This is us – S06E02

Épisode 2 – One Giant Leap – 14/20
Ce début de saison ne parvient pas à me convaincre, décidément. Avec cet épisode, nous en arrivons déjà à un moment où une partie du casting est absente et où les personnages sont divisés en deux intrigues et ça ne fonctionne que partiellement : on sent que les scénaristes comblent du temps parfois dans l’épisode, et c’est gênant. En plus, je trouve qu’une des intrigues passe à côté d’un message qu’elle aurait pu faire passer là où la deuxième se contente de paver le chemin pour la conclusion de l’intrigue d’un personnage auquel je n’accroche pas plus que ça. Bon, c’est comme ça.

Spoilers

Nicky retrouve Sally, Déjà retrouve Malik.

You look… incandescent.

L’épisode commence par Déjà et Rebecca faisant chacune leur sac, et je crois que ça peut bien compter comme point de Bingo Séries pour le sac ouvert. Je veux dire, sérieusement, la taille de sac de Déjà… à part un jean, que peut-elle vraiment mettre là-dedans ?

Déjà se prépare pour une nuit avec sa meilleure amie, en théorie, mais on comprend bien qu’il va s’agir d’autre chose avec le résumé d’épisode qui a précédé, à fond sur sa relation avec son copain, et avec les encouragements que lui murmurent Tess. Clairement, elle a endormi la méfiance de Beth et Randall beaucoup trop facilement Déjà.

Et ça ne manque pas : Déjà se rend à Boston pour voir son copain, sans avoir prévenu ses parents. En chemin, elle sympathise avec une grand-mère dans le bus qui lui demande la raison pour laquelle elle se rend à Boston. Sérieusement, c’était trop mignon : Malik et Janelle attendaient Déjà à la gare routière. Autant vous dire que je me faisais déjà tout un film sur la Jennifer vivant de nouveau avec Malik, alors c’était une bonne nouvelle de voir qu’il était toujours amoureux de Déjà.

Par contre, Jennifer était bien dans l’équation : Déjà a même la chance de la rencontrer dans cet épisode. Elle est aussi insupportable que ce qu’on pouvait imaginer : elle engueule Malik qui est en retard, elle parle à peine à Déjà et vole tout le frigo de son ex pour donner à manger à sa fille. C’est assez magique à voir, je l’aime déjà. Franchement, c’est le genre de personnage que l’on finirait par adorer si ce n’était pas une saison finale. On risque de ne pas avoir le temps d’apprendre à la connaître, mais bon.

Autant passer plus de temps avec Malik tant qu’on le peut, de toute manière. Il nous révèle ainsi qu’il est débordé par sa vie : dur d’être étudiant et papa dans une nouvelle ville. Déjà lui laisse le temps d’aller finir son devoir de littérature russe, parce qu’elle comprend bien où sont les priorités, même si elle n’est là que pour une journée. C’est une jolie scène.

Ce sacrifice de Déjà est super mignon à voir, et ça mène à une scène où elle se fait toute belle pour sortir en soirée avec lui… avant de demander à rentrer super vite. En effet, elle est prête pour sa première fois avec Malik. Bien, je ne m’attendais pas forcément à ça, surtout que je n’avais pas compris que ce n’était pas encore fait. Finalement, ça se fait donc dans cet épisode, et tout se passe à merveille. C’est une première fois digne d’une série, avec Déjà qui affirme ensuite qu’elle voudrait passer sa vie dans ce lit avec lui, puis avec un retour en bus où elle dit à son père que son petit déjà chez Tiffany lui a changé la vie. Le jeu de mots était marrant, d’accord, mais l’épisode passe à côté de tout ce qui pourrait être vraiment important pour une première fois – de la protection à la pression qu’on se met. C’est idéalisé et aseptisé pour de la grande écoute, mais c’est décevant pour une série de cette envergue de voir autant de timidité sur le sujet.

Bref, en début d’épisode, nous avions aussi vu Rebecca préparer ses affaires et prendre tous ses médicaments. C’est qu’elle était sérieuse lors de l’épisode précédent : elle insiste bien pour aller voir Sally en compagnie de Nicky, histoire qu’il puisse avoir le cœur net sur son crush. Il lui a bien parlé la veille au soir, pour vérifier si elle était d’accord de sa venue et surtout si elle était célibataire.

C’est donc bien parti, mais ça suppose toutefois un long roadtrip. Ce roadtrip se fait en voiture avec Miguel, Nicky et Rebecca. Cela fait un trio sympathique, franchement, et Rebecca le souligne bien avec l’espoir que Jack soit en train de les surveiller car tout ça le rendrait heureux. Qu’importe l’intrigue pas terrible autour de Sally, honnêtement, Rebecca va leur voler à tous la saison, et Mandy Moore. Elle est incroyable lors de la scène où elle se rappelle sa jeunesse avec Jack au son de Hooked on a feeling. C’est merveilleux à voir, l’actrice est géniale.

J’aimerais en dire autant de l’intrigue de Nicky, mais vraiment, il est insupportable. Bien sûr, on apprend rapidement qu’il a menti lorsqu’il affirmait avoir repris contact avec Sally. Ce n’est pas le cas et il finit par l’avouer quand il interrompt le roadtrip pour aller acheter un ancien appareil photo à Sally. Oui, parce qu’il a tous ses souvenirs avec elle et parce qu’il l’a vraiment stalké.

Après avoir passé un certain temps à hésiter et à vouloir faire demi-tour, Nicky est finalement forcé par Rebecca et Miguel : il se rend chez Sally et… ça ne se passe comme il l’espérait. Forcément. Sally ne se souvient clairement pas de Nicky quand elle le voit, contrairement à lui qui est sûr d’avoir affaire à elle immédiatement. Les scénaristes ne sont pas très sympathiques avec Nicky, mais ô combien réalistes : la vie ne fait pas de cadeau dans ces cas-là.

Si lui est resté coincé dans ses souvenirs de 1969, elle a fait toute sa vie et est très heureuse, avec un mari. Oupsie. Le mari n’arrive pas tout de suite, histoire qu’on puisse avoir de l’espoir pour Nicky si l’on tient au personnage, mais ce n’est pas mon cas. C’est assez sympathique comme épisode, après.

J’aime bien Sally, en plus, elle est absolument charmante et horrible avec nos personnages sans jamais s’en rendre compte – comme lorsqu’elle est contente de se souvenir finalement de Nicky parce qu’elle n’a pas Alzheimer. Il y a des blagues qui deviennent risquées après un certain âge. En attendant, Nicky est insupportable, limite odieux quand il comprend que Sally est amoureuse d’un autre et que ça le surprend.

Après avoir expliqué qu’elle est sa première fois à table, il insiste finalement pour dire qu’il n’a aucun regret d’avoir entretenu ce souvenir et ce désir de Sally pendant des années. Cette dernière en profite pour faire comprendre à son mari qu’elle n’est vraiment pas heureuse avec lui ; qu’elle ne l’est plus. On aurait dû s’en douter : Miguel étant là, bien sûr que la scène allait devenir gênante. Elle l’est affreusement quand Sally quitte la table, suivie par Rebecca et qu’Eric, le mari de Sally, propose du bourbon pour se remettre de la catastrophe qu’est leur dîner.

C’est absolument atroce comme épisode, franchement, on suit ce dîner entre les personnages et on ne peut qu’être gêné par ce qu’on voit. Et puis, les triplés finissent par manquer. Je comprends le but de l’épisode, bien sûr, mais c’est une saison finale et ça laisse l’impression qu’on se concentre sur des personnages peu importants là où on n’aura pas le temps pour nos préférés. Et puis, c’était tellement creepy de voir Sally et Rebecca devenir meilleures amies, ou de voir Nicky voler un selfie de Rebecca et Sally.

Oh, ça se termine bien pour Nicky malgré tout : il se rend compte qu’après toutes ces années, Sally a toujours une photo de lui. Elle ne se souvient pas que c’est lui, hein, mais elle l’a toujours avec elle, et ça lui suffit bien. La conclusion est douce-amère pour Nicky, mais ça marche bien. C’était mignon de les voir se faire la bise sous la pleine lune, on va dire. Et ça l’était d’autant plus que Rebecca nous brise le cœur ensuite.

Dans la voiture où elle attend Nicky, elle s’excuse auprès de Miguel de ne pas lui offrir la meilleure version d’elle-même, sauf qu’il est évident qu’il n’en a rien à faire lui. Il est amoureux de Rebecca quoiqu’il arrive, il lui offre une bien jolie broche et il se créé encore un magnifique souvenir avec elle en lui offrant. Leur baiser est toutefois interrompu par ce relou de Nicky qui assure ensuite qu’il est prêt à repartir à l’Est du pays.

L’avantage, c’est que Rebecca et Miguel peuvent se débarrasser enfin de cet invité encombrant. Il part en leur assurant que Jack serait heureux que ces deux-là se soient trouvés… et ça termine à merveille pour le couple qui se remet à faire de la salsa, comme pour Nicky qui rencontre une jolie hôtesse de l’air dans l’avion : Eddie.

Elle deviendra sa femme, puisque c’est elle que Déjà et Randall verront arriver au chevet de Rebecca dans un futur qui s’approche de plus en plus. Bordel, je ne sais même plus qui est déjà arrivé ou non à force, mais c’est super décevant que cette voiture soit celle d’Eddie. Ca ne valait pas le coup de nous la montrer la saison précédente. Je veux dire, cool pour Nicky hein, mais je n’en ai rien à faire en vrai de savoir qu’il finit avec quelqu’un ou non.

J’ai d’autres priorités parmi les personnages de la série. Il faudra toutefois attendre le prochain épisode de toute évidence. Allez, c’est sympa de voir Nicky enfin réussir à tourner la page, on va dire.

 

This is us – S06E01

Épisode 1 – The Challenger – 14/20
L’épisode effleure des cordes sensibles sans jamais parvenir tout à fait à les atteindre, en tout cas avec moi. Cela donne donc l’impression d’avoir vu un épisode tout à fait classique, pas un début de saison. Clairement, j’en attendais plus de la série. Elle ne fait qu’introduire un certain nombre d’intrigues qui vont finalement avoir un impact plus tard, mais ça donne trop l’impression d’une saison qui se met en place et pas assez celle d’une fin grandiose. J’espère qu’ils se reprendront pour la suite.

Spoilers

Comme chaque année, les triplés fêtent leur anniversaire.

-What a thing being a parent.
-What a thing being a kid.

Quel étrange début de saison que celui-ci. On commence par des plans semblant tout droit sorti d’une pub pour de la bouffe. Jack et Rebecca sont super amoureux alors qu’un nouveau cast de triplés est embauché pour jouer les enfants plus jeunes. C’est un peu dommage, mais c’est inévitable avec le temps qui passe. Au moins, on commence par Jack et Rebecca heureux au matin du 28 janvier 1986, et ce n’est pas plus mal. On connaît la date parce que c’est la date de l’échec de la mission Challenger.

Bizarrement, les scénaristes en font tout un pataquès pour cet épisode, avec les enfants qui assistent en direct à l’explosion de la navette depuis leur salle de classe. Kevin était un gamin insupportable en classe, ça alors. Bon. Les scénaristes en font un pataquès parce qu’apparemment, c’en était un pour les américains à l’époque. Je n’étais pas né, je n’en ai jamais vraiment entendu parler, mais ça semble être un peu l’équivalent de leur 11 septembre – parce que moi, c’est clairement leur 11 septembre, l’événement un peu traumatisant qui fait entrer dans le monde des adultes alors que ce n’était pas prévu.

Bref, Jack et Rebecca font ce qu’ils peuvent pour que les triplés expriment les émotions de tristesse et de deuil qui risquent de découler de cette explosion de héros nationaux à la télévision… mais Kevin veut juste plus de bouffe. Kate est triste d’avoir vu ses profs pleurer et espère que les astronautes étaient plus proches du paradis car dans le ciel ; Randall s’inquiète des enfants d’une astronaute désormais orphelins et Kevin… toujours pas. Même quand il parle avec Jack, on comprend bien qu’il n’a pas de problème particulier vis-à-vis de cette journée.

Cela inquiète énormément Rebecca, mais comme toujours, Jack trouve les bons mots pour la rassurer. Rebecca finit par dresser un joli parallèle entre Randall et The Catcher in the rye et j’avoue que c’est assez incroyable comme écriture d’épisode, mais ça ne suffit pas à atteindre ma corde sensible pour cette fois. C’était un peu plus efficace de voir Kevin se confier à sa sœur sur la peur de la mort de ses parents. C’était touchant comme tout, cette scène.

Si jamais on était passé à côté par je-ne-sais-quel-hasard du destin, on sait rapidement qu’on est dans une dernière saison : juste après cette scène qui nous introduit une famille heureuse, on nous réintroduit cette fois chaque personnage de la série par un parallèle dressé entre le pilot de la série, le tout premier épisode il y a six ans déjà, et ce premier épisode de dernière saison. On voit donc Rebecca fêter l’anniversaire de Jack, préparer les 36 ans des triplés, puis leur préparer les 41 ans ; on voit Kate ouvrir son frigo plein de post-it culpabilisateurs, puis l’ouvrir pour y découvrir des post-it sur la nourriture de ses enfants ; on voit Randall apprendre l’adresse de son père biologique au boulot, puis recevoir un autre mail bien important six ans plus tard quand il apprend que le cambrioleur de la saison passée est arrêtée ; et enfin, on retrouve Kevin il y a six ans torse nu avec ses deux top-modèles, puis torse-nu à s’occuper de ses jumeaux dans un garage juste à côté de la maison.

Oui, oui, à côté de la maison de… Madison. Oh, ces scénaristes vont m’énerver. On a toujours droit à des scènes super mignonnes entre Kevin et Madison, qui sont des parents parfaits avec les jumeaux et sont tous mignons. On apprend au passage que Kate organise une fête d’anniversaire à laquelle Madison décide de ne pas aller, car c’est une fête de famille, et ça m’énerve. Ils se comportent toujours comme un couple.

Bon, Kevin a aussi une décision à prendre pour sa carrière : il apprend que le Manny est déjà sur le point de vivre son premier reboot. Il est trop vieux pour rejouer le rôle, mais il peut désormais jouer le père de cette sitcom un peu craignos. Eh, ça pourrait probablement marcher en vrai, seulement, ce n’est pas le plan de carrière qu’il imaginait. Après un film pourri, c’est compliqué de toute manière.

Tout son plan de vie est tombé à l’eau de toute manière : quand il rentre auprès de Madison, c’est pour mieux se rendre compte que sa vie à elle continue. Elle est désormais en train de flirter avec un type de son club de lecture. Oh bordel, vraiment, ils veulent m’énerver cette saison. J’ai tellement de la peine pour Kevin. Il se retrouve témoin de ce flirt, parce qu’il vit dans le garage, et il se le retrouve deux fois.

En plus, Madison regarde sans lui un épisode d’une série qu’ils ont l’habitude de regarder ensemble, pour le regarder avec le type qui la drague ? Non, vraiment, c’est juste intenable, Madison est loin d’être cool sur ce coup-là. En même temps, elle ne doit plus rien à personne, hein, je sais qu’elle a bien le droit de flirter avec un autre… mais putain, putain, elle flirte encore avec Kevin le père de ses enfants, donc à un moment, bon, faut faire un choix.

C’est Kevin qui finit par le faire : il décide de quitter le garage et de s’éloigner de ses jumeaux pour retourner vivre chez sa sœur. Ah. Après, il fait bien parce que clairement la situation de Madison l’énerve plus que la situation de sa mère. J’y viens, attendez, il faut que je fasse la critique à peu près dans l’ordre, tout de même.

De son côté, Kate semble être en dépression quand elle voit ses mugs de couple dans son placard, mais vraiment, elle aussi, elle va m’énerver. Ils ont réussi à détruire toute l’évolution du personnage en une scène et une intrigue, je crois, et elle m’énerve à nouveau comme dans les premiers temps. En effet, elle est triste de savoir que Toby est loin d’elle désormais. Il prend pourtant le temps de l’appeler pour son anniversaire.

Elle est tout de même énervée, surtout qu’elle est habituée de voir Toby en personne pour son anniversaire et que cette année, il lui embauche une femme de ménage. Soit. Et bien sûr, pour ne rien arranger à mon humeur face à cet épisode, elle reçoit ensuite un SMS de Philip lui demandant de passer à l’école au plus vite.

Quand elle y arrive, elle le surprend en train de larguer une femme magnifique, mais une femme qui l’ennuie énormément selon ses dires. C’est un gros connard, donc, et il est à la hauteur de ce que Jimmy était déjà dans You’re the worst. Il a toutefois permis aux élèves de Kate de lui préparer une surprise : l’urgence pour laquelle il la fait venir est tout simplement un cadeau d’anniversaire, avec les enfants chantant Time after time. Au point de faire pleurer Kate, évidemment. Ah cette série sait toujours trouver les bons sentiments, mais non, Kate, ça ne va pas suffire à ce que je t’aime à nouveau.

C’est un peu mieux en fin d’épisode quand elle reçoit Kevin chez elle et qu’elle compare leur vie à ce qu’ils étaient cinq ans plus tôt, alors qu’il accepte finalement de faire le reboot du Manny. J’ai surtout aimé sa toute dernière scène de l’épisode, mais c’est triste, parce que je l’ai aimé uniquement parce que Tobby était là pour lui souhaiter son anniversaire. Je veux tellement qu’ils restent ensemble.

Pendant ce temps, Randall doit annoncer à Beth que leur cambrioleur a été retrouvé, et les policiers sont sûrs que c’est lui parce qu’il avait une photo de leur mariage sur lui. Randall veut aussitôt aller au commissariat pour le confronter et faire face à cette réalité, quand Beth lui rappelle que c’est une bien mauvaise idée pour son anniversaire.

Malgré tout, Randall décide d’aller le voir au commissariat. Si Beth est vexée, cela nous fait une étonnante intrigue où Randall peut parler à un homme qui considère qu’il était sur sa photo. L’homme est clairement dans un autre monde : il n’a aucun souvenir du cambriolage et, à vrai dire, il n’a aucun souvenir tout court. Il perd la mémoire, demandant à plusieurs reprises à Randall s’il sait où est son chien. C’est si triste. Et ça fait écho évidemment à Rebecca.

Nous la retrouvons en train de raconter des souvenirs d’enfance à Miguel et Nicky, sauf qu’elle en oublie une partie. Cela ne semble pas traumatiser plus que ça les deux hommes, mais il faut dire que Nicky est toujours coincé sur son amour de jeunesse. Nous, en revanche, nous voyons Rebecca perdre ses souvenirs et bien des détails et… c’est juste tellement triste. Elle est perdue dans ses pensées et on la voit être obsédée par les petits détails qu’elle perd… Tu m’étonnes. Ils retranscrivent le traumatisme de ce genre de maladie avec beaucoup de réalisme.

Finalement, Randall fait donc le choix de ne pas engager de poursuite contre David, l’homme qui a voulu cambrioler sa maison. Il voit en lui William, Kevin, Jack et tous les addicts qu’il est censé aider en tant qu’homme politique. Si Beth ne comprend pas immédiatement son choix, elle est évidemment toujours aussi géniale avec lui. Elle accepte donc la situation et lui propose comme cadeau d’anniversaire de coucher avec lui. Si ce n’est pas mignon.

Une fois que c’est fait, ils partagent un gâteau en visio avec Kate et Kevin. Le problème, c’est que la fête tourne un peu court quand Rebecca pète un câble au milieu du repas à ne pas retrouver un mot. Elle est alors forcée d’annoncer à ses enfants qu’elle a des plaques dans le cerveau et que la maladie progresse.

C’est tout à fait terrible, mais au moins, l’épisode termine bien pour elle quand elle se souvient finalement du mot qu’elle cherchait toute la journée. Avant ça, elle pète un câble contre Nicky et lui annonce qu’ils iront voir Sally dès le lendemain car il lui fait mal à la tête à tourner en boucle sur son amour de jeunesse. Avant ça aussi, on apprend que David ne se pointe pas au rendez-vous que Randall lui avait donné. Beth n’abandonne pas son mari pour autant et c’est plutôt plaisant de savoir qu’il y a au moins un personnage pour qui tout va bien – même si on comprend bien que Randall veut sauver tout le monde et qu’il ne le pourra pas.

Bref, tous les personnages sont aux portes de moments bien dépressifs et merdiques, à des stades de leur vie qui ne leur conviennent plus. Il va falloir traverser la dépression avant d’avoir une fin que j’espère heureuse. Su-per.

 

This is us (S06)

Synopsis : La fin de saison 5 était passablement énervante avec une décision de Madison que je n’approuvais pas et un flashforward pour Kate que je ne supportais pas. Pour la dernière saison, la série a donc du travail !

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Pour commencer, je ne suis pas si impatient que ça de retrouver les Pearson cette année. Pourtant, c’est la dernière saison et ça devrait me motiver, mais je ne sais pas, l’attente a été tellement longue que j’espère ne pas être déçu par les décisions des personnages – et des scénaristes – car j’en suis limite à penser que ça va être une saison de trop. La fin de saison dernière ne m’avait pas plu et ça fait peur pour la suite, inévitablement.

Et en même temps, avec cinq saisons très réussies, je ne devrais pas m’inquiéter outre mesure pour celle-ci. Une chose est sûre, je sens qu’on a fait le tour de la plupart des intrigues et je pense que c’est vraiment un bon choix de leur part de s’arrêter là, même si je suis sûr qu’en fin de saison, ça va me déchirer de devoir dire adieu à ces personnages.

En attendant, j’ai déjà préparé ma boîte de mouchoirs pour pleurer un coup si besoin, alors trêve de blabla, passons à l’épisode tant que je suis encore réveillé.

Voir aussi : Les récaps de 9-1-1 Lone Star (S02) et This is us (S05)

S06E01 – The Challenger – 14/20
L’épisode effleure des cordes sensibles sans jamais parvenir tout à fait à les atteindre, en tout cas avec moi. Cela donne donc l’impression d’avoir vu un épisode tout à fait classique, pas un début de saison. Clairement, j’en attendais plus de la série. Elle ne fait qu’introduire un certain nombre d’intrigues qui vont finalement avoir un impact plus tard, mais ça donne trop l’impression d’une saison qui se met en place et pas assez celle d’une fin grandiose. J’espère qu’ils se reprendront pour la suite.
S06E02 – One Giant Leap – 14/20
Ce début de saison ne parvient pas à me convaincre, décidément. Avec cet épisode, nous en arrivons déjà à un moment où une partie du casting est absente et où les personnages sont divisés en deux intrigues et ça ne fonctionne que partiellement : on sent que les scénaristes comblent du temps parfois dans l’épisode, et c’est gênant. En plus, je trouve qu’une des intrigues passe à côté d’un message qu’elle aurait pu faire passer là où la deuxième se contente de paver le chemin pour la conclusion de l’intrigue d’un personnage auquel je n’accroche pas plus que ça. Bon, c’est comme ça.
S06E03 – Four Fathers – 15/20
J’ai un peu trop l’impression que le message de l’épisode est que sans les mères, les pères ne sont que des incapables. Si je mets de côté cette impression, l’épisode fonctionnait plutôt bien à nous révéler les doutes des personnages et à avancer dans les intrigues, même si l’une d’entre elles continue de foncer dans le mur. Cela m’énerve tellement que je me suis rendu compte en cours de route que j’étais un peu trop vulgaire dans cette critique. À lire à vos risques et périls, donc.
S06E04 – Don’t Let Me Keep You – 13/20
Je ne suis toujours pas convaincu par cette dernière saison : j’ai envie qu’on avance vraiment dans les intrigues ouvertes, mais cet épisode s’engouffre à nouveau dans une brèche ouverte lors de l’épisode précédent. Si du côté des émotions tout est toujours aussi bien écrit et parvient à toucher en plein cœur au moment voulu, je continue de penser que c’est étrange pour une saison finale de perdre autant de temps en histoires et personnages secondaires. Cela me fait toutefois craindre le pire pour la fin qui risque d’être une apothéose.
S06E05 – Heart and Soul – 15/20
L’épisode parvient comme toujours à atteindre les émotions qu’il veut nous faire vivre, mais je trouve tout de même que ça manque de quelque chose pour une saison finale. Je suis content d’avoir pu retrouver les différentes intrigues qui m’intéressent, sans pour autant être tout à fait satisfait parce que je sens bien qu’ils gardent de côté les grands moments pour des épisodes à venir. C’est frustrant. Et ce qui l’est encore plus, c’est de me rendre compte que je juge beaucoup cette saison par rapport au fait que ce soit la dernière : peut-être que sans ça, j’arriverais à être plus patient avec elle, mais là, je vois trop de personnages se diriger vers des fins qui ne sont pas celles que j’espère.
S06E06 – Our Little Island Girl : Part 2 – 16/20
Un épisode beaucoup plus convaincant que les précédents en ce qui me concerne, peut-être parce qu’il se centre sur un personnage que j’adore et nous permet de boucler vraiment une partie de l’intrigue. Cette fois, j’ai senti la série qui approchait de sa fin, et ça fonctionne bien. Il reste pourtant encore de nombreuses intrigues en cours, et je ne suis pas fan d’un grand nombre d’entre elles, mais il est peut-être encore possible d’arriver à un point final satisfaisant. Et dans tous les cas, nous nous dirigeons vers un point final, c’est pour moi l’essentiel.
S06E07 – Taboo – 15/20
Après quelques mois, je me suis dit qu’il était temps de reprendre la série, tout de même, et j’aime bien le faire par ce genre d’épisode qui permet bien de voir tout le monde et de se remettre les différentes intrigues en tête. Bien écrit, l’épisode repose sur les formules assez classiques de cette série – ou pour reprendre une des intrigues de l’épisode, il repose sur une recette dont l’ingrédient secret est bien présent pour améliorer l’ensemble.

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Manifest – S03E04

Épisode 4 – Tailspin – 14/20
J’aime bien que l’épisode apporte des morceaux de réponses vraiment intéressants et permettent de mettre à jour certaines de mes théories, mais il faut bien reconnaître que la série en elle-même a perdu beaucoup de son charme avec le temps. Je crois que mon problème vient du fait que je n’aime plus tellement les personnages mis en scène, ni les arcs scénaristiques qu’ils suivent. Le mystère est la seule chose qui maintienne mon intérêt, donc. C’est déjà ça.

Spoilers

Avec sa main droite, Ben a très très envie de toucher la queue… de l’avion.

 

Yes, just a lot to process.

Il faut bien avancer dans cette série à un moment ou un autre, et c’est donc parti en espérant récupérer un ou deux derniers points de Bingo Séries tant qu’on y est. Est-ce que j’ai revu le début de l’épisode 3 en pensant quand j’en étais là ? Bien sûr. Je me suis vite rendu compte du bug, c’est déjà ça. Et je me marre bien avec début d’épisode : il se déroule deux mois plus tard, et ça m’aide bien. Je me dis au moins que les personnages seront aussi paumés que moi.

Ben se réveille après un énième cauchemar, pour voir que sa main brille toujours autant. C’est à croire qu’il s’en est servi pour faire des choses pas catholiques dans son lit pendant que sa femme était toujours exilée chez son frère, là. Bon, en tout cas, Ben fait tout ce qu’il sait faire du coup : il appelle Saanvi pour avoir une consultation.

Finalement, c’est auprès de Vance et de la NSA qu’il l’obtient : il souhaite revoir l’épave de l’avion. L’épave, elle, est dans un bunker nommé Eureka. Des tas de scientifiques, dont le Dr Gupta, effectuent tout un tas de recherches sur l’épave. Cela n’aide pas trop Ben à avoir confiance dans le gouvernement, parce qu’il trouve que l’envergure du projet le dépasse. Et il n’a pas confiance dans le gouvernement, contrairement à Vance. Oui, on a droit à des retrouvailles entre Ben et Vance, et ça ne se passe pas bien.

En tout cas, tout ça leur permet d’apprendre qu’une queue d’avion a disparu la nuit où Zeke avait survécu – et ça perturbe Saanvi, parce que c’est la nuit où elle a tué la Major. On ne s’en débarrassera jamais de celle-ci. Dans le même genre, on ne se débarrassera jamais de Troy. Encore en vie, l’ex stalker de Saanvi se retrouve donc à bosser sur le projet Eureka et l’avion 828, avec aussi cette queue d’avion qui a disparu dans un flash lumineux et que Ben veut absolument toucher.

Il y a toute une montée du suspense autour du moment où il le fera, évidemment… mais finalement, ça s’arrête là : il ne se passe rien du tout quand il touche la queue de l’avion devant un Vance surpris de le voir si convaincu qu’il se passerait quelque chose. Sa main ne brille même pas, M.D.R. Cependant, elle brille quand il passe devant une porte, où personne ne le mène.

Il est aussitôt certain qu’on lui cache quelque chose. Ben oui, c’est le gouvernement ducon. Cela dit, c’est tellement bien caché que personne ne l’empêche de franchir la porte, hein. Il finit par être repéré par un garde, hein, même si Saanvi tente de lui gagner du temps. Comment ? On ne sait pas trop, elle retourne se confesser du meurtre de la Major auprès de Vance, assurant que la disparition de l’avion a eu lieu en même temps que la mort de la Major. Oups.

De toute manière, le temps qu’elle gagne ne sert à rien quand sur la queue de l’avion apparaît soudain l’empreinte de la main de Ben. Pas grave, Ben a trouvé ce qu’il ne devait pas voir : Kelly Taylor, une passagère de l’avion, est dans un cube, gelée. Le problème, c’est qu’alors qu’elle est morte d’une balle dans la tête, ses blessures montrent désormais qu’elle est morte dans l’avion. AH.

Ben est aussitôt convaincu qu’ils sont tous morts dans l’avion et que petit à petit, les corps (et l’avion) redeviennent ce qu’ils étaient au moment de mourir. C’est intéressant comme théorie, ma foi, et j’aime bien avoir un peu d’avancée de ce côté-là. J’ai encore tant à découvrir dans cette saison, je le sens. Hum. En attendant, Saanvi récupère son poste auprès de Vance et abandonne son labo. Putain, ils n’ont jamais su quoi faire de ce perso, c’est fou.

Après deux mois, Michaela en est apparemment toujours à apprendre à gérer sa nouvelle colocataire. C’est pourtant Zeke qui sait mieux la gérer, toujours grâce à ses sortes de pouvoir. Il est capable de sentir ce que Beverly ressent, et il a mis deux mois à s’en rendre compte alors que j’étais à peu près sûr que c’était là que j’en étais.

Au rang des intrigues dans lesquelles deux mois ne sont pas passés contrairement à ce qu’on nous dit, Jared continue de mener l’enquête sur la mort du Major pour le bénéfice de sa fille. C’est pire qu’un cold case à ce stade-là, mais bon, apparemment, ça commence à avancer au bout de deux mois. Au moins, ça nous ramène le personnage de l’ex-coéquipière de Michaela, et comme j’adore l’actrice, je trouve que c’est une excellente idée. Par contre, ça ne plaît pas à Vance qui fait surveiller Jared de voir que celui-ci s’approche petit à petit de la vérité.

Du côté des personnages que j’ai zappé, Pete est toujours en cellule et continue de voir la gamine de l’épisode précédent – Angelina. Il voit aussi de drôles de flashs… et bordel, j’ai tout oublié à nouveau de cette intrigue. Ce n’est pas grave, si ? Il ne lui reste plus qu’une semaine avant de mourir au petit Pete. En tout cas, Angelina est sûre que Pete a reçu un Appel quand elle était à le voir en prison, alors elle demande l’aide de Michaela et Zeke.

Ces deux-là veulent aussitôt venir en aide à Pete, allez savoir pourquoi. Enfin, remarque, on sait pourquoi : dès qu’il y a un Appel, Michaela est au taquet. Pas de raison que ça change. Pete leur décrit donc son cauchemar, qui est bien sûr lié à Jace, son frère, et à un compteur énorme étrange. La partie enquête autour des Appels me plaisait avant. C’est devenu moins fun cette saison, surtout avec Zeke qui se découvre vraiment un nouveau pouvoir en se connectant à présent aux émotions de Pete.

En parallèle, on suit les méchants pour voir qu’ils ont les mêmes visions que Pete. Cet autre groupe de gens revenus pose bien des problèmes, et pas qu’à Vance. Michaela fait donc ce qu’elle peut pour mener l’enquête et les retrouver à temps avant la fin du compteur qu’ils voient, et c’est efficace : elle tombe sur l’un des deux méchants et découvre ainsi que leur ancien coach était un dealer de drogue et tout. Allez, bon, OK, Appel réussi.

Et en ce qui concerne les intrigues parfaitement inutiles, Olive décide de rater son bal de promo, allez savoir pourquoi. Elle ne voit apparemment plus ses amis, mais ma vraie question est de savoir de quels amis il s’agit. TJ est apparemment de l’autre côté du monde et Olive se retrouve donc coincée à faire des recherches avec Angelina… avant de l’emmener à son bal de promo, tout ça pour qu’Angelina n’y entre pas. Et, en plus, la robe d’Olive ? Immonde, tout simplement.