Iron Fist (S01)

 

Synopsis : Déclaré mort il y a 15 ans, Danny Rand réapparaît à New York et espère pouvoir reprendre sa vie, notamment au sein de l’entreprise familiale. Seulement, rien ne se passe comme prévu car les autres héritiers voient d’un mauvais œil le retour de celui qu’ils pensent toujours morts. En parallèle, bien sûr, on se dirige vers une histoire de super-héros.

Note moyenne de la saison : 15/20

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Pour commencer, j’ai visionné les trois premiers épisodes de cette série il y a quelques mois, lors du premier Week-end en séries et juste après 13 Reasons why. La barre était apparemment trop haute pour qu’Iron Fist réussisse à me motiver et me garder. Seulement, avec l’arrivée prochaine des Defenders et en fan total de l’univers du MCU, je ne pouvais pas faire autrement que me remettre face dans la série et dans son ambiance sombre.

Ce n’est donc vraiment pas un coup de cœur et je la vois surtout pour être à jour dans l’univers Marvel. Je reste ouvert d’esprit, j’avais eu le même sentiment devant la première saison de Daredevil avant d’être tout bonnement sous le charme de la saison 2 (et d’Elektra). Tout n’est pas perdu pour Danny.

Capture d'écran 2017-08-09 16.59.56.pngÉpisode 1 – Snow Gives Way – 12/20
Buddha said “Your purpose in life is to find your purpose”

J’écris la critique quatre mois après avoir vu l’épisode, à partir de notes prises lors du visionnage, alors ça ne pourra être aussi complet et précis que d’habitude, mais ma première impression de la série fut un générique plus obscur que ce que je pensais, plus vif également.

L’introduction est lente et je l’ai trouvée bien mauvaise, même s’il s’agit tout à fait du synopsis : Danny, un SDF, qui débarque pour reprendre une partie de son héritage. J’ai surtout trouvé que ça semblait sorti des années 90 et que c’était plutôt mal joué, notamment pour l’acteur principal qui n’était sauvé que par des flashbacks absolument dramatiques pour donner un peu de rythme de manière artificielle.

Je n’ai pas mâché mes mots dans mes notes, allant jusqu’au « on se fait chier ». En fait, je n’étais pas dedans du tout et il a fallu longtemps avant que j’arrive à trouver quelques points d’intérêts, le principal étant bien sûr Joy, une des héritières de la compagnie qui semble déchirée entre son frère et la joie de retrouver Danny. Elle contraste bien avec son frère, Ward, qui est la caricature du gros connard et qui décide de tuer ce faux Danny. Euh ? D’où c’est normal de faire ça ? Je trouve que ça manque vraiment de contextualisation et de cohérence.

Le rythme de la série est lent, avec énormément de silence et des pouvoirs de Danny mal introduits (exactement comme pour Jessica Jones sur ce point, mais Jessica Jones était intéressante elle). De Danny, j’ai retenu le manque de charisme et un acteur casté pour le jouer enfant lui ne lui ressemblait pas. Dans les points qui m’ont fait marrer, Danny fait des recherches sur son passé… en utilisant Internet. Allons savoir comment il a appris à s’en servir, ou comment il sait conduire dans un parking sous-terrain alors qu’il n’a pas conduit depuis enfant. SI c’était si simple, ça se saurait !

Un autre point d’intérêt de ce premier épisode est la présence de Colleen Wing qui ajoute un peu de piquant et a une vraie alchimie avec Danny. La note n’est pas si mauvaise, parce qu’il y a bien quelques pistes intéressantes, mais c’est tout. C’était lent, jusque dans certaines scènes d’action (pourtant bonnes dans l’ensemble), pas bien clair, vraiment trop déconnecté de tout.

Sans le week-end en séries, je me serais contenté d’un speedwatching. Comme toujours avec les séries Netflix du MCU, je n’accroche pas au premier épisode, ni au méchant. Le cliffhanger voit la mort du seul pote de Danny (un SDF), a priori d’une overdose, puis Joy qui décide de trahir Danny. De manière probablement prévisible à force, j’accroche surtout aux rôles féminins et on ne voit pas vraiment les parents de Danny mourir, ce qui laisse la porte ouverte à toutes les fenêtres, rien que ça, oui. Ce 12/20, je le mets vraiment parce que je veux y croire.

Capture d'écran 2017-08-09 17.01.46Épisode 2 – Shadow Hawk Takes Flight – 13/20
The Iron Fist is me

Cet épisode voit Danny enfermé dans un hôpital psychiatrique et, décidément, la série n’a pas beaucoup de chance : elle passe cette fois après Legion et ça n’aide pas, parce que Legion était parfaite de ce point de vue-là. En plus, il a vraiment besoin de se raser Danny. Il échappe de peu, dans l’intro, à un cinglé qui veut le tuer. Moui. Il passe ensuite beaucoup de temps à nous raconter son passé (enfin, il le raconte à son psy).

L’épisode pourrait être réduit de dix bonnes minutes si nous n’avions pas autant de scènes sur le passé. Netflix fait toujours dans la longueur de toute manière. Pourtant, il n’en a pas forcément besoin. Je trouve aussi que la pub sur la plateforme n’est pas toujours hyper subtile, mais Iron Fist y va vraiment trop fort (H&M dans le premier, Pepsi, Everlast et M&M’s pour celui-ci).

Du côté de la firme, Ward continue de manipuler Joy (je m’ennuie tellement que je lui trouve un côté avocate de Wolfram & Hart, qui doit expliquer pourquoi je l’aime), mais celle-ci comprend que Danny est probablement véritablement Danny et pas un simple escroc, grâce à une histoire de M&M’s un brin tiré par les cheveux.

Une fois de plus, c’est Colleen qui m’a le plus intéressée dans cet épisode : malgré son bâton dans le dos qui lui donne un côté parfaitement irréaliste, elle a de très bonnes scènes d’action et elle est déjà présentée comme un personnage hautement moral qui préfère protéger Danny qu’elle connaît à peine plutôt que d’accepter l’argent de Ward. Elle se débrouille ensuite pour aller voir Danny, puis Joy, afin de lui donner les fameux M&M’s. Je pensais naïvement qu’ils avaient tous le même goût, mais apparemment ce n’est pas le cas.

Dans tout ça, on apprend quand même que le père de Ward est en vie. L’épisode se termine sur Danny qui se fait tabasser. Je n’accroche vraiment pas (et ça se voit à la longueur de la critique, même si ça s’explique aussi parce que je suis toujours sur ma prise de notes d’il y a quatre mois). La série se regarde, mais c’est chiant et ça ne m’a pas du tout accroché. C’est le début du héros, mais franchement, j’ai préféré Luke Cage dans le genre.

Capture d'écran 2017-08-09 17.03.24Épisode 3 – Rolling Thunder Cannon Punch – 14/20
It’s my name. It means something.

Cet épisode améliore un peu la qualité de la série, qui l’air de rien prend un départ ascendant plutôt rassurant. Pourtant, il commence mal avec une première sur les méchants qui m’avait presque donné envie de tout arrêter (mais j’avais un Week-end en séries à terminer).

Danny se débrouille pour résider au dojo de Colleen en gagnant un combat contre elle. Les ficelles sont grosses, mais c’est toujours mieux que l’asile psychiatrique et on apprend à connaître les personnages qui ont une bonne dynamique entre eux.

Du côté de la firme, Joy est plutôt sympathique avec Danny, mais elle lui demande quand même de changer de nom, lui proposant même un contrat pour ça. C’est une excellente chose car cela permet de faire intervenir l’avocate de Jessica Jones dans la série. Cela suffit déjà à rendre la série un peu meilleure. C’est là qu’on voit que je ne suis probablement pas objectif, mais je n’ai jamais prétendu l’être après tout.

J’ai ensuite décroché suffisamment longtemps lorsque Danny joue le prof au dojo pour ne pas comprendre comment il s’est retrouvé à se battre (encore) et sauver une nana d’une explosion. Si je suis sincère, j’étais plus préoccupé à me demander où il avait trouvé l’argent pour se trouver de nouvelles baskets et des fringues. C’est grave, quand même, tout ce que j’ai retenu de l’épisode (encore aujourd’hui), c’est le look du personnage.

Du côté des méchants (ou plus simplement des riches, parce que c’est de ça qu’il s’agit), les manipulations continuent. Le père de Danny parle à une voix dans le noir (Gao). Tout est fait par Joy et Ward pour éviter les problèmes, mais Danny vient les confronter au restaurant et péter son câble.

J’ai eu la fâcheuse tendance à vraiment décrocher des intrigues, au point d’être surpris de la fin de l’épisode et malgré une bonne réalisation. Colleen se bat finalement dans une arène pour se faire de l’argent et réussit enfin à avoir la force dans ses poings, faisant d’elle une fille du dragon.

Les cliffhangers sont plutôt bons : Jeri (l’avocate) et Danny sont maintenant en possession d’une empreinte de Danny enfant qui permettra de savoir s’il est bien celui qu’il prétend être ou non. Ils l’ont obtenu grâce à la négligence de Joy qui l’a donné à Jeri et qui doit se sentir bien bête de leur donner tant de pouvoirs quand même. Le retournement de situation fonctionne bien, mais ça n’empêche que la série n’est toujours pas passionnante et s’encombrent de grandes phrases et envolées lyriques qui ne lui réussissent pas.

La toute fin voit Danny enquêter sur Ward et se faire projeter dans le vide alors qu’il escaladait un immeuble. Cela m’a tellement marqué que j’ai mis quatre mois avant de regarder la suite et que je ne m’en souvenais même pas… C’est dire !

04.pngÉpisode 4 – Eight Diagram Dragon Palm – 14/20
You are really pushing the limits of Karma.

Bien, l’épisode commence sur un de mes plus gros fous rire depuis bien longtemps : Danny réussit, dans sa chute, à se maintenir en vie en se tenant à un lampadaire dépassant du building. Bref, il finit malgré tout inconscient et se réveille aux côtés de Ward et son père (Harold), qu’il pardonne immédiatement. Logique.

Harold lui explique comment il a survécu grâce à The Hand et surtout que toute personne sachant qu’il est en vie est menacé de mort. C’est pourquoi Joy ne peut apprendre la vérité, mais qu’Harold demande à Ward de lâcher le procès contre Danny et de lui rendre le bureau de son père. Mais oui, mais bien sûr. Il suffit donc d’une scène pour balayer d’un revers de main l’intrigue de trois épisodes complets.

Hop, quelques minutes suffisent donc à nous montrer Danny obtenir ses 51% de parts et faire un discours parfait pour sauver les apparences. C’est marrant, même si pas révolutionnaire. Il continue de se comporter en gamin, y compris devant Jeri. Le problème, c’est que malgré sa position récupérée, il n’a absolument rien à faire ; il s’incruste donc comme il peut et tente de ruiner tout le monde. Il refuse l’idée d’une marge sur un médicament, parce que ce n’est pas bieeeen.

Bon, alors oui, ce n’est pas faux, et 45$, c’est une marge énorme. Maintenant, il faut bien reconnaître qu’il y a des gens qui ont besoin de se payer à la fin du monde aussi et que la part pour la recherche devrait rester inchangée. Bon, la série se la joue grande gentille et comme le reste de la saison me paraît beaucoup trop enfantine, ce qui est probablement à cause du personnage de Danny.

Joy s’occupe donc de le maintenir occupé pour éviter d’autres grossières erreurs, du moins en théorie, parce qu’en pratique, elle est juste beaucoup trop fan de lui et de ses histoires d’entraînements qui m’hypnotisent. Chacun ses kiffs.

Pendant que Ward s’occupe de balancer les pratiques de Danny à la presse, Joy manque de se faire enlever par une bande d’asiatiques, The Golden Sands, que Danny met K.O assez rapidement. Cela fait une bonne scène d’action et lui permet de retrouver Colleen à qui il confie Joy avant d’aller négocier avec ses agresseurs qui flippent au nom de « The Hand ».

Pendant ce temps, au dojo, Colleen a découvert que ses exploits sont sur internet et n’apprécie pas trop l’idée que tout le monde peut découvrir comment elle se fait de l’argent, même si ça pourrait lui apporter des élèves. Elle pète donc un câble contre ses propres machines d’entraînement. Que voulez-vous que je dise de ça ?

Pour canaliser sa violence, elle retourne faire quelques combats, avec un look digne d’une Diam’s de la grande époque. Sans surprise aucune, elle gagne un combat contre deux combattants à la fois, parce qu’elle est trop forte et c’est tout.

C’est à ce moment-là que Danny débarque. Colleen et Joy apprennent à se connaître avec un petit entraînement mignonnet.

De son côté, Harold est « enlevé » par Gao qui l’emmène dans l’appartement en face de celui de Joy. Il voit donc que sa fille a été blessée, et il n’en est pas très heureux. Tu m’étonnes. Il se rend donc tuer celui qui a eu la mauvaise idée de l’attaquer, avec de biens mauvais effets spéciaux, tout de même. Le cliffhanger voit Danny recevoir un étrange message lui indiquant que la réponse qu’il cherche est… la même que le tatouage qu’il a sur le torse. Il n’y a pas à dire ça promet.

Toujours aussi lent, cet épisode a peiné me convaincre avec ses intrigues parfois enfantines. Cependant, je reconnais une certaine force de divertissement. C’est juste déroutant d’avoir une série Marvel qui le joue comme ça car ça ne colle pas trop à l’univers. Je pense donc que ce qui me déroute et ne me plaît pas trop est en fait… parfaitement calculé.

05.pngÉpisode 5 – Under Leaf Pluck Lotus – 15/20
You live in this city long enough nothing surprises you anymore.

Cet épisode commence par une drôle de scène nous parlant d’une drogue synthétique qui copie les effets de l’héroïne sans rendre addict. Encore une fois, c’est étrange : on est là à fond dans du Marvel, mais bien loin du côté enfantin et vieillot que prend parfois la série. Tout cela vient en fait de Rand Industries bien sûr.

Danny est aussitôt tenu au courant, mais il n’aime pas trop l’idée. Il faut dire qu’il est à la tête d’une entreprise pas hyper éthique, ce qui est à peu près la conclusion de Joy quand elle est forcée de refuser de donner de l’argent à des familles en souffrance. Même avec la loi de son côté, ce n’est pas facile d’agir en connasse, apparemment.

Par malchance pour elle, Danny n’en est pas un, lui, et il s’excuse auprès de la mère de famille pour le cancer que la compagnie a refilé à son fils. Autrement dit, il reconnaît que la compagnie a causé le problème, ce qui met tout le monde bien dans la merde. Ward décide de ne pas céder au chantage et est même soutenu par Joy dans cette décision un peu stupide qui pourrait couler la compagnie.

De toute manière, Ward n’est pas au mieux de sa forme, se dopant de médicaments pour oublier qu’il est surveillé en permanence dans son bureau.

De son côté, Colleen donne des cours à… Claire Temple ! Oh oui, c’est tellement cool de la retrouver. C’est un personnage que j’adore et qui semble toujours parfaitement adapté à toutes les situations. Ici, par exemple, elle se retrouve au milieu d’un rencard improvisé entre Collen et Danny (qui n’en est pas un soit disant, mais il lui ramène carrément un restaurant au dojo) et agit juste parfaitement, profitant de la bouffe avant de s’en aller.

Danny veut simplement demander un peu d’aide à Colleen, car il a besoin d’un combattant pour se faire entendre vis-à-vis de la drogue de synthèse. Bon, il en profite aussi pour lui dire qu’il a acheté son immeuble et est donc le nouveau propriétaire à qui elle doit le loyer. Marrant cette dynamique entre eux, ça ajoute définitivement quelque chose à la série, qui en a besoin.

Ls deux combattants forment un beau couple, mais leur opération est un échec : ils voulaient prouver un traffic de drogue, ils tombent sur de simples camions… en apparence. Danny se débrouille pour être enfermé dans l’un d’eux, forçant Colleen à voler une voiture pour le suivre. À l’intérieur du camion se trouve en fait une planque pour un chimiste apparemment recherché internationalement. Chouette !

Le chimiste se fait poignarder, Danny parvient à les faire s’échapper et devinez vers qui Colleen et lui se tournent pour le soigner ? Claire, bien sûr !

La pauvre se retrouve encore embarquée dans une histoire qui la dépasse et c’est bien drôle à voir. Le cliffhanger nous fait enfin voir le visage de Gao, la méchante, qui n’a pas trop de scrupules à tuer ses hommes de main forcément.

L’arrivée de Claire y est pour beaucoup, mais j’ai préféré le rythme dans cet épisode. Toute l’intrigue de Rand industries prenait un peu trop de temps et plombait le tout, mais autrement, on avait quelque chose de solide et se rapprochant de l’ambiance super-héros, ça change.

06.pngÉpisode 6 – Immortal Emerges from Cave – 16/20
The more you talk, the weirder this gets.

L’épisode commence par des inconnus recevant le message que le temps est venu de faire quelque chose de peu clair, mais vu le karaoke de Take on me, c’est quelque chose de sanglant prêt à exploser à la gueule de Danny, qui a décidé de faire la guerre à The Hand en retrouvant Sabina, la fille du chimiste.

Le problème, c’est qu’il doit faire tout en rentrant à temps pour 16h où il a une réunion pour sauver la boîte de son excuse stupide. Bon, bien sûr, il l’ignore complètement, trouve l’adresse où trouver Sabina et décide de s’y rendre. Avant ça, il prend le temps de prévenir Colleen et Claire, qui s’occupent toujours du blessé. L’épisode poursuit le fil rouge sans perdre de temps à première vue, ce qui est plutôt une bonne chose.

Seulement, c’est à première vue uniquement, parce que Danny prend le temps de faire un peu de yoga pour parler dans sa tête à son maître Yoda, que Claire n’arrête pas de répéter qu’il faut emmener le blessé à l’hôpital et que Ward prend le temps de s’enfoncer encore un peu plus dans les médicaments. La bonne nouvelle, c’est que cela le fait moins passer pour un connard fini, mais bon, il excellait dans ce rôle, c’en est presque dommage.

Bref, après quelques détours, Danny finit par arriver à ses fins et rencontre Gao sans savoir à qui il a affaire. Elle le confronte à un premier combat, qu’il gagne sans le moindre mal. Les personnages de l’introduction de l’épisode sont en fait ceux qu’il a à combattre. C’est sympathique comme test initiatique. Cela fait de jolis effets spéciaux. Le second combat est plus vicieux : il a affaire à une empoisonneuse qui le charme et réussit presque à le tuer avec du venin qui l’affaiblit. Bien sûr, il s’en sort et enchaîne avec le troisième combat, qui est aussi le dernier, avec le fameux chanteur de Take on me. Apparemment, il n’a pas trop envie de chanter néanmoins, juste de se battre. Sans trop de surprise, il récupère Sabina, allant ainsi à l’encontre de son Yoda qui se sent trahis.

Entre chaque combat, l’épisode continue bien sûr. Claire et Colleen décident finalement d’emmener leur blessé à l’hôpital où Claire bossait avant et connait encore tout le monde. Pas suffisant, malheureusement. En effet, elles se rendent vite compte que leur John Doe est enlevé. Elles gèrent plutôt bien la course poursuite, malheureusement, leur ennemi est plus malin qu’elles.

Ward expérimente de plus en plus le manque, parce qu’il a eu la bonne idée de jeter ses pilules devant Joy qui s’inquiétait pour lui. La déchéance est totale quand il se blesse et tente d’acheter une infirmière.

Le cliffhanger voit Madame Gao révéler son identité et un lien avec le père de Danny. Cet épisode était meilleur, principalement parce qu’il forme définitivement le duo entre Claire et Colleen et parce qu’il est assez clair rapidement dans ses intentions.

07.pngÉpisode 7 – Felling Tree with Roots – 16/20
I don’t even have an idea of what an Iron Fist is. It sounds like a sex toy.

Nous voilà donc à l’épisode de mi-saison qui rien qu’à son titre annonce de bonnes choses. Nous commençons par Harold qui se voit menacé par deux hommes de mains qui lui cherchent des noises à cause de Danny. Il dit ne pas connaître Danny, mais bien sûr, Iron Fist débarque pile à ce moment, comme par hasard. Un nouveau combat est expédié, des infos balancées à toute vitesse sur les liens entre Gao et Harold (sauvé par cette dernière en échange d’un travail pour The Hand) et Harold se coupe le petit doigt. Bon appétit.

Du côté de Joy et Ward, on repart très précisément là où l’épisode s’était arrêté. Ils n’ont pas vraiment de lien avec le reste des intrigues, mais c’est intéressant à suivre et surtout ça ne dure pas, car Harold téléphone à son fils et lui demande de l’aide… pour déplacer et couler les corps, dépourvus de dents, dans un lac. Par chance, cela lui permet surtout de retrouver une boîte de ses pilules.

Danny se fait gentiment soigner par une Colleen beaucoup trop douce avec lui pendant que Claire s’occupe de Sabina. La perte de leur John Doe ne semble pas franchement les affecter plus que ça, ce qui est étrange. Nous avons enfin, après sept épisodes, un semblant d’explications sur ce qu’est exactement « Iron Fist » et enfin, également, une scène de sexe pour un héros qui l’a bien mérité après tous ses combats (non, non, ce n’est pas moi qui le dit, c’est le scénario qui nous le suggère). Et oui, ça y est, Danny et Colleen sont en couple. On ne peut pas dire que ça traîne, dis donc ; pourtant, il était censé avoir passé un vœu de chasteté, hein.

Le lendemain, Madame Gao lui rend une visite de courtoisie alors qu’il se fait remonter les bretelles par Joy. La vieille lui demande d’arrêter de jouer les héros et de vouloir stopper The Hand, en profitant pour le menacer lui, Colleen et Claire. Elle lui laisse quand même l’opportunité de travailler comme PDG de Rand Industries. Trop gentille.

Méfiant, Danny la suit au 13e étage de l’immeuble où elle semble avoir un bureau. Oups. La journaliste insupportable de l’épisode 4 bosse évidemment pour elle, mais Danny réussit à la détourner et la faire bosser pour lui.

Il se rend donc à la réunion organisée par Joy pour annoncer la fermeture de l’usine si problématique. Hop, encore une décision pour couler la compagnie. Avec un peu plus de contexte, ce choix enfantin paraît bien sûr être une bonne idée, mais bon… Ca reste stupide.

Colleen retrouve Bakuto, un ancien ami ou son frère ou allons savoir, puis donne un cours, puis retrouve Danny qui arrive à la convaincre (sans grand effort) qu’il faut attaquer The Hand de front. C’est donc ce qu’ils font, après s’être fait de nouveaux amis. Ils retrouvent Radovan à temps pour… le voir mourir et entendre parler d’une ville de Chine liée à tout ça, qui est précisément là où il se rendait avec ses parents lors du crash. Ah papa de Danny, tu as fait de la merde.

Enfin, Joy découvre qu’elle, son frère et Danny sont virés de la compagnie par le conseil d’administration. Bien sûr. Ward comptait lui se barrer avec 25 000$ durement économisé, mais son père lui vide son compte, provoquant définitivement sa rage. Oui, le cliffhanger voit Ward tuer son père et s’en débarrasser dans le même lac que le reste des corps. Ce n’est pas franchement une surprise pour une mi-saison Marvel. Ils auraient pu faire quelques efforts pour ne pas nous sortir les mêmes cliffhangers que les autres séries de la franchise. Certes, ils ont fonctionné à merveille jusque-là, mais ça fait quand même très flemmard là. J’espère que The Defenders ne nous fera pas ça ; car ça devient lourd à force.

08.pngÉpisode 8 – The Blessing of Many Fractures – 14/20
You’re a cancer, Danny.

Danny tente de prévenir Claire qu’elle est en danger chez sa mère, malheureusement il semble qu’il soit trop tard pour elle. Heureusement, ce n’est pas le cas, Colleen arrive juste à temps pour la prévenir.

Danny cherche à contacter Harold, mais il tombe uniquement sur son sang et Ward. Bien que plutôt mauvais acteur (le personnage, pas l’acteur) dans son deuil, Ward parvient à convaincre Danny que tout est sa faute. Ce n’est pas très compliqué comme il culpabilise dès le début. Il se rend donc chez Colleen avec le plan de se rendre à Anzhou. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Colleen et Claire décident de s’y rendre avec lui.

Danny vit plutôt mal le voyage en avion (forcément), mais il apprend à connaître Claire, ce qui est une bonne chance. J’aime apprendre à la connaître de plus en plus et elle est définitivement la voix de la raison. Je le sens mal pour The Defenders, elle n’a pas intérêt à mourir. Bien sûr, elle est tellement parfaite qu’elle réussit à faire oublier ses angoisses des turbulences à Danny.

Arrivés à Anzhou, ils ne mettent pas longtemps à retrouver Gao et Colleen se débrouille pour avoir un max d’informations grâce à un SDF du coin. Décidément, cette série fait du bien à l’image des SDF. Bref, Colleen et Danny s’infiltrent sans trop de souci pour tout détruire de la fabrique d’héroïne de synthèse. Ils n’ont pas le temps de mener à exécution leur plan car Gao revient. Avertis par Claire, ils décident de se séparer : Colleen s’enfuit (et a le droit à un petit combat), Danny s’attaque seul à Gao. Du moins pour un temps, car les filles ont vite fait de le rejoindre.

Le dernier combat est expéditif, mais leur permet d’embarquer Gao avec eux. Danny comprend qu’elle a tué ses parents en empoisonnant les pilotes. J’ai trouvé ça bien dommage que la fin soit si vite expédiée, car il y aurait eu potentiel à faire beaucoup plus.

Du côté de la compagnie, les choses se déroulent bien mal. Joy et Ward se font donc virer avec un parachute doré, mais ils ne l’acceptent pas si bien. Enfin, Joy, en tout cas, parce que Ward est trop occupé à se la jouer Lady McBeth à voir du sang sur ses manches.

Ils décident de travailler ensemble, mais Joy appelle le conseil pour refuser l’offre du parachute doré, juste à temps car Ward, lui, tente de négocier son propre parachute pour découvrir qu’il est déjà trop tard. Ah, le frère et la sœur semblent drôlement divisés d’un coup.

Cela ne dure heureusement pas : Joy a des informations sur chaque membre du conseil et ce n’est pas glorieux pour eux. Le frère et la sœur se réconcilient dans une scène larmoyante un peu longuette mais qui suggère quand même que Joy connaît Jessica Jones et a fait appel à elle.

Finalement, Ward se décide à tout avouer à Joy, pour mieux changer d’avis une fois sur place et s’en prendre méchamment à Joy, attaquant là où ça fait mal (son manque de confiance, donc). Moui, je n’ai pas accroché du tout là pour le coup. C’est toujours mieux que les premiers épisodes, mais ce n’est pas dingue.

09.pngÉpisode 9 – The Mistress of All Agonies – 15/20
Why aren’t you dead ?

Harold est en vie ! Il se réveille pépère au fond du lac et s’en extrait comme il peut. Oups.

Notre trio de héros (je suis tellement heureux de l’omniprésence de Claire dans cette série, elle aide vraiment à accrocher la série, mais c’était déjà le cas dans Luke Cage, voire dans Daredevilen fait, c’est elle ma super-héroïne) a ramené Gao en ville pour la questionner. Bien sûr, Gao profite d’être laissée seule avec Claire pour tenter de la ramener de son côté, la brisant psychologiquement en lui parlant des super-héros qu’elle fréquente en espérant devenir spéciale elle aussi. Et oui, juste quand j’avais envie d’en faire un éloge, Gao fait l’inverse. Les scénaristes sont bons, finalement, ils ont juste eu beaucoup de mal à introduire la série comme il fallait.

Danny découvre enfin ce qu’il s’est passé du côté de Rand industries, alors que Joy enquête comme elle peut sur ce que lui cache son frère. Harold déambule, se souvenant peu à peu de sa vie. A priori, la renaissance se fait avec quelques pertes de mémoire. Il s’introduit dans le bâtiment et découvre avec horreur que ses enfants se sont fait virés. Il appelle donc son chauffeur habituel pour avoir les infos dont il a besoin.

Celui-ci le ramène à son hôtel où Ward a la mauvaise idée de retourner. Terrifié, il obtient le pardon de son père et l’autorisation de s’enfuir. Il en a de la chance. Harold le prévient toutefois qu’il compte bien contacter Joy, c’est problématique.

D’autant plus problématique qu’Harold semble totalement instable, tuant ce pauvre Kyle, son chauffeur, pour de bien mauvaises raisons. Décidément, les tapis de cet hôtel en ont vu du sang !

Ward s’enfuit, mais il est piégé par son père qui veut le faire passer pour un drogué. Ce n’est pas bien compliqué à faire vous me direz, vu qu’il est drogué.

Joy, quant à elle, revient effectivement à l’hôtel et y découvre que son père est toujours en vie. Elle le vit un peu mal, je crois, mais je la comprends. C’était assez décomposé comme intrigue, mais dans l’ensemble, plutôt agréable.

L’épisode nous introduit un nouveau méchant, sans nom, mais capable de fabriquer une arme redoutable avec juste un peu d’aluminium. Il est assez évident qu’il en a après Danny. C’est probablement un homme de Gao. Les choses ne sont pas super claires, mais il semble connaître Bakuto.

Au dojo, tout empire : Colleen s’est faite empoisonnée en Chine en étant blessée au bras et elle est terriblement malade, au point de risquer d’en mourir. Les hommes de Gao semblent l’avoir retrouvé et attaquent le dojo. Malgré sa maladie, Colleen aide Danny et Claire à se battre et à eux trois, ils mettent K.O les attaquants.

Pour guérir le poison, Colleen fait appel à Bakuto, son Sensei. Il n’y a pas plus d’explications que ça, mais quand il arrive, il dirige Danny et se sert de l’Iron Fist pour brûler le poison dans le corps de Colleen. Cela fonctionne mais affaiblit Danny.

Colleen et Bakuto se relèvent alors, le dojo est envahi d’hommes qui se saisissent de Danny et Gao avant de se barrer avec Colleen et Bakuto, mais en laissant Claire derrière. Je ne suis pas bien sûr de suivre la logique – il s’agit peut-être d’une trahison. Claire ne se rend pas compte qu’elle est surveillée dans sa solitude, mais le nouveau méchant (est-il vraiment méchant, du coup ?) observe tout ça du bout de la route. Oula, je sens la migraine arriver.

Cet épisode était lent et manquait vraiment d’explications, mais au moins, ça donne envie de voir la suite et ça introduit Harold comme un personnage instable, donc dangereux.

10.pngÉpisode 10 – Black Tiger Steals Hearts – 14/20
And my family is dead because of your family.

Danny se réveille dans les bras de Colleen, qui lui dit qu’ils sont dans le lieu le plus sûr qu’elle connaisse. OK. C’est tout mignon et romantique, mais ça ne nous donne pas du tout les explications que j’attendais. Grosso modo, ils sont dans un temple zen où le sensei apprend tout à ses élèves. Quant à Gao, Bakuto se garde bien de révéler à Danny sa nouvelle localisation. En revanche, il a une certaine obsession pour l’Iron Fist qui remonte à un film de 1948.

Si Danny et Colleen sont le lendemain matin en début d’épisode, ce n’est pas le cas de Joy qui est encore avec son père à tenter de comprendre et de remettre en place le puzzle de sa vie. Harold est excellent pour la manipuler, à quelques pas du cadavre de Kyle.

Il appelle Danny et découvre que Gao ne sera plus un problème. Bien sûr, il souhaite célébrer ça avec sa fille, mais ne comprenant rien à ce qu’il se passe, celle-ci demande quelques informations supplémentaires. Harold ne vit pas bien les questions de sa fille, s’énervant et révélant son côté sombre à celle-ci. Cela sent bien mauvais pour la suite.

Bien sûr, Bakuto espionne Danny et sait immédiatement ce qu’il en est de ce coup de téléphone. Si Colleen place toute sa confiance en lui, autant vous dire que ce n’est vraiment pas mon cas et que je ne l’ai pas senti du tout le monsieur.

Danny farfouille le sanctuaire et y retrouve Gao qui lui annonce qu’il est au cœur de l’organisation The Hand. Il n’y croit qu’à moitié, mais moi j’applaudis Gao qui lui dit la vérité et lui rappelle qu’il n’est qu’un enfant. OUI. C’est exactement le problème que j’avais avec les premiers épisodes. N’empêche que Colleen lui avoue faire partie de The Hand. L’ensemble de sa famille en fait partie, mais tous ne sont pas aussi mauvais que Gao. Là pour le coup, force est de constater que Danny prend le bon parti de lui dire que ses explications ne tiennent pas la route.

La dispute est violente entre eux, mais en même temps, c’est plutôt logique. En continuant d’enquêter, il découvre une salle d’observation qu’il détruit, attirant un Bakuto pas très content de la chose. Dans sa fuite de ce sanctuaire, il est aidé de… Davos, celui qui paraissait être un méchant l’épisode précédent, mais est peut-être finalement un allié.

Leur fuite est immédiatement repérée par The Hand, ce qui fait qu’une horde de ninja, dont Colleen et son élève (Darryl) qui se retrouve blessé. Davos et Danny sont excellents, mais ils sont aidés dans leur fuite par Colleen qui a vu Darryl poignarder Danny et l’a mal vécu. C’est beau l’amour, elle en arrive à trahir sa famille.

Avant de se prendre une raclée par Danny, Bakuto a eu la bonne idée d’aller parler à Harold et l’informer qu’il prenait la place de Gao. Cette fois, Harold veut que sa survie soit connue du monde entier et il commence par Lawrence, le connard qui a viré Joy et Ward. Il le « suicide », tout simplement, ce qui permet à Joy de revenir à la tête de Rand industries. Elle est forte.

Harold lui annonce que Bakuto en a après eux, Colleen se retrouve à errer seule dans un Chinatown bien désert et Danny ne peut plus utiliser son poing à cause de sa haine et sa rage. Davos lui suggère donc de rentrer au pays pour être soigné.

J’ai eu du mal à accrocher complètement à cet épisode, mais je ne saurais trop dire pourquoi. Peut-être que c’est l’absence de Claire, peut-être qu’il était juste trop perché, je ne sais pas.

11.pngÉpisode 11 – Lead Horse Back to Stabble – 15/20
So it’s true ? You’re in The Hand ?

L’épisode commence par un flashback qui voit Danny découvrir qu’il est Iron Fist en même temps que Davos à K’un-Lun. Cela sentait bon l’épisode pas très intéressant sur le passé, lié à une grotte dans laquelle Danny a découvert que son pouvoir n’était pas ce qu’il pensait. Heureusement, ce n’était finalement pas trop lourd. La grotte, une cave, est en fait l’endroit où il a récupéré le pouvoir. Bon, quand même, les costumes et les effets spéciaux de K’un-Lun font un peu misérables.

Dans le présent, Danny et Davos ont des différents à régler, notamment sur la fuite de Danny du sanctuaire chinois où il a abandonné Davos. Ils sont surtout incapables de se mettre d’accord sur la marche à suivre, comme Danny souhaite détruire The Hand au plus vite, même s’il n’a plus son poing magique. En même temps, il est fort probable qu’une fois The Hand détruite, il vivra bien et le récupérera, débarrassé de sa haine.

Colleen revient à son dojo où elle retrouve bien sûr Bakuto, venu la manipuler encore un peu plus. Il réussit à la convaincre, du moins en apparence, de lui dire où se cache Danny si elle en a l’occasion. Et elle accepte, bien sûr.

Comme il a besoin de soin, Danny se rend chez Claire, ce que Colleen pourrait comprendre par elle-même. J’ai adoré l’image de Claire, tranquillement chez elle en train de lire. À force, ça manque de crédibilité quand même. Elle passe sa vie à sauver des superhéros et se mettre en danger, mais elle lit pépère. Ah la vie des héros de séries, je vous jure ! Bon, il est révélé un peu plus tard que c’est un livre sur le chi pour comprendre Danny, après tout pourquoi pas.

Elle soigne Danny comme elle peut, même si elle finit par manquer de matériel à force de soigner tout le monde. Elle peut au moins donner à Danny un des t-shirts de Luke, c’est déjà ça. Ah lala, ils nous teasent constamment avec des liens entre leurs séries, je suis pressé de voir ce que donnera The Defenders quand même.

Elle passe ensuite un peu de temps avec Davos, et ça sent bon la relation amoureuse à venir. Comme je n’ai jamais lu ces comics-là, je n’ai aucune idée de si c’est à venir, mais je ne serais pas contre, il serait temps de donner un peu une vie à Claire la pauvre. Certes, c’est ce qu’ils ont fait dans cette série et avec Luke Cage.

Claire essaye désespérément de réconcilier Colleen et Danny, mais ce n’est pas si évident. Elle est de toute manière beaucoup trop géniale à aider tout le monde et à voir claire dans la colère de Danny.

Danny et Davos se rendent ensuite chez Harold pour parler du meurtre de Bakuto, devant une Joy complétement dépassée, du coup. Pourtant, elle a vu de quoi Danny était capable, ça devrait lui suffire. Elle hésite beaucoup, mais suit les instructions de son père malgré tout.

De son côté, Colleen se rend à l’hôpital et demande des médicaments pour Danny à l’une de ses élèves. Pas de bol, celle-ci vend la mèche. L’organisation se retourne bien sûr contre Colleen qui découvre à ses dépens ce qu’il en est de The Hand. Et bien sûr, ils ne sont pas gentils avec elle. Elle parvient à s’enfuir et tombe sur Danny, sous la pluie. Elle comprend enfin qu’il faut détruire The Hand, il est donc assez clair désormais que la fin de saison s’en occupera.

Cet épisode repartait un peu niveau rythme et apportait des réponses qu’il manquait encore depuis le début de la saison. J’ai bien aimé le voir se développer et je reconnais que j’ai jugé un peu trop précipitamment la série sur ses premiers épisodes, mais je m’en doutais déjà.

12.pngÉpisode 12 – Bar the Boss – 18/20
He isn’t our dad, okay ?

On retrouve enfin Ward dans cet épisode et sa détox ne se passe pas super bien, car il passe son temps à s’inquiéter pour Joy. Bakuto débarque et lui propose de retirer l’immortalité de son père en échange d’un partage de Rand Industries et surtout d’une aide pour capturer Danny.

Il accepte bien sûr car cela le fait sortir de l’hôpital. Il se précipite à l’hôtel d’Harold pour prévenir sa sœur du danger qu’elle coure, mais il faut bien constater qu’il semble être lui-même un joli danger pour Joy. Il livre sans scrupule sa famille à The Hand, autant dire que ça envoie du lourd rapidement dans cet épisode. Tout dérape rapidement et Joy se retrouve couverte du sang des gardes du corps. Ah lala. Cela vire à la prise d’otage et aux menaces de mort définitive sur Harold.

Davos n’apprécie pas trop le retour de Colleen dans la vie de Danny, au point de la confronter directement sur ses vraies intentions. Cela termine en engueulade au beau milieu de la rue, mais bien sûr, Danny prend la défense de sa chérie. C’est mignon… mais ça part vite en vrille aussi quand Bakuto l’appelle en visio-conférence (hello Bingo Séries, deux points en un épisode alors que je n’ai RIEN eu jusque-là) pour tirer une balle dans Joy et menacer l’ensemble de sa fille. Oui, oui, Joy se prend une balle sortie de nulle part pour faire rappliquer Danny. Oh putain, et ce n’est pas encore le final !

Danny prend un peu plus de la demi-heure qu’il avait pour arriver, mais ils sont tellement bavards qu’Harold survit malgré tout, pas sans réserver ses derniers mots à descendre en flèche son fils et aimer sa fille. Danny se sacrifie pour sauver sa famille et se laisse embarquer sans protester… en apparence.

Une fois dans le hall, il récupère enfin son poing et ses alliés pour combattre ses ennemis. Son poing repart aussi qu’il perd sa concentration. Le combat est beau et ça me simplifie la critique, parce qu’il occupe beaucoup de temps et que ce n’est jamais qu’une chorégraphie.

C’est sous la pluie que Colleen finit par combattre et battre son sensei, mais elle refuse de le tuer pour être meilleure que The Hand. Davos essaye de convaincre Danny de jouer son rôle d’Iron Fist, c’est-à-dire d’être une arme chargée de détruire The Hand et donc Bakuto. Danny refuse et c’est donc Davos qui le tue, provoquant un nouveau combat, d’idéaux cette fois, entre les deux meilleurs amis qui ne se comprennent plus.

Danny gagne et nous fait un discours affirmant qu’il est Iron Fist et grosso modo qu’il est la loi. C’est sympathique, mais ça fait peur et mal à Davos de se faire dominer comme ça par son ancien pote. En plus, ça permet au cadavre de Bakuto de disparaître.

Tout rentre presque dans l’ordre donc, Colleen et Danny prenant même le temps d’une petite nuit tranquille. Malheureusement tout n’est pas si simple et il reste le problème Harold. Au petit matin, Danny reçoit des SMS de Ward lui disant de s’enfuir car Harold les a piégés. Trop tard, des hommes du DEA sont déjà là et poussent le couple à se battre, puis s’enfuir.

Wow, cet épisode a pris le temps de résoudre presque toutes les intrigues de la série de manière plutôt efficace. Il en reste assez pour le dernier épisode grâce à la dernière scène et au sort incertain de Joy, mais autrement, ça pourrait s’arrêter là. Un tel épisode était parfaitement inenvisageable au départ, je suis plutôt content que la série ait su grandir et évoluer vers ça, mais je ne comprends toujours pas comment les premiers épisodes ont pu être aussi mauvais.

13.pngÉpisode 13 – Dragon Plays with Fire – 18/20
What Jesus ? Is there a version of this where we don’t kill someone ?

Harold s’est arrangé pour que Danny soit accusé de trafic de drogue, d’où la présence du DEA dans le dojo. Cela fait donc de lui un fugitif et ils sont forcés, avec Colleen, de faire appel à… Claire, une fois de plus, pour contacter Jeri.

Ward, de son côté, souhaite aider Danny et contacte également Jeri pour l’aider. Celle-ci ne peut pas faire grand-chose et constate la résurrection d’Harold avec dépit. Ward constate quant à lui, et avec autant de dépit, que son père a juste manipulé Danny depuis le début.

Heureusement pour Danny, Claire est un peu plus douée que Ward et réussit à servir Jeri sur un plateau d’argent à Danny et Colleen, qui apprend donc qu’elle est également recherchée par les autorités. Ils découvrent qu’ils sont complètement faits comme des rats. Leur seul moyen de s’en sortir est de prouver qu’Harold utilise de faux documents pour les accuser, et pour ça, il faut retourner voir Gao et ses jeux d’esprit redoutables.

Seulement, il fait peu de doute qu’elle ne dit que la vérité quand elle explique enfin toute l’histoire à Danny, histoire pas franchement surprenante du tout pour qui a suivi la série : c’est Harold qui a fait s’écraser l’avion des Rand, avec l’aide de Gao, mais contre son avis. Cela nous détruit complétement Danny qui comprend qu’Harold lui ment depuis le début. Il serait temps. Colleen et Danny abandonnent Gao à son sort et retrouvent Claire.

Danny semble complétement perdre la boule et Claire, comme Colleen, fait ce qu’elle peut pour le raisonner. Oh oui, Colleen veut le raisonner, c’est sûr : elle propose de tuer Harold à sa place. C’est plutôt magique, surtout quand on voit Claire tentant de rester humaine.

Ward semble être la seule option pour les aider. Il est déjà lui-même occupé à révéler à Joy que Danny est en cavale et la mettre en garde contre leur père. Oui, Joy a survécu et semble plutôt en forme. Elle réussit même à sortir de son lit et ramper jusqu’au boulot pour confronter Harold. Elle prend des risques insensés pour découvrir la vérité, quand même, et je crois bien que la vérité ne lui plaît pas trop car oui, son père a piégé Danny et est sujet à des accès de colères.

Oui, des accès de colère au point de s’en prendre violemment à Ward quand il prévient Danny de ne pas venir. Qu’importe, Danny y va quand même, profitant d’une jolie diversion effectuée par une Claire au top du badass.

Le combat final contre Harold est plutôt bon, chacun ayant son rôle à jouer et Colleen s’en sortant plutôt bien. Le plus intéressant, c’est surtout que l’Iron Fist se développe un peu et révèle qu’il peut avoir l’effet d’une bombe. Sympathique. Le dernier duel se fait entre un Danny haineux et Harold, et bien sûr Danny laisse tomber sa rage au dernier moment. Son poing le protège d’une ultime balle d’Harold et cest Ward qui tue une deuxième fois son père. Ah, c’est mignon.

Il est donc temps pour la conclusion de la série : Harold est brûlé, Ward reprend la tête de Rand Industries, Joy se fait avoir et manipuler par Gao, Colleen et Danny se rendent ensemble à K’un-Lun. N’étant pas protégé, le sanctuaire s’est fait massacrer par The Hand et a disparu. Voilà qui met en place de quoi faire une bonne saison 2, mais qui devra attendre le passage par The Defenders. D’ailleurs, mon cliffhanger préféré reste celui de Claire qui se barre avec son poing américain et a désormais une arme bien à elle. Définitivement, c’est mon personnage préféré, et ça tombe bien, elle est dans toutes les séries.

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La meilleure pour la fin… vous ne pensiez quand même pas que j’allais faire tout un article sans une photo de Claire ?

EN BREF – Je rejoins les innombrables critiques extrêmement mauvaises qu’a reçu la série : ses premiers épisodes sont à la limite de la catastrophe industrielle et pas du tout au niveau Marvel/Netflix. J’avais l’impression d’être devant une série d’une autre époque, mais de manière non positive, car on sentait que le fric et la technologie était là. L’écriture était enfantine et simpliste, les jeux d’acteurs pas trop au point. Pourtant, passé l’épisode 3, celui où je m’étais arrêté donc, la série commence à trouver son rythme et son souffle.

Rapidement, Iron Fist s’enferme dans le schéma narratif habituel des séries du MCU. Cela a l’avantage de fonctionner, mais ce n’est plus très surprenant à force : je savais à peu près où seraient les cliffhangers majeurs et quelques rebondissements sont ainsi tombés à l’eau. Après sa mi-saison, la série a su devenir ce qu’elle méritait d’être, à savoir une bonne série avec une mythologie solide et un fil rouge clair. Il est dommage que cela lui prenne tant de temps à être introduit correctement, car une fois que c’est fait, tout roule plutôt bien.

Je n’ai pas arrêté de le dire dans cet article (et dans celui sur Luke Cage), Claire Temple est peut-être la meilleure chose qui pouvait arriver à la série : elle a donné une morale, un souffle, un rythme et un but à Danny, comme elle l’avait fait pour Luke et pour Daredevil. J’aime la voir traverser toutes ces séries sans en être pour autant l’héroïne principale. Il est super de la voir se développer comme ça, mais j’ai un peu peur désormais pour son sort dans The Defenders, car elle a typiquement le genre de rôle qui pourrait leur permettre de se réunir et de s’allier pour la venger. Nous verrons bien.

Il ne fait aucun doute que Netflix a préparé sa prochaine série, diffusée le vendredi 18 août, depuis longtemps, car il y avait bon nombre de clins d’œil et références tout au long de ces treize épisodes. J’espère désormais que la série sera à la hauteur des très nombreuses attentes que tout le monde en a, mais aussi que son cahier des charges sera un peu différent et plus surprenant. Là encore, nous verrons bien, car je serais assurément de la partie.

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SDCC 2017 – Jour 1

Salut les sériephiles !

Non, bien sûr que non, je ne suis pas à San Diego, mais ce n’est pas grave, ça ne m’empêche pas de m’armer de Youtube et de vous partager mes trouvailles de la journée concernant le comic con le plus important de l’année. Oui, ça se fait totalement au détriment de la rédaction de mon article sur Suits, mais je me rattraperais, promis !

Bon, en vrai, comme tout le monde, j’ai vu pas mal de vidéos sur Twitter, Instagram et Snapchat, mais celles-ci sont moins pratiques à exporter. De même, on a tous vu la vidéo d’Halle Berry en train de s’enfiler une pinte de whisky pour éviter de répondre à une question, alors je n’ai pas pris la peine de la mettre ici. J’ai surtout décidé de me consacrer à ce qui m’avait franchement plu, moi, donc bienvenue au royaume de la subjectivité… et dans mon point 17 largement validé du Bingo Séries !

Côté goodies

Ce n’est pas ma partie préférée du Comic Con, mais il est indéniable qu’elle en fait partie. J’ai donc regardé cette vidéo sur les différents « jouets » de la marque Hot Toys et franchement, ça fait rêver ! Non pas au sens que j’aimerais les posséder, parce que franchement je ne saurais pas quoi en faire (et puis Emma Watson est un peu ratée), mais plutôt au sens que sur place, ça claque de tomber dessus au détour d’une allée. Déjà le Comic Con Paris nous propose des trucs sympas chaque année, mais là, il y a la masse quoi !

Dans le même genre, la vidéo de « Sideshow » nous montre des statuettes qui hurlent le réalisme. J’adore, tout simplement, je veux un Baby Groot ! *qui va finir par craquer pour la funko pop Baby Groot ?*

Les stands

Clairement, il y en a qui mettent les petits plats dans les grands de ce côté-là. J’adorerais pouvoir mettre les pieds à San Diego rien que pour me balader dans ces décors plus vrais que ceux utilisés dans les séries en question. Cette année, il y en a deux qui m’ont particulièrement plu.

D’abord, celui de The Walking Dead que j’avais déjà vu en photo hier, lorsqu’ils ont annoncé aussi que la saison 8 reprendrait le 22 octobre (le 23 chez nous, donc). Ils y sont allés à coups de figurants, histoire d’être sûr de bien plonger dans l’ambiance (encore que, des zombies, on en voit de moins en moins en vrai). Je n’ai trouvé qu’une vidéo du stand intérieur, mais il y en a aussi un à l’extérieur qui a l’air chouette (vu sur Twitter).

Dans le même genre, le stand Stranger Things m’a vendu du rêve en envoyant du lourd pâté, je vous laisse admirer par vous-même :

Trailers

Vous commencez à le savoir maintenant, je ne suis pas un féru des trailers qui sont souvent propices aux spoilers. Pourtant, le Comic Con a tendance à me prendre en traître. Comme je passe pas mal de temps à chercher des nouveautés sympas dans les vidéos, je finis toujours par tomber sur les trailers, et parfois, je regarde.

C’est ce qui s’est produit avec ce trailer Netflix un peu spécial, clairement pour promouvoir The Defenders/The Punisher, en présence de Stan Lee (excusez du peu) et en rappelant que, eh, y a quatre séries déjà dispo : Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage et Iron Fist que je n’ai toujours pas vue.

Un trailer que j’ai beaucoup hésité à regarder car j’étais sûr qu’il allait spoiler les quatre épisodes à venir est celui de Shadowhunters ! Tant pis, je l’ai fait quand même, et je ne regrette pas trop. On me promet de nombreuses larmes de Clary et surtout la bande-annonce se termine sur un gros spoiler, parce qu’il faut au moins ça pour convaincre les gens de continuer à regarder :

En vrai, j’ai vraiment bien aimé cette bande-annonce, je sens que je vais m’éclater à critiquer la fin de saison !

Les interviews

Quelques déceptions de ce côté avec des micros franchement pas au point ou des qualités vidéos à se crever un oeil à la petite cuillère. Ouais, la transition vers le casting de Fear the Walking Dead est du coup beaucoup trop facile. Ils se sont déplacés en masse, mais ça ne valait pas trop le coup aujourd’hui :

Dans le genre, j’ai préféré cette beaucoup plus courte vidéo qui nous tease un ship Troy/Nick, ça a suffi à me faire rire :

De toute évidence, ils aiment tous mettre leur main sur l’épaule d’un Frank Dillane qui a l’air totalement bourré sur l’ensemble des vidéos du jour. Je croyais que son personnage ne se droguait plus ?

 

Un autre casting à être venu en masse est celui de Shadowhunters. Ils ont réussi à se rendre encore moins intéressants que celui de FTWD en ayant la manie merveilleuse de tous parler crier en même temps tout en spoilant malgré tout ce qui sera je pense le cliffhanger de fin de saison. Merci, non merci, je n’ai pas dépassé la 4e minute de cette vidéo en 360p (et ouais, qualité médiocre jusque dans les interviews du Comic Con !) :

 

Et voilà, c’est tout pour moi pour aujourd’hui… enfin pour hier, parce que je vais publier cet article de bon matin demain !  Je vous souhaite donc une bonne journée et on se retrouve très vite (je vais essayer d’en publier un autre demain, mais j’ai un vendredi  et samedi chargés, alors ça attendra peut-être un peu plus).

EDIT : ou peut-être pas. La partie 2 de ce premier jour est dispo par ici !

Glow (S01)

Synopsis : Dans les années 80, une jeune actrice (Ruth) tentant désespérément de lancer sa carrière se rend à une audition dans un gymnase de Los Angeles. Elle va vite comprendre qu’il ne s’agit pas d’une audition comme les autres et se retrouver embarquée dans l’univers du catch.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Pour commencer, je dois avouer que si ce n’était pas pour Alison Brie, j’aurais probablement passé mon chemin sans même commencer cette nouveauté Netflix. J’avais encore en travers de la gorge l’annulation incompréhensible de Sense8, comme beaucoup trop de gens, parce que c’était avant le dernier rebondissement des deux épisodes conclusifs. Oui, mais voilà, je suis aussi un grand fan d’Alison Brie depuis que j’ai découvert Annie dans Community, du coup, je suis très curieux de voir ce que va donner cette série.

Pourtant, je commence à avoir un mauvais passif avec les nouveaux projets des stars de Community. Je n’ai pas aimé le pilot de Dr Ken, j’ai subi Atlanta sans accrocher, j’ai encore plus subi Love qui me laisse mitigé à chaque fois et les annulations de Powerless et The Great Indoors me laissent un peu frustré face à leur potentiel qui avait fini par se développer. Il n’y a que The Odd Couple qui semblait valoir le coup, mais je suis passé à côté. Bon, et pour finir le tour d’horizon, il y a bien Jim Rash qui fait quelques apparitions dans l’excellente Girlboss, mais il n’est pas vraiment central à l’histoire.

Bref, je m’éloigne beaucoup du sujet à parler autant de Community, mais au moins vous savez pourquoi je suis là. Je termine cette introduction en disant tout de même que je n’y connais pas grand-chose en catch (ça va me refaire mon vocabulaire !) et que les années 80, c’est un peu mon dada. Allez, c’est parti !

Note moyenne de la saison : 16,5/20

01.pngÉpisode 1 – Pilot – 16/20
Gorgeous Ladies Of Wrestling.

La première scène débute à merveille avec un féminisme très réussi au beau milieu des années 80 et un personnage principal dans la loose à la Netflix. Il faut que j’avoue que ça m’a tout de suite accroché, ce qui m’a laissé perplexe car je m’attendais vraiment à être sceptique devant cette série. Bon, il faut moins de cinq minutes pour que l’héroïne finisse nue, c’est dans les standards Netflix, mais pour une fois, ce n’est pas une scène de sexe (forcément, avec une célibataire endurcie, c’est compliqué) et ça paraît presque intégré de manière cohérente dans le scénario.

L’épisode était une bonne grosse introduction à la série. L’idée derrière Glow est franchement brillante et le scénario est parfaitement maîtrisé, avec un bon humour et un casting réussi. Je ne parle pas que de Ruth quand je dis ça, les personnages secondaires ont tous l’air bons. Franchement, je vois le potentiel pour la saison et pour la série sur du plus long terme. Je m’attendais tellement à être rebuté que je suis plus qu’heureux de la tournure des choses avec cette série. Bon, comme d’hab avec Netflix, je ne sais pas trop pourquoi il y a autant de sexe et il a fallu un personnage qui se drogue l’écran, mais à part ça, tout roule bien.

Nous assistons donc aux auditions de Ruth pour un show télévisuel sur le catch, mais à trop en faire (Annie style ?), elle se fait rapidement virer et enchaîne sur une bonne grosse journée de merde où elle se fait agresser par des enfants et secourir par sa meilleure amie… ce qui la fait culpabiliser en plus de tout, puisqu’elle couche avec son mari, Marc.

C’est ce qui mène au point d’orgue à la série : Debbie, la meilleure amie, vient confronter Ruth au beau milieu de son audition (enfin, elle s’est ramenée sur les lieux de l’audition sans y être conviée surtout) et les deux se battent sur le ring. Voilà, ça marque la fin du pilot. Il y avait quelques longueurs, mais dans l’ensemble, c’était un début de série vraiment plaisant, avec juste ce qu’il faut pour me faire revenir sur l’épisode 2.

02.pngÉpisode 2 – Slouch. Submit. – 15/20
It’s not about the lie, it’s about where the lie takes you.

Surtout qu’il ne faut pas attendre très longtemps pour revenir, comme nous sommes sur Netflix, la suite est immédiate. Ruth revient donc sur le ring et comprend que le directeur a adoré Debbie plus qu’elle, de même que ses nouvelles collègues. Magnifique. Debbie est donc une ancienne actrice de soap, c’est intéressant comme concept. Sam, le directeur, veut bien sûr revoir Debbie sur un ring et s’en donne les moyens. Il abandonne le gymnase pour se rendre chez elle.

On se croirait dans une série ou tout simplement à Los Angeles. Il souhaite donc embaucher Debbie comme star de son show. C’est improbable, mais il n’est pas compliqué de voir la même chose que lui en Debbie qui a beaucoup plus la carrure de star qu’Alison Brie.

L’épisode se concentre sur Cherry et c’est tant mieux : elle était de loin la plus clichée dans le pilot, donc c’est bien de lui donner plus de consistance. Il s’agit donc d’un ex de Sam et elle est géniale, de même que la fille de riche à qui elle s’attaque. Je commence déjà à avoir du mal à choisir mon personnage préféré. Bien sûr, c’était Ruth dans le premier épisode, mais là, il faut reconnaître que tous les personnages ont ce qu’il faut pour plaire.

L’histoire de la fausse-couche qui permet la conclusion de l’épisode ne m’a pas trop convaincu. En fait, j’ai l’impression que ça traîne un peu en longueur pour l’instant, je suis curieux de voir ce que ça va donner sur le long terme. En tout cas, j’aime beaucoup la tournure générale qui fait du Ruth la méchante quand on s’attendait à la voir être l’héroïne de la série et du show. C’est tout bête comme twist, mais ça surprend juste assez pour convaincre de rester encore plus longtemps. C’est le second épisode qui parvient à cela et ça m’en fait oublier les quelques longueurs (25 minutes suffiraient).

03.pngÉpisode 3 – The Wrath of Kuntar – 15/20
You mean stereotypes?

L’épisode s’intéresse un peu plus à la vie de Sam, le directeur de casting, et à la production de Glow. Il y a en effet tout un spectacle à monter, ce qui implique quelques pistes de scénarios catastrophiques. Le producteur, Sebastian (Bash), débarque au gymnase et je suis bien content de revoir une bouille connue que j’avais presque oublié tant ça faisait longtemps que je ne l’avais plus vu !

Donc, le scénario de Glow, c’est de la merde, et heureusement que la série n’est pas à point catastrophique. En même temps, je n’accroche que moyennement à l’idée de la fête hollywoodienne chez le producteur qui permet d’introduire la masse de drogue dans la série. Bref, du Netflix, comme toujours, ça ne serait pas une série de qualité sans ça. C’est fou comme je me répète d’une production à l’autre, je critique toujours les mêmes points, mais j’y reviens à chaque fois, c’est donc que ça fonctionne malgré tout.

Sam comprend que son scénario de ne plaît pas à Sebastian et il le prend mal, mais comme tout le monde adore Sebastian dans le casting, il est mal parti. Forcément, en même temps, Sebastian demande aux nanas d’essayer toutes les tenues qu’elles veulent. Pendant ce temps, Debbie se bourre la gueule avec le serviteur du producteur (gay vibes, anyone ?) et elle finit tellement mal qu’elle se fait renvoyer chez elle en taxi.

La confrontation Sebastian/Sam tourne mal, mais c’est sans compter sur Ruth qui trouve un moyen d’arranger les choses, bien sûr. Niveau écriture, ça ne se prend pas trop la tête, ça joue la carte de la simplicité tout du long, mais c’est fluide tout du long. J’accroche, j’ai envie de rester même quand j’ai des scènes qui m’ennuient et ça, franchement, c’est bien joué. La fin d’épisode, qui joue sur tous les clichés possibles autour du casting de la série, m’a bien fait rire (mais pas autant qu’elle n’aurait dû, je pense, hormis Vicki the Vikings). La dernière réplique constitue un excellent cliffhanger et ça m’embête, parce que j’ai fait une pause pour aller manger pile à ce moment-là, moi !

04.pngÉpisode 4 – The Dusty Spur – 16/20
Aw, stop hitting me with knowledge

Wow, bluffé dès l’introduction, je n’avais pas reconnu du tout l’actrice sans son maquillage et avec une couleur de cheveux différente. Je n’avais même pas compris qu’elle portait une perruque pour cacher qu’elle était blonde.

Les filles se voient forcées de déménager ensemble dans un motel pour améliorer leur méthode, leur jeu d’actrices et la technique de catch. C’est surtout une excellente manière pour les scénaristes de nous présenter les personnages sous un jour différent. Oh, pas Ruth bien sûr, mais la She-Wolf, Rhonda et Carmen y ont droit. C’est une excellente idée, surtout que ça permet de varier un peu du gymnase pour un temps. Comme en plus j’ai fait une pause dans le visionnage, ça m’a permis de rapidement retrouver mes marques avec tous ces personnages.

Carmen (Machu Picchu) est une de celle qui est le plus développée dans cet épisode, et c’est tant mieux, car il y a beaucoup derrière son personnage, à commencer par une famille beaucoup trop invasive. Son père refuse donc qu’elle fasse du catch, et il ne peut en être autrement, même quand Sebastian veut l’aider.

Cependant, la plus grande réussite de l’épisode est de rendre touchante Sheila et sa personnalité totalement délurée. Finalement, sa cohabitation forcée avec Ruth amène pas mal de bonnes choses et une sensibilité nouvelle à la série qui devient aussi une histoire d’acceptation de soi. Ce n’est pas si étonnant, vu le thème global de Glow, et ça fonctionne bien avec ce personnage. On passe de l’humour pur et dur à une version plus attendrissante, c’est bien pensé.

Debbie retrouve son mari chez elle et elle se sent un peu forcée de quitter sa maison. Elle finit donc à son tour au motel, où elle aperçoit Ruth sans pour autant la réveiller ou la faire tomber dans la piscine. On progresse entre ces deux-là aussi, du coup.

Enfin, Cherry ramène son mari, Keith, au motel et il s’incruste à la soirée vidéo des filles, qui cherchent l’inspiration pour leur personnage et découvrent un Sam célibataire enregistrant une interview pour trouver l’amour. C’était plus moyen comme scène.

J’aime beaucoup la série, mais elle part quand même dans tous les sens avec trois ou quatre intrigues en parallèle dans chaque épisode. C’est un peu compliqué pour la critique, mais ça reste cool à suivre. Sinon, je dois souligner la soundtrack dans cet épisode qui était tout bonnement excellente.

05.pngÉpisode 5 – Debbie Does Something – 17/20
Porn you can watch with your kids, finally!

Cherry grille Melanie (la fêtarde) en train de rompre le couvre-feu et ça se passe plutôt mal entre ces deux-là, comme deux épisodes plus tôt. La cohabitation à l’hôtel continue donc, Cherry regrette de ne pas avoir d’eau chaude, les deux meilleures amies enchaînent les blagues téléphoniques et Justine commande des pizzas pour voir le livreur dont elle est amoureuse… et avec qui elle finit grâce à l’aide imprévue d’Arthie, sa colocataire.

Au gymnase, Debbie remarque que Ruth et Carmen se donnent à fond et progressent à vitesse grand V alors qu’elle est complètement à la traîne. Elle entre donc en pleine déprime et abandonne son bébé à sa mère pour qu’elle s’en occupe pendant les répétitions. C’est une manière de voir les choses. Elle demande de l’aide à Carmen qui comprend qu’elle n’a jamais vu un seul match de catch dans sa vie.

Elles se rendent donc à un match, avec également Melanie qui n’en peut plus d’être coincée à l’hôtel. De manière prévisible, Debbie kiffe le match à partir du moment où elle comprend qu’il y a une histoire derrière les matchs, à la manière d’un soap opéra. Et quand en plus son nouveau catcheur préféré est un fan de soap, elle trouve totalement ce qu’elle cherchait dans le catch et qu’il lui manquait pour son travail… et pour sa libido, clairement.

L’épisode se termine sur Shelly qui l’oblige à s’entraîner et, cette fois, Debbie est à fond pour faire du catch son boulot !

Du côté du show, la promo commence avec la recherche de sponsors pour la diffusion. C’’est amusant et surtout, surtout, Ruth trouve enfin son personnage : la russe communiste anti-américaine. Cela fonctionne à merveille.

Rhonda est vexée et jalouse de voir une relation amicale se développer entre Sam et Ruth, pourtant cela améliore la qualité de la série d’avoir une vraie dynamique évolutive entre ces deux-là. Quant à Sam et Rhonda, ils couchent ensemble. Il ne se fait pas chier le Sam.

J’ai trouvé cet épisode mieux construit que les deux précédents et plus clair dans ses intentions, avec quelques intrigues de moins, ce qui fait du bien à la qualité globale !

06.pngÉpisode 6 – This Is One of Those Moments – 16/20
It’s never too early to be in character.

Sam réunit Ruth et Debbie dès l’aube pour leur faire avaler l’idée USA contre Russie. Bon, le côté accent russe est un peu lassant, même si bien trop drôle. Et puis Ruth qui se bat toute seule sur le ring, c’était à mourir de rire. Debbie refusant de faire le moindre effort envers Ruth (en même temps), Ruth se retrouve avec une journée de congé à tuer.

Elle décide de la passer avec Gregory, le russe qui tient le motel dans lequel les filles résident. Comme par hasard. Je suis sûr qu’il sera ravi en découvrant ce que fait Ruth de sa culture. Ruth se bourre la gueule à la vodka en sa compagnie alors que la fête à laquelle il l’amène est juste totalement perché puisque c’est la barmitsva d’un adolescent. Franchement, cette partie de l’intrigue n’était pas hyper passionnante, ce qui est un peu dommage puisque c’est toujours l’héroïne de la série.

Justine continue de flirter avec son livreur de pizza, mais les choses ne se passent pas si bien entre eux. L’épisode se concentre un peu sur elle et ce n’est définitivement pas sa journée : Rhonda lui avoue qu’elle couche avec Sam au détour d’une conversation. Dur d’apprendre ça de son idole, qu’elle confronte ensuite. Je l’aime de plus en plus cette petite Justine, clairement c’est la cadette du groupe et elle a beaucoup à apprendre !

Ce n’est pas non plus la journée de Debbie qui se retrouve à se battre contre Tamme/Welfare Queen sans y arriver, puis contre Arthie, puis contre SheWolf… le tout sans jamais arriver à trouver la parfaite concurrente alors que c’est la star du spectacle. Forcément, l’idée étant de la confronter à Ruth, ce n’est pas trop étonnant.

Complétement bourrée, Ruth débarque justement, jouant à la juive, mais Debbie est prête à l’accepter en tant que russe. Dès lors, les deux se retrouvent sur le ring et c’est parfaitement écrit/joué. Difficile de ne pas rire de ce cliché russes/américains et de la complicité retrouvée des deux meilleures amies. Ce que filme Sam est parfaitement parfait cette fois… mais Justine débarque la nuit suivante et vole la caméra. Reste à savoir ce que ça donnera ensuite. C’était un bon épisode, malgré quelques longueurs du côté de Ruth. J’ai beaucoup aimé voir le show prendre forme dans cet épisode.

07.pngÉpisode 7 – Live Studio Audience – 17/20
They spelled your name wrong.

Hop, c’est le grand début de Glow qui arrive avec les filles qui en font la promo dans la rue. C’est presqu’aussi excitant pour elles que pour les téléspectateurs, même si je pense qu’il faudra attendre la fin de saison pour être face au match promis depuis un moment.

Sherry et Tamme se retrouvent à devoir se battre contre les deux vieilles et ça ne leur plaît pas, côté vision et message que ça fait passer.

Pendant ce temps, Debbie trouve ses capacités totalement ridicules, ce qui ne lui convient bien sûr pas du tout. Par conséquent, elle propose à Ruth de s’entraîner beaucoup plus que ce qu’elles ont fait jusqu’à présent. Elles se servent des frères de Carmen pour cela. C’est sûrement là la meilleure trouvaille de la série, franchement. Bien sûr, il y a quelques longueurs dans leur entraînement, mais il est absolument génial de les voir s’entraîner sur les combats. En plus, on sent que les actrices se donnent autant à fond que leur personnage. Le tournage est sacrément physique, c’est tout à fait surprenant je trouve de voir autant les efforts des actrices. Je veux dire, on sent bien qu’il n’y a pas que des cascadeurs pour faire leur job et c’est tout à fait génial à voir.

Du côté de la caméra volée, Sam affirme qu’il virera celle qui a fait le coup, donc Justine la planque dans le casier de Rhonda. C’est une sous-intrigue franchement pas passionnante. Je pense que c’est un peu voulu quand même. Le but est probablement de faire monter la tension tout au long de l’épisode pour le premier match devant public.

Et effectivement, le côté moins intéressant de cette intrigue précède la première soirée publique pour Glow… Qui fonctionne bien sûr tellement mal, pour les premiers matchs. Cependant, Sherry et Tamme sont bien plus malines que prévu et décident de s’en prendre au Ku Klux Klan. C’est juste absolument génial comme idée de base pour un premier spectacle et ça précède donc l’excellent USA/Russia. J’ai adoré cette seconde partie d’épisode, forcément, il faudrait être compliqué. Tous les personnages ont leur instant de gloire même si on sent bien que personne ne sait ce qu’il fait, de la crise d’angoisse de Carmen à Sebastian qui se voit couper les vivres par sa mère.

Quant à Debbie, alors qu’elle est à son apogée et prête à gagner son premier match, son mari débarque et décide de lui balancer les papiers du divorce à la face. Tellement sympathique son mec. Bref, la série jongle assez bien entre ses différentes intrigues et surtout entre les vies privées et publiques de ses personnages. La toute fin voit Rhonda entamer son rap totalement stupide, mais une fois repris par l’ensemble des Glow, ça a tout de suite une autre tronche !

Vite, la suite !!

08.pngÉpisode 8 – Maybe It’s All The Disco – 17/20
Oh come on, who gives a shit?

Difficile de ne pas enchaîner les épisodes, malheureusement il a bien fallu que je mange. Alors que Debbie galère avec son divorce puisque Mark ne veut plus divorcer, il est assez vite évident que Ruth a un autre problème quand toutes les filles parlent de leurs règles. C’est marrant comme toutes les séries font le coup en abordant les règles. Oh, elle retarde comme elle peut en allant visiter un studio avec Sam, mais elle se retrouve à faire un test de grossesse.

Et oh mon dieu, que les tests de l’époque sont une torture pire encore que ceux d’aujourd’hui. Déjà parce qu’il faut comprendre comment ils fonctionnent, mais ensuite parce que le temps d’attente semble être quelque chose de fou, tout simplement. Pauvre Ruth.

C’est également l’anniversaire de Sheila dans cet épisode. Bien sûr, elle n’a pas spécialement envie de le fêter, mais comme les filles font tout pour qu’elle le fête, et particulièrement Jenny (oh, ça y est, elle a un rôle elle, il était temps), ce n’est pas comme si elle avait le choix. Les filles se rendent donc dans une discothèque/piste de rollers, ce qui était marrant à souhait. Les voir faire la fête comme ça, ce n’est pas rien et ça fait plaisir. Elles sont enfin une bande d’amies. Pendant ce temps, Bash disparaît, n’ayant plus d’argent à donner à Glow. Forcément. Cela ne rassure pas trop Carmen, qui finit par gaffer auprès de Sherry pendant l’anniversaire de Sheila.

Ruth prend la décision d’avorter et appelle Sam à l’aide sur ce coup-là. Leur relation qui se développe depuis quelques épisodes est en train de devenir l’une des plus mignonnes de la télévision, aussi stupide que cela puisse paraître. Je ne sais pas, je trouve leur amitié vraiment touchante, et je doute que cela en reste là, surtout maintenant que Sam s’est fait larguer par Rhonda.

Ruth se retrouve donc en clinique à avorter et la série n’est pas très timide sur cette intrigue. C’était tellement triste à voir, je trouve que ça remue bien. Le choix est évident pour Ruth, mais ça ne l’empêche pas d’être crève-cœur. Je ne m’attendais pas à ce genre d’intrigue en lançant cette série la première fois et, à vrai dire, avant cet épisode non plus. En parallèle de cet avortement, Debbie et Mark semblent se réconcilier. C’était tout aussi inattendu (bon, non, un peu moins quand même).

Cet épisode s’éloigne un peu de Glow, finalement, s’attardant sur la vie personnelle de chacune, mais ça fonctionne à merveille.

09.pngÉpisode 9 – The Liberal Chokehold – 16/20
He’s not poor, he’s broke. There’s a difference.

L’actualité dans le monde prend le dessus au début de cet épisode, avec une prise d’otage qui fait parler un peu tout le monde.

Debbie continue de gérer son couple et son bébé comme elle peut.

Bash réapparaît après deux semaines de disparition et il est clairement dans le pire des états. Il avoue à Sam qu’il n’a plus d’argent. Persuadé que le show est fichu, Sam l’annonce aux filles qui font tout ce qu’elles peuvent pour récolter de l’argent. Au moins les choses sont claires dès le départ.

Bash fait également ce qu’il peut pour obtenir l’argent de sa mère, mais ça ne marche pas si bien que ça. Il revient donc bredouille auprès des filles, puis les invite/incruste à la soirée de sa mère servant à récolter de l’argent contre la drogue en Afrique. Oh, je ne sais pas si c’est un détournement d’argent très sympathique, mais en même temps, Sam n’a aucun mal à se droguer au beau milieu de la fête après avoir appris qu’il n’a de toute façon plus de décor pour tourner. Bon, il apprend aussi que son film existe déjà : c’est Retour vers le futur.

Pendant la soirée, Ruth et Debbie recommence à sympathiser. Du moins, Debbie le fait et se retrouve en larmes, à pleurer l’absence de sa meilleure amie. Oh. C’était peu cool à voir, tant on s’accroche vite à ces personnages. Bien sûr, Ruth se sert de tout ça pour convaincre les gens de donner de l’argent à sa cause, et ça fonctionne à merveille. La mère de Bash refuse bien sûr ces virements, mais leur offre à tous un lieu pour tourner.

Histoire d’enfoncer encore un peu plus Sam, Justine lui révèle qu’elle est sa fille… quelques secondes trop tard, car il vient de tenter de l’embrasser. Oh, je vous jure, difficile de ne pas adorer Justine. Après coup, ça me paraît un peu prévisible, mais franchement, je trouve qu’ils ont très bien géré cette révélation et je dois dire que je ne m’y attendais pas du tout. Cela fait une fin d’épisode qui me laisse un peu sceptique pour l’épisode final.

Surtout que, contre toute attente, Sherry se voit également offrir une audition (par la même agent que Ruth !).

C’était un bon épisode, mais on s’éloignait tellement du catch que je trouve qu’il lui manquait vraiment quelque chose. Clairement, j’espère désormais une seconde saison car la dernière demi-heure ne pourra pas être suffisante pour tout conclure.

10.pngÉpisode 10 – Money’s in the Chase – 19/20
Well, listen, kid… It can only get better from here. I think. I hope.

C’est parti pour le dernier épisode, déjà, et il commence fort avec les filles qui préparent le spectacle télévisuel du soir même. Seulement, il y a tout un tas de vies personnelles à gérer et deux heures de galère, surtout, compressées en trente minutes. Pour le meilleur et pour le pire, parce que ça manque d’un peu de crédibilité par moment.

Sam avoue à Ruth la vérité à propos de Justine, et celle-ci lui conseille d’aller lui parler tout de suite, ce qu’il fait. Elle est de retour chez son livreur de pizza, alors même qu’on en était resté sur les deux un peu en froid. Bon allez, pourquoi pas. La scène entre Sam et Justine est plus drôle qu’autre chose, avec la mère du livreur qui entend tout ce qu’elle ne veut probablement pas entendre de sa nouvelle belle-fille. Cela dit, les deux sont aussi touchants quand Justine se ramène finalement au spectacle après avoir fait faux bond à tout le monde.

Pendant ce temps, Cherry décroche son rôle dans son autre série, malheureusement pour elle. En effet, cela la met face à un dilemme car elle doit choisir entre les deux. Nous ne saurons pas sa décision finale, même si son mari souhaite clairement qu’elle arrête le catch. Pas évident après tant d’entraînement d’abandonner son rôle de catcheuse.

De son côté, Debbie prend une décision absolument incompréhensible : elle décide de retourner auprès de Mark et abandonne donc le show à deux heures de le tourner. Normal… Cela ne fonctionne pas du tout par rapport à l’épisode précédent où elle adorait le catch. Certes, ils nous l’expliquent plus ou moins dans sa scène avec Sam, mais pendant tout l’épisode, je savais très bien qu’elle finirait sur le ring. Que la série choisisse de ne pas nous dire que c’est un plan de Ruth et Debbie depuis le départ, c’est étrange, surtout qu’on ne sait pas bien pourquoi elles le cachent aux autres filles.

Debbie s’affirme donc face à son mari en tant que Liberty Bell, et c’est plutôt très cool à voir. Dans le genre affirmation, nous voyons aussi Carmen réussir à surmonter sa peur du public lorsqu’elle aperçoit son père dans les gradins. C’est un peu bidon et prévisible, mais c’est touchant. Affirmation, enfin, quand les filles décident d’aller payer les spectateurs du cinéma d’en face pour venir assister au combat et faire de celui-ci un véritable carton pour la caméra.

J’en arrive à parler du spectacle en lui-même, qui est géré d’une main de maître par Ruth qui explique au caméraman qu’il faut bouger. Sam crise en voyant qu’ils sont deux à filmer et qu’ils sont dans le champ l’un de l’autre… mais c’est ce qui participe finalement à la folie de Glow, le vrai show dont est inspiré la série. Le mouvement donne toute sa logique et sa puissance au spectacle.

Le spectacle, justement, qui est une vraie réussite dans la manière dont il est monté et commenté par un Bash survolté. Comme en plus on est attaché aux personnages, c’est vraiment cool de réussir à suivre tout ça et de voir les combats, enfin. On se rend bien compte de l’évolution de ces filles paumées dix épisodes avant qui sont maintenant capables de vendre des combats de fou. En plus, ça donne presque envie d’aller vraiment regarder du catch.

La toute fin du show voit donc Liberty Bell surgir du public et gagner son match contre la méchante soviétique Ruth (qui a elle-même gagné contre « la chinoise », voilà les clichés). Seulement, Sam a d’autres idées, et il envoie Tamme récupérer la couronne remise à Debbie. Le reste du spectacle Glow consistera donc à récupérer la couronne de cette privilégiée. Et ouais, c’est clairement moins prévisible que la victoire américaine, Sam a raison.

Quant à la toute fin… Ruth et Debbie se retrouvent complices, mais quand même pas assez pour aller prendre un verre, ce qui semble briser quelque chose en Ruth. Aaah. Sans ça, la saison pourrait se suffire à elle-même, mais là, ça donne vraiment envie d’une suite et j’espère que Netflix n’ira pas l’annuler parce qu’il y a clairement du boulot et de la préparation de la part du casting, l’investissement y est !

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EN BREF – Il n’y a pas à dire, Glow a été une vraie bonne surprise alors que je la commençais de manière très, très sceptique et uniquement pour Alison Brie. Franchement, le synopsis ne me disait trop rien et me faisait vraiment sortir de ma zone de confort : inspirée d’une histoire vraie et pseudo-historique (années 80) dans l’univers du catch ? Franchement, tout ce qu’il faut pour me faire fuir.

Ouais, mais il y avait aussi une vibe féministe qui n’était pas pour me déplaire, fortement mise en avant dans la bande-annonce initiale et que l’on retrouve bien dans la série. Difficile de ne pas craquer pour tous ces profils différents, mais aussi pour Sam (j’ai commencé par le détester, mais en fait, il transcende les deux derniers épisodes) et Bash (idem, avec une haine moins forte au début). Quant au scénario du spectacle, je vous jure, j’étais à fond alors que je trouvais un peu prévisible l’arrivée de Liberty Bell.

Vraiment, la série a réussi à susciter mon intérêt précisément parce que c’était en-dehors de mes petites habitudes tout en restant parfaitement calibrée Netflix. Quelques scènes resteront marquantes pour moi : du premier clash entre Debbie et Ruth au montage musical de leur entraînement en passant par l’avortement de Ruth ou les scènes très touchantes sur la personnalité de Sheila.

Voilà, il n’y a pas à dire, j’espère très fortement une saison 2, car il y a tout ce qu’il faut pour en faire une niveau intrigue et une fin tout de même un peu ouverte, même si, oui, nous avons une histoire complète jusqu’à la diffusion du tout premier épisode.

Pas de nouvelle de la part de Netflix, mais après l’annulation de Girlboss, je suis un peu inquiet, j’avoue… surtout parce que j’ai commencé les deux séries en étant très sceptique et je les ai adorées. Alors forcément, je n’ai pas envie que ça s’arrête en si bon chemin ! En plus, le travail et la préparation physique d’Alison Brie pour ce rôle sont bluffant, franchement, elle n’a plus rien d’Annie de Community, ça m’a impressionné de la voir comme ça, elle est parfois méconnaissable !

Bon, et puis, j’avoue, ça m’a rendu encore plus curieux sur l’univers du catch dont Ludo m’a déjà parlé plus d’une fois. Il m’a même filé des DVDs de catch en mars quand je l’ai vu et peut-être que je vais finir par y jeter un œil, allez savoir.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

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Dear White People (S01)

Synopsis : Samantha White en a marre de son campus où le racisme est, comme partout ailleurs, beaucoup trop présent pour elle.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Pour commencer, cela fait un moment que je voulais tenter cette série Netflix, mais je n’étais pas là le week-end où ils l’ont lancé et comme ils ont eu la bonne idée d’enchaîner les sorties chaque semaine depuis mars, c’est un peu dur de garder le rythme. Enfin bon, je ne vais pas m’attarder sur Netflix trop longtemps après l’annulation de Sense8 qui m’a beaucoup trop énervé.

Pour en revenir à Dear White People, il était dur de passer à côté d’une série annoncée comme un évènement. À de multiples reprises, la série a été au cœur de polémiques, étant principalement accusé d’un racisme qu’elle ne cautionne pourtant vraiment pas. Au contraire, l’approche est extrêmement intéressante, proposant plusieurs points de vue (contrairement à ce que je pensais à l’origine) et sans apporter forcément une réponse concrète. Disons que je l’ai trouvée bien fichue de ce point de vue-là, où elle apporte une éclaircie sur des questions trop souvent taboue.

Sans aller jusqu’à dire que la série propose une solution de vivre ensemble, car ce serait mentir, j’ai aimé que cette saison embrasse des problèmes quotidiens en proposant une explication de plusieurs points de vue. Reste désormais à savoir s’il y aura une saison 2.

Note moyenne de la saison : 15,5/20

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Capture d'écran 2017-06-02 12.20.50.pngChapter I – 15/20
What CW show are we in?

Le ton de la série est dès le début très différent de ce que j’en attendais. En effet, l’ambiance initiale n’est pas sans me rappeler les Orphelins Baudelaire, avec un narrateur tout ce qu’il y a de plus classique qui apporte un certain humour. Pourtant, je ne me fais pas leurrer pour autant : nous sommes sur Netflix, ses comédies sont rarement purement comiques, surtout quand je sais d’avance que le sujet de fond est le racisme. C’est plus que sérieux pour se permettre de rater des questions avec de l’humour.

Le premier épisode nous introduit donc le personnage de Samantha White, la bien nommée, qui détient sa propre émission de radio sur le campus de Winchester. Son émission ? Dear White People, évidemment. Et ça fait polémique, au point de lancer une soirée « Dear Black People » pour Halloween, où les blancs se déguisent en noir avec des blackfaces. Oh. Cela commence donc fort en polémique.

Toutefois, ma plus grosse surprise ne vient bien sûr pas de cette soirée mais du personnage de Gabe, le copain de Sam. Celui-ci est blanc, ce qui me paraît être une excellente chose pour désamorcer l’inévitable vague de « mais c’est une série raciste, l’héroïne déteste les blancs ». C’est triste d’en arriver là, mais il est un peu évident que ça aurait été la critique la plus récurrente. Ma surprise, c’est donc que Sam subit une pression incroyable à cause de son copain blanc. Nous ne sommes pas loin d’assister à du « slut shaming » pour son choix d’un blanc comme amoureux, et ça en dit long sur la neutralité de la série, je trouve.

Loin de se contenter d’une réflexion primaire pour nous dire que « bouh les blancs sont méchants et racistes », la série s’aventure sur un terrain plus glissant avec des problématiques plus larges. La réflexion en devient presque dérangeante, dénonçant finalement des situations problématiques des deux côtés. Cela permet aussi de conforter le choix de l’actrice principale : Sam est amoureuse de Gabe et ça se voit dans le jeu de l’actrice.

Dans les choses que j’ai moins aimé, je dois dire que je ne vois pas bien l’intérêt des « cadres » qui apparaissent fréquemment pour nous situer l’endroit où se déroule la scène. J’ai détesté la réaction des amis de Sam par rapport à Gabe, mais je pense qu’il était important de nous montrer le rejet de Gabe pour en arriver à l’excellente tirade finale de Sam.

Oh, et bien sûr, du côté de ce que j’ai adoré, il y a cette parodie de Scandal. J’en avais entendu parler sur Twitter, mais je ne m’attendais pas à ça. Il n’y a aucun doute possible vis-à-vis de la série parodiée et c’est extrêmement bien joué de la part des scénaristes. C’est vraiment drôle, peut-être la partie la plus sympathique de l’épisode de ce côté-là.

Cela dit, c’est étrange : cet épisode semble avoir déjà bien fait le tour de la question et je ne sais pas trop s’il y a matière à toute une série avec ces personnages. Je ressors du visionnage avec l’impression d’une histoire complète et pas forcément l’envie d’une suite. Cela tombe bien : mon RER est quasiment arrivé à Paris. La série est sympathique, pas plus drôle que ça et aborde des sujets complexes d’une jolie façon. C’est meilleur qu’Atlanta de ce point de vue-là, mais bon, je ne suis pas non plus impatient de continuer.

Capture d'écran 2017-06-02 12.21.39.pngChapter II – 18/20
Trust me, find your label.

Trois jours plus tard, je me relance dans la série, sur le chemin du retour cette fois, après un long week-end.

Je pense que ma note suffit à faire comprendre que j’ai adoré cet épisode qui m’a énormément surpris, notamment du côté de la forme. Je pensais vraiment que la série continuerait de suivre Sam, et en fait non. Cet épisode se concentre sur Lionel, le journaliste geek et plutôt cool déjà introduit dans le premier épisode. Je ne m’y attendais pas et, rien que ça, ça m’a remotivé pour le reste de la série. J’aime bien Sam, mais je doutais vraiment qu’elle ait les épaules (et la matière) pour dix épisodes.

L’autre bonne surprise sur le point formel est la chronologie de la série. Cet épisode revient en arrière et nous montre le point de vue de Lionel sur les mêmes événements. Cela sera peut-être long s’ils passent dix épisodes à faire ça, mais pour ce second volet, ça fonctionne très bien.

Bon, pour en revenir à l’épisode, il s’éloigne un peu de la thématique du racisme pour explorer celui de la sexualité et de l’affirmation de son homosexualité. En effet, Lionel est totalement paumé de ce côté-là : il fantasme assez clairement sur son colocataire, Troy, mais ne s’affirme pas comme homo pour autant. En fait, il refuse tout étiquette, contrairement à ce que lui conseille son supérieur au journal, Silvio.

Clairement, j’ai trouvé les dynamiques entre les personnages parfaitement écrites. Lionel paraît vraiment réaliste, et pourtant, ce n’est pas un personnage facile à écrire. C’est en tout cas un personnage qu’on voit rarement évoqué à la télévision, timide mais journaliste, dans le placard mais avec une opinion ferme, et avec un double combat d’affirmation (sa sexualité + sa couleur de peau).

C’est du coup un personnage complexe avec lesquels les scénaristes s’amusent, notamment lors de la fête à laquelle Silvio l’a invité. Lionel vit une succession de moments gênants qui sont assez drôles (les urinoirs, le téléphone oublié) et permettent de dédramatiser un peu sa situation. Par ailleurs, Silvio a beau avoir semblé le draguer un peu, il lui pose finalement un lapin, et ce n’est pas plus mal car je n’ai pas eu l’impression que Lionel était plus attiré que ça.

Bon, cet épisode y va en revanche un peu trop fort sur les scènes sexuelles, avec un bon gros plan sur un sexe féminin. Je retiens que quand Rhomin dit que ça va pour le train, sauf une scène ou deux, ça veut dire que ça ne va pas pour le train. M’enfin, la rame de RER était vide heureusement, c’est l’avantage du dimanche matin. Et puis, surtout, j’ai trouvé que ce plan n’était pas inutile du tout, me rappelant un peu le zoom sur un pénis dans la saison 2 de The Affair. La réaction de Lionel est en effet excellente, elle montre bien sa curiosité sans excitation, affirme son homosexualité dans sa gêne et lui-même finit par l’affirmer sans problème grâce à presque plan à 3 avec Conner et Becca.

J’ai trouvé ça parfaitement géré, jusque dans la manière dont il casse le plan à trois. Fort de cette première affirmation, il va prévenir Sam qu’il a un scoop sur elle et ça paraît tellement plus logique que dans le premier épisode d’avoir ce point de vue. Cet épisode réussit parfaitement à expliquer le personnage sans y aller lourdement pour autant et en jouant beaucoup avec l’implicite. J’ai adoré.

La dernière scène voit Lionel faire son coming-out, à deux reprises, à son colocataire. A priori, Troy devrait faire l’objet du prochain épisode du coup, mais j’ai adoré sa réaction, qui est de continuer à lui couper les cheveux comme si de rien n’était. Vu le personnage, je m’attendais à un rejet violent, alors que là, nous sommes juste dans une amitié bien écrite.

Capture d'écran 2017-06-02 12.24.52.pngChapter III – 14/20
Troy became the man of the moment.

Bof, cet épisode m’a moins convaincu, mais il était dur de passer juste après l’excellence du chapitre sur Lionel. Sans surprise et en toute logique, les scénaristes se concentrent sur Troy, avec un épisode plus court, car il y a évidemment moins à dire. C’est donc une bonne chose qu’ils n’étirent pas inutilement cet épisode.

La chronologie dépasse le cadre du premier épisode et c’est une bonne chose. Je pensais qu’on aurait encore un ou deux épisodes sur la même période de temps, mais finalement c’est plutôt positif d’avancer, surtout que je ne sais pas s’il y avait grand-chose à dire sur Troy.

Troy est donc le fils du doyen et après la coupe de cheveux de Lionel, il voit Sam se faire engueuler par son père. Lui-même n’est pas exactement en bon terme avec Sam : ils voient la lutte contre le racisme de manière bien différente. Sam est clairement dans l’opposition au système, de manière violente s’il le faut (d’où son lancement de l’invitation pour « Dear Black People »), alors que Troy cherche à se faire élire à la tête des étudiants de Winchester.

Bon, c’est une intrigue sympa mais ce n’est pas franchement passionnant. Il se présente, veut être élu, mais il vote malgré tout pour quelqu’un d’autre. On apprend également qu’il a une copine et une maîtresse, cette dernière étant une prof. Pas de bol pour lui, Kurt, qui dirige Pastiche lui fait donc du chantage par rapport à ça. Cela sert de cliffhanger, atténuant énormément la mort de Thane Lockwood, un étudiant américain tout ce qu’il y a de plus cliché.

L’épisode ne m’a vraiment pas enthousiasmé plus que ça, ou alors c’était la fatigue, mais ça m’a déçu après le chapitre sur Lionel.

04.pngChapter IV – 14/20
This bitch autotuned me?

Je n’ai repris que quelques jours pour plus tard, en soirée, pour tout voir d’un coup et finir la saison d’une traite. Oui, je suis comme ça. Cet épisode débute par nous faire croire qu’il va se concentrer sur Thane, un blanc complétement crétin stéréotype de tous les films et séries américains, qui vient donc de mourir à la fin de l’épisode 3 (je ne sais pas si j’assume, mais j’avais oublié la fin du troisième épisode).

Au lieu de ça, le scénario s’intéresse plutôt à Coco qui est l’exact opposé de Sam… alors qu’elles étaient pourtant amies deux ans plus tôt. Et effectivement, le délire de « Dear White People » était à l’origine entre elles dans leur chambre. L’épisode se concentre donc sur cette amitié après une moquerie de Sam dans son émission.

Pourquoi pas, mais c’est un peu étrange d’avoir un épisode qui se passe autant dans le passé. C’est sûr que la série ne pouvait passer dix épisodes sur la même journée, mais tant qu’à faire, j’aurais préféré qu’on continue d’avancer dans la chronologie comme dans l’épisode autour de Troy.

Troy, justement, qui drague Coco dès le départ avant de changer d’avis pour draguer Karen. Coco se sent tellement rejetée qu’elle finit par s’enfoncer dans une drôle de spirale où elle s’éloigne de plus en plus de Sam (enfin pas tout de suite, il faut d’abord qu’elles se droguent ensemble, quand même, on est sur Netflix, donc tous les personnages cools doivent se droguer – vive Lionel).

C’est assez triste de suivre l’histoire de Coco qui se fait rejeter par tout le monde malgré ses efforts d’intégration. Elle a bien sûr rejeté Sam à la première occasion, avant de comprendre que sa sororité ne lui apportait rien de bon non plus. Ensuite, il lui restait à voir Sam s’affirmer et devenir plus populaire qu’elle. Franchement, comment ne pas avoir de la peine ?

Peut-être en revenant dans le présent où Coco est devenue la fille populaire de base qui prend sa revanche sur Karen en ne la laissant pas rentrer dans une soirée. Elle accepte le chalumet de la paix offert par Sam, le fumant alors que Troy s’occupe d’elle.

Cet épisode était intéressant, mais je regrette un peu qu’il passe autant de temps sur le rejet de Coco sans pour autant nous expliquer comment elle s’est finalement intégrée sur le campus. Bref, il manque quelque chose pour qu’il soit exceptionnel. C’est un bon épisode, ni plus, ni moins. On nous tease malgré tout la mort de Thane, sans nous dire exactement ce qu’il s’est passé, donc tout n’est peut-être pas perdu. Au choix, la série se concentrera là-dessus ou l’ignorera totalement. Si elle l’ignore, ça peut mener à des choses intéressantes et montrer à quel point ces deux mondes sont opposés.

05Chapter V – 17/20
I like you but fuck you.

L’épisode se centre sur le meilleur ami de Sam, Reggie, qui lance carrément une application type Tinder pour que les étudiants se notent entre eux afin de savoir qui est « réveillé » sur les problèmes raciaux de l’université. Wow. Faut quand même y songer !

Bon, certes, on nous le présente comme le meilleur ami de Sam, mais il est clairement à fond sur elle, à la stalker et la critiquer dans son dos avec Jo, qui est censée être la meilleure amie de Sam. Voilà qui est fait.

Il est un peu dur de se sentir proches de ces persos qui s’autoexcluent du campus par leur attitude et utilisent Lionel pour ne pas attendre au cinéma, sans compter son altercation avec Gabe dans le premier épisode. C’est un peu moyen quoi. Il y a de bonnes critiques sur le cinéma et j’ai aimé l’introduction de l’asiatique (arf, je n’ai pas retenu son nom) qui squatte le groupe comme si de rien n’était. Clairement, la série prend le choix de montrer la rupture existant sur le campus entre blancs et noirs, se servant de Thane comme catalyseur. C’est une excellente chose, mais j’aimerais que ce soit un peu plus mis en avant.

De même, j’ai adoré voir le début de relation entre Jo et Reggie, même si je trouve ça absolument triste de le voir se « contenter » d’elle à défaut de pouvoir avoir Sam. J’exagère à peine, vu le jeu des acteurs.

Cet épisode est absolument dingue, parce qu’il voit Reggie s’embrouiller avec un de ses amis blancs (présenté comme tel quand même) pendant une soirée. Les choses dégénèrent extrêmement vite, au point d’avoir un gardien qui lui demande à lui (et pas à l’autre, blanc, donc) de montrer sa carte d’étudiant. Devant son refus d’obtempérer, le garde sort carrément un flingue. OK, ça refroidit l’ambiance.

L’escalade paraît un chouilla trop rapide, franchement, mais en même temps, quand on lit les infos sur ce genre d’histoire, l’escalade est toujours beaucoup trop rapide. Cela me laisse perplexe, mais c’est clairement un « woke moment » pour tout le monde à la soirée… Et ça tombe bien, car on voit justement tout le monde : Lionel, Coco, Troy, Sam, Gabe, Jo, Reggie. Tout le monde a le droit de stresser avec le téléspectateur, car oui, c’est conçu comme un moment d’éveil pour le téléspectateur aussi. Cela peut partir en vrille beaucoup trop vite et « dear white people », c’est le quotidien pour les personnes noires d’avoir cette peur d’un moment qui dérape. C’était déjà évoqué dans l’épisode précédent de manière futile à la télé, histoire que tout le monde l’ait bien en tête devant cet épisode. C’est donc bien joué et surtout bien écrit de la part des scénaristes.

Et pour la première fois, je me demande où l’on va avec cette série qui à force de nous montrer la haine s’enraciner à Winchester pourrait très bien déraper sur son final. Le regard de Kurt et de l’ami de Reggie en dit long, entre pouvoir et peur.

06.pngChapter VI – 16/20
Who cares if you’re woke or not… if you’re dead?

Sam vient rendre visite à Reggie après les événements traumatiques de la veille, mais il ne lui ouvre pas. Hop, on repart sur Sam dans cet épisode, mais après ça, tous les étudiants sont enfin unis. C’est dingue qu’il faille ce genre de choses pour unir les gens, mais c’est tout à fait réaliste, malheureusement.

Côté formel, je ne m’attendais pas à revenir si vite au personnage de Sam, car beaucoup de personnages secondaires n’ont pas eu droit à leur épisode (j’aurais notamment aimé en avoir un sur Jo par exemple). Cela dit, nous sommes au milieu de la saison, donc pourquoi pas.

Bien sûr, Coco est parfaitement touchante à évoquer son passé difficile, Kurt est le parfait idiot à vouloir bosser avec Sam seulement maintenant (mais en même temps, Sam étant Sam, elle refuse de mettre son orgueil de côté) et Reggie passe l’épisode à tenter de digérer ce qu’il s’est passé. Seulement, ce n’est pas si simple, avec tout le monde qui politise immédiatement la cause. J’ai d’ailleurs adoré l’amie de Gabe en psycho, l’explication est simple et efficace.

Oh, oui, Gabe présente ses amis à Sam dans cet épisode, parce que malgré tout, il semble que la vie continue. C’est bien joué de la part des scénaristes de construire cette relation et de l’approfondir de cette manière, tout en développant en parallèle une vraie relation entre Sam et… Reggie.

Et oui, Sam parvient finalement à récupérer Reggie et savoir ce qu’il pense lors d’une soirée à micro ouvert où il se lance dans un rap particulièrement poignant. Clairement, l’épisode a beau être sur Sam, c’est lui qui le vole. Leur relation est au cœur de l’intrigue, mais Sam est juste tellement politisée avec son plan d’organiser une manifestation qu’elle passe à côté de ses vrais sentiments.

Celui-ci est donc forcé de lui déclarer sa flamme d’une bien jolie manière et, alors qu’elle s’apprête à craquer, il la rejette finalement une dernière fois, avant de lui proposer implicitement de rentrer dans sa chambre. Ce n’est toujours pas fini : Gabe appelle Sam, qui rejette l’appel et semble bien hésitante. Boum, on s’arrête là et c’est un cliffhanger hyper frustrant.

Ce sixième chapitre parvient à rendre Reggie beaucoup plus sympathique et humain qu’il ne l’était dans les premiers épisodes où il passait vraiment pour une caricature. Sa déclaration à Sam est magnifique, mais je ne peux m’empêcher d’être vraiment déçu de la tournure des événements, parce que Sam/Gabe proposait quelque chose d’intéressant (et que j’ai peur de voir la série mal tournée avec un Gabe qui péterait un câble).

07.pngChapter VII – 15/20
I love… you. Fuck! I love you.

Oh, un épisode sur Gabe ? Je m’attendais à reprendre le même ordre qu’en début de saison avec Lionel (surtout qu’on l’a peu vu dans le chapitre 6 et que Sam lui confie une mission importante). Bien sûr, il y a vraiment de quoi faire avec Gabe qui, comme prévu, se sent un peu trop victime parmi le groupe d’amis de Sam. Il passe une bonne partie de l’épisode à complétement psychoter sur la relation entre Sam et Reggie.

Sam envoie finalement Gabe travailler avec Joelle. C’est une idée bizarre sur le papier, mais ça fonctionne à merveille de voir ces deux-là sympathiser en contactant les dirigeants des groupes de minorité pour protester lors d’un forum sur les problèmes racistes de l’université (j’imagine qu’on tient là le final de la saison).

À sympathiser autant, Gabe finit par apprendre que Jo en pince pour Reggie et que Reggie est à fond sur Sam. Fort de cette nouvelle confiance entre eux deux, Gabe avoue aussi à Jo que c’est lui qui a appelé les flics. Oh, ça craint.

Avec autant de problèmes, les choses finissent par éclater entre Gabe et Sam… qui se disent « je t’aime ». Humph, toujours rien de concret sur le cliffhanger de l’épisode précédent, c’est vraiment frustrant. Il semble assez clair que les deux ont beaucoup trop de secrets entre eux pour que ça fonctionne.

Et en effet, dès le lendemain matin, Sam découvre un message de Lionel qui lui permet d’apprendre que Gabe est celui qui a appelé les flics. Elle se barre malgré ses excuses, et Gabe passe le reste de l’épisode à la chercher. Il aurait peut-être mieux fait de ne pas la trouver : elle est dans le hall avec le reste du casting qui a découvert que Gabe a appelé les flics.

Et sans grande surprise, il semblerait que Sam et Reggie soient maintenant en couple et que tout ce que Gabe peut avoir à dire pour sa défense ne mène à rien.

Je suis vraiment à fond dans cette histoire, mais je trouve que ça aligne quand même quelques facilités un peu dérangeantes par moment. En tout cas, niveau écriture, il n’y a pas à dire, la saison se tient et reste palpitante de bout en bout, même si les craintes de Gabe matérialisées en parodie m’ont laissé de marbre. Je ne sais pas, je pense qu’elles étaient là pour faire rire, mais ça n’a pas fonctionné.

Difficile de ne pas avoir envie d’enchaîner en tout cas !

08.pngChapter VIII – 16/20
In fact, Lionel’s life had become an endless comment section.

Yes, voici l’épisode sur Lionel (et son t-shirt « bad choices make good stories ») que j’attendais en chapitre VII.

Sans grande surprise, il culpabilise en silence de ce qui arrive à Gabe. Bien sûr, il s’excuse auprès de lui, mais Gabe n’est pas près de lui pardonner, et il a bien raison.

Dès qu’il s’agit de Lionel, il s’agit bien sûr d’un épisode sur l’affirmation de soi et ça marche drôlement bien vu que c’est déjà le sujet de la série. Le voilà qui se bat donc avec sa vocation de journaliste : son éditeur lui interdit de faire l’article qu’il souhaite faire sur Troy. Ah Troy, évidemment qu’on en revient à sa fascination malsaine pour Troy…

Les deux passent beaucoup de temps dans cet épisode ensemble. Je trouvais leur amitié super sympathique jusque-là, mais la manière dont Troy finit par utiliser Lionel dans cet épisode pour passer son test anti-drogue me fait revoir ma copie. Bon, la majorité de l’épisode consiste à les voir sympathiser et c’était super à voir, même si ça ne sert pas vraiment l’intrigue de la série, pas plus que de savoir que la prof que Troy se tape est fiancée à une femme. De toute manière, le chantage de Kurt semble s’être noyé avec Thane, puisqu’il n’en est plus question.

Lionel s’inscrit aussi sur un site de rencontre où il est repéré d’ailleurs par le barman du bar dans lequel il se rend avec Troy, qui est aussi, ben voyons, l’ex coloc de Troy. Deux colocataires gays ? C’est qu’il convertit drôlement bien les garçons, le monsieur.

Non, l’intrigue de la série avance peu dans cet épisode, mais elle avance malgré tout quand Lionel surprend une dispute entre Sam et Reggie qui semble indiquer qu’ils ne sont pas en couple finalement. Je pense que nous n’en saurons pas plus sur le cliffhanger de l’épisode 6 avant la fin de saison désormais, c’est un peu abusé. Ce suspense permet en tout cas d’avoir envie de continuer, même si cet épisode est détaché du reste de la saison.

Il y a bien sûr Kurt qui fait de la merde également avec Pastiche et la fin d’épisode qui promet quelques remous encore. En effet, Lionel rédige finalement son article sur Troy, mais il est loin d’être aussi élogieux que prévu, insistant surtout sur les failles que celui-ci lui a montré par amitié. Cela risque de poser quelques problèmes.

Bref, comme pour le second chapitre, Lionel semble évoluer en marge de tout le monde, mais j’ai aimé qu’on nous le décrive comme un personnage qui ne s’affirme que par l’écrit. C’est sûrement parce que je préfère écrire que dire, moi aussi, sans pour autant être aussi marginal que lui, car Lionel l’est un peu trop je trouve. C’est en tout cas celui que je considère le plus intéressant et intriguant dans cette saison, probablement parce que c’est aussi le plus complexe de tous, même s’il reste assez cliché.

09.pngChapter IX – 15/20
No, not even. You like the idea of us.

Cet épisode repart sur Coco et le passé. Moui. Pour le coup, l’introduction n’est pas franchement passionnante mais permet de comprendre que Coco ne considère pas que Troy est le bon pour elle. Voilà tout de suite le suspense de base qui s’installe pour l’épisode : il est centré sur leur relation et il reste à savoir si elle décidera en fin d’épisode qu’il est le bon ou pas. C’est en tout cas comme ça que j’ai perçu l’épisode et, à partir de là, il est dur d’être à fond dedans. Comme pour l’épisode précédent, j’ai eu le sentiment que les scénaristes comblaient un peu trop la saison pour ne pas aller tout de suite au forum conservé pour la fin de saison.

Le cas de Lionel est rapidement traité avec une Coco qui s’énerve contre lui et un Troy qui n’en a rien à faire car son père s’est montré beaucoup gentil avec lui. En effet, il l’a invité à un événement beaucoup trop classe pour lui et Coco. Le problème, c’est que là-bas, ils sont des accessoires pour montrer que les étudiants noirs ne sont pas tous sur le point de protester contre l’université, histoire de garder les donateurs.

L’autre problème, c’est que Coco comprend aussitôt qu’elle la voit que Troy a une liaison avec sa prof. Et ça, ça craint pour elle. Elle confronte Troy après avoir tenté de lui dire qu’il fallait absolument qu’il arrive à convaincre Sam de ne pas protester.

Finalement, elle s’y rend elle-même et il la rejoint, non pas volontairement. Pof, tout cela mène à une rupture qui leur pendait clairement au nez et qui n’a absolument rien de surprenant, même si effectivement, elle a abandonné sa perruque pour lui (et ça lui va tellement mieux, d’ailleurs).

L’épisode est un peu trop prévisible du début à la fin, mais j’ai aimé voir Troy comprendre que tout ce que Coco lui trouvait, c’était l’image de leur couple. Cela en dit long sur le personnage qui n’est qu’une image pour tous, y compris Lionel, qui finalement n’a pas hésité à lui pondre un coup bas.

Bref, j’ai aimé l’épisode, mais il n’était pas non plus aussi sensationnel qu’il aurait pu l’être.

10.pngChapter X – 16/20
We pay tuition to this place! Get your guns out of my face.

Et voilà, c’est la fin de saison, déjà et c’est l’heure pour un épisode centré sur… Tout le monde. C’est une bonne idée, je trouve : on commence par le triangle Reggie/Sam/Gabe, puis on enchaîne sur Coco/Troy/Lionel dans une scène de téléphone bien drôle.

Hop, pendant que Sam s’explique avec Gabe, Jo montre à Reggie comment se servir du micro de Sam pour l’émission. Reggie se lance donc dans son rap à la radio alors que Sam s’excuse auprès de Gabe de ne pas avoir réagi lorsque tout le monde lui est tombé dessus. Cela ne suffit pas bien sûr, parce qu’elle a effectivement couché avec Reggie pour savoir si elle aimait vraiment Gabe.

Outch. Son couple en pâtit bien évidemment. Comment pourrait-il en être autrement ?

Pas le temps de s’attarder sur elle, la narration s’intéresse à Lionel qui apprend via Sam que Coco et Troy lui ont demandé de ne pas faire sa manifestation. Après une rapide enquête, il découvre que les grands méchants riches ne sont autres que ceux qui payent le journal. Pas le temps de s’attarder sur cette histoire non plus, donc.

Hop, le forum arrive et les protestations avec. Coco déchire absolument dans sa soif de pouvoir et réussit à évincer Troy en arrivant avant lui, puis en manigançant pour qu’il soit dehors au moment où tout commence, le laissant affronter non pas une, mais deux manifestations, la seconde étant bien sûr sur le binge-drinking qui a tué Thane (un événement totalement secondaire par rapport à la série, ce qui en dit long d’ailleurs : finalement, on se concentre bien sur les problèmes que l’on veut).

En parallèle de tout ça, Gabe se décide également à aller parler à Sam, alors que Lionel réussit à poser la dernière question du forum. OK. Je vais avouer que j’ai fait pause à ce moment-là, parce que, d’un coup, je ne l’ai pas senti.

C’est assez bien joué de la part des scénaristes de se servir de Lionel comme ça : c’est lui la pierre angulaire de la série. Il n’a jamais osé parler et la question est désormais assez simple : osera-t-il créer le scandale ? Coco est sûre que non, moi, beaucoup moins qu’elle.

À l’extérieur, Kurt débarque avec ses propres manifestants, pour se plaindre d’avoir des choses à réclamer lui aussi. À l’intérieur, Lionel l’ouvre et pose toutes les questions gênantes (merci Coco pour le fou rire à lui retirer le micro).

Lionel prend la parole, y compris contre Silvio, qui du coup l’embrasse. Gabe et Sam trouvent le temps de parler dans tout ce bordel, et Gabe rompt avec Sam, car tout cela est beaucoup trop compliqué. Troy comprend qu’il est manipulé, une fois de plus, et trouve le moyen de péter les portes du forum. Il n’en faut pas plus, bien sûr pour qu’il se fasse arrêter et bonjour le stress.

Tout ça se termine devant la parodie de Scandal : Lionel et Silvio voient l’épisode ensemble, en couple (c’est mignon, mais un peu précipité pour Lionel : certes, Silvio l’a dragué toute la saison, mais il n’a jamais été réceptif), Jo et Reggie le regardent ensemble, se rapprochant donc, Sam le voit avec Coco, les deux se réconciliant ainsi et Kelsey annonce le kidnapping de Sorbet, son chien. Bon gag final, c’est la première fois de la saison que Kelsey me fait vraiment rire !

Bonus.png

EN BREF – Une fois de plus, Netflix a su proposer avec Dear White People une série de qualité, abordant des thématiques complexes de manière parfaitement maîtrisée. J’ai eu mes coups de cœur pour certains personnages (Lionel & Jo en tête), j’ai eu du mal avec d’autres (Reggie surtout), mais dans l’ensemble, les épisodes étaient bons et l’intrigue de la saison parfaitement maîtrisée. Plus que pour d’autres séries Netflix, j’ai eu l’impression que chaque chapitre avait son indépendance, que nous étions moins poussés à enchaîner les épisodes.

Je l’ai déjà dit, mais j’ai eu l’impression tout de même, côté écriture, que ça reprenait beaucoup les codes des Orphelins Baudelaire (le narrateur) ou de 13 Reasons Why (un perso/ép), on sent que la production sait ce qui fonctionne ou non sur le géant du streaming. Dans l’ensemble, j’ai aimé la série qui a su me surprendre à plusieurs reprises et surtout qui réveille bien les consciences sur les problèmes de racisme, notamment avec l’éternel cas du flic et du flingue. Ah, ces américains à la gâchette facile !

Finalement, ils ne virent pas dans le drama à tuer un de leur personnage avec un flingue et c’est tant mieux, car ils se sont contentés de représenter la peur face à l’arme à feu. Le climat d’insécurité est palpable dans le dernier épisode, donc c’est bien joué. De même, Thane est totalement ignoré de la série, je trouve ça intéressant comme parti pris pour montrer le décalage entre les deux mondes. Dans le dernier épisode, Sam lève les yeux au ciel et, à vrai dire, nous aussi. Pourtant, le bingedrinking est un vrai problème également et je suis sûr qu’on aurait pu nous faire une saison autour de Shane qui aurait mené à lever les yeux au ciel face à la manifestation de Sam.

Au fond, ce que j’ai le plus aimé dans cette saison est donc la multiplicité des points de vue évoquées avec justesse sur des thématiques taboues et/ou compliquées.

La série peut s’arrêter là si Netflix décide une fois de plus de faire de la merde en ne renouvelant pas une excellente série. La fin n’est finalement pas si ouverte que ça et le message est passé. Je serais déçu de ne pas avoir de suite cependant, donc je serais de retour pour une éventuelle saison 2, car il y a encore beaucoup à faire.

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