Black Lightning – S01E02

Spoilers

Retrouvez ci-dessous ma critique du 2e épisode de la première saison de Black Lightning.

02.jpgÉpisode 2 – LaWanda : The Book of Hope – 14/20
Your world is falling apart, Lala.

Après un premier episode qui m’a laissé plus mitigé qu’autre chose face à un super-héros s’amusant à défoncer tout ce qui bouge, je suis de retour pour un deuxième volet sur lequel je suis légèrement spoilé suite à un quiproquo malencontreux. Autant dire que ça n’aide pas des masses à se motiver.

L’épisode commence par une intro super longue résumant la semaine dernière et ce n’est pas miraculeux. C’était trop long et le passage du rap à la musique de super-héros ne se faisait pas sans mal. Bref, du côté de la construction technique de l’épisode, je ne suis pas convaincu. Du côté de l’écriture, on découvre que Jeff souffre d’avoir utilisé ses pouvoirs.

Par chance, ça s’arrête dès que son ex-femme débarque pour s’occuper de lui. Les deux s’embrassent, mais la relation est compliquée, alors non, Jeff va dormir sur le canapé et regarder la télé qui nous remet dans le contexte. Hop, on passe à une conférence dans le gymnase du lycée le lendemain où quelques parents d’élèves sont super furieux contre le proviseur, allons savoir pourquoi. C’est que principalement les parents sont énervés de voir Black Lightning de retour pour sauver la vie de ses filles, mais pas des autres.

Autrement dit, la couverture de Jeff est déjà plus grillée que tous les méchants et figurants de la semaine dernière, mais il se sent coupable de ne pas aider Lawanda, une ancienne amie dont la fille est retenue contre son gré… On sait direct qu’il va reprendre du service en tant que super-héros, mais pour ne rien arranger, il apprend que les kidnappeurs de sa fille se sont enfuis. Ses filles sont donc encore en danger.

La voiture de flics devant chez eux ne sert clairement à rien, en plus, puisqu’il laisse passer un enfant avec une énorme boîte pleine de de conneries… Et un pistolet à eau remplis de ketchup pour tirer sur Jennifer. Oups. Jeff va donc voir Lala pour le menacer de nouveau, et ça ne fonctionne pas.

Jeff rend ensuite visite à Gabi qui veut le motiver à reprendre du service quand Jeff passe son temps à dire qu’il ne fait qu’arrêter Lala et qu’après, il s’arrête. Ouais, on sait tous où ça va de toute façon. Cela dit, Lala n’hésite pas à tuer le kidnappeur de la semaine dernière, qui était pourtant de sa famille.

On découvre que Jennifer a un copain qui veut clairement être plus que juste son ami, et elle accepte. La scène n’était pas super bien écrite si vous voulez mon avis, surtout que ça sortait de nulle part après une conversation téléphonique.

C’était toutefois nécessaire de lui fournir un copain pour la recadrer (humph) quand elle se met à boire à l’école et partir en vrille.

De son côté, Anissa s’avère être en train de faire l’amour avec sa copine. Elle me semblait encore dans le placard à refuser d’inclure vraiment sa copine dans sa vie, mais ses parents s’avèrent pourtant être au courant. Étrange. Elle parle tout de même de l’apparition de ses pouvoirs à sa copine (non, je n’ai pas retenu son nom, mais même les parents d’Anissa ne le savent pas, alors ce n’eest pas ma faute hein. Bien sûr, elle ne l’entend pas de cette oreille et lui explique que son robinet était probablement sur le point de se casser. Oui, ben oui, bien sûr.

Lawanda, elle, continue de faire n’importe quoi et de risquer sa vie sur les réseaux sociaux en accusant les 100 d’avoir kidnappé sa fille, mais les flics ne peuvent rien y faire, y compris le meilleur ami de Jeff, shériff (ou équivalent, je ne sais pas bien). C’est le bon samaritain de Jeff qui est donc chargé de calmer Lawanda et de la convaincre qu’il fera le nécessaire pour récupérer sa fille.

Il pense y arriver, mais Lawanda finit par péter un câble contre Lala et se faire tuer vite fait. Cela provoque une nouvelle crise de foi en Jeff qui avoue à Lynn qu’il culpabilise de ne pas l’avoir sauvée et qu’il ne sauve pas autant de vies qu’il aimerait. Du coup, et sans surprise, il change d’avis et décide de redevenir Black Lightning. Cela tombe bien, Gabi est sur une piste.

Quant au point de vue de Lynn sur le sujet ? Elle est totalement contre car elle voit le pouvoir de son ex-mari comme une addiction. Elle tente bien de se faire un allié de Gabi, mais ça ne fonctionne pas. Quant à Black Lightning, il reprend du service, s’amuse à éclater tout le monde – une scène rallongée volontairement par les scénaristes en lui faisant prendre les escaliers – et s’acharne un peu sur Lala. Ce dernier se fait toutefois protéger par les flics et par le meilleur ami de Jeff, qui semble le reconnaître en tant que Black Lightning, mais nous n’en saurons pas plus.

La série se construit ensuite quelques pistes la suite : Anissa a un mal de crâne et réussit à arrêter un braqueur grâce à sa nouvelle super-force (et c’est apparemment elle qui lui donnait mal à la tête). Le grand méchant de la prison semble par la suite avoir tout pouvoir sur la police. Le grand méchant de la série ? Oh, un raciste qui aime faire de Lala son esclave personnel avec accessoire SM… avant de le tuer en fin d’épisode pour ne pas qu’il le balance. J’étais au courant de cette mort (le fameux spoil accidentel), mais ça ne m’empêche pas d’être fortement déçu : contre toute attente, Lala était un personnage que je commençais à apprécier pour la profondeur que les scénaristes donnaient à ces actions de méchants. Tout ça pour ça.

Bon, je continue à trouver que la série est trop schématique, ressemblant par moment à une parodie plus qu’à une série sérieuse. Mon avis ne change donc pas : il y a de très bonnes choses et la fin de cet épisode le prouve, avec les morts de Lawanda et Lala qui semblent la diriger vers quelque chose de plus sombre, mais il y a également de trop nombreux moments où elle paraît mal écrite. Quant aux scènes d’actions avec Black Lightning, pour l’instant, j’ai plus l’impression de voir des épisodes du Flic de Shangaï qu’autre chose. Les chorégraphies sont hyper schématiques (et ça vient d’un fan de Buffy) et je n’aime pas trop les effets spéciaux du coup de jus à chaque fois qu’il frappe un ennemi.

J’ai envie d’en savoir plus sur Anissa, j’ai envie de voir vers quoi se dirige la série, mais ce n’est pas un coup de cœur. Bref, j’attends encore de voir la suite pour me faire une vraie idée, j’ai l’impression que la série n’est pas encore lancée.

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The Mayor – S01E10-13

Oh, ABC a enfin décidé de diffuser la fin de saison de The Mayor… quitte à expédier les quatre derniers épisodes d’une traite. Qu’à cela ne tienne, j’ai pris le temps dans ma soirée pour terminer cette série que j’aimais beaucoup, mais qui a été annulée faute d’audience. Dommage. La série ne se conclue pas spécialement, mais sa fin n’est pas totalement ouverte non plus. Les personnages continueront à vivre leur vie, et nous n’en saurons pas plus ; c’est tout. Quoiqu’il en soit, voici donc mes critiques sur les quatre derniers épisodes.

Spoilers

Capture d'écran 2018-01-30 22.07.49Épisode 10 – Mama Rose Best – 15/20
What?  ***, shut up, your mother don’t even trust you.

Le sujet de l’épisode est “la proposition 24”, une proposition politique de Courtney pour aider les seniors de la ville. Le problème, c’est qu’Ed ne l’entend pas de cette oreille : il utilise du temps d’écran télévisé pour prévenir les gens de ne surtout pas faire confiance à Courtney. C’est directement la panique au bureau du maire, et ça se fait comme toujours avec la dose de jeux de mots bien sentis.

Tout cela amène Dina à participer à l’émission politique « Grey Area ». En soi, ce n’est pas trop dérangeant, mais comme elle refuse que Val la prépare à cette interview et que c’est le début de l’épisode, on sait tout de suite que ça va partir en vrille. C’est bien le cas, puisque Dina avoue ne pas avoir voté pour Courtney. À la télévision.

Elle empire donc la situation et le lendemain, Courtney tente de voir ce que pense la ville de lui : facile, elle n’a pas confiance en lui. Val propose donc de revoir la campagne pour la proposition 24, mais une fois de plus, personne ne l’écoute. C’est un peu trop gros de voir Val aussi transparente après dix épisodes et, par ailleurs, Courtney écoute TK pour finalement adapter les idées de Val à sa sauce.

Il se retrouve ainsi à accuser sa mère d’être une alcoolique à la télé. Ben voui, évidemment. La situation entre la mère et son fils est donc au cœur de l’épisode bien plus que la proposition 24. Val se débrouille de manière hilarante pour les réconcilier, en commençant par les faire parler puis en utilisant des exercices de camps scouts – ou des techniques de psy de base.

Cela fonctionne, mais pas autant qu’une vidéo de Courtney offrant des cadeaux à sa mère et étant super sympa avec. Bon, les gens pensent que Courtney est marié avec Dina suite à cette vidéo, mais qu’importe, ce qui compte après tout, c’est que la proposition 24 passe… même si c’est pour aider des vieux racistes, d’après le gag final bien construit.

Capture d'écran 2018-01-30 22.52.48.pngÉpisode 11 – The Lockdown – 16/20
I’m doing this so when people come to work they feel like they’re part of something special

Oh, la série reprend avec un épisode qui ose nous parler de faire partie de quelque chose de spécial en présence de Lea Michele. Non mais non, faut pas faire ça aux fans de Glee, c’est moche de se moquer d’eux (de nous) avec une stupidité pareille. Bon tout ça n’est qu’une introduction pas très intéressante par rapport à la suite.

En effet, une alerte à la bombe force ensuite tout le monde à rester dans la mairie : un colis suspect se trouve juste devant la porte. Un épisode en huis-clos ? C’est parfait. C’est le genre de chose qui fonctionne généralement plutôt bien.

La série en profite pour introduire Glenn, un employé de la mairie, qui squatte le groupe à plusieurs reprises, en running gag constant de l’épisode. Le groupe se décide à faire un pictionnary histoire de passer le temps, et c’était une bonne idée avec plusieurs références pop-culture plutôt drôles. Comme il faut bien de la tension dans l’épisode, ça se termine par une crise de Courtney qui ne supporte pas de perdre.

Val fait donc prendre conscience à Jermaine et TK qu’ils sont trop gentils et toujours d’accord avec Courtney, pas habitué à perdre. C’est génial car ça permet au trio de se retrouver face à Courtney pour lui dire ses quatre vérités. Et l’honnêteté, ça peut faire mal, clairement. Courtney les pousse à dire la vérité, et quand il s’agit de TK et Val c’est marrant. Quand c’est Jermaine qui s’y met, par contre, c’est l’angoisse la plus totale : il déclare en effet que Courtney n’est pas si talentueux que ça.

Tout cela se conclue par une battle de rap entre les deux grands amis, et ça marche beaucoup mieux que je ne l’aurais imaginé. Les rimes s’enchaînent à merveille et en grand amateur de jeux de mots, j’ai adoré. Malheureusement, tout ça est arrêté par les flics annonçant que l’alerte à bombe n’a mené à rien.

Dina s’isole du groupe et se retrouve dans le bureau d’Ed Gunt, pour manger du popcorn. Il a en effet une micro-onde dans son bureau. Le duo fonctionne plutôt bien et je comprends l’idée de l’alerte bombe comme une excuse pour les rapprocher, et ça fonctionne. Ils se retrouvent à faire de la salsa ensemble, prouvant qu’Ed a un peu d’humanité en lui.

Dina en profite pour faire du chantage à Ed et c’est très drôle. Malgré toute leur haine l’un de l’autre, ils se retrouvent quand même dans l’ascenseur à danser le lendemain et c’était bien drôle à voir. Quant au reste de la conclusion de l’épisode, elle ne révolutionne pas la série et propose un retour à la normale, comme dans toutes les comédies.

Capture d'écran 2018-01-30 23.07.02.pngÉpisode 12 – The Pitch – 14/20
I’m the Mayor, bitch!

Bon, le grand problème de l’épisode vient d’un match de baseball qui tourne mal pour Courtney devant envoyer la première balle. Il n’a jamais été un grand sportif et là, il se ridiculise totalement. C’était drôle, mais j’ai préféré que TK se retrouve coincé dans une conversation avec une petite fille lui répétant en permanence « pourquoi », c’était excellent.

TK se retrouve à vouloir jouer les grands frères grâce à une application, Courtney tourne en boucle sur sa honte de ne pas savoir lancer une balle et Val a toutefois une bonne nouvelle pour oublier la honte de Courtney : Big D’s Pizza Express veut s’installer en ville. Le problème, c’est que le PDG de cette compagnie est un grand joueur de baseball.

Comme il se moque de Courtney, celui-ci se vexe et réagit de bien mauvaise manière, ce qui ne plaît pas au PDG. Il n’en faut pas plus pour que ce dernier s’enfuie. Pour le convaincre que Courtney n’est pas si facile que ça à vexer, Val et lui organisent un match de basket où des enfants jouent contre le maire. Il est censé se laisser perdre, mais il finit par ne supporter la moquerie et devient une vraie machine de guerre dans le match, faisant perdre des enfants – notamment Tyson.

La sous-intrigue de TK était bien sympa et ça faisait longtemps que la série n’en avait proposé qui fonctionne comme ça. Il se retrouve à élever Tyson, un petit garçon dont il est juste la nounou catastrophique en fait. Malheureusement, l’intrigue principale fonctionnait moins – ou alors c’est juste que la série n’est pas faite pour le bingewatching, ou alors ils avaient compris que le bateau coulait – alors heureusement que celle-ci fonctionnait.

Quant au message de l’épisode, il est sympathique avec Courtney se plaignant des difficultés d’être un homme à Val (lol) et surtout avec TK découvrant ce que c’est d’être un parent. La conclusion voit Courtney obtenir le deal avec la chaîne de pizza, Dina s’amuser avec Clement – un enfant de remplacement de TK – et TK aider Tyson à se venger de Courtney. Sympathique.

Capture d'écran 2018-01-30 23.30.23.pngÉpisode 13 – Death of a Councilman – 17/20
I am not like your mother, I am your mother.

Le titre spoile un peu trop le premier gag de l’épisode qu’on aurait tous vu venir de toute manière. Alors que Courtney tente de transformer une tour radio en arbre radio, un des conseillers de la ville s’endort et décède. Cela mène à un enterrement dont personne n’a rien à faire dans l’équipe, un peu comme le monde n’a rien faire de l’annulation de la série, malheureusement.

En effet, Val voit surtout le problème à long terme : un siège est disponible dans le conseil, et il faut quelqu’un qui soutienne Courtney d’élu à sa place. Le problème ? La femme du défunt veut prendre sa place, et elle est contre Courtney.

Comme il faut un ami au conseil, Val et Courtney font tout ce qu’il faut pour convaincre TK de présenter à l’élection. Le truc, c’est qu’on a vu arriver Dina à des kilomètres. Suite à une réunion des locataires de son immeuble, elle a prouvé être capable d’être une excellente femme politique. Sans surprise, elle se présente à son tour à l’élection, mettant Courtney dans une position assez inconfortable : choisir entre sa mère ou son meilleur ami.

Enfin, elle ne lui laisse pas spécialement le choix, d’ailleurs. Il n’en faut pas plus pour que Courtney tente de décourager TK, ce qui ne fonctionne pas du tout, et pour que Jermaine décide d’aider Dina à l’emporter – alors que Val soutient TK, forcément. Complétement perdu, Courtney décide de soutenir la femme du défunt, mais il le fait avec tellement de motivation que celle-ci décide de se retirer de la course car elle ne se sent pas de prendre un tel poste.

Pendant le débat, Courtney a pour obligation de soutenir officiellement Dina ou TK. Du coup, il s’enfuit en courant devant les appareils photos et le micro de la ville. Après une journée de plus à hésiter, Courtney décide de ne pas soutenir sa mère mais TK. C’est loin d’être un problème pour Dina qui a déjà prévu le coup et déclare devant caméra ne pas vouloir du soutien du maire, car cela ne lui est pas nécessaire. Cela enterre la campagne de TK et Dina finit par obtenir le poste.

Malheureusement, nous ne verrons jamais les tensions que cela aurait amenées dans la série, puisque celle-ci est annulée. Val ne semble même pas déprimer d’avoir perdu la campagne et le gag final tombe un peu à plat. J’ai beaucoup aimé l’idée d’enfin donner un rôle à Dina par rapport à la ville, c’était nécessaire. En revanche, ce n’était pas du tout un dernier épisode, ni une fin de saison, ni une fin de série. Dommage, mais ne même temps, nous n’avons pas non plus un cliffhanger insoutenable, alors j’imagine qu’il faut se contenter de cette demi-satisfaction.

Capture d'écran 2018-01-30 23.31.24.png

EN BREF – L’ensemble de cette saison était pleine de promesses, avec des épisodes véritablement réussi (le neuvième) quand d’autres étaient tout juste bons à passer le temps en divertissant (le douzième notamment) sans faire plus d’effort que ça. Le casting était aussi excellent que prévu et les scénaristes ont su trouver la dynamique juste dans leurs gags et l’ensemble des relations entre les personnages. Il est vraiment dommage que cela ne se soit pas traduit par de meilleures audiences, car finalement, la série aurait pu aller beaucoup plus loin.

Comme d’autres avant elle (salut Grinder ou Grandfathered), cette comédie s’incline et disparaît. Je ne doute pas qu’elle sera malheureusement rapidement oubliée dans les limbes des séries : soyons honnêtes, je ne me vois pas la revoir en entier un jour… Peut-être que j’en regarderai de nouveau l’épisode de Noël un jour, si j’ai envie de revoir le casting, mais je sais qu’elle sera vite remplacée par trois autres séries tout aussi drôles, voire peut-être même plus. Ce ne fut pas un succès pour le Mayor Rose, et c’est bien dommage, mais il faut savoir passer à autre chose.

Counterpart – S01E02

Spoilers

Ci-dessous ma critique du 2e épisode de la première saison de Counterpart.

Capture d'écran 2018-01-29 22.32.12.pngÉpisode 2 – Birds of a Feather – 16/20
I don’t really know anything about the nature of our work.

C’est reparti pour cette série – depuis le premier épisode la semaine dernière, j’ai découvert que la série manquait clairement de personnages féminins et que c’était sûrement ça qui m’avait rebuté. Tout va bien.

On commence par ce qui ressemble fort à un traquenard d’Emily : elle a piégé Alt-Howard pour le rendre à ses services qui ont lancé un mandat d’amener à son nom. Il découvre que trois hommes bulgares sont là pour l’arrêter, fait semblant de se rendre et les tue. On continue donc de nager dans l’incompréhension la plus totale pour le moment. Toutefois, Emily semble tellement le détester que je comprends pourquoi il dit qu’elle est morte, ça paraît plus simple.

Le lendemain, un indic’ lui apprend le vrai nom de Baldwin, mais ça semble ne pas le passionner : ce n’est pas assez. On continue la découverte de ce nouveau monde, la série passant du monde d’un Howard à l’autre, avec un RDV de ce Howard avec le « Pape », rien que ça. Le rendez-vous a lieu dans une Église effectivement et le Pape lui conseille de prendre un visa de 36 heures car la situation se dégrade pour lui dans ce monde. Sans trop de surprise, il y arrive sans problème.

De son côté, Emily découvre qu’elle est dans la merde pour la mort des trois bulgares qui bossaient avec elle : jamais aucun mandat d’amener n’a été lancé par sa hiérarchie, donc toute sa justification de l’affaire tombe à l’eau. Elle le prend mal et nous découvrons en plus qu’elle a déjà une tache dans sa carrière, même si nous n’en savons pas plus pour l’instant.

Nous la retrouvons plus tard au lit avec un autre homme. C’est tout à fait son copain du moment puisqu’il a toutes les infos sur sa vie personnelle et la conseille. En fin d’épisode, nous retrouvons Emily qui vient rendre visite au Pape pour obtenir des informations sur la mission de son ex-mari ; puisque quelqu’un a voulu lui faire porter le chapeau de sa mort. Emily déclare avoir pour mission de préserver la paix, mais également savoir pour les agissements de Baldwin dans l’autre monde. Et les relations entre elle et le pape restent un vrai mystère.

Dans l’autre monde, Alt-Howard revient avec le nom de Baldwin et demande l’aide de son alter-ego, qui a obtenu sa promotion mais n’est pas plus avancé qu’avant dans la nature de son travail. Leurs retrouvailles sont excellentes : on découvre qu’Alt-Howard a déjà retrouvé la Baldwin de ce monde ; elle s’appelle Nadia et est violoniste.

Non, ce n’est pas ça qui est excellent : Alt-Howard approfondit un peu plus la mythologie en expliquant à son double qu’il n’y avait qu’une réalité à l’origine, mais que trente ans plus tôt, cette simple réalité s’est divisée en deux, puis a divergé progressivement, d’où les gros changements de personnalités des deux côtés.

Alt-Howard se débrouille pour approcher Nadia de manière discrète, se faisant passer pour un père en pleine dépression. C’est plutôt efficace comme tactique, il attire sans problème l’attention de Nadia. Pendant ce temps, l’autre Howard se rend avec toute une équipe fouiller l’appartement de Nadia afin d’obtenir de nouvelles informations sur Baldwin.

Cette dernière, elle, a droit à une jolie balle dans la mâchoire. Elle se recoud elle-même avant l’arrivée d’une femme avec qui elle a clairement une relation ambiguë. Celle-ci lui donne l’ordre de tuer Nadia, l’autre, et elle est bien renseignée sur Howard, celui ayant traversé. Baldwin jure que ce ne sera pas un problème de tuer Nadia, mais les choses sont plus compliquées que ça.

Une fois Howard parti de l’appartement de Nadia, elle s’infiltre dans celui-ci et découvre la vie de son double. Une vie bien différente, malgré un passé commun. En flashback, nous découvrons d’ailleurs le passé des deux Nadia qui ressemble beaucoup à de la torture à base de violon.

Howard se rend dans la maison d’enfance de Baldwin et Nadia, ne sachant pas qu’il est sur une bien mauvaise piste. Lui et les autres hommes découvrent que Baldwin en a après Nadia et font demi-tour, mais celle-ci est déjà en train de passer à l’action : elle appelle les secours, puis tue deux hommes.

La série gère bien du côté de Nadia : elle raconte sa vie à l’Alt-Howard et il est difficile de ne pas s’attacher à elle ; même quand on découvre qu’elle n’a pas porté secours à son alcoolique de père tombé par mégarde sur les rails du métro. Bon appétit.

Baldwin réussit à la perfection son coup, mais elle n’ose pas pour autant tuer Nadia. Les deux s’enfuient, poursuivies par Alt-Howard, poursuivi par son garde du corps, poursuivi par les supérieurs de l’opération. Passionnante courses poursuites.

Malgré tout ça, Baldwin prend le temps de montrer son visage à Nadia qui la prend pour son vrai visage, forcément. Il est révélé qu’en fait Nadia se scarifie pour oublier le meurtre de son père, mais elle est finalement abattue par accident par le shooter de l’agence, le tout sous les yeux d’Howard.

Finalement, Nadia est donc tuée et Baldwin arrêtée par les policiers, puisqu’elle se rend, dépitée par la mort de son double.

En fin d’épisode, Howard est dégoûté de la mort de Nadia, s’en prend à ses supérieurs (physiquement) et accueille Alt-Howard chez lui. Sur les nerfs, Howard ressemble déjà bien plus à son double, et ça ne lui plaît.

Cet épisode me plaît bien, mais je ne sais toujours pas quoi penser de la série. Nous sommes pris au milieu d’une guerre inter-dimensionnelle dont nous ne comprenons absolument rien. Ils ont fait un bon job à nous rendre Baldwin attachante grâce à son double désormais morte, mais comme Baldwin est arrêtée pour ce côté humain, ça reste un vrai mystère de savoir vers quoi ils se dirigent.

En plus, on ne va pas se mentir, ils n’exploitent pas les 56 minutes exactement comme il faudrait. On retrouve la lenteur classique des séries de ce format, et c’est dommage. Il paraît que ça donne l’impression d’être devant un film, mais perso, je ne regarde pas un film pour m’ennuyer. Je n’en suis pas encore à l’ennui devant la série, mais c’est un peu irritant quand on s’aperçoit que certaines scènes supposées donner de la profondeur comblent juste du temps d’épisode sans rien apporté.

Et ça n’aide pas à me positionner pour savoir quoi penser de la série.

Arrow (S02)

Synopsis : Dans le final de la saison 1, Oliver Queen avait tenté sans succès de mettre fin au plan de Malcolm Merlyn. Maintenant qu’une bonne partie des Glades est détruite et que Tommy est mort, la vie doit reprendre son cours à Starling City… mais ce n’est pas si simple.

  Saison 1 | Saison 2
Arrowverse

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Pour commencer, j’ai été agréablement surpris par la première saison qui, malgré ses longueurs, a su me tenir intrigué pendant longtemps. Du coup, je me plonge dans cette saison 2 en étant à la fois très curieux de connaître la suite, mais aussi très craintif de m’ennuyer ferme dans les flashbacks qui n’avancent jamais et les multiples intrigues gérées en parallèle. La bonne nouvelle, c’est que Flash devrait enfin pointer le bout de son nez dans mon visionnage d’ici une semaine ou deux.

Bon, j’avoue, j’y vais plus à reculons qu’avec une grande envie, mais c’était pareil en saison 1 et ça s’est bien passé, alors bon… il n’y a pas de raison !

Note moyenne de la saison : 16,5/20.

S02E01 – City of Heroes – 18/20
La série effectue un très sympathique retour et n’hésite pas à introduire de nouvelles dynamiques entre les personnages, mais aussi de nouveaux personnages et de nouvelles intrigues. Le début d’épisode m’a laissé vraiment sceptique, mais ça se rattrape franchement bien et je suis partant pour ces 23 nouveaux épisodes.
S02E02 – Identity – 17/20
Si la série poursuit pas sur une bonne moitié des intrigues entamées dans le premier épisode, il n’en reste pas moins que cette saison 2 est pour l’instant bien meilleure que la première. Les dynamiques entre personnages sont claires, les intrigues bien plus prenantes et, même avec des acteurs que je n’aime pas, la série s’améliore significativement grâce à tout ça – et un excellent cliffhanger.
S02E03 – Broken Dolls – 17/20
Décidément, la série s’est améliorée entre les deux saisons et ça va finir par être un plaisir total d’enchaîner les épisodes. En plus, je m’amuse désormais à retrouver des visages connus à chaque épisode. Les intrigues fil rouges sont bien plus prenantes qu’en saison 1 pour l’instant – et bien mieux gérées. C’est agréable !
S02E04 – Crucible – 16/20
Si je suis très heureux que la série ne traîne pas trop sur une intrigue sur laquelle j’étais de toute façon spoilé, je suis bien plus sceptique sur la manière dont la révélation est traitée. Disons que quelque chose que je voyais être central pour la série s’avère finalement traité un peu trop par-dessus la jambe au milieu des 54 intrigues en cours. Quant aux flashbacks, ils peinent à être convaincants, une fois de plus.
S02E05 – League of Assassins – 17/20
Arrow
continue d’être bien trop rapide en rythme, et cette fois, ce n’est pas pour le meilleur. En effet, si j’ai adoré l’épisode, je suis vraiment déçu par sa conclusion qui précipite trop les choses. Je pense que j’en attendais trop de cette intrigue sur laquelle j’étais spoilé avant même de commencer la série, et que ça a quelque peu desservi ces épisodes.
S02E06 – Keep Your Enemies Closer – 15/20
Le détour en Russie m’a paru bien long après l’épisode précédent qui m’avait beaucoup plus plu. Pourtant, il ne fait pas de doute que cet épisode était nécessaire, car des sous-intrigues laissées de côté depuis un moment sont revenues sur le devant de la scène. La série continue donc d’avancer méthodiquement sur tous les fronts, et ça tue l’ennui.
S02E07 – State V. Queen – 17/20
Comme à son habitude, la série se débarrasse à toute vitesse d’une intrigue que j’attendais depuis sept épisodes et que j’aurais imaginé plus longue. J’ai adoré cet épisode, également marqué par le retour d’un très bon méchant, mais le cliffhanger m’a déçu, clairement, car j’aurais pu me passer de toutes ces révélations. J’ai plus le sentiment de voir la série en plein jump the shark qu’autre chose, et c’est frustrant.
S02E08 – The Scientist – 16/20
Sans un excellent cliffhanger et l’introduction d’un personnage que j’attendais pour plus tard, cet épisode aurait eu du mal à dépasser le 14. Bref, il était cool pour certains aspects et moins bon pour d’autres ; et j’ai encore l’impression de surnoter la série avec celui-ci, mais bon. Ah, aussi, il faut qu’ils arrêtent de « tuer » 36 personnages, on en est à quasiment autant de résurrections que d’épisodes dans la saison, c’est gênant.
S02E09 – Three Ghosts – 15/20
Outre le fait qu’on en est cette fois une résurrection par épisode dans cette saison et que ça ruine une grosse partie des moments dramatiques de la série, j’ai bien aimé cet épisode qui continue d’introduire le personnage de Barry comme un personnage beaucoup trop cool. Dans l’ensemble, la série parvient bien à tuer ses longueurs car je m’intéresse aux personnages plus qu’aux incohérences, mais quand même, ça commence à faire beaucoup et je n’en suis qu’à la saison 2, d’où le point en moins par rapport à d’habitude.
S02E10 – Blast Radius – 14/20
Un épisode qui ne fait pas vraiment avancer les choses et tourne pas mal en rond, en me faisant porter un regard bien trop critique envers Oliver. C’est dommage parce que j’ai envie de continuer à croire en la série, mais elle ne fait rien pour m’aider dans ces 40 minutes qui me font redouter une suite de saison encore plus longue que la saison 1.
S02E11 – Blind Spot – 14/20
La saison continue d’explorer différentes pistes d’intrigue sans pour autant avancer véritablement. Pire, elle recule dans cet épisode sur son fil rouge. L’avantage, c’est que la dynamique entre les personnages a trouvé un rythme de croisière efficace, qu’on a une origin story (encore une) qui ne traîne pas trop en longueur et qu’on se concentre dans cet épisode sur des personnages secondaires que j’aime bien.
S02E12 – Tremors – 15/20
Après deux semaines de pause, je suis triste de reprendre sur un épisode aussi plat et banal. Ce n’est pas qu’il se passe rien, au contraire même, la fin de l’épisode se termine sur un triple cliffhanger ouvrant des pistes prometteuses pour l’épisode 13. Oui, mais avant ça, on est sur un épisode hyper classique, qui n’a pas réussi à garder toute mon attention du début à la fin.
S02E13 – Heir to the Demon – 17/20
Une bonne intrigue bien ficelée qui conclue sans prévenir un fil rouge entamé il y a un an, voilà qui était extrêmement bienvenue. L’épisode était ainsi sympathique à découvrir et remettait en question une grande partie des bases de la série, tout en s’engouffrant dans les nouvelles pistes proposées par l’épisode précédent. Tout avance vite et bien, mais il reste encore dix épisodes à la saison.
S02E14 – Time of Death – 18/20
Excellent épisode qui bouscule les dynamiques pré-établies entre les personnages et prend le temps d’apporter quelques conclusions. Ce n’est pas toujours hyper nécessaire (les flashbacks, toujours) et c’est parfois précipité (Laurel), mais les développements proposés par l’épisode sont sympathiques et mène à l’un des meilleurs cliffhangers de la série, donc les défauts sont rapidement oubliés dans cet épisode.
S02E15 – The Promise – 15/20
Arf, c’est un comble d’attendre deux mois et demi pour reprendre la série, de mourir d’envie de la reprendre et de tomber sur ce genre d’épisode cumulant tout ce qui me soulait dans la série. Ça ne donne pas trop envie de continuer, mais je sais bien que ça devrait repartir ensuite. Et puis, il y avait quand même de bons moments d’action dans cet épisode pour ne pas trop m’ennuyer.
S02E16 – Suicide Squad – 14/20
Je n’ai décidément pas beaucoup de chance pour ma reprise puisque je tombe maintenant sur un épisode de transition qui n’est pas passionnant non plus à se concentrer sur des personnages que je n’aime pas. Pourtant, l’idée de base était vraiment sympathique, mais ça n’a pas pris sur moi. Dommage.
S02E17 – Birds of Prey – 17/20
Ah, enfin ! Me voice de retour devant la série que j’aimais beaucoup il y a deux mois et demi. Cet épisode jouait bien de l’ensemble de son casting, avec de bonnes dynamiques et de l’action, des scènes de combat bien fichues et une avancée dans pas mal d’intrigues secondaires. En plus, le cliffhanger promet de relancer l’action, ce qui est également bienvenue.
S02E18 – Deathstroke – 19/20
La série repart sur les chapeaux de roue avec cet épisode qui s’intéresse à de bonnes intrigues oubliées depuis deux ou trois épisodes. Il y a tellement de choses en parallèle dans cette saison que tout ne peut être évoqué à chaque fois, mais quand ça l’est, c’est toujours excellent. Cet épisode est plein de révélations et est à lui tout seul digne d’une fin de saison tellement il se passe de choses. Seulement, il reste encore six épisodes avant la fin de saison, et ça risque par conséquent de traîner en longueur dans d’autres épisodes. En attendant, je ne boude pas mon plaisir.
S02E19 – The Man Under the Hood – 16/20
L’intrigue générale avance bien, même si ça va forcément moins vite que dans le précédent. Il est question de gérer les conséquences de toutes les révélations de l’épisode précédent après tout et cela n’empêche pas les scénaristes de réserver quelques surprises et d’introduire des personnages et des intrigues qui reviendront dans The Flash. Bien joué.
S02E20 – Seeing Red – 19/20
C’est le genre d’épisode qui paraît tout sympathique et top mais un peu ennuyeux quand même et qui se termine sur en redéfinissant toute la dynamique de la série grâce à des rebondissements que je n’ai même pas vu venir. Pourtant, ce titre est un vrai avertissement à force, car ça ne se finit jamais comme je le voudrais dans les séries qui ont un épisode nommé comme ça.
S02E21 – City of Blood – 16/20
Voici un bon gros épisode de transition qui amène de bonnes choses et met progressivement en place la fin de saison qui promet d’être un double épisode envoyant du lourd. En attendant, il suffit de s’asseoir et de regarder les pièces du puzzle se mettre en place entre l’épisode précédent et le suivant, et c’est tout .
S02E22 – Streets of Fire – 18/20
Ma foi, cela part dans tous les sens comme dans une fin de saison et les avancées de l’intrigue sont vraiment intéressantes à suivre. Tout va vite, tout est précipité et ce rythme ne laisse pas trop le temps de respirer alors que les groupes se forment et se déforment à toute vitesse.
S02E23 – Unthinkable – 18/20
Il n’est plus question de partir dans tous les sens, mais juste d’enfin conclure cette saison, ce qui ne veut pas dire pour autant conclure les intrigues. Non, loin de là même : on a une multitude de cliffhangers pour la saison 3, sans compter que l’Arrowverse va vraiment débuter maintenant. C’était un bon épisode, mais définitivement pas le meilleur de la saison qui a eu d’autres épisodes donnant l’impression d’une fin de saison. Pour autant, ça reste très bon et les scénaristes gèrent bien leur barque !

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Arrowverse