Dollface – S01E08

Épisode 8 – Mama Bear – 14/20
Je ne sais pas exactement comment on en est arrivé là en tout juste 25 minutes, mais clairement nous sommes passés d’un épisode de comédie à un épisode au ton très différent de ce que j’en attendais. Et c’est tout ce dont je n’avais pas besoin ce soir où je voulais reprendre mon #WESéries par quelque chose de plus fun. C’est raté – même s’il y avait des moments funs.

Spoilers

Jules accepte de partir en retraite spirituelle avec son boulot, mais elle va vite le regretter.

Ruin ! As in « you are going to ruin Madison’s life ».

Je viens de me rendre compte que si je terminais cette saison, non seulement j’avançais dans mon Challenge Séries 2021, mais en plus je terminais le #WESéries avec le niveau ultime et tous les défis. Il est 22h20, j’ai donc tout à fait le temps de terminer. Enfin, j’ai pile le temps. Bref, ces critiques vont aller vite, parce que j’en suis à la quarantième page du week-end et que j’ai du mal à commenter les comédies en direct.

Anyways. Dans cet épisode, on se retrouve comme toujours avec plusieurs intrigues s’entrecroisant, avec Jules qui accepte de partir en retraite d’un week-end avec des collègues. Cela fait bien plaisir à ses amies, même si elles ont leur propre drama – Madison est heureuse de son copain lui ayant dit « je t’aime », Stella espère une lettre d’école de commerce. Passionnant. D’accord, j’avoue. J’adorais le début de la saison, mais ça fait quelques épisodes que je suis un peu déconnecté de tout ce qu’il se passe.

Et ce n’est pas le cours de yoga avec des chèvres chez la boss des filles qui arrive à me convaincre du contraire. Grosso modo la retraite du boulot est un truc de dingue. On a un week-end à la plage avec du yoga perché, des méditations où Laura semble se perdre en mer, des bougies à allumer malgré le vent et des tentes de méditation terrifiantes où Celeste, la boss, surveille ses employés. J’avoue, il y a de l’humour qui marche bien, notamment quand Laura est perdue en mer.

Par contre, faut m’expliquer le maquillage de Jules qui tient dans toutes les situations, même à la plage. Sérieusement. Dans les choses marrantes aussi, on peut noter cette prof de yoga qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Trelawney dans Harry Potter et qui fait le même genre de prédictions. Bon, sinon, pour une comédie, ça vire au drama très rapidement quand Jules se rend compte que le mari de sa patronne, Celeste, n’est autre que le copain de Madison.

C’est un bon rebondissement que j’aurais dû voir venir et qui me fait bien rire, surtout étant donné que Celeste était en train d’affirmer à Jules qu’il était possible de faire marcher un couple si l’on s’aimait vraiment. Aha. Il n’en faut pas plus pour donner envie à Jules d’aller vomir un coup. Izzy est aussitôt convaincue qu’elle est enceinte, ce qui mène à de nouveaux quiproquos totalement perchés entre Jules et ses amies.

Non parce que forcément, Jules vérifie pour être sûre de ne pas être enceinte. Si elle ne l’est pas, elle tombe inévitablement sur Madison qui pense aussitôt qu’elle est enceinte. Et comme c’est bien plus simple de lui mentir et se dire enceinte que de lui avouer la vérité maintenant qu’elle sait Colin aime Madison, Jules lui laisse croire ce qu’elle veut.

C’est plutôt marrant, surtout que l’intrigue est interrompue rapidement pour nous apprendre que Stella vient d’être refusée de l’école de commerce qu’elle visait. Sans surprise, Stella se bourre la gueule, mais le problème, c’est qu’elle le fait en plein milieu du campus. Jules et Madison se précipitent à sa rescousse, comme toujours. Bordel, qu’est-ce que cette actrice est excellente ! Stella m’a fait mourir de rire à jouer la bourrée – que ce soit quand elle était bourrée de manière fun ou de manière triste. Dans tous les cas, ça marchait.

On enchaîne sur un moment assez classique où l’amie bourrée devient une métaphore d’un bébé à gérer pour Madison et Jules. Cela fonctionne à merveille, mais ça se termine par ce qui devait arriver : Jules accouchant de la vérité auprès de Madison. Et la vérité fait mal. Si Madison savait que Colin était marié, elle ne voulait pas savoir qui était son ex-femme. C’est donc pire que tout de savoir qu’elle n’est pas son ex-femme du tout, mais bien sa femme.

Comme toujours dans ces cas-là, par contre, on se retrouve avec un cas classique de « shoot the messenger » : Madison reproche à Jules de lui mentir et de vouloir ruiner sa vie. Quelle tristesse de finir l’épisode sur une dispute entre les deux.

Dollface – S01E07

Épisode 7 – F*** Body – 15/20
J’ai moins ri que ce que je pensais devant cet épisode, et c’est dommage, c’était une bonne occasion de le faire en théorie. En tout cas, ça me fait plaisir de reprendre la série après quelques mois et je continue de penser qu’elle est très bien. M’enfin, c’est mon problème avec les comédies, une fois de temps à temps, ça me suffit bien apparemment. Reste à voir si je vais finir la saison ce week-end ou pas, donc.

Spoilers

Jules a besoin d’oublier Jérémy, et d’après ses amies, ça ne peut se faire qu’avec un sex-friend dans sa vie.

Burn your phone and then kill yourself.

La voix de Jules me manquait, je crois. Et puis, je suis en plein #WESéries, le repas est en train de cuire, c’était le moment parfait pour lancer cet épisode. Après des mois sans épisode, oui. J’avais dit dans mon planning que je l’envisageais, alors c’est bien normal, non ?

L’épisode commence par un petit gag comme toujours : Jules remonte l’instagram de la nouvelle copine de son ex, et ça termine par un accident prévisible où elle like la photo. Elle est complétement bourrée de toute manière, elle a aussi appelé la sœur de Jérémy pour savoir s’il venait seul ou non à son mariage. Jules a la réaction la plus censée : elle balance son portable, avant d’appeler le 9-1-1 de la série, à savoir la fameuse femme-chat. On s’amuse bien de la situation, avec une bonne métaphore qui est filée jusqu’à l’arrivée d’urgentistes constatant le décès.

Il est bien trop tard pour qu’elle puisse fasse marche arrière, donc, et elle est ainsi forcée d’en parler à son groupe d’amies. On s’amuse bien de sa situation pourrie autour de la télévision du salon, on fait quelques blagues sur le féminisme à géométrie variable de ses amies et hop, toutes les filles la poussent à faire quelques dates supplémentaires, mais certainement pas avec son vétérinaire. Les filles pensent en effet que Jules a besoin de se changer les idées de Jeremy, mais pas de se retrouver un petit-ami trop vite.

J’ai toujours du mal avec ce genre de théories fumeuses, mais admettons, puisque c’est là qu’on en est. Jules ne sait pas trop où trouver un type qui pourra lui servir de plan cul. Par chance, Madison a de bonnes idées pour ça, et surtout, la série lui sert ça sur un plateau d’argent avec un concessionnaire pour hommes, plutôt qu’un concessionnaire de voitures. C’était bien drôle à suivre, avec plein de types qui sont présentées à Jules. Au moins, cela permet à Jules de faire son tri, on va dire.

Elle rencontre ainsi un type fan de lego, et c’est apparemment son seul gros défaut. Euh, ça va, y a pire dans la vie. Pff, je crois que je suis trop un geek, même pour cette série. Au restaurant, elle se trouve coincée entre ses instincts et le type. C’est plutôt drôle à suivre, jusqu’à ce qu’il devienne évident que Jules était en train de tomber amoureuse du type. Je veux dire, on les voit coucher ensemble et faire comme s’ils n’étaient que plan cul… Mais aussi s’échanger plein de SMS. Et l’avantage, c’est qu’on se retrouve avec plein de bulles de BD à l’écran parce que c’est comme ça que la série nous les montre à l’écran, ces SMS. D’ailleurs, avec ces échanges, j’ai même eu une dinde dans l’épisode, et ça c’est dingue.

Bref, Jules finit par parler aux filles de sa relation avec ce type qui la pousse à ne sortir qu’au milieu de la nuit. Inquiète pour sa sécurité sanitaire, elle se rend chez la gynécologue pour un check-up et apprend qu’elle a bien chopé quelque chose : des sentiments. Et ce n’était pas le but. Le pauvre type au logo va donc se faire dégager bien vite de sa vie, puisque la gynéco lui conseille de ne pas le recontacter tout de suite et d’apprendre à faire tourner les différents hommes de sa vie avec un bon planning.

Le problème, c’est que Jules recontacte alors Wes, persuadée que ça l’aidera à y voir plus clair sur la manière de ne pas s’engager trop vite. C’est une catastrophe de ce point de vue-là, parce qu’il passe un excellent rencard à manger de la pizza et regarder des films allongés sur le canapé. Voilà qui est fait, hein.

Au matin, Jules est forcée de le virer avant le lever total du soleil pour sauver les apparences, mais elle n’y arrive pas face à Madison, Izzy et Stella. Ces dernières décident donc de l’emmener à une fête d’anniversaire terriblement angoissante : celle de Paul, un pote de fac qui fait chaque année la même fête d’anniversaire. Sauf que bon, entre la fac et l’âge adulte, les mêmes idées deviennent craignos. J’ai utilisé le mot craignos, bordel, je le suis moi-même.

En tout cas, le but des filles est de s’assurer de ne pas avoir trop vite envie de retomber dans une relation sérieuse. Pas si simple : Wes est présent lui aussi, et Jules est forcée d’avoir une conversation honnête avec lui, lui expliquant qu’elle a terriblement envie qu’ils s’embrassent, mais qu’elle ne le souhaite pas non plus car ce serait le début de quelque chose pour lequel elle n’est pas prête. C’est honnête, au moins.

L’épisode se termine là pour elle. Pour Madison, on termine sur Colin qui lui avoue qu’il l’aime après avoir été pressé de définir leur relation. Oui, Madison passe peut-être son épisode à demander à Jules de ne pas prendre les choses trop au sérieux, mais elle le fait elle-même, hein.

Pour Stella, c’est encore plus compliqué : alors qu’elle est employée pour garder la maison d’un type avec qui elle couche quand il est de passage en ville, elle finit par se rendre compte qu’il est plus que probable que le type la considère comme sa petite amie. Pire que ça, même : il la décrit comme « the one » sur Instagram et elle l’a donc trompé un sacré paquet de fois. Du pur Stella, j’ai bien ri.

Pour rompre avec lui, comme elle ne peut le faire par SMS, elle lui présente donc Izzy. C’est l’occasion d’un quiproquo gênant où le type comprend que Stella et Izzy veulent un plan à trois, avant que ça ne se termine bien pour Stella : « the one », c’était l’objectif Nikon utilisé pour la photo, pas elle. Pour le reste, il ne la considère que comme une sex-friend et ils peuvent coucher ensemble, sans Izzy. Par contre, les chaussures sur le canapé, c’est trop. Oui, c’est tout ce que j’ai retenu de la scène, et alors ?

Izzy finit désespérée de n’avoir jamais rien vécu dans sa vie, mais comme Stella l’embrasse à la fête de Paul, elle commence au moins à expérimenter comme le veut la vingtaine. Mouais, pas terrible ce développement pour Izzy, franchement.

Walker – S02E04 (express)

Épisode 4 – It’s Not What You Think – 16/20
C’est bien plus prenant cette semaine où les scénaristes se donnent enfin la peine de revenir pleinement au fil rouge de ce début de saison, quitte à abandonner sur le bas-côté les intrigues moins passionnantes. Et pourtant, tout le monde a ses scènes dans un épisode simplement mieux équilibré que la semaine dernière. Il y a des grosses ficelles, mais le divertissement est bon.

Spoilers

Cordell s’est rendu compte que le ranch était sous surveillance.

Cette semaine, tout tourne autour de l’intrigue de la vidéosurveillance dès la première scène de l’épisode qui voit Cordell s’infiltrer en douce chez ses parents de bon matin, et dès lors, ça nous fait un épisode beaucoup plus solide parce qu’on comprend dès le départ où il va, avec le mari Davidson déjà réveillé pour observer ses voisins. Sa femme ne semble pas s’en inquiéter, d’ailleurs ? Elle est bizarre leur relation.

Cordell a donc laissé toute la famille dormir tranquillement, mais dès le lendemain matin, il invite tout le monde dans son restaurant pour un petit déjeuner. Et tant pis si c’est le jour d’un examen hyper important pour Stella, apparemment, elle a le temps pour se rendre au restaurant et apprendre que toute sa famille est espionnée depuis un moment. Ben, pas étonnant qu’elle foire son test plus tard dans l’épisode – mais pas de souci, le fils Davidson fait en sorte que ce soit reporté à plus tard en déclenchant une alarme incendie et apparemment personne ne semble se soucier de savoir qui est le responsable de cette fausse alerte. Du côté des adolescents, ce n’est toujours pas ça dans cette série.

Du côté des parents de Cordell, ce n’est pas beaucoup plus passionnant, avec la prise de conscience que leur ranch a beau être leur cocon douillet depuis des années, il est surtout un lieu de merde où leur fils se fait tirer dessus, où les voisins sont leurs ennemis jurés et où, accessoirement, on met des caméras pour espérer une sextape d’un autre âge. Non, sérieusement, ils m’ont fait rire à envisager une retraite ailleurs. Je doute que les scénaristes se débarrassent d’eux malheureusement, mais ça ferait du bien à la série car ça patine sec avec eux.

À défaut, les scénaristes ont bien préparé le terrain pour le départ de Micki, l’actrice ayant demandé à se retirer un temps de la série. Je suis dégoûté par la nouvelle et par le fait que ce soit sorti dans la presse en amont, parce que l’intrigue est vraiment bien écrite. Pour une fois que quelque chose de traumatisant a des conséquences dans une série procédurale ! J’aime beaucoup cette intrigue qui voit Micki tenter de faire comme si rien ne s’était passé lors de sa couverture alors que c’est littéralement impossible.

Le fait qu’elle s’engueule avec Cordell – qui est très con à dresser des parallèles foireux entre leurs histoires – ou qu’elle se précipite au cœur de l’action quitte à avoir un accident de moto sont de bonnes idées pour justifier qu’elle prenne de la distance vis-à-vis de son travail. Comme elle n’a rien dit non plus de son ex à Trey (c’est quand elle veut), leur scène finale a pas mal de sens aussi : ils ne vont plus si bien ensemble s’ils n’arrivent pas à communiquer sur ce genre de problèmes. J’espère quand même que l’absence de Micki ne sera pas trop longue.

Enfin, il faut bien aborder le cœur de l’épisode : la vidéosurveillance. Cordell en parle donc à sa famille et Liam soupçonne aussitôt les Davidson. C’est amusant parce que les deux frères ont raison finalement : Serrano et les Davidson sont derrière les écoutes, juste pas au même moment. Liam s’entête à soupçonner les Davidson quand Cordell est totalement sous le charme de Denise, ce qui fait qu’on a des tensions entre les frères : Cordell parle de la vidéosurveillance à Denise afin de mettre en place un plan pour stopper les agissements des hommes de Serrano.

Le plan en question n’est pas crédible mais aura eu le mérite de bien me faire rire, avec Cordell et Denise faisant semblant de flirter tout en parlant d’un disque dur avec des preuves pour incriminer Serrano. Le plan fonctionne à merveille sur l’homme de main de Serrano qui envisage aussitôt d’aller récupérer le disque dur, mais aussi sur Dan, le mari Davidson (Dan et Denise, ils se font pas chier les scénaristes) : il est méga jaloux de voir sa femme flirter avec Cordell. Et ce n’est pas le seul, parce que les scénaristes nous ramènent encore Geri dans l’épisode.

Je n’aime pas Geri, c’est définitif. J’ai passé une saison à la soupçonner concernant Emily et je ne crois toujours pas à son innocence… J’ai donc apprécié de la voir être jalouse et dégoûtée de la relation Cordell/Denise, envisageant aussitôt qu’ils soient en train de coucher ensemble. C’était efficace comme idée de la part des scénaristes, surtout que ça nous remet encore de côté le couple Cordell/Geri.

Et comme il fallait bien conclure l’épisode, Liam fait l’erreur de révéler que les caméras doivent mener à des moniteurs à proximité du ranch Walker devant Denise qu’il soupçonne pourtant. Les doutes finissent par gagner Cordell qui foire une partie de l’opération sous couverture alors que Denise commet l’erreur d’indiquer à son mari qu’elle pense que leur maison est possiblement sous surveillance. Dan comprend qu’il est en danger et s’arrange comme il faut pour envoyer l’homme de main de Serrano se faire prendre par la police et foutre le feu au local des Walker dans lequel la vidéosurveillance avait lieu.

J’ai bien ri de la scène où il fout le feu, c’est ironique. Par contre, ça signifie tout de même qu’il a le téléphone de l’homme de main de Serrano, si j’ai bien vu. Affaire à suivre. En attendant, Dan s’infiltre chez les Walker après l’homme de main et après Liam, ce qui fait qu’il arrive à temps pour sauver Liam à nouveau sur le point de se faire tirer dessus chez ses parents. Combien de balles perdues dans ce ranch ? Et d’où Liam tire-t-il dans le plafond de ses parents juste pour menacer un homme invisible ? Ca coûte cher les réparations bordel. Puis, tirer en l’air au-dessus de soi dans une maison, ça me paraît con comme idée (la poussière qui t’aveugle, tout ça, tout ça).

Après, Liam est un peu con. Pas autant que Stella ou August, mais c’est de famille la connerie, hein. Bon, tout est bien qui finit bien pour l’épisode, avec Dan qui parvient à paraître 100% innocent de ce qu’il s’est passé – et qui est même un héros ayant sauvé Liam aux yeux de pas mal de monde. Là-dessus, Liam est finalement le seul lucide à le soupçonner en trouvant sa présence louche.

Dommage que Cordell ne voit pas les choses comme ça : il se retrouve en froid avec son frère, mais aussi avec Denise ayant compris qu’il l’avait soupçonné dans cette affaire de vidéosurveillance. Et franchement, c’est un épisode qui m’a bien plu !


Walker – S02E03 (express)

Épisode 3 – Barn Burner – 13/20
Après la réussite de l’épisode précédent, il était compliqué de faire aussi bien… Et ils n’ont même pas essayé, je crois. Difficile de savoir quel était le but exact de cet épisode côté intrigue. Je crois qu’il n’y avait pas d’intrigue, en fait, le but était juste de développer les personnages. Et c’est parfois fait avec les pieds, malheureusement.

Spoilers

Une foire au chili permet à tous les personnages d’aborder les dramas d’Autin.

Ce n’était pas glorieux cette semaine, mais c’est peut-être aussi parce que j’ai rattrapé cet épisode bien tardivement durant la nuit. On a les insomnies qu’on peut, écoutez. Je me suis rendu compte au milieu d’épisode à peu près que nous n’aurions aucune intrigue cette semaine, mais simplement de l’approfondissement de personnages. Et autant c’est ce que je réclame habituellement, autant là, ça paraissait quelque peu brouillon dans l’exécution. C’est dommage.

Du côté de la seule intrigue de l’épisode, donc, nous reprenons enfin sur l’affaire de la surveillance de la résidence Walker. Malheureusement, c’est super décevant. J’ai beaucoup aimé le début d’épisode qui aurait pu permettre une intrigue sympathique avec un épisode spécial se concentrant uniquement sur les caméras de surveillance… mais la rapidité d’enchaînement des différentes scènes a vite permis de comprendre que ce ne serait pas le cas. Finalement, il ne s’agissait donc que d’une surveillance menée par Serano. Je ne vois pas bien l’intérêt de la chose, ni l’utilité que ça aura eu dans la série, mais je crois que les scénaristes non plus.

Ils se débarrassent donc du problème en nous montrant que les types derrière les caméras sont de vrais méchants, des vrais de vrai : ils prennent contact avec quelqu’un d’autre qui pourrait être intéressé par cette surveillance (le suspense était au point mort) et s’entretuent. L’autre personne ? Il s’agit évidemment du nouveau voisin, ce qui n’était pas du tout une surprise. La subtilité n’est pas de ce show : c’est un véritable connard à chacune de ses scènes, alors évidemment qu’il est prêt à devenir le méchant de la saison même si ça n’a aucun sens de voir le mari d’une DA s’empêtrer là-dedans.

Pour ne rien arranger, en fin d’épisode, il apprend donc que Cordell est peut-être véritablement responsable de l’incendie de la grange il y a des années : Cordell confie à sa mère qu’il se souvient avoir amené une lanterne dans la grange. La réaction de la mère est sans équivoque : il y a plus derrière cette histoire et elle sera clairement l’une des coupables, hein, mais pour le moment, elle laisse son fils se ronger de culpabilité en lui rappelant que ce n’était qu’un accident. Mouais. Tout ça est donc observé par le mari Davidson, ça va partir en vrille à un moment ou un autre.

Ce moment arrivera peut-être vite avec un cliffhanger qui nous envoie du rêve : Walker remet un cadre en place (mais pourquoi les cadres sont-ils toujours de travers dans les séries ?) et se rend compte qu’il est filmé. On va enfin avancer sur ce front-là, il était là. Je sais, ça ne fait que trois épisodes, mais ça paraît beaucoup plus long, quoi.

Bref, rongé de culpabilité avant ça, Cordell laisse gagner la nouvelle voisine au concours de chili de la ville. Franchement, faire du gros point d’intérêt de cet épisode ce concours de chili, c’était n’importe quoi. J’ai bien ri de Liam qui se retrouve avec une gamelle sur les vêtements ou de l’intrigue qui se termine par Cordell faisant gagner la voisine à l’aveugle (genre il ne va pas reconnaître la cuisine de sa mère, c’est quoi cette impartialité ?). Pour se justifier comme ils pouvaient, les scénaristes nous montrent aussi que c’est l’occasion de régler l’intrigue du cheval blessé de Stella et son nouveau boyfriend : la voisine se décide à payer un service d’aide pour chevaux blessés.

Ce concours de chili était aussi l’occasion de nous développer la culpabilité de la mère Walker, mais en creux. Elle le fait grâce au personnage de Micki dans lequel elle se reconnaît soi-disant. C’est vrai qu’elle a trompé son mari, elle aussi, tiens. Bon, Micki n’a pas vraiment trompé Trey, mais elle refuse de lui raconter son passé. C’est presque pire à ce stade, c’est de l’infidélité sentimentale très marquée… et elle est à deux doigts de finir alcoolique quand on voit comment elle se réfugie dans la bière pour ne pas répondre aux questions de Trey.

Celui-ci m’a particulièrement énervé par son inaction cette semaine. C’est bien beau de prendre contact avec Walker pour tenter de comprendre Micki, mais à un moment donné, c’est à elle qu’il faut s’adresser. Le problème, c’est que quand il le fait, il tombe à côté de la plaque parce qu’il se laisse balader par sa fiancée. C’est bien aussi de la laisser botter en touche de temps en temps, mais merde, il voit bien qu’elle contourne le sujet à lui dire qu’elle l’aime et à coucher avec lui, non ? On en reste là pour cette semaine, et c’était pas franchement un bon développement pour ce couple.

Et non, je ne préfère même pas évoquer leur histoire de chili à eux aussi, hein. Dans quel monde autre que celui de Cordell est-ce une bonne idée de faire se retrouver Trey et Micki après trois mois dans un lieu public comme ça alors qu’ils ont des choses à se dire, des reproches du côté de Micki, des questions difficiles du côté de Trey. Et Micki qui accroche le tableau de son église de mariage dans son salon là, ça va être sympathique quand Trey va apprendre de quoi il s’agit, probablement de la bouche de quelqu’un d’autre (Cordell est parfait dans le genre gaffeur pour ça).

Bref. Ce n’était pas glorieux comme épisode. J’aime qu’on développe les personnages, attention, mais on s’ennuie un peu tout de même face à l’absence d’intrigue policière dans une série procédurale.