujours bizarre, il faut un temps d’adaptation), certes très beaux et attirés l’un par l’autre, mais certainement pas amoureux. Le film en a conscience et joue justement de cette idée qui devient un élément moteur de l’intrigue, mais ça nous sert du gaybait en attendant.

Voir aussi : Ce que c’est que le queerbaiting

Je peux paraître un peu dur, mais soyons clairs, l’attirance entre eux n’est perçue comme telle que par l’un d’eux, ce qui est heureusement souligné dans le film. Ça change un peu de nombreux films lgbt qui sont dans cette mouvance, mais oublient de le dire.

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Le personnage de Kate est salutaire !

Par contre, c’est dommage de tomber au passage dans des clichés qui me dérangent pas mal, notamment la représentation de ce que beaucoup vont interpréter comme de la bisexualité alors que ça n’en est pas. Un des personnages cherche à s’autodetruire et le fait par ce biais, mais c’est tout. Dans les clichés, n’espérez pas non plus une relation sérieuse entre deux gays, passez votre chemin ici, il n’y a pas une once de communication entre eux.

Dans les bonnes choses, en revanche, il y a tout juste une réplique un brin homophobe dans le film, et l’évocation quasi muette d’une situation qui l’est totalement, mais ne touche pas directement les personnages principaux. Cela fait du bien un film lgbt sans homophobie… Par contre ça pose la question de pourquoi le choix de 1985, parce que ce serait une histoire plus crédible en 2020 qu’en 1985.

Je reconnais simplement à 85 l’avantage de nous proposer une bande son très chouette et des looks sympas à regarder, ainsi qu’une facilité à la nudité un peu plus grande. Et comme ce n’est pas une romance, tous les éléments qui pourraient l’être étant évacués bien vite, c’est tant mieux.

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Reste le côté meurtre du film, et ce n’en est donc pas un. Nous avons affaire à une histoire totalement montée en épingle, alors que la réplique clé du film est dans la bande-annonce. Savoir que le film est inspiré d’un roman nommé « Dancing on your grave » suffit à comprendre le reste, qu’on comprend de toute manière assez vite dans le film. Je ne peux pas parler de grosse déception car je m’attendais à être déçu justement, mais il n’y a pas eu de surprise non plus.

Quant aux acteurs, ils sont bons assurément, mais certains passages n’ont pas réussi à me convaincre, particulièrement dans le jeu du personnage principal et dans la scène qui est le point d’orgue du film, en plus. Cest juste une question de sensibilité par contre, ou peut-être que le film ne me plaisait pas assez pour que ça puisse me convaincre.

Vous l’aurez compris, si ça m’a fait vraiment plaisir de remettre les pieds au cinéma, j’ai eu plus de mal avec le film que j’avais choisi. Rien ne me tentait vraiment de toute manière…

Été 85 n’est toutefois pas un mauvais moment à passer. Ça se regarde bien comme divertissement, malgré quelques problèmes de clichés (je ne me lance pas sur la vision de la dépression ou des profs hein). Si ça ne vous tent  pas, tracez votre chemin.

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Ah, et quand même, l’actrice incarnant l’éducatrice est sortie du lot à mes yeux ! Voilà, j’ai fait le tour de cette critique express, à vous les studios !

Films vus en 2020 #30

Salut les cinéphiles !

Ce matin, on se replonge une fois de plus dans le confinement, histoire de prendre conscience du retard qui s’est accumulé l’air de rien dans ces articles sur les films que je regardais. J’ai fait quelques pauses ensuite, mais je vais quand même avoir un écart de deux mois entre les films vus et les articles faisant sur le point… Ca commence à faire beaucoup ! Ce n’est pas pour autant que j’arrête complètement de voir des films, je m’y suis remis lundi, figurez-vous 😉

Je vous en parlerai dans deux mois, mais en attendant, on peut faire le point sur les films que j’ai pris le temps de regarder début mai :

Hunger” leaves horror movie fans begging for seconds – The ...

Hunger

J’aime les films d’horreur et le catalogue d’Amazon recèle de plein de pépites du genre et d’œuvres quasi-inconnues, je vais donc régulièrement en piocher un au hasard. Celui-ci m’a attiré avec son affiche et son concept de huis-clos, sachant que j’adore les huis-clos. On suit la vie d’un groupe de cinq personnes qui se réveillent enfermés dans un sous-sol, avec de l’eau pour survivre, mais uniquement de l’eau. Aucune nourriture n’est fournie et l’espoir de survie est ce qui fait tenir le groupe… jusqu’à ce que les premières disputes entre eux éclatent.

Clairement, ce film n’est pas grandiose et manque franchement de cohérence sur plein de points (sa scène finale n’a par exemple aucune crédibilité par rapport à ce qui a pu être dit avant ou simplement par rapport à la force physique qu’elle réclame, même en tenant compte de l’adrénaline). Cependant, je continue de penser que le concept d’origine est excellent. Certaines scènes valent le détour, l’histoire du cinglé qui les enferme se tient à peu près mais est très mal amenée, et d’autres passages ont au moins le mérite d’être marquants.

Finalement, c’est donc un divertissement, sans grand plus. Les performances d’acteurs ne sont pas excellentes, l’écriture ne l’est pas beaucoup plus. C’était bien.

Vertige - film 2009 - AlloCiné

Vertige (2009)

Un film d’horreur français ? Il n’y en a pas des masses et c’était peut-être bien mon premier. Là encore, on est sur un bon divertissement, mais pas sur le film du siècle, même si j’étais bien content de retrouver un acteur des Bleus, premiers pas dans la police. J’étais totalement passé à côté de ce film à l’époque… mais il faut dire que le photoshop de l’affiche n’inspire pas confiance.

Cette fois-ci, il est question de suivre un groupe d’amis fans d’escalade qui vont faire un tour en montagne sur une piste fortement déconseillée. En chemin, ils vont vivre quelques péripéties à base de pièges pour animaux et de déséquilibré cherchant à les tuer. Même si je suis un peu déçu de l’histoire de fond pas forcément aussi développé que ce que j’aurais voulu, j’ai passé un très bon moment devant ce slasher qui n’invente rien, mais réussit plutôt bien à faire monter la tension quand il le veut.

C’est prévisible, surtout à la toute fin, et ça m’a fait oublier que j’étais devant une production française. Ouais, je suis plein d’a priori, c’est comme ça. Dommage que ce genre de production ne soit pas plus régulièrement créée !

L'histoire du Palais Idéal de Ferdinand Cheval

L’incroyable histoire du facteur Cheval

Pour le coup, on est de nouveau devant un film français, mais cette fois, ce n’est pas du tout ma tasse de thé… Inspiré de l’histoire vraie d’un facteur qui a décidé de créer son propre palais à lui tout seul, pour sa fille, le film est très beau à voir et possède de jolis moments d’émotions. Par contre, c’est à peu près tout en ce qui me concerne, je n’ai pas accroché plus que ça.

Il y avait une prise de risque évidente à regarder ce film de toute manière, comme ce n’est pas mon genre de prédilection. Assez rapidement, je me suis retrouvé à préparer des cours devant, parce qu’il fallait bien les préparer. La vérité derrière le confinement (enfin, même hors confinement, j’aime créer un fond sonore, c’est comme ça). Sortez les mouchoirs si vous comptez suivre le film attentivement !

Les Traducteurs, le 29/01 au cinéma | Concours OCS

Les Traducteurs

Oh, un film français, ça faisait longtemps. Celui-ci on me l’avait conseillé à sa sortie cinéma mais je n’avais pas eu le temps de m’y rendre, alors bon, j’avoue, le streaming était tentant surtout après deux mois sans cinéma. Je n’ai pas regretté du tout ! On y suit l’histoire d’un groupe de traducteurs internationaux réunis dans un château français pour écrire les traductions d’un best-seller… mais tout ne se passera pas exactement comme prévu, malgré les sécurités mises en place pour les couper du monde et limiter les fuites.

Très franchement, ça aurait pu être un coup de cœur si la fin avait été un peu différente… Concrètement, là, j’ai adoré l’histoire et les différents rebondissements qui sont bien amenés, mais il y a un point du scénario qui me laisse perplexe parce que ça manque d’une explication logique à mon goût. Et c’est dommage vu l’intelligence et la logique de tout le reste du scénario.

Après, il n’y a pas à dire, le film claque complètement. Il est un peu écrit pour moi, aussi, avec une multitude de langues et des personnages qui sont inévitablement littéraires, enfermés dans un huis-clos qui nous demande d’être attentif et de mener l’enquête. Cela dit, le coup de « vous traduirez un chapitre par jour » n’a aucun sens du point de vue du travail de traduction… même si j’adorerais effectivement qu’on puisse proposer des sorties internationales de livre en plusieurs langues. C’est le rêve de tous les fans d’Harry Potter, non ? Dire que ça faisait treize ans hier que le tome 7 sortait en langue anglaise !

Bref, ce film est à voir, je vous le conseille fortement, il est génial !

Le Procès de Viviane Amsalem » : en Israël, le récit d'une séparation

Le Procès de Viviane Amsalem

Vous aurez compris que j’enchainais les films en français ces jours là et après le coup de cœur de La Séparation, c’était logique de tenter celui-ci ! Cette fois, il est vraiment question d’une séparation : Viviane demande le divorce à son mari qui le lui refuse catégoriquement, sauf que dans leur pays, ça part en procès qui se retourne à de nombreuses reprises contre Viviane, même si elle n’a rien fait.

C’est tout le problème, justement : elle ne fait plus rien pour son mariage, puisqu’elle n’en est pas heureuse et n’en veut plus. Le film a quelques moments d’anthologie vraiment drôles qui valent le détour, mais il n’est pas inoubliable non plus. Difficile de n’en dire que ça : il n’est pas drôle, ce film, au contraire, je dirais même qu’il est énervant, parce que c’est dingue de se dire que dans les années 2000, il y a encore tant de pays où la place de la femme est bafouée comme ça. Le film participe à un mouvement d’indignation autour de cette domination du patriarcat… et je l’approuve totalement !

Et maintenant on va où ?" : Nadine Labaki, une hirondelle ...

Et maintenant on va où ?

J’ai eu énormément de difficultés à entrer dans ce film qui met vraiment longtemps à en arriver à ce qu’il est supposé raconter et qu’il veut raconter. Pour ne pas trop en dire, on suit donc la vie d’un petit village, coupé du monde suite à l’effondrement d’un pont, où musulmans et catholiques cohabitent quasiment sans heurts dans un pays déchiré par une guerre de religion. La tension est palpable entre les hommes, alors que les femmes font ce qu’elles peuvent pour apaiser les situations problématiques.

Je trouve que le film est vraiment lent à en venir à son excellente idée racontée dès le synopsis… Sans cela, il aurait sûrement pu être un coup de cœur, parce que j’ai adoré la fin du film. Il faut juste quasiment une heure pour entrer dedans, ce qui est gênant, tout de même, mais une fois dedans, c’est savoureux à suivre. Le scénario est excellent du côté des répliques et, bien évidemment, des personnages féminins qui valent le détour.

Je ne m’attendais pas du tout à un film comique en le lançant, surtout après le film précédent qui était plus lourd, mais c’est pourtant le souvenir que j’en garde : j’ai souri pas mal de fois, j’ai eu l’occasion de rire, c’est une fin bien trouvée… Malgré tout mes moments de rire, ne me faites pas dire ce que je ne dis pas : il y a des moments dramatiques et poignants aussi et le propos en toile de fond est très sérieux.

C’est un film qui prône la tolérance, le vivre-ensemble et les messages de paix… Et c’est génial de voir que ça existe encore dans ce monde de films de brutes !