Allegiance – S01E02 – Supply Side – 18/20

La série conserve toute sa qualité pour de deuxième épisode, ce qui est un vrai soulagement. Mieux, je me suis rendu compte en cours d’épisode, coup sur coup, qu’il y avait en fait deux autres acteurs que je connaissais déjà et que j’avais adoré dans d’autres séries. Je ne suis pas physionomiste, vraiment, mais le casting ne cesse de gagner en qualité à mes yeux, tandis que la qualité d’écriture est pour l’instant au top. Que demande le peuple ?

Spoilers 

Sabrina, Luke et Gabinski sont confrontés à une overdose.

We take the high road.

C’est le moment d’avouer que j’ai peur de lancer ce deuxième épisode. J’ai tellement aimé le premier que je crains d’être déçu en cas de perte de qualité. Et en même temps, il n’y a qu’un moyen de le savoir : regarder l’épisode. C’est donc ce que je me décide à faire au lendemain de sa diffusion.

Début de journée

L’épisode commence par un coup de fil d’Ajeet à ses enfants. Il tente de garder sa bonne humeur et son optimisme en affirmant à ses enfants que tous les politiciens devraient connaître l’envers du système judiciaire et qu’ils doivent garder la tête haute en attendant de savoir ce qu’on lui reproche exactement – les infos étant tenues secrètes pour l’instant. Moi, le gros plan sur le visage d’Ajeet m’a fait buguer comme jamais : je ne l’avais pas reconnu dans le premier épisode, mais il s’agit évidemment d’un acteur de Continuum ! Vraiment le casting de cette série est un bonheur, il n’y a que des acteurs que j’aime et dont j’avais un peu oublié l’existence en fait ?

Après une matinée à pleurer au téléphone avec son père, Sabrina se rend au travail. J’aime que la série prenne le temps de vouloir être crédible : Brambilla est absent en attendant de pouvoir reprendre le travail après sa blessure de l’épisode précédent. La crédibilité est aussitôt attaquée quand Sabrina se retrouve surveillée par Gabinski, mais que celui-ci décide de conduire seul sa voiture et laisser ses bleus conduire ensemble. Oui, Sabrina se retrouve à faire équipe pour la journée avec Tucker. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

Une chose est sûre, en deux ou trois scènes, la série a réussi à déjà me donner le smile. Je suis content de retrouver ces personnages. Bien sûr, dans la voiture, Tucker commence par critiquer Brambilla, expliquant à Sabrina qu’elle sera toujours derrière lui dans l’avancement de carrière à cause de ce mauvais tuteur. J’ai un doute, on ne doit pas avoir vu le même premier épisode !

Overdoses

Une première intervention les met tout de même au travail : ils se rendent à une adresse où ils voient un homme forcer la fenêtre d’une voiture puis entrer en précipitation dans la maison. Il y plante une seringue dans un homme inconscient. Les deux bleus et Gabinski comprennent vite ce qu’il en est : ils ont affaire à une double overdose lors d’un repas de famille.

Même si cela n’est pas vraiment leur juridiction, ils vont devoir apporter leur soutien aux enquêteurs à présent, car l’affaire a lieu dans une banlieue où il y aura des pressions pour avoir une réponse. Pour apporter leur soutien, Gabinski mène les bleus vers un skatepark où il demande à Sabrina d’arrêter un dealer sans lui préciser de qui il s’agit. C’est un test voué à l’échec pour elle, malgré une bonne scène d’action. Le vrai but de Gabinski est en effet ailleurs : il voulait juste une diversion pour parler à son indic.

Franchement, la série s’amuse bien avec sa bleue, mais aussi avec nous à ce stade. Et ça fonctionne. Cela permet d’avancer dans l’intrigue avec les trois policiers qui tombent sur un centre où la drogue est vendue de manière presque légale. Assez vite, ils sont confrontés à des problèmes politiques qui font que leur tuteur les laisse pour aller chercher un mandat. Le but de les laisser ? Faire peur aux futurs acheteurs de drogue.

Pendant qu’ils sont en… j’allais dire planque, mais ce n’est pas le cas vu qu’ils veulent être visibles, Sabrina et Luke ont largement le temps de parler. Et… c’est là que je me suis rendu compte, enfin, que je connaissais aussi cet acteur incarnant Luke Tucker : c’est James de The Watchful Eye ! Je suis si nul. Bon, bref, Sabrina essaie d’imaginer sa vie jusqu’à ce que la gérante du centre sorte de là avec une attitude suspecte. Et pour cause !

Elle les mène tout droit à la maison d’une autre victime d’overdose : cela confirme que l’héroïne qu’elle vend est dangereuse car mal dosée et la force à coopérer avec la police. J’aime en tout cas cette intrigue sur l’usage d’une héroïne plus médicale et sur les zones grises de la politique. Et même si les actions de ses bleus ont donné la possibilité de sauver une victime, Gabinski prend le temps de les engueuler car ils n’ont pas respecté ses ordres.

Une fois que c’est fait, il renvoie Tucker monter la garde devant le magasin et prend Sohal avec lui, parce que Sabrina déborde de bonnes idées et prend les bonnes décisions. C’est un peu gros, ça fait deux épisodes qu’elle dicte la conduite à suivre à ses tuteurs tout de même. Bon, c’est tout de même cool de la voir réussir ses premières journées en tant que flic. C’est chouette aussi que ça permette de frustrer un peu Luke. Il essaie d’être salopard avec elle, mais sans grand succès : elle a trop confiance en elle et ses capacités pour que ça fasse vraiment effet.

Et puis après tout, elle empêche aussi une autre overdose et fait équipe avec Delphine, la dealer qui se retrouve à avoir tué quelqu’un alors qu’elle voulait juste aider quelqu’un à supporter sa douleur. Le message est passé en tout cas : si Sabrina veut vraiment aider, elle va devoir trouver une solution pour les 200 personnes qui ne pourront plus se servir de son centre pour trouver de la drogue et soulager des douleurs.

Brambilla

Ce n’est évidemment pas possible, et on comprend donc que la police a apporté une solution à des overdoses, mais en créant plus de problèmes encore. Dur, dur. Sabrina a du mal à s’en remettre, mais elle peut au moins en parler avec un tuteur un peu plus compréhensif que Gabinski. En effet, Brambilla débarque au commissariat. On lui propose une retraite anticipée, dont il ne veut pas car il préfère bosser avec Sabrina, et il prend le temps d’écouter Sabrina. Il fait bien : ensemble, ils se rendent chez une des femmes que Delphine aidait et ça finit par donner l’idée à Sabrina de continuer l’enquête.

Grâce à son instinct et quelques recherches de Luke, Sabrina en arrive à la conclusion que la drogue qui était vendue était effectivement propre. Le problème vient d’Oscar, l’assistant de Delphine : c’est lui qui coupait la drogue pour en revendre une partie. Sabrina et Brambilla parviennent donc à arrêter le vrai coupable et réduire la peine risquée par Delphine. Tout est bien qui finit bien, quoi, avec une Delphine qui souhaite même reprendre ses activités, du coup.

Luke ? Il tire profit de l’arrestation et explique à Sabrina qu’il est content de reprendre sa première place dans la compétition. Cela mène Sabrina à proposer aussi une réflexion sur le racisme dont elle pourrait être victime – certains pensant qu’elle reçoit des privilèges grâce à sa couleur de peau. J’ai adoré la leçon qu’elle fait à Brambilla sur la couleur de peau qui a son importance, et j’aime vraiment la dynamique de ce duo qui repart ensuite sur la paperasse comme si de rien n’était… alors que tout a changé.

Par contre, je suis un peu déçu par la quasi absence de Grove, la meilleure amie de Sabrina. Elle n’a pas fait grand-chose dans cet épisode, ça manque d’une scène entre elles… Et en même temps, c’est aussi ça le monde du travail : tu ne bosses pas tous les jours avec tous tes collègues.

Eye of the Hurricane

En parallèle de tout ça, le frère de Sabrina a sa propre sous-intrigue, lancée tout de même par sa sœur. Elle lui envoie une photo des locaux du bureau de leur père tagués par ce qui ressemble à un gang. Nous le suivons donc en train d’enquêter sur tout ça et d’en parler à son copain (petit-copain ?) : « Eye of the hurricane ». Le groupe IOH pose un vrai problème au frère quand il commence à chercher un peu plus d’informations sur eux : il se rend compte qu’ils étaient au courant de l’arrestation de son père… avant qu’elle ne se déroule. Oups. Est-ce que le fil rouge de la série vient de gagner en profondeur ? On dirait bien.

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Allegiance – S01E01 – Pilot – 18/20

J’ai lancé le premier épisode sans trop savoir à quoi m’attendre et en pensant être sur une petite série policière sans ambition et sans budget. Je me suis trompé, j’ai beaucoup aimé ce que proposait cette série, avec de nouvelles recrues chez les flics canadiens. On est loin de l’humour de The Rookie, mais une version plus sérieuse fonctionne bien aussi – on le savait avec Les Bleus, déjà. Là, on a donc une série qui réussit vraiment à marquer les esprits dès son premier épisode et qui me donne envie de voir la suite. Une bonne surprise, quoi.

Spoilers 

Le jour où elle devient flic, Sabrina voit son père, ministre, se faire arrêter devant les caméras pour trahison.

Oh so you have a master in denial ?

L’arrestation

C’est parti pour une nouvelle série, alors ! Quelques plans aériens pour nous confirmer que nous sommes au Canada et hop, on découvre toute une fournée de tous nouveaux policiers. En quelques répliques, on apprend que l’héroïne de la série, Sabrina, s’est entraînée pendant six mois pour en arriver là. À présent, elle apprend que sa meilleure amie vient de recevoir à son tour son affectation : elles seront envoyées toutes les deux à Surrey.

Tout va bien dans le meilleur des mondes, et son père débarque alors pour la féliciter. C’est l’occasion pour nous de découvrir que Sabrina est la fille d’un haut responsable politique. Elle a aussi un frère, Ishaan, qui est en désaccord avec son père et est clairement la brebis galeuse de la famille. Franchement, avec une telle galerie de personnages en quelques minutes, on sait déjà que la série va pouvoir proposer quelques bonnes promesses.

Et alors que Sabrina commence un joli discours de promo devant tous ses camarades et sa famille, voilà que des flics débarquent pour arrêter Ajeet Sohal, son père, en l’accusant de trahison devant toute la promo. C’est quelque chose, ça. J’adore comment la plus belle journée de la vie de Sabrina est déjà gâchée et, ma foi, ça lance bien la série.

Premier jour

La première journée de boulot de Sabrina arrive tout de même après tout ça. Deux jours plus tard, alors qu’elle n’a pas de nouvelles de son père et que les journalistes se pressent devant la maison familiale, Sabrina revient de son jogging matinal et est prête à entamer sa première journée. Elle n’est pas si simple : son frère lui reproche son engagement, sa mère crie au complot et elle est amenée finalement au commissariat par l’avocat de son père, Max. Ce dernier assure qu’un homme politique blanc n’aurait pas été arrêté de la sorte, devant autant de caméras. Le discours semble le même pour à peu près tout le monde dans la maison.

Je doute qu’il en soit de même au travail pour Sabrina. La première personne qu’elle rencontre est Nate, un avocat chargé de mener l’accusation de son père. Cela commence bien, surtout qu’elle est clairement très intéressée par ce beau-gosse. Sa meilleure amie finit par la rejoindre et lui servir de bouclier face aux nombreux regards curieux qui se posent sur elle. Forcément. Même sans l’arrestation de son père, elle y aurait eu droit, mais là, forcément, il y en a encore plus.

Et il y a plein de personnages à découvrir : les deux meilleures amies – Sohal et Grove – ont envie de travailler pour le Sergent Gabinski, qui serait apparemment une légende, mais ce ne sera finalement pas leur tuteur. Il sera en revanche celui de Tucker, un autre bleu qui a fait ses armes avec les filles, est beau gosse et un brin vexé d’être le deuxième meilleur élève, derrière Sabrina.

Sabrina, elle, bossera avec Brambilla (Keith Mars !), tandis que Grove, elle, sera une experte informatique sous la supervision de Chang. J’aime bien que la série ajoute une bleue du côté de l’informatique, je pense que ça apportera un petit plus par rapport aux séries de ce genre. Assez vite, la réunion de début de journée permet de présenter un peu tout le monde et l’objectif de la journée, qui est de protéger la ville d’attaques racistes après l’arrestation du ministre Sohal.

Cela dit, la première journée de Sabrina va évidemment être bien différente avec une première enquête à mener. Avant ça, elle rencontre son tuteur et apprend à connaître son étrange humour. Ils sont ensuite envoyés en intervention dans un parc où un enfant aurait disparu une demi-heure plus tôt. Une rapide enquête permet à Sabrina d’apprendre que ce n’est finalement pas le cas : il a disparu depuis une heure.

Hop, la série verse alors dans de l’enquête toute simple, mais plutôt bien ficelée à vrai dire. On voit les policiers enquêter dans le voisinage, récupérer des caméras de résidences privées et quadriller toute la vie de l’enfant, placé dans les services sociaux. Cela fonctionne plutôt bien : la nana chargée de le surveiller a mal fait son travail, une caméra a filmé le kidnapping du gamin, on assiste donc au lancement d’une Amber Alert et au travail informatique mis en place pour retrouver au plus vite le gamin.

Gavin

Très vite, les flics comprennent que c’est le père, Gavin, qui est responsable de l’enlèvement et en recoupant tous les moyens à disposition, ils finissent par être vraiment sur sa piste. Bien sûr, on nous évoque la paperasse, l’enquête est diligentée à distance par Degas, une enquêtrice, et Sabrina a un caractère qui fait qu’elle ne laisse pas tomber l’enquête du tout, même quand on lui dit d’arrêter. Je trouve ça un peu abusé pour une bleue, mais j’aime bien son caractère malgré tout.

Après, pour une première journée de travail, c’est un peu abusé : on nous révèle ainsi que c’est sur son intuition que Brambilla et elle sont capables de retrouver le kidnappeur, le père de l’enfant. Il n’a pas hésité à mettre son fils dans un congélateur, mais ça, ils ne le savent pas encore. Gavin, le kidnappeur, finit par attaquer Brambilla et le mettre KO bien vite, laissant Sabrina seule pour l’arrêter – le reste des équipes étant 15 minutes plus loin.

Bien sûr, ça énerve le boss du commissariat de savoir sa bleue seule sur le terrain pour son premier jour, mais ils n’ont pas vraiment le choix de faire autrement. Pendant que Brambilla cherche le gamin malgré ses blessures, Sabrina poursuit donc le père comme elle peut et finit par être confrontée face à face avec lui. Honnêtement ? Je me rends compte que je suis pris dans l’action et que c’est vraiment un très bon premier épisode. L’enquête est simple, mais ça fonctionne. Sabrina est top en plus : elle parvient à cerner rapidement le caractère du père complotiste qui pense que son fils doit devenir un loup et pas un mouton.

Bon, ça finit par être un peu dans l’excès d’émotions du côté de Sabrina, mais sincèrement, c’est ultra efficace comme manière d’entamer une série et de marquer les esprits. Sabrina parvient à convaincre Gavin de dire où son enfant est, puis de lâcher son arme. Il n’y a pas de fusillade inutile, l’ensemble reste même à peu près crédible (bon, je mets un veto sur Brambilla blessé qui s’occupe seul de retrouver le gamin alors qu’il y avait une équipe de commando tout juste arrivée sur place). Tout est bien qui finit bien pour un premier jour en tout cas, mais ça a l’air épuisant d’être policier. Bon, Sabrina a quand même droit aux applaudissements de ses collègues quand elle arrive au commissariat après tout ça.

La fin d’épisode permet alors de proposer quelques pistes pour la suite. On découvre donc que Gavin a quelques menaces terroristes en réserve, que Sabrina et Luke Tucker ont la même ambition de bosser dans la même unité que Degas (serious crime), que Sabrina attire l’attention d’officiels (forcément) et surtout que toute l’équipe se rejoint dans un bar pour fêter la fin d’une première journée réussie. Des pistes pour la suite, quoi.

Ajeet

En parallèle de tout ça, Max, l’avocat du père, continue de faire son travail et d’essayer de libérer au plus vite Ajeet. Cela ne semble pas simple et ça se résume à une scène où il hurle au téléphone. Pas pour rien que ça me faisait penser à Suits. Bien sûr, ça ne se passe pas super bien pour Ajeet. Il clame être victime d’un complot, mais ça n’empêche pas son avocat de ne pas réussir à le faire libérer sous caution.

Malgré tout, Ajeet parvient à laisser un message vocal sur le portable de sa fille depuis sa prison. Il lui demande de prendre soin de son frère (hâte de voir ce genre d’épisodes) et de faire attention à elle, tout en continuant à mettre en place tout ce qu’elle peut pour sauver le monde, en gros. Il est fier d’elle, et ça, ça fait pleurer notre héroïne au grand cœur.

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Allegiance (S01)

Synopsis : Une bleue dans la police canadienne se retrouve confrontée aux limites du système judiciaire quand elle essaie de blanchir son père dans une affaire criminelle tout en faisant correctement son travail.

Pour commencer, vous vous dites probablement comme moi que je suis tombé sur la tête à regarder encore une autre nouvelle série, et une série policière en plus, quand je passe mon temps à rabâcher que c’est prévisible ces derniers temps sur le blog. Je ne sais pas, je suis dans ma période flics et enquêtes apparemment – et en pleine saison 5 de The Rookie actuellement, faudra que je mette les critiques en ligne à un moment.

En vrai, je me décide à lancer dans la série pour une seule et unique raison : j’ai vu passer le nom d’Enrico Colantoni au générique. S’il y a Keith Mars dans une série de flics, ça ne peut qu’être bien. Le trailer me donne plutôt l’impression d’un mix entre The Rookie et Suits, en quelque sorte. On verra bien, j’ai tenu devant le pilot de Tracker et je commence à vraiment m’attacher à Wild Cards, alors pourquoi pas à une autre série à enquête, hein ?

C’est les vacances scolaires, je vais salement le regretter quand la rentrée va arriver.

Note moyenne de la saison : 16,5/20

Allegiance – S01E01 – Pilot – 18/20

J’ai lancé le premier épisode sans trop savoir à quoi m’attendre et en pensant être sur une petite série policière sans ambition et sans budget. Je me suis trompé, j’ai beaucoup aimé ce que proposait cette série, avec de…

Allegiance – S01E02 – Supply Side – 18/20

La série conserve toute sa qualité pour de deuxième épisode, ce qui est un vrai soulagement. Mieux, je me suis rendu compte en cours d’épisode, coup sur coup, qu’il y avait en fait deux autres acteurs que je connaissais…

Allegiance – S01E03 – Running on Empty- 14/20

C’est moins bon cette semaine. Peut-être que j’en attends trop de la série après deux bons épisodes, peut-être que c’est juste que je n’étais pas dans le même mood, mais en tout cas, ça m’a donné davantage l’impression de…

Allegiance – S01E04 – IRL – 16/20

On a compris que la série voulait faire dans le social et elle est parfois un peu lourde dans sa manière de faire passer des messages – ici, sur les adolescents. Pour autant, je trouve que l’ensemble est fluide,…

Allegiance – S01E05 – Homecoming Kings – 16/20

Cinq épisodes et la série a clairement trouvé son équilibre : les dynamiques entre les personnages sont clairement établies et permettent de jouer un peu avec les situations proposées ; les intrigues policières sont toujours menées de manière fluide et à…

Allegiance – S01E06 – Safe Harbours – 16/20

Je suis content d’avoir arrêté la série quelque temps : cela me permet de confirmer que je l’aime toujours beaucoup pour sa reprise, mais aussi d’avoir un peu plus de patience avec le choix de la série de faire passer…

Allegiance – S01E07 – The Legacy – 18/20

C’est un sacré épisode ! Il me permet de découvrir plus en détails certains aspects du Canada que je ne connaissais pas du tout, mais surtout, il est un sacré exemple d’épisode procédural parfaitement maîtrisé. De son début in medias…

Allegiance – S01E08 – 8×6 – 16/20

L’épisode surprend par son manque d’action assez certain et me déçoit presque à trop se concentrer sur Sabrina qui se retrouve au cœur de trois intrigues à la fois. Ce serait bien qu’on développe aussi les autres personnages de…

Allegiance – S01E09 – Fallen Idols – 15/20

La fin d’épisode prépare agréablement le terrain pour une fin de saison qui promet d’être géniale, mais en attendant, on nous sert un épisode pas bien passionnant – ou en tout cas, moins original que d’habitude. Oh, il respecte…

Allegiance – S01E10 – Dawn to Dawn – 18/20

Le dernier épisode est à l’image de la saison : une qualité d’écriture qui n’est pas exempte de défaut mais qui est fluide et mène parfois à des moments de tension où l’on sent vraiment le suspense s’installer (c’est une…

Tracker – S01E01 – Klamath Falls – 12/20

CBS fait sa rentrée avec un épisode qui n’invente pas l’eau chaude et nous propose de suivre un personnage qui porte toute une série sur ses épaules. Je ne suis pas convaincu que ça puisse être suffisant et la formule semble trop classique et trop pleine de moments où mes yeux vont se lever vers le ciel. Affaire à suivre quand même, j’imagine, histoire de me faire une idée sur du plus long terme.

Spoilers 

Colter est embauché pour retrouver la trace d’un gamin.

You’re going to survive.

Jesse

La série commence clairement in medias res avec une femme qui se réveille au milieu de nulle part quand un beau gosse se penche sur elle et lui assure qu’elle ira bien et survivra. Ma foi, quitte à être dans une situation aussi déprimante et périlleuse, autant être dans les mains de Justin Hartley, je suppose. Les années passent et il reste toujours aussi beau gosse, c’est déjà ça.

La série confirme en tout cas avec cette première scène et un quasi-monologue de son héros qu’elle compte bien se reposer à 100% sur les épaules de ce personnage principal. Je ne suis pas convaincu que ce soit suffisant, même en adorant Justin Hartley. En tout cas, c’est un sauveteur au top. Il vend clairement du sexe à la nana qu’il aide et la ramène finalement en voiture vers… le milieu de nulle part, à nouveau. Bon, mais avec un camion de pompiers.

Ne perdant pas le Nord, Colter Shaw, c’est son nom, en profite pour réclamer l’argent qui était promis si l’on retrouver Jesse, la femme, à temps. Tout ça est donc un business. Et comme la série en est un aussi, l’épisode suivant nous met Justin Hartley torse nu. Il aura donc fallu quatre minutes pour le voir torse nu, les producteurs ne perdent pas le Nord non plus.

En plus, c’est super chelou, il se déshabille alors qu’il est au téléphone avec Velma & Teddi, un couple qui semble suivre de près ses aventures. Elles sont ravies de savoir qu’il a sauvé une vie et le préviennent qu’il a reçu des appels. Elles sont aussi clairement celles qui gèrent ses affaires à distance : elles sont confortablement installées dans une luxueuse maison où elles surveillent les récompenses postées en ligne pour retrouver des gens ou des choses. Et elles les communiquent à Colter, qui vit quant à lui dans une caravane qu’il tracte avec sa voiture. On a les infos dont on a besoin pour lancer la série.

Un métier pas comme les autres

Aussitôt, l’épisode commence donc en nous proposant un cas de la semaine tout ce qu’il y a de plus classique. Colter est embauché par une famille qui lui pose plein de questions et l’embauche pour retrouver Eddie, le père d’un gamin disparu depuis un moment – le père qui aurait kidnappé le gamin, donc. Colter attend que le mari s’en aille et avoue aussitôt à Sarah, la femme, que la première chose qu’il fera, c’est de lui demander pourquoi elle ment. Ben tiens. Cela fait un bon petit moment d’interrogation pour lancer le générique, ça.

Le suspense prend vite fin : il a repéré un problème de chronologie dans le récit des parents. Avant ça, on nous fait tout de même un petit topo de son travail : Colter parcourt les USA pour récolter les récompenses et il en fait son travail. La mère finit par lui venir en aide et donner toutes les infos dont il a besoin à ce moment-là pour faire avancer son enquête.

Colter enchaîne ensuite en passant un coup de téléphone à un de ses amis, Bobby. Il a donc des contacts un peu partout dans les USA pour lui venir en aide ? J’aurais préféré qu’on le découvre au moment où il débutait. Là, il est déjà bien installé, c’est un peu dommage. Bobby lui pirate donc les messageries instantanées si je comprends bien. C’est un job comme un autre. On note aussi que Bobby n’a plus de jambes, mais qu’il a des prothèses qui me paraissent dernier cri.

Cela permet à Colter d’avoir sa première piste en tout cas : le gamin disparu a été enlevé dans un fast-food, et il pensait en effet y rencontrer son père… mais non. Sur place, Colter essaie d’en savoir plus en passant par une voie légale, mais quand il se confronte à de la hiérarchie de fastfood pas très coopérante, il décide de faire le truc le plus con possible. Vous l’aurez compris, il s’introduit à l’intérieur du bureau de la manager pour avoir accès aux caméras de vidéosurveillance et découvrir que le gamin a parlé à un autre homme.

Je doute sincèrement que ce genre de caméras soit réellement si simple d’accès, mais en plus, il se démerde pour faire ça alors qu’il y a deux flics dans la salle. Et les deux flics, on les voit dès le début de la scène, donc on savait déjà ce qu’il en était dès le départ. Bref.

Tout ça permet d’en savoir plus sur Colter : les flics sont persuadés qu’il n’est intéressé que par le fric et il a vraiment tout un réseau prêt à tout pour lui. Velma & Teddi se débrouillent donc pour trouver un avocat capable de lui venir en aide et de le faire sortir de prison bien rapidement. Elles lui envoient une ex qui est très marrante, mais un peu lourde. La série n’a déjà aucune crédibilité, avec l’avocate qui se tape un monologue face à des policiers muets – parce qu’on ne paie pas les acteurs. Bon.

Au passage, Colter se fait tout de même une amie plutôt charmante chez les flics : la même qui était sûre qu’il n’était là que pour l’argent fait progresser l’enquête grâce aux informations de Colter, puis passe un peu de temps à papoter avec lui. On la voit aussi lui mater très clairement le cul, parce que pourquoi pas.

L’intérêt de tout ça ? Pendant qu’il était en prison, l’enquête a pu avancer. Il apprend donc le décès de l’homme qu’il recherche à présent, mais cela ne l’arrête pas pour autant de continuer son job. L’enquête continue donc et le pousse à retrouver la même flic, encore et toujours, quand il se rend dans la famille du gamin disparu. Comme il a fait progresser l’enquête, Colter a le soutien de la famille et peut donc agir un peu comme il veut, en faisant équipe avec les flics. Voilà. Il passe donc de type que l’on arrête parce qu’il commet une effraction à type qu’on aide à faire son job en quelques minutes. Et puis, la policière bave carrément sur lui à ce stade.

Négociation

La flic l’emmène dans une forêt où le gamin se trouve probablement, avec son kidnappeur. Evidemment, c’est finalement le cas : on laisse à Colter deux heures pour les retrouver et il y arrive bien sûr. Mieux que ça, il parvient à raisonner super vite le kidnappeur, lui affirmant qu’il n’est pas de la police et qu’ils ont une demi-heure pour procéder à la libération du gamin et lui éviter trop d’emmerdes judiciaires.

Bien sûr, ça, c’est la théorie. Alors que Colter parvient très bien à faire son travail, un hélicoptère finit par passer au-dessus d’eux et leur faire prendre conscience que la police est là. Ce n’était pas prévu comme ça. Cela énerve Jack, le kidnappeur qui, finalement, décide donc de tirer sur Colter, le blessant au bras. Jack en profite pour s’enfuir en camionnette avec le gamin toujours bloqué à l’arrière de la voiture.

Par chance, une balle, ça ne suffit pas à arrêter Colter dans sa quête pour retrouver le gamin. Il traverse donc la forêt pour réussir à rejoindre le gosse à l’arrière du pick-up où il est bloqué et cela tombe vraiment bien. En effet, grâce à tout ça, Colter est à l’arrière du véhicule quand Jack est coincé par les flics et décident de se suicider, mettant involontairement en danger la vie du gamin et de Colter.

Je ne comprends toujours pas pourquoi Colter dit au gamin de « stay down » dans la voiture quand ils feraient mieux de sauter par-dessus bord avant de se retrouver suspendus dans le vide… Finalement, une fois suspendus dans le vide, Colter comprend qu’ils n’ont pas d’autres choix que de plonger. Cela fait une petite scène impressionnante et hop, ils survivent.

On retrouve ensuite Colter à l’hôpital pour récolter son argent, pour savoir comment va le gamin, pour faire les gros yeux au flic qui est intervenu plus tôt que prévu et hop, happy end. Le happy end ? Ben il se tape la flic bien sûr, puis il répond à un appel en visio de Velma et Teddi pour avoir une nouvelle enquête. Ouais, ouais, il prend les appels en visio alors qu’il est encore au lit et à poil avec sa conquête d’un soir. Sympa pour elle.

Passé trouble

Pendant tout l’épisode, Colter est aussi harcelé par des coups de téléphone et SMS. En flashbacks, on en découvre un peu plus sur son adolescence (ou enfance ?) avec un père maltraitant s’énervant souvent après lui. Il hurle, le pousse à faire de l’escalade et engueule aussi sa sœur. Je ne vais pas donner cher de sa peau à la sœur. Ou à la mère ? Une des deux a forcément disparu en cours de route.

L’histoire est rapidement racontée par Colter à la flic avec qui il fait équipe dans l’épisode. Une dispute familiale a éclaté quand le père a voulu partir avec ses trois enfants, sans la mère. Le grand frère a voulu protéger sa petite sœur et Colter, et le père a alors décidé de les menacer avec un couteau. Oui, oui, le père est sur le point de poignarder Russel. Finalement, il s’est barré sans ses enfants et sans sa femme, parce qu’il était recherché – probablement par les flics.

On en arrive à la conclusion logique, comme la flic, que c’est le père qui a dû disparaître. Ce n’est pourtant pas le cas, il fallait une surprise : Colter révèle donc qu’il a retrouvé son père malgré la nuit et la pluie, parce que son père l’avait quand même bien entraîné. Le truc, c’est que c’est Russel qui a décidé de le tuer apparemment, en le jetant du haut d’une falaise.

C’est donc pour ça que Colter évite les innombrables appels et SMS de Russel dans le présent. Colter passe aussi voir sa mère en chemin vers sa nouvelle enquête et celle-ci insiste très lourdement pour qu’il bloque le numéro de Russel. Mouais. Elle va avoir tué son mari, quoi. Quelque chose comme ça. Cela ne fait pas un gros cliffhanger, ni un fil rouge franchement renversant. On verra bien ce que ça donne par la suite. J’espère surtout que la série ne nous proposera pas des flashbacks à chaque épisode !

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