Walker – S01E09 (express)

Épisode 9 – Rule 17 – 10/20
Alors là, l’épisode est plutôt décevant à bien des égards, que ce soit concernant le fil rouge ou le développement de certains personnages. Pour une épisode censé être une pierre angulaire du récit, c’est tout de même bien gênant à voir et ça me paraît très mal écrit, parce que ça ne fonctionne pas comme la conclusion que ça se veut être.

Spoilers

Cordell ayant découvert que le meurtre d’Emily n’est pas encore résolu, il décide de tout faire pour boucler l’enquête au plus vite.

Je suis blasé à un point, vous ne vous rendez pas compte, je crois ! L’épisode en lui-même n’est probablement pas si mauvais, mais il fait partie de ces épisodes qui me rappellent pourquoi j’ai arrêté de regarder des séries procédurales, où la subtilité semble ne pas exister du tout. Honnêtement, cet épisode est une catastrophe industrielle, et ça se résume en un mot cette catastrophe : Geraldine.

Déjà, j’ai ri, parce que Geri s’appelle donc Geraldine. Ensuite, elle est de retour et bon dieu, que ce n’était pas brillant ! Elle revient donc dans la vie de Cordell par accident, puisqu’elle se rend à une partie de poker où est supposé se trouver le nouveau suspect du tueur d’Emily. C’est l’occasion pour Cordell de découvrir qu’elle est une « person of interest » (eh, c’est un point du Bingo Séries ça !) et d’aussitôt faire de la merde. Aucun ranger ne peut être aussi peu professionnel que lui, sérieux. Déjà, il enquête sur un meurtre qui le touche directement, ce qui est plus qu’inapproprié, mais en plus, il sort à toute allure du van où il est en planque pour aller parler à Geri, sur le parking du lieu où se retrouvent les gens qu’il surveille.

Cela n’a aucun sens et c’était beaucoup trop drôle. En plus, il affirme que Geri est son amie, mais il ne semble pas s’être rendu compte de sa disparition dans les derniers épisodes… Ce n’était que le début d’une longue suite d’incohérences où Geri se retrouve finalement à jouer les flics sous couverture pour Walker, alors qu’elle n’est pas flic. La voilà donc qui se retrouve à une partie de poker, où elle est plus ou moins accusée du meurtre d’Emily alors que le criminel refuse qu’elle vende son bar à Cordell.

C’est super louche et Geri est poussée dans ses retranchements, avec une espèce de crise d’angoisse censée attirer notre sympathie. Désolé, mais ça ne prend pas, elle est plus que louche dans l’affaire, à commencer par le flashback du début d’épisode où elle cache sa veste ensanglantée à Cordell le soir de la mort d’Emily. Je ne lui fais aucune confiance, elle cache forcément autre chose que le prêt auprès du criminel. Ce dernier est loin d’être stupide et comprend vite que Geri est en planque.

Il est donc arrêté en deux temps trois mouvements par Cordell et son boss, et tout est bien qui finit bien. LOL. Ce n’est qu’après arrestation que les rangers découvrent qu’il a un alibi solide pour le 8 avril, soir du meurtre, et qu’ils se sont trompés sur toute la ligne. Comme ils sont assez débiles pour avoir fait confiance à une femme qui était là pendant la partie de poker, ils comprennent vite qu’ils ont fait une erreur et que ce serait elle la meurtrière. Grosso modo, elle reconnaît implicitement le meurtre en assurant qu’Emily était là au mauvais endroit au mauvais moment.

Et alors qu’elle accepte de se rendre, mais tente encore de tuer Cordell, devinez qui est là au bon endroit au bon moment pour tuer cette nana ayant des infos sur le meurtre d’Emily ? Geri bien sûr ! Comme elle tombe à pic… Cordell est convaincu de son innocence et finit même l’épisode en l’embrassant ?? Ce n’a aucun sens. Déjà, ça m’énerve parce que ça en rajoute une couche sur l’impossibilité d’une relation amicale entre homme et femme que l’on voit dans quasiment toutes les séries, mais en plus, je suis persuadé que Geri est liée au meurtre d’Emily. Nous sommes à peine au milieu de la saison, on ne me fera pas croire que le fil rouge est résolu et que Geri est une pure innocente. 

Il me manque encore des éléments pour vous faire son portrait à charge et prouver par A+B qu’elle est coupable, mais elle est clairement en train de cacher des choses. Le fait qu’elle tue la femme comme ça pile au bon moment ? C’est trop gros, elle s’en débarrasse de manière vraiment peu discrète.

Bon, et sinon, Micki ? Après une bonne réplique de Walker qui voulait faire équipe avec elle, elle est reléguée à de la figuration cette semaine. Elle fait plus exactement du babysitting pour la famille de son partenaire : les parents, insupportable, le frère, qui veut devenir gouverneur maintenant (?) et les enfants, qui se chamaillent comme s’ils avaient huit ans. Sérieusement, je ne me suis jamais battu comme eux avec mes sœurs passé un certain âge ; j’ai trouvé ça gênant à voir.

De toute manière, quand la seule occupation que Micki trouve ensuite pour eux est de leur faire tirer à la carabine, j’ai compris que je ne pourrais jamais accrocher à leur vision de la famille américaine idéale. Stella continue de mentir sur l’identité de son copain qui la ghoste et elle et August restent super chiants en tant qu’adolescents vis-à-vis de leur père. Nous n’avançons donc pas dans ces intrigues, puisque tout se centrait autour de la rédemption de Geri, à laquelle je ne crois pas.

Bref, ce n’était pas glorieux du tout. En fait, c’est soit très mal écrit si Geri est censée être innocente parce qu’il est impossible de croire à de telles coïncidences, soit très mal écrit si elle est censée être coupable, parce qu’on la voit venir à des kilomètres. Je n’aime pas les séries procédurales !


Walker – S01E08 (express)

Épisode 8 – Fine is a Four Letter Word – 14/20
Si la série reste peu surprenante, je commence vraiment à me faire à ses personnages et à accrocher à certaines intrigues. Cette semaine, quelques effets spéciaux et un événement un brin dramatique suffisent ainsi à accrocher mon attention suffisamment pour que la note monte un peu quand même. Après, je vais lancer une pétition pour entarter toute la famille Walker, je crois.

Spoilers

Les adolescents se préparent au bal de promo, Micki se fait encore aux dernières révélations et Cordell n’a aucune idée de ce que fait son frère dans son dos.

Par où commencer au juste avec cet épisode ? C’est compliqué, parce que je ne comprends toujours pas le rythme de la série, ni l’équilibre qu’elle tente de trouver… en vain. Concrètement, j’ai eu l’impression de regarder deux séries différentes en un seul épisode, et ce n’était pas un effet agréable comme ça peut parfois l’être. Commençons par le pire, donc, et ce sera sans surprise les adolescents.

Le bal de promo est un passage inévitable pour les séries adolescentes, et c’est un peu le problème : ça n’a pas grand-chose à faire ici, dans une série qui n’est pas supposée être centrée sur eux. Par chance, un avis de tempête est émis et annule le bal en question, qui se fait en comité très restreint. Tellement restreint en fait qu’il ne reste que les adolescents que l’on connaît déjà, ça tombe bien. Et leurs aventures sont loin d’être palpitantes ou originales. Autrement dit, j’ai décroché sur un grand nombre de scènes de l’épisode, et le seul moment censé nous faire réagir m’a fait sourire tant c’était stupide.

Comme dans toutes les séries et tous les films du monde, Trevor donne ainsi sa veste de costume à sa copine qui aurait apparemment froid et comme dans toutes les séries et tous les films du monde, il oublie de retirer un objet compromettant de sa veste. Stella découvre donc l’identité de son mec. Bon, ben ça, c’est fait, comme on dit. Le problème, c’est que ça devrait la bouleverser plus que ça ne le fait et que l’intrigue romantique qui en découle avec une dernière danse ensemble ou je ne sais trop quoi n’avait aucun sens. Pourquoi n’en parle-t-elle pas à son père ? Ou au moins à quelqu’un ? Insupportable.

Je passe mon chemin, et j’évacue le reste des relations romantiques insupportables de l’épisode : Cordell se fait draguer par une prof du lycée et c’était tellement lourd et mal écrit que je me demande vraiment pourquoi on nous inflige ça, surtout pour nous dire ensuite qu’il n’est pas prêt à se remettre en selle. C’est vrai qu’on le voit peu sur un cheval. Autrement, les parents de Cordell ne servent toujours à rien d’autres que m’énerver, apparemment. Malgré les disputes et le froid entre eux, les voilà donc qui se réconcilient au bal de promo (logique), parce que leur fils a trompé son copain et que, du coup, ça donne envie au père d’aimer à nouveau sa femme. What the fuck ?

C’est au mieux écrit avec les pieds, au pire, écrit dans les années 90 ? Franchement, la morale du père était insupportable. Soutiens ton gamin avant de juger comme ça, le jugement pourra venir après, il est visiblement pas bien ton môme, c’est quoi l’intérêt de le pousser au suicide ? Eh, ça nous ferait du drama au moins. Pardon, je reviens en arrière sur ce fils dont je n’ai toujours pas retenu le prénom. Il y a deux problèmes avec son couple : je ne l’aime pas trop lui, en tant qu’acteur, et son copain, c’est Niko de Grey’s Anatomy que je déteste également en tant que personnages dans la série d’ABC.

Ici, pourtant, leur couple fonctionne bien face au drama : le frère de Cordell décide de mentir sur ce qui s’est passé dans l’épisode précédent. Plutôt que d’avouer à son copain qu’on essaie de le tuer, il préfère le larguer pour le protéger, en s’assurant qu’il pense avoir été trompé. C’est tellement mieux la vérité, dis donc. Finalement, le copain a beau être relou, il a bien raison quand il analyse son mec comme un type voulant tout contrôler. Et pourtant, Micki l’a bien conseillé en début d’épisode.

Oui, parce que ça y est, Micki a fait ses propres recherches malgré son drama personnel et elle a fait parler le frère de Cordell : elle comprend donc qu’Emily n’a pas été tué par l’homme qu’ils ont envoyé en prison. C’est embêtant comme tout, cette affaire. Elle conseille donc au frère de Cordell de dire la vérité, ce qu’il fait en fin d’épisode pour mieux s’attirer les foudres de son père. J’ai tous envie de les tarter dans cette famille, à n’accepter aucune erreur de personne. En plus, là, il n’a même pas vraiment fait d’erreurs ? Heureusement que je marquais un point du Bingo Séries avec Cordell voyant toujours son ex-femme partout, parce que la scène m’a vraiment énervé, surtout après tous les mouvements de Micki qui a ramé tout l’épisode à faire comprendre à Cordell que certains secrets méritent d’être gardés le temps d’être digéré.

Oui, parce que (bis) Micki est aussi un brin hypocrite quand elle conseille au frère de balancer toute la vérité alors qu’elle ne dit toujours rien à son propre copain sur sa véritable identité bouleversée dans l’épisode précédent. On ne va pas se mentir, j’avais déjà oublié en début d’épisode que sa mère lui avait menti toute sa vie, mais c’est revenu bien vite dans l’épisode, heureusement. J’ai bien aimé la manière dont c’était traité et dont son copain se vexe d’être au courant après Cordell. Par contre, lui et son « tu sais quoi qui t’affecte plus que prévu », mais quel horrible type égoïste ? C’est quoi ça, elle a dit qu’elle ne voulait pas en parler, tu n’en parles pas devant son mec ?

Trop bizarre. Bref. J’ai bien aimé les conséquences de cette intrigue improbable et la crise d’angoisse de Micki, ça ajoutait du sel à cet épisode. Les effets spéciaux sont également plutôt bons cette semaine, avec une intrigue qui nous propose une tornade histoire de stresser un coup et de montrer avec une métaphore peu subtile que les personnages sont bouleversés par une tempête en plein dans leur petits cœurs. Pas subtile, je sais, comme tout le reste de la série… Mais un peu divertissant quand même.


Charmed (2018) – S03E09

Épisode 9 – No Hablo Brujeria – 16/20
Trois intrigues différentes abritent cet épisode et elles ne sont pas toutes d’un super niveau qualitatif. En revanche, elles avancent toutes dans une direction que j’aime bien, permettant à la fin de cet épisode d’être vraiment chouette à regarder et de promettre de bonnes choses pour la suite. Autrement dit, c’était une transition agréable à regarder. Enfin, quand ils n’abusent pas des filtres, bien sûr.

Spoilers

Macy et Jordan se retrouvent embarqués bien malgré eux dans une aventure inattendue quand Josefina se pointe. Reste à savoir qui est Josefina.


Are we gonna be friends now?

Quoi de mieux qu’un peu de magie en ce lundi soir ? Je suis bien content de commencer ma soirée avec Charmed surtout que le résumé de l’épisode semble clairement proposer de revenir sur des intrigues que j’aime, comme la malédiction de Jordan. Avant ça, on reprend de manière plus classique avec Harry et Macy étudiant la tablette réunie au cours de l’épisode précédent. Comme toujours, ils se retrouvent une fois de plus dans une impasse, qui force Harry à recontacter Abigail.

Ils ont en effet besoin de la traduction d’un démon pour lire un langage ancien qu’ils ne peuvent pas comprendre d’eux-mêmes, et Macy n’a pas du tout envie d’être mêlée à tout ça. Il y a toujours une belle tension entre Abigail et Harry, cela dit. Bon, Abigail est capable d’aider Harry, mais pas comme il l’espérait : elle ne peut traduire la tablette, mais elle peut toutefois lui parler de quelqu’un qui peut peut-être lire le message : Fenrick the Vile.

Qu’est-ce que c’est que ce nom ? Le démon est réputé pour sa violence, mais ça n’arrête pas Abigail qui propose aussitôt à Harry de l’emmener auprès de ce démon, à la recherche de rédemption. Sa rédemption, elle peut l’obtenir sans trop de dommage grâce à cet épisode : Fenrick the Vile est en fait une sorte de père Fourras bien inoffensif. On sent qu’il a des pouvoirs, mais il paraît si gentil et bienveillant que Harry et Abi se font avoir comme des bleus quand il les attaque. J’en ai marre de ces personnages.

Sentant son esprit être envahi par Fenrick, Abigail s’énerve et reprend son horrible visage démoniaque pour s’attaquer au démon. Celui-ci reste serein et lui explique qu’elle ne peut le tuer si elle veut vraiment sa rédemption, avant de lui apprendre qu’elle doit maîtriser sa rage si elle veut maîtriser son côté démoniaque et être capable de s’en débarrasser. C’est comme cela qu’il fait : il a appris à devenir bon en étant moins rageux.

Abigail continue de trouver ça bien embêtant et peu crédible, alors elle se met à chercher désespérément ce qui peut expliquer un tel changement dans le comportement du démon. Elle trouve une amulette et est assez stupide pour la toucher malgré un avertissement d’Harry. Les deux personnages que l’on connaît se retrouvent subitement affectés par l’amulette.

Celle-ci la dépossède de toutes émotions ou sens du danger : ils ne fonctionnent plus que sur la logique, comme Fenrick. Lui, il est heureux de voir ça car ça l’arrange bien : en échange de la traduction, Fenrick demande tout simplement à Harry de tuer Abi – avec pour intention de devenir lui-même l’Overlord maléfique qu’elle est censée être.

Le pire, c’est qu’Abi voit une certaine forme de logique dans le raisonnement de Fenrick. Elle est prête à mourir car elle ne veut pas d’une vie sans la moindre émotion. Quant à Fenrick, il a beau promettre la paix en tant qu’Overlord, ce n’est pas bien crédible, et la logique suffit à le comprendre. Harry refuse donc de tuer Abigail, et ça embête bien Fenrick. Il se fait voler bêtement la traduction et abandonner par Abi et Harry qui apprennent qu’ils n’ont que quelques heures de pure logique pour eux avant de redevenir normaux.

Humph, cette amulette servira forcément une fois de plus plus tard dans la série, surtout que Fenrick est laissé en vie par Harry et Abigail qui décident de le laisser à l’abandon, car c’est bien pire. De retour à Seattle, Abi et Harry ont encore l’occasion d’échanger sur ce qu’il s’est passé, et Abi souligne que cette envie de suicide était probablement une résurgence de sa forme démoniaque. Même dénuée d’émotion, la forme maléfique reste donc dangereuse. Et Fenrick aussi.

Quant à la tension sexuelle entre eux ? Les acteurs continuent d’en jouer à merveille, c’était fou comme fin d’intrigue, ça ! Par contre, l’intrigue était vraiment détachée du reste de l’épisode, c’est un peu dommage.

Pour en revenir au grenier où Macy est censée continuer ses recherches, ben… En fait, elle ne les continue pas longtemps après le départ d’Harry puisque quelqu’un sonne à la porte. Et si Jordan prend la peine de sonner à la porte, il entre sans attendre que quelqu’un lui ouvre, ce qui est quand même assez magique. Il a rendez-vous avec Maggie, qui n’est pas là, contrairement à l’allergie des sœurs qui ne peuvent toujours pas approcher Jordan.

Cela énerve vraiment Macy de voir Jordan si peu prudent avec ce qu’il se passe, et elle va vite me saouler à être si à cran à chaque épisode. Bon, après, elle a des raisons de l’être quand une intru entre dans la maison en brisant un carreau et en l’attaquant avec un étrange sortilège. Jordan passe devant Macy et il arrive bizarrement à la protéger en tendant la main ? Cela n’a aucun sens, mais on ne sait pas très bien ce qu’il se déroule pour autant. Juste après ça, nous enchaînons avec Maggie et Mel entrant dans la maison, sans se douter le moins du monde de ce qui s’est déroulé par-là.

Elles arrivent là vingt minutes après les événements qu’on vient de nous montrer, et elles ne remarquent absolument pas qu’une vitre est brisée. Par contre, elles se rendent compte qu’il est étrange que Jordan ne soit pas là ou que des livres soient à terre. Et pour cause, la femme qui s’est attaquée à Jordan et Macy est toujours là, dans le grenier, à fouiller tous les livres de la maison.

Comme elle ne fait absolument pas le poids face à Mel et Maggie qui doivent s’être entrainées à maîtriser les pouvoirs et mouvements physiques improbables en trois saisons quand on voit cette scène. C’était marrant… surtout que la nana raconte soudainement être la cousine de Mel et Maggie. L’avantage, c’est que ça passe bien comme elle a la même coupe que Maggie – à elle, ça lui va bien. Et puis ensuite, on découvre que la cousine dont les filles n’ont jamais entendu parler est en fait un ancien cousin à elle ayant transitionné, ce qui a déclenché finalement les pouvoirs de sorcière qu’elle avait toujours eu. Soit.

Alors par contre, sans sous-titre, l’accent à couper au couteau de la cousine, c’est galère, je n’ai même pas compris son prénom. Qu’importe, elle annonce être là pour récupérer l’héritage familial, le Livre des Ombres volé par Marisol quand elle a abandonné sa famille. Oups ! C’est con, le grimoire en question est légèrement détruit.

La cousine refuse toutefois de croire que le livre est détruit, et elle leur fait alors un chantage bien embêtant : si elles veulent revoir Macy et Jordan, elles vont devoir reproduire le Livre des Ombres. Macy et Jordan ? Ils sont transportés dans le lycée de Jordan avec un nouveau filtre bien dégueulasse qui faisait vraiment mal aux yeux cette fois. Bon, le filtre s’explique pour qu’on ne se rende pas trop compte qu’ils recyclent les décors de l’université, j’imagine.

Dans les couloirs du lycée, Jordan retrouve des gens lycéens qu’il déteste, et qui semblent tous adultes bien qu’il les reconnaisse sans mal. C’était donc gênant à voir, mais intéressant : on en découvre plus sur le passé de Jordan, et c’est top. Trish, son crush de lycée, est une horrible nana s’amusant à l’exploiter et à lui soutirer tout son fric par exemple. En même temps, puisque ça fonctionne, elle aurait tort de s’en priver.

Jordan est toutefois loin d’être l’ado qu’il était, et il arrive sans trop de mal à la manipuler alors que Macy découvre que personne ne peut la voir et n’hésite pas à s’en énerver. Non, vraiment, elle m’énerve moi à s’énerver tout le temps. Manipuler Trish dans quel but allez-vous me demander ? Eh bien, elle a autour du cou une clé qui pourrait aider Macy et Jordan à sortir du sort dans lequel ils sont.

Oui, Macy a eu le temps d’étudier les mauvais sorts apparemment et de reconnaître que la sortie de celui-ci est possible en réunissant deux clés ; mais ils ont un temps limité pour ça, car le sort semble être en train de surchauffer méchamment. Par chance, Trish leur donne une clé et explique ensuite que la seconde est autour du cou d’un homme dans l’amphithéâtre. Trop simple.

Dans la réalité, Josefina (c’est donc ça son nom) explique donc le sort qu’elle a utilisé, et les sœurs négocient comme elles peuvent. Elles veulent libérer Macy et Jordan avant de lui montrer le semblant de Livre des Ombres qu’elles ont grâce à Mel, sauf que Josefina n’arrive pas à sortir les deux personnages du sac où elle les a enfermés pour revivre des moments difficiles du passé. Cherchant à comprendre ce qui peut bloquer le sort et faire qu’il dysfonctionne à ce point, Josefina explique que si quelqu’un est maudit à l’intérieur du sort, alors ce sort est déséquilibré et peut tuer les gens à l’intérieur de celui-ci. C’est con tout de même.

Dans le même genre, Josefina explique soudainement qu’elle a été virée par sa famille parce que personne n’était d’accord pour qu’elle devienne sorcière, puisque selon la famille, c’est la biologie uniquement qui peut permettre de devenir sorcière. Toujours d’après elle, le Livre des Ombres, même partiellement recréé par Mel, pourrait l’aider à obtenir des pouvoirs. Putain, ça n’a aucun sens cette mythologie qui s’écrit au fur et à mesure, mais on va avec hein.

Il n’empêche que le sac surchauffe et fond de plus en plus. C’est bizarrement Josefina qui se rend chercher de la glace et elle revient avec un énorme saladier, parce que tout le monde a ça qui traîne dans sa cuisine, j’imagine ? Même avec un frigo créant de la glace sur commande, comment Josefina va-t-elle si vite à faire l’aller-retour dans une maison qu’elle connaît pas ? En tout cas, ça permet à Mel et Maggie d’échanger sur la situation surprenante et sur leur mère qui cachait bien des secrets.

Dans le sort, Jordan et Macy passent une double porte qui les emmène dans le désert, en Afghanistan, où Jordan a d’autres mauvais souvenirs, de toute évidence. C’est l’avantage d’écrire des sorts sans en préciser les contours : les scénaristes peuvent en faire ce qu’ils veulent. Et on approfondit encore le personnage de Jordan avec la culpabilité de la mort de son traducteur en Afghanistan, lors de sa dernière mission.

Bien sûr, au sein du sort, Jordan essaie d’aider comme il peut son traducteur qui est sur le point de mourir, mais il ne parvient pas à sauver ce Mateen qui se fait tirer dessus par balle. Autrement, on nous explique qu’il fait de plus en plus chaud dans le sort – avec un sac dans lequel ils sont qui est en train de fondre tout de même – mais Macy garde son pull et Jordan sa veste. Logique.

Macy finit par repérer l’homme décrit par Trish, mais il se rend à travers une double porte qui les ramène au lycée. Oui, oui, on zappe aussi vite que ça la tension dramatique autour de Mateen. Macy s’énerve alors après Jordan, précisément parce qu’il est incapable de s’énerver et qu’il reste toujours calme. Elle s’arrange donc pour le rendre furieux, parce qu’elle veut absolument qu’il se rende compte qu’il porte un fardeau bien trop lourd pour lui avec cette malédiction qu’il ne maîtrise peut-être pas.

Ils sont toutefois interrompus dans cette scène nous construisant le personnage par un flashback nous montrant l’exécution de la sorcière à l’origine de la malédiction. Bien sûr, elle demande l’aide de Jordan, et bien sûr celui-ci lui vient en aide… mais sans pour autant tuer son ancêtre comme elle lui demande, parce que la violence engendre la violence et l’injustice. La sorcière est ravie de ce choix de Jordan, et elle lui murmure quelque chose qui est probablement le contresort. Eh, ça tombe bien, surtout que Jordan a aussi récupéré la deuxième clé au cou de son ancêtre.

Dans la réalité, et je dois dire directement que ça fonctionne bien, Josefina a peur de ne pas pouvoir être une sorcière et de rater à nouveau un sort. Ce n’est toutefois pas le cas, et Maggie est celle qui lui permet de le comprendre avant de la forcer à lancer un sort pour rafraîchir le sac et venir en aide à Mel qui utilise aussi son sort pour empêcher qu’il ne prenne feu.

Pourtant, nous ne voyons pas Jordan et Macy sortir du sort. Non, nous les retrouvons bien après, dans le jardin de la maison en train de se partager de la tequila. Et j’aime beaucoup ce duo. Je m’en suis rendu compte plus tôt dans l’épisode, mais les voir échanger comme ça, c’était très cool. Les voir amis, ça fonctionne à merveille !

Et pour bien nous donner le smile en cette fin d’épisode, on nous confirme que le sort est bien terminé pour Jordan : il est capable de faire un câlin à Macy ! C’est génial à voir, et ça le remet dans le game aussi pour Maggie. De son côté, Josefina se confond en excuses et s’apprête à rentrer dans sa famille… jusqu’à ce que Maggie l’en empêche. Elle a besoin de faire des progrès en espagnol pour la fac et Josefina a besoin de développer ses pouvoirs ; autrement dit, elles peuvent se rendre service l’une l’autre. Et puis, elles sont de la même famille.

Allez hop, un personnage de plus, donc. Je ne sais pas encore quoi penser d’elle. Je pense que je l’aime bien mais c’est une introduction particulière tout de même, et je ne sais pas encore s’il faut lui faire confiance. Et pendant ce temps, à l’étage, Harry avoue à Macy qu’il a enfin compris qu’il ne comprendrait jamais. Pourtant, les deux avancent à nouveau pour le cliffhanger de l’épisode, qui est exceptionnellement bon.

Ils récitent à voix haute le latin et le langage démoniaque écrit sur la tablette. C’est genre LE truc à ne pas faire, et ils s’en rendent compte un peu trop tard : la magie qu’il déclenche semble d’abord être une pluie battante à un rythme étrange… avant de s’avérer être une pluie de scorpions. Wow. Bon, c’est donc le chaos qui nous attend au prochain épisode – et peut-être une scène où Macy pourra enfin parler à cette cousine sortie de nulle part ?

Charmed (2018) – S03E08

Épisode 8 – O, The Tangled Web – 17/20
L’épisode parvient assez bien à trouver son rythme et son équilibre malgré un nombre important de sous-intrigues qui se mêlent toutes en une toile solide. L’épisode porte bien son titre, et il était agréable à regarder parce qu’on sentait bien que tout avançait, à la fois à l’échelle de l’épisode et de la saison. Que demander de plus ? Ah oui, je sais : une meilleure première scène…

Spoilers

Macy passe une bien mauvaise journée au travail alors qu’Harry et Mel se confortent dans leurs préjugés. Quant à Abigail, elle a bien envie d’un petit barbecue.


You were about to turn Jordan into barbecue !

Oula, la série commence par un plan de Seattle digne de Grey’s avant de nous ramener dans le Shea Group. Cela faisait un moment qu’on n’avait plus de nouvelles d’eux, et ça me donne vraiment une impression d’une société de grands méchants. D’ailleurs, ça se confirme rapidement quand quelqu’un s’occupe de Macy, lui fait un sourire tout charmant et lui demande d’enregistrer son nom auprès de l’ascenseur à reconnaissance vocale. Les portes de l’ascenseur se ferment sur une Macy souriante et se rouvrent sur une Macy en larmes, accompagnée d’un filtre dégueulasse. Perturbant.

Et d’autant plus perturbant que l’épisode précédent se terminait sur un cliffhanger totalement oublié par cet épisode ? C’est étonnant.

Au QG, Macy a laissé sa place auprès d’Harry à Mel. J’ai découvert – on m’a dit pour être plus exact – que l’actrice était enceinte, donc maintenant, je ne vois plus que ça : elle est assise derrière une table qui cache bien son ventre et a un pull extra large pour bien commencer cet épisode et cacher ce qui doit être encore un tout petit baby bump. C’est rigolo.

Elle passe ensuite un portail avec Harry et se retrouve avec un bon gros manteau en pleine forêt. Allez savoir d’o sortent les bonnets, écharpes et vestes d’Harry et Mel. Ils utilisent en tout cas un sort pour tenter d’en connaître plus sur l’intrigue de cette saison.

En forêt, ils entendent une jeune femme hurler à la mort et se précipitent vers elle. Si elle est blessée, elle est aussi une être magique, comme la réaction allergique de Mel ne tarde pas à se manifester. Elle s’appelle Kira et n’attire absolument ma confiance à regarder Mel bizarrement quand elle dit être une Charmed Ones.

Kira étant blessée, Mel et Harry la ramènent au QG pour tenter de la guérir et surtout pour la tenir à distance de cette forêt. Ce n’est pas la meilleure des idées, je trouve, et Harry n’arrive bien sûr pas à guérir la femme.

Maggie a de son côté eu la bonne idée de s’attacher les cheveux, et ça lui va bien mieux, je trouve. On n’est pas là pour des avis sur le look des sœurs, alors je reprends la critique d’un épisode qui s’amuse à creuser la relation entre Maggie et Jordan. Cela ne semble pas brillant cette semaine, avec un test « psychologique » qui lui permet de déterminer le profil de Jordan et de vivre un moment gênant comme il faut quand le premier mot qui lui vient à l’esprit quand on lui parle d’amour est « perte ».

Voilà qui est fait. Il est forcé d’abandonner Maggie en cours de route à cause d’un coup de téléphone professionnel, alors Maggie se retrouve à demander à Macy de l’aider… mais celle-ci refuse. C’est étonnant, mais avec ce début d’épisode, on sait qu’il va se passer quelque chose. Et ça ne manque pas quand Maggie et Macy rencontrent Kira.

Comme elle semble être une sorcière attaquée par un démon, Macy s’énerve immédiatement après Abi, avant de se précipiter à l’action. Elle est bien orgueilleuse, d’un coup, la Macy. Maggie la suit évidemment après le portail qu’elle ouvre, et les voilà qui se retrouvent en forêt avec le même look qu’Harry et Mel plus tôt. Soit.

Maggie en profite pour interroger sa sœur pour son profil psychologique, et ça lui permet de commencer à creuser ce qui ne va pas avec Macy, ce qui est possible quand elle se met à parler du travail. Là-dessus, on se retrouve embarqué dans un flashback de Macy se retrouvant à devoir gérer un photoshoot au travail, alors que personne ne l’avait prévenue. En plus, la boss est hyper gênante à vouloir lui toucher les cheveux.

Ce n’est rien par rapport aux tenues léopard qu’on file à Macy, cela dit. Celle-ci refuse et profite de l’aide d’Ariel, la femme qui s’est chargée de l’accueillir, pour changer de tenue sans en avoir l’autorisation. La boss de Shea Group n’aime pas du tout l’idée par contre.

Dans le présent, Macy aperçoit une fumée dans la forêt, et elle se précipite alors, persuadée de pouvoir trouver un démon. Ce n’est pas le cas immédiatement, mais bien sûr, l’épisode cherche juste à gagner du temps avant de nous montrer que si, elles tombent sur une jeune femme au look de méchante. Je suis sûr qu’elle sera gentille. Je n’étais donc pas tellement surpris de découvrir qu’elle était une sorcière, mais ça changeait tout à l’intrigue du moment.

En parallèle, Harry et Mel continuent de s’occuper de Kira comme ils peuvent, mais ce n’est pas très efficace. Comme ils enchaînent les impasses avec Kira, Mel finit par s’énerver sérieusement après Abi. Elle qui prend toujours sa défense habituellement décide subitement d’aller s’attaquer à la démone pour qu’elle prenne enfin ses responsabilités d’être en charge du monde des démons. Le truc, c’est que sur place elle tombe sur Jordan mal en point face à Abigail.

Jordan ? Il est envoyé travailler auprès d’Abigail, bien évidemment. Tant mieux, je suis ravi de la retrouver dans cet épisode. Ce n’est toutefois pas le cas de Jordan : il doit récupérer la signature d’Abi, mais il ne peut pas partir tant qu’il n’a pas répondu à l’ensemble de ses questions sur ce qu’il s’est passé quand il a croisé sa sœur.

Evidemment, Abi en est toujours à chercher à résoudre son problème de forme démoniaque tentant de la tuer dans son sommeil, et elle garde Jordan prisonnier tant qu’il n’acceptera pas de la laisser voir tout ce qu’il s’est passé. Ben super. Il refuse bien sûr, ce qui énerve Abi, n’hésitant pas à se transformer en démon pour lui faire peur et avoir ce qu’elle souhaite.

Ce n’est pas super efficace pour autant, puisqu’elle est attaquée par Mel. Loin de s’occuper de Jordan, Mel se contente de se disputer avec Abi, menaçant même de la détruire pour de bon. Je ne suis pas convaincu qu’elle puisse avoir le pouvoir pour ça, mais on ne le saura pas, parce qu’Harry débarque pour les interrompre, ayant eu vent de ce qu’il se passait vraiment pour Kira : une simple lutte de pouvoir (politique) entre sorcières d’un même groupe.

Si Mel se sent un peu conne d’avoir aussitôt imaginé que seul un démon pouvait s’en être pris à Kira, elle est finalement très frustrée par la vérité et elle s’en prend quand même verbalement à Abi, assurant qu’elle ne peut être sauvée de toute manière. Elle se sert de Jordan comme argument, mais c’est de courte durée puisque Jordan finit par vouloir rester auprès d’Abi. Elle vient de menacer de le tuer, mais il a assez de peine pour elle et décide finalement de rester en sa compagnie.

Il lui donne même ce qu’elle veut, permettant de confirmer que, non, la sœur d’Abi n’a pas cherché à la tuer en lui jetant un mauvais sort. Abi est donc celle qui se fait mal toute seule, avec une force démoniaque qui cherche à la tuer… Franchement, c’est plutôt un bon signe si un démon cherche à tuer quelqu’un, non ?

Ce n’est pas comme ça qu’Abi le prend, pensant vraiment qu’elle ne pourra pas avoir de rédemption. Jordan la réconforte comme il peut, avec une petite sagesse qu’il tient de son propre repentir d’Afghanistan. Hein ? Franchement, ils nous réécrivent le personnage là, depuis quand a-t-il une telle sagesse ? Il nous laisse en tout cas Abi toute seule.

Du côté des Charmed Ones, l’intrigue n’est pas brillante : il faut régler les différents entre les sorcières, et ce n’est pas simple. Macy s’énerve après Kira quand celle-ci assure qu’elle a la vie simple et ne peut pas la comprendre, et sa réaction est une fois de plus disproportionnée. Si Harry veut logiquement suivre sa copine et tenter de comprendre ce qu’il se passe, c’est finalement Maggie qui s’y colle et la retrouve en train de faire un câlin à Ariel lui ayant rendu ses affaires.

Bon, à ce moment-là, on ne sait encore rien de ce qu’il s’est passé pour Macy, mais au moins, on sent que l’épisode avance avec Macy reconnaissant qu’elle ne va pas bien du tout. Dans le même genre, Mel et Harry se débrouillent pour réconcilier les deux sorcières qui se disputaient – une dispute vieille de plusieurs générations en fait. La dispute tourne autour de quelques pierres qu’une des sorcières possédait et que l’autre voulait récupérer… et c’est bien sûr là que la série nous ramène à son fil rouge de la saison.

Les pierres sont des runes arrachées à une cave magique qui intéresse grandement Mel et Harry. Ils font bien de s’y intéresser, parce qu’ils tombent ainsi sur la deuxième moitié de la tablette qu’il leur manquait. Ben super.

Un dernier flashback nous ramène à l’intrigue concernant Macy : elle s’est fait virer du Shea Group par la sécurité quand elle a refusé de faire la photo que sa boss voulait. Et elle a bien fait : la boss est une raciste de dingue qui se sert de Macy pour avoir une photo d’une personne de couleur devant des photos de pauvres enfants africains pour lutter contre la Malaria.

Quelle horreur. La série prend un chemin bien senti pour aborder le sujet du racisme, franchement, et je sens que cette Lori, la boss de Macy, va revenir à la charge dans de futurs épisodes. Bien évidemment, puisqu’elle va probablement avoir pour ambition de se débarrasser de Safe Space à présent.

Tout n’est pas si mal en cette fin d’épisode pour les sœurs, cependant : Maggie a pu avoir un délai supplémentaire pour son projet, Kira et Willow sont réconciliées et bien sûr, la fin d’épisode nous réunit les deux parties de la tablette en une seule. Y avait-il vraiment besoin d’un grand suspense et d’effets spéciaux pour cela ? Probablement pas. Mais allez, ça mettait du suspense là où il n’y en avait pas besoin.