Les Bracelets rouges – S01E01-02

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur les premiers épisodes de l’adaptation française des Bracelets rouges.

01.jpgÉpisode 1 – 19/20
Ici, il y a des gens qui vivent et il y a des gens qui meurent. Et entre les deux, il y a nous.

La série commence fort bien avec de longs plans larges réussis et une présentation rapide de l’hôpital par un enfant dans le coma depuis huit mois, Côme, sur un fond musical au top (plus inspiré de la version américaine que de l’originale). Dans le hall d’accueil, Thomas arrive à l’hôpital et rencontre Roxane, une anorexique.

Sa belle-mère se charge de l’inscription de Thomas et je l’adore déjà. La série marque tout de suite des points avec cette introduction rythmée, réussie et se centrant immédiatement sur les adolescents plutôt que sur les adultes, relégués au deuxième plan la plupart du temps. On s’éloigne donc de la version américaine qui en faisait trop sur les adultes, avec cette fois juste ce qu’il faut pour qu’ils soient attachants sans être des personnages principaux non plus.

Dans sa chambre, Thomas rencontre Clément et son magnifique t-shirt « banane », correspondant bien à son caractère de personnage qui a clairement toujours la banane… ainsi qu’un nombre incalculable de bracelets rouges et de mots à déverser sur ce pauvre Thomas.

Les parents de Clément arrivent et l’attention prêtée aux détails est merveilleuse, avec le regard de la mère de Clément rencontrant Thomas, tout plein d’empathie. C’est assez fou comme introduction et Thomas fait tout de suite de la peine de ne pas avoir ses parents.

Clément est là depuis neuf mois et est amputé, ce qui pousse son médecin à conseiller les parents de ne pas l’étouffer, malgré leur désir de le faire. Quant à Thomas, il va se faire amputer lui aussi, suite à un cancer du tibia. C’est en respect total avec la série d’origine et ça marche toujours aussi bien.

Au collège, Sarah s’amuse à draguer un autre ado obèse. Ah le harcèlement scolaire… Le problème, c’est qu’alors qu’elle se fout ouvertement de lui, elle s’effondre. Bon, là, faut bien reconnaître que c’était un peu trop dramatique et presque mal joué, mais tout ce qui a précédé m’a beaucoup plu alors je n’en tiendrai pas trop rigueur.

L’épisode introduit aussi le personnage de Mehdi et ses six fractures suite à un accident de moto. Il a 15 ans, pas de permis et son grand-père avait réparé la moto qui n’est pas à eux. Comme il le dit bien : « on n’est pas dans la merde, hein ? ». Les policiers mènent rapidement l’enquête sur lui et interrogent son grand-père, énervant Mehdi au plus haut point. Couvert par son médecin, Mehdi s’en tire bien même quand il insulte un policier, avant de se faire recadrer par le dit médecin.

Clément, en fauteuil, observe Roxane prendre des photos à travers les vitres, puis l’arrivée de Sarah qui n’apprécie pas d’être traitée comme une handicapée. La délicatesse et le tact, grosse caractéristique du personnage. Il enchaîne sur la rééducation pré-prothèse où il aperçoit Roxane et n’assume pas son crush.

De retour dans sa chambre où Thomas attend encore son père, Clément propose à son nouveau camarade de faire le tour de l’hôpital, en fauteuil. Il lui fait un discours sur la fête qu’il devrait faire pour dire adieu à sa jambe, avant qu’ils ne croisent Roxane. Celle-ci est aussitôt invitée par Clément.

Sarah est quant à elle coincée à l’hôpital tant qu’elle n’est pas récupérée par son père. Patientant dans la chambre de Côme, qui est aussi la sienne, elle finit par rencontrer une blouse rose, qui s’avère être la mère de Côme, Nathalie. Comme j’adore déjà l’actrice, j’ai tout gagné car c’est habituellement le personnage que j’aime le moins. Dans la version espagnole, l’actrice me faisait juste flipper, rapport aussi à ma propre hospitalisation quand j’étais gamin et à la naissance de ma coulrophobie maintenant que j’y pense. Nathalie sympathise ensuite avec Aurore, la belle-mère de Thomas.

Ce dernier rencontre Côme et Sarah, qui pète littéralement un câble en voyant deux handicapés dans sa chambre. Si le personnage et les répliques sont au top, c’est la seule actrice dont le jeu me laisse quelque peu perplexe pour l’instant.

Il va pourtant falloir m’y faire, et à elle et à la présence de Michaël Youn en papa sympathique et inquiet apprenant du médecin que sa fille a possiblement un problème cardiaque. Il ne lui dit pas toute la vérité, préférant la rassurer que lui expliquer les vrais problèmes auxquels elle risque d’être confrontée.

Avec Clément qui s’active à organiser une soirée, on en oublierait presque que nous sommes dans un hôpital… Thomas le lui rappelle rapidement, déprimé par l’absence de son père compromettant sa possible opération. Comme Aurore fait tout ce qu’elle peut pour que l’opération se déroule malgré tout le lendemain, Thomas fait ce qu’il peut pour organiser la soirée avec Roxane.

Celle-ci est plutôt sympa, même s’il n’est pas simple de rire sur commande quand on est adolescent – et encore moins simple de danser quand on ne sait pas sur quelle chanson on danse. L’idée de la piste d’hélicoptère devant les urgences et pas sur le toit fonctionne très bien et le trio des bracelets rouges est déjà beaucoup trop convaincant. Les bracelets ? Un par opération. Comme Clément a pas mal d’opérations au compteur, il donne à Roxane et Thomas un bracelet, scellant le pacte donnant son nom à la série.

De son côté, Sarah comprend que Côme n’est pas qu’un mur dans son angoisse de la première nuit d’hôpital alors que Mehdi, lui, envoie un message à son grand-père. Le lendemain, Thomas parvient bien à se faire opérer grâce à l’arrivée de son père à l’hôpital avant 7h du matin, alors que Clément prend le temps de rétablir la communication avec ses parents. Quant à moi, derrière mon écran, je sais que j’ai retrouvé ma drogue, parce que ce premier épisode me laisse avec exactement ce que j’attendais de la série originale, de l’adaptation américaine et désormais de cette adaptation française : de la fascination pour une écriture pas trop misérabiliste et de l’attachement pour des personnages qui sonnent tous justes – malgré quelques jeux d’acteurs à améliorer encore ; mais eh, je ne suis pas acteur alors qu’est-ce que j’en sais !

J’accroche particulièrement à la photographie de la série, et donc sa la réalisation assez sombre qui rend bien l’oppression que peut être l’hôpital à chaque instant, même les plus légers. Une vraie réussite.

02.jpgÉpisode 2 – 17/20
Il faut arrêter de vous en vouloir.

La série s’offre un générique vraiment sympathique et Côme continue sa narration alors que l’on assiste à toute la préparation de Thomas pour son opération. Oh les mauvais souvenirs d’opération des dents de sagesse. La série ne lésine pas sur les détails des préparatifs de l’opération par le docteur Catalan, et c’est bien plus réaliste que la version américaine. Ou en tout, c’est plus causant pour un français, au choix.

Loin d’être paniqués lors de l’arrêt cardiaque, les médecins sont calmes, presque froids, et efficaces. L’arrêt cardiaque est l’occasion d’une rencontre entre Côme et Thomas, un côté science-fiction, certes, qui avance bien la série et permet à Côme de paraître plus sympathique et de passer un message à sa mère qui justement espère que ce jour sera particulier, car c’est un chiffre rond pour Côme.

Sarah regarde des vidéos d’Andy raconte (sympathique touche de réalisme) et est toujours aussi désagréable avec Côme et Nathalie. L’infirmier qui s’occupe d’elle la force à s’excuser, et ça aussi, c’est plein d’une petite touche de réalisme. En fait, elle joue parfaitement l’adolescente insupportable et Michaël Youn le père pas si autoritaire.

Il cède aux caprices de sa fille, quitte à traiter Côme de comateux (je viens de capter ce mauvais choix de prénom) qui ne se réveillera peut-être jamais. Devant Nathalie. Allez, sympa.

En flashback, on découvre ce qui est arrivé à Côme, un petit garçon timide qui a accompagné sa maman à la piscine. Nathalie l’a poussé à aller se faire des amis à la piscine, et ces idiots d’enfants lui donnent le défi de sauter du plus haut plongeoir de la piscine pas vraiment surveillée, alors que Nathalie est au téléphone. Sur la crédibilité de tous les gamins qui regardent Côme sur le plongeoir sans qu’aucun adulte ne voie ce qu’il se passe. Et Nathalie s’en rend compte une seconde trop tard bien sûr, juste à cause d’un coup de fil de la grand-mère.

Et pendant l’arrêt cardiaque de Thomas, c’est bien sûr à la piscine que les deux se rencontrent, et que Côme demande à Thomas de dire à sa mère d’arrêter de culpabiliser, et aussi qu’il aime quand elle s’habille en vert – ça tombe bien, elle est habillée en vert aujourd’hui.

Pendant l’opération de Thomas, Clément continue de passer du temps en rééducation avec Victor, l’infirmier qui s’occupe de lui et lui apprend qu’il peut passer aux béquilles. Il continue d’espérer avec Roxane, puis se rend attendre la sortie d’opération de Clément.

Roxane est obligée de se peser chaque semaine depuis cinq semaines qu’elle est à l’hôpital. Cela la confronte à ses angoisses d’anorexique. Elle se met à boire plein d’eau et chercher de quoi peser plus lourd. Elle trouve un poids de 500 grammes qui l’aide à tromper la balance.

Mehdi découvre lui les joies d’aller aux toilettes quand on a un plâtre, mais il refuse d’abandonner le combat… avant de décider de se retenir. Il rencontre Roxane qu’il aperçoit voler un poids sans comprendre vraiment l’intérêt. Il passe un peu de temps à parler avec et la mythonner sur son accident de moto, ce qui la fait marrer. Cette nouvelle rencontre est sympa et permet d’avancer dans la série, avec la formation d’un nouveau trio en compagnie de Mehdi, Roxane et Clément. L’ambiance est rapidement au beau fixe entre eux, ça fonctionne à merveille.

Court-circuitant une fois de plus l’hôpital, ils se rendent en salle de réveil où Thomas, inconscient, demande à se faire embrasser, par Roxane. Poussée par Mehdi et au désespoir de Clément, elle accepte de l’embrasser.

Une fois réveillé, Thomas fait comprendre à son père qu’il n’a pas vraiment besoin de lui, maintenant qu’il a Clément. Le dernier est sacrément touché et le père sacrément énervé. En même temps, il vient de s’asseoir sur l’absence de jambe de son fils, forcément, ce n’est pas ça.

Thomas rencontre ensuite Mehdi et apprend qu’il a embrassé Roxane. Clément s’impose entre eux, histoire que le triangle amoureux soit encore plus évident.

En parallèle, Sarah continue d’essayer de changer de chambre et d’être parfaitement insupportable, y compris avec Edouard, le pauvre adolescent qui veut juste être gentil avec (et la draguer de manière insistante, certes). Elle réussit à se mettre Nathalie à dos, puis son père, qui finit par lui avouer la vérité.

Finalement, Thomas décide d’aller donner un bracelet rouge à Côme et délivre le message à Nathalie. Bien sûr, c’est gros, mais ça fonctionne. Il est ensuite poussé par Clément à regarder son nouveau corps avec une jambe en moins, une scène sacrément marquante et très bien géré par l’acteur.

Quant au cliffhanger, il voit Roxane inconsciente dans sa chambre être découverte par Clément. Ah l’anorexie, ça ne pardonne pas. Le cliffhanger est immédiatement ruiné par la pub pour les épisodes suivants, mais bon, c’est sans surprise par rapport aux autres versions que j’ai pu voir.

C’est amusant de constater que d’une version à l’autre, je n’ai pas forcément les mêmes personnages préférés. J’accroche beaucoup plus à Thomas et Roxane dans la série française qu’à leurs équivalents dans l’original et la version américaine. Comme quoi, le personnage ne fait pas tout et le jeu d’acteur compte également. Difficile d’avoir une préférence tant j’aime les trois versions, mais il est possible que la version française finisse par l’emporter dans mon cœur. Il faudra voir avec le recul et les autres épisodes, mais cette version me paraît plus réaliste que son homologue américain et moins dramatique que la version catalane. Ou alors, c’est juste parce que je connais déjà les grandes lignes de l’histoire que je prends le temps de savourer chaque détail. En tout cas, c’est un vrai plaisir de retrouver les bracelets rouges et j’espère déjà l’annonce d’une saison 2 – si possible plus longue, allez, vivement qu’on s’aligne au rythme américain (l’espoir fait vivre).

En attendant, c’est une excellente série française, qui propose son propre rythme et ses réalités, apporte du soin à quelques détails supplémentaires et qui est surtout parfaitement accompagnée musicalement parlant. Gros coups de cœur sur les choix musicaux de cette série.

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Counterpart – S01E03

Spoilers

Ci-dessous ma critique du 3e épisode de la première saison de Counterpart.

03.jpgÉpisode 3 – The Lost Art of Diplomacy – 16/20
You ask for the world.

Allez, je me lance à nouveau dans la série malgré un retard de quelques jours, car j’ai bien accroché aux premiers épisodes. La série reprend sur un flashback qui nous montre l’accident d’Emily six semaines plus tôt, devant un magasin sagement nommé Cosima (Bingo !? Peut-être pas, comme je me dis que c’est peut-être un cinéma… je me garde ce point pour un autre épisode).

Dans le présent, Howard vient lui rendre visite et lui apprend qu’il a eu une promotion. Pendant ce temps, Baldwin est interrogée par la police. Gênant.

Dans le monde parallèle, Emily se rend au cinéma pour avoir un rendez-vous secret avec quelqu’un du bureau qui lui apprend que Baldwin a été arrêtée dans l’autre monde. Du coup, elle décide de s’y rendre elle-même, nous apprenant au passage que même dans un monde parallèle, les gens téléphonent au beau milieu d’un film au cinéma.

Elle se retrouve à devoir faire équipe avec Ian, son amant de l’épisode précédent qui n’a pas l’air d’apprécier de devoir la ramener dans l’autre monde. Quant à son permis, elle obtient le droit à un visa de six heures, uniquement pour se rendre dans l’ambassade de l’autre monde, ce qui semble lui suffire, même si elle n’aime pas bien les règles qu’on lui impose.

Peter Quayle, l’un des boss d’Howard dont j’apprends le nom, est occupé avec une prostituée quand il apprend à son tour les événements concernant Baldwin… événement qu’il apprend de la part de son beau-père. Il se rend chez Howard pour engueuler Alt-Howard, surtout qu’il n’est pas bien content de sa matinée (tu m’étonnes). Ils mettent au point un plan pour régler le problème Baldwin, et ça implique une séparation des Howard, histoire de réduire le budget de l’épisode, j’imagine.

Alt-Howard rend visite à Claude Lambert, un autre voyageur qui n’est pas avare quand il s’agit d’organiser sa sécurité. Cela ne suffit pas à s’assurer que ses rendez-vous débarquent quand il n’est pas en caleçon. Je n’ai pas bien compris son intérêt dans l’épisode, j’avoue, mais il trahit Howard en le gardant prisonnier jusqu’à l’arrivée de Ian et Emily, chargés d’enquêter sur l’affaire Baldwin.

Emily demande l’aide d’Howard et lui apprend surtout que celui ayant tenté de faire en sorte qu’elle le tue n’est autre qu’Alexander Pope. Bon, celui qui se faisait appeler « Pape » dans l’épisode 2 ne se faisait pas appeler Pape, c’était juste son nom de famille. Eh, bon, on ne peut pas tout savoir avec juste de l’audio ehe, l’erreur est humaine.

Elle lui demande également s’il ne la pardonnera jamais de lui avoir caché qui elle était réellement – un suspense que l’on a le droit de se garder un bon moment encore, je crois. Ils sont interrompus par le retour de Claude, qui n’empêche toutefois pas Howard de passer un message codé intrigant à sa femme. Décidément, les scénaristes aiment beaucoup nous balader.

Pendant ce temps, Howard, lui, fait équipe avec l’homme du service Stratégie de son monde, Aldrich. Leur but est d’aller interroger Baldwin pour obtenir des informations. Celle-ci accepte de répondre uniquement aux questions d’Howard, qu’elle a aperçu la veille et que, bien sûr, elle aime bien. Du coup, ils causent un peu de ce que ça fait d’avoir un double – Howard lui apprenant qu’il aurait préféré ne jamais le rencontrer.

Il demande aussi à Baldwin de s’expliquer sur cette drôle de mission qui était de tuer Emily. Elle affirme qu’il ne s’agissait que d’une mission comme une autre pour elle, ce qui est intrigant. Malheureusement, nous n’en saurons pas beaucoup plus car ils sont interrompus, Baldwin devant retourner dans son monde.

En effet, Peter, lui, se rend au bureau et découvre la catastrophe de l’intérieur, tentant comme il peut de la gérer. Il s’écrase beaucoup devant son beau-père demandant des nouvelles de sa petite-fille alors qu’il aurait bien fait en sorte de garder Baldwin pour lui quelques heures de plus.

Il se retrouve dans un dîner diplomatique avec Claude et son beau-père. Le sujet est bien sûr Baldwin, son monde d’origine voulant la récupérer dès que possible, en échange d’informations que leur monde voudrait bien obtenir, du genre un vaccin italien bien efficace. Comme la première offre n’est jamais la meilleure, le beau-père demande plus – un emplacement de pétrole, par exemple. Ce repas d’affaire nous permet surtout de comprendre que si Howard mange des fruits génétiquement modifiés, Alt-Howard mange des fruits de mer venant d’un océan plus propre de son côté. En revanche, il n’a pas de portable, ce qu’on apprend grâce à une bourde de Peter ayant laissé le sien allumé.

Ah la bourde, il leur montre de la technologie que l’autre monde n’a jamais créé. En revanche, on découvre aussi que le SIDA n’existe plus dans aucun des deux mondes, grâce à des échanges d’informations judicieux. Quant à Peter, il ne parvient toujours pas à obtenir ce qu’il veut et Baldwin doit donc retourner dans son monde.

Du moins, c’est la théorie. Son convoi est attaqué, aspergé d’essence et elle est libérée par sa copine de l’épisode précédent. Bien sûr, Howard était dans le convoi, donc Baldwin demande à ce qu’il soit épargné, s’attirant les foudres de sa hiérarchie.

Alt-Howard, lui, se voit retirer son visa. Il a 12h pour retourner dans son monde, et il ne compte pas le faire : à la place, il décide d’envoyer Howard dans l’autre monde pour vivre sa vie. Cela pose tout de même problème puisqu’il n’est même pas au courant qu’Emily est en vie dans l’autre monde. Je suis pressé de voir ce que ça donnera.

Emily (et je devrais plutôt dire Alt-Emily), elle, récupère une feuille à l’endroit indiqué par Alt-Howard lors de leur entrevue à l’ambassade – Alt-Howard lui donne donc quelque chose en retour de son aide vis-à-vis de Pope. La feuille ? Oh ce n’est pas rien du tout, loin de là. C’est une lettre d’Emily, mais celle du monde d’Howard, déclarant qu’ils savent qu’elle est la source d’Alt-Howard et qu’elle est en danger. Oh oh, elle en savait donc énormément sur l’autre monde et avait une liaison avec Alt-Howard, ou en tout cas un contact. Elle demande aussi à Alt-Howard de prendre soin d’Howard.

Et alors que cette révélation est en cours de digestion pour nous, Alt-Emily rentre chez elle et se fait empoisonner par une aiguille dans sa serrure. Elle meurt donc impuissante, assistant à la mise en scène de son suicide. Bon, ben finalement Howard viendra dans un monde où Emily est bien morte.

Le mystère est vraiment prenant. Plus la série avance, plus j’ai l’impression d’en découvrir plus et de tout savoir, pour chaque fois me retrouver plus loin des réponses qu’en début d’épisode. En revanche, ça ne me fait pas perdre de vue que si cet épisode était chargé en informations, il était extrêmement pauvre en action – et j’ai fini par m’ennuyer une ou deux fois. Je suis sûr qu’ils peuvent mieux faire.

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9-1-1 – S01E06

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du sixième épisode de la première saison de 9-1-1.

06.jpgÉpisode 6 – Heartbreaker – 16/20
Got to love Valentine’s Day

Cette semaine est compliquée, je suis en retard partout, mais je ne peux me permettre de prendre trop de retard dans cette série. Je suis à jour depuis le début, ça ne va pas changer maintenant. L’épisode commence par la pire des demandes en mariage avec un pilote feignant un problème moteur pour demander sa copine en mariage. C’est une idée pourrie, mais ça fait un excellent début d’épisode avec Abby impliquée dans l’urgence… au point d’appeler Buck et de faire la différence pour sauver la vie de la pauvre nana qui a failli avoir une crise cardiaque, mais en fait non, quand elle appelle .

L’épisode poursuit sur la mère d’Abby faisant la cuisine et préparant des cookies de St Valentin. Avec un peu de chance, tout ça devrait me valider un point du Bingo Séries. Une deuxième urgence voit Bob et Buck parler de St Valentin, juste avant la fête de la caserne.

Chim est déjà de retour à la station, et il va parfaitement bien. C’est à peine s’il a une cicatrice sur le front… franchement, ça vaut le coup, ça lui a fait des vacances. Bon, allez, il faut toutefois avancer dans l’épisode et on enchaîne sur l’arrivée d’Abby qui rencontre donc toute la base. C’est un peu précipité dans l’écriture, mais c’est marrant de la voir retrouver Athena et apprendre à connaître tout le monde

Grâce à cette nouvelle urgence, je valide bien le point St Valentin du Bingo Séries. Bon, ce sont des tarés : la nana n’apprécie pas trop que son copain ne lui offre que des chocolats et souhaite l’empêcher de sortir, donc celui-ci lui dit qu’il a d’autres copines. C’est Athena qui intervient dans la dispute de couple, mais elle arrive trop tard : l’homme est déjà ligoté dans un placard qu’elle ne vérifie pas.

Comme la nana cinglée (magnifiquement castée pour ses yeux) est une bonne comédienne et paraît plus suicidaire que dangereuse, Athena ne réalise pas ce qu’il se passe. Elle préfère aller aider un homme à livrer un rein à l’hôpital.

Toutefois, elle est rappelée dans l’appartement de Melora, la femme cinglée, donc, et elle y découvre le cadavre de son copain, dont elle a pris soin. À la glue.

Buck se prépare donc pour la St Valentin à son tour et tout se déroule à merveille, avec les conseils de Bob. Bon, la série n’est pas connue pour être merveilleuse, donc si le rencard commence bien, il ne dure pas longtemps. Très rapidement, Buck se retrouve avec du pain coincé dans sa gorge, et il a l’idée la plus conne du monde : boire de l’eau.

Le voilà qui ne parvient pas à respirer et qui s’effondre au sol. Abby ne perd pas son sang-froid et donne les infos nécessaires pour que les secours arrivent. Ce n’est toujours pas suffisant : ils mettent trop de temps à arriver et Buck n’arrive pas à respirer, lui faisant risquer des complications. Par conséquent, elle rappelle le 911 pour obtenir la marche à suivre pour une trachéotomie. Et la marmotte…

Bon, ça se passe bien pour Buck, sans surprise. Alléluia.

On fait ensuite un détour par une intervention de Bob et Chimney que j’ai bien aimée, mais qui ne servait à rien d’autre que faire rire pour la St Valentin. Je me demande dans quelle mesure ils se sont inspirés de faits réels pour le scénario toutefois. Tout ce qu’ils racontent pourraient après tout être des situations réelles, même si c’est souvent scénarisé à l’extrême. Buck qui décroche le téléphone en pleine intervention ? Chimney qui se remet en deux mois de son accident et retourne sur le terrain ? La trachéotomie improvisée au restaurant par une personne sans formation médicale et qui suffit à sauver le beau pompier ? Hum, hum, j’ai comme un doute tout de même. Et certainement pas tout à la même caserne. Après, ça reste une série et une fiction, mais ça perd beaucoup en crédibilité, donc en investissement de ma part.

Tiens, d’ailleurs, reparlons d’Athena qui est prise en otage par Melora. La tension grimpe, mais on a fini par apprendre que les héros de la série ne risquaient pas grand-chose finalement. Ted est mort, certes, mais on s’en fiche pas mal et encore plus quand on découvre qu’il est un beau connard avec pas moins de trois rencards pour la St Valentin.

Athena s’en sort sans trop de mal et rentre chez elle où l’attend une carte de la St Valentin écrite par ses enfants. Si ce n’est pas mignon. Buck, lui, est amené aux urgences où il reste inconscient assez longtemps pour que Bob passe le voir et parle un peu avec Abby. Très clairement, on a un triangle amoureux qui se met en place de manière pas très subtile, et je trouve ça fort dommage, car je n’ai pas spécialement envie de voir Bob & Abby flirter. Mais bon.

En soi, c’était encore un très bon épisode, mais vraiment, ils ont perdu beaucoup en implication de ma part quand ils ont décidé d’aller trop loin et d’en faire trop dès les premiers épisodes. C’est définitivement divertissant, mais la qualité n’est plus aussi bonne qu’au début. Si en six épisodes, j’en suis à ce stade, j’ai peur d’être soulagé que la saison se termine plus que triste. Et en plus, il y aura bien une saison 2, alors ils n’ont pas fini d’en voir de toutes les couleurs.

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Black Lightning – S01E03

Spoilers

Retrouvez ci-dessous ma critique du 3e épisode de la première saison de Black Lightning.

03.jpgÉpisode 3 – LaWanda : The Book of Burial – 15/20
I don’t mind people believing in God. They just can’t believe they can take back the streets.

L’épisode reprend sur l’enterrement de LaWanda, forcément, le titre l’indiquait assez clairement. Bon, ça se termine par un pasteur qui s’énerve contre le gang des 100 et dont on sent tout de suite qu’il va mal finir. Déjà, il s’attire les foudres de la police, et s’attirer les foudres de la police, c’est s’attirer celle de Black Lightning.

Le problème, c’est que Jeremiah, le pasteur, est sûr que Black Lightning est revenu en réponse à ses prières. Cela lance Jeff dans une grande réflexion métaphysique sur le fait qu’il s’est possiblement planté en revenant. Il interroge Gambi sur le sujet, mais celui-ci préfère le voir s’entraîner à une sorte de Laser Quest simulant une attaque.

De son côté, Anissa ne se rend pas à l’enterrement pour s’entraîner et révéler son pouvoir. Elle n’y parvient pas immédiate, s’énervant contre une machine à laver, pour le principe. Si ça ne fonctionne pas tout de suite, elle finit par maîtriser sa respiration, et paf. Et pendant tout ce temps, elle se filme, ce qui est probablement la pire des idées. Il faudrait parfois que les personnages de séries prennent le temps de regarder des séries eux aussi, ça les aiderait.

Elle s’amuse à regarder sa vidéo n’importe où, y compris la bibliothèque où elle fait des recherches sur les mutations génétiques et rencontre Grace. Grace ? Une bibliothécaire sexy qui n’hésite pas une demi-seconde à draguer Anissa qui, en même temps, lui mate le cul en prétextant s’intéresser à un comic qui traîne par là.

Bien sûr, cela complique les choses avec sa vraie copine, surtout quand elle se déguise en Catwoman pour aller à une soirée avec Grace. Les photos instagram mènent à une rupture entre les deux et on ne retiendra donc jamais vraiment le nom de la première copine d’Anissa.

Pendant qu’Anissa s’amuse avec ses pouvoirs, Jennifer découvre que son copain est puceau et trouve ça cool car elle est vierge aussi. Une série CW, donc. De manière pas crédible du tout, Jennifer en parle ensuite à ses parents, pour leur dire qu’elle est prête à faire l’amour (admettons) et qu’elle le fera le dimanche après-midi suivant (ben voyons). Bon, ça donnait un bon humour, au moins.

En revanche, elle en veut à Anissa de ne pas avoir été là pour la soutenir dans ce moment. Du côté des parents, Lynn envisage de reprendre la garde de ses filles, parce qu’elle ne veut pas les voir vivre ce qu’elle a vécu quand elle s’inquiétait pour son mari de Black Lightning. Pourquoi pas.

Du côté de Jeff, on enchaîne sur une scène particulièrement gênante où il s’en prend psychologiquement au copain de sa fille, Khalil. C’était marrant malgré tout.

Enfin, le grand méchant de la saison, qui s’appelle donc Tobias, a pour alliée/patronne, Lady Eve. Celle-ci pourrait pourtant passer pour une grande gentille très souriante, mais bon, l’enfer est pavé de bonnes intentions. Tobias a ensuite pour but de récupérer le contrôle des rues, une intrigue pas franchement passionnante, mais qui fait flipper quand toute la paroisse décide de marcher dans les rues pour réclamer la liberté. On sait très bien que ça finira mal.

Black Lighting arrive à temps pour arrêter un premier tireur et sauver tout le monde. C’est en tout cas ce que ces imbéciles pensent : ils se mettent donc à chanter… Jusqu’à ce que la nana qui accompagne toujours Tobias sorte un joli pistolet qui permet de tirer, en un seul coup, sur le révérend (zut je pensais qu’il était pasteur) et sur le copain de Jennifer. Bim.

On reste en suspense sur son sort un bon moment, juste assez pour voir Gambi détruire les vidéos montrant Tobias (oh oh ?) et Lynn parler avec Anissa lui informant qu’elle a rompu avec Chenoa (j’ai son nom !) pour lui cacher que ce qui l’inquiète vraiment, ce sont ses super-pouvoirs. Finalement, on apprend que Khalil s’est fait toucher à la colonne vertébrale et risque de ne plus jamais marcher. Voilà qui est inattendu comme développement. Un peu inutile aussi, je dois dire.

Oh et la mort de Lala ? Tout le monde s’en contrefiche finalement, personne ne la mentionne. C’était donc un épisode qui poursuit sur la lancée de la série. S’il n’est pas exceptionnel, je ne me suis pas ennuyé pour autant, j’aurais même presque envie de dire que c’était un peu mieux que la semaine dernière, mais la vérité est que je me suis permis un léger speedwatching. Du coup, ça tuait les quelques longueurs, mais ça veut aussi dire quelque chose sur la qualité de l’épisode…

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