Grand Hotel – S01E10

Épisode 10 – Suite Little Lies – 15/20
Un épisode sympa dans la lignée des précédents, avec des avancées sur tous les tableaux. J’aime beaucoup la construction de la saison, car des éléments des épisodes précédents révèlent seulement aujourd’hui leur importance dans l’intrigue générale. Cela donne ainsi l’impression d’une saison solidement construite, et c’est toujours un plus. En revanche, l’intrigue plus légère de cette semaine n’était pas exceptionnelle, je trouve.

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Spoilers

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He’s my boyfriend.

Quel titre, quel jeu de mots ! Ca commence bien cette semaine ! Et cette série est parfaite pour faire une pause au milieu de la journée un peu chiante que je passe – camion, carton, chargement, c’est pas fou.

Cet épisode commence par Mateo qui est coincé dans le coffre d’une voiture où Theresa vient le voir pour le menacer. C’est triste comme tout, il m’a fait beaucoup de peine, et Theresa menace même Ingrid pour s’assurer que Mateo bosse bien pour elle. Le lendemain, Mateo est donc inquiet aussi pour Ingrid et refuse d’être ami avec elle. Il est gentil avec, mais il ne veut pas la mettre en danger. Et aussi, il répète tous les secrets de Santiago à Theresa désormais.

A l’hôtel, Danny et Alicia se baladent amoureusement dans le hall et ils ne tombent heureusement pas sur Heather qui est bien là. Elle demande des nouvelles de Danny et fait en sorte d’être une de ses clientes pour tenter de le reconquérir. Cet idiot n’est pas tout à fait honnête avec elle, préférant lui dire qu’ils ne peuvent pas reprendre leur relation sans fournir d’explication, alors que ça en mériterait.

Forcément, tout ça tourne mal : Heather demande à quitter l’hôtel en avance mais ne peut payer les frais d’annulation, alors Alicia la rencontre. Touchée par son histoire, Alicia sympathise avec elle et décide de lui venir en aide pour la réconcilier avec l’amour de sa vie, sans savoir qu’il s’agit du même mec que celui avec qui elle sort elle-même.

Elle décore donc la chambre avec des pétales de roses, tant qu’à faire avec l’aide de Danny, qui comprend progressivement dans quelle chambre il est ; avec Alicia en plus. Tout ça se termine mal pour Danny qui se retrouve avec les deux filles face à face. J’ai aimé le voir suivre Alicia plutôt qu’Heather, mais c’est tout de même triste de voir Alicia être vexée de la situation. A priori, il y a de quoi être blessée de ne pas avoir su la vérité ; mais bon, il a fait les choses à peu près correctement avec elle : il a rompu avec Heather avant de se mettre avec Alicia.

Bon, il n’empêche qu’Alicia est vexée et qu’Heather est encore plus blessée qu’avant… jusqu’à ce qu’elle découvre que la relation parfaite de Danny et Alicia est fondée sur un joli tas de mensonges : elle ne sait pas qu’il est le frère de Sky après tout. Et après ce problème de couple, il est évident qu’Alicia se met à enquêter sur Danny aussi. Rapidement, Mrs P lui révèle donc que le CV de Danny est complétement faux. J’avais déjà oublié qu’elle était au courant, mince.

Alicia revient donc demander de l’aide à Heather, pour savoir si Danny lui cache d’autres squelettes. La position d’Heather est franchement intenable, mais elle décide tout de même de sauver les fesses de son ex, en disant que s’il a un historique familial compliqué, il a de bonnes intentions et est amoureux d’Alicia. La grande classe, cette Heather.

Loin de tout ça, Danny fait donc équipe avec la policière de l’épisode précédent qui récupère toutes ses infos et lui apprend aussi que Mateo a un casier judiciaire. Cela reprovoque quelques soupçons sur lui, évidemment.

Pendant ce temps, Ingrid remarque que la chambre 606 est occupée quand Felix vole des affaires sur son charriot ; et elle en parle à Mrs P, ne sachant pas que c’est une bien mauvaise idée. En effet, Mrs P en parle aussitôt à Santiago… ce qui promet de poser un gros problème quand la scène suivante nous montre Gigi, Felix et ses filles prendre le petit déjeuner tous ensemble. Que de petits déjeuners dans cette série !

Déjà en début d’épisode, il était clair que la relation de couple entre Santiago et Gigi avait tout de même pris un coup depuis la semaine dernière, dans les conversations du quotidien et dans la confiance entre eux. Très vite, on en arrive donc à la confrontation Santiago/Gigi ; où celle-ci reproche logiquement à son actuel mari d’avoir balancé Felix aux autorités avant, et d’avoir envie de recommencer aujourd’hui, en plus. Et comme Mateo apprend la présence de Felix, tout se complique encore avec Theresa au courant à son tour. Elle en profite pour venir menacer Santiago, puis Mrs P, le tout avec tout le charme et la sympathie dont elle est capable.

On a enfin une nouvelle scène avec Marisa aussi, et ça se passe drôlement mal pour Yoli qui voulait lui présenter son père. Bizarrement, Marisa n’a pas trop envie de rencontrer un criminel et d’être impliqué dans les histoires illégales de sa copine, et je la comprends bien. En plus, pour ne rien arranger, Carolina fait ce qu’elle fait de mieux : elle essaie de piquer la copine de sa sœur, parce qu’elle est jalouse que l’attention ne soit pas sur elle.

Pourtant, leurs affaires pourraient s’arranger quand Felix décide de se barrer à l’étranger, mais il a la drôle d’idée de demander à ses filles de le suivre. C’est un si bon manipulateur que Yoli a envie de le suivre, mais Marisa n’est certainement pas prête à partir à l’autre bout du monde pour suivre un criminel en cavale. Clairement, Yoli en demande beaucoup là.

Elle revient s’excuser ensuite, expliquant qu’elle ne veut pas suivre son père si cela signifie perdre Marisa. Les réconciliations sont vite faites, mais avant de les consommer, il faut encore que Marisa avoue sa vérité difficile à Yoli : elle n’a pas de papier. L’intrigue est assez basique je trouve, mais pourquoi pas, allez. Du coup, Yoli est entourée de criminels l’air de rien.

Il faut dire aussi que c’est un peu une base dans cette série d’être un criminel. D’ailleurs, Gigi demande à Felix de quitter l’hôtel au plus vite, mais il reste trop longtemps malgré tout. Il a donc le temps de parler avec Santiago et de le titiller bien comme il faut, allant jusqu’à l’accuser d’avoir tué Beatriz. Rien que ça. Forcément, Santiago tabasse donc Felix, qui gagne aussitôt quelques points auprès de Gigi.

Cette dernière commence à avoir peur de son mari : Felix lui met en tête que Santiago est dangereux. Dès lors, Gigi prend la décision irrationnelle d’accompagner Felix dans sa cavale ; laissant juste ses filles lui dire au revoir. Santiago espère donc pouvoir se débarrasser de Theresa, au moins, mais ce n’est pas ce qu’il se passe. Evidemment, Theresa voit un intérêt certain à investir dans l’hôtel, et elle demande carrément un bureau pour le squatter… Cette intrigue n’est pas terminée, clairement.

En parallèle, il reste une dernière intrigue plus légère : Javi revient à l’hôtel où Alicia s’occupe de lui, s’assurant qu’il a bien compris qu’il n’avait pas le droit de boire, prendre des médicaments et surtout coucher. Ce n’est pas évident du tout pour Javi, surtout quand un groupe de cheerleaders débarquent pour le mariage d’une de leurs amies. Et quand il voit que Jason ignore la drague abusive des clientes, il se fait un honneur de lui venir en aide pour qu’il couche avec.

Il est lourd et sur le dos de Jason pendant tout l’épisode, mais ça fonctionne plutôt bien du côté de l’humour. Et ça tombe bien pour Jason, parce qu’il finit par se mettre rapidement en couple avec une certaine Vanessa. Enfin, en couple, j’exagère un peu : c’est d’autant plus drôle qu’il se retrouve donc à coucher avec elle au septième étage, l’étage où Ingrid travaille désormais. Ben oui, elle a demandé à ne pas rester au sixième où est la chambre de Javi. Ces deux-là se sont parlés et la tension est encore palpable entre eux. C’est dur de ne pas les shipper.

Du côté des cliffhangers, Danny retrouve l’enquêtrice pour lui montrer une photo de Mateo et Theresa, prise puisque Mrs P a dit à Jason de se méfier d’elle et que Jason l’a évidemment répété à son meilleur ami. Danny apprend donc que Theresa est à la tête d’un réseau de crimes en bande organisée. Il raconte tout à Jason – il est trop gentil pour être vrai lui, je crains la trahison de fin de saison – qui lui conseille d’être honnête avec Alicia.

Danny accepte donc de tout révéler à Alicia, à commencer par sa relation fraternelle avec Sky Garibaldi et en terminant par les affaires louches dans lesquelles Santiago est probablement trempées jusqu’au cou. Le monde s’écroule sous Alicia, et tout ce qu’elle trouve alors à dire à Danny, c’est… qu’il est viré. Sympa comme cliffhanger, je ne m’y attendais pas.

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Why Women Kill (S01)

Synopsis : Trois couples, trois femmes qui vont bientôt devenir meurtrières, trois décennies bien différentes des États-Unis… Tous les ingrédients pour porter cette saison 1 sont déjà réunis dans ces quelques éléments d’intrigue.

Saison 1

Pour commencer, pas besoin de synopsis pour avoir envie de découvrir cette série dès le jour de sa sortie. Honnêtement, c’est du Marc Cherry et ça sent déjà bon le cachet Desperate Housewives rien qu’avec les visuels. Si ça ne suffit pas à donner envie de tester le concept, alors il faut se rabattre sur le casting – avec que des noms déjà connus. Lucy Liu, Ginnifer Goodwin, et (la certes moins connue) Kirby Howell-Baptiste, qui s’est illustrée déjà cette saison dans The Good Place et Veronica Mars (sans compter Killing Eve ou Love… elle est partout !). Que du beau monde.

D’accord, il n’y a pas que des actrices que j’aime, et il y en a même une qui m’a mis à bout de nerfs plus d’une fois avec son personnage insupportable dans Once Upon a Time… mais il y a du talent dans ce casting, autant qu’il y a du talent derrière la caméra.

Il faudrait être difficile pour ne pas au moins tenter le coup… reste à voir si la mayonnaise prendra ou non. En tout cas, le synopsis est alléchant lui aussi, promettant de faire des parallèles entre les époques afin de répondre à la problématique du titre. Les femmes (au foyer ?) désespérées, Marc Cherry les connaît. A différentes époques ? Hâte de voir ce que ça peut donner !

Note moyenne : 18/20

S01E01 – Murder Means Never Having to Say You’re Sorry – 17/20
C’est un excellent premier épisode, avec des répliques déjà bien percutantes et un humour qui m’avait beaucoup manqué : celui de Desperate Housewives. Bien que l’ambiance soit différente dans les deux séries, le parallèle est immanquable à de nombreuses reprises, tant dans les situations comiques que dans l’écriture des personnages. Tout cela donne un étrange goût à ces quarante-cinq minutes, avec une impression de nouveauté en même temps qu’une impression de déjà-vu ; et surtout avec le sentiment qu’il manque encore quelque chose pour que la série soit parfaite. Après, c’est déjà de très bonne qualité et bonne augure pour la suite, heureusement !
S01E02 – I’d Like To Kill Ya, But I Just Washed My Hair – 17/20
Comme la semaine dernière, cet épisode reprend des recettes – et parfois des scènes – qui fonctionnaient à merveille chez son aînée, tout en ayant son propre rythme et son style la rendant plus adulte et moins grand public. Franchement, c’est une formule qui ne peut que fonctionner, je suis content de ne pas passer à côté de cette série !
S01E03 – I Killed Everyone He Did, But Backwards and in High Heels – 16/20
De bons moments, de bons gags, de bonnes intrigues, de bons personnages… Cette série a vraiment tout, mais j’ai un peu moins ri cette semaine que les précédentes ; peut-être à cause de la fatigue (probablement). Cela n’empêche que c’est une vraie bonne découverte de cet été ; je suis content de ne pas être passé à côté !
S01E04 – You Had Me at Homicide – 15/20
OK, c’était un bon épisode et c’était bien, mais on sent que cet épisode fait inutilement traîner les choses et c’est un peu dommage. En plus, on est loin d’être sur des intrigues qui me plaisent, avec des clichés de la décennie actuelle qui se retrouvent dans les années 60 et des histoires un peu trop extravagantes par moment. Les répliques et les acteurs sont toujours géniaux, mais cet épisode m’a donc un peu déçu par rapport à d’habitude.
S01E05 – There Is No Crying In Murder – 18/20
Qu’est-ce que cet épisode fonctionne bien ! Il est truffé de gags, dont certains sont prévisibles, mais marrants ; alors que d’autres sont assez inattendus et ainsi d’autant plus drôles. Non, vraiment, je me suis bien marré même si les intrigues n’avançaient pas vraiment. Et définitivement, j’ai mes préférences dans ces trois intrigues, mais bon, toutes avaient leur grand moment !
S01E06 – Pratically Lethal In Every Way – 18/20
Si les indices pleuvent pour nous en donner un peu plus sur les meurtres attendus, il est toujours difficile de se faire une idée précise de chacune des trois victimes. Cela n’empêche pas de rire un bon coup, même si cet épisode est toutefois beaucoup plus dramatique dans ses intrigues. On sent que la série accélère le mouvement vers sa fin, déjà, et ça donne très envie d’en savoir plus… Elle aurait été très bien en binge-watching !
S01E07 – I Found Out What the Secret to Murder Is : Friends. Best Friends. – 18/20
Voilà un épisode bourré de rebondissements que je n’ai pas vu arriver – soit que je n’ai pas vu arriver si vite, soit que je n’ai pas envisagé un seul instant avant qu’ils ne soient révélés. C’est assez rare qu’une série parvienne à me prendre totalement au dépourvu, surtout quand elle est du genre à me faire théoriser sur la suite. C’est le cas de cette série, mais je me suis tellement focalisé sur la triple identité à découvrir que j’en ai oublié de penser aux rebondissements qui attendaient certains personnages. Et du coup, c’était un épisode à la fois drôle et triste. C’est juste dommage qu’une partie soit moins à la hauteur que les autres…
S01E08 – Marriages Don’t Break Up On Account Of Murder — It’s Just A Symptom That Something Else Is Wrong – 18/20
Les choses s’accélèrent encore un peu plus dans cet épisode où l’on sent bien que les intrigues dérapent les unes après les autres pour mener aux meurtres attendus depuis le premier épisode. Tout cela se fait avec beaucoup d’humour, des réflexions sur la société et son évolution, mais aussi du drama bien dosé. Quant aux acteurs, ils sont vraiment géniaux dans cet épisode. C’est nul de me dire que c’est la dernière fois que je me regarde ce casting, parce que même si c’est renouvelé, c’est une anthologie.
S01E09 – There’s No Crying In Murder – 20/20
Wow, c’est un épisode chargé et avec un tas de révélations. Si on abandonne un peu trop l’humour habituel de la série pour se concentrer sur les rebondissements et le drame, il n’y a pas à dire, c’est extrêmement efficace. On ne voit pas le temps passer devant cet épisode qui enchaîne les avancées et débouche sur un triple cliffhangers qui joue enfin cartes sur table. La conclusion va être fascinante maintenant – mais certaines actrices ont déjà révélé toute l’étendue de leur talent, là !
S01E10 – Papa Don’t Preach – 20/20
Cet épisode est simplement la conclusion parfaite d’une saison parfaite, alors je n’ai pas grand-chose de plus à écrire maintenant que j’ai mis ce 20. Les ultimes rebondissements apportent leur lot de rebondissements, de scènes cultes, de moment incroyablement montés… C’est un pur régal d’assister à la fin de ces dix épisodes, j’applaudis bien fort !

Why Women Kill – S01E01

Épisode 1 – Murder Means Never Having to Say You’re Sorry – 17/20
C’est un excellent premier épisode, avec des répliques déjà bien percutantes et un humour qui m’avait beaucoup manqué : celui de Desperate Housewives. Bien que l’ambiance soit différente dans les deux séries, le parallèle est immanquable à de nombreuses reprises, tant dans les situations comiques que dans l’écriture des personnages. Tout cela donne un étrange goût à ces quarante-cinq minutes, avec une impression de nouveauté en même temps qu’une impression de déjà-vu ; et surtout avec le sentiment qu’il manque encore quelque chose pour que la série soit parfaite. Après, c’est déjà de très bonne qualité et bonne augure pour la suite, heureusement !

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Spoilers

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There’s at least one man in this world who’s dying to fuck you.

Purée, mais dès les premières secondes, je suis déjà fan, ça part très bien pour cette série qui s’offre un générique léché, sous la forme d’un comic, avec pile la chanson qu’il fallait pour entrer dans l’ambiance de la série. On ne peut pas rater le message : des femmes qui assassinent leur mari les trompant, on en a dès ce générique rythmé !

On enchaîne ensuite sur la présentation des maris de la série, sur fond noir, habillés en blanc. Ce côté documentaire était inattendu et les trois maris présentent leur point de vue. On les déteste immédiatement, car ils sont trois clichés de leurs époques, qu’on devine déjà. Beaucoup d’informations sont immédiatement données, mais c’est suffisant pour accrocher évidemment.

Nous sommes partis ensuite pour la découverte des couples et de la comédie qu’ils peuvent apporter. Comme il y a trois époques différentes, c’est facile pour la critique : je peux faire époque après époque… de toute manière, c’est comme ça qu’est écrit le script, avec de très jolies transitions et un rythme un brin haché, sur fond de musique entêtante et obsédante.

En 1963, on suit donc Beth Ann et son mari Rob qui emménage à Pasadena, prenant le temps de rencontrer les voisins pour la première fois. Le courant ne passe pas spécialement, avec des voisins qui jurent parce qu’ils viennent de Brooklyn… cela dit, j’ai tout de suite adoré les voisins beaucoup plus que le couple à l’honneur des affiches promotionnelles de la série.

En effet, Sheila, la voisine, est hilarante à être beaucoup trop féministe pour son époque (et puis, j’avoue, je l’adorais déjà à l’époque de Jericho). Elle n’hésite pas à reprendre Rob au cours du repas, puis à parler de ses nouveaux voisins au supermarché pour dire que Leo, le mari de Sheila, a vu Rob embrasser une autre femme, une serveuse. C’est gênant comme tout, parce qu’évidemment Beth Ann entend tout ça.

Et malheureusement, ça mène à une scène où son personnage se met à pleurer et finalement, je me rends compte que non, je ne suis pas encore remis de mon énervement face à cette actrice. Sa nouvelle coupe lui va à ravir, mais je ne supporte plus du tout ses moues qui me donne envie de dire qu’elle a une tête à claques.

Pourtant, elle a l’intrigue la plus triste de ce pilot : Rob et elle avaient une fille avant d’emménager en couple sans enfant à Pasadena. Et aussi, il la trompe, mais elle refuse de le voir. Pauvre Sheila, elle ne savait pas dans quoi elle s’embarquer.

Bon, vous me direz, Beth Ann non plus : elle se retrouve à comprendre que son mari la trompe bien avec une serveuse, et elle va jusqu’à l’espionner, sous la pluie, comme dans tous les films et toutes les séries. Et elle lui fait ensuite un dîner, avec du piment et des questions pour se demander quand il mourrait. La menace plane, surtout avec ce titre, mais les échanges de répliques sont marrants et percutants. Bree Van de Kamp n’est plus si loin de Beth Ann, franchement.

Le lendemain, Beth Ann reçoit heureusement la visite de Sheila qui, malgré les faux raccords perturbants avec sa main, est excellente et pleine de bons conseils, du genre aller confronter la maîtresse plutôt que le mari. Hum, elle n’y est pas vraiment pour grand-chose, mais bon, c’était amusant de voir Beth Ann venir ensuite tenter de confronter April et être incapable de faire autre chose que sa moue tête à claques. Elle est pourtant touchante quand elle l’a fait, hein, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.

Puisqu’April insiste pour comprendre ce qui ne va pas dans la vie de Beth Ann, cette dernière comprend soudainement qu’elles peuvent être amies. Elle y voit un bon avantage pour elle et elle n’hésite pas à dire qu’elle s’appelle Sheila afin d’en savoir plus sur elle.

En 1984, Simone est une businesswoman débordée qui n’est pas sans rappeler Gaby de Desperate Housewives. Désolé, il est dur de ne pas faire les parallèles, quand même… Débordée, elle reste à l’heure pour les fêtes organisées chez elle où elle adore les potins. Elle y découvre que son amie Rhonda, qui a tendance à boire trop, ne l’aime pas spécialement parce que Simone a une vie trop parfaite.

Bon, c’est donc un mélange de Gaby et Bree, c’est ça ? C’est le segment avec lequel j’ai le plus de mal à me détacher de l’autre série, désolé. Bon, après la perfection de Simone est loin d’être plus qu’une apparence : elle apprend ainsi que son mari la trompe en ouvrant une enveloppe anonyme contenant des photos de son mari et… un autre homme.

Je ne m’inquiète pas trop pour elle : il y a aussi tout un tas de serveurs dans sa maison, notamment le fils d’une de ses amies, bien sexy comme il faut pour la réconforter. Elle commence toutefois par confronter son mari qui lui explique que Winston n’est qu’un amant de passage… mais bon, elle le vire quand même de la maison en pleine fête, sans faire un scandale pour autant.

Et Simone finit donc seule avec le fils de son amie qui fait le ménage et son mari qui déprime totalement. Il est incapable de faire sa valise seul, alors elle s’en charge sans même se rendre compte qu’il a en fait pris tout un tas de médicaments. Son air détaché quand elle s’en rend enfin compte, après avoir déjà évoqué à voix haute tout l’avenir de son couple divorcé, était brillant.

Elle est en train de devenir rapidement mon personnage préféré de cette nouvelle série, et ça s’améliore encore quand elle découvre que Rhonda est celle qui a envoyé la photo. Elle n’hésite pas à l’agresser devant sa maison et l’ambulance, avant de blâmer l’alcool pour son attitude. C’est si drôle et ça manquait tellement depuis Desperate Housewives.

Le lendemain, Simone, complétement bourrée, reçoit la visite du fils de son amie qui est tout compatissant pour elle : il a vu les photos de son mari et son amant. Et il est clairement intéressé à l’idée de coucher avec Simone, qui en plus baisse sa garde devant lui. C’est moche l’alcool : elle révèle que son premier mari lui préférait le vin, le second lui préférait la cuisine et voilà donc que le troisième lui préfère les hommes.

Heureusement, elle a Tommy pour être son amant de dix-huit ans (dans deux jours). Il attendait ça depuis cinq ans après tout.

Enfin, en 2019, c’est Taylor qui dirige les travaux de la maison et qui apparaît immédiatement super chiante à savoir précisément ce qu’elle veut. Oui, elle paraissait chiante au tout début, mais rapidement, son bras de fer avec le chef de ses travaux qui refuse de faire ce qu’elle veut a totalement changé mon avis sur elle.

Elle a ainsi réussi à bien me faire rire et les scénaristes ont su faire en sorte de me conquérir. Dans la scène suivante, on découvre qu’elle et son mari sont sacrément bordéliques, mais aussi libertins. Ils ont ainsi des amants de l’autre sexe pour combler tous leurs besoins et Taylor aide une de ses amies avec son ex envahissant. Du coup, elle la ramène chez elle auprès de son mari, Eli, qui n’est pas ravi de la voir rompre leur serment de ne jamais ramener leurs amants à la maison. Ni de s’attacher d’ailleurs.

J’aime vraiment beaucoup les règles de ce couple, même si on sent bien qu’Eli est plus fidèle à Taylor qu’elle ne l’est… mais bon. Tout ça n’a pas beaucoup d’importance quand Eli tombe raide dingue amoureux d’elle au premier regard ; même si son couple avec Taylor est tout mignon. Il faut dire, elle a un sacré regard avec ses yeux bleus perçants franchement.

Le lendemain, Eli et Taylor se réveillent donc dans une maison bien rangée pour la première fois depuis longtemps et avec un petit déjeuner sur la table. Ils en profitent alors pour se questionner honnêtement, sachant qu’ils ne mentent jamais, sur leur mode de vie et la possible haine qu’ils pourraient développer l’un envers l’autre. C’est si drôle : on y redécouvre qu’elle est une avocate gagnant bien sa vie alors qu’il ne vend pas des scripts.

Et on comprend aussi que l’équilibre parfait du couple est en train de prendre un coup dur ; avec ensuite un ami d’Eli qui lui conseille de faire un plan à trois, s’il refuse de faire leur nouvelle invitée son amante parce qu’elle couche avec Taylor déjà. Ce n’est pas si simple pourtant : elle reste trois jours dans la maison, et lui il y travaille. Alors forcément quand elle se déshabille devant lui pour aller dans la piscine tout en lui disant qu’elle adore le film qu’il a écrit, il est dur de ne pas craquer. On le retrouve ensuite demander à Taylor d’héberger quelques semaines de plus cette Jade qui lui plaît bien…

La fin d’épisode repasse alors en mode interview, cette fois des trois femmes, qui nous expliquent qu’une femme qui tue n’a qu’une question en tête : s’en sortira-t-elle ? Par contre, nous on a plein de questions que l’on peut légitimement se poser, à commencer par savoir qui seront les trois victimes de nos meurtrières. Pour le savoir, il faudra revenir chaque semaine tout au long de la saison… et ça risque bien d’arriver.

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The Other Two – S01E05-07

Épisode 5 – Chase Goes to a High School Dance – 16/20
Eh, ça fonctionne vraiment bien, les gags sont suffisants pour faire rire et donner envie de revenir à chaque épisode. C’est un peu hypocrite de dire ça alors que j’arrive après la bataille et bien après la diffusion, mais je ne sais pas, c’est léger et fun.

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Spoilers

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It’s teachers!

Cette série m’a fait rire depuis son tout début ; je me suis dit qu’il était temps pour moi aujourd’hui de la continuer un peu, et j’ai bien fait, car on reprend dans cet épisode avec la suite du précédent où Brooke a accepté que son frère se rende au bal de promo d’une adolescente. Forcément, cela provoque une émeute… Jusqu’à l’arrivée de Brooke et Cary, pris pour les « vieux parents » de Chase par les journalistes.

En tout cas, le bal de promo n’est pas qu’une partie de plaisir et est loin d’être une improvisation : Brooke et l’agent de Chase ont tout organisé pour que ça dure peu de temps et surtout qu’il ne chante pas. Les blagues de l’épisode viennent plutôt du côté de Cary : il se fait draguer par un élève adolescent avant de réclamer de l’aide à un des chaperons, Jeremy, qui en profite aussi pour le draguer à son tour. Ma foi, ça paraît presque être une relation saine, à choper des professeurs en train de faire l’amour un peu partout dans le collège. C’est pas du tout cliché ça… mais c’est justement ce qui finit par poser problème dans ce couple naissant.

Jeremy n’aime pas bien le côté cliché de Cary, ce qui ne l’empêche pas d’essayer de l’embrasser… Si seulement, il n’y avait pas Elijah pour les empêcher… Jusqu’à la piste de danse où ils s’embrassent sous les yeux d’un Elijah qui met Cary sur la liste des gens qu’il déteste.

De son côté, Brooke continue de gérer son petit frère comme elle peut, mais sa vie n’est pas simplifiée par l’existence d’une doublure, Lorraine, une vieille actrice qui permet d’assurer la sécurité de Chase et d’ajouter quelques ennuis, avant de devenir la solution quand Brooke découvre que son frère n’aura jamais de bal de promo et qu’il lui en faut un absolument dans la vie.

Le plus drôle dans l’épisode ? Le manager de Chase qui profite du bal de promo pour tenter de former un boysband. Il fait surtout pervers, mais c’est clairement voulu. Il enchaîne en plus avec un faux playback complétement raté et offre des multiprises aux autres enfants du bal. L’angoisse, quoi.

La fin d’épisode voit Brooke et Cary gérer l’après bal de promo où Cary remet en question toute sa vie et peut compter sur sa sœur pour lui expliquer que son petit frère est peut-être sa chance de percer dans l’industrie. Faut dire que Cary reçoit un appel de son agent… qui est parfaitement inutile et n’est pas qu’agent d’acteurs, étant aussi agent immobilier. C’était plutôt mal. On note aussi le running gag de cette pauvre adolescente qui espère percer dans la musique sans savoir vraiment chanter.


Épisode 6 – Chase Shoots a Music Video – 16/20
La saison est vraiment sympathique, avec des épisodes qui se suivent sans que le fil rouge ne soit trop imposant. Les gags sont efficaces, avec quelques runnings gags, notamment les chansons de Chase. Franchement, c’est une bonne surprise, cette série mériterait d’être plus populaire qu’elle ne semble l’être.

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We did sweet. We did gay. Now he’s a fuck boy.

J’ai beaucoup ri dès la première scène avec Brooke qui prépare Cary en l’épilant pour une émission télé dans laquelle… leur mère est également invitée : lui sera barman-figurant et elle sera la vraie invitée. Outch. Ce qu’il prenait pour une opportunité en or est finalement une opportunité comme une autre dans la ville, en fait.

En effet, quand il va à la salle de gym pour se remettre un peu en forme, il découvre que le présentateur demande un peu à n’importe qui de la faire la même chose que lui. Et aussi que la salle de gym n’est vraiment pas un endroit pour lui tellement tout lui paraît y être de la torture. Tu m’étonnes ! Il ne peut toutefois pas fuir après avoir sympathisé avec l’hôte d’accueil ; il est donc forcé de rester se cacher dans les vestiaires où il tombe sur une connaissance, Lance.

Celui-ci n’a pas l’air d’avoir inventé la vapeur du sauna, mais il est totalement in love de Care, alors il rebooste un peu sa confiance comme il peut, avant de l’envoyer voir Andy Cohen dans Watch what happens L!ve en lui conseillant de faire comme Brooke avant les vacances : une simple coupe de cheveux et un bronzage avant de se mettre torse nu. Le seul problème de ce plan ?

Sa mère le grille tout de suite. Et son fils n’arrête pas d’intervenir alors qu’il ne devrait pas et se contenter de se taire. Il est gênant comme jamais, fait même fuir l’autre invité après l’émission et il se retrouve en plus à devoir faire éditer, sans y parvenir, une des réponses de sa mère qui affirme que son mari est mort d’un cancer, sauf que ce n’est apparemment pas le cas. Ah.

De son côté, Brooke est toujours l’assistance de Chase, qu’elle accompagne pour le tournage de son vidéoclip où on lui demande de se comporter naturellement quand il approche la montre de son visage ou feindre 150 programmes sur un écran. C’est tellement drôle ce genre de réplique qui reflète bien l’industrie, un peu comme les réflexions de la manager sur la carrière de Chase qui s’épuise déjà.

Cela dit, pour Brooke, l’essentiel n’est pas dans l’énième clip de son petit frère, mais bien dans ce qu’il se passe sur le plateau d’à côté où elle reconnaît l’une des danseuses, Genevieve Kim, une ancienne amie de la danse. Comme celle-ci a réussi sa vie, Brooke ment sur la sienne, sans succès… avant de découvrir qu’en fait Genevieve a une vie misérable. Elle a trente ans et approche de sa retraite de danseuse sans savoir quoi faire plus tard.

Brooke est donc toute heureuse de voir que sa vie à elle est finalement plus réussie que celle sur laquelle elle fantasme depuis un moment. Et c’est à un point où elle provoque malgré elle la démission de Genevieve qui devait danser le clip de Chase. C’est donc à Brooke de la remplacer, et elle danse ainsi de manière bien sexy avec son frère et tant pis pour le reste.

C’est à mourir de rire en tout cas, parce que la chanson est toujours aussi naze que d’habitude, et donc bien drôle. En plus, Brooke parvient à trouver un accord avec Andy Cohen pour qu’il édite la réponse maladroite de sa mère sur le cancer imaginaire de son mari, en l’incluant dans le clip où Chase demande à ses fans de danser jusqu’à ce qu’ils puent, puent, puent. Merveilleux.


Épisode 7 – Chase Gets a Nosebleed – 18/20
C’est l’un des meilleurs épisodes de la saison, parce que les guest-stars sont géniaux pour apporter de l’humour et parce qu’il y a de bonnes idées tout au long de l’épisode pour faire évoluer les personnages dans un milieu qui n’est pas tout à fait le leur. Finalement, ce n’est pas si facile de sortir de sa zone de confort, et ils l’apprennent à leurs dépens… ainsi qu’à ceux des autres.

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Again why would I go to some stranger’s party?

Brooke couche avec le coach sportif de Chase, ce qui est un peu gênant quand il se met à parler de son petit frère pendant l’amour alors que Cary n’est pas beaucoup plus avancé en cours d’improvisation où il doit simuler l’orgasme avec son meilleur ami qui lui parle de… Chase. Eh, ça se tient : il a besoin de followers pour obtenir un rôle dans la prochaine mini-série de Ryan Murphy sur la femme ayant fait un procès à McDo. Oh, c’est mal, mais ça m’a tellement fait rire cette blague.

Bien sûr, Cary note le bon plan et veut se débrouiller pour l’avoir, mais comme il lui faut plein de nouveaux followers pour ça, afin d’atteindre les 10 000 lui permettant d’être considéré par Murphy, il accepte de se rendre à la fête d’un inconnu croisé dans la rue : un gay fan de ChaseDream et du clip sur son petit-frère.

C’est surtout un influenceur assez connu, avec plein de followers et les règles bien galère des influenceurs : des photos programmées, des horaires précis, des règles implicites que Cary ne maîtrise pas du tout. Et pourtant, ça permet justement plein de bonnes blagues avec tout le monde de l’InstaGay : la première fête jusqu’au bout de la nuit trop compliquée pour Cary, la séance photo à poil dans une Eglise pour Noël et la randonnée en pyjama pour le principe d’en faire une sans photo pendant un No-Post Sunday, c’est autant d’occasion pour Cary de ne pas comprendre qu’il est ringard et à côté de la plaque.

Forcément, il finit par péter un câble sur ses nouveaux amis, parce qu’il ne les voit pas comme des amis, mais comme un moyen de gagner des followers. Et c’est finalement en leur faisant des reproches et en étant sincère qu’il finit par gagner des followers. Dommage qu’au passage il se les mette à dos, parce qu’ils me faisaient bien rire avec leurs insécurités et leur vie totalement perchées !

Pendant ce temps, Brooke aussi veut améliorer sa vie romantique, parce que parler de Chase tout le temps lui fait péter des câbles. On la comprend, mais elle découvre vite que ce n’est pas si simple que ça : son premier rencard s’avère être un fan de Chase et elle s’en rend compte une fois au lit avec lui, mais juste à temps pour se barrer avant de prendre son pied. Son deuxième rencard est ruiné quand elle fait un tour sur les réseaux sociaux et découvre que le type utilise Twitter pour critiquer Chase.

Elle le force donc à être confronté à un appel vision de celui-ci, mais c’est là donc qu’il saigne du nez. Il fallait bien que ça arrive, c’est le titre après tout. Après ça, Brooke cherche à sortir avec quelqu’un qui ne connaît pas Chase dans un bar tenu par… l’agent de Cary. Elle ne le connaît pas cela dit, alors elle se confie à lui comme à n’importe quel barman.

Elle suit alors ses conseils, et porte une robe rouge avec une rose tout aussi rouge pour attirer des inconnus sur Craiglist… ce qui est pathétique et la fait revenir en fin d’épisode avec le coach sportif. La dure vie des rencontres amoureuses ! Quant à Cary, il n’obtient pas le rôle, évidemment.

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