L’échec du Comic Con @home (part. 3)

Salut les sériephiles,

Comme promis, on se retrouve aujourd’hui pour faire le point sur les derniers jours du Comic Con at home, cette édition toute particulière en raison de la crise du coronavirus et du confinement.

Malheureusement, c’est bien maigre encore aujourd’hui, avec tout juste un trailer qui m’a vraiment intéressé (en plus de celui de neXt qui a été remis en ligne comme s’il était nouveau), celui de cette nouvelle série Marvel qui tente de faire de l’horreur, Helstrom… Mais oublie juste de financer quelques spots pour éclairer ses acteurs, quoi. Ça fait des économies, au moins !

Du côté des panels, il n’y a rien qui m’a particulièrement intéressé, à part peut-être celui de The 100 qui est le tout dernier pour la série… et se fait sans ses acteurs principaux : ni Clarke, ni Bellamy (en fait, ils passent vite fait à la vingtième minute). Par contre l’overdose de maquillage habituelle est toujours présente, mais ça fait bizarre avec autant de gros plans ! Le moment le plus marquant du panel ? Un message de la part des anciens de la série (à 23 minutes), et ça, c’est toujours une bonne idée… même si ça dure là plus de dix minutes et que ça sert surtout à combler parce que personne n’avait rien à dire !

Dans le genre, Agents of S.H.I.E.L.D s’en tiraient un peu mieux, une fois de plus, avec un panel consacré non pas à la saison 7, mais à un élément en particulier de la série : la science et la technologie. C’était une bonne idée, je trouve, et c’est peut-être le panel le plus intéressant de cette édition, avec des scientifiques et une vraie originalité qui le distinguait des panels habituels. Or, justement, c’est de faire comme si de rien n’était qui a rendu les panels peu passionnants.

Les panels ne me passionnent pas ? Il faut dire aussi que l’événement est un tel flop que peut-être que je passe à côté. Pourquoi est-ce que cette édition enregistre 95% de tweets de moins que les autres années ? Il y a plusieurs raisons à ça, mais c’est sûr que ça donne un cercle vicieux qui fait qu’on a aussi moins envie de s’y intéresser…

La première raison, et la plus évidente sûrement, est le fait que tout se passe à distance. Forcément, quand on est sur son canapé, on a moins envie de partager des photos ou vidéos de l’événement sur ses réseaux sociaux, hein, ce serait bizarre. La conséquence, c’est que ça fait moins de promo…

De ce côté-là, les acteurs n’ont pas fait les efforts habituels pour promouvoir l’événement, se contentant tout au plus d’un tweet… Rien sur instagram, ou si peu, quand d’habitude les photos de membres de casting pleuvent. Idem pour les interviews : où sont les multiples interviews habituelles ? C’est dommage de ne pas avoir organisé des panels en différé suivi au moins d’interviews avec journalistes, posant généralement les questions les plus pointues sur une période plus courte qu’un panel.

Agents of shield uploaded by Glawarhel on We Heart It
Ce genre de moments manquaient inévitablement !

D’ailleurs, les panels… Bien souvent, le plus marrant, c’est d’avoir le casting qui répond aux fans. C’est là qu’on obtient les moments les plus drôles du Comic con en général… Mais cette année, tout était en différé. Il était donc impossible pour les fans de poser la moindre question. Zéro implication du public, des panels en différés ? Évidemment qu’on ne regarde pas ces visios au moment de leur diffusion. On peut bien attendre quelques heures ou jours de plus pour voir ça, le contenu ne s’en va pas. En plus, les acteurs ont été contre-productifs pour le Comic con en multipliant les visios et podcast depuis le début du confinement : on a déjà notre dose, le Comic Con @home proposait finalement si peu d’originalité…

Et c’est le dernier point qui a blessé sur cette édition : je le disais déjà dans mon premier article, mais puisque tout le monde est confiné, les tournages n’ont pas repris. Par conséquent, il y avait peu de trailers à se mettre sous la dent. Quant aux annonces sur les dates de reprise ou de sorties de séries et films, difficile d’avoir une vraie visibilité en ce moment, donc les informations les plus attendues n’étaient pas là.

Comic-Con At Home Massively Underperformed Live Event on Social Media

Finalement, maintenir le Comic con était certainement une bonne idée, mais on sent que tout a été prévu au dernier moment et c’est dommage. Par manque de temps et réflexions pour rendre le caractère exceptionnel du SDCC habituel, cette édition finit par être franchement décevante et ne pas fournir ce que l’on en attendait… Il faut dire aussi que les gros du Comic con sautaient leur tour : Disney+ (Marvel !) et DC n’avaient que peu de panels prévus… Donc pas grand chose pour les sériephiles, pas grand chose pour les cinephiles et une édition assez pauvre en comics, ça promettait déjà une édition pas à la hauteur de nos attentes, même en physique. Espérons que ça ne compromette pas trop l’avenir de ce rendez-vous incontournable maintenant !

Comic Con @home 2020 : le récap (part.1)

Salut les sériephiles,

Généralement, cette semaine du mois de juillet se transforme sur le blog en édition spéciale du Comic Con parce qu’il se passe un milliard de choses à San Diego… Cette année, coronavirus oblige, il n’y a pas d’édition physique du Comic Con, ce qui réduit largement la part de choses intéressantes à raconter. Le plus fun à suivre en tant que fan, ce sont les réunions d’acteurs et les petites interviews qui permettent de les voir interagir ensemble… Malheureusement, tout ça n’aura pas lieu.

Comic-Con At Home announced for July 2020! | WOTRC

Malgré tout, les organisateurs sauvent les meubles comme ils peuvent, en proposant une édition en ligne aussi complète que possible. Tous les panels (il y en a plus de 600) ont été enregistrés en amont de ce week-end de quatre jours (commencé hier) pour proposer une édition du Comic Con rebaptisée « @home ». Les panels sont en visio, comme on a l’habitude d’en voir des tas depuis quatre mois, et les exclusivités habituelles du week-end (comprendre ici : les trailers) tombent quand même, au compte-goutte.

Bien sûr, la production des séries a été sacrément ralentie par le confinement et toutes n’ont pas de quoi fournir des détails intéressants pour l’instant… C’est donc une édition très particulière et assez pauvre que l’on connaît cette année, même si elle a l’avantage d’être gratuite et internationale. Pour nous, ça ne change donc pas grand-chose, si ce n’est qu’on a moins de contenu. Voilà donc ce que j’ai retenu de la première journée.

Tout d’abord, du côté des trailers, il y en a deux qui ont attiré mon attention, sur trois. Déjà, on a enfin eu de nouvelles images du film maudit The New Mutant. Je ne sais plus trop quoi en penser, mais j’ai hâte de le voir malgré tout. La dernière fois qu’on avait eu des miettes du film, ça ressemblait à un bon film d’horreur. Là, on est plutôt sur un esprit teenage show qui me laisse perplexe. On verra bien, si le film voit le jour un jour… Pour l’instant, on nous l’annonce pour le 28 août, mais il a été décalé tellement de fois !

Amazon Prime nous a regale avec le trailer d’Utopia version US… mais le régal ne fut pas à la hauteur de mes attentes. Concrètement, la série a cartonné principalement pour son côté british et son esthétique jaune incomparable… La version américaine tente bien de copier cette dernière, mais les plans ont l’air beaucoup moins impressionnants et le tout est vraiment remixé à la sauce américaine. J’aime bien la sauce américaine dans un kebab, je ne dis pas, mais pour ce genre de séries, on perd une grosse partie de ce qui faisait l’intérêt ! La série est prévue pour l’automne, et comme il n’y aura absolument rien à regarder à ce moment-là, peut-être que je craquerais quand même… Dans l’espoir d’avoir un jour la fin de cette histoire !

Voir aussi : Ma critique sur la version UK d’Utopia

Enfin, le trailer de la saison 2 de His Dark Material est déjà en ligne, ce que je trouve fou car je pensais vraiment qu’ils mettraient longtemps avant de sortir celle-ci. Je n’ai pas encore vu la saison 1 (mais je sais que je le ferai un jour !) donc je n’ai pas regardé ce trailer, mais je vous le laisse en ligne quand même dans l’article.

Du côté des panels, rien n’a retenu mon attention pour cette première journée… Il y a eu un panel Star Trek qui peut intéresser les fans, mais je ne regarde pas la série et évite de tomber dans cet univers depuis des années, parce qu’une fois dedans, je n’en sortirais plus jamais. Du côté de Marvel, on a eu un panel sur la très attendue série documentaire Marvel’s 616, avec une date toujours incertaine pour cet automne.

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C’est un peu différent aujourd’hui, ou plutôt ce soir, avec trois panels pour The Walking Dead : un pour la série-mère (avec le retour de Lauren Coan, yes), un pour le nouveau spin-off et un pour Robert Kirkman. J’espère donc pouvoir me réveiller demain matin avec des dates concrètes concernant la suite de la franchise… Et forcément, l’article du jour risque de revenir là-dessus aussi, tant pis pour la saga de l’été qui peut bien être décalée un peu pour l’occasion !

Enfin, pour tout le reste du fun du Comic Con, les américains ont tout de même quelques visionnages de films en ligne en direct à commenter depuis chez soi et un concours de cosplay en vidéo. Bon, autant dire que ça ne fait pas voyager autant… Quant au livre souvenir symbolique de chacune des éditions précédentes, il est disponible en PDF : cliquez juste ici pour le télécharger (lien du site officiel). Pour une fois, nous pouvons donc profiter de ces 130 pages permettant de patienter dans les files d’attente, ça change ! Et en même temps, on n’a pas de file d’attente… Peut-être que ça fera patienter quand Youtube va inévitablement buguer au moment de regarder les panels en ligne ?

Agents of S.H.I.E.L.D – S07E09

Épisode 9 – As I Have Always Been – 20/20
Non mais alors là, je ne sais juste plus comment crier tout mon amour de la série et de cette saison finale qui est définitivement la meilleure de la série. Cet épisode à lui seul concentre tout ce qui fait que j’adore la série et nous prouve à quel point nous sommes attachés aux personnages, tout en nous préparant à la fin. Je n’étais pas prêt pour cet épisode, mais je ne le suis jamais pour ce type d’épisode de toute manière. C’était excellent.

Saison 7


Spoilers

709

We’re trapped in a time storm

Je regarde cet épisode assez tard ce soir, mais la vérité est que je suis très impatient de le voir et qu’il était hors de question d’attendre demain pour m’y mettre, parce que toute l’équipe l’a beaucoup teasé cette semaine. Réalisée par Elizabeth Hendstrige (Jemma), il promet une intrigue que j’adore. De toute manière, la fin du précédent ne disait pas autre chose avec le bug temporel promis par la disparition du Zéphyr.

Concrètement, il n’a pas disparu, il fait juste des bons dans le temps sur une distance de plus en plus courte. C’est hyper problématique, et l’épisode ne perd pas de temps à nous le faire comprendre. En effet, Daisy se réveille dans son pod, en plein forme, avec Sousa pour veiller sur elle, mais c’est à peu près la seule bonne nouvelle. Comme promis, l’équipe est enfermée dans un vortex temporel au sein duquel elle s’enfonce, et ça ne sent pas bon du tout pour la suite.

Tout le monde est paniqué, mais il y a de quoi, avec Coulson qui charge et Deke qui panique de ne pas savoir comment faire mieux que ce qu’ils font pour sortir du vortex. Il raconte à toute l’équipe le peu qu’il sait et leur explique notamment qu’ils risquent de se prendre des radiations. C’est exactement ce qui arrive à Yoyo, coincée dans le Quinjet, et à Mack, qui termine aveugle à cause de brûlures au visage. Daisy l’emmène rapidement à Jemma, qui dit avoir ce qu’il faut, mais est embêtée par le fait que Deke a déplacé des objets. OK ?

Alors qu’un nouveau coup de radiations les frappe au moment où Enoch se ramenait pour proposer son aide à Jemma concernant la machine temporelle en surchauffe, Daisy se réveille alors à nouveau dans son pod. Oups. Un bon épisode de boucle temporelle, c’est exactement ce qu’il me fallait ! Chaque petit détail va compter, et il y en a déjà eu beaucoup… Et en plus, avec Daisy comme point d’ancrage de l’épisode, je ne peux qu’accrocher. La série s’éclate à nous refaire le générique, passant au second plan la panique de Daisy de voir l’histoire se répéter.

La boucle est trop courte pour vraiment laisser à Daisy le temps de faire quelque chose du peu de temps qu’elle a. La pauvre. Jemma a à peine le temps de s’occuper d’elle que Daisy est obligée de retourner éteindre un incendie… Cela lui donne une idée brillante : réveiller Coulson. Toutefois, elle n’a pas le temps de le faire qu’il faut déjà que la boucle recommence. Très clairement, cet épisode va être impossible à critiquer tant tout va super vite, je ne ferai pas le tour de tous les éléments et tous les détails, mais à quoi bon ? Kiffons le moment présent.

Daisy se réveille à nouveau dans son pod, et cette fois elle a un peu plus de temps. Elle ne réveille pas Daniel, prévient rapidement Mack et May des dangers à venir, puis va réveiller Coulson. Celui-ci est heureux de la voir, mais il est dépité de se rendre compte qu’elle a mis un certain temps à comprendre qu’elle était dans une boucle temporelle. AH. L’épisode avance soudainement plus vite avec la révélation qu’ils en sont en fait à leur 87e boucle temporelle, un élément qui permet de prendre conscience de la qualité de l’épisode.

Commencer à une boucle temporelle déjà bien établie, ça aide les choses. S’en sortiront-ils mieux qu’en saison 5 grâce à ça ? Espérons, car leur résolution en saison 5 n’était pas convaincante. Tout ça donne un sentiment d’urgence et panique en tout cas. Soulignons tout de même que si Daisy a oublié les 85 premières boucles, c’est parce qu’elle est morte. Et chaque fois qu’elle meurt, Daisy oublie toutes les boucles précédentes. Oups.

Les trois suivantes servent à ce que Daisy apprenne un peu plus d’informations sur ce qu’il se passe et sur ce qu’ils ont tenté ou non. Ce n’est qu’à ce moment-là que Coulson se rend compte que Daisy n’a pas encore compris que leur nombre de boucle est limité. En effet, Deke effectue chaque fois le calcul du nombre de kilomètres restants avant qu’ils n’atteignent le bout du vortex.

En quelques boucles, ils sont passés de 94 à 79 kilomètres… C’est gênant. Reste à savoir comment faire pour résoudre l’énigme plus vite : ils doivent trouver comment stopper ces boucles avant qu’il ne soit trop tard pour eux. J’adore l’idée, qui était en plus bien introduite dans l’épisode précédent, alors c’est sans surprise, si ce n’est que c’est génial.

La boucle suivante permet donc à Daisy de révéler à toute l’équipe qu’elle est dans une boucle temporelle. Pour quelqu’un à court de temps, elle met longtemps à le prouver avant d’obtenir enfin toute leur attention. Deke comprend soudainement que la solution à leur problème est forcément Jemma, mais il n’ose pas l’expliquer clairement. Jemma ? C’est elle qui a l’implant avec la solution.

Si Jemma n’a pas envie d’en parler, elle n’a pas trop le choix lorsque Coulson et Daisy surprennent la conversation. Bon, au moins, c’est une information qu’on ne perdra pas avec la boucle suivante. Bon, malheureusement, les scénaristes prennent la voie de la facilité ensuite, révélant que Daisy a déjà réussi à convaincre Jemma une fois, ou en tout cas à lui proposer ça.

On en arrive vite à Jemma qui essaie de se retirer l’implant, mais lorsqu’elle tente de le faire, elle s’étouffe aussitôt et… elle meurt. Oups. Dans la boucle suivante, Daisy décide donc de l’aider… mais elle meurt à son tour. On n’est pas passé loin de la voir survivre pourtant, puisqu’elle a réussi à rouvrir la porte. Le vrai problème, c’est surtout qu’Enoch révèle qu’il s’agit d’un meurtre : quelqu’un a intentionnellement coupé un fil contenant du gaz pour empoisonner Simmons et empêcher qu’elle ne révèle la location de Fitz. Ah.

Quelques boucles plus tard et alors qu’ils sont à 41 km du bout du vortex, Coulson et Daisy confrontent Enoch, Deke et Jemma pour comprendre exactement lequel est leur suspect de meurtre le plus probable. C’est forcément l’un d’eux, pour protéger Fitz… Cela reste peu crédible que quelqu’un dans l’équipe aille si loin, mais bon, on a un suspect évident tout de même.

Lors de la boucle suivante, Coulson essaie de libérer Yoyo pour qu’elle leur vienne en aide sans rester coincée dans son vaisseau, mais c’est en vain. De son côté, Daisy essaie dans une autre boucle de contourner le coup du gaz pour retirer l’implant de Jemma. Seulement, elle remarque que les objets ont été déplacés dans le labo et soupçonne un piège.

Contre toute attente, Daisy voit alors Daniel se sacrifier pour elle, et c’est beaucoup trop mignon. Lors du réveil suivant, elle comprend bien les sentiments qu’elle développe pour lui, et c’est fait avec beaucoup de talent de la part des scénaristes et de l’actrice. Bien évidemment. Comme si ça ne suffisait pas, on enchaîne avec une scène magnifique entre Coulson et Daisy, le premier détestant la voir mourir encore et encore.

Il révèle aussi qu’il se sent coincé dans cet état en tant que robot, la boucle temporelle n’étant qu’une métaphore de sa vie robotique. Bon, dire qu’il en a marre de voir ses amis mourir un à un à Daisy, ce n’est pas hyper fin de sa part, et elle lui fait comprendre. Cependant, voilà, lui étant robot, il n’aura d’autres choix que de les voir mourir un à un, parce qu’il est programmé pour ça. Loin de cet élan dramatique dans la construction des personnages, avec tout de même un reproche de Coulson envers Daisy, il faut retenir la partie « programmation » de la conversation.

Grâce à ça, Coulson comprend enfin que c’est évidemment Enoch le coupable. C’était de toute manière soit lui, soit Sousa remplacé par un Chronicon lorsqu’il a ramené Daisy, donc je ne suis pas tellement surpris de ce développement. Malheureusement, ils le comprennent trop tard pour tenter une intervention. Lors de la boucle suivante, Daisy s’inquiète de savoir pourquoi Daniel veille tant sur lui. Plutôt que de se précipiter, elle prend donc le temps de développer rapidement sa relation avec lui, et je dois reconnaître que c’est chouette et que je shippe à 100%.

Elle n’a toutefois pas assez de temps, puisqu’elle doit retirer l’implant de Simmons et s’arranger pour l’éloigner assez d’Enoch pour qu’il n’entende pas son plan. En effet, dans une boucle précédente, une confrontation à mener à l’aveu que pour protéger Fitz, Jemma avait programmé Enoch afin qu’il tue n’importe qui essayant de retirer cet implant, y compris elle-même. C’est un peu fou comme idée ça, mais évidemment, c’est une idée bloquée également par l’implant l’empêchant d’avoir certains souvenirs.

Dès lors, on ne peut que se dire qu’heureusement qu’ils se sont rendus compte de tout ça dans une boucle temporelle. Quant au retrait de l’implant, Enoch intervient malheureusement : il a pu les entendre parler dans le laboratoire de Simmons… Pas grave, dans la boucle suivante, elle envoie Daniel s’occuper de lui. Ce n’est toujours pas efficace, puisqu’il parvient à neutraliser Daniel et empêcher Daisy et Coulson de retirer l’implant. Pas facile de se battre contre un Chronicon qu’on ne veut pas voir mourir pour l’équipe, apparemment.

Il faut donc contourner Enoch, et c’est loin d’être simple, avec tout le monde qui s’en mêle pour l’empêcher d’intervenir lors du retrait de l’implant de Jemma. Deke finit même par mourir, mais tout le monde s’en fiche vu que le reboot de la boucle temporelle va intervenir et le ressusciter. C’est ce qu’il se passe, mais cette fois, Daisy décide de prendre une boucle pour elle. Pour elle, et pour Daniel surtout. Elle cherche à comprendre pourquoi il s’occupe tant d’elle, et c’est une superbe scène entre les deux.

On peut enfin se poser dans cet épisode pour les voir se draguer, et rien à foutre de la différence d’âge ou du ship Sousa/Carter, je shippe juste à mort ce couple qui est génialissime. Daniel accepte de l’aider, au risque de mourir parce qu’il sait qu’il aime le « type » de Daisy, qui est de toujours vouloir sauver tout le monde et régler tout le monde, quitte à foncer dans des murs. Bien vu. Quel couple parfait, tout de même.

Ils ont tout de même trop trainé dans cette boucle qui finit par un nouvel échec : ils arrivent à retirer l’implant de Jemma, mais elle n’a pas le temps de dire quoique ce soit que la nouvelle boucle arrive déjà. Comprenant qu’elle doit être plus rapide, Daisy embrasse Daniel pour gagner du temps ? Cela n’a pas trop de sens… Mais c’est efficace. Daisy réussit donc enfin à mettre en place de quoi retirer l’implant.

Jemma récupère ainsi ses souvenirs, quelque chose qu’on attendait depuis un moment. Oh, toujours pas la moindre nouvelle de Fitz, ni la moindre image en flashback malheureusement. L’épisode est allé tellement vite, on n’a pas le temps pour ça ! Jemma récupère tout son cerveau en un rien de temps, en tout cas, même si l’actrice le joue à merveille pour donner le sentiment que ça lui revient petit à petit. Elle peut ainsi révéler que la solution est de tuer Enoch, tout simplement. Son « cœur » est compatible avec la machine à voyager dans le temps.

Une fois que c’est dit et qu’on comprend Enoch sur le point de devoir mourir, Jemma se met alors à pleurer et à regretter ce qu’elle a fait… Cela n’annonce rien de bon, du tout. Je le sens tellement mal pour Fitz !! Il y a clairement une décision terrible prise par Jemma là… On ne sait pas tout et les scénaristes se jouent de nous. Je ne pense pas qu’ils osent tuer Fitz après cette saison, mais ils seraient capables de nous dire que toute l’équipe ne pourra pas le rejoindre à cause des changements temporels… Ce serait gros de finir la série sans réunir son couple principal, mais avec les séries estampillées Whedon, je m’attends à tout.

Pour ce qu’on espère tous être sa dernière boucle, Daisy se réveille en tout cas avec toutes les informations en main. Il reste moins d’un kilomètre avant la fin du vortex, donc ils n’ont juste pas le droit à l’erreur. Quelle belle musique pour accompagner cette boucle qui voit Daisy prendre les bonnes décisions pour obtenir la confiance de l’équipe grâce à sa simple confiance en elle.

Confronté à cette nouvelle information concernant son cœur, Enoch décide de se sacrifier sans prendre le temps de parler. Oh non. C’est tellement triste, il était notre constante dans cette saison, on savait qu’on ne pouvait pas le perdre, et voilà que les scénaristes nous le retirent sans crier gare dans cet épisode brillant ?

Il n’hésite pas une seule seconde, sachant que Fitz ferait la même chose pour lui. Il n’empêche qu’alors que Jemma se précipite pour désactiver la machine temporelle avec l’aide de Deke, Enoch peut donc mourir, en compagnie de Coulson et Daisy. C’est tellement triste… Après un épisode nous laissant à bout de souffle, les scénaristes prennent le temps de nous montrer la mort d’Enoch et sa découverte d’un sentiment de solitude profond, en plus de l’anxiété.

C’est une belle scène proposée par les scénaristes, pour nous aider à commencer notre travail de (petit) deuil de la série. Certes, ce n’est pas un deuil à probablement parler puisqu’il s’agit d’une série, mais je l’ai vraiment vécue comme ça cette scène : nous resterons seuls après le départ de Daisy et Coulson de nos vies, comme Enoch est seul dans sa mort.

Enoch révèle qu’il a vu le futur, mais que si chacun survivra bien à cette dernière mission, ce sera la dernière mission de l’équipe. OK. Superbe. Les scénaristes nous teasent un futur sombre, il ne manquait plus que ça putain. Quelle horreur, on veut une fin heureuse pour la famille du S.H.I.E.L.D ! En même temps, ça se tient pour une fin de série… Putain, mais qu’est-ce qu’ils ont fait de Fitz ? Comment ça Enoch a vu le futur ? On veut savoir !!

Enoch meurt donc et m’arrache une larme au passage, juste avant que le vaisseau ne sorte enfin de la boucle. Quelle fin d’épisode ! Quelle saison ! Le cliffhanger est le seul défaut de cet épisode, je crois, car on n’avait pas besoin d’en revenir à Nathaniel, franchement. Il apprend à l’inhumaine de la semaine dernière comment contrôler ses pouvoirs pour ensuite aller s’en prendre à Daisy.

Saison 7

Agents of S.H.I.E.L.D – S07E08

Épisode 8 – After, Before – 19/20
La saison continue de me surprendre en ayant de très bonnes idées à explorer des pans de la série que je ne m’attendais pas à voir ou revoir. Vraiment, c’est une réussite, avec un épisode qui prend le temps de développer ces personnages, d’avancer son fil rouge et ses arcs narratifs en parallèle, tout en gérant une structure un brin casse-gueule à expliquer… mais à laquelle j’accroche parfaitement. Je sens que la critique va servir au moins !

Saison 7


Spoilers

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I have faith… and mathematics.

Quel magnifique titre d’épisode pour une saison qui s’amuse à jouer avec le temps… Et quel résumé qui ignore totalement l’épisode précédent et recommence comme si de rien n’était sur la même première scène que l’épisode précédent, il me semble. J’ai sincèrement cru que je m’étais trompé d’épisode.

Finalement, ce n’est pas le cas. Le but est simplement de nous rattraper sur ce qu’ont fait les filles pendant l’année de Deke et Mack. Elles n’ont pas eu le temps de faire grand-chose en fait, et on ne voit même pas Daniel et Daisy tellement il n’y a rien à dire. En quatre minutes, l’épisode nous couvre tout ça, nous révélant que le Zéphyr est simplement en surchauffe, d’où le bond dans le temps non maîtrisé.

Pour le coup, c’est mieux géré que d’autres séries ayant le problème de bonds dans le temps. Cette fois, en effet, le Zéphyr passe de janvier 1982 à mai 1983. Malheureusement, avec seulement vingt minutes pour retrouver la trace de Mack et Deke, May, Jemma et Yoyo n’arrivent pas à remettre la main sur leurs collègues. Elles ont bien conscience que les quelques secondes qui passent pour elles sont pourtant cruciales pour eux.

Au bond suivant, elles atterrissent en septembre 1983. Grâce à Enoch et Jemma, le bond suivant est calculé pour les faire revenir le 6 octobre : c’est là que Jemma explique à May et Yoyo qu’elles ont vingt jours pour retrouver Deke et Mack. C’est tout de suite beaucoup plus clair cette fois, par rapport aux questions que j’avais lors de l’épisode précédent. J’ai bien aimé tout ça, surtout qu’il est précisé que Fitz n’a aucun contrôle sur ce qu’il se passe : le Zéphyr fait ses bonds tout seul, en étant toujours au même endroit à chaque fois.

Cette fois, ça n’a plus rien à voir avec les Chronicons donc. L’épisode répond en quatre minutes à toutes les questions qu’il nous restait, et c’est tant mieux, car on peut se lancer dans la suite grâce à ça, avec le retour de toute l’équipe à bord du Zéphyr. Jemma a eu à peine une demi-journée pour faire face à tout ça, mais sa journée est loin d’être terminée : en effet, elle se rend compte que les bonds du Zéphyr sont de moins en moins espacés dans le temps.

Autrement dit : le Zéphyr a vingt minutes avant d’être réduit à néant, et eux avec, parce qu’il s’agirait de se voyager dans le temps au sein de la même seconde… pas vraiment pratique. La bonne nouvelle, en revanche, c’est qu’ils ont deux jours en 1983 avant que ça n’arrive : pendant que le Zéphyr continue de voyager dans le temps, certains agents peuvent rester en arrière. Et avec un peu de chance, le pouvoir de Yoyo pourrait les sortir d’affaire.

Daniel est complètement paumé, c’est génial, et je soupçonne un paquet de fans de l’être aussi. Même moi, il m’a fallu un peu de temps pour m’en sortir de ce qu’il se passait, mais ça se tient. Reste à savoir quoi faire des deux jours que les agents peuvent avoir devant…

Daisy est finalement celle qui apporte la solution : il suffit de faire appel à sa mère pour réparer Yoyo, parce qu’elle sait comment réparer les pouvoirs inhumains cassés. Aaaaaaaah ! J’adore l’idée de revoir Dichen Lachman, parce que je l’adore, et qu’en plus, ça donne l’espoir d’une scène entre elle et Enver Gjokaj, comme à la belle époque de Dollhouse.

En attendant, il faut ressusciter Coulson, encore une fois. Daisy résiste à l’envie de venir voir sa mère, mais bon, je la comprends, vu son passé familial. May est évidemment la pilote qui emmène Yoyo au sanctuaire d’After Life, la communauté de Jiaying, alors que le reste de l’équipe reste dans le Zéphyr. Pour simplifier les choses, Coulson, Daniel, Daisy, Jemma, Enoch et Deke vont passer l’épisode en vingt minutes au sein du vaisseau, alors que le duo May/Yoyo, beaucoup mis en avant depuis ce début de saison, a deux jours pour tenter de soigner Yoyo – qu’on appelle beaucoup Elena dans cet épisode, dis donc. Faut dire, elle n’est plus vraiment un yoyo.

Les deux femmes trouvent sans mal After Life, mais elles sont confrontées d’abord à une femme qui tente de s’échapper de là. Elles décident d’ignorer autant que possible le problème, préférant réclamer Jiyaing. Cela leur permet donc de rencontrer la mère de Daisy bien avant l’heure, et c’est génial à voir, parce que je suis tellement heureux de retrouver l’actrice et le téléporteur de la saison 2.

Bien sûr, Jiyaing est une paranoïaque protégée par un homme de main, Lee, mais elle finit par faire confiance à May et Yoyo lorsque cette dernière lui prouve qu’elle est bien inhumaine en touchant LE fameux Graal de la saison 2. J’adore l’idée de faire tous ces rappels aux saisons précédentes, de manière si fluide, sans avoir besoin de réintroduire quoique ce soit. Et puis, ça ajoute de l’humour d’avoir Yoyo qui doit le toucher avec son visage.

Convaincue qu’il y a un problème avec le pouvoir de Yoyo, Jiyaing accepte donc de l’aider, alors que May se fait remarquer comme empathique lorsque Lee essaie de l’attaquer. Bien qu’elle ne dise rien quand ça arrive, May est immédiatement grillée par Jiyaing qui décide de profiter de ce don pour aider à soigner Yoyo. Il est en effet révélé qu’elle n’a aucun problème biologique comme elle le pensait. Les tests de Jiyaing sont formels… son problème est psychologique.

On s’en doutait, mais j’aime bien la manière dont tout ça est amené progressivement depuis le début de saison : ça a posé problèmes plusieurs fois, elle a eu le temps d’éviter le problème avant d’y être confronté, exactement comme May avec son propre problème. Quel développement vraiment bien écrit. J’adore cette série, vraiment.

Le problème peut en plus être réglé assez vite : Jiyaing propose un peu de méditation pour les aider, mais ça ne colle pas vraiment avec le caractère de nos deux héroïnes. Sans surprise, May propose donc plutôt un combat d’entraînement pour réussir à débloquer les émotions de Yoyo. May embrasse donc vraiment le rôle de mentor de l’inhumaine, mais aussi celui de guide spirituel qui parvient à les guider en une scène bien rapide parmi ses émotions – les Shrikes, le meurtre de Ruby (!), le premier vol de Yoyo qui a provoqué la mort de son oncle. AH.

C’est vite réglé, donc, contrairement au problème qui a été introduit en parallèle avec l’existence de Kora (ou Cora ?), l’inhumaine croisée par Yoyo et May lors de leur arrivée à l’After Life. Et oui, c’est ça qui fait vraiment le cœur de l’épisode : Jiyaing et ses inhumains ne parviennent pas à la contrôler. Si elle veut s’enfuir, c’est parce qu’elle est effrayée par ses pouvoirs : de toute évidence, elle explose et ne parvient pas à contrôler ses pouvoirs.

Cela l’embête et fait qu’elle s’enfuie pour se suicider, même si May est heureusement capable de la comprendre. Heureusement, oui, mais il y a un problème tout de même : Nathaniel est toujours en vie et il débarque pour convaincre Kora que c’est fun de perdre le contrôle et qu’elle n’a pas forcément à écouter ce que lui dit Jiyaing. Putain, il est bien informé, merci les Chronicons.

Le problème, c’est donc qu’Hydra débarque à After Life pour mener une opération dans les intérêts de Nathaniel. Il veut évidemment faire une petite moisson d’inhumains… Et il la fait sans problème. Au passage, on découvre que Yoyo ne maîtrise toujours pas bien ses pouvoirs. Kora est finalement confrontée à Jiyaing au dernier moment, alors que May et Yoyo découvrent que Nathaniel a réussi à récupérer les pouvoirs de Daisy. C’était si improbable et impossible normalement, c’en est frustrant !

Bon, tout ça part rapidement en vrille pour les personnages que l’on aime déjà en tout cas : Kora pète son câble contre Jiyaing qui s’occupe mieux d’elle que de Daisy, allant jusqu’à dire qu’il s’agit de sa fille. J’ai bien aimé le regard de Yoyo à un moment, ça en dit long sur ce qu’elle pense de Jiyaing… Il n’empêche qu’il est hors de question de laisser Jiyaing aux mains de Nathaniel. Ainsi, Yoyo et May s’arrangent pour la sauver grâce au téléporteur, tout en lui laissant une montre du S.H.I.E.L.D pour lui donner un point de RDV sûr quand elles arriveront à en sécuriser un. Kora, elle, s’attaque à Lee qui est pris en otage avec quelques autres inhumains.

Il ne reste plus qu’à rentrer pour Yoyo et May, même si tout le but de leur mission est un échec assez cuisant, Yoyo ne maîtrisant pas ses pouvoirs. En plus, elles sont en retard, ce qui fait qu’elles sont obligées d’attendre le rebond suivant du Zéphyr. Certes, il est proche… mais ça ne leur laisse qu’une chance pour réussir à l’atterrissage.

Pendant ces deux longues journées, le Zéphyr continue évidemment d’être sur le pont de guerre. Ils ne peuvent se permettre de perdre le vaisseau, ce qui fait qu’ils passent les vingt minutes que représentent pour eux ces deux jours à travailler autant que possible à trouver une solution. C’est intéressant, parce qu’on se retrouve avec Mack, Daniel, Deke et Enoch qui bossent ensemble. Il n’y en a pas un seul qui vient de la même époque temporelle, quand même, et leurs efforts sont vains. Ca ajoutait un peu d’humour…

Mais ça ajoute aussi du drama quand on voit le look plus qu’affaibli de Daisy. Elle n’a pas le temps d’être soignée plus qu’elle ne l’est déjà, alors que Coulson est réparé plus vite, lui au moins. Dans le genre réparation, Jemma fait tout ce qu’elle peut dans l’épisode, venant également en aide à Daniel en lui fournissant une nouvelle jambe. Ben c’est cool ça !

Moins cool est la manière dont elle perd espoir dans cet épisode. Elle envoie ainsi un message à Fitz pour lui expliquer tout ce qu’il se passe et pour nous frustrer encore de l’absence de Fitz dans cette saison 7. C’est superbe à voir comme scène, parce qu’elle dit adieu, au cas où, et que ça laisse un espoir de revoir enfin le scientifique maintenant qu’il est au courant que le Zéphyr est bloqué en 1983. Les filles arrivent alors à ce moment-là, et Yoyo est obligée d’expliquer qu’elle n’a pas réussi à faire ce qu’elle était partie faire. Sa mission est un échec, mais on comprend bien qu’elle finira par trouver une solution.

Et ça ne manque pas, puisque Yoyo comprend alors qu’elle n’a pas besoin de rebondir cette fois. Tu parles d’un yoyo… Mais c’est effectivement suffisant pour sauver tout le monde : elle obtient une super vitesse qui lui permet de retirer le cœur de la machine sans problème, sans avoir pour autant besoin de revenir en arrière. C’est après tout ce qui lui a causé des problèmes depuis le début : se recacher après le vol menant à la mort de son oncle ou perdre ses bras après Ruby…

C’est excellent, tout ça. Le Zéphyr est donc réparé, ce qui permet des retrouvailles mignonnes pour Yoyo (qui n’en est plus un) et Mack, mais qui laisse aussi du temps à Daisy pour se soigner et à Coulson pour la fin de son reboot… Par contre, alors qu’Enoch et Deke discutent de la machine et espèrent réussir à en faire quelque chose, ils se rendent compte que finalement, ça n’a pas marché : la machine est toujours cassée. Bon, ben ça me valide le point du Bingo « échec de mission » au moins.

Hop, le Zéphyr disparaît de l’existence alors qu’à After Life, Nathaniel a quelques otages et expliquent à une Kora assoiffée de vengeance qu’il a bien l’intention de tous les mener à l’anarchie. Magnifique.

Saison 7