Future Man – S02E01-03

Épisode 1 – Countdown to a Prologue – 20/20
Honnêtement, tout y est. Je retrouve avec plaisir les personnages et l’humour perché de la série, mais aussi et surtout sa propension à être extrêmement bavarde et à proposer de manière toute simple une intrigue hyper poussive. Cette saison 2 redémarre donc à merveille et je suis rassuré de voir que j’aime toujours autant la série !

> Saison 2


Spoilers

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He’s a tertiary character in my life !

La saison reprend par le réveil de Josh avec… un pyjama « Joosh ». Pas du tout dans l’excès déjà ! Il n’a aucune idée ce qu’il fait là, et nous non plus, mais heureusement, il tombe sur Paul dans son salon. Paul, c’est celui qui tenait le magasin de jeux vidéo avec Tracy dans le pilot et que je ne m’attendais pas à voir durer si longtemps dans la série. Et là, c’est lui qui a toutes les infos nécessaires : Josh a donc de fréquents trous de mémoire depuis qu’il a fait une réaction allergique à la bouffe de la prison et cru apercevoir des éclairs. Vraiment ?

C’est perché comme explication et Josh le sait bien, donc il essaye de bien comprendre ce qu’il s’est passé : comment une simple allergie peut-elle justifier qu’un terroriste avec quelques condamnation à vie peut se retrouver tranquillement chez lui ? Cela n’a pas de sens, même si Vince est désormais son garde personnel.

Oh et sinon, Josh reçoit aussi des fleurs de son ancien collègue, Stu Camillo. Je l’avais oublié celui-là, mais ça n’a pas beaucoup de sens qu’il lui envoie des fleurs non plus. Paul et Vince trouvent ça bien intrigant et n’hésitent donc pas à questionner Josh assez lourdement sur ses relations avec Stu. Tellement lourdement, même, qu’ils finissent par être drôlement suspicieux.

C’est là que surgissent de nulle part – et du futur – Wolf et Tiger, en pleine forme et prêts à dézinguer Paul et Vince qu’ils égorgent sans scrupule. À ce stade, Josh ne pose même plus de questions sur ce choix éthique douteux, préférant concentrer son attention sur l’arrivée des deux nouveaux voyageurs.

Le futur est donc merveilleux, une merveilleuse utopie tellement merveilleuse qu’elle provoque quelques doutes chez moi. Tiger et Wolf ont pourtant l’air toujours aussi sympas et humains, puisque Wolf préfère un repas pour tout le monde.

C’est un premier épisode extrêmement bavard et qui reprend vraiment à la suite de la saison 1. On apprend donc qu’avant l’explosion, les Biotics ont reçu la photo de Josh et ont maintenant pour mission de le retrouver et le tuer. Chouette comme tout comme plan de saison, mais mes doutes persistent. À raison apparemment : ils fournissent ensuite à Josh le « super sérum 14 » qui lui permet de booster sa confiance en lui peu importe où il se rend, puis lui présente la sexy Fox, experte en technologies (même qu’elle peut hacker l’internet, dis donc).

Josh commence aussitôt à la draguer et les choses prennent un nouveau tournant avec une soi-disant mission à aller effectuer sous couverture – assez littéralement puisqu’il est question d’infiltrer une secte nordique sexuelle – à Helsinki. Bien, la série ne change pas de ton, au moins. Il est question de tout ça alors que Josh est toujours dans son pyjama et, rapidement, les voyageurs du futur en arrivent à… lui poser des questions sur Stu.

Je savais bien que tout ça était louche ! Josh se rend donc aussi vite que possible dans sa chambre et part à la recherche d’un jeu de société avec des cochons dessus (Bingo !), mais aussi avec… Fox ! Oups ? Il comprend donc que quelque chose cloche et retourne questionner le trio qui l’attend sagement dans le salon.

Assez vite, ces trois-là lui tombent dessus pour avoir des informations sur Stu, parce qu’ils veulent savoir pourquoi ils lui en veulent. L’obsession pour Stu est claire et finit par réveiller Josh qui était en pleine simulation, une sorte de technique de torture, dans le futur, qui consiste à le plonger nu dans une baignoire (fallait bien qu’on revoit sa prothèse j’imagine).

Il se trouve alors dans une sorte de base militaire du futur où deux personnes s’occupent de surveiller la simulation – dont une femme n’aimant pas être comparée à une certaine Hera et faisant appel à Apollo pour l’étourdir suffisamment.

Quand il se réveille à nouveau, pour la troisième fois, il rencontre Athena qui lui explique que la simulation leur paraissait une bonne idée pour lui apprendre une information terrible… Ils viennent du futur ! Sans déconner. Josh est complétement blasé – il apprend d’Athena que Stu est un nouveau Kronish en fait, il va créer en 2026 un sérum contre toutes les maladies. Et c’est reparti pour un petit délire de Josh en tant que Sauveur.

C’est original comme idée pour relancer la saison 2, mais je me demande ce que vont devenir Tiger et Wolf. En attendant, c’est un excellent début et j’aime voir Josh décider d’accepter de sauver le monde une fois de plus. Il intègre ainsi cette organisation militaire appelée le Cercle Pointé. Il en est tellement heureux qu’il en perd le contrôle de sa vessie – bon, c’est aussi à cause du tranquillisant pour la simulation, évidemment.

Comme il ne veut pas rencontrer sa nouvelle équipe en étant plein d’urine, il décide de se changer avec une paire de draps qui traine dans sa cellule… et quand il planque ses vêtements, il déplace une sorte de chauffage qui lui permet d’entendre Athena dire à ses hommes que Josh coopère et qu’ils ont besoin de son cerveau pour leur opération… même si ça le tuera au passage.

Josh est d’un coup moins convaincu de vouloir rester dans cette opération qui insiste pour l’appeler Jésus. C’est sûr, c’est dérangeant. Lui et sa toge romaine font donc en sorte de s’échapper, réussissant même à leurrer l’un de ses gardiens sans langue. Et quand il arrive enfin à s’enfuir ? Josh découvre qu’il est dans le futur, loin dans le futur : Los Angeles est devenu Lost Angeles parce qu’elle est détruite, et on est en… 2162. C’était l’année… 62 !

Épisode 2 – The « i » of the Tiger – 17/20
Ce deuxième épisode continue le travail de présentation de cette saison avec toujours ce même humour, mais je le trouve un brin moins efficace dans sa manière d’amener les choses. Une chose est sûre, ils compactent en trente minutes l’équivalent d’un épisode complet de certains dramas, voire même d’un film. Il faut donc s’accrocher et ça nuit au rythme général ; mais ça reste une excellente série.

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Like him, it’s small but efficient.

Loin des problèmes de Josh, Wolf et Tiger reviennent donc en 2162 et atterrissent dans une fontaine en commémoration de la tour Kronish. Wolf est bien suspicieux de la manière dont ils ont survécu – mais Tiger lui change vite les idées, puisqu’elle l’a en fait fait devenir un BIotic. Ouep, ils ont peut-être détruit les Biotics dans le passé, mais il en reste deux.

Rapidement, il est donc question de faire un éloge funéraire de Josh, et sans surprise, ça en revient vite à la question de l’entrejambe de Wolf qui a probablement cramé dans la tour de Kronish. Bien qu’un peu longue, cette blague fonctionne précisément parce que Tiger est excellente dans ce rôle de la nana gênée. Et une fois que c’est fait, ils décident d’aller explorer un peu 2162.

Ils se retrouvent rapidement dans le désert et sont dégoûtés de s’apercevoir que tout n’a pas vraiment changé. Certes, ils découvrent un champ géant dans lequel Wolf réussit à s’évanouir alors que Tiger rencontre des enfants. Il y a du mieux dans cette apocalypse s’il y a des enfants dans le NAG – nouveau sol sous-terrain.

Là-bas, Tiger est heureuse de retrouver une partie de son équipe de Résistant… mais malheureusement, celui-ci ne la reconnaît pas. Il connaît toutefois Wolf et le fait entrer à l’intérieur de NAG, mais il veut tester Tiger pour savoir si elle est Biotic ou non, et la tuer si elle l’est. C’est gênant : ne pouvant se le permettre, elle l’assomme et est forcée de laisser Wolf derrière elle.

Commence alors une longue randonnée loin de tout et en plein désert, où elle ne peut que se souvenir du discours de Wolf en fin de saison 1. Il lui avait promis de rester à ses côtés dans ce futur où leurs amis les auraient oublié. C’est raté. Elle poursuit sa route jusqu’à une sorte de colonie promettant une vie sur Mars.

Elle n’est pas bien convaincue et se renseigne donc sur ce qu’il s’est passé pendant les siècles qu’elle a raté. Elle n’est pas très heureuse de ce qu’elle découvre : le vaccin a bien fini par exister et provoquer une guerre, non parce que le gouvernement forçait les gens à le prendre, mais parce qu’il les en privait. Oh, certes, il y a eu de jolis progrès en intelligence artificielle et des accords de paix après la destruction de l’Europe, mais dans l’ensemble, elle comprend surtout que sa mission est un échec total.

Après tout ça, notre pauvre Tiger cherche une infirmerie pour se soigner de sa blessure par balle, mais tout ce qu’elle trouve en guise d’infirmerie, c’est un pressing du futur où elle galère à se soigner… en vain. Heureusement, une cliente finit par lui indiquer où allait se soigner. Malheureusement, en chemin, elle se fait suivre par trois personnes en jaune qu’elle soupçonne de vouloir l’attaquer.

Elle se retourne donc contre eux pour finalement apprendre qu’ils voulaient simplement l’envoyer vers une villa dans laquelle elle retombe sur… Stu ! Oh, ça y est, je commence à avoir mal à la tête de toutes ces ramifications ; mais ce n’est pas encore tout à fait terminé : Stu questionne Tiger sur la manière dont elle peut être là et découvre qu’elle est blessée. Il fait donc appel à son médecin, qui n’est autre que…

Athena ! Elle soigne donc Tiger et l’entend dire qu’elle vient du passé – ou du futur, ou qu’importe : le voyage dans le temps existe. Cela ne tombe pas dans l’oreille d’une sourde, et Tiger ne s’en rend même pas compte, toute occupée qu’elle est à vouloir frapper Stu quand elle découvre que c’est lui, et non Kronish, qui est à l’origine de l’existence des Biotics dans cette version de 2162.

Oui, mais Stu est en fait un hologramme et il est ravi de la retrouver, il n’a pas spécialement envie de se faire frapper, juste d’être aimé. Pour cela, il a toutefois besoin d’aller voir sa psy en cours de route (et bordel, j’adore cette actrice, c’est génial !) pour comprendre où est-ce qu’il a foiré avec Ty-Anne qu’il a attendu pendant 144 ans. Tout ça pour… apprendre qu’elle bossait avec ce terroriste de Joosh. Il n’en est pas ravi, mais il est toujours amoureux d’elle.

Il faut dire qu’elle est à l’origine de l’invention qui a changé sa vie – oui, si Stu a créé les Biotics, c’est en fait uniquement grâce à un cheveux de Ty-Anne. C’est assez fou comme idée, j’adore, autant que le fait que la moitié de la maison de Stu soit en fait un hologramme.

Il poursuit Tiger tant qu’il peut, pour la convaincre qu’il fait le bien, et ma foi, il arrive à être convaincant. Je l’avais dit en saison 1 que les méchants pourraient tout à fait paraître gentil avec un brin d’efforts des scénaristes. Bon, en revanche, c’est quand même mal barré pour Stu qui présente à Tiger, en fin d’épisode, sa fille, Ty-Anne aux cheveux violets et à la ressemblance à Tiger un tantinet gênante.

De son côté, la médecin creuse et découvre le reste de la machine à voyager dans le temps. Oh oh !

Épisode 3 – A Wolf in the Torque House – 16/20
Zut. Si l’épisode est bon, je ne suis pas ravi du schéma de construction de cette série. L’introduction est en effet sacrément longue avec ces trois épisodes, et ça casse totalement le rythme qu’ils auraient pu créer. Je ne sais pas, il aurait fallu mélanger au moins les épisodes deux et trois, je crois. Là, j’ai l’impression qu’on n’avance pas et il ne reste déjà plus que dix épisodes.

> Saison 2

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I’m in a different reality.

Ah, je ne vais pas être convaincu si la série passe trop de temps à diviser ses personnages comme ça. Je veux la suite des aventures de Josh, moi… Mais il est assez clair qu’il sera question de l’histoire de Wolf, que tous les habitants de NAG appelle Torque. Il est amusant de le voir se réveiller au beau milieu de personnes tenant vraiment à lui, alors que lui n’a aucune idée de qui ils sont.

Malgré sa convalescence, il comprend vite ce qui lui arrive quand il parle des Biotics et qu’on lui répond avec des informations sur les Bio-Techs. Allez, on s’amuse bien dans ce début d’épisode qui balance un tas d’informations à Wolf obligé d’improviser et dire qu’il a été torturé, en s’inspirant d’un certain nombre d’éléments de ses voyages dans le temps.

Le tout ne s’arrête pas là, puisqu’il est aussi confronté à sa médecin, qui n’est pas spécialement du genre à inspirer la confiance. Sa méthode pour le soigner ? Lui cracher dessus une plante qu’elle a mâché. Merci, non merci. On apprend assez vite un peu plus de choses sur la guerre contre les Bio-Techs et sur l’empire créé par Stu. Face au réchauffement climatique, il propose donc d’aller vivre sur Mars, mais les habitants de NAG n’y croient pas une seconde, criant à la Fake News. Merveilleux, ces « gentils » sont donc totalement dans l’ignorance de la réalité des choses.

Par contre, ils ont clairement vu Sense8, parce qu’ils disent vivre au sein d’un Cluster : Wolf est en fait marié à chacun d’entre eux (oh, ça va être drôle quand ils le verront nus) et ils ont même une fille ensemble. Autant dire que Wolf est ravi, bien sûr. Pourtant, la gamine est toute mignonne avec lui, à lui montrer ses dessins qu’il dit aussi bon que Mapplethorpe. On n’a pas du voir les mêmes choses de Mapplethorpe, j’imagine.

Il demande à sa fille de lui dessiner un plan, avec la ferme intention de s’échapper, avant d’apprendre à connaître un peu le cluster qui lui sert de famille : maman-prof, papa-homme au foyer, papa autorité, maman-fun… chacun a un rôle à tenir. Le sien ? Construire des roues ! Et se laisser embrasser sur la bouche par tout le cluster, alors qu’il déteste toujours autant ça comme c’est son « trou à rat » normalement.

Franchement, la vie est toute pétée dans ce futur, mais ce n’est pas pire que la vie sous les égouts. Il pourrait s’y faire, non ? En plus, il découvre que toute son équipe est en vie et mène une chouette vie, même si personne ne se souvient de lui et qu’ils ont tous un nom différent. Bref, il essaye de s’enfuir de ce NAG, mais c’est un échec total : suite à son arrivée avec Tiger, une loi lui interdit de sortir de Nag. Et Papa-Autorité le voit essayer de s’enfuir.

Forcément, il est inquiet de l’arrivée de ce Torque bien différent de celui qu’il connaissait, et ce n’est que le début. Comme prévu, à l’espionner, il finit par apercevoir son pénis bien plus petit que celui de Torque. Et ça le choque profondément. Wolf n’a aucune idée de ce qu’il se passe, forcément, et il continue d’interroger sa fille sur tout ce qu’il se passe. Il comprend donc que pour s’enfuir, il doit utiliser un tunnel.

À son magasin de construction de roues, il interroge son apprenti, Pump, sur ce tunnel qu’il a probablement construit lui-même et découvre qu’il a besoin d’argent pour ça. Or, de l’argent, il n’y en a plus dans le magasin. Il faut donc faire avec et commencer à créer des roues pour avoir de quoi s’enfuir. Ce n’est pas gagné, mais ils finissent par en construire une en une journée. Plus que 49 à venir, allez.

C’est plutôt fun et ça mène à une grosse nuit très importante pour le NAG : celle de l’orgie des Clusters. Pendant que les enfants chantent avec les non-clusterisés, les autres font donc l’amour tous ensemble par famille. Merveilleux : il est donc temps pour le cluster de Wolf de découvrir son nouvel entre-jambes, et ça les terrifie. Wolf leur explique donc qu’il n’est plus du tout celui qu’ils ont connu, et qu’il a été torturé (beaucoup). Cela suffit à convaincre son cluster de l’accepter.

Et alors qu’il envisage de s’enfuir pendant la nuit, il est surpris par sa petite fille en train de quitter le domicile. Ce qui devait arriver arriva : il est triste de la voir triste, car elle a compris qu’il partait de nouveau. Par conséquent, il décide de rester, parce qu’il ne veut pas la voir pleurer. C’est mignon et dans la lignée du personnage.

> Saison 2

Future Man (S02)

Synopsis : En fin de saison 1, tout le monde pensait, et surtout Josh, que le futur était sauvé des Biotics et que tout allait bien qui finissait bien – même s’il était en prison. Pourtant, la dernière scène nous montrait qu’il s’apprêtait à recevoir de la visite… Alors qu’en est-il ?

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Pour commencer, je dois avouer que j’étais impatient de retrouver la série… mais que je ne sais pas pourquoi, maintenant que la saison 2, j’appréhende un peu de la lancer. Comme pour You’re the worst jeudi, je pense que c’est la peur d’être déçu, de tomber sur une saison moins bonne ou n’arrivant pas à me remettre dans le délire.

Oui, parce que quand même, cette série a son propre univers et son ambiance WTF, et il faut s’accrocher. J’ai donc mis un temps fou à faire play alors que j’avais pris le temps de faire un résumé de la saison 1 pour me remettre dedans. Je n’ai vu qu’une poignée d’épisodes de cette seconde saison pour le moment, et voici donc ce que j’en ai pensé…

Note moyenne de la saison : 18/20

S02E01 – Countdown to a Prologue – 20/20
Honnêtement, tout y est. Je retrouve avec plaisir les personnages et l’humour perché de la série, mais aussi et surtout sa propension à être extrêmement bavarde et à proposer de manière toute simple une intrigue hyper poussive. Cette saison 2 redémarre donc à merveille et je suis rassuré de voir que j’aime toujours autant la série !
S02E02 – The « i » of the Tiger – 17/20
Ce deuxième épisode continue le travail de présentation de cette saison avec toujours ce même humour, mais je le trouve un brin moins efficace dans sa manière d’amener les choses. Une chose est sûre, ils compactent en trente minutes l’équivalent d’un épisode complet de certains dramas, voire même d’un film. Il faut donc s’accrocher et ça nuit au rythme général ; mais ça reste une excellente série.
S02E03 – A Wolf in the Torque House – 16/20
Zut. Si l’épisode est bon, je ne suis pas ravi du schéma de construction de cette série. L’introduction est en effet sacrément longue avec ces trois épisodes, et ça casse totalement le rythme qu’ils auraient pu créer. Je ne sais pas, il aurait fallu mélanger au moins les épisodes deux et trois, je crois. Là, j’ai l’impression qu’on n’avance pas et il ne reste déjà plus que dix épisodes.
S02E04 – Guess Who’s Coming to Lunch ? – 16/20
Malgré quelques scènes tout bonnement insupportables, les surprises de cet épisode m’ont permis d’être très heureux de continuer cette saison 2. Si l’humour est toujours bien présent, je trouve qu’elle manque pour l’instant d’un but bien précis. Errer comme ça, ça finit par être long et j’espère que le prochain épisode saura trouver un nouvel élan !
S02E05 – J1. Judgement Day – 18/20
Apparemment, il suffisait de demander pour que ça se produise : la saison se trouve un but et si ce n’est pas aussi original qu’en saison 1, c’est bien suffisant pour justifier de nouveaux épisodes. Cela me convient donc très bien et l’épisode est passé assez vite. Il s’y déroule un tas de choses et le rythme est toujours aussi rapide – c’est fou.
S02E06 – The Binx Ultimatum – 16/20
Cette saison n’arrive pas à me convaincre autant que la précédente, car j’ai l’impression qu’elle part moins loin dans le délire. Peut-être que c’est la timeline qui me pose problème, peut-être que je suis trop fatigué pour tout suivre, mais en tout cas, j’ai la fâcheuse impression que ça pourrait être mieux. L’essentiel est que ce soit toujours très sympa à regarder, cela dit, sinon, j’aurais probablement arrêté pour passer à autre chose.
S02E07 – Homicide : Life in the Mons – 18/20
De bonnes surprises tout au long de l’épisode accompagnent une parodie qui aurait pu probablement être plus efficace. Cet épisode fait apparemment office de mi-saison, et on sent bien qu’il se dirige vers une fin intéressante dès le départ. Je ne m’attendais pas à une telle scène de fin ; et à vrai dire, je ne m’attendais pas non plus à une grosse partie de ce qui précède. Cela donne l’impression que ça vaut le coup de tourner en rond un bon moment.
S02E08 – The Last Orchata – 19/20
Ah, ça repart beaucoup mieux avec cet épisode qui s’éclate de nouveau et pousse toujours plus loin le délire. Mes quelques inquiétudes de voir la série prendre un coup de vieux s’envolent d’un coup avec cet épisode qui prouve qu’elle est toujours polymorphe, et que ses transformations amènent bien le meilleur d’elle-même à chaque fois.
S02E09 – The Ballad of Pup-E. Q. Barkington – 18/20
Dans la continuité des précédents, cet épisode réserve quelques bonnes surprises au milieu d’un nombre incroyable de bavardages – même les scènes d’action semblent vouloir parler. Alors même que cet épisode est plus court que les autres, il m’a paru plus long tant il y a d’informations données à la minute. Tant mieux.
S02E10 – Exes and OS – 18/20
Un bon épisode qui apporte de nombreuses réponses et boucle certaines boucles, tout en prenant soin de donner une bonne cohérence à l’ensemble de la saison. Toutefois, la cohérence ne m’empêche pas de me poser un certain nombre de questions qui sont pour le moment sans réponse. C’est donc bien… mais y a un mais ; et j’attends de voir la suite pour mieux tout appréhender.
S02E11 – Dia de Los Robots – 18/20
Dernier épisode de transition avant la fin de saison, cet épisode parvient assez bien à se servir de tous les éléments présentés jusqu’à maintenant dans la saison. On voit que l’écriture est toujours aussi maîtrisée puisque de nombreux détails finissent par devenir des parties importantes du plan de l’épisode, alors que d’autres gags fonctionnent bien grâce à une pré-introduction dans les épisodes précédents.
S02E12 – The Brain Job – 20/20
Je ne m’attendais pas du tout à un tel épisode. Il se passe en 28 minutes tellement de choses que j’ai du mal à croire que ça n’a duré que 28 minutes. Comme toujours avec cette série, je suis bluffé par leur capacité à débiter les gags et les références, à enchaîner parodies et rebondissements et à proposer des scènes totalement jouissives à voir. Grosse réussite.
S02E13 – Ultra-Max – 20/20
Rien que pour cet épisode, la série vaut le coup d’être vue. Ce scénario d’épisode était aussi tordu que logique, imprévisible que prévisible, drôle que sérieux, etc, etc. Les scénaristes ont tout donné pour une fin de saison qui s’avère donc à la fois ouverte et fermée, qui peut faire office de fin de série ou non et qui, franchement, était possiblement leur meilleur épisode. Un coup de maître, l’air de rien ; mais peut-être que si moi j’ai accroché, ça n’aura pas été le cas de tout le monde.

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Une saison 4 pour Veronica Mars ?!

Salut les sériephiles !

Vous saviez qu’il ne pleut jamais dans le sud de la Californie ? C’est le final de Veronica Mars qui me l’a appris en me laissant soit disant définitivement sur un cliffhanger tout naze.

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Chère CW, c’est pour toi.

Il a fallu dix ans pour que s’allume de nouveau le Marshmallow en moi en apprenant l’existence d’un Kickstarter pour produire un film. Totalement innatendu, le projet a été fondé en 24h et on a tous su que la demande était telle qu’il était impossible que l’histoire de Veronica s’arrête de nouveau. Pourtant, après le film, on est retombé dans une déprime générale.

Certes, nous avions enfin une fin, mais Veronica Mars a lancé une mode des revivals TV pas forcément nécessaires (même si je l’ai trouvée bienvenue concernant Prison Break) sans revenir autant sur nos petits écrans.

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Cette série a littéralement une dizaine de reboots/revivals.

Là-dessus, Kristen Bell s’est lancée dans The Good Place, une comédie excellentissime et on a tous tourné la page LoVe… Enfin, il devait bien y avoir quelques irréductibles, mais je n’y croyais plus du tout. Je suis optimiste comme ça, que voulez-vous, Veronica n’a jamais été non plus du genre pleine d’espoir !

Pourtant, hier soir l’annonce tant attendue est tombée : Hulu travaille à faire revenir Veronica Mars pour une saison 4 de huit épisodes, avec Rob Thomas aux commandes et Kristen Bell dans le rôle titre. De quoi me faire oublier immédiatement tous les reproches faits aux autres reboots qui surfent sur des tendances sans jamais innover véritablement, n’est-ce pas la CW ? D’ailleurs, gros mystère sur le pourquoi ils n’ont pas sauté sur l’occasion pour la faire revenir aussi au point où ils en sont !

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Et la bonne nouvelle, c’est que même si ce n’est pas encore sûr, ce revival est vraiment bien parti : cela fait des mois que c’est en travail et ça n’empêcherait pas Kristen Bell de tenir ses engagements avec The Good Place. Franchement, je signe direct, c’est ce qu’on espérait tous en 2014.

Le film avait ses défauts, c’est sûr, mais franchement, la frustration de la fin de la série est encore là et je suis preneur de tout ce qui continue les aventures de la détective privée à ses heures perdues (même si je n’ai pas lu les romans écrits par Rob Thomas, oups). Après, faut pas trop rêver non plus, pour le moment, nous n’avons que ça comme info sur la série, donc ça reste assez léger. On ne sait même pas encore si tout le monde sera de retour, mais je l’espère très fortement, parce que ça faisait aussi la force du film. On avait l’impression d’assister à une véritable réunion de lycée, et ça fonctionnait donc à merveille rien que pour voir Veronica reprendre trop vite ses bonnes habitudes, mais aussi pour retrouver tout le monde !

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La vieillesse ne réussit pas à tout le monde.

La série n’a pas forcément vieilli de la meilleure des manières, mais une chose est sûre, elle est en train de remonter dans mes priorités de rewatch – parce que ça fera un excellent fond sonore pour corriger mes copies et parce que j’en ai l’intégrale.

Ouais, d’ailleurs, super, j’ai enfin sauté le pas et acheté l’intégrale il y a quelques mois et paf, une nouvelle saison. Super, merci les gars ! (Non, vraiment, merci !!).

PS : dans tout ça, ma joie était telle que je n’ai toujours pas vu de séries inédites cette semaine… oups !

Future Man – S01E11-13

Épisode 11 – Beyond the TruffleDome – 19/20
Encore un excellent épisode qui change la donne en ne se concentrant plus sur l’intrigue de fond mais uniquement sur les personnages. Il le fait toutefois à merveille avec quelques voyages temporels bien gérés et toujours autant de références et clins d’œil à d’autres œuvres, films et séries. Un vrai plaisir à regarder, donc.

> Saison 1


Spoilers

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What the fuck did you say to Kronish ?

Trois épisodes au lieu de deux, ça ne m’arrange pas particulièrement, mais cette diffusion m’aura permis de me rendre compte que je peux toujours caser un ou deux épisodes de plus dans mon programme à la semaine au lieu d’attendre bêtement et impossiblement d’avoir tout le temps devant moi pour treize épisodes d’un coup. En même temps, c’est toujours frustrant de s’arrêter en cours de saison… mais je n’arrête pas de le faire en tentant de rester à jour partout.

Josh a ruiné toute l’opération en racontant son futur à Kronish, et il a précipité le futur de manière radicale, le faisant accélérer de 50 ans. C’est la catastrophe, donc il se fait rapidement réprimander par Tiger qui n’a pas que ça à faire de continuer à l’écouter.

Tiger remonte en 1949, toute seule, pour tuer bébé Elias… mais ce n’est pas si simple, parce que bien sûr la mère est super sympa avec elle, lui explique que le bébé est sa dernière famille en vie et lui donne les infos pour le tuer. Tiger se décide donc de reporter le meurtre au lendemain, puis au lendemain, puis au lendemain, puis se retrouve un an plus tard à être sa nourrice.

Elle se fait appeler Tiane et passe du bon temps avec le bébé. Difficile de tuer un enfant après tout, malgré tout ce qu’elle en disait. Toutes les bonnes choses ont une fin, et forcément, la mère d’Elias finit par se remarier et ne plus avoir besoin d’elle. Elle se passe ainsi des services de Tiane, résolue à tuer Elias… mais elle n’y parvient tout de même pas. Comprenant que son temps dans le passé est fini, Tiane/Tiger décide de retourner dans le futur.

De retour en 2017, elle a l’horrible surprise de découvrir que Wolf est mort en 1993 et que Josh lui a établi un culte. C’est assez logique que Wolf finisse par mourir dans le passé, mais c’est aussi super triste pour Tiger qui a passé quelques années encore plus loin dans le passé.

Un flashback dans le futur (bonjour la prise de tête) nous présente l’enfance de Wolf et TIger, qui se partagent un rat. Comme ils sont mignons. L’épisode nous fait comprendre qu’on va se center sur leur relation et leurs réconciliations à venir.

En 1985, Wolf renaît avec une nouvelle identité et un job tout trouvé : il devient chef cuisinier, mais fait croire aux gens qu’ils se font enlever et vont mourir avant de leur servir un dîner futuriste dans son restaurant clandestin. C’est conceptuel, le scénario est perché… mais c’est top à voir et hyper cohérent avec le personnage. Il forme un duo improbable avec un barman qui kidnappe ceux qu’il veut, Blaze.

L’épisode est sympathique à nous embarquer dans ce flashback commenté par Wolf en voix-off. Tout se passe bien pour quelques années, puisqu’il s’enrichit beaucoup trop et passe sa vie à se droguer. Le problème, c’est que le succès auprès des plus grandes stars finit par le faire repérer par la police pour le meurtre du flic en 1960.

C’est amusant de le voir rattrapé par son passé, et il est affecté plus que jamais par la vision d’un dessin de Tiger, même s’il assure que non en voix-off : il se drogue de plus en plus et sa cuisine finit par partir en vrille, parce qu’il propose de manger des rats et autres aliments sympas. En 1993, il a alors l’idée d’organiser des matchs à mort pour de la truffe.

Oui, mais il s’agit de riches venus pour s’amuser, et ils n’ont pas envie de se tuer, juste de se faire quelques chatouilles. Et si c’est marrant à voir, Wolf finit par péter un câble et s’attaquer à sa clientèle, avant de rejeter Blaze pour qu’il se rende… chez OJ Simpson. C’est sympa, ce n’est jamais qu’une référence de plus laissée là pour le fun.

Finalement la voix off s’avère assez amusante parce qu’il s’agit d’une K7 qu’il enregistre à Tiger avant de se suicider… #13ReasonsWhy. Le suicide se fait en laissant le flic qui en a après lui le tuer. Celui-ci veut l’emprisonner, mais ce n’est pas évident puisque Wolf refuse de se rendre pour ça et fait tout pour l’énerver. L’épisode passe un bon moment à nous faire croire que Wolf va peut-être y passer quand on sait tous que Tiger va débarquer à temps pour le sauver.

C’est évidemment ce qu’il se passe ensuite et elle le ramène immédiatement en 2017 : le flic a toutefois le temps de leur tirer dessus, mais il les rate. En revanche, il ne rate pas la machine à voyager dans le temps qui est cette fois KO. Qu’importe pour Tiger comme pour Wolf : ça valait le coup car ils sont enfin réunis. Ils ont tout de même quelques années de différence maintenant, mais les scénaristes ignorent l’idée pour le moment. Mieux : les échanges corporels se passent plutôt bien (elle récupère les fesses de Wolf sans le savoir, il récupère sa cicatrice) et ils sont juste heureux d’être ensemble.


Épisode 12 – Prelude to an Apocalypse – 20/20
La série joue de ses paradoxes et parvient à les résoudre grâce à une solution toute simple, qui prépare également le chemin vers un excellent cliffhanger promettant lui-même un épisode final à la hauteur. Bourré de références aux onze premiers épisodes, celui-ci prouve que la saison formait un tout cohérent et maîtrisé ; le tout avec quelques scènes osées pour une simple comédie. Ouep, mais justement : ce n’est pas qu’une simple comédie, et c’est ça qui est génial.

> Saison 1


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This is the universe telling me to stop.

L’épisode précédent manquait de Josh, celui-ci se rattrape en reprenant Josh exactement là où on l’avait laissé ; dans un 2017 futuriste où il a un look années 80. Si cela commence mal parce qu’il se fait virer du Kronatorium et que Stu est terrifié par lui, les choses prennent soudain une magnifique tournure pour lui. En rentrant chez ses parents, il découvre sa maison transformée et de nouveau hyper futuriste.

Ses parents ? Ils ne sont pas là, mais sont dans une maison de retraite pourrie où il les a mis. Pour sa défense, ils ont décidé de l’appeler Joosh dans cette timeline, en référence au mec qui les a fait se rencontrer. Son oncle est devenu richissime en suivant son conseil, et Joosh l’est aussi : il est à l’origine d’une boisson énergisante qui l’enrichit assez pour être un multimilionnaire.

C’est hilarant, mais il n’a pas le temps d’en profiter longtemps : Tiger et Wolf débarquent. Bon, Wolf a surtout besoin d’arrêter la drogue, mais Tiger est immédiatement envoyée auprès de Stu pour jouer les espionnes. « Ty-Anne » entre rapidement en action et est aussitôt repérée par le flic qui en a après d’elle. C’est rigolo comment le destin fait bien les choses.

Ty-Anne apprend de Stu que Kronish vit désormais seul au dernier étage de son bâtiment où il bosse en secret pour encore deux jours, avant de faire une conférence de presse qui lancera probablement l’apocalypse. En même temps à ce stade-là, leur futur a tellement changé que si ça se trouve ça se passera bien.

Josh s’éclate bien en réalité virtuelle avec ses nouveaux amis alors que Wolf est en plein délire, ce qui permet des moments sympas avec des hallucinations du passé de la série et une chanson de plus de Corey Hart… carrément écrite spécialement pour cet épisode ! C’est tellement brillant comme série, tout est bien exécuté et écrit, et je ne pensais pas que ça irait si loin quand j’ai vu le premier épisode !

Tiger et Wolf entraînent Josh à se battre, mais celui-ci finit par abandonner quand il comprend que la mission est de détruire le bâtiment avec des bombes… portées par Tiger et Wolf. Il refuse de faire partie de cette mission-suicide. Et contre toute attente, Tiger l’accepte alors que Wolf donne de bons conseils à Joosh. Bon plutôt que de le voir se doucher ce qui m’aurait validé un point du Bingo, Joosh comprend que ses meilleurs amis sont en fait ses employés, que son âme sœur est une poupée sextoy et qu’il a fait déclarer ses parents mentalement incompétents pour récupérer la maison.

Forcément son père n’apprécie pas trop de le voir et le vire de la maison de retraite. Josh rentre chez lui pour reprendre une douche (parce que je doute qu’il se soit changé après sa séance de sport sans douche). Oui, mais il y a déjà quelqu’un qui prend sa douche : Joosh, évidemment, le vrai cette fois. Et il est terriblement maléfique avec tatouage et piercings un peu partout.

Avec sa voix grave, il soupçonne Josh d’être un clone assassin à la bite bien plus grosse que la sienne (puisque c’est celle de Wolf), et la série y va d’un double full frontal rigolo et de répliques sympas autour de cette idée. Il fallait oser, mais ça passe super bien et ça mène à la mort de Joosh, tué « par » Josh par un malencontreux accident, évidemment.

Cela inspire Josh d’une idée brillante pour tout résoudre : plutôt que de s’exploser, il propose de finir une nouvelle fois le jeu, en envoyant des messages aussi au futur pour éviter que toute l’équipe de Wolf & Tiger ne meure dans le tunnel. Ils sont effectivement dans une nouvelle timeline avec deux Josh, ce qui veut dire qu’il peut y avoir d’autres guerriers du futur prêts à venir le voir lorsqu’il gagnera le jeu.

C’est un joli twist qui rétablit tous les paradoxes de la série – le passé a été changé et cela créé un nouveau futur ; ils ne sont que des anomalies temporelles – et qui promet un final sympa, avec un cliffhanger qui ne nous dit pas encore combien de guerriers du futur feront le voyage ; ni dans quel état d’esprit ils seront, parce que Wolf & Tiger ont beaucoup changé depuis le premier épisode.


Épisode 13 – A Date With Destiny – 18/20
Cette fin de saison (qui aurait pu être une fin de série) fait bien son travail mais ne part pas assez loin dans les délires funs à mon goût. Qu’importe, elle conclut une saison solide en laissant quelques pistes ouvertes pour la saison 2. C’est tout à fait ce qu’il fallait faire pour donner envie de revenir, une vraie conclusion avec juste assez d’ouverture pour une suite. La série réussit donc à tenir son pari du début à la fin, et c’est excellent. Vivement la suite !

> Saison 1


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You’re not Future Man. You’re something much better. You’re Josh Footer-man.

C’est horrible, mais c’est plus fort que moi alors il faut que je le dise, ce titre d’épisode me met le musical de Once Upon a Time en tête, parce que c’est une réplique dans la chanson « Revenge is gonna be mine ». Voilà, maintenant que vous avez tous pris le temps de me juger, enchaînons sur ce dernier épisode de saison (et c’est chiant, parce que je n’ai pas envie d’attendre la suite, moi).

45 guerriers ? Non Dingo et Owl seulement, parce que Tiger et Wolf sont morts dans ce nouveau futur. N’empêche qu’ils arrivent avec une nouvelle machine à voyager dans le temps, ça tombe bien ! Rapidement, la série évacue les explications nécessaires pour ces nouveaux guerriers qui sont aussi paumés et hargneux que l’étaient Wolf et Tiger la première qu’ils ont débarqué dans la chambre de Josh. C’est un beau moyen de montrer et rappeler l’évolution de la série en seulement 13 épisodes. Tous les problèmes d’éthique de la série sont remis sur le plateau pour être finalement oublié lors d’une orgie qui permet ensuite de nous remettre clairement sur les bons rails.

Tiger explique alors le plan de l’épisode, qui forcément partira en vrille. Pourtant, il semble plutôt bien et se déroule bien au début. Le but est de faire exploser le bâtiment et de retourner dans le futur (sauf pour Josh qui veut rester là), mais avant tout de sauver toutes les innocentes victimes qu’ils peuvent sauver.

Cela ne plaît pas trop à Dingo, surtout quand elle comprend que Tiger bosse avec l’ennemi. Après tout, elle a un collier avec une photo d’Elias et Estelle légendée disant qu’ils feront toujours partie de la famille. Les deux guerrières se lancent alors dans une dispute qui les éloigne évidemment de la mission et des explosifs.

De leur côté, Josh et Wolf pénètrent dans le bâtiment et, contre toute attente, sympathisent au point que Josh décide d’aller dans le futur où Wolf s’occupera de lui. Et Owl ? Oh, il est bouffé de l’intérieur par un ver qui le rend fou.

Bref, le plan part rapidement en vrille : Tiger est forcée de tuer Dingo au milieu de l’explosion de Destiny et des bombes biotics qui vont forcément en ramener d’autres, alors qu’Owl s’électrocute bêtement. Cela signifie que notre trio de héros finit bêtement coincé devant les portes hermétiques du bureau de Kronish. Josh décide donc de se sacrifier dans une mission suicide. De toute manière, il n’appartient pas au passé, et il n’appartient pas non plus à ce présent, qui est celui de Joosh, lui-même mort.

Les adieux sont plus amusants que déchirants, avec une fois de plus pas mal de références au reste de la série. Les biotics débarquent en masse, et c’est suffisant pour blesser Tiger et Wolf… oh, ça sent la fin de saison, ça commence à faire beaucoup de morts, et eux aussi comprennent qu’ils sont sur le point de mourir aussi. Ils font ce qu’ils peuvent pour gagner contre les Biotics, mais ce n’est pas si simple et Wolf ne résiste pas au gaz de ceux-ci, contrairement à Tiger pour une drôle de raison qui reste inexpliquée.

De son côté, Josh réussit enfin à atteindre Kronish, qui a viré méchant à la mort de Leslie. Il a toutefois écouté les avertissements de Josh et a refusé de partager ses recherches avec qui que ce soit… il n’empêche que dans le futur, celles-ci sont publiques et mènent à la création des Biotcis. Josh lui explique qu’il n’a d’autres choix que de le tuer… Mais bien sûr, il n’a pas le cran de le faire. Kronish se suicide donc lui-même avec une seringue pleine de maladies mortelles et en jetant son vaccin aux flammes.

Josh baisse sa garde, mais je continue d’avoir un doute tout de même jusqu’au dernier moment où il semble vraiment mort. Un montage final nous révèle que Tiger et Wolf parviennent à retourner dans le futur alors Josh a déjà fait ce qu’il fallait pour ses parents : il leur a envoyé une lettre d’excuses et un chèque de 6 000 000$. Pas mal, effectivement.

Et alors que la saison semble toucher à sa fin avec la mission suicide de Josh, celui-ci comprend qu’Owl est encore en vie. Il prend donc le risque de s’échapper quitte à se faire brûler par un incinérateur, mais c’est soit ça, soit mourir dans l’explosion du bâtiment Kronish. Comme dans son jeu vidéo, Josh parvient donc à s’échapper du bâtiment alors qu’il explose. Tout heureux, il s’exclame qu’il a réussi à le faire… et se fait arrêter par le flic.

Un an plus tard, Josh a sympathisé avec Vince, le flic dont je note enfin le nom (il serait temps) et qui passe du bon temps avec la veuve de son partenaire. Il serait temps. La vie est plutôt belle pour Josh dans une prison hyper sécurisée d’où il sait que ses parents font le bien dans le monde et que ses amis ont réussi à rejoindre leur futur.

Bien évidemment, la saison se termine sur un cliffhanger sympathique : le signe que des voyageurs du temps arrivent dans la cellule de Josh. Qui et pourquoi ? Il faudra attendre la saison 2 !

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EN BREF – C’est probablement l’une des meilleures découvertes de l’année : cette série est tout ce que je pensais qu’elle ne serait pas. Quand j’en avais vu la première bande-annonce, j’étais extrêmement sceptique et je pensais que ce ne serait pas drôle car je n’avais pas adhéré plus que ça à l’humour et aux très mauvais effets spéciaux. Finalement, c’est brillamment drôle, bourré de références pop-culture et fort d’une écriture maîtrisée d’un bout à l’autre de la saison. Quant aux effets spéciaux, ils ont ce qu’il faut pour faire leur travail.

J’ai tout simplement adoré cette saison et ses multiples détours temporels. Par moment, j’ai cru qu’ils tomberaient dans quelques pièges à changer le futur trop simplement, mais finalement, il y a un côté fataliste sympathique et le futur est changé, même si on ne sait pas exactement comment.

La saison 1 pouvait se suffire à elle-même, mais je suis heureux du renouvellement. Cela promet de nouveaux voyages, de nouveaux délires et un nouveau futur toujours aussi chaotique ; et ça, je suis parfaitement pour. Il faut dire que les scénaristes semblent être partis d’un délire et l’avoir poussé à son paroxysme, tout en gardant toujours une sacrée qualité.

C’est la sitcom SF que j’attendais depuis longtemps, celle que Ghosted n’a pas su être, et c’est porté par un bon casting. Bref, j’adhère totalement à l’univers et je suis content de ne pas être passé totalement à côté, malgré mon retard !

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> Saison 1