NCIS Hawai’i S01E09 (express)

Épisode 9 – Impostor – 13/20
Si je vois parfaitement l’importance de ce genre d’épisode, surtout dans une série comme celle-ci, et que le devoir de mémoire est un thème que je trouve important, je n’arrive jamais à accrocher aux épisodes de la franchise qui se concentrent là-dessus. Cela m’énerve, mais je crois que le gros du problème vient de moi. Bon, j’en fais quand même une critique express, pas de raison.

Spoilers

Un corps est retrouvé dans une grotte et mène le NCIS en pleine enquête sur Pearl Harbor, pile à la bonne époque de l’année, dis-donc.

La franchise ne propose pas d’épisode de Noël cette année… mais ça ne l’empêche pas de vouloir aborder un autre thème important du début de décembre sur l’île d’Hawai’i : la commémoration de l’attaque de Pearl Harbor. C’est important de le faire car ça a clairement marqué la vie de l’île et je trouve ça très bien de le faire dans cette série… mais je n’aime pas tellement la manière dont c’est fait.

Si je le dis autrement, j’aurais préféré avoir deux intrigues bien distinctes. Là, c’était très artificiel : nous avions d’une part l’enquête de la semaine et d’autre part la vie perso de Jane, et je trouve ça redondant de les faire se recouper comme ça. L’enquête aurait pu être plus classique que ça, ou être ce qui provoque quelques remous dans sa vie perso, à la rigueur. Et d’ailleurs, ça y est, son beau marine est complètement oublié.

Commençons par l’enquête de la semaine, parce que c’est ce que j’ai envie d’évacuer le plus vite. Le NCIS se retrouve à mener l’enquête sur un meurtre qui remonte à il y a tellement d’années que ça nous renvoie dans la guerre américaine et à Pearl Harbor. Là-dessus, je me rends compte que mes connaissances historiques commencent à s’effacer peu à peu d’ailleurs, mais ce n’est pas la série qui va m’aider à les réactiver, parce qu’elle se passe bien de faire un cours. Normal, pas besoin pour les américains, ils connaissent tout ça par cœur. 

Tout l’épisode tourne ensuite sur la question de l’identité, de l’héroïsme et de la traîtrise et, dans l’ensemble, ça fonctionne plutôt bien… mais c’est hyper convenu et prévisible. Je n’ai pas été spécialement surpris de voir que le héros de guerre imposteur n’était finalement pas un méchant, même s’il avait pris l’identité d’un autre, par exemple. Et on atténue totalement les conséquences pour sa famille, qui se retrouve avec des racines bien différentes du jour au lendemain… Bizarre. Non, vraiment, l’intrigue a eu du mal à me convaincre à bien des égards, comme chaque fois que le NCIS se lance dans son devoir de mémoire. Le problème vient de moi, je le sais.

C’était mieux, heureusement, du côté de la vie des personnages. J’ai bien aimé l’intrigue autour de Jane et de ses enfants, parce que ça abordait des thématiques vraiment importantes, et notamment le racisme aux USA. C’est toujours traité avec beaucoup de pudeur sur la CBS, mais là, il en est question explicitement, preuve que les temps changent et que même la CBS est en train de mûrir. Tout n’est pas perdu ! Bon, par contre, la gamine de Jane est loin d’avoir dix ans contrairement à ce qu’elle martèle dans tout l’épisode, non ? 

Ils auraient pu lui donner douze ou treize ans, franchement. Et dans tous les cas, bien sûr qu’à dix ans c’est important et même nécessaire d’aborder les sujets difficiles avec ton enfant, Jane, putain. Les doutes qu’elle a pour un enfant de sept ou huit ans d’accord, mais à dix ans, ça va, ils ont les armes pour appréhender les concepts nuls comme le racisme et la guerre. Plus tu attends, plus ça empire les choses, d’ailleurs, parce qu’ils le découvrent par ailleurs… Et là-dessus, Kai (je crois que c’était Kai, j’ai vu l’épisode il y a quelques jours) a les bons mots, heureusement.

Bref, Jane passe un peu de temps en famille à expliquer qu’ils sont bien américains et c’est intéressant comme scène. Je suis sûr que le message a besoin d’être passé auprès de certains américains, en plus, même s’ils sont calés sur Pearl Harbor. C’est une excellente chose, donc.

Enfin, une dernière sous-sous-intrigue s’attarde un peu sur Lucy et Whistler, mais c’était moins prenant que d’autres fois. Cette fois, il est surtout question de voir Lucy prendre conscience qu’elle ne connaît pas bien sa copine – ou en tout cas celle qu’elle aimerait avoir comme copine. C’était redondant et schématique que ça nous ramène encore à Pearl Harbor, mais l’évolution que ça permet pour les deux est mignonne… même si j’ai du mal à croire que Lucy ne soit pas le genre de personne à googler tout le monde à la première occasion.

Bref, un épisode qui ne marquera pas les annales, mais qui n’est pas mauvais non plus.

Walker – S02E05 (express)

Épisode 5 – Partners and Third Wheels – 10/20
Ce n’est pas du tout à la hauteur de ce que j’attendais de cet épisode, parce que franchement, je me suis ennuyé presque tout du long. D’accord, la fin donne un peu envie de revenir, mais autrement, les scénaristes peinent énormément à amener l’histoire où ils veulent, les fils rouges avancent à pas de fourmis et les développements de personnages ne sont pas spécialement fluides. Pénible.

Spoilers

August et Stella organisent une fête dans le dos des grands-parents, Micki reprend du service et Larry est amoureux.

Une fois de plus, c’est un épisode qui peine vraiment à nous emmener là où il souhaite aller : et là où il souhaite aller, c’est sur deux intrigues en fil rouge à la fois. Ce devrait donc être positif, mais ça ne l’est pas, parce que dans les deux cas, j’ai l’impression de voir un éléphant dans un magasin de porcelaine et de perdre un temps fou. C’est pénible, ce genre d’épisode.

Première intrigue importante de ce début de saison : le départ de Micki a été annoncé il y a quelques épisodes et je pensais vraiment que la voir bloquée à son bureau serait sa porte de sortie pour la suite. Ce n’est pourtant pas le cas, avec une intrigue qui enfonce une porte ouverte de plus pour elle. En effet, Micki est contrainte de quitter son bureau pour mener une enquête avec William. Eh, franchement, Liam, personne ne sait plus quoi en faire dans l’équipe des scénaristes, je crois. Au moins, c’est honnête de le voir douter sur son futur dans cet épisode.

Mener l’enquête, ça la ramène inévitablement sur le terrain. Elle nous renverse un pauvre employé de bureau qui n’a rien demandé dans une course poursuite ridicule, puis finit par s’ouvrir sentimentalement à sa suspecte pour s’assurer qu’elle ne tue pas son oncle – en gros. Bon. On sent que l’actrice n’est pas sur les cascades qu’elle faisait en saison 1 et je me demande vraiment ce qui la pousse comme ça vers la sortie pour la suite.

En attendant que l’info fuite, ça viendra bien un jour, on doit donc se contenter de la regarder mener cette enquête et reprendre le boulot, donc. C’est vraiment étonnant puisque tout semblait indiquer qu’elle avait le terrain prêt pour quitter la série, et maintenant les scénaristes nous la gardent vraiment sous le coude, toujours sans expliquer où ira son couple avec Tray. Le pauvre est relégué à un second rôle, à nouveau, cette fois-ci avec les grands-parents Walker à surveiller pendant qu’ils hésitent à vendre le ranch – mais finalement non.

Cela termine par un excellent cliffhanger où il laisse toutefois un post-it à Micki pour comprendre qui est Garrison… J’ai presque hâte de voir le prochain épisode, alors que celui-ci m’a donné l’impression de perdre mon temps tout du long.

Les vieux qui laissent le champ-libre au ranch permettent à Stella et August d’organiser une fête où ils ramènent tout le lycée. C’est l’occasion d’apprendre que Stella est vraiment une nana super populaire d’après le jeune Davidson… Allez comprendre, je pensais qu’on en était toujours à nous vendre une Stella et un August loin d’être cools avec tout le drama familial autour d’eux. Et pour des gamins qu’on voit toujours traîner ensemble avec les deux mêmes personnes, ils ont soudain tout un tas d’amis apparemment.

Cette petite fête improvisée permet ainsi à Stella de draguer le fils Davidson – la mère restant aux abonnés absents pour cet épisode – alors qu’August flirte avec Faye. On tourne en rond comme jamais et tout ça n’est en fait qu’un prétexte pour nous ramener au fameux ranch qui a cramé des années avant. Personne n’a pris le temps ou la peine de déblayer le terrain : August escalade donc une structure qui ne peut clairement pas supporter son poids et s’étale de tout son long au sol. Ce sont ses pieds qui prennent le choc dans ce qu’on peut voir, mais c’est à l’épaule qu’il a mal ensuite.

De toute manière, cet accident n’avait que pour but de nous montrer qu’August était débile : il retrouve une lampe à huile à l’effigie du ranch Walker dans une grange qui a pris feu… et il la déterre devant ses potes, incluant Stella (bon, soit) et le fils Davidson. Et en plus, il explique bien ce qu’il trouve, hein. Cette trouvaille est ce qui fait avancer le fil rouge cette semaine, mais c’est aussi une idiotie énorme de la part d’August : il détaille devant le fils Davidson que les Walker sont bien responsables de l’incendie, en gros. On verra ce que ça donne la semaine prochaine.

Une dernière partie de l’épisode se consacre davantage à Larry cette semaine. Le capitaine a recommencé à avoir une vie sentimentale et il souhaite présenter la nouvelle venue dans sa vie à Cordell. J’ai clairement décroché comme jamais de cette sous-intrigue, mais apparemment, la nouvelle a un passé trouble à cacher parce qu’elle est très perturbée quand elle a une petite conversation avec Cordell sur Emilie et sur les voitures. On verra ce qu’il en sera plus tard, peut-être, en attendant Larry se fait dégager sans plus d’explication que ça.

Cela permet en tout cas une scène finale où les choses sont remises en perspective pour Cordell. C’est finalement lui qui bénéficie des avancées de l’intrigue concernant Larry : il comprend qu’il va falloir se remettre en selle sur le plan sentimental. Il ne le fait pas avec Geri, la pauvre ayant beaucoup à gérer avec ses deuils successifs pas encore digérés, mais avec une inconnue du bar. C’était tellement dérangeant de voir Geri lui apporter une boisson offerte par une inconnue alors qu’elle a clairement envie de se mettre en couple avec lui elle aussi.

Ce n’est donc pas cette semaine encore que nous verrons Cordell et Geri se mettre ensemble – ils ont à peine évoqué le coup de la semaine dernière, d’ailleurs, Geri voyant bien que même si ce n’était qu’une couverture, Cordell est encore à fond sur son ancienne voisine. Pourquoi lui donner le verre d’une inconnue alors ? Mystère.

Non, vraiment, ce n’était pas passionnant comme épisode.


NCIS Hawai’i S01E08 (express)

Épisode 8 – Legacy – 13/20
Rien de bien transcendant cette semaine du côté du NCIS hawaiien : on poursuit la saison avec un épisode tout classique de procédural et du développement de personnage(s) que je n’aime pas plus que ça. Heureusement, il y avait encore et toujours un acteur que j’adore pour aider à profiter de l’épisode.

Spoilers

Un corps est retrouvé sur une terre militaire sur le point d’être rendue aux habitants de l’île.

L’enquête de la semaine permet aux scénaristes d’aborder une nouvelle fois la particularité de l’île d’Hawaii, qui est vraiment un personnage à part dans la manière de construire les épisodes. Cela se sent dès la scène de départ, avec Joe (Enver Gjokaj de retour, c’est toujours positif en ce qui me concerne) qui remet aux hawaiiens l’une des terres que le gouvernement américain avait utilisé sans accord. On sent directement qu’on se dirige vers la découverte d’un corps, mais la scène est plutôt efficace, de même que l’idée de l’intrigue.

Bien sûr, ce meurtre sur une terre militaire, même si la terre s’apprêtait à ne plus l’être, permet au NCIS de se saisir de l’enquête. L’avantage, c’est qu’on s’éloigne assez vite du militaire avec cette enquête qui a plutôt pour but de développer d’autres problèmes, notamment l’achat de terres ancestrales par des milliardaires. L’inconvénient, c’est que c’est un peu trop cliché dans les oppositions que ça amène à l’épisode : américains vs hawaiien, riches vs pauvres, bon, ils auraient pu être plus subtils. Le personnage de Kai est particulièrement cliché et insipide dans cet épisode, parce qu’il se retrouve une fois de plus réduit à n’être que la voix d’Hawaii.

Du côté de la structure de l’épisode et de l’équilibre de la saison, je trouve aussi dommage cette manière de passer d’un personnage à l’autre selon les épisodes plutôt que d’essayer de développer chacun un petit peu à chaque épisode. C’est le problème des séries procédurales : même quand elles développent des intrigues pour les personnages, c’est secondaire, donc pas là à chaque épisode. Rien sur Kai, rien sur Lucy cette semaine… Juste des clichés.

Kai est donc un peu énervant avec son nationalisme, Lucy est amusante avec ses poses de top-modèle dans chaque scène et ses commentaires sur les riches… m’enfin, ça n casse pas trois pattes à un canard. Et puis, la scène où on interroge le riche de l’épisode avec son armée d’avocats et tout le monde qui reste debout sans la moindre raison valable, c’était marrant. D’ailleurs, l’épisode commet l’erreur de nous introduire tout de suite la femme du milliardaire, donc on sait tout de suite qu’on se dirige vers une importance capitale de sa part dans l’intrigue de l’épisode.

La victime ne pouvait plus être que l’amante du milliardaire ou sa fille. Banco, ça ne manque pas, c’est finalement sa fille. Et sans surprise, le riche n’y est pour rien dans la mort de sa fille, parce que c’est juste son garde du corps qui passe son épisode à clamer qu’il sera une aide précieuse pour l’équipe qui est coupable. Il avait pourtant fourni un alibi très solide… LOL. J’espère qu’il maîtrise mieux Photoshop que la post-prod de cette série, parce que les photos de la femme en vacances à la plage, bordel, que le photomontage était foireux.

Bon, voilà, l’intrigue n’était donc pas super, mais c’est à peu près ce que j’attends du NCIS. Du côté du développement des personnages, c’est à nouveau Jane qui est sous le feu des projecteurs cette semaine. Et pour cause, Joe, le beau capitaine militaire, a demandé son transfert au Pentagone. Il a intérêt à revenir vite dans la série, mais ça en prend le chemin, je pense.

Avec son départ prochain, Jane laisse en effet tomber ses grands principes et l’optique que ça donnerait à sa carrière si la relation venait à se savoir. C’est plutôt logique : il ne sera bientôt plus un de ses collègues, alors elle peut bien coucher avec, hein. BEN NON. Si vraiment elle tenait à ses principes, elle aurait attendu qu’il ne soit plus en poste, non ?

Allez, on va dire qu’elle avait très envie de lui et on ne va pas trop la blâmer, parce que ça donne une relation mignonne entre eux. Par contre, le rencard n’avait rien de mignon : elle le force à boire de la Tequila et il commence par lui mentir après être arrivé en retard ? L’un et l’autre se ferait lourder bien vite d’un rencard s’ils tentaient ça en vrai, non ?

Cette scène était écrite avec les pieds, heureusement que c’était mieux par la suite quand Joe rencontre Alex, le fils de Jane. Les scènes avec Alex étaient plutôt marrantes et contribuaient à rendre cette intrigue mignonne. Et puis, la scène finale avec l’ado relou (m’enfin, l’acteur est adulte non ?) qui créé un profil Tinder à sa mère, c’était efficace et crédible.

La conclusion de l’épisode est toutefois que les terres d’Hawaii sont rendues comme il faut aux Hawaiiens et que vraiment les américains sont gentils même quand ils ont été méchants avant, j’espère que vous l’aurez retenue comme ça. Ah, les américains et les grandes leçons de vie… Je suis partagé, mais j’ai bien aimé tout de même le fait qu’Hawaii ne soit pas oubliée et reste bien un personnage à part entière de la série. Et pourtant, on sent qu’elle n’est pas de tout repos pour le tournage cette île, il y a un moment où le vent souffle bien fort et où, en observant Lucy, on constate que le son a été ré-enregistré (ça se fait souvent) en post-prod et qu’elle n’était pas heureuse de se prendre du vent dans la tronche. Au moins, ils gèrent bien les explosions en post-prod (impossible que ce soit une vraie explosion vu le vent qu’il y avait le jour du tournage).

Dollface – S01E10

Épisode 10 – Bridesmaid – 17/20
La conclusion retrouve l’humour du début, mais pas forcément le brio des messages qu’elle faisait passer. La saison se termine de manière sympathique, seulement, ce n’est pas le coup de coeur que j’avais pour les premiers épisodes. J’ai passé un bon moment devant la deuxième moitié de saison, m’enfin, c’était mieux avant. J’espère que la saison 2 parviendra à rétablir l’équilibre qui me plaisait tant !

Spoilers

Il est enfin temps pour la sœur de Jeremy de se marier. Mieux vaut tard que jamais.

That is definitely the cactus we passed an hour ago.

L’épisode précédent nous donnait l’espoir de voir Jules et Madison réconciliées… mais ce n’est pas le cas et c’est bien dommage. Ca l’est d’autant plus que Jules se rend donc en week-end pour le fameux mariage où elle est invitée depuis le début de cette saison. Pour se faire, elle a droit à un grand trajet en bus, mais le premier bus sur lequel elle tombe est celui de la femme-chat… sans le moindre effet spécial cette fois.

J’ai trouvé que c’était un bon gag de l’avoir en vraie chauffeuse de bus bien moins à l’écoute pendant que Jules voulait justement se confier à elle. Pour le coup, ça marchait bien, et mieux que la scène suivante qui voit Wes débarquer devant chez Jules pour récupérer son chat. Il est chargé du cat-sitting pour le week-end de mariage et, clairement, il y a encore beaucoup trop d’alchimie entre eux pour qu’on soit supposé l’ignorer.

Cependant, Jules se contente de lui raconter sa vie et lui, il l’écoute. Alors qu’elle essaie une fois de plus de se convaincre que ce week-end ne sera pas trop bizarre et qu’elle n’aura pas trop à parler à Jeremy pendant ce week-end à Mexico. C’est comme d’habitude un énorme fail, forcément : le bus qui devait l’emmener à Mexico ne passe pas à cause d’une erreur de réservation, ce qui fait que Jules doit faire tout le trajet… avec Jeremy et sa nouvelle copine.

Celle-ci est carrément plus débile que ce qu’on avait vu la dernière fois, et elle est absolument insupportable dans toutes ses scènes, étant incapables de faire deviner le moindre mot dans un jeu classique de roadtrip ou confondant l’oncle de son mec avec un portier à l’arrivée à Mexico. Ce n’est pas rien, tout de même, elle prend de haut la famille de son mec ? Eh, pas étonnant que Jeremy revienne en courant auprès de Jules pour lui demander de lui mettre de la crème solaire.

J’ai beaucoup ri dans cette scène où il est évident qu’il cherche surtout à la récupérer, mais Jules, elle, est juste laissée carrément mal à l’aise de la situation. La pauvre ! Ce n’est pas évident à vivre, mais clairement ce qui suit est pire : Stella, Madison et Izzy débarquent et découvrent Jules les mains pleines de crème solaire et Jeremy à moitié nu face à elle.

Le problème, c’est que théoriquement, Jules était au mariage de sa cousine, pas à celui de la sœur de Jérémy. L’autre problème, c’est que Madison s’était laissée convaincre après un week-end de dépression et rangement somme toute bien à elle de venir s’excuser auprès de Jules jusqu’à Mexico. Ouais, c’est classique de changer de pays pour s’excuser et s’incruster à un mariage.

Autant dire que ça tourne encore plus mal que ça n’était parti avant : Madison n’arrive pas à en croire ses yeux quand elle voit Jeremy, ses oreilles quand elle l’entend qu’ils sont tous au mariage de la sœur de Jeremy et ses sentiments quand elle comprend que Jules lui a menti à nouveau. La dispute qui s’ensuit est violente, avec Jeremy espérant encore se remettre avec Jules (en vain) et Jules qui affirme qu’elle en a marre du drama et des sentiments apportés en permanence par ses amies. Du coup, elle ne veut plus d’amies.

Il ne faut pas leur dire deux fois : les filles se barrent en voiture aussitôt et se retrouvent perdues en pleine nuit au sud de la frontière américaine. Sans trop de surprise, elles finissent par avoir un accident. La surprise vient du fait qu’elles ont un accident à cause de Bronwyn, une ancienne amie de Stella qui traverse la rue nue avec juste un pack de bières. C’est n’importe quoi.

Et ce n’est que le début. Bronwyn les emmène dans un camp de femmes nudistes qui se droguent en permanence, parce que pourquoi pas, c’est le Mexique. Sur place, Madison découvre que Stella a finalement obtenu une école de commerce, à Philadelphie. Elle s’apprête donc à déménager et quitter Madison, ce qui explique pourquoi elle faisait tout pour garder intacte l’amitié entre Jules et Madison – elles sont déjà sur le point de perdre une amie.

C’est un parti pris intéressant qui pousse Madison à aller se droguer avec un psychotrope très puissant qui l’envoie dans un trip loin, très loin. Madison se retrouve donc nue à danser dans un feu de camp, et Izzy et Stella décident de suivre parce que c’est bien logique de faire ça, non ?

Non, pas vraiment, mais ça ne l’est pas plus quand ça vire au cauchemar pour Madison et qu’elle imagine Jules en train de se marier avec Jeremy et disparaître complètement. Forcément. Le lendemain matin, Madison se réveille donc avec une toute nouvelle résolution : récupérer Jules quoiqu’il arrive car elle ne veut pas la perdre une deuxième fois.

C’est mignon comme tout, mais elle est toujours nue sous son plaid, et Stella et Izzie le sont aussi. Ce n’est pas ça qui va les empêcher de récupérer Jules, cependant. Elles empruntent donc un moyen de locomotion bien à elles pour se rendre au mariage – ou à la réception du lendemain en tout cas. Et elles font bien, parce que Jules a vraiment besoin d’elles pour se sortir d’une situation où Jeremy insiste encore et encore pour finir avec elle. Il est insupportable, même quand il l’écoute lui dire qu’elle n’était pas heureuse en couple avec lui et qu’elle ne veut pas redevenir celle qu’elle était ce moment il trouve le moyen de penser que c’est uniquement parce qu’elle est en couple.

Le mariage pour Jules est un peu éprouvant : elle est évidemment triste d’y être seule et se retrouve à parler avec la mariée de son célibat et de l’évolution de la vie qui n’est pas simple avec ses amies. Si j’ai bien aimé le point de vue de la mariée sur les amis, j’ai surtout ri jaune de certaines de ses phrases. C’est décidé : plus de #WESéries avant un moment, j’ai besoin de ma vie sociale.

Non, plus sérieusement, Jules comprend donc qu’elle peut se trouver un mec à nouveau, et elle fait tout pour ça, à danser avec des inconnus. La scène se termine avec elle dansant avec une multitude de Jeremy, mais ça, je crois que c’est uniquement l’hallucination de Madison parce que finalement, Jules s’isole pour téléphoner à Wes. Alors qu’elle lui dit qu’elle était juste en train de penser à lui, elle entend ainsi qu’il a une femme chez lui lui demandant une serviette de bain pour ses cheveux.

La tristesse ! Jules comprend donc que le célibat va durer, parce que sa meilleure option pour être en couple l’est probablement déjà. J’ai eu de la peine pour elle, même si bon, il n’allait pas l’attendre indéfiniment non plus. Le lendemain, Jules se retrouve donc coincé avec un Jeremy persuadée qu’elle est en couple ou amoureuse d’un autre pour ne pas se remettre avec lui, jusqu’à ce qu’elle aperçoive dans la foule ses amies.

Les réconciliations entre elles sont chouettes, mais elles se terminent mal quand Celeste débarque avec son mari. Oui, Madison est mise face à la cruauté de la vérité : Colin est toujours en couple avec Celeste, et il fait même semblant de ne pas la connaître et d’être ravi de la connaître. C’en est trop pour Madison qui se barre, suivie d’Izzy et Stella quand Jules est coincée avec sa boss.

Si elle ne dit rien a priori, Jules retombe sur la femme-chat sans l’effet spécial tête de chat au bar du mariage. Appelée « dollface » par cette barmaid, Jules prend la résolution de l’ouvrir, finalement. Elle fait donc un discours avec un micro pour bien foutre la honte à Colin en révélant qu’il a brisé le cœur de sa meilleure amie en trompant sa femme – Celeste étant là juste à côté bien sûr. Au passage, Jules en profite pour faire passer un message à Jeremy – largué par Melyssa en plus – et à la sœur de celui-ci, parce que non, on ne choisit pas ses demoiselles d’honneur en fonction de la coupe et couleur de cheveux qu’elles ont.

Cela fonctionne à merveille comme fin de saison, car Jules s’affirme enfin davantage. Peut-être un peu trop, d’ailleurs. Bref, tout ça peut se terminer par Madison et Jules se disant qu’elles s’aiment, puis par un vol de voiture des mariés. Le marié n’en a rien à faire en même temps, préférant vomir quand sa femme ne s’inquiète que de savoir si elle a déjà fait les photos dedans. Clairement, ça ne va pas nous faire un mariage heureux ça.

EN BREF – J’ai adoré le début de la série que je trouvais rafraichissant dans son humour et dans les situations qui visaient très juste dès le départ. Il était facile de se reconnaître dans le personnage de Jules, ou de reconnaître au moins une amie dans sa situation. Le problème, c’est que les messages d’indépendance et féminisme de la série ont ensuite été un peu brouillés par certaines intrigues et certaines blagues.

Dans l’ensemble, c’était un début de saison super solide… mais qui est vide devenu un peu lourd. J’ai trouvé les derniers épisodes moins drôles quand le début était un vrai coup de cœur. Peut-être que je suis trop aigri ces derniers temps, allez savoir.

Dans tous les cas, j’ai beaucoup aimé la saison dans son ensemble et j’ai hâte de savoir quelle sera la suite des aventures de Jules. J’espère juste que Stella en fera partie malgré l’école de commerce et que Wes ne sera pas en couple avec une autre. Eh, ça peut très bien être sa sœur qui lui demande une serviette pour ses cheveux, non ?

Le déni, c’est très bien, OK ?