Films vus en 2020 #36

Salut les cinéphiles !

Comme chaque mercredi, je vous propose aujourd’hui de faire le point sur les films vus au cours de cette année interminable. Elle est surtout interminable du côté du nombre de films que je regarde, cela dit, et je ne m’arrête toujours pas dans mes visionnages, même si je commence à rattraper un peu ma liste dans ces articles. En effet, depuis le confinement, j’ai tendance à écrire ces articles avec un retard de plus d’un mois sur mon visionnage du film. Disons que ça a au moins l’avantage de me ralentir dans la frénésie d’écriture où je suis avec certains films. Bon, là, c’est l’introduction qui prend déjà trop de lignes… Allez, hop, j’enchaîne !

CINE BOOK - Detroit - Wattpad

Detroit

En plein mouvement #BlackLivesMatter, ça paraissait logique de regarder ce film qui a d’excellentes notes un peu partout et qui revient sur les émeutes de Détroit en 1967, évoquant précisément les questions de racisme de la police aux États-Unis à l’aube des années 70. Le film est ainsi bien dérangeant dans ce qu’il met en scène, avec des bavures à vomir et des comportements plus que discutables envers les noirs (surtout) et les pauvres (un peu). Le genre de film qui vous donne envie d’être au bon endroit au bon moment, et pas l’inverse, donc.

Le problème, c’est que j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dedans malgré un excellent casting, parce qu’il y a toute une partie du film qui reprend ce qui semble être des images documentaires. Du coup, c’est très long à mettre en place, notamment en début, avec des plans qui se multiplient sans qu’on ne sache vraiment de quoi il en retourne par rapport au film en lui-même.

On nous raconte l’Histoire, mais pas l’histoire du film, et j’ai besoin du prisme des personnages et des points de vue pour vraiment accrocher quand on me raconte une histoire – c’est peut-être pour ça que j’ai eu bien du mal avec les cours d’Histoire pendant fort longtemps avant de découvrir une manière d’apprendre l’Histoire autrement ; et pour ça que j’ai du mal avec les films historiques se contentant trop souvent de mettre en avant sa matière plutôt que les personnages réels. BREF.

C’est un bon film, mais il faut s’accrocher. Et c’est malheureusement prévisible… Par contre, le casting est génialissime, ça sauve tout !

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Les Immortels

Une errance sur Prime Video plus tard, je me suis retrouvé devant ce film qui a l’avantage de nous parler un peu de mythologie, avec de jolis effets spéciaux et des scènes de combats plutôt au point. Entre mes connaissances mythologiques et mes connaissances face à un scénario très classique, j’ai eu peu de surprises devant le film, mais c’était malgré tout un bon moment à passer. Les péplums et autres films de ce genre ne sont pas spécialement ma came, mais une fois de temps en temps, ça passe très bien ces histoires de Dieux de l’Olympe et peuples persécutés, loin de nous… et en même temps toujours si proches et d’actualités !

Alex ☣ Deranged KittyCat ☣ (Romania)'s review of Jaws

Jaws

Un grand classique qu’il était plus que temps que je… découvre pour la première fois. Oh bien sûr, je savais qu’il était question de requins et je connaissais comme tout le monde la bande-originale de ce film culte (baby shark tudududududu), mais c’est à peu près tout. Je me suis lancé dedans en m’attendant à un film ayant franchement mal vieilli… et heureusement !

Oh, côté effets spéciaux et ambiance, c’est plutôt au point après autant d’années et je vois parfaitement pourquoi il est considéré comme véritablement culte. J’ai passé un très bon moment avec ce film, j’ai eu un ou deux sursauts et je trouve que dans l’ensemble son intrigue fonctionne bien. Evidemment. Par contre, il vieillit super mal du côté des personnages et du scénario, et c’est triste ça… Que je m’explique pour être plus clair : au secours, la confrontation du trio de mâles alpha dans le bateau là…

Il y a des scènes interminables, et la nuit sur le bateau, ça m’a complètement décroché du film. Limite, ça m’a donné envie de les voir se faire bouffer, parce que purée, cette conversation interminable entre couilles là, mais sortez-moi de là, je n’en ai rien à taper de savoir qui a la plus grosse (cicatrice). Est-ce que le film a continué de ne pas me donner envie d’aller à la plage ? Parfaitement. Enfin, c’est la baignade dans la mer qui me laisse perplexe. Pas faute d’avoir nagé plus d’une fois aux limites des zones de baignade pourtant… mais voilà, je n’aime pas les vagues et les plages bondées. J’aime bien voir la mer, cependant.

Et j’aime aussi voir des films qui se passe en pleine mer comme ça, c’était cool pour certaines scènes, plus que soporifiques pour d’autres. Par contre, jolis effets spéciaux.

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Oh, alors là, une vraie bonne surprise qui a frôlé le coup de cœur honnêtement. Déjà parce que Justin Timberlake est étonnamment un bon acteur, ensuite parce que j’aime toujours retrouver Amanda Seyfried dans un rôle autre que celui de Lily Kane.

Le synopsis du film m’a immédiatement intrigué : l’argent n’existe plus et est remplacé par le temps. Chacun a ainsi un compteur au poignet sur lequel le temps lui restant à vivre défile. Tout le monde vit jusqu’à sa 25e année, puis arrête de vieillir, avec une immortalité promise aux plus riches qui ont toujours du temps au poignet… quand les plus pauvres doivent survivre avec des recharges de 24h ou moins. Et bien sûr, si du côté des riches, la criminalité diminue (avec des frontières dures à franchir), du côté des pauvres les échanges de temps et les rackets sont fréquents, quitte à te laisser mourir pour que d’autres survivre plus longtemps.

Vraiment, le concept est excellent et permet des scènes très marquantes dans le film, même s’il y a aussi ces drôles de moments où tout le monde ayant 25 ans, tu te demandes comment ça peut fonctionner sans que l’inceste ne s’en mêle à un moment ou un autre. Il y a quelques problèmes de cohérence si on prend énormément de recul, mais les prémices permettent à ce film de proposer une histoire vraiment sympa.

Pourquoi n’est-ce pas un coup de cœur ? Parce que j’ai vu trop de films cette année, parce que celui-ci est très prévisible et parce que je ne suis pas super fan de la toute fin du film. Autrement, rien à redire, c’est tout à fait le genre d’intrigues que j’adore, un peu à la Altered Carbon d’une certaine manière, mais aussi dystopique à la Hunger Games ou autres avec ses districts. Finalement, la frustration la plus grande est qu’il s’agisse d’un film et non d’une série. Je regarderais tellement une série Time Out !

Articles de CharlieChaplinForever taggés "City Lights" - A PLACE WHERE  CHARLIE CHAPLIN LIVES ON FOREVER - Skyrock.com

City Lights (Les Lumières de la ville)

Ah Charlie Chaplin ! Vous devez commencer à le savoir, j’ai un grand faible pour les films de Charlie Chaplin qui parviennent toujours à beaucoup me faire rire. Dans celui-ci, je pense que j’ai toutefois un peu moins ri pour accrocher davantage à cette histoire de SDF tombant amoureux d’une jeune fleuriste aveugle qui le croit immédiatement très riche quand il lui donne tout l’argent qu’il lui reste… OK, le film date de 1931, mais c’est peut-être l’un des moins prévisibles de l’article du jour, parce qu’il y a des rebondissements et un rythme différent !

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La dernière maison sur la gauche

Bon, je ne peux m’empêcher de le confondre avec La maison au bout de la rue, c’est terrible, tout de même ! Là, on est sur un film très différent pourtant, même si en plus du titre, ils ont en commun d’être classé comme film d’horreur alors qu’on est plutôt sur du thriller. Que dire de ce film ? Il raconte l’histoire de deux jeunes filles qui se retrouvent chez un ami qui a peur de son père, redoutable criminel pourtant en liberté. C’est lui qui l’élève – même si on peut plutôt parler de torture à ce stade – et lorsque son fils ramène ses amies chez lui, il est loin de se douter qu’ils tomberont tous les trois sur son père, sa maîtresse et un de leurs amis aussi cinglé et psychopathe qu’eux…

La torture, c’est un peu le sentiment que j’ai eu devant ce film. Déjà, je l’ai vu dans sa (très mauvaise !) VF parce qu’il n’était finalement pas dispo en VO, mais que je voulais le voir quand même pour une actrice (Riki Lindhome) et pour ce synopsis un peu intrigant par rapport à l’affiche et au titre. Finalement, c’était donc une torture pendant toute la première (longue) partie du film. Et pour cause : le film est divisé en deux parties, et autant dire que sur la première on s’ennuie ferme, malgré de bons acteurs (Aaron Paul ou Garret Dillahunt, décidément très bon acteur).

Et puis, d’un coup, ça vire au thriller et ça s’améliore un peu, avec des scènes choquantes qui surprennent par rapport au début insipide. Certains rebondissements sont prévisibles, mais quand ça commence enfin à être sanglant, on en a un peu plus pour notre argent (même si je n’ai pas payé, OK). Bon, ce début le plombe trop pour que je vous le conseille vraiment, mais disons que si vous tombez dessus, il vaut le coup une fois le premier bon quart du film passé.

C’est dommage : le début est carrément dispensable et le film paraît interminable à cause de ses nombreuses lenteurs initiales, mais la fin est cool. Vous verrez (peut-être), mais attention aux âmes sensibles et aux trigger warnings ! Et c’est tout pour aujourd’hui !

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Tenet : avis sans spoiler, explications à chaud (Films vus #35)

Salut les cinéphiles !

Que vaut "Tenet", le film événement de Christopher Nolan ?

Je sais bien que d’habitude je vous propose à rebours la liste des films vus en 2020 le mercredi, mais pour cette fois, je vais aborder directement un film vu lundi soir, parce qu’il paraît que c’est un film qui a pour mission de sauver le cinéma. Rien que ça. Ben autant vous dire que le cinéma est dans la merde s’il compte uniquement sur Tenet pour se remettre à flots…

Tenet, c’est donc le nouveau film de Christopher Nola, papa d’Inception, Interstellar et bien des films connus pour leur complexité de scénario, leur grandeur de mise en scène et leur capacité à être des coups de cœur instantanés dans le public, même lorsque celui-ci ne comprend pas tout au premier visionnage. Pas de suspense, de mon côté, la formule n’a pas vraiment prise… Je vais tout de même commencer l’article par tout le positif que j’ai à en dire, sans spoiler.

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Le positif

Est-ce que le film vaut le coup d’être vu ? Clairement, j’ai envie de vous répondre que oui, car il est magnifique : les plans sont travaillés comme on les attendait, le casting est fabuleux. tenet | TumblrJ’ai déjà eu l’occasion de le dire sur Twitter, mais je tiens vraiment à souligner le jeu impeccable de Robert Pattinson dont le personnage vole le film alors même qu’il n’est pas un personnage principal. Dans le même genre, c’est un vrai plaisir de retrouver Clémence Poésy dans ce film, même si j’aurais aimé la voir plus. Et non, je ne cite pas que ces deux-là uniquement parce que je suis Potterhead, c’est juste qu’objectivement, ils fournissent des performances marquantes, tout comme John David Washington ou Elizabeth Debicki, grandioses aussi.

Bref, du point de vue de l’esthétique, nous avons là un film pleinement réussi, qui nous fait voyager dans une ère où le covid n’était pas, et c’est tant mieux. La première scène file déjà des angoisses aux paranos du masque que nous sommes devenus et vraiment tout le travail de réalisation est incroyable – la gestion des figurants, les effets spéciaux superbes, les voyages à travers le monde… Clairement, on est sur une formule de « toujours plus » qui fonctionne et donne à l’ensemble un look dingue. À voir, donc.

Movies : WB changed the Tenet logo to differentiate itself from a ...

Le négatif

À voir, et au cinéma si possible pour savourer les détails sur grand écran… mais à ne pas écouter. Alors attention : j’adore la bande-originale. Je suis fan du travail de Ludwig Göransson de manière générale et il comble assez bien l’absence de Zimmer sur le projet… Par contre, mais quelle horreur le mixage du film. J’ai eu la migraine dès la première scène tellement ça part dans tous les sens et tellement le son est fort. Malheureusement, c’est comme ça pendant tout le film et nous n’avons pas beaucoup de répit. C’est beau à voir, mais un supplice à écouter : la bande-son noie à plusieurs reprises les répliques des personnages et le son est mal géré. Au départ, j’ai cru que c’était le cinéma dans lequel j’étais le problème, mais j’ai depuis vu (sur Twitter et dans d’autres critiques) que je n’étais pas le seul à m’en plaindre. Vous êtes prévenus.

Toujours sans spoiler, je peux également souligner que je suis hyper déçu de l’intrigue générale du film. Concrètement, le concept de base est incroyablement bon. En revanche, sa mise en œuvre laisse clairement à désirer. Je dirais que dans l’ensemble, le film se complique la vie : plutôt que de nous introduire clairement le principe, on se retrouve plongé en plein milieu d’un bordel dont on ne comprend rien. On a l’habitude, surtout avec Nolan, et on se dit qu’on finira par comprendre quelque chose en cours de route, mais en fait… non. C’est juste compliqué pour faire compliqué, et plein de trucs ne nous sont pas expliqués. Ce n’est pas forcément un problème en soi, mais ça le devient quand ce sont des détails qui n’apportent rien à l’histoire.

Tenet Whoa GIF - Tenet Whoa What - Discover & Share GIFs

Et c’est là qu’on entre dans le plus négatif à mes yeux : parmi les détails qui n’apportent rien à l’histoire, il y a… les personnages. C’est quand même fou, mais en près de trois heures de film, on n’apprend rien de bien particulier sur eux, rien sur leurs vraies motivations et Tenet manque finalement de cœur. C’est bien dommage, parce qu’il y avait moyen de faire bien mieux que ça avec un tel budget et un tel concept. On dirait que le scénario s’est arrêté au concept, qu’on a voulu nous souligner à quel point c’était original et génial (ça l’est !), mais que rien derrière n’a suivi.

Puis, en ce qui me concerne, je reste particulièrement choqué de voir que ce film n’a pas la moindre scène mettant en scène deux actrices se parlant (s’il y a bien une scène, elle ne doit vraiment pas être marquante, parce que j’ai passé un bon moment à me retracer le film dans ma tête sans la trouver). Je ne dis pas que je veux que tout ce que je regarde passe le Bechdel Test (encore que), mais là, j’avais l’impression de voir un film écrit dans les années 80 tellement on nous balance du mâle alpha et des femmes définis uniquement pour leur rapport aux personnages masculins. Je n’ai mis le doigt dessus que quelque temps après la sortie de la séance, mais c’est quelque chose qui m’a dérangé et sorti du film, je pense. Il faut dire que j’aime les personnages féminins bien construits, et là, on nous en fournit une dans un rôle tellement secondaire qu’on ne la développe pas et une autre mise en avant avec l’illusion d’une construction de personnage encore plus cruelle. Difficile d’en dire plus sans spoiler, cependant.

Voir aussi : C’est quoi le Bechdel Test ?

Tenet Official Trailer GIF by malikothe25th | Gfycat

Et sinon, tu nous expliques ? (avec spoiler)

« Le monde va être détruit, l’humanité annihilé » ; « Mon fils aussi ». PARDON ? Alors que Kat est en train de mourir, elle apprend que son mari a décidé de détruire le monde et son premier réflexe est de dire à voix haute qu’elle s’inquiète pour son fils ? C’est quel genre d’égocentrisme ça ? Je vois que c’est censé nous montrer que c’est une mère avant tout et tout, mais j’ai ri lors de ce moment dramatique tellement la référence à son fils sort de nulle part. Franchement, il y a moyen de faire mieux comme scénario, non ?

Bon, tant pis, c’est ce qu’on fournit, les répliques tombent à côté une fois sur deux et ne font pas mouche. Quant aux explications de la théorie derrière Tenet, ben, j’ai eu beau m’accrocher aux discours de Clémence Poésy, ça n’a pas trop l’air de tenir la route. Ce n’est pas grave, ils le savent : elle a quand même une réplique qui consiste à dire « n’y réfléchissez pas trop, ressentez-le ». Euh… OK.

Avec Tenet, on nous parle donc de voyage dans le temps de manière bien originale, puisque justement, il n’est pas exactement question de voyage dans le temps, mais juste d’inverser le cours du temps et de le remonter (comme on remonte un cours d’eau). On a donc le temps linéaire tel qu’on le connaît (du passé au présent), mais aussi un temps inversé (du présent vers le passé). Inévitablement, lorsque les personnages vivent cette inversion du temps leur passé devient leur futur – et là-dessus, le film manque de clarté sur le passage du temps pour eux (a priori, ils continuent de vieillir, au point qu’on nous parle parfois de vraie durée… mais flemme de calculer ton âge quand c’est comme ça, non ?), et c’est pour ça qu’ils peuvent se croiser.

elizabeth debicki is 6'2" | Tumblr

Kat & son mari

Je suis censé expliquer, mais j’ai l’impression qu’expliciter, c’est embrouillé. Notons donc que le grand méchant du film a pour but de détruire l’humanité en inversant le temps pour tout le monde – ce qui reviendrait à nous annihiler et faire un grand stop dans le fil du temps – uniquement parce que… euh ? Parce qu’il est en train de mourir ? Quand je vous dis que les personnages manquent de construction, c’est quand même la raison la plus pétée pour détruire le monde ça. Thanos m’a manqué !

Voir aussi : Avengers Endgame expliqué

Ceci étant posé, nos personnages ont pour but d’arrêter le mari de Kat avant qu’il ne mette au point son plan… Là-dessus, je cherche encore à comprendre pourquoi il ne fallait pas le tuer avant qu’ils ne parviennent à stopper l’explosion qui détruirait le monde, mais bon. Kat parvient donc à tuer son mari et sauter du bateau sans mal. Pourquoi est-ce que la Kat du passé a vu cette Kat du « futur » (présent) sauter du bateau ? C’est tout simple : Kat ne tue pas la version de son mari du passé (il est dans l’hélicoptère), mais une version du futur, qui vient de toute manière se suicider. Ainsi donc, nous avons deux Kat et deux maris au même endroit au même moment.

Comment est-ce possible ? Sans voyager dans le temps, ils ont juste vécu un demi-tour temporel qui leur permet de croiser leurs versions passées, comme le Protagoniste (ça, c’est du nom de personnage construit, non ?).

On imagine ensuite que Kat refait demi-tour et va vivre son futur en paix avec son fils, reprenant sa vie au moment où son elle du passé effectue son premier tour. Comme pour elle tout est linéaire, il n’y a aucun moment où elle se retrouve à devoir se débarrasser de son double, d’ailleurs : elle ne se croise jamais plus que lorsque de son plongeon.

Tenet : Casse-tête d'espionnage auto-reverse (critique) – News Lagoon

Neil et le Protagoniste

Les choses se gâtent un peu plus pour Neil et le Protagoniste, mais ce n’est pas si compliqué non plus : ils font juste plusieurs demi-tours au sein de la même période, sans jamais ne se révéler aux yeux de leur double d’une autre timeline. Cela est particulièrement illustré par l’exemple de Neil lors de la bataille finale (magnifique, mais grandement illisible – je n’aime pas l’utilisation des filtres, mais ça aurait été nécessaire ; ça ou un splitscreen ; pour mieux comprendre ce qui allait dans quel sens, parce qu’on passe du temps à l’endroit au temps à l’envers sans prévenir). Il est avec l’équipe bleu, mais change en cours de route en faisant demi-tour pour être côté rouge et sauver le Protagoniste et son pote. Une fois que c’est fait, il fait ses adieux au Protagoniste et s’apprête à retourner au combat en refaisant demi-tour.

On sait qu’il s’agit de son dernier demi-tour puisque le Protagoniste a eu l’occasion de voir son cadavre. Il accepte malgré cela la règle qui consiste à ne rien révéler aux doubles… Et on comprend à cette occasion que Neil et le Protagoniste sont deux personnages qui vont être pris au piège de la même période temporelle pendant une petite éternité. Neil avoue au Protagoniste qu’il le connaît depuis des années, et on sait par exemple que c’est lui qui le sauve avec une balle inversée à l’opéra de Kiev au début du film.

Robert Pattinson Australia » Blog Archive » PRINT: Robert ...

Le paradoxe du grand-père

Quant à la construction du film, on se retrouve avec quelques paradoxes. Ainsi, nous suivons le Protagoniste au début de son histoire lorsqu’il découvre Tenet… mais en réalité, s’il le découvre, c’est grâce au Protagoniste lui-même, puisque c’est lui le grand architecte de ces allers-retours. Autrement dit, il a fait en sorte que son lui passé soit capturé et torturé après l’opéra pour qu’il puisse bosser pour… lui-même. On en arrive donc au paradoxe de ne pas avoir de début, ni pour lui-même, ni pour Neil : il semble avoir créé une boucle temporelle, mais on ne saura jamais comment elle a commencé.

Il en va de même pour Kat plongeant du bateau (elle s’est toujours vue sauter du bateau, ce qui veut dire qu’il y a toujours eu une version « future » d’elle sur le bateau…) ou passant son coup de fil à la fin du film.

Tout ça rejoint le fameux paradoxe du grand-père où l’on remonte le temps pour tuer son grand-père avant la conception du père : comment est-ce alors possible d’avoir existé ? La théorie des branches temporelles entre alors en jeu… Ce qui pose le paradoxe dans Tenet, c’est qu’il n’y a pas de monde parallèle : tout se déroule toujours au même endroit, et c’est d’ailleurs pour cela que les personnages se croisent. Autrement dit, le personnage se forge son propre passé au fur et à mesure, alors qu’il l’a déjà vécu, sur la base répétée par Neil tout au long du film que ce qu’il s’est passé s’est passé, quoiqu’il arrive, ça se passera.

Tenet Gifs - Page 5 | Nolan Fans Forums

En conclusion

Voilà, voilà, je ne sais pas si ces explications vous aideront, je les rédige à chaud et après un seul visionnage. J’adore le concept, mais un peu comme le titre du film qui force les choses à être un palindrome pour refléter le concept du temps pouvant être vécu dans les deux sens, je trouve que toute cette intrigue force pour être reconnue comme brillante et complexe, alors qu’en réalité, on nous rend plus compliquées que nécessaire des choses qui étaient simples. Et malgré tout, ça restait prévisible le coup du Protagoniste se battant avec lui-même (et le film ne s’épargne pas quelques longueurs, du coup).

Puis, le film restera une déception pour son absence de construction des personnages… mais eh, après tout, je sais que beaucoup d’entre vous diront qu’ils s’en fichent des détails et que c’est un très bon film d’action et d’effets spéciaux très réussis. Et vous aurez raison, probablement. M’enfin, je parle pour vous : un avis sur tout ça, vous ?

Films vus en 2020 #34

Salut les cinéphiles,

Nous revoilà partis pour une nouvelle semaine à parler de films que j’ai pu voir ces dernières semaines. Même si le mois d’août est bien entamé désormais, je n’en suis qu’au mois de juin en ce qui concerne cette liste de films… L’avantage, c’est que j’associe juin au début de l’été (et pourtant, ce n’était pas une période agréable côté boulot) donc j’ai moins l’impression d’être en retard ! Au programme, de l’horreur, de la romance ado et un film pour enfant. Normal.

Novinky z kategórie Herci » Daniel Radcliffe (Harry Potter ...

La dame en noir

Non, je n’avais toujours pas vu ce film qui avait fait l’événement en castant Daniel Radcliffe juste après Harry Potter dans un rôle radicalement différent. Je n’étais pas encore prêt à le regarder, tout simplement. Avec le temps, ça va mieux, et voir Daniel Radcliffe jouer un adulte et papa ne me fait plus si bizarre. En ce qui concerne le film, ben ma foi… Je ne regrette pas de ne pas avoir payé une place de cinéma.

Il y a des scènes sympathiques et j’aime bien le concept du film, notamment une de ses premières scènes avec les trois gamines et la fenêtre, qui est qu’une dame en noir se balade et que des enfants meurent régulièrement dans un village où se rend le personnage de Daniel Radcliffe pour savoir quoi faire de la maison de la fameuse dame en noir.

Par contre, je suis moins fan des développements du film, et notamment de sa conclusion. C’était bien à voir, c’est un film d’horreur divertissant, mais sans plus.

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Bad Match

Encore un film d’horreur de plus à mon actif, encore un « mouais ». J’ai bien aimé le concept, mais je trouve que c’était beaucoup, beaucoup trop prévisible, même si je n’avais pas exactement tout deviné, j’avais au moins l’élément principal. De quoi ça parle ? D’un homme qui collectionne les filles sur une appli de rencontre, jusqu’à ce qu’il tombe sur une femme qui prend un peu trop mal le fait qu’il couche avec elle sans vouloir s’attacher, alors qu’elle est attachée, elle.

Rapidement, les choses partent en vrille et virent au thriller (plus qu’au film d’horreur d’ailleurs) avec du drame et l’implication de la police. Je n’en dis pas plus pour ne pas spoilé. J’ai bien accroché à certaines scènes, mais il y a un sexisme vraiment pas terrible et d’autres scènes qui m’ont fait lever les yeux au ciel. Rien d’exceptionnel.

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Five Feet Apart

Il faut croire que Riverdale ne me suffit pas ou que j’étais curieux de voir à quoi ressemblait Jug sans son bonnet… Non, je déconne, ce n’est qu’après coup, pendant le film, que j’ai capté que c’était lui. Prime video m’a mis le film en avant et je me suis dit « pourquoi pas ? » parce qu’après tout, j’aime Les Bracelets rouges et que je trouvais ironique ce film sur deux adolescents malades devant rester à plus d’un mètre d’écart en plein déconfinement et distanciation sociale.

Verdict ? C’est une jolie histoire d’amour adolescente, dans la lignée de Nos étoiles contraires. Ce n’est pas incontournable, c’est sympathique et les personnages sont attachants, quand bien même ils sont parfois très cons aussi. Ouais, en fait, c’est surtout ça que je retiens du film, ils m’ont fait péter un câble à être des adolescents débiles. Désolé pour les ados !

Complètement Dingo depuis 25 ans | Ton petit look

Dingo & Max

Franchement, je n’avais jamais entendu parler de ce Disney avant, mais je me suis dis pourquoi pas pour rentabiliser Disney + et parce que j’étais avec quelqu’un adorant le film ! C’est un Disney très sympa, avec un petit roadtrip et des aventures marrantes. Parfait pour les enfants, parfait pour poser son cerveau et passer un bon moment. Vous connaissez les Disney, je pense que vous voyez d’avance de quel genre de film il s’agit. Je vous le conseille si vous ne le connaissez pas, c’est très sympa et sur la relation père/fils, ça change un peu des autres Disney (et des milliards de princesses ou pères morts en cours de route).

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Tumbbad

J’ai hésité à faire un article à part pour ce film tellement je l’ai adoré. Trouvé sur Prime Video, je l’ai regardé parce que j’ai vu qu’il avait une note dingue sur IMDB et que je cherchais un très bon film d’horreur en bonne qualité. Pour la qualité, Prime Video est incontournable, mais les sous-titres sont en anglais. Pour les sous-titres VF… Youtube est votre ami. À vous de voir, je vous conseille vraiment la qualité de l’image si vous pouvez comprendre la VO (il y a tout de même du vocabulaire spécifique).

Bon, et pourquoi en faire un article à part alors ? Tout simplement parce que c’est un coup de cœur, et un vrai, parce que j’ai déjà vu le film trois fois en trois mois. De quoi ça parle ? Aïe, difficile de ne pas spoiler ! Concrètement, le film commence par une voix off nous racontant la légende du fils d’une déesse qui a voulu lui voler son argent et sa nourriture. S’il a pu voler la richesse infinie, avant d’atteindre la nourriture, il a été puni par ses frères et sœurs et la déesse a fini par le sauver en le mettant dans son ventre. La légende a évidemment un impact de nos jours sur une ville maudite par la pluie éternelle pour sa cupidité et son envie de trouver cette richesse infinie.

tumbbad Tumblr posts - Tumbral.com

Pourquoi ça marche si bien ? Le film nous dépayse et nous déstabilise en s’appuyant sur des légendes fécondes que nous ne connaissons pas vraiment. Sa narration est complexe : on ne comprend rien pendant un bon moment du premier visionnage, mais on a peur quand même. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas dit qu’un film me faisait peur, pour de vrai. Je survends un peu, mais vraiment une scène du début du film m’a vraiment inquiété : comme on ne connaît pas du tout la légende ou ce style de film hindou, on est inévitablement perturbé par ce qu’on voit.

Le film semble d’ailleurs passer à côté d’un potentiel énorme au départ, mais il retombe plutôt bien sur ses pieds. On comprend peu à peu l’intrigue, on pense savoir où l’on va, on est surpris plusieurs fois et on se retrouve à crier pour la survie des personnages sans même s’en rendre compte. Un coup de cœur comme je n’en ai pas souvent, donc…

tumbbad | Tumblr

Le revoir est presque nécessaire pour mieux le savourer. Le revoir une troisième fois, c’était juste pour le kiff, parce que vraiment, il est superbe : belles images, bons jeux d’acteurs, musique entraînante et effets spéciaux qui suivent comme il faut. En plus, il y a même une morale à déduire du film. Parfait !

Bref, foncez-le voir dès ce soir, s’il vous plaît, même s’il est long !

🏳️‍🌈 Films vus en 2020 #33

Salut les cinéphiles,

Comme convenu la semaine dernière, je continue aujourd’hui la liste des films LGBT vus à l’occasion du mois de la Pride en juin dernier. Il y a aussi des films vus plus récemment, mais comme ça d’une pierre deux coups, je commence à rattraper petit à petit mon retard dans ces articles – de toute manière, je continuerai en 2021 de faire le point sur les films vus en 2020, je crois aha !

Qu’importe cela dit, ce n’est pas le sujet, c’est donc reparti pour les films en question !

prayers for bobby gifs | WiffleGif

Prayers for Bobby

Un très grand classique des droits LGBT que je n’avais encore jamais vus et qui, comme pour Philadelphia, serait probablement mieux passé si je l’avais vu lors de sa sortie qu’en 2020. Il n’est pas si daté ce film et les performances des acteurs sont éblouissantes, mais disons que ce n’est plus tellement le genre d’histoire que j’ai envie de voir.

Concrètement, il y est question de Bobby qui découvre et vit son homosexualité au sein d’une famille ultra catholique pour qui le Lévitique est à appliquer à la règle, mais uniquement quand il s’agit des homosexuels à damner, hein. C’est un très beau film sur l’acceptation, avec toutefois un tournant dramatique vraiment difficile à supporter. Le tout étant inspiré d’une histoire vraie, difficile de critiquer le scénario, par contre.

Bref, c’est à voir, et la fin du film est très inspirante. Elle est là pour ça, de toute manière !

Cousins (2019) - IMDb

Primos

J’ai cherché ce film pendant des mois avant de le trouver. Par le même réalisateur que Mon idylle vu il y a quelques mois, je voulais le voir simplement parce que le réalisateur semblait proposer des histoires un peu plus dans le sens de ce que j’aime regarder – à savoir des films LGBT qui ne vire pas forcément à l’immense drame psychologique.

Le ton est radicalement différent de Mon idylle, cependant, mais ce n’est pas grave : ça marche à fond. Cette fois, il est donc question d’un jeune homme vivant chez sa tante catholique (décidément c’est une constante) qui se voit forcé d’accueillir dans sa chambre un cousin éloigné qu’il ne connaît pas et qui sort de prison.

Ouais, bon, l’inceste, c’est chelou ; mais les acteurs sont très bons et ce n’est pas si dérangeant dans l’histoire car le film est juste une comédie, avec un humour dont on n’a pas trop l’habitude en tant que français biberonnés à la comédie américaine. J’ai éclaté de rire à plusieurs reprises et le film est une bonne surprise – pas un coup de cœur pour autant, mais il vaut le coup.

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Transamerica

Wait, c’est Lynette Scavo sur cette affiche ? Ah bah, je ne m’y attendais pas à ce film. Une fois devant, je me suis souvenu que si j’en avais déjà entendu parler, mais pas avant ! Ce n’est pas bien grave, de toute manière. Le film suit donc la vie d’une personne sur le point de se faire retirer le pénis pour enfin devenir la femme qu’elle a toujours été. Une semaine avant, cependant, un coup de fil lui apprend qu’elle a un fils dont elle ignorait l’existence. Oups.

Porté par un casting sympa (et oh mon dieu, c’est Stella Maeve en début de carrière dans cette scène ?) le film est assez prévisible dans sa construction de roadtrip et sa conclusion, mais il est là aussi un bel hymne d’acceptation et d’amour qui dépasse les différences. Si le choix de Felicity Huffman pose évidemment question, pour un film de l’époque, c’était déjà une belle avancée et elle y excelle, tout simplement. Bref, ça aussi c’était chouette à voir !

Tom of Finland | Les Arcs Film Festival

Tom of Finland

Un peu moins convaincu par ce film, mais on est de nouveau sur une histoire vraie, celle de Tom of Finland, mondialement connu pour son rôle dans l’industrie du porno, et plus précisément du dessin pornographie gay. Il dessine à merveille, hein, mais ce n’est pas tellement mon style de dessin. Quant au film, il propose des relations nous faisant découvrir le milieu gay en pleine guerre et dans des pays où l’homosexualité est interdite.

Le film vaut le détour pour sa leçon d’histoire et pour certaines performances – mais tous les acteurs ne s’y valent pas, notamment aussi pour le brio du casting de certains rôles dont les acteurs ont effectivement des traits faisant écho aux dessins de Tom of Finland. Par contre, définitivement, j’ai eu l’impression que le film était interminable…

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Mysterious skin

Film super bien noté par la critique et les téléspectateurs, mais auquel je n’ai pas accroché du tout, et pour cause. Il y est question de la vie de deux petits garçons. Le premier développe son homosexualité très jeune, en tombant amoureux de son coach pédophile. Ah. Rien que ça, j’étais déjà assez dégoûté par le concept pour ne pas accrocher, même si les acteurs sont excellents, parce que bon, faire jouer ça à un enfant, je trouve ça malaisant au possible.

Le deuxième garçon se réveille un jour dans la cave de ses parents après un match de baseball, saignant du nez, et ayant oublié les deux dernières heures de sa vie. Il grandit alors en étant persuadé d’avoir été enlevé par des aliens et en enchaînant les crises d’angoisse.

Il ne faut pas être un génie pour deviner où ça va ; et le film traite bien sûr des conséquences d’un viol et de la pédophilie sur la vie de jeunes adolescents… mais il est juste hyper gênant, à enchaîner les scènes de viols, de pédophilies et les détails glauques. Franchement, je ne le recommande pas… Au cas où ça vous intrigue quand même et que vous cherchiez une bonne raison de le voir, je vous dirais simplement que Michelle Trachtenberg est au casting dans un rôle pas trop insupportable pour une fois.

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My two daddies

Comme la semaine dernière, je me garde un coup de cœur pour la fin de l’article ! My two daddies retrace l’histoire d’un personnage de drag queen qui se retrouve à veiller sur le fils handicapé de sa voisine avec l’aide d’un mec tout juste rencontré, qui est avocat.

Si c’est un coup de cœur, c’est parce que les prestations des acteurs sont exceptionnelles là encore – à voir en VO évidemment, rien que pour la voix d’Alan Cumming. Le film réussit à rendre l’amour naissant de ses personnages principaux et de cette famille atypique qui se constitue bien malgré elle, et surtout malgré une société très homophobe – parce qu’évidemment, tout ça ne se passe pas en 2020 et pas dans un État où l’homosexualité est bien vue.

Si les personnages font tout garder l’enfant à qui ils sont attachés comme un fils, la bataille n’est pas simple et certainement pas gagnée d’avance. Le film souhaite faire passer un message et il le fait bien. Tous les personnages y sont attachants et dépassent les clichés ou a priori dans lesquels ils auraient pu être enfermés. Bref, c’est surtout un coup de cœur pour l’écriture des personnages. Je trouve également que le film se suffit à lui-même, ce qui n’est pas toujours le cas, tout de même…

C’est tout pour moi aujourd’hui en tout cas, mais c’est déjà pas mal sur ces deux dernières semaines. Un film de plus et je tombais dans l’overdose, je pense, parce que là, je la frôle déjà… On se retrouve la semaine prochaine pour, si je me souviens bien de mon mois de juin, parler un peu d’horreur !