13 Reasons Why (S02)

Synopsis : Cinq mois après la mort d’Hannah, le procès débute avec Tyler comme premier témoin.

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Pour commencer, je suis content de retrouver 13 Reasons Why, même si je sais que l’existence de cette saison 2 fait polémique. Pour moi, il y avait encore beaucoup de choses à traiter à la fin de la saison 1, et ce n’est pas plus mal de le reconnaître et de foncer, même si le concept va nécessairement devoir changer. La voix omniprésente d’Hannah ne sera plus celle des K7 et je me demande ce que sera sa présence dans la série désormais : simples flashbacks ? Nouvelles scènes lors des témoignages ? fantôme ? On verra bien !

Je n’ai absolument rien lu de plus que le synopsis ci-dessus concernant cette saison 2 dont j’ai évité autant que possible la bande-annonce – ce qui n’était pas évident avec Netflix la lançant chaque fois que je l’ouvrais pour regarder un épisode de l’Arrowverse. Dans l’ensemble, je ne risque pas de voir mes attentes déçues, car je n’en ai pas beaucoup.

L’an dernier, la série m’avait permis de me lancer dans mon tout premier WE en séries et la saison 1 était à la fois l’occasion pour moi de participer à mon tout premier podcast et de connaître le premier gros succès du blog, car oui, mon article sorti dès le dimanche soir suivant la diffusion des épisodes par Netflix était à l’époque mon article le plus lu. Je n’ai jamais eu le courage de le relire vraiment et en entier, surtout parce que la série fait couler beaucoup d’encre et aborde des thèmes difficiles.

Parfois, elle le fait bien, parfois, je ne suis pas convaincu, mais dans tous les cas, elle parvient toujours à faire réfléchir sur ces sujets et à les aborder sans fausse pudeur ou censure. C’est souvent difficile, donc, mais c’est ce qui fait sa force de frappe.

Pour cette saison 2, je m’attends seulement à avoir envie de dévorer les épisodes, mais comme j’ai un week-end chargé, je pense que je diffuserai mon avis sur les épisodes de la série au fur et à mesure de mes sessions de visionnage. Vous êtes prévenus ! Par ici, vous trouverez mes avis sans spoilers sur les épisodes, et en cliquant sur les titres vous accéderez à des articles plus complets résumant les épisodes et donnant mon avis dessus.

Note moyenne de la saison : 16,5/20

S02E01 – The First Polaroid – 18/20
La série revient avec de solides bases pour cette seconde saison. Elle met rapidement en place sa nouvelle structure car la voix d’Hannah ne peut plus se charger de la narration, par souci de logique. Cela fonctionne extrêmement bien et la série n’aborde pas à aborder un certain nombre de sujets tabous dès ce premier épisode, s’assurant d’avoir encore de quoi faire parler d’elle. Je dirais que c’est un peu moins percutant que la saison 1, mais il y a assez de matière pour tenir cette saison 2, avec quelques nouveaux mystères et une galerie de personnages et secrets à explorer.
S02E02 – Two Girls Kissing – 15/20
Bizarrement, la série perd en puissance avec cet épisode qui s’éparpille dans une multitude d’intrigues, la plupart étant en plus prévisibles. Il est dommage que certaines intrigues importantes de la première saison soit reléguées au second plan à cause de cette pluralité d’histoire, et je ne vois pas ce que toutes apportent à la série. On sent que le puzzle du procès se met en place petit à petit, mais ça n’a pas du tout la même force que l’intrigue de la saison 1, et ça mène à une certaine confusion par moment. Le casting est peut-être trop large à gérer, ou ils veulent aller trop vite, mais le résultat est que ça manque de crédibilité.
S02E03 – The Drunk Slut – 17/20
Ah, la série redémarre sur de meilleures bases avec de nouveaux thèmes (beaucoup de féminisme, l’air de rien) et des intrigues abandonnées depuis la saison 1 qui ressurgisse. Après le rythme précipité de l’épisode précédent donnant l’impression d’une série bâclée et pas du tout réaliste, cet épisode fait du bien en évitant de trop se répartir sur plusieurs intrigues – il le fait, évidemment, mais à suffisamment petite dose pour que ce ne soit pas dérangeant.
S02E04 – The Second Polaroid – 14/20
Dans cet épisode, j’ai aimé quelques plans plus techniques que d’habitude, notamment du côté des plans-séquences, mais je dois avouer que je l’ai trouvé extrêmement décousu dans son intrigue, beaucoup trop transitionnel pour être passionnant et que je l’ai vu sur plus d’une heure et demi à cause d’une pause en cours de route qui m’a donné l’impression qu’il était beaucoup trop long. Décidément, j’ai du mal avec cette saison.
S02E05 – The Chalk Machine – 15/20
Rien n’avance véritablement dans cet épisode, comme dans le précédent, et c’est frustrant ; mais la galerie des personnages continue d’être utilisée à bon escient. On approfondit l’ensemble des personnages, mais c’est justement avec ça que j’ai le plus de mal cette saison : autant il était frustrant de n’avoir qu’un personnage vraiment développé par épisode l’an dernier, autant cette année, il y en a trop. Et aussi, la narration de cette seconde saison est bien moins prenante que lors de la première, car le procès finit par devenir une voix-off sur des banalités adolescentes digne des pires moments d’auto-réflexion de Meredith Grey. Ce qui était une force de la série – et aurait pu le rester – devient alors une vraie plaie, à défaut de servir véritablement l’intrigue de la saison/de l’épisode.
S02E06 – The Smile at the End of the Dock – 18/20
Impossible de ne pas spoiler, même dans ces lignes : c’est le genre d’épisode que je ne sais pas comment noter parce qu’il m’a retourné le cerveau et était extrêmement bien écrit… mais c’est aussi une vaste blague rendant caduque une grosse partie de la saison 1. Le passé de la série se réécrit totalement différemment, et ça donne même envie de revoir la saison 1 parce que le procès révèle une toute nouvelle intrigue qui m’a fait changer d’avis sur les personnages – même si les scénaristes essayent de nous dire que ça ne change rien. Sinon, définitivement, cette saison gagnerait à se concentrer uniquement sur le procès, car tout le reste est de plus en plus banal/médiocre.
S02E07 – The Third Polaroid – 14/20
Soyez prêts pour la lecture de la critique, où j’ai utilisé à peu près 150 fois le verbe « énerver » pour décrire tour à tour tous les personnages. Dépressifs, énervés, violents… Ces personnages sont tous plus toxiques les uns que les autres, et cette saison 2 semble confirmer qu’elle n’est pas vraiment faite pour mettre de bonne humeur. Quant à moi, eh bien, vous savez quoi ? Ça m’énerve de plus en plus !
S02E08 – The Little Girl – 19/20
C’est un épisode sur deux cette année, mais en même temps, cet épisode s’appuie sur le cliffhanger de l’épisode précédent pour faire exploser toute son intrigue, et ce n’est pas plus mal, surtout quand ça se fait dans un plan séquence extrêmement complexe à mettre en place. Au-delà de ça, l’épisode approfondit un peu les choses et propose bien les différents points de vue de chacun. Je suis loin d’être d’accord avec tout ce qui est dit ou proposé ici, la série s’enferme dans un deuil qui n’en finit plus, mais au moins, j’ai eu l’impression d’avancer un chouilla, surtout quand certaines sous-intrigues inutiles sont expédiées vitesse grand V vers l’infini et l’au-delà.
S02E09 – The Missing Page – 16/20
C’est par des procédés faisant partie de son ADN que la série souhaite faire passer son message aux fans dépressifs et si c’est gros, on sent qu’ils assurent leurs arrières par rapport aux reproches qu’on leur a fait après la saison 1. À part ça, l’épisode continue de développer les personnages en parallèle, donnant deux ou trois scènes à chacun, ce qui transforme la série en un puzzle géant et casse-tête qui ne parvient pas à rester passionnante d’un bout à l’autre.
S02E10 – Smile, Bitches – 16/20
L’intrigue fil rouge de cette saison avance, c’est vrai, mais cela semble se faire à grand-peine au milieu de scènes douloureusement inutiles. Il y a des intrigues qui ne me plaisent pas, il y a le procès faits de rebondissements franchement tous plus gros les uns que les autres et il y a les quelques scènes de révélations sympathiques mais pas assez nombreuses. J’avais le souvenir d’une série plus percutante – même si elle reste plutôt très cool.
S02E11 – Bryce and Chloe – 18/20
La série révèle de choses capable d’éclairer de multiples aspects sombres de la première saison que j’en arrive à me demander comment la série aurait pu tenir comme un tout avec une seule saison. Je regrette un peu d’avoir regardé cet épisode parce qu’il se termine sur plusieurs cliffhangers et que je suis pressé de voir la suite, mais je dois m’arrêter de regarder. Dur donc d’être neutre et de ne pas spoiler dans ces quelques lignes : c’était un très bon épisode, même si j’ai bien failli croire qu’il allait être très mauvais. Oh, ça reste trop grandiloquent, mais ça passe plutôt bien.
S02E12 – The Box of Polaroids – 17/20
Malgré une sous-intrigue qui me blase depuis dix épisodes au moins, cet épisode réussit à conclure pas mal de choses et sonne presque comme une fin de saison à lui tout seul. Pourtant, il reste un ultime épisode qui devrait réussir à nous porter vers la conclusion de cette longue saison 2, qui aura souvent trainé en longueur.
S02E13 – Bye – 18/20
Pourquoi ? Juste pourquoi ? Alors qu’il y avait de quoi faire une bonne conclusion – et une belle conclusion – les scénaristes prennent le chemin de la violence et des décisions quelque peu incompréhensibles ; probablement pour s’obtenir une saison 3. Je trouve cette fin plus ouverte que celle de la saison 1 et je reste incertain sur quoi en penser. Comme l’an dernier.

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Face à une telle saison, je ne peux qu’ajouter ici un lien officiel de prévention face aux crises suicidaires. Parlez-en, communiquez, ne disparaissez pas.

13 Reasons Why – S02E01-03

Épisode 1 – The First Polaroid – 18/20
La série revient avec de solides bases pour cette seconde saison. Elle met rapidement en place sa nouvelle structure car la voix d’Hannah ne peut plus se charger de la narration, par souci de logique. Cela fonctionne extrêmement bien et la série n’aborde pas à aborder un certain nombre de sujets tabous dès ce premier épisode, s’assurant d’avoir encore de quoi faire parler d’elle. Je dirais que c’est un peu moins percutant que la saison 1, mais il y a assez de matière pour tenir cette saison 2, avec quelques nouveaux mystères et une galerie de personnages et secrets à explorer.

Saison 2


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Hannah’s story needs to be told.

Netflix a la sympathie de proposer un résumé vidéo de la saison 1 en deux minutes, mais ce n’est pas forcément si bien fait que ça pour autant : pas trop de résumé des prénoms, ni des situations, juste de tout un tas de moments forts de la saison 1, et des cliffhangers.

La production a bien appris sa leçon et l’épisode commence par un message des acteurs pour mettre en garde les plus jeunes. Une fois que c’est fait, on a le générique, puis le procès avec Tyler qui est interrogé sur la vie au lycée. C’est intéressant car c’est du coup lui qui prend la narration en voix off de cet épisode et ça me vend déjà bien les choses.

On retrouve Clay sur une moto avec Skye qui l’emmène se faire tatouer un point-virgule sur le poignet… Finalement, ce sera juste une virgule parce qu’il s’évanouit en cours de route, ce qui fait rire sa petite-amie. Oui, sans trop de surprise ces deux-là sont désormais en couple, un parti pris risqué pour la série dont toute la saison 1 s’appuyait sur le couple Clay/Hannah. Et ça ne perd pas de temps, car on les retrouve sur le point de coucher ensemble… ce qui ne se fait pas parce qu’il découvre qu’elle se scarifie encore. Quant à moi, je trouve ça terrifiant de me dire que l’actrice est la même que celle de Here and Now (Sosie Bacon). Je finirai par m’en remettre, mais Skye est tellement cool.

Clay rentre donc chez lui et apprend que le procès aura lieu dès le lendemain, ce qui n’était pas prévu du tout. Oui, sauf que les parents d’Hannah veulent absolument un procès et ont refusé tous les accords préalables. Pour autant, Clay apprend aussi qu’il n’est pas sur la liste des témoins. Sa mère s’est retirée du cas, parce qu’il était impliqué. Sinon, personne ne sait qui est la fille s’étant fait violer lors de la K7 numéro 9.

Au lycée, Tyler découvre que sa chambre noire a reçu la visite de charmantes personnes le menaçant, pour changer… Il passera l’épisode à essayer de déterminer qui en est responsable, soupçonnant tour à tour Bryce et Clay, niant tous les deux les faits.

Le père d’Alex lui propose de ne pas retourner à l’école le lendemain, parce qu’il s’inquiète du procès qui arrive pour son fils. Lui aussi a voulu se suicider sans y parvenir. Il n’a même pas la moindre blessure sur sa tête, donc bon. Alex veut retourner en cours parce que Jessica y retourne elle aussi – et tous les deux ont un plan d’action clair : faire semblant d’avoir tout oublié.

Ainsi, le lendemain, Alex demande à voir sa note de suicide dont il ne se souvient pas. Elle n’est pas spécialement bien planquée à traîner dans la cuisine et il est écrit dessus qu’il aurait pu tout arrêter, ce qui le perturbe parce que pour le coup, ça, il ne s’en souvient pas. Il retrouve Jessica au lycée, et ces deux-là sont tellement trop géniaux : on retrouve leur amitié faites de blagues pas si drôles, puis leur amitié avec Zach. Notons qu’Alex a une canne, lui aussi, et que le suicide est désormais un sujet tabou par le règlement du lycée.  On retrouve aussi ce connard de Bryce qui n’a pas changé et les nargue.

Bryce se dit confiant dans le fait que le procès ne changera rien pour lui. Justin n’est plus là et en l’absence de Jessica & Alex, Bryce a pu raconter tout ce qu’il voulait, et particulièrement que Jessica était consentante puis a menti car elle n’assumait pas d’avoir trompé Justin. Classe. Heureusement, il y a le psy pour le remettre à sa place. Ce cher Mr Porter fait absolument n’importe quoi et menace donc Bryce s’il ose encore s’approcher de Jessica.

De son côté, la mère d’Hannah, Olivia, s’est coupée les cheveux très courts et s’entraîne au stand de tir. Outch. Tout le monde veut la voir dégager de la ville et le lui fait savoir par quelques pancartes devant chez elle. Il est rapidement indiqué qu’elle n’est plus en couple. La stratégie qu’elle doit appliquer pour le procès est compliquée : ils ne peuvent pas utiliser les K7 sans indiquer qu’elle se bourrait et n’était pas si parfaite que ça, ce qui n’aide jamais dans ces cas-là. Et bien sûr, Bryce s’en tire : c’est parole contre parole, et personne ne sait que Jessica est son autre victime…

Au procès, Clay s’incruste et Tyler révèle qu’il arrivait à Hannah de mentir aux autres. Il est rapidement poussé dans ses retranchements lorsque la défense du lycée le force à parler du premier jour de cours d’Hannah. Flashback, je l’avais dit. Cela permet aussi à Justin de revenir dans la série, donc c’est bien joué.

Tyler commençait déjà à s’occuper de l’album de fin d’année et a proposé un photoshoot à Hannah qui bien sûr a accepté. Et directement on a fait une traînée parce qu’elle s’est maquillée sur les photos. Ah les américains/la société. Ce n’est que le début : grâce à son stalker, on apprend ainsi qu’Hannah envoyait des sextos…

Clay s’enfuit pour aller au lycée où il retrouve Alex l’interrogeant sur sa note de lycée. Si Clay suppose qu’il parle d’Hannah, Alex est sûr qu’il y avait autre chose à stopper, mais reste à savoir quoi. Tyler aussi retourne au lycée pour mieux se faire harceler par Bryce – lui-même arrêté par Porter.

Dans son casier, Clay retrouve une photo d’une fille torchée avec un autre lycéen dans son casier. Et un charmant message : « Hanah n’était pas la seule ». Putain, quoi. Clay soupçonne Scott Reed d’avoir mis la photo comme il le voit le regarder – ça partait bien pour lui, mais la scène d’après le voit rire d’un viol, alors bof.

Si Clay n’est pas appelé pour le procès, Tony l’est, et par l’école. Ryan aussi, et il contacte Tony pour lui assurer qu’il ne dira rien qui pourrait le compromettre, lui donnant une lettre d’Hannah racontant « tout ce qu’il s’est passé ce jour-là ». Ah ? Tony la brûle dès qu’il en a l’occasion, et on va enfin savoir pourquoi il a fait tout ça pour Hannah.

Jessica reprend le sport et en est toute heureuse, mais ça ne plaît pas trop à Bryce s’entraînant sur le terrain à côté d’elle et une autre nana qui la fixe. Reprendre sa vie n’est pas si simple surtout quand Bryce la harcèle assez clairement et lui propose d’aller prendre un café, à quelques mètres de sa copine du moment. Charmant, toujours. Chez elle, Jessica apprend que son père ne veut pas la voir témoigner. Et dans le genre encore mieux, elle retrouve une poupée gonflable la traitant de pétasse pendue devant chez elle. CHARMANT cette série.

Tyler se rend chez Alex pour lui refiler des chips et des dorritos (ah les placements de produit de Netflix, ça me manquait !). Lorsqu’il se lave les mains, il découvre l’endroit où la balle a atterri dans le mur de la salle de bain. C’est l’occasion pour Tyler de découvrir qu’Alex ne se souvient de rien des K7 – ce qui semble être un mensonge pour le coup. Tyler révèle qu’il a pris des photos d’Alex dans le coma, mais Alex s’en fout. Cela aura sûrement un intérêt.

Plus tard, d’ailleurs, Tyler est dans un diner où Clay le retrouve pour lui demande pourquoi il a menti à propos des sextos. Il ne pense pas qu’elle puisse avoir envoyé des sextos à qui que ce soit… n’empêche que.

Le soir, chez elle, Olivia déprime devant les photos de Tyler. On découvre que sa nouvelle meilleure amie aussi a perdu sa fille et qu’elle l’aide à surmonter son chagrin comme elle peut. De son côté, Clay retrouve Skye et veut coucher avec elle, mais il est hanté par le fantôme d’Hannah. Il finit donc par rejeter Skye qui le vit super mal, surtout qu’il ne lui explique pas. Ce fantôme finit par parler à Clay pour lui demander ce qu’il compte faire de la photo. Oh.

J’ai aimé les réflexions de Tyler sur les photos et les vérités qu’elle cache, les manipulations que l’on peut en faire et l’importance du contexte. C’était tout basique, mais ça a la fausse profondeur que j’attendais de la série.


Épisode 2 – Two Girls Kissing – 15/20
Bizarrement, la série perd en puissance avec cet épisode qui s’éparpille dans une multitude d’intrigues, la plupart étant en plus prévisibles. Il est dommage que certaines intrigues importantes de la première saison soit reléguées au second plan à cause de cette pluralité d’histoire, et je ne vois pas ce que toutes apportent à la série. On sent que le puzzle du procès se met en place petit à petit, mais ça n’a pas du tout la même force que l’intrigue de la saison 1, et ça mène à une certaine confusion par moment. Le casting est peut-être trop large à gérer, ou ils veulent aller trop vite, mais le résultat est que ça manque de crédibilité.

Saison 2


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Because it does mean something… to me.

C’est sans complexe que j’enchaîne sur ce deuxième épisode dont la narration est reprise par Courtney (sans surprise vu le titre) et qui enchaîne sur la scène terminant le premier épisode. Ce n’est pas bien passionnant puisqu’Hannah dit ne pas savoir ce qu’elle faisait là. On part presque dans un mauvais trip SF, mais il fallait bien donner des lignes à l’actrice principale de la série. Et puis, Clay a encore passé le premier épisode à voir Hannah partout, c’est bien normal d’en être là maintenant. La mère de Clay continue de s’inquiéter pour lui, surtout qu’elle l’a vu au tribunal, mais ça ne va pas plus loin que ça.

Courtney n’a toujours pas dit la vérité à ses pères qui pensent que Mikey est son petit-ami quand il est clair pour nous que c’est sa petite-amie. Elle est là pour témoigner – et le fait pour nous dire que le lycée, ça craint car tout le monde t’y surveille et un mauvais pas peut ruiner ta vie. Certes. Comme la vie, quoi.

Elle en profite pour mentir sur sa sexualité et dire que le baiser était insignifiant, alors qu’on revient sur l’intrigue du stalker d’Hannah. En flashback, on découvre qu’Hannah avait parlé à sa mère des photos, mais que celle-ci ne l’avait pas l’écoutée.

Le vrai problème de ce procès est ailleurs : l’école a trouvé d’autres photos de Tyler montrant Hannah et Courtney s’embrassant – ce qui est l’occasion pour nous d’avoir la suite de la scène de la saison 1, avec plus de baisers entre elle quand Hannah comprend qu’il s’agit du premier baiser de Courtney et qu’elle y mettait bien plus d’importance que ça. Ils essayent donc de faire passer Hannah pour la méchante de l’histoire et cela pousse Courtney à reconnaître son homosexualité devant tout le tribunal. Outch.

Cela est bizarrement traité comme une intrigue quasiment secondaire alors que c’est toute la base du personnage. On a quand même droit à une scène où ses pères essayent de trouver quel film regarder avec elle pour l’aider à s’affirmer, et à une autre où Jessica est impressionnée par son courage – lui demandant aussi s’il est dur de dire la vérité.

Oui, parce que Jessica dit vouloir témoigner, mais elle a du mal à se faire à l’idée. Il est aussi évident que la nouvelle petite-amie de Bryce ne l’aide pas, puisque c’est la capitaine de son équipe, Chloe. Lorsque Porter lui propose son aide et de parler avec elle, elle parvient à s’en débarrasser grâce à Nina Jones, la nana la regardant de loin dans le premier épisode. Et elle lui dit de garder la bouche fermée, comme la nouvelle affiche le lui demande dans son casier.

Elle s’en confie à Alex qui lui conseille de raconter son viol le lendemain. Elle vit assez mal ce conseil, parce qu’elle est encore traumatisée par ce qui lui est arrivé, forcément. Blasé de ne pas comprendre ce qui lui arrive, Alex demande à Clay de lui donner les K7.

Bien sûr, Clay refuse, ce qui provoque une scène de dispute entre les deux au lycée, où ils sont observés par Zach et Bryce, ce dernier s’inquiétant justement de la langue possiblement trop pendue d’Alex maintenant qu’il sait que Zach l’aide beaucoup. En parallèle, Zach a également appris que le père de Bryce propose son avocat pour le procès, mais ça ne lui plaît pas tellement – il préfère aider Alex et dire la vérité, je suppose, mais ce n’est pas évident.

Au tribunal, Olivia découvre que sa nouvelle meilleure amie a organisé une manifestation devant celui-ci et que ça ne plaît pas à son avocat qui lui conseille désormais de se méfier d’elle. Chez elle avec sa nouvelle amie, Jackie, Olivia la regarde ranger ses affaires dans la chambre d’amie… et retrouve sa robe tachée de sang de la nuit où elle a trouvé Hannah. Elle sait qu’elle devrait tourner la page – mais comment tourner une telle page ? En tout cas, on sent bien qu’elle est en train de se lancer dans une relation très toxique avec l’autre nana qui s’incruste partout et semble profiter de sa faiblesse.

Cela ne manque d’ailleurs pas : Jackie prend la décision de laver la robe sans lui en parler et pour lui faire plaisir, ce qui ne manque pas de pousser un peu plus loin Olivia dans sa dépression, car elle n’était pas prête pour ça.

Par conséquent, elle en parle à Tony que l’on découvre être un de ses grands amis : elle l’appelait chaque fois qu’elle écoutait les K7 et s’inquiète désormais de voir qu’il a rompu avec Brad. Olivia déprime une fois de plus des secrets qu’Hannah, mais les deux ont une drôle d’amitié sympathique – vouée à ne pas durer quand Tony passera à la barre, mais bon.

Au lycée, Clay découvre que le labo photo de Tyler a été ravagé. Il l’interroge quand même sur le polaroid, lui permettant de découvrir l’identité des deux lycéens sur la photo polaroid reçue dans son casier.

Skye passe du temps avec Clay – ne se doutant pas qu’il voit Hannah lui parler et commenter tout ce qu’ils font. Skye s’interroge évidemment beaucoup sur sa relation avec Clay et ce que ses parents en savent, et qui elle est par rapport à Hannah, et tout un tas d’autres questions hyper pertinentes. C’en est hyper gênant : Clay continue de faire de la merde puissance 1000 avec sa nouvelle copine, étant incapable de communiquer… ou juste de s’occuper d’elle, quoi. Et Skye a assez de problèmes comme ça pour ne pas en rajouter.

À l’entrainement, Chloe vient parler à Jessica pour lui dire qu’elle la comprend et qu’elle ne voulait pas que sa relation avec Bryce soit gênante. Après tout, ce n’est pas si grave d’avoir dit à tout le monde qu’il l’avait violée parce qu’elle s’en voulait d’avoir trompé Justin. Ben voui, évidemment. Elle est totalement dans le cliché de la blonde la Chloe, c’en est gênant. La fin d’épisode voit Jessica prendre la décision de témoigner… mais révèle également qu’elle dort sur le sol de la chambre de ses parents, encore traumatisée par tout ce qu’il s’est passé.

Par conséquent, Tyler n’a plus le droit de prendre en photo les filles faisant du sport. Il retrouve Alex qui lui demande s’il a une copie des K7 d’Hannah, mais évidemment non. Il en profite pour demander à voir les photos de quand il était sur son lit d’hôpital – que la série fait l’étonnant choix de ne pas montrer. Franchement, la série a tellement d’autres scènes choquantes que je ne vois pas bien l’intérêt de ce choix.

Cela lui fait en tout cas du mal de se voir dans cet état. Plus tard, on retrouve Alex à la piscine du lycée avec Zach qui l’aide à s’entraîner à retrouver un usage normal de sa jambe. Cela n’est pas si simple et mène à une rapide dispute entre eux, parce qu’Alex souffre de ne pas se souvenir de tout et parce que Zach traîne toujours avec Bryce.

Dans le bureau de Porter, on retrouve… Sheri ! Celle-ci a bien changé et semble avoir grandi. Elle a en tout cas gagné en confiance et n’hésite pas à l’envoyer chier – histoire de sa vie. Sinon, Porter est dans la merde aussi parce qu’il a arraché de son agenda une page disant qu’il avait eu un dernier RDV avec Hannah. Oups. Pour la première fois, il semble néanmoins être du bon côté à rappeler qu’ils ont affaire à des adolescents. Il serait temps.

Le père de Tyler lui dit qu’il envisage de le changer de lycée. Maintenant qu’il a des amis – Alex et Cyrus, il n’en a pas envie, mais bon. Cyrus ? Un ami punk et artiste qu’il se fait lors du cours de Mr Porter pour les aider à communiquer.

Quand il rentre chez lui, Clay découvre que Skye s’y est pointée pour le dîner dont ils ont parlé au déjeuner, alors même qu’il ne voyait pas ça comme ça. Le dîner est plutôt du genre catastrophique avec les parents posant plein de questions et Skye ayant des mains suffisamment baladeuses pour forcer Clay à coucher avec elle – tous les deux quittant le dîner en plein milieu.

Cela partait plutôt bien, mais il a quelques petits problèmes de fonctionnement qui finissent par les lancer sur une grosse discussion de couple. Elle lui demande de confirmer qu’il l’aime – ce qu’il fait – et de dire qu’il n’a plus de sentiments pour Hannah, ce qu’il n’est bien sûr pas capable de faire car il est loin de l’avoir oubliée.

Elle se barre donc chez elle en criant tellement fort que même mes voisins finiraient par sortir de chez eux si ce genre de choses se passait chez moi, mais les parents de Clay ne semblent pas les entendre. Clay fait donc tout ce qu’il peut pour la rejoindre mais arrivé chez elle, il la voit partir en ambulance avec sa mère. Re-Oups.

Sinon, chez lui, Alex a aussi droit à quelques menaces. Ah, et le coach n’aime pas les sous-entendus de Porter sur son équipe. Et Bryce est convoqué aussi à la barre ! Vraiment trop de sous-intrigues.


Épisode 3 – The Drunk Slut – 17/20
Ah, la série redémarre sur de meilleures bases avec de nouveaux thèmes (beaucoup de féminisme, l’air de rien) et des intrigues abandonnées depuis la saison 1 qui ressurgisse. Après le rythme précipité de l’épisode précédent donnant l’impression d’une série bâclée et pas du tout réaliste, cet épisode fait du bien en évitant de trop se répartir sur plusieurs intrigues – il le fait, évidemment, mais à suffisamment petite dose pour que ce ne soit pas dérangeant.

Saison 2


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I don’t blame Hannah for anything.

Clay passe la nuit à faire des allers retours à l’hôpital pour avoir des nouvelles de Skye et finit par se faire rentrer dedans par une voiture qui assez clairement le visait. En rentrant chez lui, ses parents le surprennent et… le laisse déverser leur rage sur eux et réclamer une voiture, sans l’engueuler plus que ça. Ca manque un peu de crédibilité quand même.

Le lendemain, il ramène des fleurs à Skye qui prend plutôt la décision saine et intelligente de rompre avec lui. Elle sait bien que chaque fois qu’il est ailleurs, c’est à cause d’Hannah, et elle ne le supporte plus. Tu m’étonnes : moi aussi je commence à ne plus supporter Clay, et ça ne fait que trois épisodes que je l’ai retrouvé.

Dans cet épisode, c’est au tour de Jessica de passer à la barre, et c’est tant mieux. J’adore le personnage, et elle a tellement à raconter. C’est l’occasion d’un attendu discours féministe sur les attentes vis-à-vis des filles/femmes, sur la manière dont on leur colle des étiquettes à partir de pas grand-chose, sur le combat constant qu’elle doit mener au lycée. C’est puissant, avec des mots drôlement bien choisis. On sent que les scénaristes ont bossé leur sujet, mais en même temps, il suffit d’aller sur Twitter pour avoir plus d’un exemple de ce type de discours – ce qui est flippant.

Avant le procès, Alex se confie à Jessica sur les menaces qu’il a reçu et ils découvrent que Clay s’est fait renverser lui aussi. Les deux garçons essayent désespérément de faire comprendre à Jess qu’il faut absolument qu’elle témoigne de son viol pour faire de Bryce le vrai sujet de ce procès. Au passage, ils sont hyper insistants avec elle, ne se rendant même pas compte que Bryce continue de « jouer » avec elle ou tout simplement qu’ils sont en train de vouloir lui imposer leur point de vue. Et si je suis d’accord avec eux plutôt qu’elle, c’est manquer de psychologie et juste ne pas être tout à fait humain de voir en quoi c’est facile pour eux de dire ça… Le pire restant évidemment la phrase de Clay lui disant qu’il imagine ce qu’elle vit. Bah oui, bien sûr. Il fait vraiment tout pour être détestable cette année.

Jess découvre lors de son cours de maths de nouvelles photos se moquant d’elle et l’étiquetant de traînée alors que Tony emmène Clay et Alex au procès, lui se faisant passer pour un autre afin d’y assister. Et Jessica déchire tout avec ses photos du cours de maths, qui sont vite balayées de la main par l’avocate de la défense puisqu’elle n’a pas signalé au lycée les problèmes.

Il est rapidement question de la fameuse liste de la saison 1 et de l’amitié du trio Jessica/Alex/Hannah nous révélant que les trois se sont embrassés les uns les autres dans la chambre d’Hannah (décidément !), et que c’est à partir de là que Jessica et Alex ont commencé à se voir plus sérieusement. Rapidement, la défense montre donc que c’est Hannah qui était jalouse de Jessica qui a mis fin à leur amitié, pas la liste. Et Jessica, bien qu’elle ne soit pas d’accord, prend la décision de ne pas parler de son viol, qui lui revient pourtant en pleine face avec une question qui est la même que celle de l’officier chargé de prendre sa plainte. Le pire, c’est que c’est bien écrit.

Dans les toilettes, Jessica crise et tombe de manière improbable sur Olivia (enfin c’est très probable, mais pas si crédible) qui lui dit avoir écouté les cassettes. Jess s’enfuit pour mieux tomber sur Alex qui veut simplement l’aider, mais qu’elle rejette également.

Clay quitte précipitamment le procès quand il voit avoir raté un message vocal de Skye (à qui il avait d’ailleurs promis ne pas retourner au procès). Malheureusement pour lui, elle a changé d’hôpital et il ne peut la retrouver, lui laissant simplement la chance d’un tête à tête avec Hannah. Celle-ci lui affirme qu’il ne doit pas laisser tomber et trouver un moyen de faire tomber Bryce. Il est parfaitement hallucinant de se dire que le personnage s’en tire alors que l’école et les avocats sont tous au courant de sa confession du viol à Clay.

Le soir, Jess reçoit la visite de Clay qui veut mieux la comprendre et lui redit qu’il comprend ce qu’elle vit alors que, euh, bah non. Il ne l’écoute même pas lui parler, trop occupé qu’il est à chercher une trace de Justin pour la faire parler, parce que lui aussi est témoin et peut l’aider. Oui, parce que Justin a fugué.

Il appelle donc Tony à la rescousse pour qu’il l’aide à retrouver sa trace – et forcément, Tony a de quoi l’aider grâce à son coach sportif également chargé de sa probation (et de le draguer de manière pas tellement subtile). Les deux s’embarquent alors dans une expédition pour retrouver Justin, qui les mène de foyer en squats, de SDF en drogués. Ils finissent par le retrouver – après un passage à tabac de SDF par Tony et après un coup de fil aux flics, mais bon.

Et en rentrant chez lui ? Clay se voit offrir une voiture alors qu’il héberge secrètement Justin dans sa chambre. On avance vachement (enfin, oui, parce que Justin est de retour donc Jessica n’a pas fini de pleurer). Ah et sinon Justin a un flingue sur lui et il se drogue – pas sûr qu’il fasse un bon témoin.

Dans les autres sous-intrigues, on continue de s’occuper de Courtney qui revient au lycée et a peur des regards maintenant qu’elle sait que tout le monde sait. Le pire qu’elle reçoit cela dit, c’est Ryan l’attendant à son casier pour être gentil avec elle. Maintenant qu’elle a dit la vérité, elle s’affirme un peu plus et dit à Marcus d’arrêter de se cacher. Lui ne dit pas toute sa vérité pour protéger son père en pleine campagne électorale – et il reçoit à son tour des menaces en fin d’épisode.

À la bibliothèque du lycée, Tyler voit Cyrus lui présenter tout un groupe d’amis – et le courant passe bien pour lui avec Mackenzie. Cyrus l’emmène ensuite chez lui où ils ont une conversation avec son père et où il comprend que Mackenzie est la sœur de Cyrus.

Zach révèle à Bryce qu’il sait qu’il est appelé pour le procès alors qu’ils étaient une fois de plus en train de s’engueuler. On suit également Porter dire qu’il tient à ses élèves puis aller parler à la mère de Bryce, mais ça nous laisse là-dessus sans qu’on ne sache vraiment le contenu de la conversation…

Face à de tels épisodes, je ne peux qu’ajouter ici un lien officiel de prévention face aux crises suicidaires. Parlez-en, communiquez, ne disparaissez pas.

Saison 2

Shadowhunters – S03E09-10

Épisode 9 – Familia Ante Omnia – 17/20
C’est le type d’épisodes pour lequel je regarde encore cette série : beaucoup d’actions, d’idées originales ou intéressantes du côté de la mythologie, de rebondissements improbables (si ce n’est inconcevables par rapport aux épisodes précédents) et des avancées dans toutes les intrigues. Les scénaristes ont quand même eu du mal à trouver un rôle pour tout le monde dans cet épisode et certains ne servent pas à grand-chose. Dans l’ensemble, il y avait de bonnes surprises et je suis content de la diffusion des deux épisodes en une seule soirée, parce que le cliffhanger est efficace.

> Saison 3


Spoilers

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I can bring Valentine back to life.

Ah parfait, je devais reviser mon latin, mais par flemme, je me suis lance dans cet épisode au titre… en latin. C’est un signe, ça.

On commence par Clary en prison : elle a le droit d’être lavée et changée avant d’être emmenée à une exécution publique d’un type bossant pour le Cercle, qui a notamment été en contact avec un certain Dieudonné. Ce genre de choses, ça ne s’invente pas ! Les exécutions du conclave ? Brûlé vif. Et ils exécutent UN TAS de monde. Genre il y a une bonne trentaine de figurants « choisis » pour brûler vif ce jour-là, donc ça prend un certain temps et ils doivent bien se les geler dans leurs robes de prisonniers parce qu’il neige !

L’avantage, c’est que ça dure tellement longtemps qu’elle alle apprend que le conseil essaye de ressusciter Valentin pour avoir plus d’informations sur Lilith. Elle l’apprend de la mère de Madzie dont j’avais oublié l’existence (pour ne pas dire les existences) qui est la sorcière ressuscitant les morts – surtout lorsqu’il s’agit des parents de Clary. Seulement, elle ne voulait pas.

Tout ça ne sert a priori à rien, puisque Clary est sur le point de mourir, mais elle en profite pour négocier sa survie. Elle avoue être capable de ressusciter Valentine grâce à une rune et… elle le fait ? What the hell ? Voilà donc Clary capable de ramener les morts à la vie, et elle le fait pour son père ? Pourquoi ne pas l’avoir fait pour Jace il y a dix épisodes, du coup ? Cela aurait été plus cool pour nous.

Bon, elle est donc capable de créer des runes pour ramener à la vie des morts, mais le conclave veut la tuer quand même. Heureusement, Valentin s’arrange pour que Clary soit celle qui l’interroge : il a des informations sur Lilith. Et pour cause ! Il a passé un marché avec elle il y a quelques années : en échange du sang de la mère des démons, il lui a donné un enfant.

Clary en arrive à la conclusion logique que Lilith essaye de ramener Jonathan à la vie. C’est sûr qu’avoir Valentin était un bon moyen d’apporter enfin des réponses… et quand Jia vient interrompre l’interrogatoire, Valentin en profite pour tenter de s’enfuir. Il propose à Clary de l’aider, comme après tout elle est condamnée à mort si elle reste, mais elle refuse et se bat contre lui.

Il parvient à la mettre K.O, de même qu’il parvient à mettre K.O tous ceux s’en prenant à lui et à libérer les prisonniers du Cercle. Rien que pour ça, c’est déjà un sacré épisode, mais ce n’est qu’une partie d’un épisode chargé. Ah oui, j’oubliais : dans sa fuite, Valentin a reçu une blessure mortelle, mais a survécu. Il est invicible… et Clary décide de s’enfuir avec lui pour prévenir les autres que Jonathan va probablement être ressuscité.

Elle récupère donc de quoi créer une énième rune pour rouvrir les portes et de quoi… supprimer la rune de résurrection du corps de Valentin. Elle tue ainsi une seconde fois son père, avec beaucoup pls de conviction et de badass attitude cette fois. Tout se passe donc bien pour elle, mais elle est arrêtée par un énième garde auprès de qui elle se rend naïvement, lui disant de détruire le cadavre de son père. C’est une jolie idée sur le papier, mais elle dit tout ça à un garde masqué qui s’avère être… Jace, bien évidemment.

Je l’ai vu venir quand il a ouvert le corps de Valentin, mais avant ça, je ne m’en étais même pas douté malgré l’insistance sur le masque de ce garde à d’autres moments de l’épisode que je suis bête quand je m’y mets, me voilà baladé par Shadowhunters !

De son côté, Simon continue d’en vouloir à Kyle par rapport à Maia, mais ce dernier a une bonne nouvelle pour lui : il sait enfin ce que les fées lui ont fait. Il est marqué du Sceau de Caïn, comme dans Caïn et Abel. Tous ceux qui s’en prennent à lui reçoivent un coup sept fois plus puissant que le leur, ce qui explique ses récentes interactions avec les méchants. J’aime beaucoup l’idée de ce Sceau, mais franchement, Simon commence à devenir beaucoup trop invincible pour moi. Ou pour Kyle qui, bizarrement, veut revenir dans les bonnes grâces de celui qui refuse d’être son ami et part lui acheter du sang.

Avant de débarquer à Idris, Jace a capturé Heidi parce que Lilith y voit un bon moyen d’attaquer le Daylighter. Elle lui fait un joli discours féministe pour la convaincre de faire tout ce qu’elle lui dit, et cette idiote de vampire le fait. Elle kidnappe donc la mère et la sœur de Simon pour qu’il leur révèle la vérité sur son identité. C’est rigolo : une fois de plus sa condition de vampire est traitée comme un coming-out.

Et Heidi l’out comme il faut, voulant prouver à sa famille qu’il est un vampire en faisant saigner sa sœur alors qu’il est affamé. Malgré tout, il résiste et psychanalyse Heidi pour qu’elle s’attaque à lui – et donc que son attaque se retourne contre lui. Si le plan était une bonne idée, il tombe à l’eau puisque Lilith a évidemment prévenu sa nouvelle protégée de la marque protégeant Simon. Elle libère donc Becky la sœur de Simon pour qu’elle s’approche de lui et pour qu’il… boive son sang ! C’est radical et c’est osé, mais ils ne vont pas jusqu’à faire en sorte qu’il tue sa sœur quand même.

Heidi se barre, fière de son coup, mais heureusement, Kyle et Izzy arrivent à temps pour arrêter Simon. Le daylighter se fait quand même virer de la maison par sa mère et a droit à une petite scène de culpabilité ensuite, mais le gros de son action est déjà passé.

Autrement, tout le monde s’inquiète pour Clary, mais Alec n’obtient aucune information quand il en demande. Et c’est tout ce à quoi il sert dans cet épisode qui est chargé en informations par ailleurs.

Magnus a une solution pour libérer Jace de sa possession, ça tombe bien. Il a besoin de tout un tas de sorciers, mais Lorenzo le bloque. Il ne veut pas que les sorciers s’associent à Magnus et les menace de prison. Magnus n’a plus personne pour l’aider, donc il se trouve forcé d’aller parler avec Lorenzo. Parler ? Nope ! Il se fait exiler, parce qu’il s’attaque à lui.

De retour auprès d’Alec, il voit son copain vouloir tuer son parabatai et refuse que cela arrive. Magnus propose donc… de contacter son père, le grand sorcier qu’on nous a vendu depuis quelques temps.

Enfin, de son côté, Luke réunit sa meute pour sauver Clary du conseil d’Idris ; mais sans Maia, il est plus dur d’avoir la meute qui fait tout ce qu’il veut. Il veut sauver sa fille, c’est bien, mais il en oublie que les loups sont sa famille. À court d’alliés, Luke se tourne vers Magnus pour obtenir son aide (et un portail), mais ce n’est pas la meilleure des idées. Il est arrêté par deux policiers parce que le lieutenant veut lui parler. Ben oui, bien sûr.


Épisode 10 – Erchomai – 17/20
Je pourrai refaire à peu près la même critique sans spoiler que pour l’épisode précédent, sauf que cet épisode prend beaucoup plus son temps et est un peu trop long au début. Pourtant, une fois qu’il est lancé, on a de bonnes perspectives et des cliffhangers dignes d’une fin de saison – mais toutes leurs mi-saisons sont comme ça. Cet épisode redéfinit donc pas mal de choses pour le reste de la série… et c’est tant mieux !

> Saison 3


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You belong to Lilith now.

Pas de temps à perdre, j’enchaîne sur ce deuxième épisode qui commence de manière originale par Jonathan encore enfant brûlé vif par Valentin pour être envoyé auprès de Lilith. C’est original, parce que je n’ai pas bien vu le moment où on quittait le résumé des épisodes précédents, comme il commençait par un flashback comprenant des scènes du passé de la série. Enfin bon, on s’en fout un peu : ce qui compte, c’est qu’on est à Edom avec Jonathan et Lilith. Cette dernière lui dit être sa mère et lui promet qu’elle ne laissera rien de mal lui arriver… avant de le faire souffrir. Tu m’étonnes que Jonathan finisse mal !

Arrivée en ville et suivie par Jace, Clary s’inquiète pour la survie d’Izzy et Alec, qui étaient effectivement censés s’occuper de Jace. J’avais oublié. Elle tente quand même de s’enfuir après un long moment, pour mieux être rattrapé sept fois plus vite par Jace. Elle s’arrange malgré tout pour se faire saigner discrètement et jouer au petit poucet avec son sang. Pas con, ma foi.

Elle est ramenée auprès de Lilith qui s’amuse à embrasser Jace devant elle, avant de demander à ce qu’elle soit changée et débarrassée de ses menottes. Elle a besoin du cœur de notre rousse, oui, mais ce n’est pas pour autant qu’elle va lui retirer toute dignité… jusqu’à ce que Clary dise que Jonathan est un monstre en tout cas. À ce moment-là, Clary hérite d’une nouvelle paire de menottes et d’un lien pour ses jambes.

La mère de Simon accuse « un vampire » d’avoir attaqué sa fille et est traitée comme une folle à l’hôpital. Forcément. Cela permet à Izzy et Simon d’approcher Becky à l’hôpital, où Izzy révèle qu’elle n’est finalement pas en couple avec son médecin. Bon, il a le temps de s’excuser auprès de sa sœur qui se montre plutôt compréhensive avec toute la situation.

Contrairement à sa mère, elle est plutôt gentille et lui rappelle qu’elle est sa grande sœur, qu’elle l’aimera toujours et bla et bla et bla. Cela la mène à considérer un plan d’action pour calmer leur mère, ce qui est facile puisqu’il l’a déjà fait : il suffit d’hypnotiser sa mère et maintenant il sait le faire lui-même.

Plutôt que de simplement lui effacer la mémoire, il décide de se faire passer pour mort lorsqu’il l’hypnotise. Et le pire, c’est que cette scène complétement stupide et abusive a réussi à me coller quelques frissons – pas assez pour m’empêcher de voir l’immonde faux raccord qui suit lorsqu’il fait un câlin à Izzy et qu’un médecin disparaît dans le couloir, mais bon.

De son côté, Luke est soupçonné de meurtres : celui de la mère d’Ollie, celui d’Ollie, celui de son partenaire précédent, celui du lieutenant précédent, etc, etc. Il essaye de partir du commissariat comme si de rien n’était, mais bizarrement, ça ne fonctionne pas. Il se retrouve forcé de rendre sa plaque quand il voit Maryse venir le chercher directement au commissariat et lui apprendre le retour de Clary en ville. Ce n’était pas génial comme scène, mais ça m’a donné un point du Bingo, alors c’est top. Avec Maryse, il remonte la trace de Clary en reniflant sa piste ensanglantée. Le Petit Poucet.

Enfin, Magnus veut recontacter son père, mais il ne veut pas pour autant l’inviter chez lui et dans sa ville : il ouvre donc un portail vers Edom pour le recontacter. Alec n’est pas trop pour, mais il le laisse faire. Magnus brûle donc vif, une grande constante de ces deux épisodes et termine à Edom, où il aperçoit au loin une maison.

Il s’agit bien sûr de celle de son père, Asmodeus. Pourquoi avoir ouvert un portail si loin du lieu où il va ? Mystère. On dira que la bâtisse est protégée par une sorte de magie, ça le fera moins passer pour un neuneu. Il retrouve donc son père, à peine plus vieux que lui visuellement. Asmodeus espère voir son fils s’excuser et relever de son exil. Bon, donc, ils ont un passé compliqué et son père lui en veut… Quelle drôle d’idée de venir lui demander de l’aide ! Magnus se retrouve à découvrir que son père acceptera de l’aider en échange d’une faveur.

Tout ceci nous mène donc à la fin d’épisode/de mi-saison. Luke, Maryse, Izzy, Alec et Simon se retrouvent devant l’immeuble dans lequel se trouve Clary – et donc Lilith – et mettent au point un plan pour la sauver. Le monteur de cet épisode était clairement bourré, car on enchaîne alors les faux raccords autour d’Izzy, que ce soit quand elle localise la magie ou quand elle se promène dans le hall du bâtiment. Déjà que le jeu n’est pas brillant, mais si la technique recommence à ne pas suivre, c’est la merde.

Le groupe se sépare (Maryse a même le droit de dégager pour pas se faire tuer) et ce n’était pas une bonne idée. Alec se fait massacrer par un Jace démoniaque qui n’hésite pas à tuer Alec. Juste avant de mourir, Alec pardonne Jace et Magnus débarque pour stopper le démon chouette. Cela fonctionne et Jace est libéré de son emprise, mais la mort du démon chouette qui vivait en lui ne signifie pas qu’Alec va ressusciter miraculeusement (pour ça, on peut compter sur Clary, j’imagine).

Du coup, Alec est laissé à l’agonie : Magnus ne peut pas le sauver car il n’a plus de pouvoir, il les a cédé en son père en échange d’une solution pour se débarrasser du démon-chouette. C’est… Chouette. Pendant ce temps, dans le hall du bâtiment, Izzy et Luke font face à tous les possédés et à quelques créatures magiques vivant en eux, et ça se passe bien. Ils veulent juste gagner du temps pour que Simon aille libérer Clary et ils sont même aidés par Jace qui se garde bien de leur dire qu’Alec est en train d’agoniser. Il préfère se battre dans une cage d’escalier et copier les séries Marvel.

Lilith sent bien qu’elle est en train de perdre la bataille, donc elle fait une marque à l’ongle sur la poitrine de Clary (yummy) pour que le rituel ressuscitant Jonathan commence. Elle arrête ainsi de surveiller Clary, libérée par Simon. Les deux mettent donc au point un plan parfait pour stopper Lilith, sauf que tout part en vrille totale en un claquement de doigt.

Simon s’en prend à Jonathan pour que Lilith l’attaque, ce qui fonctionne mais propulse Simon du haut de la tour. Clary se précipite à sa rescousse, mais elle est stoppée par… Jonathan ! Son frère l’agrippe par le bras, pour le plus grand plaisir de Lilith qui commence à sourire avant de comprendre que la marque de Caïn l’a tuée.

Et plutôt que disparaître en poussière comme tout le monde, Lilith meurt dans une grande explosion qui réduit en miette tout le dernier étage de l’immeuble. Ouep, Clary et Jonathan seraient donc réduits en poussière. C’est embêtant ça : de qui je vais me moquer (ah, Jace qui pleure, c’est bon, ouf !) et surtout qui va nous ressusciter Alec pas encore mort ?

Clary est probablement juste à Edom avec son frère (ou une autre connerie du genre), mais on n’en saura rien avant… le mois d’août ! Eh oui, c’est la pause de mi-saison et la série ne reviendra que dans trois mois. Fais chier. En attendant, Simon pense avoir tué Clary, personne ne sait que Jonathan est revenu, Alec est sur le point de mourir, Magnus n’a plus de magie, Luke n’a plus de meute et de job (mais il a récupéré Ollie wouhou), et, grosso modo, c’est la merde. Le combat final était un peu simple, mais ses conséquences vont être intéressantes pour la suite !

Saison 3

Qu’est-ce qui est jaune et qui attend ?
Mon rire face au cliffhanger et aux trois mois de pause.

COMMENT ÇA MON HUMOUR EST POURRI ? C’est parce que Jonathan est de retour euuuuh !

Bonus Jace pleurs.jpg
Vous êtes trop méchants avec moi.

Arrowverse : The Flash – S01E01-02 / Arrow S03E01-02

Chaque dimanche, retrouvez les critiques des épisodes de l’Arrowverse rattrapés au cours de la semaine dans leur ordre originel de diffusion.

The Flash – Épisode 1 – Pilot – 18/20
Wow. Même si très prévisible dans l’ensemble, ce pilot est hyper solide et donne envie de se bouffer toute la série (ouf). Les choses vont vite, très vite – peut-être même trop vite par moment – et c’est un excellent point pour la série qui parle après tout d’un héros qui va vite. On a l’impression que l’épisode va à la même vitesse que lui, les personnages sont (ré)introduits à toute vitesse et on a le même temps pour un petit crossover histoire de bien commencer. Une réussite, assurément.

Saison 1


Spoilers

01

Lightnings gave me abs?

Comme Arrow en son temps, la série commence par notre héros qui s’adresse à nous en voix-off. Comme il s’agit de Barry, en revanche, ça commence directement par de l’humour. Et comme on est toujours dans l’Arrowverse, on a directement le droit à des flashbacks, youpi.

Barry y est un petit garçon qui passe sa vie à courir parce qu’il est poursuivi par des harceleurs qui le tabassent. Sympa comme introduction du personnage. Il est heureusement au sein d’une famille aimante, mais une nuit, l’eau de l’aquarium de ses poissons se met à flotter mystérieusement et lorsqu’il descend les escaliers il découvre sa mère dans un tourbillon étrange et elle lui dit de fuir.

Son père arrive et PAF, il se retrouve à quelques mètres (kilomètres ?) de chez lui au bord d’une route. Il se précipite de nouveau dans sa maison désormais entouré de voitures de police et où son père est arrêté. Personne n’est fichu d’arrêter ce gamin qui rentre comme si de rien n’était dans la baraque et retrouve sa mère morte. Son père est donc accusé du meurtre de sa mère, alors que Barry est sûr d’avoir vu un homme au milieu du tourbillon de lumière.

De nos jours (ou plutôt quelques temps plus tôt, en mi-saison d’Arrow) toutefois, Barry court parce qu’il est en retard sur une scène de crime, c’est original. C’est un peu comme ça qu’on nous l’avait vendu déjà dans la série-mère. Je suis surpris par le ton de la série qui n’hésite pas à virer dans l’humour et à ajouter quelques effets spéciaux et textes un peu partout pour nous montrer les calculs de ce geek. Il faudra voir si ça continue ou pas, mais ça fait un peu accessoire pour l’instant.

Assez vite, on nous introduit Iris, qui aime manger les frites de Barry et qui est beaucoup trop pote avec, tout en étant aussi la fille d’un flic qui le couvre. Et une scientifique de Star Labs. Cela fait beaucoup de choses d’un coup.

Alors qu’il se rend à Star Labs avec sa meilleure amie Iris sur qui il crushe totalement, il se rend compte que sa relation amoureuse avec elle va être compliquée : ils ont grandi ensemble et elle le voit comme un frère. Bien. La série ne tarde pas dans l’intro de ses personnages avec ensuite un discours d’Harrison Wells à Star Labs.

Pas le temps de s’y attarder, Barry doit courir de nouveau pour arrêter un voleur qui a pris le sac d’Iris. Cela ne fonctionne pas pour Barry qui se fait martyriser et prends quelques coups, mais ça ne fonctionne pas non plus pour le voleur qui se fait arrêter par Eddie Thawne, un policier nouvellement arrivé en ville. OK. Et comme en plus c’est un beau policier, Iris est quelque peu sous le charme de cette caricature.

On en revient alors à la dernière scène de l’épisode d’Arrow avec Barry qui se fait foudroyer et tombe dans le coma pour neuf mois. Pendant ce temps, le père d’Iris, le détective West, voit un collègue se faire tuer par un méchant (Mardon) qui s’enfuit en avion pour mieux exploser dans les airs à cause d’une expérience qui dérape à Star Labs et fait exploser un accélérateur de particules jouant la gravité. Et c’est ainsi que Barry obtient ses pouvoirs.

Neuf mois plus tard, il se réveille à Star Labs alors qu’il est sous la surveillance de Cisco et Caitlin, qui sont clairement ses futurs acolytes. Il rencontre son idole, Harrison Wells désormais en fauteuil roulant suite à l’accident de l’accélérateur de particules, mais pas avant de se découvrir des abdos et d’apprendre que ses muscles se régénèrent bien vite. Mieux encore, son cœur bat parfois trop vite pour que les machines l’enregistrent et il provoque quelques arrêts électriques.

Un quart d’heure suffit à introduire tout ça et à voir Barry de nouveau sur pieds après je ne sais combien d’épisodes dans le coma (14, en fait). Aussitôt fait, il se rend voir iris et expérimente une première fois ses pouvoirs sans les comprendre.

Il se rend ensuite au commissariat où tout le monde est heureux de le revoir mais n’a pas le temps de s’occuper de lui à cause du braquage d’une banque par un super-villain avec quelques pouvoirs. Pouvoirs ? Barry découvre les siens : le monde ralentit autour de lui et il arrive à aller plus vite que tout le monde, même s’il ne contrôle pas encore le freinage.

L’acte suivant le voit avoir déjà repris contact avec Star Lab qui expérimente sur lui. Ils veulent comprendre pourquoi il pense que le monde ralentit autour de lui – mais en fait il ne fait qu’accélérer. C’est le moment d’apprendre à mieux connaître Cisco, qui a toujours la patate et est le créateur de tous les objets geek dont Flash aura besoin, et Caitlin, qui fait la gueule parce que sa carrière patine et qu’elle a perdu son fiancé neuf mois plus tôt. C’est noté, et hop, Barry essaye ses pouvoirs.

Il est incapable de s’arrêter et se prend des tonneaux d’eau, se cassant le poignet au passage, mais pas de quoi s’inquiéter. Certes, il s’est souvenu de la mort de sa mère et c’est ça qui lui a fait perdre sa concentration, mais sa fracture se guérit d’elle-même en trois heures.

Pendant ce temps, au commissariat, le braquage de la banque est au cœur de toutes les conversations, puisque les témoins expliquent que le voleur s’en est tiré grâce à un ouragan, mais oui, mais bien sûr. Et pourtant, ce n’est pas un mensonge : Mardon a des pouvoirs. Tout le monde le pense mort, mais non.

Sans surprise, Iris s’est mise est en couple avec Eddie Thawne pendant ces neuf mois et sans raison valable, Barry passe par là et les voit s’embrasser alors que le couple est censé rester secret. Pas le temps non plus de s’attarder sur eux que Barry et Iris échappent de peu à la mort à cause de Mardon qui passe par là en voiture et provoque un accident pour une voiture de flic.

En un rien de temps, Barry sauve la vie d’Iris, rattrape la voiture de Mardon, provoque un accident, essaye de le rattraper mais est entouré de brume, échappe à un second accident de voiture, fin d’acte. Wow. Va falloir se calmer les gars, j’ai une critique à faire, et vous allez trop vite là.

L’acte suivant commence par Barry qui essaye d’expliquer que Mardon est en vie et contrôle la météo au Détective Joe West qui ne le croit pas du tout, comme il ne le croyait pas pour ses parents. Barry s’énerve et se rend chez Star Labs pour accuser ses nouveaux amis de lui avoir menti. Ils expliquent qu’ils soupçonnent effectivement l’existence de plusieurs « méta-humains » comme lui. Harrison s’énerve contre Barry qui cherche à jouer les héros alors qu’il est scientifiquement un miracle qui pourrait sauver bien plus de vies en se laissant analyser.

Oui, mais ça ne suffit pas à Barry qui se barre en courant, de plus en plus vite, vers Starling City, foutant le feu à sa veste qu’il est obligé d’enlever en extérieur (BAM, deux points du Bingo Séries en un, mais je ne vais en garder qu’un, sinon c’est de la triche).

La voix off du début ne s’adresse finalement pas à nous mais à… Oliver Queen. Sacré crossover dès le début, il est clair qu’on est dans un univers partagé. Barry se rend auprès d’Oliver pour avoir quelques conseils et c’est lui qui lui rappelle son goût pour les masques. Barry est prêt à jouer les héros désormais, et il retourne à National City pour demander de l’aide à Cisco et Caitlin, leur montrant au passage qu’il sait que d’autres méta-humains ont fait de la merde pendant neuf mois.

Cisco lui fournit directement le costume de flash, ce qui n’a aucun sens, car ça va beaucoup trop vite pour qu’il ait le temps d’envisager tout ça, quoi. En tout cas, c’est tant mieux car Barry peut directement aller sauver la vie de Joe qui est en intervention avec Eddie pour arrêter Mardon, car il a dû se rendre à l’évidence : celui-ci est en vie.

Et il provoque une tornade qui met K.O Eddie et choque Joe au plus profond de lui-même. Il se rend compte que Barry avait raison, et ce n’est pas fini. Il voit Barry débarquer et se débrouiller pour arrêter la tornade en courant plus vite qu’elle – motivé par Cisco, Caitlin et Harrison, qui change d’avis. Le cas de cet épisode est rapidement résolu par la mort de Mardon, tué par Joe qui protège Barry et comprend qu’il ne lui a jamais menti.

En fin d’épisode, Barry se rend voir son père en prison et son grand discours sur son envie de venger sa mère provoque un petit montage nous montrant tous les personnages reprenant leur vie tout en établissant un premier fil rouge clair pour la série.

Ah, et en post-générique on découvre ce qui était évident : Harrison n’est pas un simple gentil. Il fait semblant d’être en fauteuil roulant et il a un article datant de 2024 dans son labo secret, un article qui parle… de Flash. C’est ce qu’il fallait pour provoquer l’étincelle donnant envie de revenir sur du long terme – même si je pensais que ça allait être un grand méchant et que son vrai but est pour l’instant encore secret.


Arrow – Épisode 1 – The Calm – 16/20
De cet épisode, je dirais simplement : « mouais ». Il a tout ce qu’on peut attendre d’une reprise de saison avec de nouvelles coupes de cheveux et de costumes pour certains, un micro crossover et la réintroduction de tout le monde. On notera que le générique a changé aussi, même si ça n’apporte pas grand-chose. Il faut attendre le cliffhanger pour être vraiment surpris, parce qu’effectivement, tout ça est plutôt… calme. Au moins, l’épisode est bien nommé !

> Saison 3


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Multiple times. Shirtless. All the time.

On commence en pleine action histoire que la saison ne traîne pas inutilement en réintroduction : Arrow bosse avec l’aide de Felicity, Diggle et… Roy qui a un joli costume d’archer rouge désormais. Ah ces justiciers, ils ne s’arrêtent plus ! Cela fait donc cinq mois que la ville a failli être détruite et Oliver continue son flirt avec Felicity de manière beaucoup trop grossière pour qu’ils ne soient pas un couple. Cinq mois ! Oliver vit désormais sous le Verdant, Felicity déteste son nouveau boulot, Diggle et Lyla sont désormais ensemble et heureux, Thea se balade soit disant le monde en envoyant des sms à son frère, Oliver a eu une coupe de cheveux, Laurel est désormais un peu plus blonde et Quentin se retrouve avec un nouvel uniforme de capitaine de police et moins de cheveux. Que de changements cette saison ! Et la police arrête de traquer Arrow en plus !

Forcément, avec tout ça de super bien, il faut bien un méchant et la série ne traîne pas à l’introduire. De manière très originale, il est question de nouveau du Vertigo et d’une nouvelle formule encore plus chaotique permettant quelques hallucinations des plus grandes peurs de ses victimes.

Finalement, Oliver propose un rencard à Felicity qui accepte immédiatement. Malheureusement pour lui, elle se fait draguer aussi à son nouveau job. Elle est une simple vendeuse dans un magasin d’informatique, ce qui ne l’empêche pas de continuer à aider Oliver comme elle peut dans son job de nuit.

Leur rencard se passe plutôt bien malgré tout, avec Oliver racontant une grande partie de son passé à Hong Kong et cassant l’ambiance. Cela ne les empêche pas de flirter avec beaucoup de plaisir, mais une explosion finit par les interrompre. Oliver découvre rapidement, grâce à Roy, que l’explosion est loin d’être un hasard : un criminel qu’il avait arrêté plus tôt lui a mis un traqueur dans la veste.

Felicity reste inconsciente un moment, mais va bien ; Oliver contacte Quentin pour qu’il l’aide à localiser le méchant responsable de cette explosion, Werner Zytle, et ça ne traîne pas à se faire. Malheureusement pour lui, Oliver est à peine arrivé sur place qu’il se prend une dose de Vertigo et découvre que sa plus grande peur est lui-même. Par chance, il est aidé par Quentin qui lui sauve la vie, avant de s’effondrer à nouveau comme dans la fin de saison précédente. Comme plus tôt on l’a vu prendre des médicaments, j’imagine que cette complication médicale est là pour durer.

Arrow réussit toutefois à blesser Weller, c’est déjà ça. Le lendemain, il a un rendez-vous hyper important pour racheter sa compagnie qui n’a plus de PDG maintenant qu’Isabel est morte, forcément. J’aurais aimé la voir reprendre le rôle de grande méchante, car ça donne l’impression qu’elle était sous-exploitée tout ce temps, mais bon. C’est censé être une affaire facile, mais c’est sans compter sur un autre investisseur, Ray Palmer, qui n’est autre que l’homme ayant dragué Felicity, qui se débrouille on ne sait comment pour assister à la réunion.

Cela lui permet de constater que le discours sympa sur la famille d’Oliver est largement surpassé par Ray qui a pris en compte ses conseils de hacking pour les appliquer sur les sites Queen Consolidated. Et Ray envisage carrément de renommer la ville Star City quand même. Bon, il va falloir gérer avec Ray et Roy cette saison, c’est pratique.

Lyla a des contractions et espère accoucher rapidement, mais ça doit tout juste faire neuf mois. Et Diggle se dit terrifié à l’idée d’être papa… mais il continue de vouloir prendre des risques inutiles dans son travail de nuit pour Oliver qui ne veut plus le voir en danger depuis qu’il a compris qu’il pouvait y passer. Il laisse aussi Felicity de côté, craignant trop de la perdre en s’attachant à elle.

La suite de l’épisode se déroule dans un match de boxe où Werner a placé une bombe, forçant Roy et Arrow à se séparer. Roy s’occupe de la bombe avec l’aide de Felicity, ce qui n’est pas si facile quand elle est à distance et lui demande de couper un fil qui n’existe pas, le forçant à improviser de geler la bombe, avec le moment de stress que ça impose.

Arrow lui s’occupe de neutraliser Werner et reçoit l’aide inattendue de Sarah qui revient sans prévenir. Elle est censée bosser pour la ligue des assassins, mais elle revient là pour voir Laurel et conseiller à Oliver de vivre une vie personnelle en dehors de son travail. À Laurel, elle révèle qu’elle ne veut pas que leur père sache qu’elle est en ville, ce qui semble indiquer une sous-intrigue pour elle, forcément. Malheureusement, cette sous-intrigue s’avère mille fois plus importante que ça quand elle se fait tuer de trois flèches dans le ventre et d’une chute d’immeuble. Il y a de quoi être dégoûté, vu comment le personnage a sauvé la saison 2 franchement.

Ne sachant pas encore le sort de Sara, Felicity se venge de Ray en hackant tous ses appareils électroniques, ce qui fonctionne plutôt bien pour l’énerver. Il la stalke pour lui proposer un job, mais ça ne fonctionne pas – pour l’instant en tout cas.

En fin d’épisode, Diggle est désormais papa et remercie Arrow de l’avoir mis de côté : tout son univers a changé maintenant qu’il est papa d’une petite fille. Cela pousse Oliver à comprendre qu’il fait le bon choix en laissant Felicity de côté et loin de lui. Mouais. Ces deux-là commencent déjà à me taper sur le système, et la saison ne fait que commencer. Oliver finit par aller donner quelques conseils à Barry, ce qu’on a déjà vu dans The Flash, et finalement, ça aurait valu le coup de voir cet épisode en premier, mais bon, c’était diffusé comme ça.

Eh sinon ? Ben merde, j’avais oublié les flashbacks, mais ils sont toujours là, à Honk Kong. Oliver tente de s’enfuir et d’envoyer un message à sa mère, ce qu’il semble faire régulièrement. Neuf fois en un mois, pour être précis. Weller le réprimande rapidement et lui explique qu’il ne peut s’échapper, ce à quoi il lui répond qu’il est prêt à mourir. Mouais.

En cadeau, elle l’exile dans une maison où il se réveille dans les bras d’une japonaise mariée à un homme qui l’accueille avec plaisir : son gardien qui le torturait et qui voit sa famille être menacée si Oliver s’enfuit. Moui, sinon elle pouvait aussi menacer Thea ou Moira, mais bon.

Ces flashbacks sont vraiment une plaie, ça ne m’a pas du tout passionné et je sens que ça ne va pas s’arranger cette saison. On m’avait prévenu avant, de toute façon, je m’y attendais.


The Flash – Épisode 2 – Fastest Man Alive – 16/20
La série prend rapidement des allures de « cas de la semaine » accompagné d’un fil éclair rouge sympathique, mais distillé au sein de chaque épisode de la saison. Je n’en attendais pas autre chose. S’il y a de bons côtés dans cet épisode et l’on commence à mieux connaître les personnages sans forcément s’y attacher pour autant, il y en a aussi de mauvais – à commencer par les flashbacks. Il faudra s’y faire.

Saison 1 


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I am an army.

Cet épisode commence par Cisco et Barry faisant équipe pour sauver les victimes d’un incendie dans un immeuble, mais cela ne plaît pas à Caitlin : leur marché était que Barry pouvait les aider à stopper des méta-humains pas à jouer les super-héros lors de catastrophes tout ce qu’il y a plus de normales. Le problème, c’est qu’à trop user son pouvoir Barry comprend qu’il a quelques limites – mais il les ignore.

En parallèle, il travaille toujours pour la police et plus particulièrement par Joe, quitte à arriver en retard et voler des vêtements (bien, la police). Tout ceci le met sur la piste d’un nouveau méta-humain capable de se dédoubler. Il se sert encore de ses pouvoirs pour tout, y compris analyser des indices.

Iris débarque, embrasse Eddie devant Barry, puis l’emmène à une sorte de convention où bien évidemment débarquent les six hommes qui n’en sont qu’un – ce qui ne sera révélé que bien plus tard. Ce qu’il faut retenir de ce vol de la convention, c’est que Barry utilise encore ses pouvoirs, et que c’est la fois de trop, car il s’effondre. Joe pense que ce n’est qu’une excuse pour se couvrir devant Iris, mais c’est loin d’être le cas et ça inquiète Barry, qui se fait réprimander par Joe parce qu’il n’est pas là pour jouer les super-héros ; surtout qu’il ne peut résister à une balle.

Comme il s’est évanouit, il retourne à Star Labs pour se faire analyser et Caitlyn l’engueule bien comme il faut pour la manière inconsidérée dont il se comporte. Pas facile comme rôle d’être la nana toujours énervée, mais bon, elle comprend vite, avec l’aide d’Harrison, qu’il manque simplement de glucides. C’est pour cela qu’il s’évanouit à chaque fois, il manque de bouffe. C’est la belle vie quand même, avoir un super pouvoir qui en plus te permet de bouffer tout ce que tu veux, c’est la joie (bon, sauf pour le porte-monnaie).

Joe découvre que Barry continue de mener l’enquête sur la mort de sa mère et il finit par se rendre à Star Labs pour l’engueuler de nouveau. C’est une constante de l’épisode, mais cette fois, Barry décide de se rebeller pace qu’il ne se sent pas en tort. Il l’est beaucoup plus quand il affirme à Joe qu’il n’est pas son enfant – certes, c’est vrai ; mais ce n’est pas très gentil envers l’homme qui l’a élevé.

Assez vite, Barry va néanmoins comprendre qu’il a tort : déjà, parce qu’il oublie d’aider Iris (une fois de plus et on n’en est qu’au deuxième épisode) et ensuite parce que Joe comprend que leur méchant de la semaine veut tuer Stagg. Forcément, cela mène Joe à être en danger de se faire tuer et Barry se sent forcé d’intervenir pour le sauver. Ce qu’il fait.

Il découvre au passage les pouvoirs de Grant, son ennemi de la semaine, qui peut donc se multiplier à volonté, et se fait tabasser. De retour à Star Labs après avoir laissé Grant s’enfuir, Barry comprend que la vie de super-héros n’est pas si simple… et il préfère démissionner, ce qui semble faire chier Caitlin qui, décidément, ne sait pas ce qu’elle veut.

Harrison rend visite à Joe pour s’expliquer et se réconcilier avec lui, et aussi parce que Barry a décidé de démissionner. Si ce n’est pas franchement ma scène préférée, c’est intéressant de voir la police complice de l’unité secrète de Flash, ça change un peu des débuts d’Arrow.

En parallèle, Barry se réconcilie avec Iris qui lui révèle son nouveau sujet d’investigation : un mystérieux éclair rouge qui sauve les gens en ville, lui faisant penser que peut-être Barry avait raison au sujet du meurtre de sa mère. Oups ! Voilà un secret déjà bien en danger et qui rappelle de mauvais souvenirs de Smallville ou de Lois & Clarke. Bref, on échappe au poncif de la police, pas à celui de la journaliste. J’ai toutefois bien aimé la scène où Barry utilise ses pouvoirs pour figer Iris et lui dire tout ce qu’il a sur le cœur. C’est très redondant et une exposition pas très subtile, mais ça marche bien.

Il se fait finalement appeler au milieu de sa conversation avec Iris par Caitlin et Cisco, confrontés à Grant… ou du moins c’est ce qu’il pense. En fait, Caitlin s’est débrouillée pour recréer un clone à partir de quelques cellules de son sang, sur le costume de Flash. C’est intéressant et ça lui permet de deviner que la faille de ce grand méchant de la semaine est de fatiguer quand il a trop de clones à gérer, exactement comme Barry. Ça, et aussi le fait que les clones ne réagissent plus si le vrai ne s’occupe pas d’eux – expliquant pourquoi ils font souvent les mêmes gestes.

Barry est envoyé seul s’occuper de Grant car il y a bien besoin de ses pouvoirs pour arrêter le méchant du jour. On a droit à quelques scènes d’action plutôt sympa avec masse de figurants et à un Flash débordé mais remotivé par Harrison & Joe, exactement comme dans le pilot. Grant finit par se suicider après avoir été neutralisé par Flash, mais un peu par accident tout de même : en traversant une fenêtre bien malgré lui alors qu’il s’attaque au super-héros, Grant refuse l’aide de Barry qui voulait le sauver. Celui-ci rentre à Star Labs, assez triste de ne pas l’avoir sauvé, mais amusé du fait que Cicso – lui aussi passant sa vie à manger (des sucettes) – trouve un surnom (Multiplex) au méchant du jour. La page est vite tournée, alors que Multiplex avait une triste vie personnelle.

Et puis, bon, s’il se met à tuer un meta-humain à chaque épisode, il va probablement finir par culpabiliser d’avoir une vie si cool, donc il va falloir que les scénaristes se calment. Je dis ça, et je ne suis qu’au deuxième épisode !

En fin d’épisode, Joe promet à Barry de l’aider à faire libérer son père. Barry comprend aussi qu’il est temps de s’excuser auprès de Joe parce qu’au fond, il est un peu son père quand même. En plus, il lui a ramené de la pizza. Tout se termine par Flash reprenant son rôle de super-héros en ville, surveillé par Iris toutefois.

Harrison recontacte Stagg qui a pour but de capturer Flash et… cela ne lui plaît pas. Pour protéger le super-héros, Harrison se lève et tue Stagg. Ah, je l’avais dit qu’il avait un côté méchant, mais du coup, c’est un méchant qui protège Flash de la mauvaise manière – et sûrement pour pouvoir s’en servir à ses propres fins personnelles.

Sinon, j’avais espoir que les histoires de flashbacks ne continueraient pas après le pilot, mais c’était avoir trop d’espoir. Nous voyons donc Barry enfant s’ajuster à sa nouvelle vie chez Joe et clamer l’innocence de son père. Iris s’habitue à la présence de son nouveau frère, le protégeant par quelques mensonges pas très habiles quand son père le surveille. Barry se rend voir son père qui ne veut plus le voir et lui demande de laisser tomber ses tentatives de l’aider. Moui, ces flashbacks sont aussi passionnants que ceux de la série-mère, quoi.


Arrow – Épisode 2 – Sara – 17/20
Les conséquences de l’épisode précédent font de celui-ci un moment riche en émotions alors que toutes les intrigues continuent d’avancer à la vitesse d’une fourmi. Par conséquent, j’en retiens surtout ça : de l’émotion et de la frustration. En même temps, ce n’est que le deuxième épisode de la saison, évidemment que les scénaristes prennent leur temps.

Saison 3


02

Lower your bow and live.

Sara est morte et a donc droit a tout un épisode pour bien nous faire pleurer – et il faut bien reconnaître que comme il s’agit de mon personnage préféré, ça ne peut que fonctionner niveau émotions. Ils ne perdent pas de temps en plus : Felicity, Roy et Oliver retrouvent bien vite son cadavre, gentiment amené au Verdant par Laurel qui ne savait pas quoi en faire. Oliver ferme les yeux de Sarah et est, comme toujours, mono-expressif face au décès de son ex. Heureusement qu’il y a Felicity (et même Roy !) pour réagir, quoi.

Laurel aussi réagit, elle est en larmes et allumée par un fort désir de revanche – elle veut tuer le responsable de son décès, forcément. La seule piste qu’ils ont est un archer, et ce n’est pas grand-chose. Laurel refuse d’en parler à son père tant que Sara n’est pas vengée, ce qui me paraît être une idée stupide, mais Oliver approuve, préférant essayer de joindre Thea, puis aller mener l’enquête de son côté sur le toit où Sara est morte.

Là-bas, il retrouve Diggle informé par Felicity et lui aussi est prêt à venger Sara, n’en ayant rien à faire d’être nouvellement papa apparemment. Il fallait bien ça pour le ramener dans l’intrigue. Quentin aussi est ramené artificiellement dans l’intrigue : l’archer s’en prend à d’autres criminels et les tue. Il demande l’aide de l’Arrow qui mène l’enquête et est aidé par les ressources d’Argus identifiant vite le méchant comme étant un certain Lacroix. Il le retrouve tout aussi vite avec l’aide de Felicity (et Laurel qui est là allons savoir pourquoi), ce qui mène à un combat sympathique en moto. Malheureusement (et prévisiblement comme nous sommes encore au début de l’épisode), Oliver finit par tomber de la sienne et perdre la trace du méchant.

Ce n’est pas grave, Laurel en profite pour apprendre le nom de la victime de l’archer qui a réussi à s’en tirer elle aussi. L’homme lui révèle tout ce qu’il sait après une rapide torture dont il ne pourra même pas se plaindre, parce que l’archer aussi le retrouve… et le tue.

Pendant ce temps, Roy et Felicity s’occupent du corps de Sara, ce qui permet de la pleurer un peu plus, surtout quand Felicity s’en dit jalouse. Elle ne se rend pas au travail, prétextant une mort dans sa famille quand on l’appelle. Euh, tu préviens ton employeur d’abord, non ? Et puis, c’est son amie, pas sa famille.

Comme Thea ne rappelle pas Oliver, Roy se met à culpabiliser de ne pas avoir parlé du mot de Thea disant qu’elle ne reviendrait jamais. Il en parle à Felicity qui le force à en parler également à Oliver, forcément.

Comme Sara est tout de même morte (et dans un congélateur du Verdant), Felicity force Oliver à parler un peu de ses sentiments et elle lui explique qu’elle attend plus de sa propre vie que ce qu’il lui offre à présent. Felicity découvre aussi que le magasin où elle travaille est racheté par le connard de cette saison, ce qui l’énerve profondément. Elle va le confronter, mais Ray est beaucoup trop gentil avec elle pour ne pas se dire que peut-être il n’a pas mauvais fond. Bref, tout cet enchaînement nous fait considérer que Felicity risque bien de venir travailler pour lui, à terme.

Au repaire sous le Verdant, Oliver tente une fois une de plus de joindre Thea et Roy se sent forcé de lui dire la vérité… et Oliver ne réagit presque pas. À l’hôpital, Laurel tombe sur son père et… lui ment ouvertement, tant pis pour ses sentiments envers Sarah. L’épisode avance vite grâce à ça, heureusement : elle se rend au Verdant où elle révèle toutes les informations récoltées, permettant de trouver la prochaine victime de Lacroix… à Queen Consolidated, évidemment.

Roy et Arrow y débarquent à temps pour sauver la prochaine victime attaquée au milieu d’un discours de Ray voulant sauver la ville en se payant un salaire de un dollar pour l’année. Ben voui. Arrow arrête vite Lacroix, mais Laurel est là aussi forcément et elle veut tuer Lacroix… sans pour autant y parvenir. Oliver veut l’en dissuader, mais ça ne fonctionne pas, alors elle tire avec un flingue dont Oliver avait pris soin de retirer les balles. À peu de choses près, la liste des meurtriers de la série s’allongeait, on a eu chaud.

Dans tout ça, on apprend également que Lacroix n’est pas celui qui a tué Sara. S’il est bien un archer meurtrier, il est trop fier de son travail pour mentir à ce sujet et, en plus, il a un alibi en béton : ce n’est pas lui qui a tué Sara – et arrêter son meurtrier va constituer un des fils rouges de cette saison.

Bien que Lacroix entende toute la conversation entre Laurel et Arrow, il fait apparemment le choix de ne pas en parler à la police (pourquoi ? Parce que les scénaristes n’ont pas réfléchi si loin), ce qui tombe bien parce que c’est Quentin qui se charge de l’arrêter. Laurel rend une visite à son père pour lui annoncer la mort de Sara, mais elle s’en avère incapable quand elle voit la photo de Sara sur le bureau de son père. OK, c’est un peu égoïste quand même.

L’épisode se termine de nuit, au cimetière, où tout le groupe décide d’enterrer Sara là où était sa première tombe. Laurel n’accepte toujours pas la mort de sa sœur, car ce n’est pas juste et Diggle la réconforte en… lui disant que sa fille s’appellera Sara. OK, on a connu mieux, mais ça passe bien, surtout que ça calme une Laurel qui devenait beaucoup trop chiante.

Oliver prend ensuite la décision de partir à la recherche de Thea, tout en confiant sa peur de mourir à Diggle. Moui, il ne fera donc jamais son deuil de Sara ?

Le montage final voit Laurel faire son deuil, Diggle bercer Sara, Roy regrettant Thea et Felicity venant travailler pour Ray, parce qu’elle en veut plus dans sa vie. Enfin, à Malte, et de manière totalement blasante, Thea s’entraîne à combattre des ninjas sous l’œil avisé de Malcolm, qu’elle appelle papa. Cela aurait pu être une surprise sympa de fin d’épisode… si Netflix ne me l’avait pas dit dans son résumé d’épisode. Franchement, entre les images et les résumés, ils ont du mal…

En flashback, nous retrouvons Oliver qui fait tout ce qu’on lui dit de faire parce qu’une famille qu’il ne connaît pas est soi-disant en danger. Tout ce qu’on lui dit ? Oui, mais quand il s’agit de tuer Tommy au sniper, c’est moins évident. Tommy ? Il est là à la recherche d’Oliver dont il a repéré la trace lorsqu’il s’est connecté à son adresse mail.

Finalement, Oliver décide de l’enlever et de faire croire qu’il n’était qu’un hacker voulant récupérer l’argent de Malcolm. Cela fonctionne plutôt bien, évidemment, et je ne sais pas trop pourquoi la série nous a ramené Tommy dans un épisode aussi important pour si peu de scènes. Cela aurait pu être un événement dans d’autres circonstances, mais là, il est éclipsé par Sara, forcément.

Arrowverse