The Watchful Eye – S01E04

Épisode 4 – The Nanny Vanishes – 16/20
À ce stade, la série a réussi à me rendre complètement paranoïaque. Je me suis rendu compte, plus j’écrivais la critique, que je ne faisais confiance absolument à aucun des personnages. Il y a trop de secrets à découvrir et de mystères à éclaircir, mais le récit avance à une bonne vitesse pour que ça ne paraisse pas improbable ou insolvable. Bref, c’est un vrai petit plaisir, cette série !

Spoilers

Elena rencontre enfin Morgan, mais pas pour bien longtemps.

These people put surveillance cameras in their smoke detectors.

Nous en sommes déjà à l’épisode 4, l’air de rien. Ce titre ne me dit rien qui vaille et je prends un risque certain à regarder l’épisode un soir de fatigue, surtout que je n’ai pas de sous-titres, une fois de plus. La série peut être suivie sans, je le sais, puisque je l’ai déjà fait. Par contre, je les ai regrettés dès le départ, quand Elena reçoit un appel de quelqu’un que j’ai d’abord cru être Roman. Eh, je vous l’ai dit, je suis fatigué et il était vu de loin, tête baissé.

Finalement, il ne s’agissait pas de Roman, mais du petit frère d’Elena, Dale, si j’ai bien entendu. Celui-ci appelle sa sœur pour se plaindre des appels de sa mère et de sa situation de merde, selon lui. En effet, il est dans une école à uniforme qui semble bien prendre soin de lui, ce qui ne lui plaît pas. À l’adolescence, trop d’ordre ne fait jamais plaisir, je pense.

Le frère et la sœur s’engueulent au téléphone, mais ils sont drôlement civils quand il le fait. Oui, il lui raccroche au nez, mais ça pourrait être bien pire. Elena prend en tout cas le temps d’aller voir sa mère pour qu’elle arrête de téléphoner à Dale. Son plus gros problème ? Elle fait croire à Dale qu’elle sera bientôt sortie de prison… ce qu’Elena ne souhaite absolument pas.

Cela n’empêche pas sa mère d’y croire. Pour sortir de son trou, la mère a pourtant besoin de la fille ; donc ça semble compromis pour elle, hein. Sortir de prison après sept mois quand on est condamné à huit ans, elle a beaucoup d’espoir. Je vois plutôt la fin de saison où Elena se retrouve en prison avec elle… mais en même temps, je me demande s’il y aura de quoi faire une saison 2 avec ces intrigues.

C’est un peu tôt pour l’envisager, je sais. C’est juste que j’accroche beaucoup à la série pour le moment. Pourtant, ce quatrième épisode commence par des scènes qui nous tiennent loin du Greybourne. C’est un problème : Greybourne est à mes yeux un personnage à part entière de la série, et il lui est essentiel.

Après, l’avantage, c’est qu’on en revient très vite à l’intrigue qui m’intéresse le plus : Elena rencontre enfin Morgan. Cette dernière est vraiment intéressante dans ce qu’elle révèle à Elena : Morgan est paranoïaque, très clairement. Elle demande à Elena d’éteindre son téléphone, est persuadée d’être surveillée, même encore maintenant, et nie totalement les rumeurs selon lesquelles elle couchait avec Matthew. J’ai plutôt tendance à la croire, franchement.

La manière de filmer la scène était un peu déroutante, avec des plans sur les deux actrices côte à côte, à se parler. Morgan décide de s’en aller subitement, parce qu’elle est sûre d’être toujours suivie, mais elle prend tout de même le temps de révéler à Elena que la femme de Matthew voyait des gens aux Greybourne. C’est probablement ce qui l’a poussée au suicide. Le truc, c’est que Morgan envisage à peu près les mêmes gens qui la suivent – sans pouvoir donner le moindre nom car elle a signé un contrat avec les avocats de la famille – quand Elena pense aux fantômes.

Quoiqu’il en soi, Elena décide d’en parler à son petit ami, espérant encore du soutien de la part de ce débile de détective Macedo. Je le déteste de plus en plus à chaque épisode, et celui-ci ne déroge pas à la règle. Scott est insupportable à ne pas croire Elena quand elle lui parle, vraiment.

Après, il faut bien reconnaître qu’Elena ne doit pas être simple à suivre non plus – mais moi, je l’adore ce personnage pour l’instant. Par contre, pfiou, ses journées m’épuisent, c’est impossible à suivre à force. Elle rentre au Greybourne pour mieux voir Bennet draguer Roman, une fois de plus. Cette fois, Bennet demande clairement à Elena ce qu’elle sait de Roman, pour savoir s’il est célibataire ou non. Bien sûr, Elena maintient sa couverture, mais j’imagine que ça pourra être une information importante de connaître ce crush de Bennet pour se la mettre dans la poche plus tard.

En attendant, Bennet est engueulée par sa belle-mère. Ah. Je crois que je n’avais pas encore captée que Tory n’était pas la mère des filles. Cela la place dans le rôle de l’insupportable belle-mère, et Amy Acker le joue toujours à merveille. Cependant, je sens qu’on nous cache quelque chose avec cette intrigue : Tory se plaint d’un sac qui aurait été emprunté et abimé par Bennet… Mais il y aura peut-être plus à savoir par la suite.

Pour l’instant, il faut se contenter de Roman qui continue de gagner la confiance et l’affection de Tory en s’occupant du sac, avant de manger avec Elena. Celle-ci lui révèle une partie de l’avancée de son enquête sur le rubis qu’elle espère retrouver. C’est l’occasion de découvrir qu’elle joue double jeu avec tout le monde : Scott, qu’elle ghoste et qui n’est pas au courant de l’existence de Roman, mais aussi Roman, qui n’a pas exactement sa part du gâteau dans l’affaire.

Ils partagent un repas ensemble avant qu’Elena retourne s’occuper de Jasper. Il faut bien qu’elle le fasse de temps en temps, tout de même. Ne perdant pas de vue son objectif, elle propose à Ginny un après-midi de baby-sitting commun. Cela ne vend pas du rêve, mais Elena profite de l’occasion pour fouiller l’appartement, évidemment. Elle espère retrouver un bijou volé, puisqu’il est question de ça dans les lettres de Greybourne…

Je suis à peu près sûr que ce trésor sera un enfant, en vrai, surtout avec Ginny qui insiste pour dire que tous les riches sont de la même famille. Cela sent trop le secret de famille, de toute manière. Et Ginny, je n’arrive pas à lui faire 100% confiance non plus, d’ailleurs. Elle est beaucoup trop vite sur le dos d’Elena, par exemple : elle la surprend en train de fouiller l’appartement et le prend très mal, expliquant que sa boss a une mémoire photographique.

Pour se faire pardonner d’avoir fouillé l’appartement et d’avoir vexé Ginny, Elena trouve rapidement une solution : Matthew lui demande de l’aider – enfin, en vrai, elle propose – à vider le placard de son ex-femme pour tout donner à des œuvres caritatives. C’est l’occasion de fouiller l’appartement, de passer du temps avec Ginny et un verre de vin, mais aussi de récupérer de l’argent de poche facile, avec des affaires aussI.

Yep. Matthew propose à Elena de récupérer les fringues de sa femme morte. NORMAL. Bon, en même temps, il avait également demandé le divorce, sans signer les papiers… Contrairement à sa femme. Voilà qui est étrange. Elena récupère les papiers du divorce, avant de se retrouver à devoir essayer une robe, soi-disant contre son gré, quand Ginny la force. Humph. Ca me donne l’impression que Ginny voulait du temps seule pour fouiller l’appartement elle aussi.

Je deviens parano. La série me rend parano. Il faut dire qu’entre les vivants et les morts, on ne s’en sort plus. Oui, les morts sont de retour : Elena voit ainsi le fantôme d’Allie dans son dos, avant de se rendre compte qu’il s’agit en fait de Tory. Que faisait-elle dans l’appartement de Matthew ? Nous ne le saurons pas – pas immédiatement en tout cas.

Elle se barre bien vite ensuite, permettant à Elena et Ginny de continuer de vider le placard. Pendant ce temps, Matthew se rend au cinéma avec Jasper, parce que c’était le jour off d’Elena en théorie. En pratique, elle passe la journée à bosser parce que c’est plus cool que d’être avec Scott ! Et c’est plus cool aussi quand Matthew l’invite à rester dîner.

Elle joue avec le feu, comme le dira plus tard Roman, et elle le fait de manière plus littérale que prévue quand leur dîner crame sur la plaque. Elle se rend compte que le détecteur de fumée ne se déclenche pas et se propose de changer la batterie (en montant sur une chaise qui doit coûter son salaire sans retirer ses chaussures, bien sûr). Avant ça, elle s’est rendue utile avec Jasper, tout de même, et a continué de marquer plein de points auprès de son boss.

Après ça, elle ne voit plus l’appartement de Matthew de la même manière : elle se rend en effet compte qu’il y a une mini caméra dans le détecteur de fumée. Un rapide tour de l’appartement lui confirme, en plus, qu’il y en a probablement d’autres – et on nous le confirme. Le titre de la série prend tout son sens et nous on continue d’être de plus en plus parano (déjà que les plans filmés de très loin au début de l’épisode n’aidait pas à avoir confiance !).

Prise de court, Elena se confie à la seule personne en qui elle est sûre de pouvoir avoir confiance dans le Greybourne : Roman. Je ne sais pas s’il fera long feu, lui : il en sait beaucoup trop. Et ça ne va pas en s’arrangeant quand elle lui montre ensuite l’ancien appartement de Greybourne et les papiers du divorce. L’avocat qui gérait le divorce ? Il s’appelait Victor Marcato. Ce nom n’est pas inconnu d’Elena : il s’agit de l’avocat qui a fait signer à Morgan son contrat pour ne rien révéler de son job.

Elle avait laissé le nom à Elena en l’écrivant sur son gobelet de café, paniquée par la situation. La panique commence à gagner aussi Elena cette fois : elle cherche à recontacter Morgan pour mieux se rendre compte que son téléphone est déconnecté du réseau et que son immeuble est désormais condamné.

Pour nous, c’est l’occasion d’apprendre que la série se déroule le 30 juin 2022. Bon, en même temps, six mois après Noël, c’est plutôt logique qu’on soit fin juin. Face à tout ça, Elena se confie à Scott pour qu’il puisse se servir de son job pour obtenir des infos… mais c’est un fail : une fois de plus, il ignore ce qu’elle lui raconte et n’écoute pas vraiment ce qu’elle lui dit.

C’est bien dommage. Finalement, elle se confie donc aux autres nourrices qu’elle connaît : Kim, Alex et James. On apprend au passage que James a posé un lapin, soi-disant accidentel, à Kim. Oui. Soi-disant. Je n’ai confiance en personne, pas même en Elena. On n’arrête plus d’en découvrir sur Elena et ses origines : chaque épisode apporte quelque chose de nouveau sur sa famille tout de même. Il y a trop de secrets, vraiment.

Les caméras n’aident pas, en tout cas. Elena est sûre qu’elles sont à Tory, mais elle n’a pas de preuve. Elle ne leur parle pas de la disparition de Morgan, mais juste des caméras. Les nourrices lui expliquent qu’il s’agit d’une partie de leur boulot et qu’il faut faire avec, tout en regrettant de ne pas pouvoir espionner les boss… Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’Elena se décide à mettre un tracker dans le sac pété de Tory.

Hâte d’en savoir plus sur Tory, vraiment ! En attendant, il faut se diriger vers un cliffhanger improbable, histoire de continuer de n’avoir confiance en personne. Matthew est ainsi l’invité d’honneur d’une cérémonie qui le lie au Greybourne, puis rentre chez lui pour parler à un homme que Jasper identifie auprès d’Elena comme étant l’ami de sa mère.

Le seul problème, c’est que l’ami de sa mère n’est autre que… Scott. Vraiment, je déteste ce personnage.

The Last of Us – S01E03

Épisode 3 – Long, Long Time – 17/20
Je suis partagé (de nouveau), parce que cet épisode intervient très tôt dans la série pour proposer un tel détour. En même temps, l’occasion était probablement trop belle pour que les scénaristes passent à côté et je trouve que ça fonctionne merveilleusement bien. La série était à deux doigts de réussir à me faire pleurer, dès son troisième épisode. Je suis content qu’ils osent ce genre d’histoire et ça marque suffisamment les esprits pour que la série se forge une réputation. Ils ont donc bien fait. Par contre, pas merci à tous pour les spoilers. Je sais, je n’avais qu’à pas être en retard.

Spoilers

Joel et Ellie se rendent chez Bill et Frank.

Dead people can’t be infected.

L’épisode dure de nouveau beaucoup trop longtemps pour son propre bien, mais il a le bon goût de commencer directement par le générique. 1h15, sérieusement, faites un film, à ce stade… Avant de débuter la critique, il faut tout de même que je précise une chose importante : j’ai déjà longuement entendu parler de l’épisode et je suis inévitablement spoilé. Je sais que le but de l’épisode est d’étendre l’univers avec une backstory qui n’est pas dans le jeu, je sais que c’est LGBT, je sais que ça a divisé entre « exceptionnel/meilleur épisode ever » et « bordel, mais on veut juste de l’action ». Bon, et les homophobes, bien sûr.

Plus que pour Anna Torv et Pedro Pascal, c’est donc pour pouvoir me faire aussi mon propre avis sur cet épisode que je me suis lancé dans la série. L’épisode commence d’abord par un petit moment de commémoration de Tess : Joel empile des galets pour lui rendre hommage et hop, on peut avancer pour continuer d’explorer sa relation avec Ellie. Pour une fois, son impertinence la rend attachante : elle rappelle à Joel qu’ils ont fait le choix de la transporter hors de la zone de quarantaine pour leur batterie afin de bien souligner qu’il ne peut pas rationnellement lui en vouloir. Elle n’est pas responsable de ce qu’il s’est passé.

Elle reste tout de même super bavarde et pose un million de questions. Elle commence par se renseigner rapidement sur Bill et Frank, qui vivent à cinq heures de marche de là mais que Joel décrit comme sympa, avant d’essayer une fois de plus de récupérer un flingue, même quand Joel lui explique qu’il est fréquent de manquer sa cible. On apprend aussi que sa cicatrice vient justement de là.

Les deux personnages font alors une halte dans un supermarché à l’abandon. Joel veut y retrouver ses affaires – oh, ça sent bon le jeu vidéo où il faut récupérer des trucs, ça, quand même ? – et Tess l’abandonne pour aller explorer le terrain de son côté. Alors ça passait peut-être dans le jeu, mais elle paraît sacrément stupide de se lancer dans l’exploration de la cave après avoir ouvert une trappe condamnée.

Une décennie de Walking Dead me fait savoir que les zombies sont partout et qu’il faut se méfier d’absolument tout. Particulièrement les sous-sols condamnés. Cela ne manque pas : certes, Ellie trouve des ressources intéressantes (est-ce de la bouffe ?), mais elle trouve aussi un zombie. Celui-ci est sous des décombres, mais ça ne justifie pas de prendre le temps d’aller jouer avec.

Sa curiosité morbide la pousse en effet à lui ouvrir le front pour voir ce qu’il y a derrière. Même si le sang coule, on voit bien que ce n’est pas une couleur normale qu’il a dans le crâne. Elle finit par le planter avec son couteau et tout est bien qui finit bien. Joel s’inquiète évidemment pour elle, mais elle se garde bien de lui dire ce qu’elle a fait.

Ils peuvent en tout cas reprendre la route cette fois, mais Joel abandonne sa mitraillette derrière lui, faute de munitions. En route, ils croisent un avion écrasé, qui provoque malgré tout la jalousie d’Ellie qui n’a jamais pu voler (effectivement), et Joel continue de vouloir protéger Ellie de toute la violence de ce monde. Elle n’a pas le droit d’avoir d’arme, pas le droit de voir des cimetières à ciel ouvert, mais il répond au moins à ses questions.

Et c’est intéressant, franchement. Il revient en effet aux origines de l’épidémie pour elle, parce qu’elle ne sait pas comment tout a commencé. S’il faut avoir été mordu pour être infecté, qui donc a bien pu mordre le premier infecté ? L’œuf ou la poule, quoi. La réponse proposée par Joel est simple et efficace : une mutation des champignons, se retrouvant dans la nourriture – et dans un ingrédient probablement très commun. Un jeudi matin, les gens ont acheté et mangé cette nourriture. Le soir, ils étaient malades. Le vendredi, ils mordaient tout ce qui bouge. Le lundi… le monde avait sombré dans le chaos.

C’est bien de nous rappeler la fragilité de l’être humain comme ça. Il ne s’est pas passé autre chose avec le covid et les confinements, après tout. Par contre, une semaine après ces désastreux événements, l’armée a aussi fait évacuer des villages en leur promettant un accès en quarantaine. Malheureusement, si jamais les zones de quarantaines étaient pleines… l’armée fusillait les gens. Une méthode comme une autre pour limiter l’infection. Arf.

L’histoire se suffisait à elle-même et était déjà dramatique, avec des tas de gens devenus squelettes au milieu de leurs affaires (personne n’a pillé les valises, c’est surprenant ?). La série prend toutefois le parti de proposer un flashback et de revenir le 30 septembre 2003 pour suivre justement ces pauvres gens qui se feront tuer. Pour bien insister sur le désastre de la situation, on commence par nous présenter une femme et son bébé, enveloppé dans une écharpe que l’on a vu dans le cimetière.

C’est triste, c’est sûr. La série prend toutefois le parti de nous présenter ensuite un autre personnage, qui s’est enfermé dans son sous-sol pour éviter l’armée. La série prend son temps mais finit par révéler le visage de l’acteur : Nick Offerman.

Vraiment, c’est un casting de qualité ; mais pour le coup, son visage est un peu trop connu et ça m’a un peu sorti de l’épisode. Bon, toujours est-il que le personnage utilise les caméras de surveillance de sa maison pour savoir quand l’armée s’en ira et pouvoir commencer à mener sa petite vie tranquille. Son village est après tout complètement déserté, puisque tout le monde a suivi l’armée. Il semble pouvoir vivre loin de l’infection, en tout cas.

Un montage musical nous montre le personnage faire le tour des magasins pour récupérer du matériel et de la nourriture, même s’il fait aussi pousser ses propres carottes. Franchement, son repas donne presque faim. Il réussit même à créer son propre générateur, tout de même.

Bien évidemment, il monte aussi quelques pièges autour de chez lui, ainsi qu’une barricade, avec mot de passe. Il est sacrément motivé franchement. Il passe ainsi quatre années dans sa solitude, à sophistiquer toujours plus son système. Je veux dire, il a une barrière électrifiée qui a la classe tout de même.

La tranquillité ne pouvait pas durer éternellement, en tout cas. En 2007, un homme tombe dans un de ses pièges, et au moins, pas un piège mortel. Du fond du trou, l’homme peut affirmer qu’il n’est pas infecté et pas armé. Il est parti de chez lui avec une dizaine de personnes et il se retrouve désormais seul, espérant pouvoir atteindre Boston.

Bill, parce que c’est Bill notre homme solitaire depuis quatre ans, décide donc de libérer Frank, parce que c’est Frank qui est tombé dans le piège bien sûr, afin de le laisser repartir vers Boston. Malheureusement, Frank ne l’entend pas de cette oreille : il est affamé et demande plutôt à rester. La logique voudrait que Bill l’envoie bouler, et il le fait… avant de se laisser convaincre que ça ne lui coûte pas grand-chose d’aider Frank à manger.

C’est mignon comme tout : il l’invite à manger, mais lui laisse prendre une longue douche chaude avant ça. Ah ben pour quelqu’un qui s’inquiétait que Frank ne soit pas seul ou qu’il cherche à l’attaquer OU PIRE qu’il raconte à tout le monde qu’il avait eu un repas gratuit… il en fait des caisses pour séduire Frank. Non parce que désolé, mais c’est de ça qu’il s’agit et ça se voit quand Frank est sous la douche et que Bill hésite à aller le mater, hein.

Bon, il se contente de lui préparer un repas incroyable, surtout pour quelqu’un qui a le ventre vide. L’alcool quand on a le ventre vide, par contre, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée. Pas étonnant que Frank, probablement pompette, se mette à vouloir jouer du piano. La chanson qu’il joue ne plaît toutefois pas à Bill. Ce dernier l’interrompt donc, pour chanter sa solitude. OK. Je vois ce que vous faites, scénaristes, et c’est très mignon.

Bien sûr que c’est inutile pour du long terme dans la série et que la manière de l’introduire dans la série est bizarre, mais c’est sympathique malgré tout comme flashback. Je comprends l’obsession qu’il y a pu avoir autour de l’épisode, franchement. La séance au piano finit par une question de Frank pour savoir à quelle fille Bill peut bien chanter, avant que ça ne dérape en baiser entre eux…

Frank demande alors à bill d’aller prendre une douche, et il l’attend nu dans son lit. Je ne sais pas trop si ça valait le coup de rester si longtemps avec eux à ce moment-là. J’aime bien savoir que Frank est la première fois de ce Bill, un type un peu bourru qui n’a jamais dû assumer sa sexualité avant… mais c’était un peu long de l’entendre dire qu’il allait commencer par les choses simples. Par contre, le voir négocier quelques jours de plus avant de coucher avec lui, c’était le minimum.

Au fond, leur début de relation est sacrément rapide, accélérée par l’épidémie. Pas étonnant que trois ans plus tard, on les retrouve en pleine engueulade, non ? On découvre donc que Bill était un complotiste avant même l’épidémie. Si la vie lui a donné raison, ça énerve tout de même Frank de vivre avec un Bill si coincé. Il refuse de prendre soin de la rue dans laquelle ils vivent, refusant aussi à Frank les ressources qu’il lui demande pour en prendre soin ou retaper les boutiques.

Si Frank a cette nouvelle lubie, c’est parce qu’il a pris l’habitude de parler à la radio à une femme, cherchant des amis. Oui, oui, l’apocalypse, c’est sympa, l’amour, aussi, mais des amis, c’est mieux. La femme est évidemment Tess. Cela fait plaisir de la revoir, si peu de temps après sa mort. Je pensais devoir m’en passer jusqu’à la fin de la série et je suis content que ce ne soit pas le cas.

Bon, après, il n’y a pas grand-chose à en dire : Tess et Joel sont invités à manger chez Frank et Bill, et Bill a juste peur de rester avec eux. Il les menace de son flingue pendant le repas, n’apprécie pas que Frank fasse rentrer Tess chez eux et finit par se laisser convaincre par Joel que ce peut être une bonne idée, tout de même, de faire quelques échanges avec ce couple d’étrangers. Joel promet d’aider à renforcer la barrière électrique de leur rue, par exemple, parce qu’elle est déjà bien abimée, forcément. Au moment du départ, on découvre que c’est Frank qui a eu l’idée du code à la radio et on comprend que les deux couples sont prêts à rester amis pour un bon moment.

Trois ans plus tard encore, en 2010, j’imagine, on découvre que Frank a échangé un pistolet de Bill contre des graines leur permettant désormais d’avoir des fraises et d’en manger. Eh, franchement, leur vie pendant l’Apocalypse donne envie malgré les menaces de Joel sur ce qui les entoure et risque de troubler la tranquillité de leur vie, hein. Oui, Frank a prédit que des gens viendraient s’attaquer à eux parce qu’ils ont de belles ressources.

Ils sont mignons comme tout, ce couple, à manquer d’écraser les fraises juste pour faire l’amour… Finalement, ils rentrent chez eux. On les retrouve durant une nuit d’orage où la menace de Joel finit par se concrétiser. Il y a quelqu’un pour venir tenter de pénétrer chez Bill et Frank, loin de se douter de la violence des défenses mises en place par Bill. Il est fort ce Bill.

Ainsi, Frank se réveille et tente de réveiller Bill, mais Bill n’est plus là. Bien sûr qu’il est déjà dehors sous la pluie à tirer sur tout ce qui bouge. Quand Frank sort dans la rue, il interrompt toutefois les excellents coups de feu de Bill et provoque bien malgré lui sa blessure. Ben oui, Bill tourne la tête et bim, il se fait tirer dessus.

Quelle idée de sortir prendre un tel risque quand sa barrière est faite de lance-flammes capables de tuer tous les assaillants, hein ? Bill a peur de mourir et lui donne absolument toutes les recommandations pour survivre. Il refuse de savoir Frank seul et lui ordonne d’appeler Joel pour le protéger. Bille st sûr de mourir ce jour-là… mais ce n’est finalement pas le cas. La scène était belle malgré tout.

Nous retrouvons dix ans plus tard ces deux personnages, et oui, ils sont toujours ensemble. Désormais, Frank est en fauteuil roulant. Ils ont pu vivre toute une vie d’amour et d’eau fraîche… C’est juste magnifique. C’est tôt dans la série pour proposer ce genre d’épisode, mais en même temps, je ne vais pas bouder mon plaisir : j’ai apprécié ce couple. Comme tout le monde.

Malheureusement, les scénaristes nous donnent quelque chose pour nous le retirer aussitôt. Frank est malade, vraiment malade, et il a pris la décision de vivre une très belle dernière journée… avant de se suicider. Ben non, Frank, ne fais pas ça. Il explique à Bill qu’aucun médecin ne pouvait le guérir vingt ans avant et que plus personne ne le pourra désormais. Il décide donc d’abandonner son combat contre la maladie et de passer une dernière journée parfaite avec Bill.

Il en demande beaucoup à Bill en plus, parce qu’il veut qu’ils se marient sur cette belle dernière journée avant un autre repas de mariage préparé par Bill. Oui, Frank demande à Bill de lui préparer un dernier repas et espère vraiment qu’il prendra bien de se faire abandonner comme ça. Je sais que ce n’est pas le cas, mais bien sûr que Bill ne peut que le vivre comme ça.

C’est donc sans la moindre surprise que l’on voit Bill préparer le verre de vin qui tuera son mari… avant de boire lui aussi son verre d’une traite, parce qu’il avait déjà mis ce qu’il fallait pour se suicider lui aussi. On ne peut pas faire plus bel amour que ça, j’imagine. Frank se dit qu’il devrait s’énerver de voir Bill se suicider avec lui, mais il reconnaît que c’est romantique. Et puis, dans le fond, mourir âgé dans les bras de la personne qu’on aime ? C’est ce que l’on espère tous un jour ou l’autre, non ?

D’accord, ils ne sont pas si âgés que ça. D’accord, j’imaginais que Bill et Frank seraient des personnages qui resteraient plus longtemps que ça dans la série, comme Tess à vrai dire. Je me disais que le couple pourrait être un soutien et fournir quelques ressources. Pas besoin d’être en vie, pour ça.

Joel et Ellie finissent donc par arriver chez Bill et Frank, mais bien trop tard. Joel ne les retrouve pas, mais il rentre dans une maison plein de poussière et avec les restes du dernier repas plein de mouches. Ellie trouve aussi une lettre de Bill à Joel – ou à n’importe qui mais probablement Joel pour être plus exact. La lettre est belle, présentant une amitié improbable entre deux hommes qui devraient se détester mais qui ont su forger un lien. Après tout, l’un comme l’autre ont vécu pour protéger ceux qu’ils aimaient.

Bill a réussi, clairement. Joel… eh bien, Joel, il a le droit de récupérer tout ce qu’il veut de leur maison, du moment que ça l’aide à garder Tess en sécurité. Oh bordel, la série essaie vraiment de nous faire pleurer. Ce n’est pas le meilleur épisode de série EVER, mais c’est vrai que c’est un excellent épisode.

La fin nous détruit un peu la tristesse toutefois pour relancer la série. Il faut un nouvel objectif : Joel souhaite désormais atteindre son frère, car il a récupéré la voiture de Frank et Bill. Pas besoin de batterie quand on peut récupérer une voiture en héritage.

Abandonner la maison incroyablement protégée de Bill et Frank n’est probablement pas la meilleure des idées pour la survie, mais j’aime cette idée que son frère pourra aider à protéger Ellie. L’épisode se termine par le départ des deux personnages vers de nouvelles aventures et nous, on retourne dans la chambre de Bill et Frank pour pleurer un coup, j’imagine.

Franchement, la série me plaît beaucoup. C’était ambitieux de proposer ça comme troisième épisode, parce que c’est effectivement très tôt dans la série, mais ça fonctionne bien. Cela nous prouve qu’on ne doit pas savoir à quoi s’attendre avant de lancer un épisode, déjà, tout en nous montrant que des liens peuvent se tisser durant l’apocalypse. Et clairement, Ellie et Joel commencent à forger un lien très fort eux aussi.

Quant à moi, je ne me suis pas ennuyé devant cet épisode, contrairement au précédent où ça avait tendance à venir… C’est plutôt positif pour la série car il n’y avait presque de zombies. Ils sont capables de proposer d’excellents épisodes, ça me rassure.

The Last of Us – S01E02

Épisode 2 – Infected – 15/20
Le rythme ralentit encore dans cet épisode, mais je m’y attendais un peu. L’aspect jeu vidéo continue de se faire sentir par moments, sans qu’il ne soit dérangeant pour autant, surtout que l’aspect visuel de la série est irréprochable. Les moments de tension s’éternisent trop, mais les informations données pour la compréhension de l’épidémie sont distillées avec fluidité, ce qui est une bonne chose. Enfin, bien sûr, il faut souligner la qualité de jeu des acteurs qui sauvent tous les temps morts et mènent à un final réussi.

Spoilers

Tess et Joel hésitent à aller plus loin avec Ellie maintenant qu’ils la savent infectée.

This isn’t going to end well, Tess. We have to go back.

J’ai eu du temps en début de week-end pour me faire une soirée séries… et quoi de plus logique que de la passer devant la série la plus tendance du moment dans laquelle j’ai beaucoup trop de retard pour mon propre bien. Je suis sériephile, merde, il faut bien que je me tienne à jour.

L’épisode commence en 2003, à Jakarta. Je suis un peu déçu par l’idée : le premier épisode me plaisait énormément quand il se déroulait en 2003, mais maintenant que je m’étais fait à l’idée que tout allait se passer en 2023, j’aurais préféré y rester. En plus, on nous lance encore dans une sous-intrigue avec Ibu Ratna, une professeur de l’université, qui se fait arrêter par des flics sans savoir pourquoi.

La raison est pourtant évidente pour nous : elle va devoir mener l’enquête sur ce qu’il se passe du côté de l’épidémie. C’est effectivement le cas (on ne félicite pas le lecteur d’Amazon Prime Vidéo pour les sous-titres nous expliquant que les personnages parlent en indonésien, placés SUR les sous-titres anglais de l’épisode) : on lui présente une souche de champignon qui ne peut théoriquement pas survivre dans le corps humain. Pourtant, quand elle examine un cadavre à la morgue, elle est forcée de constater qu’elle se trompe.

Pire encore, elle se rend compte que la femme qu’elle examine a été infectée lorsqu’elle a été mordue par un autre être humain. Moi, j’attendais le moment où ça déraperait sévère pour Ibu. Finalement, il n’arrive jamais : elle est juste terrifiée de se rendre compte que le champignon vit toujours dans son hôte mort.

C’est effectivement parfaitement flippant : l’épidémie qui se prépare est bien trop dure à éradiquer, surtout qu’elle n’est pas la patiente zéro. La police a bien réussi à tuer tous les collègues que cette femme avait mordu, mais ils n’ont pas trouvé qui avait bien pu la mordre à l’origine… et bon, il y a quatorze autres employés qui manquent à l’appel. On voit très vite que la pandémie est instoppable.

La spécialiste est terrifiée par ce qu’elle a vu, mais aussi par le rôle qu’on lui donne : la police la contacte pour pouvoir stopper l’épidémie. C’est toutefois impossible et elle le sait : elle demande à la place qu’on bombarde toute la ville. Oui, oui, elle demande à voir Jakarta rayée de la carte pour éviter la propagation de la maladie. On ne saura pas si ça a été le cas, mais ça en dit long sur la violence de la pandémie, en tout cas. Ces scènes auraient pu être utilisées dès le premier épisode pour nous présenter plus vite le basculement dans le chaos, franchement.

Après un passage par le générique, nous revenons donc en 2023, avec le réveil d’Ellie, toujours surveillée par Joel et Tess. Il faut dire que le duo est terrifié de savoir qu’ils se baladent avec une infectée, même si elle ne montre aucun symptôme. Ils l’interrogent, pour en comprendre plus sur elle – ce qui nous permet de savoir pourquoi elle devait compter jusqu’à 10. On vérifiait qu’elle ne se transformait pas en zombie.

Pendant qu’Ellie se rend aux toilettes, Joel explique clairement à Tess le fond de sa pensée : il ne souhaite pas continuer le voyage avec Ellie, parce qu’il sait qu’elle va se transformer à un moment ou à un autre. Son plan est désormais de retourner à la zone de quarantaine ou de tuer Ellie. Bon, cela pose problème : ça signifie qu’ils ne pourront pas avoir leur batterie.

Pourtant, Tess interroge encore un peu plus Ellie pour comprendre son importance aux yeux de Marlene. Je n’ai pas l’impression qu’il y avait besoin d’expliciter autant les choses : Ellie révèle que la résistance espère pouvoir faire un vaccin à partir de ce qui lui est arrivé. Je l’avais largement compris avec la fin de l’épisode précédent, hein.

Joel se laisse finalement convaincre par Tess qu’ils peuvent bien l’amener au point de rendez-vous comme prévu pour obtenir ce qu’ils veulent. Il est très clair que ça ne lui plaît pas, mais il prend son mal en patience. Tant qu’Ellie ne montre pas de signes de maladie, il est prêt à lui venir en aide.

Il est donc enfin temps d’en arriver à un peu de mouvement. Là, on se rappelle assez vite que la série est tirée d’un jeu vidéo. Les plans sont magnifiques, mais on sent que ça copie du travail d’artiste – notamment quand on a un plan d’une voiture de police devant des immeubles détruits par le temps et les bombes. Tout ressemble à un jeu vidéo, désolé. Les bombes ? Oui, finalement, les grandes villes ont été bombardées par les gouvernements pour limiter l’infection.

C’est plutôt intéressant à savoir, moi qui vit toujours dans des grandes villes ces derniers temps. C’était un plaisir de vous avoir connu, mais je n’ai pas survécu à cette épidémie de zombies. Comme à à peu près toutes les autres, vous me direz.

En chemin, Tess interroge Ellie pour savoir comment elle a bien pu se faire mordre, et la raison est stupide : elle est entrée dans un centre commercial interdit d’accès de la zone de quarantaine et y a croisé un zombie. Je sens qu’il y aura plus à nous en dire à un moment ou un autre, mais pour l’instant, Ellie se contente de dire qu’elle était seule et qu’elle est orpheline.

La vraie interrogation d’Ellie est désormais de comprendre pourquoi la ville qu’ils traversent est déserte. Elle pensait pourtant que ce serait peuplé de zombies cherchant à la tuer – mais Tess lui affirme que c’est ce que raconte les gens car ils aiment se raconter des histoires. Moi, je me dis surtout que les militaires aiment avoir le contrôle.

Bon, on suit la route des personnages en tout cas, et l’ensemble semble plutôt calme et paisible. C’est vrai que j’aurais presque aimé qu’Elie dise vrai et que les zombies soient partout pour les attaquer, comme au premier épisode. Là, le chemin est certes semé d’embuches, mais il n’y a rien de mortel pour provoquer le suspense. J’imagine que le but est donc d’apprendre à connaître les personnages et de s’en contenter.

Nous les voyons entrer dans un centre commercial inondé (j’aime le coup de la grenouille et du piano), faire un peu de merde au passage parce qu’ils ont une ado avec eux et que les ados dans les séries prennent toujours des décisions de merde les mettant en danger. Finalement, les personnages se retrouvent face à un accès très clairement coincé par des débris. Pendant que Tess part en exploration, Joel et Ellie prennent encore le temps de discuter.

Là encore, la situation me hurlait jeu vidéo. Je ne sais pas si c’est vraiment le cas, car je ne joue pas, mais ça donnait cette impression. Si les répliques ne mettent pas en valeur Ellie qui, pour l’instant, paraît juste insupportable à être insolente 100% du temps, elles nous permettent d’en apprendre un peu plus sur la situation. Il y a bien une école en quarantaine, mais elle ne donne pas d’information précise sur l’infection. C’est donc auprès de Joel qu’Ellie cherche des réponses et en obtient : nous découvrons donc que les zombies ont une durée de vie moyenne d’un mois ou deux, mais que certains durent carrément vingt ans.

Pfiou, vingt ans à se faire bouffer par des champignons, ça ne fait pas rêver. Joel est habitué à tuer des zombies, en tout cas, et ça explique sûrement pourquoi il est autant sur le qui-vive quand Tess revient vers eux. Elle les amène sur le toit de l’immeuble pour leur montrer la suite du chemin qu’ils voulaient prendre, impraticable.

Il y a en effet trop de zombies allongés au sol pour oser s’y aventurer. Contrairement à Walking Dead, les zombies ne semblent pas marcher si ce n’est pas utile ; ils rampent simplement. On découvre aussi que les zombies n’ont pas l’air d’aimer le soleil et qu’ils sont connectés les uns avec les autres. Au départ, la remarque d’Ellie me paraissait un peu idiote, mais les explications de Tess sont un peu glaçantes.

On savait déjà que les champignons ont tendance à vouloir propager l’infection, mais Tess explique en effet à Elie que les champignons sont reliés entre eux, qu’ils soient à l’intérieur d’un zombie ou enterrés dans le sol. Partant de là, un problème se pose : il est possible de réveiller un zombie et de le tuer, mais ça ne débarrasse pas du problème pour autant, car ça aura réveillé tous les zombies et champignons alentour. Une épidémie comme on les aime, donc.

Cela dit, après vingt ans, les personnages sont habitués à faire gaffe et ne pas prendre trop de risques. Pour traverser la ville, ils semblent connaître une multitude de chemins. Joel propose donc à Tess et Ellie de passer par le musée de la ville. Le problème, c’est que le musée a été envahi par les champignons à une époque.

Désormais, les champignons sont toutefois séchés, laissant espérer que tout le monde est bien mort à l’intérieur. Une fois dedans, cela semble bien être le cas, mais Ellie trouve un cadavre plus flippant que les autres, avec le corps complètement lacéré. C’est peu rassurant en soi, mais la réaction terrifiée de Tess et Joel, assurant qu’ils n’entendent rien et que l’attaque a pu avoir lieu en-dehors du musée, semble surtout signifier qu’il existe un danger supplémentaire dont nous ne connaissons pas l’existence.

Joel demande à Tess et Ellie de rester le plus silencieuse possible, et surtout de ne pas poser de questions. Ce n’est pas dans les habitudes d’Ellie, clairement, mais elle semble pourtant s’y faire. La progression de l’épisode est alors bien lente. Heureusement qu’il ne dure que 55 minutes, hein. Les personnages sont le plus silencieux possible, mais les craquements dans un vieil immeuble, c’est inévitable.

Une partie du toit finit par s’effondrer, sans pour autant les blesser… Par contre, ça réveille une créature qui doit faire regretter à Ellie de ne pas avoir eu le droit à un flingue. La pauvre. La créature en question est un zombie, et les bruits que font les zombies dans cette série sont flippants. Ce sont des sortes de bruits indescriptibles, un peu comme un claquement de langue.

La vraie action de l’épisode peut commencer quand Ellie finit par voir un de ces zombies : elle ne s’attendait pas à voir sa tête recouverte de champignons, et elle laisse donc échapper un soupir de surprise. C’est déjà trop : les créatures ne voient rien, mais elles entendent très bien. Le zombie attaque aussitôt, forçant Joel à lui tirer dessus. Un autre zombie arrive immédiatement également.

Ellie parvient à s’enfuir, protégée par Tess qui attire à elle le deuxième zombie. Deux zombies seulement et ils sont déjà si mal en point, ils ne font pas le trio le plus efficace d’aventuriers qui existe… mais ça a le mérite d’être crédible au moins ! L’attente est récompensée, en tout cas, et la scène d’action fonctionne vraiment bien. J’ai aimé voir comment tout se déroulait et comment les zombies parvenaient toujours à se fier aux sons pour retrouver nos personnages et les attaquer.

Ce que j’aime particulièrement dans ces créatures, c’est le changement de rythme soudain : elles sont très lentes quand elles sont à l’affut du son, mais elles sont flippantes par leur rapidité à surgir au moindre bruit. Cela promettra sûrement de bons jumpscares.

En attendant, Joel vide son chargeur sur un premier zombie, avant d’être attaqué par un second. Tess plante une hache dans ce zombie supplémentaire, que Joel achève finalement à la mitraillette. Tant qu’à faire. Bilan des courses : Ellie se fait mordre au bras, mais se montre sacrément confiante sur son immunité, et Tess a une cheville tordue. Humph. J’espère que ce n’est que ça.

Si Tess n’est pas sur les affiches promo, ce n’est pas pour rien : je ne peux m’empêcher de penser qu’elle se fera tuer à un moment ou un autre, et cet épisode 2 me paraît bien pour cela. En attendant, c’est une victoire pour le trio : ils parviennent sur le toit de l’immeuble et peuvent traverser en changeant d’immeubles. La vue sur le toit et la ville détruite est magnifique. J’ai l’impression que les trois quarts des plans de la série pourraient faire de magnifiques fonds d’écran, sérieusement.

Finalement, nos héros arrivent au point de rendez-vous… et sont déçus de constater qu’il est trop tard. Comme dans n’importe quelle épidémie de zombies, le timing est important. Les hommes à qui ils devaient remettre Ellie sont tous morts – et pas dans le camion où ils devaient attendre. Assez vite, en voyant les cadavres, Joel comprend que l’un d’entre eux a été infecté et que cela a tourné au drame.

Personne n’a gagné le combat et le trio est à court de chance cette fois. Cela fait paniquer Tess qui est clairement déprimée par la nouvelle, et pour cause, elle espérait vraiment qu’Ellie pourrait être la clé pour un vaccin à l’épidémie. Comme prévu, Tess est en effet infectée. Je pensais que sa morsure serait à la cheville, mais non : elle a été mordue à l’épaule et les champignons progressent super vite, poussant déjà sur sa poitrine.

Oups, effectivement, comme elle le dit. Elle explique ainsi à Joel qu’elle ne fera pas demi-tour et Ellie comprend en premier que Tess est infectée. C’était pourtant évident, vraiment, Joel ne brille pas par son intelligence. La fin de l’épisode est douloureuse : Tess fait promettre à Joel de mener Ellie plus loin, pour trouver des médecins et les convaincre qu’Ellie pourrait être un remède viable. En effet, sa nouvelle morsure n’est toujours pas infectée, elle.

Si Ellie est immunisée, elle a tout de même peur des zombies, et elle a raison. La série nous démontre à quel point ce système des connexions des zombies est efficace : ah oui, cette fois, on peut le dire, « it’s all connected ». Joel bute un zombie dans le bâtiment où ils sont et aussitôt toute la ville se réveille et se précipite sur place pour les attaquer.

Cela oblige Tess à se sacrifier pour espérer gagner assez de temps à Joel et Ellie. C’est efficace, mais ça prend son temps. Tess renverse de l’alcool au sol et essaie de l’enflammer avec son briquet, mais son briquet met trois plombes à s’allumer. Il suffirait pourtant d’une étincelle au sol, Tess, agenouille-toi. Ce n’est pas ce qu’elle fait, préférant se laisser embrasser par un zombie-champignon. Yurk. C’était assez répugnant comme scène, mais visuellement efficace avant l’explosion.

De l’extérieur, Joel et Ellie ne peuvent que constater l’efficacité de l’explosion qui a empêché les zombies de les suivre… avant de repartir vers l’Ouest, comme Marlene le voulait.

Bon, fuck, il va déjà falloir se passer d’Anna Torv. Même si je m’en doutais fortement, je suis dégoûté. Une fois de plus, l’actrice a su se montrer incroyable, franchement ; les derniers moments de Tess étaient géniaux. Ce n’est pas une surprise, je sais que c’est une actrice brillante. Elle va de nouveau me manquer, comme ça.

That ’90s Show – S01E07

Épisode 7 – Boyfriend Day One – 14/20
OK, j’ai eu quelques sourires devant l’épisode, mais les intrigues sont trop perchées pour que j’accroche à fond. Je sais bien que c’est toujours comme ça les sitcoms, surtout dans les années 90, mais eh, on reste en 2023 quand je vois ça, non ? En plus, toute une intrigue de l’épisode n’a pas réussi à m’accrocher. Cela va être embêtant pour la saison 2 : il y a trop de nouveaux personnages que je n’aime pas plus que ça.

Spoilers

Kitty va chez le dentiste, Red doit refaire ses plaques d’immatriculation… et Jay en profite pour voir Leia.

You are banned from this house : get out !

Vingt minutes après avoir reçu sa voiture, Leia trouve le moyen de se faire contrôler et arrêter par les flics. Même son père n’a jamais été aussi boulet, je crois… Kelso, en revanche ? Red a raison de comparer le fils à son père, ma foi. Pourtant, ce n’est pas la faute de Jay si la voiture a été arrêtée : c’est de la faute de Red. C’était bien marrant comme retournement de situation : la voiture était immatriculée avec une plaque des années 80. Apparemment, aux USA, c’est un problème de ne pas la renouveler régulièrement.

Le problème, c’est que ça signifie que Jay est banni de la maison par Red. Voilà qu’on nous sort à nouveau une intrigue à la Roméo & Juliette pour les deux pauvres adolescents de la série. Bon, les punitions de Red n’ont jamais été incontournables cela dit. Un coup de fil plus tard, Jay se pointe à nouveau – parce que Nate lui a dit qu’il lui manquait.

Pourtant, Nate ne l’attend pas chez Leia, trop occupé qu’il est par sa propre sous intrigue. Quand Jay arrive, il n’ose pas rentrer dans la maison, par peur de Red (même s’il dit le contraire). Cependant, Sherri redébarque et… je l’avais oubliée. Elle, elle n’hésite pas une seule seconde à rentrer chez les Forman pour faire ses courses.

Oui, oui, ses courses. Elle est typiquement la voisine insupportable que tout le monde adorerait avoir et que l’on voit dans toutes les sitcoms – et même dans WandaVision. Par conséquent, je trouve ça dommage qu’elle soit encore si peu exploitée. Dans cet épisode, elle apporte à son tour beaucoup d’humour, confirmant que les adultes sont décidément plus drôles et intéressants que les ados.

Après sa relation avec Fez, on découvre donc que Sherri continue d’envahir régulièrement la maison des Forman et qu’elle a toujours plein de problèmes à gérer et régler. En échange, elle offre quelques services : par exemple, elle a accepté d’aller chercher Kitty chez le dentiste, parce qu’elle sera trop shootée aux médocs pour rentrer seule.

Leia y voit une occasion parfaite pour que Jay puisse se montrer responsable aux yeux de ses grands-parents. Eh, qu’est-ce qui pourrait mal se passer au cours d’un trajet de cinq minutes en voiture ? Il y a tellement de réponses possibles à cette question qu’il est dingue de se dire que la réponse choisie par les scénaristes soit que Gwen essaie de se servir de Kitty pour se faire faire un tatouage avec une autorisation de personne majeure.

Le problème, c’est que quand elles rentrent de nouveau dans la voiture, ce n’est pas Gwen qui a un tatouage… C’est Kitty. Ah ben là, il va passer pour un être sérieux et responsable le Jay. Au-delà de ce tatouage, l’humour dans la voiture prenait vraiment bien sur moi : je commence à me faire aux personnages de Leia et Jay (il serait temps) et l’écriture de ce couple est plutôt cool et réussie (le coup de parler en même temps, ça fait très années 90 de mon point de vue, mais je ne sais pas pourquoi).

Après tout ça, on revient donc chez les Forman où Kitty se rend compte qu’elle a désormais un tatouage de chat au poignet. Ce n’était pas prévu et elle évacue son stress dans la cuisine, à s’énerver quand même contre à peu près tout le monde. Sherri redébarque à son tour, évidemment, en profite pour que Gwen vole quelques fruits au passage parce qu’elle s’en va à l’arrivée de Red et passe son épisode à se souvenir de son père qui la maltraitait.

Si Gwen s’en va, c’est parce que Jay est prêt à prendre la responsabilité de ce qu’il s’est passé – alors même qu’il a arrêté la voiture uniquement à un feu rouge ET quand Kitty a voulu lui cacher les yeux. Bordel, Kitty me fait trop rire. Red débarque donc dans la cuisine et il est super énervé d’avoir perdu sa journée à faire refaire les plaques de la voiture. Kitty planque donc son tatouage comme elle peut, mettant sa main dans le poulet qu’elle prépare juste après avoir assuré qu’elle disait toujours la vérité à son mari. Humph, on sait que c’est faux.

Franchement, c’était tellement ridicule que j’ai clairement éclaté de rire. Bon, après, Red finit par savoir toute la vérité. C’est une nouvelle occasion pour lui de virer Jay de chez lui, afin de faire la morale à Sherri. Pour elle, c’est aussi une sacrée occasion : elle peut enfin dire tout ce qu’elle a sur le cœur à Red, comme s’il était son père. Franchement, ça fonctionnait bien.

Bon, sinon, on nous fait tout un pataquès sur le tatouage de Kitty… mais il est mignon, non ? Celle-ci semble s’y faire bien vite, en plus. Elle préfère raisonner bien vite Red sur la situation : elle a pris conscience que sa petite-fille avait raison et qu’ils n’ont jamais laissé la moindre chance à Jay, le comparant trop à Michael. Le pire, c’est que c’est efficace.

Pourtant, Jay aussi fait des conneries – rentrant sans autorisation dans la maison et montant carrément dans la chambre de Leia. Oui, il peut passer par la fenêtre après tout. Malgré tout, Red est désormais prêt à faire un effort pour faire plaisir à sa petite-fille. Espérons qu’il ne le regrettera pas.

Sinon, j’avais parlé plus haut d’une intrigue pour Nate. Il ne sera jamais mon personnage préféré, c’est très clair. Le voilà donc dans cet épisode extrêmement jaloux vis-à-vis du prof particulier de Nikki. Elle vise une grande université et a donc besoin de plein de cours, pendant l’été. Inévitablement, cela passe par du travail supplémentaire – et par un Nate jaloux.

Ce dernier est rapidement convaincu par Ozzie d’aller rencontrer ce Trevor avec qui Nikki passe tout son temps. Une fois sur place, Nate est super gênant, mais pas autant qu’Ozzie à vrai dire. Il oublie vite Etienne quand il aperçoit Trevor, faisant exprès de prendre une voix grave, dans l’espoir de se faire remarquer par le prof particulier. Cela n’arrive pas, c’est évident, et j’ai totalement décroché de l’intrigue où Ozzie s’imagine présentateur d’un talk-show où Nate aurait à justifier qu’il est un meilleur petit ami que Trevor pour Nikki.

Franchement, on commence à avoir passé du temps avec ces personnages, mais l’intrigue ne leur rend jamais tout à fait justice. Ainsi, on termine l’épisode par Nikki qui tente de rassurer Nate sur leur couple, tout en insistant sur le fait qu’elle veut aller à l’université et faire des études. C’est improbable. J’imagine qu’on est censé compatir pour Nate et s’attacher à ce couple, mais ils n’ont pas eu suffisamment de temps d’écran pour que ça m’affecte. Ou alors, je n’ai pas de cœur, allez savoir.