That ’90s Show – S01E06

Épisode 6 – The Birthday Girl – 15/20
J’ai encore du mal avec un certain nombre de personnages, mais les anciens sont largement suffisants pour compenser tous mes problèmes et me faire passer un agréable moment devant la sitcom. Cela fait vraiment du bien de retrouver une comédie qui me plaît assez pour me faire rire, et tant pis si tout repose une fois de plus sur Kitty. Sinon, l’exploration des années 90 est chouette, surtout quand ça vire au méta improbable.

Spoilers

Pour ses 15 ans, Leia doit se remettre d’une rupture amoureuse qui n’en est pas une.

Not a break-up.

Leia est tellement enfouie sous ses plaids et couvertures que personne parmi ses amis ne se rend compte qu’elle est là quand il s’agit de la critiquer. Il y a de quoi la critiquer franchement : elle est déprimée par ce qu’elle appelle sa rupture avec Jay – et qui n’en est pas une, vraiment. Je peux comprendre le cœur brisé, mais de là à regarder Beverly Hills toute la journée et à être en boucle sur Jay ? Insupportable.

Sinon, pour l’anniversaire de Leia, ses amis lui achètent… de la drogue. Forcément. Je ne trouve pas ça dingue, mais bon. En échange, Leia décide de leur offrir le repas – au moins à Ozzie et Gwen – pour les remercier de leur soutien. Non mais sérieux. Bien sûr, sur place, tous les adolescents sont là : Nate et Nikki s’embrouillent parce que Nate ne sait pas écrire le prénom de Nikki (euh ??), Jay et Serena ont un autre rencard. Il n’en faut pas plus pour que Leia les invite à sa soirée d’anniversaire.

Elle est insupportable, et se comparer à Brenda n’est pas la meilleure de ses idées, franchement. La série part en vrille totale avec une scène totalement méta où les acteurs nous font le générique de la Beverly Hills version pauvre, avant que Leia s’imagine des scénarios. Je trouve ça plutôt drôle, en vrai, c’est le genre de méta que j’aime habituellement… mais qui sonne bizarrement dans cette série. Pourtant, ils avaient tout ce qu’il fallait, y compris David. Non, sérieusement, ils assurent.

Le pire était encore à venir : Ozzie qui se prend pour un break-danceur avec un doubleur ridicule là ? Au secours. Je passe tellement à côté du personnage d’Ozzie, c’est un truc de fou. Après, il m’a fait rire quand même quand il assiste au combat de soutien-gorge entre Leia et Gwen. C’est déjà ça.

La conclusion pour Leia ? Il faut qu’elle agisse comme une bimbo blonde afin de reconquérir le cœur de Jay quand il viendra à sa soirée d’anniversaire. Pas de bol pour elle, Jay ne se pointe pas du tout sur place, la laissant à devoir supporter une soirée interminable.

Contre toute attente, Eric et Donna ne se pointent pas pour l’anniversaire de Leia. L’excuse utilisée n’est pas dingue, avec le camp spatial d’Eric, mais bon, admettons. Le budget de la série et le temps de l’épisode est passé ailleurs : c’est le retour de Bob ! C’est vrai qu’il est aussi le grand-père de Leia, après tout. C’est un vrai plaisir de retrouver cet acteur – et ce personnage.

Pour l’anniversaire de Leia, il débarque donc et dérange Kitty et Red plus que prévu : il ne croit pas que Kitty fera un bon repas ET il achète un cadeau super cher qui rendent aussitôt jaloux Red et Kitty. L’argent ne fait pas tout cela dit : Red achète un kit de bricolages à sa petite-fille, tout de même. Kitty, elle, fait tout ce qu’elle peut pour calmer Bob : elle utilise carrément des somnifères pour s’en débarrasser quand même.

Ce n’est pas suffisant pour que le grand-père rate les 15 ans de sa petite-fille, par contre. Il se pointe donc pour chanter la chanson la plus gênante possible sur sa machine à karaoké, sans même se rendre compte de la salacité des paroles qu’il utilise. J’avoue : j’ai rigolé, sur ce coup-là, plus que sur la blague avec Leia apprenant à se servir de talons ou conversant seule avec David de Beverly Hills.

La machine à karaoké n’est donc pas le cadeau préféré de Leia, et c’est un vrai bon point pour Red qui peut donc lui offrir son cadeau : la Vista Cruiser d’Eric. Oui, oui, il offre une voiture à sa petite-fille de 15 ans.

C’est du grand n’importe quoi, mais il y a encore pire. Serena passe le meilleur de ses anniversaires quand Jay se pointe chez elle après la fête pour s’excuser de l’avoir ratée. Il ne voulait pas se pointer avec Serena, ce qui est plutôt un bon point pour lui. Il a au moins l’avantage d’être plutôt malin, je n’aurais pas parié dessus !

Leia, quant à elle, tient sa promesse de se comporter comme une bimbo. Elle se jette sur lui et l’embrasse, ce qui fait que les deux finissent en couple (oui, adieu Serena, comme si de rien n’était) à faire un tour dans l’ancienne voiture d’Eric. C’est inattendu comme fin d’épisode, parce qu’à nouveau, les scénaristes précipitent un peu les choses entre Leia et Jay. Admettons, on est déjà à la mi-saison, après tout. Et comme c’est une mi-saison, il fallait aussi un cliffhanger : Jay et Leia se font arrêter par les flics…

That ’90s Show – S01E05

Épisode 5 – Step by Step – 15/20
Les clichés ont la vie dure dans les années 90 – et j’ai du mal à croire que ça se serait si bien passé à la télévision à l’époque – mais l’épisode fonctionne plutôt bien. On retombe dans l’humour de la série d’origine avec les nouveaux personnages ; les anciens ne paraissent pas trop envahissants ; bref, c’est positif et je passe un bon moment devant la série.

Spoilers

Kitty et Red découvrent l’ordinateur et internet.

One of us has to stay hip and current with the time.

Franchement, il n’y a pas photo : Kitty et Red sauvaient déjà beaucoup d’épisodes de la série d’origine, mais les revoir dans celle-ci confirme qu’ils sont géniaux. Pour cet épisode, l’intrigue qui les concerne les associe à Ozzie. Il y avait donc du boulot : Ozzie propose à Kitty de lui apprendre à se servir d’un ordinateur.

Les meilleures blagues de l’épisode tournent clairement autour de l’ordinateur et du changement que ça apporte dans la vie des deux grands-parents. Pourtant, Ozzie aide Kitty par pur égoïsme : il souhaite lui faire son coming-out, et tant qu’à faire, passer du temps avec elle lui donne des occasions. Il s’en confie à Leia, évoquant au passage… Les différentes étapes du coming out ?

Bon, c’était lourd, mais j’imagine bien ce genre d’intrigue dans les années 90 en vrai. Au moins, on en reste toujours au même stade avec la série : ils en font des caisses avec l’homosexualité d’Ozzie, ayant trouvé un sujet sans fin d’humour. C’est souvent lourd comme manière d’aborder la sexualité, avec un nombre de clichés incalculables… et ça m’a peu motivé de voir Ozzie faire son coming out une dizaine de fois avec des inconnus.

Peut-être que le problème vient du fait que c’est une étape qui est loin d’être drôle ? Je ne sais pas quoi en penser. Nous ne sommes plus tout à fait dans les années 90. Peut-être que le décalage temporel est finalement ce qui me pose le plus de problème avec la série, là où je m’y étais fait plus vite avec les années 70. Je n’ai pas vécu les années 70, et peut-être aussi que l’évolution de la société avait été plus lente.

Bref, pour en revenir à l’ordinateur, Red est complètement contre l’idée d’avoir un ordinateur, jusqu’à ce qu’il comprenne qu’avec Internet, il est possible d’avoir des photos d’actrices, possiblement dénudées. Le gag final était d’autant plus marrant que Kitty n’en a rien à faire et demande à son tour à voir un acteur.

Sinon, Leia connaissant le plan d’Ozzie, elle fait son maximum pour lui venir en aide. Elle prépare donc le terrain pour sa grand-mère, en lui parlant de son ami qui a quelque chose d’important à expliquer à lui expliquer, quelque chose qui la sorte de sa zone de confort. Kitty imagine aussitôt que comme Eric, Leia lui parle d’un ami qui n’est autre qu’elle-même. Cela fait quelques références sympathiques à la série originale et on sent que si Kitty est bien calme devant Leia… elle panique totalement intérieurement. Ainsi, elle appelle aussitôt Donna pour la prévenir qu’elle est sûre que sa fille est sur le point de faire l’amour. C’est vraiment drôle, parce que c’est réaliste cette fois.

Donna débarque à nouveau dans la série, avec des préservatifs et tout ce qu’il faut pour sa fille, mais aussi des anxiolytiques pour elle. Pour protéger le secret d’Ozzie, Leia se met à raconter n’importe quoi sur ses envies de faire l’amour. Ozzie est tellement sympa avec elle qu’il en profite pour l’enfoncer. Cela coince Leia dans une conversation sur la sexualité avec sa mère.

La conversation était sympathique et renforce mon amour de Donna, ainsi que de la série, tandis qu’en parallèle, Kitty découvrait internet. Le bruit de la connexion Wifi ? Qu’est-ce que c’est génial de l’entendre à nouveau ! La nostalgie prend toujours. Finalement, Kitty est très calme quand elle apprend l’homosexualité d’Ozzie, reprochant plutôt son goût et son choix d’un canadien, parce qu’une de ses amies a eu une mauvaise expérience avec un canadien.

Je doute vraiment que ça puisse si bien se passer dans les années 90 pour un ado parlant à une grand-mère, aussi cool soit elle. La série n’avait sûrement pas assez de temps pour développer plus cette intrigue, mais bon, Ozzie est accepté, et hop, on peut passer à autre chose.

Pendant ce temps, chez les ados, le sujet du moment est l’utilisation gratuite d’un jacuzzi, repéré par Nate dans le journal. Nate a absolument envie de le tester avec Nikki, mais celle-ci n’a pas envie. C’est donc vers Jay qu’il se tourne, inévitablement. En parallèle, Jay et Leia continuent de se tourner autour de manière bien ridicule. Il est évident que Jay a totalement envie de sortir avec Leia, mais comme elle veut rester son amie, il est totalement bugué. L’humour est bon en soi, mais ça ressemble beaucoup trop à Kelso cette manière de buguer.

Jay est en tout cas en pleine dépression maintenant que Leia lui a fichu un râteau, alors il s’en confie à Nate au moment d’aller chercher le jacuzzi. Le jacuzzi gratuit ? Il appartenait à un vieil homme décédé noyé, mais dans un lac. Mouais. La grand-mère qui le vend en profite pour tester le jacuzzi avec Jay et Nate. C’était aussi ridicule que marrant, mais Marion, la grand-mère, finit par donner de bons conseils à Jay, avant d’être interrompues par sa petite fille révélant que Jay et Nate ne sont pas les premiers à tomber dans le piège de la grand-mère.

Tout cela permet au moins à Nikki et Gwen de s’entendre autour d’un joint… C’était lourd comme blague, mais ça mène à une scène marrante où les deux se mettent à essayer des vêtements et faire des shootings photos. C’est un peu gênant comme elles se ressemblent, d’ailleurs, parce que ça dit de mauvaises choses sur Nate, un peu. L’inceste, c’est pas ouf.

Par contre, Nikki et Gwen qui deviennent amies là… Désolé, mais ça donne l’impression qu’on passe à côté d’un couple lesbien qui serait génial. De manière prévisible, l’épisode se termine sur Leia qui se décide à avouer à Jay qu’elle est amoureuse de lui… pour mieux se rendre compte qu’il a réussi à tourner la page très vite. Il est en effet en plein rencard avec Serena, la petite-fille de la grand-mère du jacuzzi. On le voit venir à des kilomètres, mais eh, les comédies ont toujours eu un petit côté prévisible, non ?

The Watchful Eye – S01E03

Épisode 3 – The Nanny Who Knew Too Much – 17/20
La série est toujours entraînante, avec plein d’intrigues à suivre en parallèle. Il se passe en un épisode l’équivalent de deux épisodes de certaines autres séries, mais sans pour autant qu’on ne subisse l’effet Riverdale : ici, on ne tombe pas dans le cliché ou le ridicule. Les mystères sont intrigants et nous posent plein de questions, ça donne donc envie de revenir. Cela faisait un moment qu’une série ne me donnait pas autant envie d’enchaîner sur l’épisode suivant. Dommage qu’il ne soit pas pour tout de suite.

Spoilers

Tory et son mari s’en vont pour un court voyage, Roman arrive au Greybourne.

One’s for work and the other one is for… Candy Crush.

J’ai envie de dire que j’ai tellement aimé les premiers épisodes que j’avais trop hâte de voir la suite, mais la vérité, c’est que j’ai quand même quelques jours de retard sur la diffusion. Je n’arrive pas encore à tenir tout à fait mon espoir d’un retour à « un épisode par jour minimum ». Ce n’est pas si grave, en vrai, la série m’attend bien sagement. En plus, celle-ci propose des résumés intéressants qui font bien le tour de chaque intrigue.

Bref, l’épisode reprend sur un nouveau cauchemar d’Elena. Cette fois, cependant, elle n’a pas pris de drogue : quand elle se retrouve à parler avec Jocelyn, ce n’est donc absolument pas normal. Jocelyn lui explique qu’elle avait du mal à dormir sur place, elle aussi, se sentant étouffée avec une seule issue : la fenêtre.

Bon, Jocelyn est dépressive, super, mais le vrai moment flippant, c’est qu’Elena se retrouve elle aussi à s’étouffer, littéralement. Elle finit par se réveiller de son cauchemar, mais est tellement flippée qu’elle a clairement envie de se barrer de l’immeuble. Ce n’est pas si simple : elle est là pour une bonne raison, et elle a un contrat à finir. Son petit-ami détestable le lui rappelle donc, la rassurant au plus mal qu’il peut.

De retour à Greybourne, Elena rencontre Roman, qui est là pour remplacer le portier mort. Il arrive avec un zèle que je considère presque mystérieux : il veut absolument aider Tory à porter ses valises (certes, c’est son job, mais de là à courir ?) et empêche Elena de contempler le tableau du hall. Elena résume bien les choses : elle trouve qu’il en fait trop – et c’est vrai.

Elle s’en confie à Ginny quand elle monte à l’étage et qu’elle tombe sur elle. Ce qui est intéressant, c’est que la série a beau être mal montée quand il est question des figurants dans la rue, la production fait attention à d’autres éléments un peu plus crédibles. Ainsi, Elena se retrouve avec de sacrés cernes quand elle parle avec Ginny de ses cauchemars.

Bon, cela ne l’empêche pas de mener à bien sa journée de boulot quand même. Je me demande à quelle heure elle se lève le matin pour avoir le temps d’autant de conversations avant de commencer la journée pour s’occuper d’un enfant. Et de son père, on ne va pas se mentir. Elle lui fait sa cravate, là, toute mignonne hein, mais on sait vers quel triangle amoureux on va vouloir nous diriger après. Je ne fais absolument pas confiance à Matthew, du coup.

Elena s’occupe aussi de Jasper, l’emmenant au parc. Comme d’habitude, sa journée est hyper chargée malgré tout : cela complique ma critique parce que ça va trop vite, vraiment. Donc, commençons par le commencement : avant même d’aller au parc, Elena tombe sur D’Arcy dans le hall. Ses parents ne sont pas là, elle a des films à voir comme devoirs (sympa comme devoirs) et Elena en profite aussitôt pour organiser un rencard D’Arcy/Elliott. Bon, il faudra qu’elle chaperonne quand même – mais c’est totalement son plan : elle veut pouvoir fouiller l’appartement tranquillement, espérant y trouver un indice pour le rubis. Toujours une idée derrière la tête cette Elena, décidément.

Une fois au parc, Elena reçoit un appel imprévu de sa mère : ainsi donc sa mère a été capable de récupérer son numéro depuis la prison, et elle s’en sert pour menacer sa fille plus qu’autre chose. En vrai, elle a besoin d’une lettre de sa part pour aider à sa libération et elle compte bien l’obtenir par tous les moyens possibles. Elena lui raccroche au nez et passe le reste de la journée à essayer de contacter Scott pour le mettre sur le coup.

Quand elle l’a, il continue d’ignorer tout ce qu’elle lui dit, et c’est insupportable à force de la voir avec un mec s’occupant si peu d’elle. Franchement, même Ginny qu’elle vient juste de rencontrer en fait plus pour elle : elle organise une soirée avec les autres nourrices. Alex et Kim débarquent ainsi à Greybourne, sans crier gare, pour aider Elena à faire face à sa chambre de bonne hantée. Oui, Ginny raconte tout à tout le monde.

Le pauvre Elliott se retrouve donc seul avec D’Arcy, alors qu’il est tout stressé (au point de demander comment s’habiller à Elena, oui). Cela dit, il n’est pas tout à fait seul : quand il débarque, c’est pour mieux découvrir que Bennett a organisé une fête dans l’appartement. Greybourne est un vieil immeuble, mais il est sacrément bien isolé apparemment.

Toujours est-il que la tournure des événements arrange bien Elliott : au lieu de se retrouver chaperonné, il se retrouve seul dans la chambre de D’Arcy. Il envoie donc bouler Elena par SMS quand elle lui demande s’il a besoin d’elle (avec un de ses deux portables, Alex a l’œil et Elena sait mentir… mais pas si bien ?) ; profitant du moment présent avec D’Arcy. L’alchimie entre eux est palpable, elle lui montre ses bijoux de famille (non, vraiment, une montre, hein) et… finit par l’embrasser. Eh, mais ça va me faire un point de Bingo, ça. Il faudrait que je commence à me concentrer sur la nouvelle grille.

En parallèle de tout ça, Elena doit donc gérer Ginny, Alex et Kim dans sa petite chambre. Contre toute attente, James les rejoint alors : invité par Kim, il explique à Elena qu’il a aimé la rencontrer et passer du temps avec elle, même s’il a fuit du bar dans l’épisode précédent. Il en profite aussi pour s’excuser auprès d’Elena – dans le couloir ? Elle n’est jamais que chez elle – et lui expliquer qu’il a signé un contrat lui interdisant de parler de ce qu’il s’est passé.

Humph, voilà qui est étrange. Ils sont interrompus par Kim qui souhaite faire le tour de l’appartement avec de la sauge (je crois ?) – en tout cas, avec de quoi purifier l’appartement. Je ne suis pas sûr que ce soit super efficace, parce que ça donne juste une apparition supplémentaire de Jocelyn, dans le couloir. Il n’y a qu’Elena pour la voir, cependant. La soirée reste bizarre pour Elena : elle se retrouve clairement à être la cinquième roue du carrosse, comme on dit. Alex se jette aussi littéralement que possible sur James, Ginny et Kim flirtent aussi ensemble…

Cela ne laisse plus d’autre choix à Elena que de se rendre chez Tory pour voir où en sont D’Arcy et Elliott. Ils ont eu le temps de s’embrasser, mais ont été interrompus par Bennett expliquant que ses parents étaient sur le point de débarquer. C’est la panique pour tous les ados, bien contents de tomber sur Elena.

Bennett se précipite dans le hall pour expliquer à Roman la situation. Ils ont une heure pour ranger tout l’appartement et faire fuir tout le monde. Ce n’est pas gagné. Pourtant, la situation est sous contrôle, grâce à l’aide de Roman, certes, mais aussi d’Elena, Kim, James, Ginny et Alex. C’est bien pratique, tout de même, d’avoir autant de gens dispos pour les aider à tout ranger.

Tout est donc bien qui finit bien, surtout pour James et Alex hors écran – tandis que Kim et Ginny se contentent de continuer le flirt devant Elena. Elena aussi est servie par la situation : elle peut fouiller tranquillement l’appartement de Tory, tombant sur un vieux prospectus de Greybourne. La photo nous montre un acteur suffisamment connu pour qu’on sache qu’un fantôme de plus hantera bientôt Elena…

En attendant, Tory rentre dans un appartement impeccable, mais râle tout de même de voir sa bougie parfumée allumée, alors qu’elle est uniquement là pour être vue, en théorie. En pratique, Kim pensait bien faire en l’allumant pour cacher les odeurs de drogue – non parce que tout le monde s’est drogué, clairement, quand on voit l’attitude d’Elliott. Sinon, il ne faut pas oublier non plus un échange entre D’Arcy et Elena, à propos du père un peu trop dragueur de la première.

Elena se retrouve également tranquille pour examiner de plus près le tableau dans le hall, puisque Roman est occupé à faire disparaître les derniers invités de Bennett. C’est une bonne chose : elle trouve ainsi une clé cachée dans l’armature du cadre. La clé ouvre un coffre dans l’appartement de Greybourne, au sous-sol.

Elle était sure d’y trouver le fameux rubis, mais c’est un échec : elle y récupère seulement la correspondance de Greybourne et… Otis. Je n’ai pas trop suivi ce qu’il en était pour l’instant, j’avoue, mais il y a aussi des actes de propriété et des avis de banqueroute. Clairement, il y a une histoire à fouiller et des indices à élucider. Pourtant, si Elena est à fond dedans, se disant aussi qu’elle pourrait résoudre le meurtre de Jocelyn qui continue de la harceler (à coup de sanglots derrière la porte, de coups et d’ombres qui pourchassent Elena dans le couloir), Scott, qui est policier, est insupportable.

Il ne comprend pas pourquoi Elena passe autant de temps sur les lettres, persuadé qu’elle ne trouvera rien d’intéressant dans ces lettres inutiles. En plus d’être insupportable, il est donc sacrément con – et il pourrit aussi Elena concernant sa mère. Cela fait beaucoup pour une seule personne : Elena s’en rend ENFIN compte et le plante. Bon, pas définitivement, j’imagine.

Alors qu’elle rentre au Greybourne, Elena reçoit contre toute attente un SMS de… Morgan ! L’ancienne nourrice de Jasper a été mise au courant qu’Elena se renseignait sur elle par l’intermédiaire de James ; et elle souhaite lui venir en aide. Elles ont ainsi rendez-vous le samedi suivant, mais j’imagine que ce sera pour l’épisode suivant, nous concernant.

Il commence à s’être passé plein de choses tout de même, on doit avoir fait le tour de l’épisode, non ? Eh bien, non, pas encore. Il nous faut encore une scène où Tory se rend compte que quelqu’un a fouillé son appartement (euh franchement Elena, laisser la clé sur un tiroir ouvert ??) et une où Bennett vient draguer Roman. Ben tiens.

Dommage pour elle, elle ne sait pas encore que Roman est infiltré là par… Elena elle-même. OK, je ne l’ai pas vu venir. Je me doutais bien que Roman n’était pas là par hasard et il attisait ma curiosité à trop venir en aide à Bennett et à tout surveiller comme ça, mais de là à ce qu’il soit un pote d’Elena, ils m’ont roulé ces scénaristes. Il est prêt à tout pour Elena, parce que son père à elle lui a sauvé la vie, apparemment. Pour autant, ça ne semblait pas excessif ou trop ridicule comme retournement de situation.

J’aime bien l’idée, ça mènera à plus de quiproquos et secrets entre tous les personnages comme ça. Et en attendant, on nous laisse sur un autre cliffhanger : Elena est désormais sûre de pouvoir retrouver la trace du rubis en s’intéressant aux boss de Ginny, apparemment liés à Otis Winthrop, si j’ai tout bien entendu aux dernières répliques (oui, j’ai vu sans sous-titres, on fait ce qu’on peut, déjà j’ai retenu les prénoms de tous les personnages, c’est pas mal, non ?).

Wolf Pack – S01E03

Épisode 3 – Origin Point – 13/20
La série continue à sa vitesse de croisière, qu’elle a finalement réussi à trouver. Les personnages ne sont pas les couteux les plus affutés du tiroir, si je puis dire, mais dans l’ensemble, ça se regarde. Bon, ça fait un peu mal aux yeux quand il y a des effets spéciaux, je reconnais, sauf qu’ils le savent désormais et semblent vouloir les contourner. Dans l’ensemble, on se retrouve donc avec un divertissement qui fonctionne bien et quelques mystères dont j’ai hâte de voir la résolution, juste pour savoir si j’ai raison ou non. Dans les deux cas, je serais déçu, en plus, mais je veux savoir quand même.

Spoilers

Ramsey interroge les quatre adolescents. Enfin, elle essaie. La meute commence à bien se connaître, enfin.

First of all, they’re teenagers. All they do is lie.

C’est marrant, j’ai l’impression que l’on perd cinq minutes à chaque épisode… non ? C’est bien, la saison va passer plus vite comme ça, et c’est clairement ce que l’on veut vu la qualité moyenne de l’ensemble. Cet épisode 3 commence par une bande de jeunes s’infiltrant par effraction dans un bâtiment de nuit. On ne les connaît pas à l’avance, mais l’ambiance musicale nous fait bien comprendre qu’ils n’ont pas le droit d’être là.

Et ils feraient mieux de ne pas l’être, en fait : ils grimpent sur un échafaudage pour avoir une meilleure vue de l’incendie… et on s’en passerait ! Les effets spéciaux ne sont vraiment pas de qualité pour une série de cette envergure. C’est triste d’être en 2023 et de vouloir proposer une série ambitieuse sans le budget qui va avec. Et difficile d’avoir le budget qui va avec quand l’ambition est de faire un teen show, je crois.

Parmi les jeunes de la première scène, il y a une idiote qui veut absolument prendre des selfies et se met clairement en danger – et il s’agit de Phoebe, vue dans le premier épisode. Au passage, elle nous apprend tout de même qu’elle a sa théorie sur la personne ayant lancé l’incendie. Elle imagine que ça vient de Blake, pour toutes les mauvaises raisons possibles. Elle en parle en toute liberté, sans même se rendre compte qu’elle est espionnée par un loup, en-dessous dans l’échafaudage. Ce n’était ni subtil, ni discret pourtant.

La série tente ensuite une sorte de plan pour nous faire flipper, mais ça fonctionnerait tellement mieux s’il n’y avait pas des ombres ridicules et un trou dans le sol que les adolescents ignorent volontairement. Ils finissent par se faire arrêter par les flics, mais tout ça ne fait qu’augmenter mes soupçons envers Ramsay, franchement.

Pourtant après le générique, on retrouve justement Ramsey dans une voiture de police, mais avec nos quatre héros de la série. Enfin, héros, le nom est trop grand pour eux, je crois. Ramsey assure à nos adolescents qu’elle ne les arrête pas et qu’elle souhaite simplement leur poser quelques questions.

Cela n’empêche absolument pas Everett de nous faire une crise d’angoisse. Heureusement pour lui, Blake pense à tout et lui donne un antistress qui parvient à le calmer. J’ai tellement ri devant la scène : c’était sacrément ridicule de voir Luna et Harlan regarder tout ça comme si c’était merveilleux et incroyable… C’est juste une ado qui réconforte son crush du moment, quoi.

Ramsey emmène finalement les ados, en compagnie de son collègue insupportable, jusqu’au commissariat… mais il y a une telle foule à cause de l’incendie que ça ressemblait plus à un gymnase pour les premiers secours et les abris, hein. Bon, c’est un bâtiment public on va dire. Harlan essaie de collecter autant d’informations que possible grâce à sa super ouïe, ce qui permet d’en savoir un peu plus sur les ados du début d’épisode, tandis que Luna effraie un cheval, parce qu’elle est un loup. Evidemment.

Franchement, la série oublie de faire dans la subtilité. Elle oublie aussi de le faire quand Blake demande à Phoebe ce qu’elle a bien pu raconter aux flics et les raisons de leur présence sur place. La raison ? Eh bien, l’enquête sur l’incendie, justement. Les quatre personnages principaux tentent de se mettre d’accord sur ce qu’ils pourront bien raconter aux enquêteurs, mais comme Everett insiste pour dire qu’il ne fume pas, ils n’ont même pas à un alibi commun bidon à donner.

On commence par l’interrogatoire d’Everett, qui ne s’intéresse pas qu’à l’incendie. Après tout, Connor a disparu, c’est inquiétant aussi. C’est suffisamment inquiétant pour qu’on oublie, pendant le tournage et la post-prod d’ajouter un peu de lumière. L’accentuation du bleu, ça devient lassant. Pendant qu’Everett essaie de détourner l’attention de Connor, Harlan se met à écouter l’interrogatoire d’Everett par Ramsey.

L’avantage, c’est qu’il s’énerve de la stupidité d’Everett… ce qui leur permet de se rendre compte qu’ils sont capables de s’entendre parler les uns les autres. Les règles de cette télépathie nouvelle n’est pas bien claire, mais les quatre ados s’entendent parler. Le truc, c’est que ce n’est pas discret : Harlan est vite grillé par un flic à parler tout seul. Luna et Blake, elles, se contentent d’écouter Everett s’enfoncer en permanence, demandant une enquête sur Connor, puis un avocat.

C’est exactement ce que les autres lui avaient demandé de ne pas faire… mais c’est aussi un des premiers réflexes de Harlan. Allez savoir pourquoi. L’avantage, c’est que Garrett débarque à peu près au même moment, lui permettant d’éviter un problème supplémentaire pour son fils. Puis pour Luna. Puis pour tout le monde, en fait.

En effet, Luna lui demande de venir en aide à Blake et Everett, parce qu’ils sont comme eux. Ramsey n’a donc pas le choix de les aider à quitter la surveillance infernale de Ramsey et de ses sbires. Ah, Buffy, je ne te fais pas confiance, tu caches quelque chose et ça se voit. Ses sbires, eux, sont tous plus insupportables et violents les uns que les autres. De vrais policiers bien clichés, quoi. Ramsey les force à rester dans les rangs, mais ça ne leur fait pas plaisir, du tout.

Pendant ce temps, Blake et Everett sont ramenés chez Garrett. Ce dernier souhaite parler avant tout à ses enfants, et ça permet de se rendre compte qu’il n’est pas en si bonne santé que ça. Il s’inquiète surtout pour ses enfants adoptifs, forcément. Comme d’habitude, Luna est celle qui fait avancer les choses en racontant tout ce qu’elle sait à Garrett, pendant que son frère préfère se taire et ne rien dire. Il faut dire aussi qu’il n’a pas envie de le faire : ce serait reconnaître qu’il fait partie d’une meute désormais.

Ce qui inquiète Garrett est précisément cette meute : il a peur que les deux nouveaux ne gèrent pas bien la transformation en loup-garou et ne deviennent violents – au point de tuer des victimes. Rien ne lui garantie que ses enfants ne feront pas de même. Cela n’arrive à convaincre personne sauf lui, en vrai, mais bon, on va faire comme si.

Pendant que Garrett s’inquiète, Blake fantasme et espère qu’Everett l’embrasse, avant de se confier sur le coup de téléphone flippant qu’elle a reçue. Elle se dit qu’il n’était peut-être pas pour elle, mais pour ses parents. Après tout, elle est devenue dangereuse, c’est vrai. Ce n’est pas la seule à le penser.

En parallèle de tout ça, Phoebe se retrouve avec un pneu crevé – très clairement par un loup-garou, je pense. Elle ne le sait pas encore, cependant, et le stress monte quand un deuxième pneu est crevé. Puis, un troisième. Heureusement qu’elle est au téléphone avec son père pour lui raconter tout ce qu’il se passe dès le départ, non ? Ben non, elle en dit le moins possible. Rah, c’est frustrant.

Phoebe soupçonne en tout cas Blake d’être responsable de tout ça et le fait savoir en téléphonant à… Harlan. Ils ne sont même pas censés être amis, sérieusement ? Le raccourci est vraiment trop gros, mais il ne s’arrête pas là : Harlan a aussi couché avec le petit-ami de Phoebe, chez elle, ce qui fait qu’il a son adresse. Cela permet à son père d’avoir une adresse à aller surveiller, pour vérifier si elle est toujours en vie.

Je ne vois pas bien pourquoi il fait ça, mais il le fait en tout cas. Il laisse ainsi Harlan, Blake, Everett et Luna seuls. Il était temps : les quatre héros peuvent ainsi parler et chercher à comprendre les pouvoirs qu’ils ont désormais. Ce n’est pas grandiose, mais ça nous fait un bon résumé : Harlan entend de loin, Luna sent de loin, Blake peut courir vite et Everett a une super force. Ils espèrent un temps pouvoir partager ces super-pouvoirs, comme au commissariat, mais leur test est rapidement un fail.

Peut-être que les pouvoirs de la meute s’activent quand ils sont en danger ? Ce n’est pas bien clair, mais en tout cas, ils ont tous le super sens de se savoir en danger quand un flic, Trent, débarque pour les interroger. Encore. Harlan finit par accepter de parler au flic, mais il demande tout de même à Everett et Blake de se cacher.

C’est l’occasion pour Everett de fantasmer à son tour pour Blake (le pouvoir de la lune, paraît-il) et pour le flic d’agresser à nouveau Harlan. C’est une méthode comme une autre pour interroger un adolescent, on va dire, mais vu le style de la série, ça ressemblait plus à un début de film porno, à nouveau. C’est peut-être parce que c’est Harlan, allez savoir. En attendant, ce porno tourne très mal pour le flic : il est dégommé par le loup-garou qui en a après nos héros.

Harlan se précipite donc chez lui et retrouve Luna, au téléphone avec Garret. Ce dernier leur indique, tout en faisant demi-tour, où aller chercher un flingue utile pour eux. C’est très bien tout ça, mais les deux ados en oublient de mettre à l’abri Everett et Blake. Ces deux derniers envisagent alors de fuir de la maison en étant ni vus ni connus.

C’est sans compter sur le coup de téléphone qu’ils reçoivent à nouveau d’une voix inconnue leur assurant qu’ils ne doivent pas quitter la maison avant que la pleine lune ne soit terminée. Même s’ils sont censés mourir avant la fin de la pleine lune, ils ont tendance à écouter cette voix mystérieuse et trafiquée. Malgré tout, moi, j’entends Sarah Michelle Gellar.

Pendant qu’ils restent à l’abri, le pauvre flic est attaqué par le loup qui n’y va pas de main morte avec lui. Le karma, vous me direz. Le flic se fait donc tuer et la série, n’ayant toujours pas le budget, fait le choix malin des gros plans ne permettant pas de tout voir. C’est une bonne chose. En parallèle, Harlan et Luna trouvent le fusil de leur père… pour mieux se rendre compte qu’il a des balles en argent. AH. Les enjeux sont tout de suite différents, mais on s’en doutait. On notera que Luna continue d’avoir une relation spéciale avec les chevaux, ça aura sûrement son importance plus tard dans la série.

En attendant, Blake est complètement stupide et décide de sortir de la maison, attirant Everett à sa suite. Les deux adolescents se retrouvent ainsi confrontés au loup-garou qui menaçait la maison… et que la série fait à nouveau le choix de ne pas montrer de trop près. Ce pourrait être un choix malin… si l’acteur incarnant Everett était un peu plus doué. Il surjoue trop la peur pour que je ne sois pas un peu sorti de l’épisode, franchement.

Finalement, Everett a la chance de survivre : Harlan débarque à temps pour tirer sur le loup, qui s’enfuit. Selon Luna, il le fait parce qu’ils sont tous connectés les uns aux autres : ils font partie de la même meute. Garret réussit à rentrer chez lui et est soulagé de voir ses enfants en bonne santé… jusqu’à ce qu’ils le confrontent sur ses balles en argent.

Il reconnaît les avoir fabriquées… et avoir envisagé de tuer ses enfants. Moui. Dis que c’était pour les protéger, bouffon ! Ce serait plus simple, non ?