9-1-1 – S01E07-08

Épisode 7 – Full Moon (Creepy AF) – 17/20
Cet épisode porte bien son nom parce qu’il était assez fou et dérangeant à la fois. Si la crédibilité n’y est pas, il est toutefois super intéressant à voir : j’ai beaucoup aimé les différentes intrigues de l’épisode et la manière dont certaines parvenaient à se croiser. Bien sûr, on ne suit pas la vie perso de chacun, comme toujours, mais j’étais surpris de voir qu’après plus d’un mois, je me souvenais encore des noms et détails de vie de chacun. C’est plutôt bon signe !

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Spoilers

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It’s gonna be a full moon tomorrow and it’s always crazy.

Je voulais terminer la saison ce soir, mais ça me paraît mal barré vu l’heure où je m’y mets. Je me lance malgré tout parce qu’il faut bien avancer dans tout mon retard. L’épisode se concentre sur Hen, il était temps, et sa femme actuelle, que je reconnais maintenant comme Fiona de la saison 3 d’Unreal. C’est une coïncidence marrante, c’est la deuxième fois que je la vois aujourd’hui. Comment ça, ça n’a rien avec l’épisode ?

De manière assez claire, l’épisode va se concentrer sur la pleine lune qui fait agir bizarrement les gens et provoque tout un tas de catastrophe. C’est intéressant, ce n’est pas comme s’il y en avait une par mois.

Buck reprend le travail dans une fête foraine et c’est plutôt marrant, ça l’est encore plus quand il prend le temps d’appeler Abby et de commenter la pleine lune : pour lui, ce sera une nuit de travail plus excitante que les autres, pour elle, ça ne change rien du tout.

Le premier appel de l’épisode vient d’une vieille dame, Nora, terrifiée par un homme qui l’observe depuis l’extérieur de la maison. Quand Athena examine le jardin, elle ne voit rien. En revanche, quand Hen intervient auprès de Nora pour la sauver d’une crise de panique avec Chimney, elle comprend que l’homme était… à l’intérieur de la maison, et que Nora voyait son reflet. C’est juste terrifiant comme mise en place.

Le deuxième appel que reçoit Abby est celui d’une dame, chez elle, avec quelqu’un essayant d’entrer. Et réussissant. Tout aussi flippant. Kathy, la victime, se fait tuer alors qu’elle est au téléphone avec Abby. Cela lui vaut la visite d’un détective qui lui apprend qu’ils ont déjà arrêté le coupable, mais qu’il veut quand même écouter le coup de téléphone. Le vrai problème, c’est qu’en fouillant un peu la base de données, Abby comprend qu’ils ont arrêté la mauvaise personne.

Elle rappelle le détective pour lui expliquer qu’il se trompe, mais il ne la croit pas du tout. Elle a réussi à convaincre son collègue qui entend une autre voix dans l’appel et lui permet d’avancer dans ce qui va s’avérer être une énorme enquête improbable pour le reste de l’épisode.

Un troisième appel amène Athena, Hen et Chimney dans un parc où un homme drogué s’amuse à bouffer des gens. Pas très rassurant quand on sait que ce cas-là est clairement inspiré d’un fait réel et que ça se termine par Athena forcé de le tuer pour éviter qu’il ne s’attaque à elle ou Hen. Si Hen reçoit ensuite un appel d’Eva, son ex, qui est sortie de prison depuis une semaine, a récupéré un boulot et un appartement et aimerait revoir son ex au plus vite, Athena, elle, a juste le droit d’être de nouveau assignée à son bureau suite à l’homicide qu’elle vient de commettre.

Cela tombe bien car elle peut alors aider Abby à remonter la piste du vrai tueur de Kathy : il s’agit d’un ex-mari, oui, mais de celui d’une de ses amies qui est aussi la fille de la vieille dame, Nora. C’est totalement tiré par les cheveux, mais il s’agit donc du même homme qui est la cause du premier et du deuxième appel de l’épisode. Sacrée enquête.

Forcément, le détective revient s’excuser auprès d’elle et retracer la nuit du tueur, qui se fait finalement tuer par son ex-femme qu’il voulait tuer. Sympa.

Pendant ce temps, Buck et Bobby se rendent à un cours de yoga pour femmes enceintes qui vire à la catastrophe. L’une est bloquée par une position, l’autre accouche, une autre aussi, bref, c’est un gros bordel avec double accouchement et encore une autre emmenée d’urgences à l’hôpital. Et oui, les nuits de pleine lune et les femmes enceintes, ça ne fait pas bon ménage.

Leur deuxième appel vient d’un couple gay dont l’un des hommes a un grand problème de crampes intestinales qui s’avère être un simple vers. Je crois que de toutes les séries (médicales ou non), je n’avais jamais vu ce genre de vers retiré aussi tranquillement d’un patient soufrant le martyr. Finalement, c’était plus drôle qu’autre chose à voir, majoritairement grâce à Buck qui insufflait une bonne dose d’humour.

La fin d’épisode voit Hen faire une grosse connerie en retombant dans les bras d’Eva. Comme quoi, la pleine lune fait faire n’importe quoi. Elle finit la nuit à pleurer sur la plage ; comme on l’avait vu dès le départ. Dans le même genre, Buck se rend chez Abby et les deux finissent par enfin coucher ensemble !


Épisode 8 – Karma’s A Bitch – 16/20
Cet épisode enchaîne les cas pour ne plus s’arrêter, mais ça fonctionne plutôt pas mal. Si sa construction est assez prévisible dès le titre, elle n’en reste pas moins intéressante et plus amusante que d’habitude… Et puis surtout, elle permet de se rassurer parce que je ne serai pas le genre de victime de cet épisode a priori. Et c’est plutôt cool comme ça.

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I’m trying to move forward, Athena. Move with me.

Je n’avais pas vu le titre en composant la grille, mais si avec cet épisode, je ne valide pas le point karma du Bingo Séries, je vais être triste !

Le premier appel vient d’un homme qui s’est fait tirer dessus… ou pas. L’introduction de l’épisode est assez intéressante et me donne directement mon point. En fait, un an plus tôt, l’équipe de secours est venu au même endroit pour sauver la vie de quelqu’un qui s’était pendue, une femme bien sûr morte. Encore plus tôt, cette même femme, battue par son mari, à sorti un flingue. Son mari l’a alors forcé à tirer sur lui, mais la balle finit dans un arbre. Plus tard, cet arbre étant malade, il a compris qu’il fallait l’abattre ; et il l’a fait à l’aide d’explosifs et d’un flingue. C’est à ce moment-là que la balle qu’elle avait tiré sur lui et qui avait terminé dans l’arbre en est ressorti pour venir se loger dans son corps. Du grand n’importe quoi, mais c’était marrant. Et le karma est une garce !

À la caserne, Chimney organise un don du sang et force Bobby à donner le sien malgré ses réticences, parce que c’est le genre de choses qui ont sauvé sa vie lors de son accident. C’est tiré par les cheveux, mais bon, ça fait de la prévention sympathique. Seulement, Bobby apprend ensuite que le laboratoire chargé de l’analyse de son sang a trouvé quelque chose. Cela le reconduit à l’église, des scènes qui ne me motivent pas spécialement, où il explique qu’il veut sauver autant de vies qu’il en a perdu, avant de mourir.

Le médecin du laboratoire lui parle de la maladie de Rhesus, une maladie qui tue des tas de bébés mais qui sont sauvés par du sang d’un donneur… qui ressemble étrangement à celui de Bob. Du coup, Bob va devoir confronter sa peur des aiguilles car il devient un donneur recherché.

Au-delà de ça, il est confronté à son marché avec Dieu et il est dégoûté de ne pas recevoir la punition divine qu’il attendait, et de ne pas retrouver ses enfants morts plus vite. Il finit par s’en confier à Chimney qui comprend que son chef envisage le suicide. Rassurant.

Bob se sent puni de devoir rester en vie sans ses enfants, mais Chimney trouve le moyen de lui faire comprendre que c’est en fait une bénédiction car il sauve des bébés et rend des familles heureuses. Pas si mal, mais un peu forcé : c’est une fin d’épisode qui tombe comme un soufflé. Fin d’épisode ? Oui, j’ai fait les choses dans le désordre ; pardon !

Chez Athena, les enfants partent en week-end et le mari, Michael, en profite pour expliquer à Athena qu’il aimerait que les enfants rencontrent Glenn, son amant. Seulement, Athena n’est pas encore prête pour ça. Elle passe l’épisode à se prendre la tête là-dessus, et en même temps, on la comprend. Elle finit par dire à ses enfants que Michael est courageux pour son coming-out… et les enfants lui font comprendre qu’ils en ont marre de faire semblant que tout va bien dans le mariage de leurs parents.

Athena prend alors la décision de demander le divorce et contacte un avocat. La scène est douloureuse, mais c’est l’une des scènes les plus crédibles/réalistes de l’épisode. Les interventions sont toujours tirées par les cheveux dans cette série, donc là au moins, on sait qu’on peut compter sur leurs vies persos pour apporter de la stabilité et de la cohérence. Athena passe finalement la nuit suivante dans un bar où elle rencontre un charmant monsieur qui la drague.

Bon, il me faut quand même faire le tour des différents appels de l’épisode qui ont cette fois tous la forme procédurale qui me les fera oublier plus ou moins vite. Le deuxième coup de fil de l’épisode mène l’équipe dans un centre de spa où le propriétaire est mort carbonisé par les UV d’une machine cassée qu’il n’avait pas voulu réparer… Et le tout, le lendemain du jour où il a viré une employé qui a cassé sa voiture pour sauver son chien en train de mourir de chaud. Ah, le karma.

Le troisième coup de fil vient d’une voleuse de colis qui se casse le fémur pendant ses méfaits. C’était plutôt marrant, mais c’est surtout l’occasion pour qu’Athena se confie à Hen sur sa situation familiale. L’amitié de ces deux-là est vraiment sympa, même si c’est pas hyper crédible qu’elles tombent autant l’une sur l’autre dans leur job, ni qu’elles prennent autant le temps de parler sur les scènes d’intervention.

Le quatrième appel vient d’un homme attaqué par un tigre. Comme il est très clair désormais que les intentions de l’épisode sont de se moquer des criminels en leur appliquant une sorte de justice divine (ou karmique), l’homme était connu pour un scandale sur des animaux empaillés.

Suite à une cinquième intervention, Hen finit par confier à Athena qu’elle a couché avec Eva et qu’elle culpabilise. Athena lui conseille de raconter la vérité à sa femme plutôt que de continuer à lui mentir. Elle est bien placée pour savoir l’importance de l’honnêteté. Ainsi, Hen rentre chez elle avec la ferme intention de tout dévoiler à sa femme, mais il est trop tard. Si c’était une souffrance de rentrer chez elle et qu’elle y allait à reculons, c’est pire quand elle y est : Eva demande la garde de sa fille parce que le foyer dans lequel est instable puisqu’Hen a couché avec elle. Outch.

Bon allez, je m’arrête là, deux épisodes sur quatre, c’est mieux que rien et ce sera plus facile de rattraper la fin désormais, comme il ne m’en reste que deux. En plus, ça passe à petite dose, mais trop d’un coup, ça va finir par me faire psychoter inutilement à chaque déplacement. Et puis, il faut savoir savourer dans la vie. La seule frustration de m’arrêter maintenant, c’est de n’avoir pas vraiment revu Buck et Abby (ou si peu) dans cet épisode. Ce sera pour une prochaine fois.

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The Crossing – S01E03

Épisode 3 – Pax Americana – 15/20
Je suis partagé entre ma joie de retrouver une actrice que j’adore dans une série avec une intrigue SF vraiment sympa et la déception des énormités laissées dans le scénario. On est clairement face à une série de network qui ne se prend pas le chou et propose des choses hyper prévisibles et pas toujours cohérentes, mais en même temps, ça divertit bien quand même. Je ne sais pas trop comment la noter finalement, car ce n’est pas brillant, mais ça ne m’empêche pas de bien aimer.

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Spoilers

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This is Apex, if there’s no body, expect the worst.

Vous ne rêvez pas, je suis bien de retour à peu près à temps pour cet épisode, pour limiter autant que possible mon retard. L’épisode reprend sur Reece en autochirurgie pour retirer une balle de son corps et les premiers voyageurs, dont Lindauer (le boss d’Emma) qui continuent de la chercher.

Ils sont excellent et ne mettent pas longtemps à retrouver sa piste, mais ils arrivent évidemment trop tard. Elle s’enfuit dans les bois et peut compter sur ses super sens pour savoir où en sont ses assaillants, qui ne savent pas tous qu’ils sont en train de traquer une Apex, effectivement.

Elle dégomme toute l’équipe qui était à sa recherche en dix secondes, puis retrouve l’homme en charge, un des voyageurs du futur qui a ce qu’il faut pour stopper l’Apex avec des ultrasons. Il ne servait qu’à ça pour la série : après une petite torture à l’ultrason, elle réussit à reprendre le dessus et le tuer. L’épisode poursuit aussi ses flashbacks sur Leah et sa mère adoptive, juste pour continuer de créer une motivation pour le personnage…

Jude ramène Ollie au commissariat où il lui présente Nestor, et l’interaction entre eux n’est pas si exceptionnelle. Jude se renseigne surtout sur l’activité qui a eu lieu la veille au port, mais il n’y a bien sûr eu aucune nouvelle. Bon, Jude ne connaît pas que le commissariat dans la ville, heureusement ; et il amène son fils à la fête foraine du coin, toujours hanté par ses souvenirs de Reece.

Pendant ce temps, Nestor s’occupe de l’homme qu’ils ont arrêté la veille, Marshall, et qu’ils ont l’habitude de côtoyer depuis dix ans. Rien de passionnant… jusqu’à ce qu’ils disent qu’il n’a peut-être pas de futur et commence  à éveiller mes soupçons sur un possible voyage dans le temps et sur son rôle dans le puzzle de la série. Il devient subitement beaucoup plus important dans la série ; on a même le droit à une scène où sa copine quitte son van après avoir trouvé une énorme boucle d’oreille qui n’est pas à elle.

Hannah, toujours avec ses lunettes de soleil malgré les nuages, a droit a du chantage de la part du type qui lui parlait dans l’épisode 2.Il récupère ses lunettes et la fait chanter, donc sans trop de surprise, elle demande l’aide de Roy pour quitter au plus vite le camping. Bien sûr, il ne peut pas l’aider à ça, mais eh, notre chevalier servant comprend que quelque chose ne va pas pour elle. Ah les séries…

Quand il prend sa pause et rentre à l’hôtel, il n’a aucune idée qu’Hannah est planquée dans son coffre et qu’il l’aide ainsi à s’échapper. Trop simple, trop évident, trop… network paresseux proposant une série « compliquée » truffée de moments pas crédibles.

Elle se rend par accident à la fête foraine où elle croise Marshall, et ça devient sacrément intéressant quand un flashback du futur nous révèle qu’avant son départ pour 2018, elle avait une photo de Marshall. Son grand-père avant qu’il ne la conçoive ? Son frère envoyé dans le passé avant elle ? Mystère pour l’instant, mais elle le contacte immédiatement.

Tout se passe plutôt bien entre eux et elle finit par lui avouer qu’elle devait le retrouver car ils ont dit que Malcolm était un type bien et ils ont affirmé qu’elle pouvait lui faire confiance. Alors qu’on effleurait quelques réponses, Roy retrouve subitement Hannah et vient l’arracher des bras de Malcolm. La situation est sur le point de dégénérer, mais super Jude est là pour intervenir et calmer Malcolm, devant son fils.

Après ça, il rassure d’ailleurs Ollie qui nous fait la petite crise des gamins de séries dont les parents sont divorcés. La scène est juste pourrie, franchement, c’est une série B (et encore) pour ce genre de scène ; mais je m’y attendais, exactement comme j’ai vu venir à des kilomètres le cliffhanger. Pendant le feu d’artifice de la fête, un gros « bang » se fait entendre et Jude laisse son fils pour aller constater ce qu’il se passe. Oui. Il abandonne son gamin de dix ans même pas au milieu d’une foule inquiète d’un bruit qui s’avère être un cadavre jeté sur sa voiture. Je veux bien qu’il soit shérif et tout, mais tu n’abandonnes pas ton gamin de nuit au milieu d’une foule sans au moins demander à quelqu’un de le surveiller (et même ça, tu ne le fais pas en fait)…

Sans trop de surprise, Reece en profite pour kidnapper Ollie et lui laisser le corps du voyageur chargé de la traquer, qu’elle a donc tué plus tôt dans les bois. Allez, ça fera enfin du travail à Jude pour la suite, et ce n’est pas plus mal. Quant à Ollie, je n’en ai rien à faire de ce gamin insupportable !

Bref ! Certes, c’est le cliffhanger, mais il y a encore plein de choses que je n’ai pas racontées. De son côté, Roy ramène Hannah au camping en la remettant dans le coffre. Normal. Son voyage se fait presque ni vu, ni connu, mais quand elle rentre dans sa cabine, elle tombe sur son maître chanteur qui sait qu’elle était une collaboratrice pour les Apex. Effectivement, c’est con. Cela dit, techniquement, le mec n’a pas spécialement de pouvoir sur elle : il suffit qu’elle dise qu’il ment et c’est parole contre parole. Mieux, elle pourrait tout aussi bien l’accuser directement et on n’en parle plus…

On rencontre également dans cet épisode Sophie Forbin, qui passe un entretien avec le Dr Lindauer pour un poste au HSI. Elle est immédiatement recrutée pour enquêter sur la maladie de Leah et contenir au maximum une possible épidémie. J’espère la voir rester le plus longtemps possible car j’ai hurlé de joie devant mon écran en reconnaissant Georgina Haig (Etta dans Fringe, Elsa dans OUAT). C’est donc pour ça que j’avais noté la série dans ma liste de « à voir absolument » ! Voici une excellente nouvelle.

Quand on retrouve Emma, c’est pour une énième conversation (oui, oui, déjà) avec Lindauer, et la découverte d’un Thomas qui fait en sorte que tout le monde se taise. Oui, après son interrogatoire par Lindauer, Thomas explique aux autres rescapés qu’il ne faut pas parler du futur, car cela les fait paraître plus terrifiants qu’ils ne sont. Evidemment, Emma l’interroge de nouveau pour comprendre son soudain changement d’avis. Quant à Sophie, elle est rapidement claire sur ses intentions : elle n’est pas là pour sauver Leah, mais juste pour l’épidémie.

Rapidement, elle obtient l’information de Leah que sa mère l’aidait à combattre la maladie en étant elle-même le médicament. Du coup, Sophie se renseigne et essaye de poser des questions auprès de Rebecca pour en savoir plus sur le virus et les immunisés, mais ça ne mène nulle part. Rebecca a bien compris le message de Thomas : ne rien dire sur le futur.

Cela dit, ça ne dure que cinq minutes avant qu’elle change d’avis sans la moindre raison concrète et révèle ce qu’elle sait sur les Apex en fin d’épisode. Oui, c’est de la mauvaise écriture.

Thomas se sert de ce qu’il sait pour charmer et draguer, mais Caleb finit par le confronter sur ses mensonges : Thomas insiste pour dire qu’ils partiront bientôt du camping, alors que Caleb a bien vu qu’il y en avait pour des mois de nourriture…

Ah et forcément, il fallait une scène où Emma contacte Jude pour obtenir de l’aide sur la première vague d’immigrés du futur, mais où il refuse complétement de l’aider. Dépassée par la situation, elle décide alors de faire des recherches pour mieux découvrir que toute l’opération en cours n’existe pas dans les fichiers gouvernementaux. Et ben, il serait temps de t’inquiéter ma cocotte !

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Here and Now, série aussi originale… qu’épuisante

Salut les sériephiles,

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Hier, outre le crossover foireux de The Walking Dead et Fear the Walking Dead que j’ai détesté (pas moins), j’ai pu regarder la fin de saison d’Here & Now dont les audiences sont tellement catastrophiques que la probabilité de saison 2 est malheureusement bien faible : les audiences sont les plus mauvaises de HBO depuis des années, pour ne pas dire depuis toujours. J’ai en revanche accroché à la série sans jamais parvenir à la comprendre, alors il fallait que j’en parle dans un article aujourd’hui, histoire que ça sorte, et je vais le faire sans spoiler, évidemment, pour que chacun se fasse un avis sur la série et si ça vaut le coup ou non d’être vu.

Related imageUne famille contemporaine multi-raciale constituée du mari, de l’épouse, de trois enfants adoptés de Somalie, du Vietnam et de Colombie, ainsi que d’un enfant biologique voit ses liens être testés lorsque l’un d’eux commence à avoir d’étranges visions. Voir les critiques des épisodes de la saison 1.

Franchement, à la vue du synopsis, je m’attendais à un énième drama familial, avec une touche de fantastique en plus. C’était mal connaître Alan Ball (Six Feet Under, True Blood) qui a l’habitude de pondre des séries bien plus complexes que ça. Plutôt qu’un drama familial, il a fait le choix d’aborder les grands débats de société qui parcourent régulièrement notre quotidien, particulièrement exacerbés par la peur post-Trump : le racisme, la place de l’individu dans la société, la folie, la religion, le harcèlement sous toutes ses formes, l’identité (sexuelle, religieuse, etc.), la fidélité, le quête de vérité, l’ésotérisme, le surnaturel, la norme… sont autant de sujets que la série prend soin de ne pas contourner. D’ailleurs, je dirais même qu’elle se précipite vers eux pour les prendre à bras le corps dès qu’elle en a l’occasion, et des occasions, elle en créé à chaque épisode. Jusqu’à saturation.

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La série a aussi une jolie esthétique, tout de même.

C’est là que la série a commencé à perdre beaucoup trop de monde, et donc une grosse partie de son audience (déjà maigre au départ). Malgré un casting vraiment cinq étoiles (il n’y a pas un acteur qui ne soit pas remarquable dans son interprétation, à part peut-être Malcolm… mais il est là pour ça, justement), la série aborde trop de sujets sans jamais fournir la moindre réponse. Pire, elle s’écoute. Elle écoute ses personnages parler, elle écoute leur crainte interne (et tout tourne autour de cette peur finalement, de manière plus réussie que la saison 7 d’American Horror Story tentant de faire la même chose et s’étant gamélée au passage). La série offre aussi à ses personnages des monologues et des dialogues de sourds, constamment ; et quand il y a dialogue, il y a de toute manière des points de vue irréconciliables, et parfois malgré l’amour que se portent les personnages (c’est particulièrement vrai entre Ashley et ses parents). C’en est rapidement épuisant. On ne sait plus quoi en tirer. Parfois, ça donne même l’impression de parler pour ne rien dire, parfois au contraire, ça fait un incroyable travail de représentation (sur le racisme quotidien, sur l’homosexualité, sur la religion, sur les gender fluid).

Et puis, rien. C’est épuisant et c’est sans réponse, toujours. Ce n’est pas fait pour apporter des réponses.

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Et au milieu de tout ça, il y a aussi une place importante accordée aux rêves, évidemment.

En fait, le titre de la série, qui aurait franchement dû être Eleven Eleven ou 11 11 pour clarifier l’importance de son mystère, est une vraie clé de lecture. C’est une série de l’ici et maintenant – et c’est pour ça que je trouve d’autant plus dommage le décalage temporel réel/fiction (les épisodes étaient écrits pour être diffusés en mai prochain). Elle ne propose pas de réponse aux sujets de société qu’elle aborde, parce qu’il n’y a pas de bonne réponse. La série propose des confrontations de points de vue, une ouverture d’esprit, des ébauches de réflexion, tout le temps, en permanence, et c’est à chacun d’en faire ce qu’il veut : l’accepter, le rejeter, s’informer, s’identifier… Autant de réactions possibles et souhaitées. Le téléspectateur n’est jamais guidé au milieu de tout ça, il est simplement paumé, qu’il soit en posture passive (regarder pour regarder) ou active (regarder pour comprendre) dans son visionnage. On observe et on ne sait pas quoi penser, et on écoute, et chacun a une réaction personnelle vis-à-vis de ça, et je crois qu’il serait difficile de trouver deux personnes pensant exactement la même chose de chacun des détails de la série, tant elle est complexe, l’air de rien, et aborde des sujets qui méritent tous une réflexion personnelle.

Un truc qui nous connecte tous ? Ah, la peur d’un monde avec Trump président et la montée de l’intolérance, peut-être ?

En ce qui me concerne, je suis tombé dans la fascination, possiblement dans le voyeurisme même, de ces personnages. J’en voulais plus à chaque fois, même lorsque je ne savais pas quoi penser ou que je m’ennuyais. Il y a beaucoup de personnages que je détestais un épisode et que j’adorais dans le suivant, à commencer par Greg et Audrey, mais aussi Kristen. Il y a Ashley et les problèmes de racisme qui me fascinaient par leur traitement hyper réaliste et, de mon point de vue, juste (mais il faudrait vraiment confronter mon point de vue à la réalité du racisme, parce que je ne le subis pas). Il y avait le cas Navid, un mystère à lui tout seul, un personnage que j’ai dû mal à étiqueter réaliste – mais à quoi bon étiqueter/mettre dans des cases, justement ? Il y avait Layla, à l’amour fascinant, et Farid, au passé intrigant. Et puis, il y avait Ramon – et tout me fascinait dans le personnage de Ramon, au sens étymologique de fasciner d’ailleurs.

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Il portait sur ses épaules l’aspect le plus étrange de la série, avant de le partager ensuite avec Farid, le fil rouge mystérieux que je ne sais même pas comment qualifier – fantastique, probablement. Il continuait de vivre sa vie, avec un amour étonnamment pur dans sa représentation (et à l’évolution tellement bizarre !). Il était assez inhabituel pour attirer l’attention, et il était sacrément bien casté pour jouer la folie (mais était-ce vraiment de la folie ?).

Une série qui me permet d’évoquer dans mes critiques l’allégorie de la caverne, de faire des recherches philosophiques, de m’intéresser à plusieurs religions ; une série qui propose le dialogue, une série qui propose de l’écouter (et de s’écouter)… ça n’existe pas en 2018 ; c’est à contre-courant de tout ce qui se fait et c’était d’une richesse déroutante – ou alors pas du tout. Voilà tout ce qu’était la première saison d’Here and Now : une multitude de pistes de réflexion sur la vie, sur la société, avec un fil rouge dont nous n’aurons probablement jamais les réponses non plus car il est construit de la même manière.

Chaque épisode est un nid de questions métaphysiques effleurées par le script, mais chaque épisode prend aussi soin de montrer que malgré tout la vie continue avec ses petits tracas. Les épisodes étaient tellement riches que j’avais souvent l’impression de voir deux épisodes normaux en un et pourtant bien souvent, il ne s’y passait rien.

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Musulman et gender-fluid, une première à la télé américaine (une première tout court?)

Si je n’ai pas su quoi en penser pendant très longtemps, si je ne suis toujours pas sûr de savoir quoi en penser, si je ne sais pas si je projette trop d’intentions aux auteurs qui peut-être ne savaient pas ce qu’ils faisaient, il est très clair que la série m’a marquée par son originalité. En cela, c’est peut-être l’une des meilleures séries de la saison : c’est en tout cas une série que j’aimerais voir continuer car son mystère m’a happé, et ça dès le début, et ça, même quand je résistais et voulais descendre la note tellement il ne se passait rien. Je n’ai jamais réussi à m’y résoudre, j’ai toujours trouvé quelque chose à sauver.

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Finalement, la série a pour l’instant une fin extrêmement ouverte : aucune intrigue en cours n’est vraiment résolue et pourtant son épisode final a paru apporter des réponses et a redonné un sens cohérent à beaucoup d’éléments des premiers épisodes. Cette ouverture est voulue, elle est la signature même de la série et l’essentiel est qu’elle réussit à embarquer dans un voyage métaphysique et dans une quête de sens.

Bref, elle est une expérience que j’ai envie de communiquer ; une expérience que tout le monde devrait au moins tester, pour se faire une idée. Ou alors, elle est juste une série ratée. Et c’est ça qui est génial : chacun peut se faire son propre avis dessus et avoir raison, de toute façon. Après, j’ai l’impression qu’elle a réussi à épuiser tous ceux qui la regardaient, et c’est quand même une prouesse… mais pas forcément la prouesse espérée par les scénaristes.

Here and Now – S01E10

Épisode 10 – It’s Here – 17/20
Quelques réponses cryptiques et tout autant de larmes parcourent ce final qui n’a pas eu le temps de dire tout ce qu’il avait à dire, malgré de nombreux bavardages dans toute la série. Si cela peut servir de fin ouverte à la série, je me prends à espérer une saison 2, mais je sais que je suis bien seul au monde à la vouloir. L’univers et le casting de la série me manqueront en cas d’annulation, et c’est tout à fait le genre de séries qui gagnerait à être revue… mais je ne sais pas si j’en aurais la foi, l’envie ou la patience. En un mot,  étrange.

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Spoilers

10

You need to deal with him before something really bad happen.

C’est déjà/enfin la fin de saison, et peut-être même de série !, pour Here and Now et je ne me sens pas prêt, comme je n’étais pas prêt à la voir de toute manière.

L’épisode repart directement dans le chaos de l’épisode précédent avec un Malcolm qui frappe Ramon pourtant tout content d’avoir sauvé sa nièce du feu. Ou pas. Ashley n’approuve pas du tout les méthodes de son mari, mais elle en veut tout autant à Ramon. Sa fille n’a que le bras cassé mais quand à l’hôpital, sa mère et Kristen prennent la défense de Ramon, elle finit par logiquement péter un câble.

Chez ses parents, Ramon est mort d’inquiétude pour sa nièce et il accepte donc de se rendre avec Duc et son père à l’hôpital. En chemin, il aperçoit son monstre de feu et décide de courir après lui. Greg et Duc le perdent rapidement de vue et Ramon lui-même perd son monstre, mais il est intéressant de noter qu’il est d’abord apparu en tant que quatre lignes verticales de feu.

Comme c’est tout à fait le moment, Duc (incapable de courir avec sa jambe cassée) en profite pour interroger Greg sur sa prostituée asiatique qui rappelle beaucoup trop sa mère à Duc. Les explications entre le père et le fils ne sont pas des plus intéressantes, avec Greg qui révèle qu’il sait que son fils n’est pas du tout aussi puceau qu’il l’affirme car il a une sacré réputation à Vancouver.

Bon, la communication est brisée entre les deux, mais par chance pour Greg, il peut désormais compter sur Audrey. Elle aussi est flippée d’avoir perdu Ramon, mais elle ne peut s’empêcher de culpabiliser de l’avoir « volé ». Par chance, elle reçoit rapidement des nouvelles de son fils par Kristen, qui a reçu un SMS de son frère disant qu’il va bien et demandant également à ne voir personne. Du coup, Kristen préfère se réfugier dans les bras de son copain, Navid, contre l’avis de ses parents (à elle) et de son père (à lui). En même temps, elle n’arrange pas ses affaires en sous-entendant qu’ils n’utilisent pas de préservatifs (ben voui) puisqu’il était puceau (ben voui). Là-dessus, elle (et possiblement sa chlamydia ?) se barre de la maison et Audrey… se sert un verre. Greg, lui, reprend le mot qu’il doit écrire pour le livre de son fils et reçoit un appel d’Isaac.

Farid culpabilise pour le presqu’accident, laissant cette pauvre Layla (sa femme) encore plus dans la merde à ne pas savoir comment le gérer. En flashback, on découvre qu’il a commencé à se scarifier, forcé par sa mère certes, mais pour sauver la vie de son père en s’intégrant religieusement et publiquement. C’est violent tout de même et encore plus quand sa mère se met à le frapper d’elle-même.

C’est là que l’oncle intervient pour sauver la vie de son neveu et rappelle à sa belle-sœur que son mari est mort de toute manière. Amir, l’oncle, décide donc de quitter l’Iran avec son neveu, voyant sa belle-sœur se déchirer la face avec ses ongles parce qu’elle perd son fils après avoir perdu son mari.

Navid surprend alors une conversation entre ses parents. Déjà qu’il est flippé par les larmes de son père, l’entendre parler de sa famille ne le rassure pas ; et c’est pour ça qu’il préfère aller voir Kristen, trop terrifié par son père.

Le problème, c’est que Navid n’a pas spécialement envie de coucher avec Kristen, qui a priori n’attendait que ça. Elle prend assez mal la chose et lui dit qu’il est bien cliché à coucher avec elle puis à demander plus d’espace pour la larguer tranquillement. Oui, j’ai levé les yeux au ciel, je le reconnais.

Ashley interroge sa fille et découvre qu’elle a aussi a senti le feu. Malcolm lui rappelle que leur fille n’a que cinq ans, mais c’est tout de même troublant. On notera que Duc aussi avait eu une hallucination à côté de Ramon.

Malcolm propose à sa femme de devenir père au foyer si elle récupère l’argent de son nouveau poste. Elle hésite… Le tout se fait bien sûr devant la petit et en jouant à un jeu propulsant de la chantilly sur la face de tout le monde. C’est amusant, mais ça n’a aucun sens de parler d’un truc si sérieux devant elle.

Après son altercation avec son père, Duc se réfugie chez Carmen pour pleurer dans ses bras. Il se retrouve au lit avec pour avoir droit à un câlin somme toute maternel (pas comme sa mère biologique, non) mais aussi très énergétique. Elle ressent toute sa douleur et lui permet de s’en libérer, ce qui laisse Duc effondré. Ils partagent ainsi leurs souvenirs douloureux (lui, sa mère biologique ; elle, la mort de son père dans un accident de voiture alors qu’elle avait 11 ans et était dans la voiture). Ils forment un couple mignon et qui ne se précipitent pas, c’est assez rare à la télévision pour être souligné (et apprécié). Bon, reste le problème de Duc qui part en vrille chaque fois qu’il va à Vancouver, mais sinon c’était sympa.

Pendant ce temps, Farid recommence à se scarifier, allez comprendre pourquoi. Il est totalement paumé et c’est sa réaction la plus instinctive possible. Layla entend tout ça, et elle ne sait pas comment réagir. Elle ne l’arrête même pas.

Le lendemain, Ramon qui a repris son boulot pour retrouver le monstre et s’est endormi dessus, reçoit un coup de fil d’Audrey le forçant à dîner avec elle le soir même. Il est aussi contacté par le monstre qui affirme être « 1111 » via un moyen informatique intéressant. Comme le monstre demande à le rencontrer à la montagne, Ramon s’y rend en vélo, normal.

En chemin, il se fait voler son vélo par… Henry, le vrai, le SDF que Kristen soupçonnait d’être son amant. Loin de s’arrêter, Ramon continue donc à pied et s’aperçoit que les animaux réagissent bizarrement en sa présence. Plus il approche de la montagne, plus ils la fuient comme si une catastrophe naturelle allait arriver. Bon, on voit bien qu’on se dirige au moins vers une fin avec cette intrigue… mais c’est bien la seule qui semble atteindre un point d’acmé digne d’une fin de saison/série.

En effet, pour les autres, c’est juste une journée normale, si tant est qu’on puisse encore parler de normalité avec cette série (mais c’est le but, je pense) : c’est le jour de l’interview télévisée d’Audrey, qui est forcée de retrouver son boss pour le coup. C’est bien trop drôle car ils reçoivent un coup de fil sur le travail des enfants et Audrey le crucifie à la télévision, devant Kristen qui regarde tout ça dans son canapé, évidemment. Bon, sans trop de surprise, Audrey pète ensuite un câble et largue à la fois son amant et son job.

C’est aussi le jour d’un nouvel entretien pour Ashley, qui découvre qu’elle est embauchée parce qu’elle est noire et que ça permet de faire bien pour l’image de l’entreprise. Voilà qui est fait. Elle accepte malgré tout de rencontrer l’ensemble du conseil d’administration : des hommes blancs et vieux… Et trois femmes de couleur. Elle ne sent plus du tout ce poste et décide de ne pas le prendre, après un appel auprès de Malcolm, tout même.

Navid et Layla surprennent Farid le t-shirt en sang et Navid demande à son père de prendre soin de lui, d’aller chercher de l’aide, de la vraie aide. Malgré tout, le fils et la femme s’en vont pour la journée… et un peu plus. Navid se rend donc voir Kristen pour dire au revoir à Kristen car ils déménagent à San Francisco chez sa tante.

Voilà, voilà, c’est la fin pour Navid et Kristen, car il veut suivre sa mère et a fait clairement un choix.

Farid, lui, contacte Chuck, l’imam de sa femme, qui prend soin de ses blessures et répond à ses questions. Il est très clairement dans une crise de foi immense et l’imam nous résume bien la philosophie de la série : il croit en Dieu car son existence est prouvée par le fait qu’il est là pour parler avec lui et l’aider.

Duc et Carmen continuent de passer du bon temps ensemble après une longue nuit d’affection qui finit par mener à un baiser entre eux, baiser le plus lent à venir de l’histoire de la télévision, je crois ; et ça passe ensuite directement à une scène de cul.

Greg rend visite à Isaac, qui est donc l’oncle Ike, le schizophrène, qui voulait lui parler. Comme il mâchait ses mots, ce n’est pas si facile de le suivre, mais il affirme grosso modo que Ramon est de nouveau en feu, ce qui attire forcément l’attention de Greg. Même si Ike paraît tout à fait fou, Greg est bien forcé d’y voir une certaine logique improbable entre lui et son fils.

Le réveil indique alors qu’il est 11h09 quand Greg entame un monologue sur le monstre que Ike et Ramon voient tous les deux. À 11h11, Ramon observe la montagne, le Mont Hood, qui entre en éruption, au moment où Duc et Carmen couchaient ensemble, au moment où Ashley parlait avec Malcolm.

L’éruption fait aussitôt la une : Greg flippe en compagnie d’Ike, Audrey et Kristen sont en larmes. L’éruption est assez magnifique à voir et Ramon marche vers elle, parcourant à pied des kilomètres et kilomètres apparemment, suivant le monstre de flammes qui est là et qui projette derrière lui des dizaines d’ombres : les victimes ? Peut-être. Une représentation de l’allégorie de la caverne de Platon, où l’on n’accède donc pas à la réalité que Ramon, lui, regarde ? Fort possiblement. En tout cas, voilà, générique de fin.

11

EN BREF – Euh ? Que dire de bref sur cette série si bavarde et si étrange à appréhender !

Toutes les réponses au mystère principal (mais qu’est-ce qui arrive ? et qu’est-ce qui arrive à Ramon ?) de la série sont cryptiques mais enfin fournies : Ramon a une sorte de don de prescience, une connexion à une entité qui lui permet de prédire une catastrophe naturelle, tel un animal, sans même le savoir. À l’inverse d’un animal, son instinct lui propose cependant d’aller vers la source du problème. Les tremblements de terre, les flammes, les gens masqués et recouverts de cendres… Autant de signes de l’éruption qui parcourent la saison et prennent désormais tout leur sens.

Il faudra, en cas de fin de série, se contenter des explications que l’on a eu sur les esprits poreux pour comprendre l’intrigue de Farid et pourquoi Duc ou la nièce de Ramon ont eux aussi eu des visions. Je ne m’attendais pas à obtenir toutes les réponses de toute manière… La fin m’a malgré tout pris par surprise : elle a paru arriver trop tôt, plus tôt que je ne pensais. On n’en saura jamais plus d’Henry, cette éruption sort de nulle part ; on n’a plus aucune nouvelle d’Ashley, Malcolm, Duc et Carmen, clairement affectés par l’éruption d’une manière ou d’une autre. Qu’importe, ce n’était pas là l’essentiel de la série… Je crois ?

C’est pour le moins chaotique… mais ça fait une bonne fin malgré tout. Cela ne va pas m’empêcher d’espérer une saison 2, car j’adore le casting et qu’il y a bien plus à en dire ! Je n’ai pas fini d’en parler, je crois, ni d’y penser, ni de m’y référer pour tout ce qui sera métaphysico-bizarre à partir d’aujourd’hui !

11-3

> Saison 1