Grey’s Anatomy – S22E01 – Only the Strong Survive – 18/20

La série reprend du service pour une nouvelle année et continue de nous servir notre dose de drama gratuit et facile. C’est donc un énième épisode gratuit et facile, mais ça fonctionne toujours bien : je suis content de retrouver certains personnes, énervé d’en voir survivre d’autres et triste d’en perdre d’autre(s). Eh, je ne vais pas tout spoiler ici, mais nul ce titre d’épisode ! Et si la série nous enterrera tous, elle va commencer par enterrer tous ses personnages avant nous, hein.

Spoilers

Un bloc opératoire qui explose, ça fait des dégâts.


Do you wanna kill an inter on her first day ?

Ah, pas de résumé ? OK, challenge accepted. On reprend exactement là où nous en étions : Meredith observe les flammes sortir de l’épisode et c’est le bordel dans tout l’hôpital. On nous révèle qu’Amelia va bien, puis Lucas. C’est la panique, avec une évacuation en cours et Ben qui essaie désespérément de rentrer dans l’hôpital, y compris dans la partie fermée au public par… les pompiers ??? Comment sont-ils arrivés plus vite que lui ? ON nous prend pour des idiots, sérieusement ! Ben s’est précipité directement !

Bon. Ce détail n’est que ça, un détail. En attendant, Jules se réveille dans un bloc opératoire où il y a un patient encore en vie, contre toute attente, et des blessés, dont Beltran, d’abord inconsciente. Quand elle reprend conscience, elle s’inquiète plus pour son patient, Parker, que pour le reste de l’équipe – il y a probablement des infirmières mortes au sol pourtant. Et puis, tout le bloc opératoire est complètement bloqué, évidemment. La vie de l’enfant reste la plus importante : Jules travaille bien sous pression, mais elle doit s’occuper de recoudre tout le gamin avant la fin de son anesthésie bien rapidement.

Le but est juste de nous mettre un peu de pression sur les épaules de Jules, qui flippe de devoir gérer une opération seule sur un gamin de six ans quand elle n’a même pas eu l’occasion de s’entraîner sur des adultes avant. La bonne nouvelle, c’est que je l’aime toujours autant dans ce début de saison. Dans le même genre, Beltran a beau être coincée sous des débris et être dans une situation de merde, j’aime bien comment elle aide Jules à survivre à cette opération sous pression. Je la soupçonne d’avoir menti tout en éloignant les inquiétudes sur son propre état de santé.

Et bien sûr, alors que l’opération se termine bien et que Jules est heureuse d’avoir sauvé Parker, Beltran s’évanouit. Putain, l’anesthésiste ne sert à rien. C’est tellement abusé de s’être contentée d’embaucher une figurante ! Elles sont trois dans ce bloc, bien sûr qu’il faut la faire parler ! ET PUTAIN. Ils tuent Beltran ? Elle n’a pas eu le temps de servir à quelque chose dans la série, à part fournir ses ex à Jules pour qu’elle couche avec. Je suis tellement frustré !

Bref. Ce n’est jamais qu’une intrigue de l’épisode. Il y en a plein d’autres, évidemment. Richard est blessé à la tête et ça inquiète Catherine plus que le reste de l’hôpital. Heureusement, tout va bien pour lui. Enfin, je crois que c’est heureux. Amelia le met dans le haut de ses priorités, ne sachant pas encore ce qui est arrivé à Lincoln. On met un certain temps aussi à le savoir. En attendant, Teddy organise comme elle peut le reste de l’hôpital. Elle demande au personnel de gérer l’évacuation vers Seattle Pres et de rester calme, tout en s’occupant des patients les plus urgents. On sent que c’est la catastrophe.

En-dehors de l’hôpital, Meredith croise les futurs internes, prêts à commencer leur journée dans un hôpital qui vient juste d’exploser. Malheureusement, aucun d’entre eux ne peut rentrer dans l’épisode parce qu’il y a un garde qui fait du zèle – ou juste qui fait son taf, en fait.

Meredith n’hésite pas à exploser une porte de l’hôpital pour entrer par effraction à l’intérieur de celui-ci. Eh, c’est qu’elle n’a pas froid aux yeux. Malheureusement, les nouveaux internes sont clairement des boulets, plus que d’habitude encore. On rencontre ainsi une certaine Danny Spencer, si j’ai bien entendu, qui s’effondre bien vite. Il est révélé qu’elle s’est blessée pendant l’explosion, en essayant d’aller prendre un selfie dans un bloc opératoire.

Cela dit, Meredith a raison : Spencer marque des points sur les autres internes, car on la repère dès le début. Après, si elle a la chance d’avoir Mer comme médecin, elle est aussi aidée par Simone et l’interne avec qui elle a déjà couché quoi, quoi. Simone n’est pas ravie de l’avoir sous ses ordres, mais il semble être là pour rester et pour être une bonne addition au casting. Il en est de même pour Spencer qui devine assez vite ce qui lui arrive… mais pas l’identité de sa chirurgienne. Genre, si elle sait qui est Mer et est fascinée par sa carrière, elle aurait pu regarder au moins en ligne une photo d’elle !

Pendant ce temps, nous n’avons toujours pas de news de Miranda. Ben s’inquiète pour elle, regrette de ne plus être pompier et finit par retrouver sa femme. Alléluia. Elle va bien, physiquement, mais ne va pas si bien que ça. Tout le bloc opératoire a explosé, alors c’est logique que ça n’aille pas. Lincoln est réveillé cette fois, et il commence par s’inquiéter pour Jo, mais il est trop blessé pour que ça soit rassurant de le savoir en vie.

De son côté, Jo entre par effraction aussi dans l’hôpital parce qu’elle est inquiète pour son mari. Cela se tient et même si elle pose la question de manière bien trop casual à mon goût, elle comprend vite à l’absence de réponse de Richard que quelque chose ne va pas. Aura-t-elle un jour la paix, la pauvre ?

Lincoln, lui, est coincé sous des débris et doit finalement être évacué par les escaliers. Il a une super équipe au-dessus de lui, au moins : Miranda, Ben, Winston, Owen. Tranquille, finalement. Il est entre de bonnes mains, mais bon, même si on lui parle de ses futures gamines, lui, il perd beaucoup de sang dans les escaliers, quoi. À défaut de trouver une solution pour le sauver, Bailey lui passe son portable pour qu’il puisse parler à Jo. S’il veut d’abord la rassurer, il l’inquiète plus qu’autre chose à lui parler de ce qu’il faut faire (et ne pas faire : prendre un chien) s’il meurt. Et son cœur s’arrête. Ah les dramas. C’est pour ça qu’on est là, mais en même temps, je n’arrive pas à vraiment m’inquiéter. Je ne le vois pas mourir, pas comme ça, pas sur un premier épisode de saison. Je ne sais pas, il faut croire qu’on est trop confortablement installés dans la série à ce stade.

Amelia finit par découvrir que Linc a perdu beaucoup de sang et est vraiment mal parti sur une table d’opération et on a alors affaire à une scène qui n’a pour moi aucun sens dans cette série : tous les médecins sur son cas, ainsi que Teddy, demandent à Amelia d’évacuer le bloc opératoire. Pardon ?

Je sais, un médecin ne traite pas sa famille, blablabla, mais putain, on est dans Grey’s et ils passent toute leur vie à s’opérer les uns les autres ? Amelia n’est jamais que l’ex, sachant que Lincoln vient de se remarier 36h avant, c’est bon (j’ai bien aimé la scène où Jo se demande quoi faire vis-à-vis des parents de Linc d’ailleurs). Bon. Amelia est évacuée, l’actrice est incroyable et ça met bien le drame où il doit être. C’est une bonne chose, jusqu’à ce qu’on nous fasse une scène où elle semble encore être trop égoïste sur le sujet. Wilson la rassure comme il peut, mais même si j’adore Amelia et qu’elle a raison dans son analyse sur son père qui est mort quand elle était enfant, ça m’a soulé de voir que les scénaristes insistaient encore sur elle. Il me semble que la priorité, c’était Lincoln perdant trop de sang.

Tout est mal qui finit bien, une fois de plus : Lincoln survit. Teddy est forcée de reconnaître qu’elle a failli prendre le mauvais choix pour la survie de Lincoln et que Ben, lui, a fait le bon choix. Elle décide donc de le rembaucher, parce qu’il a sauvé la vie de Lincoln, tout de même. Pff. PFF. On le voit venir à des kilomètres.

Ailleurs dans l’hôpital, Kwon et Lucas se retrouvent à bosser ensemble, c’est-à-dire à essayer de comprendre où en sont Lucas et Simone pour Kwon et essayer de retrouver Simone pour Lucas. Elle va très bien et se retrouve à devoir gérer son interne. Je sens que ça ne va pas m’intéresser cette histoire. Je préfère de loin voir Lucas et Kwon faire équipe. C’est la merde, parce que Lucas comprend que Kwon en sait trop sur sa rupture avec Simone, mais aussi parce qu’ils déplacent une patiente aux machines capricieuses. J’ai mis un certain temps (beaucoup trop en fait) à comprendre qu’il s’agissait de Nora. J’ai beau aimer l’actrice, je n’en ai plus rien à faire de sa survie à ce stade de celle-ci. M’enfin bon, elle survit et est transférée dans un autre hôpital, su-per.

La fin de l’épisode ? Wilson apprend la mort de Beltran et est moins bouleversé que Jules. Est-ce que les scénaristes ont oublié qu’il couchait avec elle depuis un an ? C’est abusé. La scène est belle, parce que Jules a besoin de craquer et est à deux doigts d’embrasser son boss, mais eh, j’ai l’impression de me souvenir de détails que les scénaristes ont zappé. C’est ensuite Wilson qui apprend à Amelia que Beltran est morte. Putain, j’avais oublié le flirt entre elle. J’ai aimé les scènes Wilson/Amelia, mais c’est tellement nul en vrai la mort de Beltran. Monica. Je ne connaissais même pas son prénom. Son absence ne va rien changer à rien, elle n’a jamais été spécialement intégrée, c’est vraiment la tuer pour la beauté du geste et pour ajouter du drama. Je l’aimais bien, j’aurais aimé qu’elle reste plus longtemps. Amelia aura-t-elle un jour une vraie romance qui dure ?

Sinon, Simone remet en place le nouvel interne (eh nous ne sommes que des inconnus), avant de tomber sur un Lucas tout prêt à flirter avec elle. Malheureusement pour lui, elle a rechangé d’avis une énième fois, parce que eh, elle a couché avec quelqu’un d’autre que lui durant leur pause. Ah oui, tiens. C’est ça le truc que j’avais zappé.

Et on peut donc terminer sur une scène où Mer et Richard constatent les dégâts sur le bloc opératoire qui a explosé. Il est foutu, il y a plusieurs semaines de travaux et l’hôpital va devoir tenir sans bloc, mais pas grave d’après Mer : ils vont reconstruire. Belle conclusion, belle habitude pour la série. Et sympa comme manière de relancer la série dans une nouvelle direction, faut bien des trucs un peu inédits parfois !

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Grey’s Anatomy (S22)

On en était où ?

Après une grosse journée à faire en sorte qu’une bombe ramenée par la maman de Dylan n’explose pas, Meredith quitte l’hôpital sans se douter que la bombe qui n’en était pas une va finalement bien exploser. Et cette phrase ne peut exister qu’avec Grey’s Anatomy. Sinon, Jo est enceinte, mais Lincoln a peut-être explosé, eh.

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Ce que j’en attends

Je commence sérieusement à être à court d’idée pour remplir ce paragraphe introduisant une énième nouvelle saison ! C’est Grey’s Anatomy, il y a déjà sept saisons commentées entièrement sur le blog. J’attends bien évidemment quelques épisodes dramatiques dans la saison, le retour de personnages et acteurs que j’adore et, bien évidemment, la mort lente et douloureuse si possible d’Owen. Ou Teddy, parce que je crois qu’elle a franchi le point de non-retour il y a déjà deux ou trois saisons.

Pour le reste, Grey’s, c’est la série confortable : on sait ce qu’on vient voir, on sait que ça va être divertissant pendant quarante minutes, qu’il va y avoir une tonne de personnages et quatre intrigues par épisode, que l’on n’en retiendra rien sur du long terme (franchement, les intrigues se répètent, mais est-ce qu’on s’en rend compte ? Il y a eu tellement de drama…) et… c’est pas grave, parce qu’en attendant, on aura passé un bon moment, avec généralement une bonne bande-son et des personnages qui nous manquent parce qu’ils sont là un épisode sur quatre. J’adore cette série. Elle m’a manqué pendant sa pause, comme chaque année, et, comme chaque année, j’ai envie qu’elle dure jusqu’à ma mort au moins. Elle va tous nous enterrer de toute manière.

Grey’s Anatomy – S22E01 – Only the Strong Survive – 18/20

La série reprend du service pour une nouvelle année et continue de nous servir notre dose de drama gratuit et facile. C’est donc un énième épisode gratuit et facile, mais ça fonctionne toujours bien : je suis content de retrouver certains personnes, énervé d’en voir survivre d’autres et triste d’en perdre d’autre(s). Eh, je ne vais…

Grey’s Anatomy – S22E02 – We Built this City – 13/20

Je ne sais pas exactement à quoi je m’attendais, mais sûrement à un peu mieux. J’ai l’impression que la série assume à 100% le fait de tourner en rond avec son image habituelle du carrousel et c’est un peu dommage. Aucune des intrigues proposées n’arrive à me motiver autant qu’avant. J’aime pourtant certains persos, mais…

Grey’s Anatomy – S22E03 – Between Two Lungs – 14/20

Cette semaine encore, la série propose un beau patchwork de plusieurs petites intrigues. On ne sait pas trop vers quoi on se dirige, mais la série continue d’avancer à sa vitesse de croisière. Tout ne me convainc pas, plusieurs personnages me saoulent, mais grosso modo, il y a du côté des nouveaux encore de quoi…

Grey’s Anatomy – S22E04 – Goodbye Horses – 14/20

Si je ne vois pas forcément où les scénaristes veulent aller de manière globale pour cette saison, il est assez évident qu’ils ont des trajectoires bien définies pour chaque personnage. Cela manque un peu de cohérence d’ensemble, mais ça fonctionne si on prend chaque intrigue à part. C’est de plus en plus écrit comme ça…

Grey’s Anatomy – S22E06 – When I Crash – 15/20

Je reste sur ma lancée concernant cette saison : ils ont déjà fait beaucoup mieux que ça ! Même avec des intrigues qui cherchent à boucler ce premier tiers de saison avant une pause de deux mois, même avec des bons moments, même avec des retours de personnages, tout ça est un peu trop rushé à mon…

Une longue, longue vie.

Proposition quotidienne de rédaction
Que pensez-vous du concept de vivre une très longue vie ?

Salut les sériephiles,

Comment ça, le « concept de vivre une très longue vie » ? Depuis quand c’est devenu un concept. Je pensais que c’était juste un espoir pas très crédible et réaliste à avoir. Après, je dis ça, mais j’ai passé le cap du fameux « club des 27 » où les artistes meurent à 27 ans. J’imagine que je ne suis pas un artiste. Le prochain cap, pour moi, ce sont les 33 ans et la résurrection.

Non, plus sérieusement, bien sûr que je suis comme absolument tout le monde : je ne me vois pas vieux ; genre, je ne vois pas quel genre de vieux je vais devenir. Comme tout le monde (comme beaucoup, en tout cas), je n’ai pas envie de mourir, donc le plus vieux sera le mieux, probablement, parce que même si je dis maintenant que je n’ai pas envie d’être vieux, une fois que je le serai, je n’aurai pas envie d’être mort. Voilà. C’est profond de bon matin.

Et dans les séries ? Je crois qu’il y a trois types de longue vie à prendre compte – en tout cas, ce sont les trois qui me viennent spontanément. Il y a d’abord les vampires, les démons, ceux qui ont la vie plus ou moins éternelle devant eux. Eux, on pourrait croire qu’ils nous font rêver après ce que je viens de dire, mais en vrai, la plupart du temps, ils vivent super longtemps après avoir été tué ou dans des conditions qui n’ont plus rien à voir avec ce qu’ils étaient avant. En plus, dans la majorité des cas, ils se font tuer en cours de série – et dans le cas des vampires de Buffy, y en a quand même plein qui se font tuer super bêtement pour absolument aucune raison. Avoir une super longue vie et mourir parce que ton boss n’aime pas la question stupide que t’as posé ? VDM, tout de même.

Ensuite, il y a les vies à la Meredith – celle de Grey’s Anatomy, si ce n’était pas clair. On ne peut pas dire que Meredith soit particulièrement vieille, mais on ne peut pas nier non plus le fait qu’elle a une longue, longue vie. Et bizarrement, c’est peut-être le genre de longue vie qui me fait le plus rêver. Alors, non, je n’ai pas envie d’avoir une longue vie parsemée de la mort de tous les gens qui me sont proches tous les trois ans comme Meredith, hein. En revanche, une longue vie où tu passes ton temps à te réinventer, où tu rencontres plein de nouvelles personnes et où tu surmontes les différents défis ? C’est peut-être le plus beau genre de longue vie à avoir. Quel intérêt de passer 20 ans à faire exactement la même chose sans jamais changer d’un iota comme le fait Gibbs dans NCIS hein ?

Et puis enfin, il y a les vies idéales – ou idéalisées en tout cas. Celles que l’on passe avec une personne qui partage notre vie et qui sont absolument merveilleuses. Celles que l’on passe avec un objectif duquel on s’approche, celles où notre vie est comblée, celles où il y a de petits malheurs et de grands bonheurs. Le genre de vies qu’on n’oublie pas et qui résiste à tout, même quand on revient soudainement dans le passé et qu’on se fait posséder par un démon censé détruire notre personnalité et notre esprit.

Vous l’aurez compris, je parle bien sûr d’un épisode en particulier de The Magicians. Difficile de ne pas penser à l’épisode 5 de la saison 3 quand il est question de longue vie. D’ailleurs, moi aussi j’ai une longue vie, je crois : c’est fou de me dire que c’est un épisode que j’ai vu juste après avoir rencontré deux acteurs de la série. J’ai l’impression que c’était dans une autre vie, vraiment, alors que ce n’était qu’il y a six ans.

The Magicians – S03E05

Spoilers Retrouvez ci-dessous la critique complète du 5e épisode de la 3e saison de The Magicians. Épisode 5 – A Life in the Day – 18/20 Well hello there, little plot development. Merveilleux, alors que j’ai rencontré Olivia Taylor Dudley et Arjun Gupta ce lundi, en leur demandant s’il n’avait pas envie d’avoir plus de…

Voilà donc ce que j’en pense du concept de longue vie… Quitte à en avoir une, j’espère qu’elle sera riche et bien remplie ; mais le plus bel objectif, c’est d’avoir quelqu’un pour nous soutenir quoiqu’il arrive, quelqu’un avec qui partager les bons et les mauvais moments. Sans jamais se lasser. Je ne sais pas si c’est faisable, je suis encore loin d’en être aux cinquante années évoquées dans The Magicians – à quelques jours près, j’en suis à quatre années. Le tout début d’une longue vie, peut-être.

#2 – Persévérer comme Meredith

Salut les sériephiles,

Il est peut-être temps pour moi de publier cet article qui aurait dû l’être la semaine dernière, non ? Vous l’aurez compris au titre, il s’agit du deuxième article de la saga de l’été. Mieux vaut tard que jamais, onze jours après le précédent article, me revoilà !

F) Meredith Grey ft. Ellen Pompeo

Douze semaines, douze personnages, douze impacts sur ma vie.

Rien que ça. C’est un vaste programme, je sais. Et je n’ai pas réussi à choisir un ordre ; alors on fera selon l’inspiration du moment. Pour aujourd’hui, il va être question de Meredith Grey. Simple et efficace.

Qui est-ce ? Faut-il encore présenter Meredith Grey après toutes ces années ? Jeune interne brillante, nous l’avons vue progresser tout au long des dix-sept dernières années pour devenir une chirurgienne accomplie, une femme comblée, une mère aimante, une veuve capable de surmonter son deuil… Tellement de choses à la fois, quel destin, elle a eu en quelques saisons !

Grey's Anatomy saison 15 : découvrez qui aurait dû être le petit ami de MeredithC’est bien simple : les drames et les deuils lui collent à la peau en permanence. Certes, il n’y aurait pas de série sans tout ça, mais ça n’empêche que c’est incroyable quand on fait un rapide résumé de toutes les catastrophes auxquelles elle a survécu. Pas toujours en forme. D’ailleurs, en parlant de forme, on a tendance à oublier ces dernières saisons qu’elle enchaîne aussi des gardes interminables et passe parfois des journées complètes au bloc. Ca aussi, c’est impressionnant et ça en fait une vraie héroïne.

Ellen Pompeo - Marie ClaireEt ça, en plus, c’est la vie de centaines de chirurgiens et médecins pour de vrai. Si on ajoute à ça qu’elle a un cœur grand comme ça, Meredith est un personnage qui a tout pour plaire… sauf que je n’aime pas trop son caractère, où elle a tout de même tendance à être trop souvent négative et broyer du noir. Bon, d’accord, elle a des raisons de le faire, je reconnais ! Elle porte le masque non stop depuis des années, et maintenant, on sait tous à quel point ça peut être crevant. Même si tout le monde ne fait pas cours avec un masque, je sais.

5+1 motivi per amare Meredith Grey - DANinSERIES - Pagina 3

Qu’est-ce que Meredith a bien pu nous apprendre ? A persévérer, encore et toujours. Quoiqu’il lui arrive, Meredith trouve toujours le moyen de se relever, et ça, c’est tout de même sacrément impressionnant à constater tout au long des saisons. L’Alzheimer de sa mère, la mort de son père, la découverte de sœurs cachées, la mort d’une sœur cachée, les dramas amoureux, la mort de son mari, trois grossesses et un nombre incalculable de fois où elle frôle la mort de très près n’empêche pas Meredith de s’épanouir et de toujours se relever… sans pour autant s’illusionner sur une positive attitude idiote.

Alors, ouais, même leur suspense autour du covid (je n’ai toujours pas fini la dernière saison, hein), personne n’y croit ; on sait bien qu’elle va survivre.

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Au-delà de ça, Meredith est un personnage qui est capable parfois de trouver la joie dans les moments très sombres. Difficile d’oublier le fou rire nerveux à l’enterrement de George ou toutes les scènes où la danse l’aide à évacuer ses problèmes, non ? C’est un véritable exemple à suivre, une sorte de phare. En tout cas, c’est très clairement ce que souhaitent les scénaristes.

Quel impact sur moi ? Il y en a eu tellement, en dix-huit ans ! Inévitablement. Le plus évident pour moi, c’est que j’ai découvert la série au moment où je changeais de collège, en partie pour fuir un harcèlement organisé par des adultes. Dans le genre, « il faut se relever en repartant à zéro », on partait là. Mais ça, c’est plutôt Buffy qui m’a aidé, ce sera pour un autre article de cette saga, peut-être.

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Meredith, à mes yeux, c’est plutôt le modèle pour trouver encore des forces quand on ne devrait plus en avoir. La fatigue énorme des semaines interminables de concours avec des journées à sept heures d’épreuve ? Une petite semaine pour Mer, alors je peux bien les faire, non ? Il suffit de danser un coup. ownedit Tumblr posts - Tumbral.comEt là-dessus, Meredith a apporté une solution plutôt pratique, rapide et efficace : c’est vrai que ça peut faire du bien. Après quand vous êtes littéralement cassés physiquement par votre boulot, ça marche un peu moins, mais il ne faut jamais sous-estimer le poids et le pouvoir de la musique sur la charge mentale. Soyons honnêtes, ça m’a aidé un certain nombre de fois, c’est plus efficace qu’un bon Disney de base pour redonner le sourire.

Voilà, je vais m’arrêter là pour aujourd’hui, d’ailleurs. L’article n’est pas aussi complet que ce que je le voudrais, ni aussi bon d’ailleurs, mais bon, si je parle de Meredith aujourd’hui, c’est parce que je suis quelque peu dans le même état de fatigue qu’elle après une journée interminable de tension et problèmes en tous genres. Ou d’absence de tension dans le cas de mon portable qui ne charge toujours pas et n’a plus de batterie – ne me lancez pas non plus sur la qualité et la rapidité du service de livraison de Colissimo.

Allez, bonne nuit, il faut probablement que je danse un coup pour évacuer le stress là. L’écriture a bien aidé elle aussi, cela dit. Les articles du jour, c’est ma manière à moi de persévérer comme Meredith.

PS : n’oublions pas la leçon la plus importante de la série tout de même, aussi bête et simpliste soit-elle…

Grey Anatomy Quotes Meredith Narrating. QuotesGram