9-1-1 – S04E02

Épisode 2 – Alone Together – 16/20
L’écriture des personnages n’est vraiment pas dans la subtilité cette semaine, et même les histoires des victimes de l’épisode n’ont pas réussi à vraiment me toucher… Par contre, la série est toujours impressionnante visuellement et place les jalons de futures intrigues qui pourraient être très sympathiques. Je suis donc surtout curieux de voir la suite de la saison après ce petit épisode catastrophe.

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Spoilers

We’re someone else’s lifeline.

La série nous remet directement dans l’ambiance avec un rappel que le barrage d’Hollywood a cédé et inondé tout le monde dans les quartiers chics de Los Angeles. On nous met ensuite une petite chanson pour nous rappeler que la terre bouge et on suit alors trois jeunes en randonnée à proximité du signe mondialement connu de la colline hollywoodienne.

Ces trois étudiants forment une quaran-team, mais on sent des disputes latentes entre eux lorsque l’un sert de troisième roue de la moto : on a en fait deux coloc et la petite amie de l’un d’eux, avec qui il devient peu à peu bâtard. Bref, le couple prend alors son petit selfie devant le signe Hollywood, sans le troisième.

Ils ont bien fait de le faire, car ce sont les derniers à en profiter : le terrain s’affaisse aussitôt et le signe Hollywood disparaît sous leurs yeux. On reprend aussitôt sur le cliffhanger avec la maison qui s’effondre, avalant avec elle Athena et Silvia. Celle-ci n’a pas vraiment le temps de prendre conscience qu’elle a survécu qu’elle est déjà à affirmer qu’elle n’aurait jamais dû quitter la maison. C’est insupportable, ce personnage !

A l’extérieur, les pompiers apprennent l’ampleur de la situation et des dégâts, avec de nombreuses victimes plausibles tout le long de la colline. Le pire, c’est encore qu’ils se demandent où est passé le début du signe Hollywood. Sérieusement. Ils retrouvent vite le H : Bobby, Eddie et Hen y rencontrent ainsi les trois personnages du début d’épisode. Ils sont assez insupportables, avec l’un d’eux coincé dans de la boue, s’enfonçant peu à peu comme dans des sables mouvants. C’est répétitif après 9-1-1 Lone Star qui nous a fait le coup en saison 1, mais l’avantage, c’est que maintenant, je sais comment survivre et gérer la situation – à peu près – si ça doit arriver à quelqu’un avec qui je suis.

Quand vous êtes dedans et si vous êtes seul, c’est foutu. Oh, pas aussi foutu que la pauvre gamine qui se retrouve divisée entre son mec et le coloc de son mec. Les trois ont passé leur quarantaine ensemble et on sent bien que c’est le bordel entre eux. Le mec coincé dans la boue finit par confesser son amour à la copine de son coloc, qui réagit en lui disant l’aimer aussi histoire qu’il survive. Leur histoire n’était pas passionnante, mais c’était sympa d’avoir les commentaires d’Hen sur tout ça – pas d’avoir les répliques lourdes sur 2020. Dans le premier, c’était bien senti. Dans le second, ça devient lourd, même si c’est un personnage différent.

Chimney et Buck, formant le reste de l’équipe, se mettent rapidement à partir en randonnée le long de la coline pour tenter de trouver des survivants à l’affaissement de terrains. Ils tombent d’abord sur un cadavre, puis Chimney et Buck entendent distinctement un bébé pleurer.

Ils s’activent aussitôt vers une maison enfoncée dans le sol pour mieux trouver un babyphone… Plus qu’à trouver le bébé, désormais. Buck est assez malin pour comprendre qu’il suffit de suivre les interférences radio provoquées par le babyphone pour retrouver le bébé, mais pas avant d’inventer une future application qui cartonnerait probablement si elle existait : Find my baby.

Evidemment, cette intervention est surtout le moyen pour les scénaristes de développer le personnage de Chimney. Dans l’entre-saison, il est devenu particulièrement insupportable et a peur d’être un mauvais père. Il a pourtant déjà les blagues de papa et la peur panique qui accompagne tous les parents, donc il me paraît plus que prêt. Ils finissent par retrouver la maison du bébé et Chimney joue les pères Noël pour l’atteindre. Il pense trouver la mère, décédée, mais ce n’est pas le cas.

En effet, il entend d’autres cris dans la maison et trouve une pièce cadenassée derrière laquelle il trouve la vraie mère du bébé, qui l’a abandonné à la propriétaire de la maison, mais aussi d’autres femmes enceintes, ayant toutes décidées d’abandonner un bébé pour une raison ou une autre. C’est sympathique comme intrigue, dis donc.

Bien sûr, parmi toutes les mamans prisonnières qu’il libère, Chimney a la joie de découvrir l’une d’entre elle en train d’accoucher. Elle choisit bien son moment la pauvre. L’avantage, c’est que Chimney est celui qui s’occupe de l’accouchement, ce qui va lui permettre de grandir en tant que personnage. Il recueille au passage le témoignage de cette pauvre mère en train d’accoucher, qui vit clairement une année de merde. Le père est un connard qui n’est pas au courant de sa grossesse, ses propres parents l’ont virée de chez elle.

Cela permet à Chimney de la réconforter en lui disant qu’être un parent, c’est avant tout être capable de se présenter pour le bébé. La mère finit par s’intéresser à lui et découvrir qu’il va être papa, le félicitant pour cette bonne nouvelle et pour la chance qu’il a de pouvoir être là pour les premières fois liées à la grossesse. Les scénaristes ne font pas dans la subtilité, mais ça fonctionne à peu près, surtout que l’acteur s’en sort très bien pour faire ressentir les sentiments du personnage, malgré le masque. Je pense que ça aide le jeu de l’acteur de connaître un peu le personnage, aussi.

Du côté du 9-1-1, c’est la panique après le glissement de terrain, mais ça n’empêche pas May de se rendre compte que la voiture de sa mère est filmée par la télévision à côté d’une maison en piteux état. C’est l’occasion pour nous d’apprendre que le tremblement de terre était donc à 7 sur l’échelle de Richter, et Maddie décide aussitôt de lui rappeler le conseil de Josh : faire son job est le meilleur moyen d’aider ses proches dans une situation de crise, parce qu’eux, ils tomberont probablement sur d’autres opérateurs qui doivent rester calmes pour les sauver.

Plus facile à dire qu’à faire. Quand Athena parvient enfin à joindre le 9-1-1 après avoir retrouvé sa radio, ce n’est que pour signaler sa position, inquiéter May qui ne garde pas son calme – contrairement à Maddie (qui n’a pas de contraction de stress, chapeau) – et entend sa mère hurler lorsque la maison se remet à bouger. Sympathique comme situation de stress.

Quand May entend que sa mère choisit de rester auprès de Silvia, coincée dans la maison après le second glissement, elle lui demande de s’échapper et de se sauver la vie. Maddie est finalement forcée de virer May de son poste de travail, parce qu’elle est incapable de faire le travail correctement. Je suis déçu pour May, mais pas particulièrement surpris. Quant à Athena, elle refuse bien sûr de laisser derrière elle Silvia, même quand cela met en danger sa propre vie : c’est son métier d’être une héroïne et de sauver Silvia, même si celle-ci n’a plus personne dans sa vie et même si elle a une culpabilité de la survivante. Silvia est en effet coincée sous des débris et ne pense pas pouvoir s’en sortir cette fois-ci. Cela la ramène à son propre accident de voiture : elle conduisait, sa sœur est morte et, depuis, elle ne sort plus jamais de chez elle, par culpabilité.

Contrairement à Athena, elle n’est pas forte, elle. Tss. La subtilité frappe à nouveau avec Athena qui lui confesse qu’elle s’est sentie faible elle aussi lors de son agression, mais qui trouve le moyen de lui redonner de la force. Les intrigues se rejoignent alors : Chimney parvient à faire naître le bébé, Athena parvient à débloquer Silvia de sous les débris. Le tout au son d’une musique parfaite et merveilleuse… qu’ils me gâchent un peu. Je veux dire, moi, cette musique, elle est à jamais associée au dernier épisode de Sense8, où elle marchait beaucoup mieux. Et ils ne peuvent pas ne pas le savoir, non ?

Tout est bien qui semble bien finir pour le moment, et j’ai aimé surtout la conclusion que tout ça permet pour Maddie et May : la première explique à la deuxième qu’elles ne peuvent pas se permettre de paniquer au téléphone quand elles sont le dernier espoir de survie des personnes qu’elles ont en ligne, peu importe qui sont ces personnes. Cette fois, tout est bien qui finit bien : Athena est assez maligne pour allumer le gyrophare de sa voiture et être enfin retrouvée par Bobby qui la cherchait, en hélicoptère.

May peut même avoir sa mère en radio et lui dire qu’elle est heureuse de sa survie. C’est une conclusion sympathique, encore renforcée par un barbecue de retour pour Athena : toute la famille est réunie pour fêter son premier jour de boulot. Athena en profite pour avoir une conversation en cœur à cœur avec sa fille qui lui explique que son nouveau choix d’orientation est dû à l’agression de sa mère et au cancer de son père.

D’ailleurs, Michael peut aussi rentrer chez lui sans son fils, qu’il laisse à Athena en ayant bien besoin, pour s’occuper de David. J’ai cru que l’acteur n’était pas payé pour cet épisode, mais Michael s’occupe de lui tout de même en lui préparant une douche chaude, un repas aux petits oignons et en faisant sa lessive. C’est charmant comme tout cette intrigue et ce couple, je trouve que ça fonctionne bien et que ça nous montre quelques routines covid qu’on a tendance à oublier à force. Le port du masque est globalement logique et respecté dans la série ; et j’ai aimé la scène entre Michael et Athena également, scène dans laquelle elle donne finalement son approbation concernant le couple, en soulignant simplement que David paraît bien fatigué.

Oui, Michael et lui sont allés vite à cause de la pandémie, mais si tout fonctionne et qu’ils sont heureux, autant les laisser l’être, non ? Merci Athena !

De son côté, Maddie rentre chez elle pour mieux tomber nez à nez avec Chimney qui a enfin pris la décision de la rejoindre. Il comprend qu’il a besoin de changer et de faire taire ses soucis et peurs. Il explique tout ça à Maddie, tout aussi paniquée que lui, mais prête à le pardonner. Eh, ça fonctionne sacrément bien, et ça fait plaisir de les voir être apeurés ensemble. Par contre, ça signifie qu’Albert est viré de chez eux.

Ce n’est pas bien grave, il a un colocataire tout trouvé : Albert, le frère de Chimney. J’ai trouvé ça sympathique, surtout que c’est logique comme inversion et que ça va faire du bien à Maddie et Chimney de se retrouver. Alors qu’ils sont malgré en tout en visio avec Buck et Al, Buck reçoit un appel de sa nouvelle crush… mais c’est finalement sa psy, qui lui conseille d’arrêter de se cacher, surtout qu’il prend conscience du fait qu’il ne se révèle pas vraiment aux autres. Oula. Je suis sceptique face à cette intrigue, j’espère que ce sera bien mené. Je n’ai pas envie que ce soit du gaybait, et en même temps, je ne sais pas si j’ai envie que Buck nous ponde un coming out. J’espère que tout sera bien géré, on verra bien.

Ce n’est pas toujours gagné avec cette série qui a tendance à rusher certaines choses : Hen reprend les études de médecine en visio, Christopher et Eddie sont ensemble pour bercer celui-ci avec un appel en visio où leur infirmière préférée lit une petite histoire… mais c’est frustrant de n’avoir que quelques infos très light comme ça.

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9-1-1 – S04E01

Épisode 1 – The New Abnormal – 19/20
La série revient en grande forme après des mois d’absence ! On reprend sur une énorme catastrophe, forcément, mais celle-ci ne nous empêche pas de retrouver un à un les personnages que l’on aime. Certes, tous ne sont pas hyper développés pour cette reprise, mais on arrive à avoir une idée générale d’où ils en sont, tout en les voyant sauver des vies, ce qui reste le but de la saison. Il y a de bonnes idées en cours de route, les personnages à sauver réussissent à être attachants et le coronavirus est exploité par les scénaristes avec le bon dosage pour que ce ne soit pas trop lourd.

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Spoilers

We’re all dying to get out there and see the world

Ouh, comme ce début d’épisode passe mal. La série prend le choix de laisser totalement de côté l’horrible période de confinement et d’irruption de la pandémie pour reprendre en septembre, où les infections étaient au plus bas et où on commençait à reprendre espoir d’une vie meilleure – et normale – partout dans le monde, et particulièrement aux États-Unis. Je trouve que c’est une excellente idée… mais ça ne passe pas si bien en janvier où l’épidémie a repris de plus belle un peu partout en Europe, alors que les États-Unis ont dépassé côté décès liés au Covid19 le seuil critique du nombre d’américains morts pendant la seconde guerre mondiale.

Cela n’empêche le choix musical, le retour du soleil et la petite balade en vélo d’être très sympathiques et de nous mettre de bonne humeur… jusqu’à ce que la catastrophe de ce début de saison se dévoile : quelques petits tremblements de terre vont faire craquer un barrage à proximité de Los Angeles, et la femme que l’on suivait en train de faire son petit tour de vélo est désormais complètement foutue. Elle a la présence d’esprit d’appeler le 9-1-1 via Siri, c’est déjà ça.

On repart alors deux heures avant tout ça, et ça nous permet de retrouver nos héros. La série profite assez bien de la pandémie pour nous montrer que les appels en vision ont la vie belle aux États-Unis. Tout le monde a sa tablette ou son ordinateur, et tout le monde se fait des conversations de groupe comme si de rien n’était. Il y a toutefois des surprises sur ce début de saison qui reprend donc quelques mois plus tard.

La série ne prend pas la peine d’expliquer ce qu’il s’est passé avec le covid, et c’est peut-être une bonne idée parce que ça sonne parfois faux quand elles le font – j’ai souvenir de This is us – mais en même temps, je me dis que pour tous les gens qui découvriront la série en retard ou sans avoir connu la pandémie (eh, ça arrivera !), ce sera bizarre comme changement d’ambiance.

Ben oui, le changement est visible dans la construction de l’épisode, parce que les plans sont impactés par la présence des ordinateurs et tablettes. La distance entre les personnages se fait sentir. Il faut dire que nous ne sommes pas aidés par la distance entre Chimney et Maddie, qui ne sont donc pas confinés ensemble.

Buck et Chimney sont confinés ensemble, parce que Chimney a trop peur de contaminer la mère de son futur enfant. Elle, elle vit désormais avec son beau-frère dont j’avais un peu oublié l’existence, mais qui a l’air très chouette avec elle : il prend soin d’elle et tout, et je n’imagine pas comment ça doit créer des situations bizarres dans la maison.

Du côté de Chimney, il était donc confiné chez Buck pendant toute la période où c’était obligatoire, ce qui paraît logique : tous les pompiers l’étaient apparemment, et ça évitait de mettre en danger les proches de ceux-ci. Seulement voilà, le reste de la caserne est rentré chez elle depuis un moment, mais Chimney s’y refuse toujours.

On sent bien que cela commence à peser à Maddie, plus que son propre ventre qui a bien pris du volume pendant ces quelques mois. Forcément. Cela fait plaisir de la voir heureuse pour sa grossesse, mais ça rend triste qu’elle soit déprimée par l’absence de Chimney auprès d’elle pendant la grossesse. C’est bien d’avoir peur et de vouloir être prudent, mais il y a des situations qui exigent tout de même d’être ensemble… Ou pas ? Buck a aussi un covid-crush via webcam, c’est inattendu.

Athena et Bobby sont également ensemble, vivant désormais avec May. Celle-ci n’est pas là, car elle est de garde. Oui, elle a décidé de faire une année sabbatique, et j’aime beaucoup l’idée parce que j’ai deviné assez vite vers quoi on se dirigeait. Avant d’y arriver, il nous restait à découvrir que Michael s’était installé avec son beau médecin, David, qui enchaîne les gardes aux urgences avec le Covid. Il n’a pas l’air si crevé que ça quand on le voit pourtant, et il a même l’air heureux de s’occuper du fils de son mec et de parler avec Athena.

C’est un peu étrange : à quel moment ont-ils pu développer toute une relation comme ça ? Je veux dire, les médecins ont eu tendance à être un chouilla débordés cet été tout de même. Qu’importe, ça fait plaisir de voir tous les personnages à peu près heureux. Il y en a une qui ne l’est pas pourtant : Athena reprend le boulot après son agression. Nous ne saurons pas grand-chose de son arrêt et des consultations psy pour le moment, nous contentant d’apprendre qu’elle est désormais consignée à son bureau. La catastrophe à venir va tout changer, c’est sûr.

En attendant, elle se dit peu ravie de savoir que sa fille, May, est devenue opératrice téléphonique pour le 9-1-1, tu m’étonnes. Quand on la retrouve, on la voit s’entraîner à répondre à des coups de téléphone, et c’est chouette à voir, surtout que Maddie est évidemment sa tutrice. Après tout, c’est à elle qu’elle avait déclaré son envie en fin de saison dernière.

Autrement, les pompiers font des tests de température en entrant dans la caserne, ce qui fait partie du nouveau protocole, et on retrouve enfin Hen à la caserne, ce qui fait plaisir. Eddie met encore plus de temps à revenir et je l’avais presque oublié. Bon, on en oublie presque aussi que nous sommes devant une série catastrophe. L’épisode fait pourtant le job pour nous le rappeler petit à petit : le craquage du barrage est suggéré à plusieurs moments de l’épisode, de bonne manière.

On apprend à découvrir un peu tous les futurs blessés : les conducteurs de transport en commun n’ont vraiment pas de chance dans la franchise, par exemple, puisqu’on se retrouve principalement avec un bus qui se retrouve encastré dans un building, et pas au premier étage, hein. Au passage, il explose une salle de réunion où un employé se faisait engueuler par sa boss et il perturbe les passagers auxquels on a eu le temps de s’attacher brièvement : CJ un élève de terminale qui reprend les cours malgré son handicap (une forme d’autisme ? Je n’ai pas les sous-titres, je n’ai pas bien compris ce qu’il avait), une passagère avec qui il a sympathisé et un passager particulièrement désagréable.

Ils ont tous eu le temps de voir la vague leur arriver en pleine tronche, même Vanessa qui conduisait ce bus, mais au moins, ce n’est pas un tsunami comme le remarque les pompiers assez justement. J’ai rigolé, j’avoue. Bref, l’épisode fonctionne bien et cette affaire de bus est vraiment prenante lorsque les pompiers arrivent sur place.

On a eu le temps de s’attacher à tout le monde et il est très cool de voir CJ décider de faire un garrot au passager malpoli pour lui sauver la vie, comme il est cool d’avoir une touche de féminisme avec l’employé bloqué sous le bus qui révèle à sa boss qu’il l’a bien tenue à l’écart d’une réunion pour de mauvaises raisons. J’ai vraiment aimé cet épisode et cette intervention. Cela fait du bien de retrouver tout le monde. Quant à CJ, il se calme grâce à Bobby pour qui les choses manquent de peu de tourner vraiment mal. Franchement, il survit à une explosion de manière bien peu crédible, mais eh, c’est 9-1-1. Oh, sinon, j’ai aimé aussi voir Hen s’occuper vraiment des urgences médicales : on voit bien que ses études ont continué, même si elle est encore à la caserne.

Contre toute attente, la série nous fait alors un flashback pour revenir six mois en arrière, dans un monde pré-covid. Tout cela n’a aucun sens, mais ça sent l’arrivée d’un personnage qui aura son importance dans la série : Janelle. C’est celle que nous avons vu en début d’épisode faire son petit tour de vélo et qui a survécu à la masse d’eau lui arrivant dans la tronche. Elle est enterrée vivante désormais, mais il y a quelques mois, elle vivait une vie heureuse.

C’est tellement violent tout ça. La série nous explique le coronavirus de la meilleure et la pire des manières à la fois : mois par mois, quelques secondes de sa vie parfaite devenant de plus en plus horrible, avec son mari qui meure du virus en cours de route. C’est un personnage auquel on s’attache vraiment bien, parce qu’il est difficile de ne pas s’y reconnaître, même si on n’a perdu personne : elle vit désormais seule et sa solitude lui pèse. Oui, elle parle au téléphone avec d’autres, comme tout le monde, mais elle est seule quand même.

Et elle l’est tout autant quand elle se prend la masse d’eau et finit enterrée vivante. Elle est sauvée grâce à l’aide de Maddie qui intervient à temps et la prend en charge de la meilleure des manières, même si on comprend qu’il s’agit d’un appel difficile pour elle. J’imagine qu’elle s’attache aussi à elle parce que la solitude lui rappelle un brin sa situation. Bref, Janelle est finalement sauvée de justesse, et ça nous permet de voir qu’il y a une belle traversée d’eau à travers Los Angeles.

Ce n’est pas fini pour autant : un glissement de terrain est annoncé, et Athena est finalement envoyée sur le terrain, comme prévu. Elle ne peut pas rester derrière son bureau quand il y a tout un quartier résidentiel à évacuer et qu’il y a un manque évident de flics. Athena fait tout ce qu’elle peut pour évacuer le quartier, et elle rencontre ainsi une femme qui refuse de quitter sa maison.

Ce n’est pas le confinement qui lui a fait aimer ça, bien au contraire : elle est confinée chez elle depuis sept ans parce que le monde extérieur est dangereux. La vie lui a donné raison sur ce coup-là. Malheureusement, elle refuse vraiment de quitter sa maison, même lorsqu’Athena pense avoir réussi à faire ce qu’il fallait pour ça.

C’est embêtant, et c’est notre cliffhanger du jour : May, Maddie et Josh (à qui la promotion fait énormément de bien tout au long de l’épisode, j’aime le voir en charge de l’équipe !) découvrent en effet au même moment que le glissement de terrain est en cours. La maison s’effondre donc, de même que le signe si célèbre d’Hollywood, que l’on avait vu à plusieurs reprises pendant l’épisode, comme pour nous indiquer ce qui allait se passer. Oh boy. Vivement mardi, parce qu’Athena est dans la merde, là.

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