Euphoria – S01E04

Épisode 4 – Shook One Pt. II – 18/20
Tout comme la semaine dernière, cet épisode est une vraie réussite : il parvient à faire passer le message qu’il veut faire passer sans avoir à l’expliciter, et c’est assez beau. Il y avait pas mal de surprises en cours de route, des choses que j’attendais et des personnages qui sont de plus en plus appréciables, de plus en plus complexes, de plus en plus attachants précisément parce que toutes les étapes de leur développement sont clarifiées. Bref, je suis de plus en plus fan de la série, et ça se fait vraiment contre toute attente.

Saison 1


Spoilers

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When you hate your brain and your body, it’s hard to enjoy the rest.

Une partie deux sans une partie une, c’est original, ça. Et comme tous les lundis, il est plus de 22h quand je me lance alors que j’avais espoir de m’y mettre tôt. Raté. Cet épisode revient sur l’enfance de Jules. Sa mère l’emmène chez un psy, puis à la visite de « l’Unité » où enfants et ados à problèmes sont parqués. La visite est super sympa, avec un ado qui se branle directement devant elle. Elle y est finalement internée de force, se retrouvant donc plein de rage.

Elle s’y trouve parce qu’elle se déteste : l’ensemble de son corps, son cerveau, sa vie complète. C’est super triste. La voix-off de Rue nous accompagne avec toujours autant d’efficacité dans cette histoire qui est absolument atroce avec Jules qui finit par se tailler les veines grâce à une canette de soda laissée par un infirmier lui faisant confiance.

À 13 ans, elle commence sa transition, et à 16 ans, elle est celle que l’on connaît désormais, couchant avec plein de types « 100% hétéros », tous plus bizarres ou agressifs ou doux les uns que les autres. C’est là qu’elle rencontre Rue, puis finit par être amoureuse de Tyler. On en revient donc au présent, mais franchement, cette intro était, comme toujours, un excellent début d’épisode qui en dit tellement déjà sur le personnage. On pensait la connaître, mais c’est fou comment tout change !

Rue se remet donc de sa crise de nerfs en parlant avec l’homme qui lui avait fait comprendre que son petit jeu de mensonges ne prenait pas sur lui. Elle est forcée de lui raconter ce qui lui arrive pour le contacter. Il compare alors Jules à une drogue, lui rappelant que ça aussi, Rue pensait que c’était vraiment bien la première fois. Outch.

De son côté, Fez continue son business… à la fête foraine. C’est l’occasion d’un excellent plan séquence qui nous réintroduit tout le casting, en passant par la grande roue dans laquelle sont Jules et Kat. Normal. Bien sûr, Jules attend surtout la fin de la soirée pour retrouver Tyler, mais en attendant, elle est souriante de revoir Rue. C’est déjà ça de pris : elles se font un câlin devant Gia qui confie à Lexi qu’elle pense que Rue est amoureuse de Jules. Pourquoi pas, mais je n’aime pas bien voir Lexi sur son portable.

Quoiqu’il en soit, l’intrigue de cet épisode voit surtout Jules retrouver le type du motel avec qui elle a couché… le père de Nate, quoi. Elle en parle à Rue qui ne la croit pas, mais est forcée de voir que c’est la vérité quand il est totalement perturbé de la voir à son stand. Elle lui commande du chili, qu’il renverse, et elle regarde alors en direction de Rue. Ouep, ben dans le genre grillées, elles se placent là. Jules a beau s’enfuir, évidemment, il se renseigne sur elle auprès de Nate.

Les filles apprennent alors que Gia a disparu et se mettent à sa recherche. Cet épisode est assez magnifique du point de vue esthétique bien aidé par la fête foraine et les feux d’artifice. Rue est celle qui retrouve Gia, en train de se droguer avec les jumeaux. C’est horrible comme scène et Gia comprend qu’elle a bien merdé quand ils se mettent à se moquer de Rue qui a déjà fait une overdose par le passé. Tristesse.

C’est trop tard, cela dit. Elles se retrouvent à rentrer ensemble, et c’est Gia qui est complétement pétée. C’est un changement. Et Rue est ainsi l’adulte de la situation face à sa mère qui est heureuse de la voir si débrouillarde désormais.

De son côté, Jules m’a paru menacé un instant par le père de Nate qui la retrouve aussi, mais finalement tout ce qu’il fait, c’est la supplier d’être gentille et de ne rien dire ce qu’elle sait sur lui et qui pourrait détruire sa vie. Voilà qui est fait. Elle arrive à le convaincre que ce n’est pas son intention… mais pour combien de temps ? En plus, en rentrant chez lui, il check ses dvd, probablement pour détruire celui où il couche avec Jules, encore mineure, mais s’aperçoit que le DVD n’est plus là. Il y aura forcément une suite.

Cassie et McKay se retrouvent ensemble à la fête foraine, et ce dernier n’ose pas reconnaître qu’ils sont en couple, quand c’est évident qu’ils le sont. Elle est clairement blessée et n’hésite pas à le montrer, mais ça donne l’impression que tout le monde s’en fout autour d’elle. Elle se barre donc, blessée, pour mieux découvrir que la raison de McKay de ne pas se dire en couple est qu’il a peur de la réaction des autres à cause du passé porno de Cassie. Outch.

En tout cas, à la fête foraine, il y a un stand qui a du succès, c’est celui du père de Nate. Ce n’est pas le cas de ce dernier qui s’embrouille avec Maddy, à cause de son look pour le moins… osé. Bon, c’est moche, mais je le comprends de ne pas avoir envie de la ramener comme ça au stand familial. Comme elle est vexée, Maddy décide d’aller prendre de la drogue, embarquant avec elle Cassie.

Elles finissent droguée dans une galerie de miroirs, rien que ça. Elles prennent la décision de faire de la merde : Maddy s’affiche donc devant la famille de Nate, ruinant leur moment de gloire et insultant sa belle-mère. Nate prend la décision de l’étrangler et de la larguer, mais c’est là qu’elle en profite pour utiliser le pouvoir qu’elle a sur lui : elle lui demande ce qu’il fait avec des photos de bites. C’est bien vu. Elle a beau promettre de n’en parler à personne, c’est trop tard, surtout qu’elle l’a déjà dit à Cassie, quoi. Elle finit l’épisode en larmes, parce qu’elle l’aime, mais qu’elle a désormais des traces de ses mains sur son cou…

De son côté, Cass prend la décision d’aller draguer un autre mec et de faire un tour de carrousel. Pourquoi pas… sauf que ça finit super mal : elle a ainsi un orgasme devant toute une partie de la fête foraine. Juste de quoi finir en larmes, quoi. Cet épisode n’était pas du tout déprimant, hein !

Kat est lâchée rapidement par Jules et se retrouve dans une attraction à côté d’Ethan. Elle passe alors sa soirée avec et franchement, ils sont mignons même si ce n’est pas beaucoup développé. Et quand ça l’est, c’est beaucoup mignon, parce qu’Ethan parle à une collègue de sa sœur et Kat s’imagine plein de choses. Elle décide elle aussi d’aller draguer un autre mec, et de coucher avec, juste pour le plaisir de lui dire après coup qu’elle n’a pas joui. Le plaisir d’avoir du pouvoir, quoi.

En fin d’épisode, Jules se rend enfin à son rencard et découvre que Tyler n’est autre que Nate. Contre toute attente, il se montre malgré tout charmant avec elle, lui promettant qu’il ne lui veut aucun mal et lui faisant même une jolie déclaration d’amour. Malgré cela, elle a l’intelligence de ne pas lui faire confiance… en s’approchant d’un lac. Alors moi, quand je ne fais pas confiance à quelqu’un, je ne me rapproche pas d’un lac en plein milieu de la nuit.

Ils s’embrassent… et puis, il reprend le fétichisme de son père et devient à nouveau le psychopathe que l’on a eu l’occasion de la voir. Je suis quand même rassuré de voir qu’il ne la frappe pas, mais il préfère la violence psychologique qui n’est pas beaucoup plus joyeuse en fait. En effet, il la menace tout simplement : elle a envoyé des selfies d’elle nue, et c’est de la pédopornographie. Dans leur état, la loi est claire sur le sujet et lui fait courir le risque d’être sur la liste des sex offenders, ces gens qui sont forcés de faire le tour de leur voisinage à chaque installation pour dire qu’ils ont été arrêtés.

C’est bien atroce, parce que ça veut dire aussi pour elle, pas de fac, pas de diplôme, bref, une vie ruinée quoi. Malgré tout, elle a encore un peu de réparti et s’en sort sans dégât physique. Elle décide tout de même d’aller passer la nuit chez Rue, pour obtenir le réconfort dont elle a besoin. Elle lui ment tout de même, expliquant qu’il ne ressemblait simplement pas à sa photo, quand ce qu’elle subit était bien plus violent que ça. Elle fait tellement de peine, la pauvre.

Mais eh, sa relation avec Rue est vraiment magnifique, c’est déjà ça. Et puis, Rue est toute heureuse de l’avoir dans son lit après tout ça, forcément. La fin est alors un peu cucul, mais c’était un montage vraiment sympathique cette idée du lit qui tourne et nous montre les bons moments entre les filles avant leur premier baiser !

Saison 1

 

The Rook – S01E02

Chapter 2 – 15/20
Ah ben mince, j’ai mis beaucoup plus de temps à re-rentrer dans la série que la semaine dernière. Ce n’est pas tant sa lenteur et la multiplication des personnages qui m’a posé problème que l’absence de voix off. Les messages du premier épisode était finalement un bon moyen d’entrer dans le mystère et d’attiser la curiosité ; là, il était parfois difficile de voir exactement où chaque scène voulait en venir. Cela dit, ça reste une excellente série, tout va bien.

Saison 1


Spoilers

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You’re over simplifying the definition of trauma.

Le temps passe vite, et une semaine s’est déjà écoulée depuis le premier épisode. Cela pose tout de même le problème que je suis passé à côté de certains pans de l’intrigue depuis, oubliant des personnages et tout… Mais allez, ça va le faire. La série reprend en 2004 sur un groupe d’ados plein de cigarettes et faisant des selfies avant que ça ne s’appelle selfie. Parmi eux, il y a évidemment Mifawny : elle est chez elle, a organisé la fête sans l’autorisation de ses parents et elle finit par tomber du toit au retour de ceux-ci. Bien.

Le truc, c’est qu’une fois inconsciente, elle se met à bouger la main et provoque apparemment un « malaise » chez son père, parce qu’elle utilise son pouvoir. C’est triste comme tout comme révélation de pouvoirs. Et en plus, je ne m’attendais pas forcément à des flashbacks, malgré la perte de mémoire. J’aurais presque préféré qu’il n’y en ait pas.

Loin du flashback initial, on reprend aussi dans cet épisode avec la réunion qui débutait en cliffhanger la semaine dernière. Monica y révèle donc la mort de l’agent américain et il est évident que Mifawny paraît ultra suspecte à ne pas prononcer un mot et à se renfermer sur elle-même. Linda ne manque pas de lui faire remarquer à la fin de la réunion, tout en continuant à développer la mythologie de cette histoire : les pouvoirs sont donc détectés chez de très rares humains, parmi lesquels une sélection encore plus stricte s’opère pour déterminer qui seront les agents bossant pour le Checquy. Bien.

Ses pouvoirs ? Mifawny les a manifestés à l’enfance : elle peut donc transmettre, par la peau, une onde cérébrale qui fait souffrir celui qui la reçoit ; mais elle n’avait jamais auparavant tué quelqu’un, ni utilisé une telle force. C’est en tout cas ce que lui affirme Linda, qui propose donc à Mifawny de faire un test scientifique pour débloquer sa mémoire, qui pourrait clairement lui être précieuse : elle l’emmène dans un laboratoire où on lui montre quelques photos pour savoir si elle les reconnaît ou non.

Il s’agit de photos de son enfance qu’elle ne reconnaît pas du tout, mais pour lesquelles Linda se montre tout de même très autoritaire : elle refuse de montrer à son employée pas mal de photos de personnes de son passé et, plus précisément, de sa famille. Etrange. N’empêche que quand le scientifique explique à Mifawny que retourner sur le lieu de son trauma pourrait l’aider à s’en souvenir, Mifawny n’hésite pas une seconde à se rendre sur le pont, malgré les exhortations de Linda à ne pas le faire.

Elle y agit super bizarrement évidemment. Sa simple présence est bizarre et éveille les soupçons de Gestalt, qui le prend pour lui, espérant clairement plus de leur relation. Ce n’est pas gagné. Après l’avoir croisé, Mifawny part en quête de sa voiture, dans un garage à proximité. Oui, elle en a retrouvé la clé, mais ne sait plus où elle l’a garée. Elle est clairement en quête de vérité quoi. Ce plan m’a encore marqué pour sa beauté esthétique.

Mifawny retrouve donc sa voiture, avec un message d’elle-même dedans, mais aussi pas mal d’argent bien planqué. Malgré le conseil de Linda qui l’appelle pour lui dire d’abandonner la voiture, parce qu’elle la suit sur les caméras de surveillance, Mifawny prend la décision de conduire, histoire de nous rappeler qu’on conduit à droite dans ce drôle de pays qu’est l’Angleterre (oui, le plan m’a fait bizarre, désolé).

Elle se rend ensuite à la morgue pour continuer son enquête sur les victimes du pont et de la Banque. La légiste est un peu blasée de sa visite, mais elles semblent assez amies puisqu’elle accepte de lui faire un compte-rendu de tout ça. Je ne crois pas qu’il y a grand-chose à en retenir, si ce n’est l’envie croissante d’aller boire de l’alcool qui se développe chez Miffawny.

Elle ne sait plus ce qu’elle aime, cependant. Mifawny est de toute manière déprimée de n’avoir aucun souvenir qui lui revient. Elle s’en confie à Linda quand celle-ci la retrouve une fois de plus dans le bar. J’ai envie de faire confiance à Linda, quand même, elle est trop impliquée et suspecte pour être vraiment celle qui conspire contre Mifawny, je pense. Elle lui explique ainsi que ses parents sont morts avant qu’elle naisse et lui conseille de lâcher cette piste : se souvenir ne lui apporterait rien de plus.

Comme elle est bourée, Linda envoie Robert la chercher, et il la ramène bien gentiment chez elle. Gentiment ? Non, ils se prennent quand même la tête, parce qu’il y a un passif entre eux, même si elle ne s’en souvient pas. Et elle a beau le remercier de l’avoir ramenée chez elle, il s’en va de manière plutôt énervée, sous la pluie. Bien. Et durant la nuit, Mifawny se met soudainement à hésiter à prendre les médicaments que Linda veut absolument qu’elle prenne…

Au Checquy, Ingrid explique à Monica qu’elle n’a pas le droit d’interagir ou interférer avec l’enquête. Voilà qui va être pratique. Linda la remet autant que possible à sa place, mais ce n’est pas si facile, surtout que Monica connaissait l’une des victimes. Elle explique à Ingrid qu’elle en était proche en plus, avant qu’il ne disparaisse, ce qui leur permet de lier une amitié.

En parallèle, Claudia prétend venir de Russie avec un homme qui est clairement un suspect. Elle prétend coucher avec pour s’assurer que son coéquipier puisse bien copier l’ensemble de son portable. Clairement, ces deux-là communiquent par la pensée et c’est marrant de les voir réagir à ce qui arrive à l’autre en quasi direct, même s’ils me font un peu peur à tous tout savoir dans cette équipe.

Tout cela leur permet de trouver la planque de l’ancien agent américain, qu’ils fouillent aussitôt, sans trop de succès. En revanche, ils tombent sur Monica qui connaît vraiment bien son ex-coéquipier et n’a aucun mal à trouver son briquet, puis un autre objet difficile à identifier pour l’instant. En fin d’épisode, il est révélé qu’il s’agit d’une clé USB, apparemment directement destinée à Monica. Elle y trouve un site internet avec un compte à rebours peu rassurant avant la prochaine vente… d’esclave. Comme elle le dit si bien, fuck, surtout que ces esclaves sont des gens avec des pouvoirs, bien sûr. Ouep, ben son ex, c’est peut-être un agent américain, mais clairement, il a ses propres intentions, hein ! Et pour ne rien arranger, il y a Miffawny dans les esclaves à vendre…

De son côté, Conrad continue l’enquête sur le pont, auprès d’un indic’ d’une autre agence internationale. J’ai eu du mal à m’intéresser de près à cette intrigue et ce personnage, encore trop mystérieux ; mais on y apprend que la vidéosurveillance a été désactivée lors des deux attaques de Mifawny. Soit ses pouvoirs sont vraiment plus puissants que prévu, soit elle est bien protégée ; mais pourquoi ?

Conrad a tout de même l’impression que son indic ne lui dit pas tout ce qu’il sait, et il ne peut pas le tolérer : il décide donc de lui rendre une visite nocturne pour le torturer avec ses propres pouvoirs et obtenir des nouvelles plus fraiches et complètes… Il explique néanmoins à Linda que cette piste était une perte de temps. Combien de personnages possèdent des secrets, sérieux ? Clairement, Conrad se méfie maintenant de Linda… Il enchaîne en tout cas en retournant coucher avec la Secrétaire à qui, cette fois, il explique tout ce qu’il sait : la cible était selon lui Miffawny. C’est gênant qu’il dise tout ça.

Enfin, le cliffhanger de l’épisode est sacrément surprenant : on revient à la morgue, où un cadavre se réveille et fait sa petite vie, quittant les lieux comme si de rien n’était. Au moins, il sera vite repéré à être nu comme un ver. Pour en savoir plus, il faudra néanmoins revenir la semaine prochaine.

Saison 1

 

Tales of the City – S01E03

Épisode 3 – Happy Now – 17/20
Si je n’apprécie vraiment pas tous les personnages de la série, je trouve tout de même qu’ils sont tous très originaux. Cela dit, ce qui fait la force de cette saison, ce sont les thématiques qu’elle ose aborder. Je trouve que c’est assez fascinant d’avoir une série qui ose aborder des sujets de vie quotidienne trop souvent passée sous silence pour la communauté LGBT. Et même si on en a plein d’un coup, je trouve que rien ne semble jamais trop forcé, ce qui fait que c’est un vrai plaisir à regarder.

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We should fuck.

Ben oui, on dirait bien que finalement, je suis parti pour m’en voir un par semaine. Ce n’était pas tellement calculé comme ça, mais bon, il faut s’y faire. C’est pas mal le dimanche soir, après tout. On verra bien. On commence par un reportage vidéo de Michael à la soirée d’anniversaire du pilot, mais ce n’était pas bien intéressant, franchement.

Dans le présent, on retrouve Michael en check-up médical, se renseignant sur le sexe sans préservatif, parce qu’il en est là de sa relation avec Ben. C’est rare d’avoir une série qui ose s’aventurer sur ce terrain-là, alors c’est plutôt chouette de voir ça. Le seul problème, c’est qu’en-dehors de la salle, Ben est en train de se faire draguer par Harrison. Et Harrison est l’ex de Michael, sinon ce ne serait pas drôle. Bien sûr, Ben n’aime pas beaucoup Harrison après ça, faisant une petite crise de jalousie à Michael, mais ça passait bien, y compris auprès de Michael qui trouve clairement ça sexy, quoiqu’il en dise.

Ce début d’épisode voit un problème de plomberie à Barbary Lane, mais c’est vite zappé – pour le moment. Je suis sûr qu’il en sera de nouveau question dans l’épisode suivant ! Anna a encore reçu une lettre de chantage, avec une photo d’elle et Thomas Nelsen. Ce n’est pas bien clair, mais elle a même droit à un coup de fil pour la faire chanter encore plus. Au moins, on sait de quoi il est question d’un coup : la personne qui fait ça veut récupérer Barbary Lane. Pourquoi pas.

De son côté, Mary-Ann est toujours aussi insupportable. Franchement, elle n’était même pas encore en scène qu’elle m’irritait déjà, et ça me faisait bien rire. Elle prépare donc un petit déjeuner au lit à Dede qui n’a rien demandé du tout et est insupportable avec… mais elle me fait de la peine quand même quand elle reçoit les papiers pour le divorce.

Elle essaie de se rendre utile comme elle peut dans la maison de Dede, mais tout ce qu’elle y gagne, c’est d’être détestée par son assistant. Mary-Ann enchaîne ensuite par une visite à son premier mari, pour le rassurer sur le fait qu’elle ne dirait rien à Shwana et surtout pour lui raconter que Robert lui a envoyé les papiers du divorce. Bref, elle veut un « ami » à qui parler, mais ce n’est pas gagné. Il faudrait qu’elle comprenne que personne n’a vraiment envie d’être son ami dans San Francisco.

Pour la faire taire, il accepte tout de même un rendez-vous avec elle, le soir. Ils prennent donc un verre ensemble, et Mary-Ann le félicite sur Shawna… ce qui est le meilleur moyen pour ramener leur problème de couple sur le tapis. Ainsi donc, l’analyse de Mary-Ann est que Brian voulait qu’elle échoue dans son travail. C’est pourquoi elle ne lui a pas proposé de l’accompagner ; mais il ne lui a pas non plus proposé de venir avec elle.

Forcément, il finit par se casser de leur verre parce qu’elle est obstinée et ne voit que son côté de l’histoire, comme toujours. Brian se confie donc à sa meilleure amie, à nouveau, et c’est plutôt marrant à voir… jusqu’à ce qu’il lui demande de coucher avec. Euh o… kay ? Apparemment, ce n’est pas la première fois. Allons savoir.

Le lendemain, Mary-Ann retrouve Michael pour ne pas lui raconter l’angoisse de sa soirée et pour apprendre que Michael a eu une carte d’Harrison. Il lui confie ses doutes, parce que oui, malgré tout, il hésite à appeler le Harrison. Bon, allez, je vais laisser ça de côté et trouver que c’est une série vraiment bien écrite : la relation entre ces deux-là est vraiment chouette.

Shawna aperçoit la journaliste du premier épisode dans la rue et elle se sent forcée d’aller lui parler, à elle et son assistant Lucas. De toute manière, ce n’est pas bien long avant qu’elle ne l’invite chez elle. Forcément, la journaliste y trouve la photo que Shawna a récupéré chez Anna, et elle y reconnaît un bar bien trop populaire pour la communauté LGBT. Bref, elle voit une valeur à la photo que personne d’autre qu’elle ou Anna n’a vu pour le moment.

Le lendemain, elles se rendent donc à l’endroit où la photo a été prise, s’allongent par terre pour le principe et s’embrassent. Ouep, assez clairement, Shawna est en train de craquer pour elle. C’est toujours mieux que ces plans à trois, j’imagine.

Pendant ce temps, Jake et Margot se rendent à une fête de famille de Jake : sa sœur va avoir un bébé et organise une fête pour la révélation du sexe de son bébé. Elle voulait une fille, elle a un garçon et en pleure devant tout le monde… Mais le vrai nœud de cette intrigue, c’est que la mère de Jake est toute heureuse d’imaginer un petit-enfant venant de Jake et Margot.

L’air de rien, cela provoque de nouveau des problèmes de couple entre eux, parce que Margot se sent en permanence effacée sous les besoins de Jake. Outch. Il y a vraiment du bon dans cet épisode pour eux, une de mes scènes préférées étant celle du dessin de Margot effaçant progressivement la barbe de Jake. Alors par contre quand elle en a fait une boulette de papier, c’était évident que Jake la trouverait, hein. Et ce n’est pas fait de manière subtile/crédible.

Le soir, tout le monde se retrouve à la soirée des jumeaux, qui lancent une nouvelle mission d’artistes, le Twintertainment. Rien que ça. C’était une fois de plus plutôt sympa à voir et l’occasion pour moi de capter que le jumeau était Monty de The 100.

Bien sûr, Mary-Ann ruine la soirée, sinon ce ne serait pas Mary-Ann : elle essaie d’aller parler à Shawna, bon quand même en suivant le conseil de Michael, mais tout est dit. Shawna n’a pas envie de lui parler et forcément, elle décide de se barrer… mais la journaliste ne la suit pas, préférant filmer la performance. Sympathique. Il faut dire que la performance est tellement perchée que je la comprends un peu, mais bon, tu laisses pas Ellen Page se barrer, quoi. Et du coup, Shawna décide… de se rendre chez Inka et Eli, le couple du plan à trois. Allez, ça me donne le point du Bingo sur le dîner, au moins.

Pendant ce temps, Jake ne se pointe pas à la soirée des jumeaux pour coucher à nouveau avec son rencard gay. Oups. Il invite Jake à passer la nuit, ce qui est l’occasion pour lui de découvrir à quel point Jake est complètement paumé dans sa vie. La seule certitude, c’est qu’il commence à se haïr le Jake, et son rencard a les bons mots pour lui faire comprendre qu’il ne fera que continuer de se détester s’il se force à rester avec Margot. Même s’il l’aime, ce n’est plus elle qu’il désire. Bim.

C’est évident ce qu’il dit, mais on sent à quel point c’est compliqué pour Jake. Il décide donc de parler à Margot, lui montrant le dessin et celle-ci lui explique donc qu’elle lui manque. La blessure est réelle pour Jake, et on tombe alors dans une scène de rupture d’autant plus violente que la série continue de nous montrer les vidéos tournées durant le premier épisode, où ils étaient un couple aimant.

On notera aussi que Ben et Michael font l’amour avec un harnais désormais que Ben a compris que Michael aimait le cuir. C’était marrant à voir et ça nous montre à quel point c’est un couple solide, prêt aussi à ne pas arrêter les préservatifs tant qu’ils ne sont pas tous les deux prêts.

La fin d’épisode se termine par Anna donnant rendez-vous à l’ensemble du casting pour leur apprendre qu’elle vend Barbary Lane. Oui, elle leur fait croire que c’est sa décision… C’est un peu violent tout ça, et ça tombe comme un coup de massue sur tout le monde. Et ça donne aussi envie de voir la suite, je le reconnais.

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Single Parents – S01E03-04

Épisode 3 – A Leash Is Not A Guinea Pig – 16/20
C’est vraiment une série sympathique : les personnages sont attachants et commencent à être un peu plus développés, sans que les gags n’empêchent de le faire, ce qui est parfois le problème des comédies. En trois épisodes, certains ont déjà eu l’occasion de changer un peu, et ce n’est pas plus mal.

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Spoilers

03

You’re a great dad, Angie.

Finalement pas d’humeur pour continuer mon rattrapage de Midnight Texas, malgré un sacré cliffhanger, je me suis décidé pour retenter le coup avec une comédie. D’ailleurs, j’ai vraiment une malédiction avec cette série : je sais que je n’en suis qu’au troisième épisode, mais je n’ai encore jamais eu droit à de la HD, et même avec une qualité pourrie, ça bug.

Anyway, ça m’apprendra à me contenter du streaming, j’imagine, mais ça explique pourquoi je n’arrive pas à me motiver pour la regarder, je pense. Pour cet épisode, l’idée est de reprendre avec Miggy qui organise une après-midi DJ pour les enfants, alors que le reste des parents se retrouve à parler planning, Will montrant une fois de plus qu’il est un cinglé qui connaît trop de choses sur la vie de Graham, le fils d’Angie.

Malheureusement, la fête des enfants tourne court : la machine du DJ enfume toute la pièce et Rory écrase le cochon d’Inde des jumelles… qui n’en ont absolument rien à faire quand, chez le vétérinaire, elles apprennent qu’il est mort. Du coup, on en revient vite à l’intrigue de Will étant devenu meilleur ami de Graham. Cela dérange Angie qui est jalouse de voir Graham avoir plus d’inquiétude sur la mort possible de Will que sur la sienne.

Il n’y a que dans une comédie qu’on peut voir des personnages se battre pour avoir en premier une coloscopie, mais c’était marrant, surtout quand Angie découvre qu’un des risques de la procédure pourrait être la mort. Bien sûr, ça révèle aussi qu’Angie a des problèmes de confiance non réglés : elle a peur que Will essaie d’être une figure paternelle alors qu’elle est censée être un père pour lui aussi. C’est l’occasion d’apprendre que Graham n’a jamais connu son père, aussi.

De son côté, Miggy a donc décidé de bosser dans la boutique de vin, et ce n’est pas un grand succès : il ne sait pas se servir d’un tire-bouchon et n’ose pas demander. C’est assez marrant à voir, parce que je suis du genre à galérer moi aussi, mais chut, personne n’a à le savoir. En revanche, tout le monde sait que Miggy est mauvais, mais les clientes les plus féministes et violentes de Poppy finissent par l’aider et l’encourager. C’est plutôt sympa à voir.

Les enfants, eux, restent pendant l’épisode sur l’intrigue du cochon d’inde mort. Rory décide d’organiser l’enterrement avec le soutien de sa mère, plutôt inquiète d’apprendre que Douglas est plutôt du genre à réprimer ses émotions et remplacer l’animal mort. Cela permet de développer le personnage de Douglas : il n’a jamais pris le temps de faire le deuil de sa femme, et c’est dans le magasin pour animaux qu’il finit par régler ses problèmes avec la mort.

Poppy fait donc ce qu’elle peut pour le réconforter et l’épisode se conclue alors sur l’enterrement de Pickle, qui n’est pas un enterrement, mais une célébration d’après Rory. C’est plutôt marrant là aussi, avec de bonnes idées : Anige encore sous anesthésie, Graham qui est tout triste, les jumelles qui sont forcées de parler de leur cochon d’inde… pour finir par danser avec Rory.


Épisode 4 – Beyoncé Circa Lemonade – 16/20
La série fonctionne bien avec un schéma d’écriture qui commence à se répéter : trois intrigues, deux duos et une pour les enfants sous la surveillance d’un adulte. Comme les duos changent à chaque épisode, les dynamiques sont différentes à chaque fois, alors il y a toujours une part de surprise. J’aime vraiment bien, mais ça n’est pas non plus très original. À voir sur du plus long terme ce que ça donnera !

> Saison 1


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You’re a terrible babysitter and I’m a complicated young man.

Le gag d’entrée de l’épisode est bien vu : Will est au téléphone avec son ex-femme et Angie/Poppy se demandent avec qui il peut bien être. J’aime de plus en plus Poppy. Bon, l’intrigue de Will est donc que Mia, son ex, annule une fois de plus une visite pour voir Sophie. Autrement dit, le divorce pose plein de problèmes dans la vie de Will.

Par conséquent, Poppy décide de s’occuper de lui et de lui apporter une bouteille de vin pour boire avec… et découvrir qu’il passe sa frustration dans la cuisine. Il cuisine donc un tas de choses, ce qui fait peur à Poppy. Elle lui explique donc que sa colère doit passer ailleurs : elle lui propose alors le volleyball pour ça, car c’est comme ça qu’elle a fait.

Tout le monde la déteste complètement là-bas, mais bon, c’est extrêmement marrant à voir, parce qu’il évacue sa rage sur la balle… puis dans un match. Et il finit par énerver, malgré lui, Poppy en lui apprenant que son ex a offert un portable à Rory sans la prévenir, il y a plus d’une semaine. Les deux s’énervent complétement sur le terrain, et c’était marrant à voir, surtout qu’ils finissent par s’en prendre à l’arbitre.

La deuxième intrigue de l’épisode est sympathique : elle voit Jack être incapable de faire ses nuits, parce que Miggy ne l’a jamais entraîné à le faire. Cela lance malgré lui un concours entre Douglas et Angie pour savoir lequel des deux gérera au mieux le coucher du bébé. Le vrai problème, c’est surtout que Douglas dit que les femmes sont des êtres faibles qui craquent et vont chercher les bébés plutôt que de les laisser pleurer.

Y a de quoi provoquer un défi, c’est clair. L’intrigue est sympa, parce qu’elle n’est pas que l’occasion de blagues plus ou moins réussies, elle est aussi ce qui permet le développement d’une relation entre Douglas et Angie. On n’avait pas eu l’occasion de ça encore, et ça fonctionne bien : bien sûr que Douglas est un softie, lui aussi. Pour endormir les bébés, il leur chante une berceuse.

Le truc, c’est qu’avant qu’Angie ne s’en rende compte et qu’ils se réconcilient, il y a aussi une bonne engueulade au cours de laquelle Douglas a critiqué Graham qu’il trouve trop faible lui aussi. Et ça fait mal, parce que ça tape en plein dans une des peurs d’Angie. Et on la comprend : en parallèle de tout ça, Miggy est donc de corvée de babysitting, ce qui lui permet de découvrir que tous les enfants le considèrent lui-même comme un enfant. C’est plutôt marrant, mais une fois de plus, on se concentre un peu trop sur Insta-Graham à mon goût. Bon, le pauvre est victime de moqueries à l’école, y compris par sa petite copine.

C’est ce qui inquiète tant Angie : elle l’a élevé en faisant tout ce qu’il ne fallait pas faire, et maintenant, elle a peur qu’il n’ait pas les armes pour se défendre. Pourtant, alors que les jumelles organisent une fête dans le dos de Miggy pour que Graham reparaisse cool à nouveau, Graham apprend de Miggy ce que c’est qu’être cool.

Il n’hésite donc pas à larguer sa petite amie, rien que ça. En fin d’épisode, il le raconte à sa mère, qui est ainsi rassurée sur les capacités de son fils à se défendre… de mon côté, j’ai surtout aimé la fin d’épisode, qui voit Poppy et Will laisser derrière eux leur rage pour retrouver leurs enfants ; et qui voit tous les parents endormir leurs enfants. C’était une fois de plus plutôt sympa à voir.

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