Arrow – S02E01-07

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée des épisodes 1 à 7 de la deuxième saison d’Arrow.

01.jpgÉpisode 1 – City of Heroes – 18/20
Your company has fallen, Mr Queen.

Ils osent commencer cet épisode sans son introduction, ça n’a aucun sens. Ils nous font aussi croire qu’on est en flashback avec Oliver sur l’île… mais finalement, on nous montre Felicity et Diggle arrivant à Lian Yu. Je dois dire qu’à aucun moment je n’envisageais qu’Oliver reviendrait passer quelques vacances sur l’île après son demi-échec misérable de l’an dernier.

Commencer la saison par Felicity et Diggle en parachute, c’est original, mais ça passe bien de voir Felicity réclamer de l’eau, de la noix de coco et la sécurité de son emploi. Il faut dire que l’entreprise des Queen ne ressemble plus à rien avec Moira en prison et Thea qui s’amuse bien avec Roy maintenant qu’elle s’est installée au Verdant.

Bon, admettons que ce soit logique pour Oliver de retourner sur l’île (j’ai déjà du mal à l’imaginer), ses petites vacances et cette intro sont trop expéditives. Je ne sais pas, ça sonnait très faux, surtout qu’après deux petites scènes, le trio est de retour à Starling City, avec un nouveau méchant pour la saison… une compagnie représentée par Isabelle, Rochev, une actrice que j’aime, Summer Glau. Tout est bien, donc.

Thea a donc repris la gestion du Verdant, même si elle n’est pas encore majeure. Au moins, elle est toujours avec Roy et toujours aussi douée pour les répliques bien senties quand elle le veut. Le couple nous réintroduit à la ville et nous apprend que tout le monde pense que le justicier est mort dans les Glades. Cela se tient, surtout que le justicier a disparu depuis et qu’Oliver n’a pas l’intention de reprendre ses activités.

Bon, on sait que ce sera le cas, mais bon, faisons comme si. Le procès de Moira approche, mais Thea n’est pas allée la voir en prison, puisqu’elle veut la blesser par son absence et blablabla. Voilà une intrigue qui part mal, j’espérais plus intéressant pour Thea.

De son côté, Laurel a rejoint le bureau du procureur, interprété par Dylan Bruce (le seul acteur d’Orphan Black ET de Midnight Texas que j’ai dû mal à voir en peinture, donc). Nous apprenons ça juste avant un discours du maire qui vire à la catastrophe, avec un gang se faisant appelant les Hoods qui tue le maire et s’en prend au reste des invités. Laurel en neutralise un pour absolument rien d’autre que le plaisir d’un peu d’action.

Finalement, cela réintroduit aussi Quentin, qui n’est plus un détective mais un simple officier. C’est toujours mieux que le chômage dans lequel on l’avait supposément laissé. Il y a donc un nouveau gang de méchants en ville, mais les journalistes préfèrent montrer qu’Oliver est de retour (avec des images dans lequel Dig et lui disent qu’il est le justicier, mais bon) et les scénaristes préfèrent nous fournir une scène Laurel/Oliver où, devinez quoi, c’est compliqué et Laurel sent qu’elle a trompé Tommy en couchant avec Oliver. Bref, la salade à laquelle je m’attendais.

Il n’empêche que les Hoods ne s’attendaient pas à ce que les journalistes préfèrent parler d’Oliver plutôt que du meurtre du maire (c’est vrai qu’on a connu plus logique). Du coup, il décide de l’attaquer au beau milieu d’une réunion d’affaire avec Isabelle Rochev. Tout le monde survit, même Felicity qui se retrouve une nouvelle fois dans les airs et traverse deux vitres, en robe, sans terminer avec aucune coupure. Trop forte.

Cela ne stoppe pas les envies de rachat d’Isabelle Rochev et ça ne suffit pas à convaincre non plus Oliver de reprendre ses activités illégales. Eh oui, il ne veut pas entacher la mort de Tommy en tuant encore plus de gens. OK, je ne savais pas que c’était une telle midinette !

Oliver prend ensuite le temps d’aller voir sa môman en prison, et maintenant qu’elle y est, elle paraît beaucoup plus posée et intelligente et calme et toutes les qualités qu’elle devait avoir. Dommage qu’il soit trop tard pour elle. Elle lui conseille tout de même de ne pas se laisser faire par Isabelle. C’était vraiment histoire de nous donner une scène avec Moira, parce que ça ne servait rien.

La nuit suivante, au Verdant, on retrouve Thea qui, non contente de gérer le bar est également serveuse à ses heures perdues. Roy souhaite la convaincre d’aller voir Moira, mais elle ne veut toujours pas, de la même manière qu’il ne veut pas arrêter d’être un justicier. En même temps, il fait bien parce que les Hoods débarquent dans le club pour tuer tout le monde, ce qui est toujours gênant. Il en met un, qui n’a pas de main, à terre, mais Thea se fait malgré tout enlever. Il n’en fallait pas beaucoup plus pour réveiller le justicier, et c’est tant mieux, parce que j’allais commencer à m’ennuyer.

Alors que la police enquête dans la boîte, Oliver, Diggle et Felicity se rendent au sous-sol où cette dernière a fait quelques aménagements histoire de simplifier les recherches pour la série. Sans trop de surprise, le justicier arrive à temps pour sauver une Thea qui s’est trouvée en position de défendre sa mère (tiens, tiens) et qui est bien contente d’être sauvée de justesse. Pour bien marquer le changement entre les deux saisons, Oliver a toutefois une éthique cette année et il ne tue personne parmi les Hoods. Au contraire, il veut honorer la mémoire de Tommy et faire autant que possible le bien. C’est mignon.

Du coup, il livre les criminels à Quentin, en profitant pour lui dire qu’il n’a pas envie de tuer en ce moment. Je doute que ça dure longtemps, dès que Deadshot pointera le bout de son nez, ça sera fini de sa sympathie nouvelle.

L’épisode se termine au cimetière où Laurel, dans une robe saumon totalement pétante au décolleté tout à fait approprié, vient rendre visite à Tommy et tombe sur Oliver. Genre normal, elle se ramène au cimetière comme si elle allait à un cocktail ou une soirée. Bon, elle a en tout cas le temps de discuter un peu avec Oliver et de lui apprendre qu’elle a bien l’intention de faire arrêter le justicier, car il est aussi responsable de la mort de Tommy pour elle : Tommy est mort à cause des deux archers. Euh, on n’a pas dû regarder la même saison, j’imagine, Laurel.

Non mais c’est vrai que son histoire d’amour impossible avec Oliver était encore trop possible avec juste le cadavre de Tommy (littéralement) entre eux. Y rajouter ce petit désir de voir tomber l’identité secrète d’Oliver, c’est tout ce qu’il nous manquait.

Autrement, Thea réussit à obtenir une visite à sa mère dès le lendemain de son enlèvement et obtient même un câlin pas crédible, même si elle continue de haïr sa mère. Je suis pressé qu’on en arrive au procès de cette dernière, car je sens que les scènes en prison vont vite être un calvaire elles aussi. Disons que ça fait partie des nouveautés de la série qui peinent à me convaincre.

Finalement, Isabelle Rochev est bonne pour aller se brosser dans le rachat de la compagnie Queen, car si elle a 45% de la compagnie, Oliver en a autant et les 10% restants sont rachetés par… Walter. Ben oui, bien sûr. Ce retour express est plutôt bien géré et permet de nous rappeler que le personnage est toujours là, malgré son divorce d’avec Moira. Autrement, comme c’est Felicity qui ramène Walter à la réunion, la série en profite pour nous introduire un flirt de plus en plus visible entre Oliver et Felicity, ce qui est marrant.

Une nouvelle intrigue voit aussi le jour (mais en pleine nuit) quand Roy joue les justiciers, mais qu’une femme blonde et masquée sort de nulle part pour le sauver lui aussi. Tiens, tiens, on dirait bien qu’il y a une justicière en ville maintenant. J’espère que ça ne traînera pas trop du côté des révélations, même si j’ai déjà une bonne idée de qui il s’agit.

Bon, bien sûr, la saison 2 ne déroge pas à la règle des flashbacks, et nous sommes toujours « 5 ans plus tôt ». Cela fait quelques mois qu’Oliver s’entraîne, cinq mois que Fyers n’est plus et tout autant de temps que le trio Shado, Wilson et Oliver s’amusent à survivre. Seulement, ils découvrent subitement qu’ils ne sont plus seuls sur l’île (Guys, where are we ? comme dirait l’autre).

Shado apprend aussi le mandarin à Oliver, mais ça ne dure pas longtemps du coup puisque les hommes qui arrivent la kidnappent. Cela rend fou de rage Oliver qui tue un kidnappeur à mains nues quand Wilson se charge des autres. Tout ça pour se demander d’où venaient ces hommes : d’un bateau, d’après la fin de l’épisode.

Si le début m’a laissé vraiment sceptique, c’était finalement une très bonne reprise pour la série qui propose un de ses épisodes les plus solides. Les nouvelles intrigues et dynamiques sont toutes introduites de manière très claire et cette saison nous promet déjà quelques très bonnes pistes pour ne pas tomber dans l’ennui. Il faut bien avouer que ça aide d’ajouter Summer Glau au casting, j’espère qu’elle est là pour un moment. Finalement, la série change beaucoup entre sa première et sa deuxième saison, Oliver veut même qu’on l’appelle Green Arrow désormais, c’est dire. Pour l’instant, ces changements me paraissent plutôt positifs, même si j’ai toujours autant de mal avec les intrigues romantiques… Allez, il y avait beaucoup de positif malgré tout, et c’est plutôt rassurant !

02.jpgÉpisode 2 – Identity – 17/20
Well it could be worse : my secret identity is to be his black driver.

Pour bien commencer la saison, Oliver est déjà en train de s’entraîner torse nu et plein de sueur, ce qui, bien sûr, ne sert absolument à rien d’autre que booster les audiences. Pendant ce temps, Roy continue de jouer les justiciers, mais cette fois-ci, à bord d’une voiture. Cela se finit très mal pour lui puisqu’il se retrouve en plein accident de voiture, alors que la Triade qu’il essayait d’arrêter sans tire le moindre souci. Mouais, je n’étais pas d’humeur à ce retour de la Triade, je dois dire.

Thea réussit à décrocher le téléphone au beau milieu du Verdant qui passe de la très bonne musique (We come running, de Youngblood Hawke, découvert en ce qui me concerne dans… The 100) et entend qu’on la prévient que Roy est arrêté, pour changer.

Au commissariat, c’est Laurel qui se charge de l’enquête et révèle une fois de plus qu’elle a une dent contre le justicier. Après une saison à l’admirer et baver devant, la voilà donc qui veut débarrasser les rues de la ville de lui, de manière plus violente encore que son père l’an passé. Son père qui maintenant l’apprécie, en plus.

Bref, tout ça nous mène à un Roy en colère expliquant à Oliver que l’hôpital des Glades n’est plus réapprovisionner à cause d’un gang de motards (la Triade donc) volant toutes ses cargaisons. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’Oliver s’intéresse au problème et se rende à l’hôpital en question pour donner de l’argent.

Le problème, c’est que ce n’est pas si facile quand on est un Queen, et il a donc affaire à Sebastian Wood, un type violent venant des Glades et n’aimant pas trop la réputation d’Oliver, mais aussi et surtout un magistrat municipal (un « alderman », c’est la meilleure traduction que j’ai trouvé ; mais bon, grosso modo, un élu local). Bon, c’était ridicule comme scène d’émeute et ça se termine bien vite quand Oliver reçoit Sebastian dans son bureau. J’ai eu beaucoup de mal avec toutes les scènes Sebastian, car pour le coup, je déteste l’acteur (ce cher détective Douche de Lucifer, décidément, que visages connus dans cette saison – mais lui, j’espère ne pas trop le voir !).

D’ailleurs, Felicity et Oliver s’embrouillent car ce dernier s’est débrouillé pour faire d’elle sa… secrétaire. Bon, le titre officiel est « assistante », mais Felicity le vit très mal. Elle était beaucoup trop drôle – et avait beaucoup trop raison dans ce qu’elle disait. Elle finit par se raviser, comprenant qu’elle n’aura pas gain de cause avec lui – mais elle est hilarante pendant tout le reste de l’épisode à ce sujet.

Pendant tout l’épisode, la série nous tease également un problème entre Carly et Diggle, mais sans rien nous révéler. Et bien sûr, Diggle n’a rien dit à Oliver. Évidemment, Felicity n’hésite pas à recadrer Oliver une fois de plus quand il s’en prend sans raison à Diggle. La rupture entre Carly et Diggle ? Oh, la haine de Diggle pour Deadshot, bien sûr. Il était temps qu’on nous le ramène sur le tapis.

Durant la nuit, Oliver prend le masque de justicier et s’éloigne de la politique comme de Sebastian Wood pour tenter de sauver la cargaison de l’hôpital. Tout ceci finit mal pour lui car il se fait tirer dessus… par les flics, menés par Laurel, sur le terrain, juste pour justifier le salaire de l’actrice j’imagine.

Bon, pas de quoi s’inquiéter, Oliver n’est pas à une cicatrice prêt et il s’en tire bien, mais il prend mal la trahison de Laurel vis-à-vis du justicier. Il cherche donc à la contacter pour comprendre et celle-ci, en larmes, révèle qu’elle a vu le justicier ne pas sauver Tommy la nuit de l’effondrement des Glades. Et oui, pour elle ça suffit à justifier ce retournement de veste magistral. OK.

Elle demande ensuite au justicier de ne plus s’approcher d’elle, mais bon, si Oliver venait à faire ça, il n’y aurait plus de série.

Alderman a la bonne idée de tenter de draguer Laurel pendant une soirée organisée par Oliver, mais comme celui-ci ne se pointe pas à la soirée en question, Sebastian s’amuse à se foutre de lui publiquement.

Felicity, elle, s’amuse à brouiller la piste des flics pour ne pas qu’ils retrouvent le justicier, qui a choisi de passer à l’action, évidemment. Cela se termine par un nouveau combat qui finit presque mal pour Oliver face à son nouvel ennemi digne de Wolverine, alors que Diggle est confrontée à China White, la patronne de la triade. Finalement, Oliver a le dessus sur son ennemi et réussit à piéger celle-ci, qui se fait arrêter par les flics.

Il reste aux scénaristes à conclure l’intrigue Diggle avec Oliver s’excusant de ne pas avoir vu pour sa rupture et l’intrigue Roy qui se termine plutôt bien. Thea lui pose un ultimatum, ne voulant pas le perdre et ne voulant pas qu’il continue à jouer les héros. Puisqu’Oliver a perdu Laurel, il donne à Roy le nouveau rôle de collecteur d’informations permettant de lancer l’intrigue des épisodes, ce qui est tout bonnement excellent. Après tout, c’était déjà le cas depuis quelques épisodes.

Le meilleur de l’épisode reste la conclusion de l’intrigue de Laurel. Évidemment, le justicier tente de la recontacter, mais elle s’y attendait tellement qu’elle lui a tendu un piège. Le cliffhanger est excellent : il voit Oliver être entouré de flics armés jusqu’aux dents prêts à l’arrêter. Difficile de ne pas enchaîner.

Sinon, les flashbacks reprennent aussitôt après les scènes de l’épisode précédent, Oliver ayant encore autant de sang sur les mains que dans l’épisode 1. Il vit assez mal sa transformation, alors Shado fait ce qu’elle peut pour lui. C’est particulièrement chiant, avec des scènes d’une niaiserie infinie entre les deux qui virent à de la nudité partielle… le tout observé par Slade qui est clairement totalement jaloux.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Slade lui fasse la morale. Finalement, ils découvrent que les hommes cherchaient un rocher bien précis de l’île, et Slade savait parfaitement où le trouver. Cela le mène à une grotte similaire à celle dans laquelle le français était « torturé » en saison 1. Finalement ? la grotte en question s’avère plutôt du type Adam et Eve de LOST. Ils y trouvent en effet des cadavres de soldats japonais difformes et la fameuse pierre qu’Oliver a offerte à Thea en revenant de l’île.

03.jpgÉpisode 3 – Broken Dolls – 17/20
Yeah because going after actual bad guys is so last year!

Alors que la situation semble perdue pour Oliver, la justicière blonde du premier épisode débarque et sauve Oliver de ce péril sans lui adresser la moindre parole. Il rentre au Verdant et met Felicity sur la piste de cette drôle de justicière qui cible les hommes s’en prenant aux femmes. Comme Oliver va être rapidement pris par d’autres occupations plus importantes, c’est à Roy qu’il confie la mission de la retrouver.

Cela paraît drôlement simple à faire et c’est présenté en arrière-plan de l’épisode. Cela nous amène même une future actrice de Scream sur le devant de l’écran. 3 épisodes, 4 visages connus, on est sur une belle moyenne cette saison.

Roy poursuit cette actrice qui part se planquer dans une église, et il se fait assommer comme un bleu. Cela plaira à Thea (heureusement occupée à autre chose dans cet épisode, comme tracer les bouteilles d’alcool disparues de sa réserve parce que Roy les a volées).

Ce qui est bien, c’est qu’il est rapidement confronté à cette justicière, qui le tient prisonnier pendant un quart de seconde avant d’avoir son attention détournée, mais on en reparlera plus tard.

En ce qui concerne Oliver, pendant ce temps, en ville, Barton Mathis, un serial-killer s’est enfui de la prison de Starling City et s’amuse à transformer les femmes en poupée, après les avoir tué évidemment. C’est super sympathique tout ça, mais c’est relié au passé de Quentin. Celui-ci appelle Felicity (dont il suffirait de tracer le téléphone pour retrouver la planque du justicier… ou juste de se demander comment elle est passée d’informaticiennes à assistante d’un PDG) afin d’entrer en contact avec le justicier.

Ainsi donc, Quentin se met à travailler en duo avec le justicier, au point d’aller interroger l’avocat de Mathis avec le justicier à ses côtés. C’est tout de même très risqué comme idée et surtout très ironique maintenant que Laurel est contre le justicier.

L’enquête avance très vite avec ce duo improbable sur le coup, surtout qu’ils sont aidés de Felicity. Cette dernière accepte de jouer l’appât et c’est une très bonne chose, car ça donne une bonne scène d’action à l’épisode et un rôle à tout le monde. On notera que Diggle est sur le terrain lui aussi, et partant de là, je ne vois pas comment Quentin peut encore ne pas comprendre l’identité d’Arrow (car ça y est, il l’appelle comme ça désormais), c’est pire que les lunettes de Supergirl à ce stade (oui, oui, je sais, je suis encore loin de son arrivée dans l’univers DC/CW).

Finalement, Quentin est arrêté pour obstruction dans l’enquête quand il avertit du possiblement enlèvement de Felicity. Celle-ci s’en sort très bien malgré un coup à la tête complétement oublié ensuite par les scénaristes.

Avec Quentin arrêté, Laurel est obligée de se débrouiller pour le faire libérer. Cela se passe trop facilement, mais c’est surtout l’occasion de nous apprendre qu’elle comprend que son père bosse désormais avec le justicier. C’est aussi le moment que les scénaristes choisissent pour que Laurel soit enlevée par le tueur en série et pour que Quentin soit témoin de tout ça.

Grâce à Felicity, toujours elle, Oliver parvient à retrouver la planque de Mathis et sauver in extremis la vie de Laurel. Celle-ci va être forcée de changer d’avis sur son sauveur et elle finit même par comprendre qu’elle est responsable de la mort de Tommy. Il serait temps de voir sa part de culpabilité, effectivement ; il l’a quand même sauvé du building (et je n’ai toujours pas bien compris comment elle a eu le temps de sortir de l’immeuble et lui de rester exactement au même endroit, mais bon, c’est un détail).

De son côté, Oliver est doublé par la justicière masquée qui s’attaque à Mathis et est à deux doigts de perdre le combat. Heureusement, Arrow la sauve et neutralise Mathis pour qu’il retourne en prison, et elle en profite pour tuer Mathis. Comment a-t-elle su qu’il fallait qu’elle vienne là ? Thea a prévenu Roy de l’enlèvement de Laurel pendant qu’il était fait prisonnier. C’est stupide car ça ne nous dit pas comment elle a trouvé si vite l’emplacement de la planque, mais ça donne un indice sur qui se cache derrière le masque, je crois.

Tout ceci s’arrête donc là, avec une dernière scène entre Quentin et Arrow, devenus de bons amis et parlant de l’état de Laurel – Quentin a même partagé des informations personnelles avec le justicier plus tôt dans l’épisode quand il était question de Sara, dont le souvenir est encore plus présent dans la série depuis une saison que celui de Tommy depuis trois épisodes.

La série nous ramène également Moira dans cet épisode, avec Thea s’occupant de cette mère et voulant qu’elle réussisse à ne pas être enfermée trop longtemps après son procès. C’est mal barré avec 503 morts à son compteur dans l’effondrement des Glades.

Le procès commence dans cet épisode avec évidement le boss de Laurel qui demande la peine de mort pour Moira. Ils semblent tous surpris… mais on est aux États-Unis, non ? On parle de la mort de 503 personnes, évidemment que la réponse logique est la peine de mort.

Et plutôt que de s’inquiéter de ça, Moira s’inquiète que le procès ne révèle des vérités trop gênantes pour que ses enfants puissent lui pardonner. Cela promet.

En conclusion d’épisode, nous retrouvons la justicière blonde forcée d’assassiner un de ses amis la prévenant qu’il a ordre de la ramener auprès de Ra’s al Gul. C’est parti pour les noms tordus de DC, je vais adorer écrire mes critiques.

En flashback, nous retrouvons le trio qui s’interroge toujours sur les japonais squelettiques de la grotte, au point de les ramener chez eux. Shado examine les corps alors qu’Oliver et Slade grimpent pour avoir un aperçu des nouveaux arrivants et de la manière dont ils sont venus sur l’île. Cela nous permet de suivre ce duo dans une intrigue pas très intéressante qui voit même Slade risquer sa vie.

Quand ils découvrent enfin le navire qui a amené les hommes sur l’île, il est trop tard : le bateau est doté de missiles que les marins tirent sur les débris d’avion où se situe Shado. Oups. En toute logique, Oliver court directement vers le lieu de l’attaque, et même s’il est à des kilomètres de l’endroit concerné, il s’y retrouve pendant le bombardement. C’est con.

À cause de lui, Slade se prend une bombe sur la tronche et brûle. Oliver finit par s’évanouir… et se réveille emprisonné sur le navire. Bon, c’est cool pour lui, mais on a connu meilleur cliffhanger. Heureusement que tout le reste de l’épisode était vraiment bon !

04.jpgÉpisode 4 – Crucible – 16/20
Why are you following Laurel Lance?

Cela fait beaucoup trop longtemps que je n’ai pas regardé la série (bon, OK, cinq jours seulement), donc je suis heureux de m’y remettre, et ça, c’est plutôt une bonne chose.

Oliver apprend dans une soirée pour attirer de nouveaux investisseurs qu’un nouveau méchant est en ville : il se fait appeler le Maire et donne des armes à tout le monde. La police est après lui, d’après Laurel, mais c’est loin d’être suffisant. Quant au Maire, il a tout du grand méchant, tuant un pauvre personnage pourtant tout gentil.

Quand elle voit Oliver et Laurel parler, Felicity comprend que la nouvelle justicière en ville en a après Laurel. Et alors que je pensais que ça traînerait encore quelques épisodes, il est révélé qu’il s’agit de Sara. Non seulement, c’est révélé, mais en plus c’est révélé à Oliver.

Celui-ci en parle donc à Dig et Felicity qui ont eux aussi du mal à digérer l’information, surtout quand Oliver leur apprend qu’il savait que Sara avait survécu au bateau, mais qu’il la pensait morte quand même. Il ne leur en dit pas plus, sympa.

Afin d’apprendre à mieux connaître Sara, nous la retrouvons derrière l’horloge de la vieille Église avec sa nouvelle amie, Sin – celle venant de Scream. Il est assez clair qu’elle est revenue avec pour intention d’être une justicière sauvant les femmes de leurs périls, mais qu’elle ne peut s’empêcher de protéger Laurel. Il y a pas mal d’informations nous manquant encore.

De son côté, Laurel continue de flirter avec le procureur, et ce n’est pas intéressant du tout. Elle finit par fuir le restaurant, pour mieux se faire contrôler les flics. Comme elle a bu, elle est dans la merde, mais heureusement le flic qui la contrôle a la bonne idée d’appeler Quentin. Celui-ci s’inquiète immédiatement pour sa fille et finit par s’engueuler avec, parce qu’elle refuse de reconnaître le moindre problème qu’elle pourrait avoir avec l’alcool.

Par la suite, Sara rend visite à Oliver au Verdant – ce n’est pas du tout risqué comme idée. Elle lui demande des nouvelles de Slade, ce qui permet de deviner un peu mieux leur passé commun sur l’île. Elle informe Oliver qu’elle a entendu parler de ses exploits depuis un an et qu’elle est revenue en ville après le tremblement de terre pour savoir si sa famille était en vie.

Ils sont interrompus par Quentin venant parler à Oliver de la situation de Laurel. Sara les écoute et s’enfuit, Oliver n’ose pas dire la vérité, ni à Quentin, ni à Laurel, alors que Sara est une fois de plus au cœur de toutes les conversations. Ce retour aurait pu être mieux géré et mieux écrit je trouve, la révélation tombe un peu à plat – ou alors c’est parce que je le savais déjà.

Une autre partie de l’épisode ramène Rochev dans l’épisode, et heureusement qu’elle est interprétée par Summer Glau, parce que ce n’était pas passionnant du tout de la voir rappeler à Oliver qu’il n’était plus si riche que ça et qu’il vaut mieux s’occuper de sa compagnie que des Glades.

Oliver paye tout de même pour un événement qui crie la mauvaise idée : les habitants des Glades sont invités à rendre leurs flingues contre un peu d’argent. Roy rend ses armes et est félicité par Thea qui peut ainsi rencontrer Sin, comme par hasard présente elle aussi. Sans trop de surprise, le Maire et ses hommes débarquent, tirent dans le tas et repartent. S’ils ne tuent pas Sebastian (organisant l’événement), ils blessent Sin qui finit à l’hôpital.

Cela permet à Oliver de retrouver Sara facilement et comme Felicity a une fois de plus servie à retrouver les méchants, ils se rendent tous les deux combattre le Maire. C’est une association bien fichue que j’attendais de voir, c’est vrai, et ça fonctionne bien.

Oliver l’empêche de tuer le Maire et ils se retrouvent ensuite à l’hôpital où Sara surveille Sin, évidemment en vie, grâce à l’argent d’Oliver. Il essaye de convaincre Sara (qui a la fameuse casquette de la photo de la saison 1 !) d’avouer la vérité à sa famille, malgré le prix du drama qui s’ensuivra. Les Lance sont plutôt mal en point en ce moment avec un Quentin dépressif et une Laurel alcoolique.

Sinon, Dig retrouve Lila pour obtenir de nouveau des informations sur Deadshot – et elle lui en donne, en plus – alors que le Maire se réveille pour mieux être tué par Sebastian, à la tête d’une secte. C’est malin, il aurait mieux value qu’Oliver le laisse mourir (en plus, j’aurais été content).

En flashback, Oliver est donc en prison sur le bateau au large de l’île. Il se fait torturer pour révéler ce qu’il sait de l’île et il se fait tirer dessus… pour voir s’il survivra. En effet, vivre, ce n’est pas fait pour les faibles. Tous les autres prisonniers y ont donc eu droit.

On attend d’Oliver qu’il se soigne lui-même et retire la balle qu’il a dans ses flancs. Par la suite, l’homme qui lui a tiré dessus revient lui parler pour savoir s’il a trouvé les corps. Comme Oliver ne lui parle pas, il est amené auprès de la boss : Sara. Pas trop de surprise après le reste de l’épisode, ma foi.

05.jpgÉpisode 5 – League of Assassins – 17/20
I guess, you know, some things are better left in the past. 

Sara se réveille dans le manoir Queen : Moira est toujours en prison et Thea passe tout son temps chez Roy, parce qu’à quoi bon vivre dans le luxe quand on peut vivre dans les Glades ? La scène ne sert pas à grand-chose, à part accélérer la suivante.

En effet, Oliver arrive en retard à un rendez-vous en prison sur le sort de sa mère. Il a la joie de découvrir que face à Thea, Moira et leur avocate sortie de nulle part il y a deux épisodes se trouve… Laurel et le procureur. Ceux-ci proposent un marché à Moira : la prison à vie ; histoire de s’éviter la peine de mort. Sympa.

Moira décide de prendre la proposition de Laurel et du procureur, ce qui énerve Thea au plus haut point. Il faut dire qu’elle a normalement ce qu’il faut pour s’en sortir – mais qu’elle a trop peur de ce que le procès pourrait révéler, alors sa décision est prise.

Chez Oliver, Sara découvre que les Queen gardent une photo du Queen’s Gambit dans le salon. Non mais normal, quoi. Alors qu’ils ont une petite conversation avec Oliver, un assassin sauvage apparaît tel un pokémon, les attaque et s’enfuit en les blessant et en détruisant une bonne partie du mobilier au passage. Mieux qu’un épisode de Charmed.

Oliver emmène Sara dans la planque du Verdant où elle rencontre Dig et Felicity. Cette dernière se met aussitôt en quête de trouver l’identité du méchant en plus déguisé en Malcolm Merlyn. Les recherches sont simplifiées par Sara qui révèle que l’homme s’appelle Al Ow-Al 1er et qu’il fait partie de la ligue des assassins.

En effet, pendant ses quatre ans d’absence dans la vie d’Oliver, Sara a eu la bonne idée de rejoindre une ligue d’assassins. Ceux-ci sont un mythe que Digg connaît : une ligue d’assassins qui tuent des gens ; ouais, c’est à peu près tout ce qu’on obtient comme explications.

Après un premier coup pour rien contre Al Ow-Al, Sara et Oliver découvrent qu’il a ramené des amis avec lui. Par conséquent, ils décident de prendre les précautions nécessaires : Oliver passe la soirée avec Laurel pour la protéger, alors que Felicity avertit Quentin qu’il est en danger. Celui-ci ne la croit pas évidemment, alors Sara comprend qu’elle n’a d’autres choix que… d’aller filer la frousse à son papa et lui faire un câlin. Mouais.

Une fois de plus, je trouve la révélation quelque peu bâclée, mais la scène qui suit est sympathique car Quentin découvre que sa fille a bien changé et qu’en plus elle est en ville depuis quelques temps. Il n’est pas si bête et comprend qu’elle est la justicière masquée, qui a décidé de se faire appeler Canari (bon, ça sonne plus cool en arabe, mais je ne parle pas arabe. Pour le reste de ces critiques, on se contentera de Canary, ça sonne aussi mieux avec un y). Elle le ramène dans son Église désaffectée.

Après avoir passé la soirée avec Laurel, Oliver est surpris de la voir tenter de l’embrasser. Celle-ci devient vraiment insupportable à prendre des médicaments en douce et gémir sur son sort. Oliver découvre qu’elle a échappé de peu à Al Ow-Al et comprend que Quentin est celui en danger.

Heureusement, il est avec sa fille et celle-ci met K.O les assassins qui sont après elle, avec l’aide d’Oliver et de Quentin, qui tire sur un des assassins. Tout pourrait donc bien se terminer, mais Quentin apprend que Sara ne veut pas révéler la vérité à Laurel ou à sa mère. Oui, cela suffit à mettre un terme à cette intrigue. Sara craint toujours les assassins qui pourrait s’en prendre à sa famille si elle savait la vérité, et ça, malgré le message qu’elle vient d’envoyer : sur les trois assassins qui la poursuivait, l’un est mort, l’autre blessé (ou mort ?) par balle et le dernier blessé avec pour consigne de dire que la famille Lance est hors d’atteinte. Mouais.

Sara s’enfuit donc et Quentin ne comprend toujours pas qu’Arrow est Oliver. L’épisode se termine sur Oliver révélant à Diggle qu’il n’est pas resté cinq ans sur l’île. C’est un peu abusé, j’en attendais beaucoup plus de cette intrigue avec Sara. L’épisode était prenant et haletant, je ne dis pas, mais du coup, elle repart aussi vite qu’elle est arrivée ; sans adieu avec Oliver et sans vraie conclusion. Je me doute bien qu’on la reverra plus tard, je ne dis pas, mais c’est trop expéditif tout ça. Heureusement que l’épisode était bon et que j’aime beaucoup le personnage de Sara, du coup.

Sinon, une fois de plus les flashbacks repartent sur le Queen’s Gambit et la nuit d’Oliver et Sara. Cette dernière s’inquiète de la tempête, mais Oliver a d’autres idées en tête, comme on le sait. On a déjà revu cette scène ; mais cette fois, l’idée est de voir du point de vue de Sara la manière dont elle a survécu.

Le lendemain, elle se la joue Kate de Titanic sur sa planche, sans réussir à signaler sa présence pour autant. Elle est repérée malgré tout et mise en cellule par les mêmes hommes qu’Oliver. Elle est finalement sauvée par le boss du capitaine, peu importe de savoir qui c’est pour l’instant. Bon, peu importe, mais il le dit : Dr Anthony Ivo. Sara découvre que le travail de ce médecin nécessite des hommes en cage et qu’il a pour but de sauver la race humaine. Rien que ça.

Quelques mois plus tard, c’est elle qui reçoit Oliver dans la chambre d’Ivo. Et elle est déjà devenue bien plus badass – même si c’est facile de mettre à terre un type déjà à terre.

06.jpgÉpisode 6 – Keep Your Enemies Closer – 15/20
Explain that sentence.

Roy demande à contacter Arrow, cela faisait longtemps et ça perturbe une énième réunion de travail avec Isabel Rochev, une véritable empêcheuse de tourner en rond décidément. Qu’importe, Arrow intervient dans un deal qui tourne mal grâce à lui. Toutefois, Roy se fait arrêter par la police et Dig par des hommes d’A.R.G.U.S, la boîte de Lyla. Amanda Waller, la boss de cette dernière, révèle alors qu’elle connaît les activités nocturnes de Dig et Oliver.

De là, ils n’ont plus le choix : ils doivent retrouver Lyla, disparue en Russie alors qu’elle recherchait Deadshot. Dig veut le faire seul, mais bien sûr, Oliver et Felicity décident de partir avec lui. Comme ils disent le faire pour les intérêts de la compagnie, Isabel s’empresse de squatter le voyage. Elle est géniale, tout simplement, et soupçonne Oliver de se faire un week-end fun avec Felicity, sa petite amie aux mini-jupes. Merci ! C’est un vrai festival dans cette saison 2, et ce n’était pas à ce point avant.

Cette pauvre Felicity se retrouve larguée rapidement par Oliver et Diggle avec Isabel à l’hôtel. Pendant ce temps, les deux hommes apprennent que Lyla a tenté d’entrer par effraction dans une prison et s’est fait arrêter. Dig décide de s’infiltrer à son tour dans la prison  en se faisant passer pour un dealer de drogue, avec dans la tête de sauver celle qui s’avère être… son ex-femme. Pendant la guerre et quand ils étaient tous les deux dans l’armée, ils se sont en effet mariés.

Heureusement, le trio est aidé par un membre de la mafia russe, un bon pote d’Oliver : son voisin de cage dans le bateau. Pendant que Dig est envoyé en prison, se fait tabasser car il est black et retrouve Deadshot, Oliver passe la soirée, boit de la vodka, parle russe et couche avec Isabel. Sympathique. Cela ne plaît pas trop à Felicity qui ne comprend même pas comment c’est possible.

Ils n’ont pas vraiment le temps d’en parler cela dit car il faut encore faire s’évader Diggle. Celui-ci réussit à sauver la vie de Lyla, mais pas avant de s’être fait aider par Deadshot lui-même. Par conséquent, il décide finalement de laisser Deadshot en vie, même si en cours d’épisode il a tué un gardien allié. Avant toute chose,

Cet épisode était plein de clichés sur la Russie, mais ça m’aura bien fait rire. Quant à l’intrigue en elle-même, elle était plutôt bien écrite et permet d’avancer vers un nouveau méchant dans l’ombre tout en finissant avec Deadshot – qui peut encore revenir dans la série n’importe quand. Bien joué. Quant à Diggle, il prend du bon temps avec Lyla pour conclure l’épisode. Sympa.

Il n’en oublie pas pour autant la vengeance de son frère. En effet, Deadshot lui a révélé que son frère n’était pas une erreur ou un accident : il était la cible visée par le contrat qu’il exécutait. Ce contrat ? Il fut passé par un mystérieux HIVE, qui à mon avis, n’a rien à voir avec celui d’Agents of S.H.I.E.L.D (sans blague).

Oh, et Roy arrêté par les flics ? Libéré aussitôt qu’il avoue à Quentin qu’il bosse pour Arrow. Malheureusement, la presse a découvert la vérité sur Roy et Thea, et cela ne plaît pas à l’avocate de Moira. En effet, il faut que le jury voit Moira comme une femme ayant bien élevée ses enfants, pas comme une femme dont la fille sort avec une petite frappe. Merveilleux.

Au moins, les choses sont assez claires comme ça, les scénaristes savent toujours comment écrire un bon épisode aux intrigues qui se croisent. Thea décide donc de rompre avec lui sans lui dire la vérité, et c’est complétement stupide. On sait en plus que ça ne pourra pas durer comme ça.

Et c’est le cas : Moira continue sa liste de mauvaises décisions et déclare à Thea qu’elle doit absolument vivre sa vie comme elle l’entend, donc sortir avec Roy. C’est mignon tout plein et ça expédie vite l’intrigue.

En flashback, Oliver et Sara sont confrontés et il est révélé que Sara s’est attaquée à lui simplement parce qu’elle ne veut pas griller sa planque auprès du docteur Ivo. Elle demande donc à Oliver de ne pas révéler son nom, et celui-ci se fait appeler Tommy. Ben tiens, il est inspiré.

On apprend donc qu’Ivo a pour but de retrouver des cadavres de japonais qui ont eu droit d’être injecté avec un sérum les rendant plus forts et résistants. Sara a peur d’être tuée si Ivo découvre la vérité et elle aide donc Oliver dans sa quête de contacter Shado et Slade. Cela sent bon la trahison à des kilomètres, et c’est le cas. Dès qu’Oliver entre en contact avec Shado, Sara coupe la liaison avec l’île.

Au moins, cela permet d’enfin découvrir sur l’île que Shado et Slade sont en vie. Pour ce dernier, on en avait eu la confirmation il y a deux épisodes quand Sara demandait de ses nouvelles, mais pour Shado c’est une bonne nouvelle qui se passe de confirmation. Slade est malgré tout brûlé un peu partout et Shado s’occupe bien de lui, youpi.

Quant à Oliver, trahi par Sara, il apprend qu’il est bon pour retourner sur l’île et trahir ses ennemis, youpi.

07.jpgÉpisode 7 – State v. Queen – 17/20
I’m Count Vertigo and I approve this high

Une des intrigues que j’attendais le plus cette année était celle du procès de Moira, alors je suis bien content qu’on y revienne enfin. Dans le passé, on découvre que le soir du tremblement de terre, la prison a été évacué de tous ses gardiens (ou presque), ce qui a permis au Comte de s’enfuir. On retrouve donc un méchant que j’adore en plus du procès, ça ne pouvait être mieux.

Le procès commence dans cet épisode et Laurel découvre que le procureur a une info qu’elle ignore. Sa tête flippée est assez pour faire flipper Oliver, mais bon, celui a autre chose en tête : Diggle semble avoir la grippe, c’est étrange et ça progresse vite… Et c’est qu’en fait il a été exposé à une nouvelle version du Vertigo. Oliver s’arrange pour le sauver…

Mais ce n’est pas le seul à avoir été exposé au Vertigo : le procureur, Adam, y a eu droit aussi. Il s’effondre au beau milieu de l’interrogatoire de Thea, qui n’a pas vu sa mère pendant cinq mois quand elle s’est fait arrêter. C’est problématique.

C’est encore plus problématique quand Oliver comprend que son remède au Vertigo ne sert à rien et qu’Adam est enlevé par le comte. Je connais un Oliver qui regrette de ne pas avoir tué son ennemi plus tôt. Il faut dire qu’il a récupéré tous ses esprits cette fois et qu’il fait même des communiqués vidéos à l’intention de toute la ville. Cela permet à Felicity de le retrouver, à Arrow d’intervenir et… c’est tout. Comme dans beaucoup d’épisode de la série, nous avons en effet droit à une scène de confrontation en milieu d’épisode qui ne sert qu’à combler les 40 minutes avec quelques effets spéciaux et scènes d’action.

Thea est déprimée d’avoir un rôle à jouer dans le procès de sa mère, surtout qu’Adam s’est servie d’elle pour prouver que Moira n’était vraiment pas une grande gentille. Après tout ça, Moira accepte de témoigner. Laurel se retrouve à devenir celle qui doit emmener Moira dans le couloir de la mort, c’est beau. Et elle découvre rapidement la carte maîtresse d’Adam : Moira a couché avec Malcolm Merlyn.

La vérité éclate, Moira la révélant à ses enfants avant de la révéler lors du procès. C’est problématique et Laurel a du mal à se pardonner d’avoir condamné Moira, contrairement à Oliver, décidément parfait, comprenant qu’elle ne fait que son job. Mouais, tout de même, y a des limites à ce qu’on peut supporter.

Alors que Diggle galère à digérer le Vertigo en lui, Felicity obtient toutes les informations dont elle a besoin : le Vertigo est revenu grâce à des vaccins contre la grippe distribués dans toute la ville. Elle mène l’enquête seule et se retrouve kidnappée par le Conte. Celui-ci découvre l’identité d’Arrow, appelle Oliver, tente de le tuer, tente de tuer Felicity et se fait tuer par Arrow. Forcément. Je suis bien triste malgré tout, j’aimais bien le conte, il aurait pu revenir quelques autres épisodes que ça ne m’aurait pas dérangé… même si oui, ça n’aurait eu aucun sens.

Bon, la série continue de s’amuser de la tension existante entre Felicity et Oliver, et j’imagine que j’en aurais pour un moment. Sans aller jusqu’à les shipper, je comprends ce que ce couple a de si attrayant pour les fans, mais c’est surtout Felicity qui le permet. Du coup, j’ai un peu de la peine pour elle et ses sentiments non réciproques.

Finalement, le jury dans l’affaire Moira arrive à une conclusion totalement improbable : non coupable de toutes les charges. Ce n’est pas bien crédible, ça sent l’arnaque, et même Oliver le sent comme ça. Une fois libérée, Moira est emmenée sur un parking où elle découvre que Malcolm est encore en vie. Aïe, ma mâchoire.

J’aurais préféré qu’on se passe de ce retour qui fait très cheap, surtout que Malcolm est en pleine forme et qu’il revient avec la révélation que Thea est sa fille. Jumping the shark, much ?

En flashback, Oliver, Sara et le reste des hommes arrivent à l’avion où ils ne trouvent pas ce qu’ils cherchent, ni Shado ou Slade. Du coup, ils décident d’exploser l’avion… et ne s’inquiète pas plus que ça de voir qu’il n’explose pas 4 minutes 50 plus tard. C’est que Shado est maline et a coupé le détonateur.

Arrivés dans les caves, les hommes découvrent que ce qu’ils cherchent, la fameuse pierre en forme de flèche qu’Oliver a donné à Thea dans le premier épisode de la série, n’est pas là. Ils sont pris en embuscade par Shado et Slade, et avec l’aide d’Oliver, ils sont rapidement neutralisés.

Shado, Slade, Oliver et Sara s’enfuient sur l’île et retrouvent la pierre, au cou de Shado, qui continent en fait la localisation d’un sous-marin pouvant sauver la race humaine. De quoi ? Eh bien, ce sera pour un autre épisode je pense, de même que les conséquences d’un autre cliffhanger dans lequel il est révélé que Sebastian a drogué quelques hommes et que ceux-ci se sentent plus fort. Je n’accroche pas du tout à cette intrigue, mais bon, ça paraît être la prochaine à venir.

Rattrapage de l’Arrowverse :

progrès.jpg

> Retour à la liste des épisodes de la saison 2

Burden of Truth – S01E03

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique complète du troisième épisode de la saison 1 de Burden of Truth.

03Épisode 3 – Still Waters – 16/20
We’re the freaks now. Twiching girls of Millwood.

Joanna et Billy appellent Molly pour lui demander d’accepter d’être le visage de toute l’affaire : c’est elle qui a la vie la plus triste après tout. On s’éternise ensuite sur Molly prenant sa douche, histoire de la voir affecter par ses troubles. Pourquoi pas, mais c’était vraiment long comme scène et on sent bien que le but était de faire plaisir aux audiences.

Comme elle tombe de sa douche et pourrait se blesser, Billy vient installer une barre pour l’aider lors de sa prochaine douche. Bref, la vie n’est pas simple avec la maladie.

On retrouve ensuite Joanna en plein jogging, mais elle est rapidement détournée de celui-ci pour faire des photos de la ferme. Pendant qu’elle les fait, elle se rend compte qu’elle est suivie.

Elle se rend au café de la ville pour se remettre à bosser et continuer l’enquête, invitant au passage Howard, un expert hydrologique. Le problème, c’est qu’elle se présente comme une avocate de sa boîte, donc qu’il faudra le payer. Elle est prête à y mettre son argent, donc le problème est vite évacué pour lui laisser la possibilité de travailler et de faire avancer l’enquête.

Comme j’aimais bien Molly avant cet épisode, j’étais content d’avoir le droit à un épisode s’intéressant autant à elle. Finalement, c’est l’ensemble des victimes de la maladie qui intéresse les scénaristes cette semaine, avec une séance de psy toutes ensembles avec Diana. C’est intéressant car elles s’en prennent beaucoup les unes aux autres.

Molly décide de ne pas y aller, et ça embête Diana qui aurait bien besoin d’une capitaine d’équipe pour sa petite session. Et Molly est le choix logique. Cette dernière retourne ensuite s’entraîner au basket, et ça se termine mal : elle a des spasmes et les autres filles ont peur que ce soit contagieux… du coup, elle l’évite. Sympa.

Molly devient alors pote avec Taylor et les deux se plaisent à se plaindre de leur nouvelle situation. Cela commence à être chiant de les voir se morfondre, mais en même temps ça fonctionne bien de les voir se rapprocher. J’espère juste que les scénaristes les laisseront être amies et n’en feront pas un couple.

Joanna et Billy sont ensuite confrontés au maire de la ville qui refuse de les aider. Joanna réagit comme toujours : en attaquant et menaçant la maire d’une charge de prison. Du coup, celle-ci accepte de les laisser tester quatre puits, ce qui est mieux que rien, mais toujours pas assez pour Joanna.

La copine de Molly, Luna, les contacte ensuite car elle veut un job. Par chance pour elle, Joanna repère la voiture qui la suit, réussit à en prendre des photos et a donc une mission pour sa nouvelle stagiaire, qui demande à être payée… pour aller demander à son ex beau-père, le policier déjà vu plusieurs fois dans la série (notamment à draguer Diana), de repérer la voiture.

Il retrouve rapidement la liste des propriétaires d’une telle voiture à Millwood, ce qui permet d’aller vite. À mon avis, c’est plus lié à Joanna qu’à l’enquête en général, mais bon. D’ailleurs, de ce côté-là, Joanna découvre que sa mère était une patiente d’un hôpital psychiatrique, quand elle la croyait morte d’une pneumonie.

Forcément, elle appelle son père, qui fuit ses responsabilités et ne lui donne aucune information sur le sujet. Je vais finir par être frustré que ça n’avance pas plus vite. Elle contacte donc son médecin de famille qui lui confirme que sa mère avait les symptômes d’un burnout et que son père avait demandé à l’interner.

Luna poursuit le chauffeur et informe Joanna de son identité, ce qui finit par leur faire comprendre que le sol du terrain est infecté directement. Pas une seule seconde quelqu’un ne s’inquiète pour Luna qui est pourtant en train de partir en vrille totale. Pas une seule seconde quelqu’un ne s’inquiète réellement qu’aller tester le terrain est une mauvaise idée car ils n’en ont pas de permis, Joanna allant jusqu’à dire que de toute manière, s’ils trouvent quelque chose, personne ne pourra le contester.

Euh… C’est pas genre la BASE d’un vice de procédure ou peu importe comment on appelle ça au Canada ? Bon, peu importe, ils découvrent effectivement que le terrain de foot est infecté d’un liquide couleur boue qui ne donne pas envie de rester dans les parages.

La maire est assez énervée par la situation, forcément, et elle a tous les aspects de la nouvelle méchante de cette saison. Elle refuse de leur dire où le container plein de poison se rendra après exhumation, mais Joanna est tout de même heureuse de découvrir qu’ils avaient raison depuis le début. Pire, le container a été placé là délibérément.

Dans tout ça, Howard a quand même eu de la chance de tomber directement sur un container et pas à côté, mais bon, c’est le genre de choses qui arrivent parfois après tout. En tout cas, Molly et Taylor découvrent qu’elles ne sont absolument pas responsables de ce qui leur est arrivée, et cela semble les énerver. C’est vraiment embêtant, car elles seraient capables de partir en vrille par la suite.

Quant à Joanna et Billy, ils décident de suivre le camion dans lequel se trouvent les barils avec le produit. C’est l’occasion pour le couple de héros de parler un peu histoire personnelle de Joanna… et de se faire sortir de la route par le conducteur mystérieux du 4×4 qui suivait Joanna en début d’épisode et qui n’est pas conduit par le type auquel pensait Luna.

Mystérieux, mystérieux, ce cliffhanger continue de me donner envie de poursuivre la série, qui est extrêmement régulière et stable en rythme et intérêt. D’épisode en épisode, je m’attache à l’intrigue et son mystère, ainsi qu’à son ambiance toute particulière.

La diffusion avortée de Salvation

Salut les sériephiles,

Je suis un peu à l’ouest avec la publication de cet article presqu’une semaine trop tard, mais les autres articles écrits cette semaine attendaient depuis trop longtemps dans ma liste d’articles à publier. L’un de mes tous premiers articles « 500 mots » consistait à critiquer la programmation séries à la télévision en France. Aujourd’hui, je considère normal de recommencer après la belle arnaque d’M6 samedi dernier. Article sans spoiler.

Résultat de recherche d'images pour "salvation m6"
Moi. M6. Boom.

En effet, la chaîne a eu la bonne idée il y a un mois de diffuser Salvation en prime-time le samedi. Cela fait toujours plaisir de voir une série inédite qui n’est pas un simple procédural en prime-time (même si ce n’est pas ma série préférée, loin de là). Le problème de cette diffusion ? Elle a débuté le 30 décembre, avec quatre épisodes. De l’avis de beaucoup (et c’est le mien aussi), ce n’est pas idéal comme programme de commencer une série une veille de réveillon et de la faire finir si tard (côté audience, c’est passé de 2,28 millions à 1,56 millions de téléspectateurs entre le premier et le quatrième épisode…).

Résultat de recherche d'images pour "salvation tv show"
Image exclusive des téléspectateurs du 30 décembre découvrant le commencement d’un quatrième épisode.

Sans trop de surprise, la série a trouvé son public en France : on est désormais tellement anesthésié avec des séries toutes formatées dans le cadre de l’enquête policière en 40 minutes qu’une série de ce genre est toujours un mini-événement. Cela m’a bien servi, en plus, puisque mes articles sur la série ont rapidement décollé.

Toutefois, ce public était restreint, avec une moyenne d’1,5 million de téléspectateurs grosso modo. C’est bien mieux que ses audiences aux États-Unis sur la tranche décisive des 18-49 ans, mais apparemment tout de même trop peu pour une chaîne de l’envergure d’M6 qui a tout bonnement décidé… d’annuler la diffusion des trois derniers épisodes. À la rigueur, pourquoi pas, mais cette annulation s’est faite dans la précipitation. C’est bien simple, elle a été communiquée, par mail, le vendredi à 19h21 (en ce qui me concerne). Et comme je n’ai pas regardé mes mails, je ne m’en suis rendu compte que bien après, mais ça peu importe.

Désireuse de faire les choses à peu près bien quand même, la chaîne a mis en ligne les trois derniers épisodes sur 6Play (ex M6 Replay). Si en soi, c’est une bonne initiative, ce n’est toujours pas ça. J’ai joué les aventuriers pour vous, histoire de me faire une idée du service.

Résultat de recherche d'images pour "salvation tv show liam"
J’étais déterminé à écrire un article de qualité, attends.

Le replay exige de s’inscrire (une procédure clairement énervante et invasive – à quoi sert la date de naissance pour un simple visionnage d’une série ratée à la télé, franchement ?) et offre un confort de visionnage bien moindre.

Ce replay offre certes la bonne surprise d’une qualité HD qui fonctionne bien (en tout cas, avec la fibre), ce qui change de celui de TF1 qui est une catastrophe monumentale et honteuse, mais il est impossible, par exemple, de la passer en VO, contrairement à une diffusion TV. C’est frustrant pour ceux qui ont commencé comme ça. Bon, et je passe là les nombreuses critiques de ceux qui n’ont pas accès au replay parce que pas en France ou du retard constaté par certains de mise en ligne des épisodes (j’y laisse le bénéfice du doute, je n’étais pas connecté samedi soir).

Et les rediffusions d’NCIS remplaçant Salvation ? Elles ont réuni… 1,5 millions de téléspectateurs. Tout ça pour ça, donc (elles ont fait très légèrement mieux si on regarde à la loupe).

Résultat de recherche d'images pour "salvation m6"

Bref, une fois de plus, une chaîne française a l’excellente idée de massacrer la diffusion d’une série alors qu’elle aurait pu s’en sortir bien mieux (en diffusant les épisodes deux par deux, par exemple, et en la commençant en janvier plutôt qu’en décembre ; simples suggestions, hein). J’ai tenté de contacter M6 dès dimanche dernier pour avoir leur avis ou savoir si la saison 2 (confirmée pour cet été aux USA) serait diffusée sur une chaîne du groupe, mais bien évidemment, je n’ai pas obtenu de réponse. Et après cinq jours d’attente, je me dis que je peux bien sortir cet article, quoi, telle Amanda face aux refus constants du gouvernement de lui filer la moindre info.

Bon, dans tout ça, il reste la mauvaise nouvelle que cet échec n’est pas prêt de nous laisser envisager la possibilité d’un retour d’une Trilogie du Samedi.

Résultat de recherche d'images pour "trilogie du samedi"

PS : je ne suis pas autant renseigné, mais M6 a aussi déprogrammé Frankenstein Code et Code Black samedi dernier…

9-1-1 – S01E04

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du quatrième épisode de la première saison de 9-1-1.

04.jpgÉpisode 4 – Worst Day Ever – 14/20
I’m sorry, Abby. I know this isn’t what you wanted to hear.

Et ce qui devait arriver arriva : à trop jouer dans la surenchère permanente, j’ai décroché de la série avec cet épisode qui part trop loin et nous propose des situations qui n’ont plus rien de crédibles. C’était le cas avant aussi, mais jamais de manière si visible. Après tout, ce n’est jamais qu’une série, mais quand on raconte une histoire, c’est quand même la base de réussir à maintenir une cohérence et une illusion de réel. Ce n’est pas le cas dans cet épisode, dont la note est heureusement sauvée par de bonnes interprétations et d’excellents effets spéciaux.

J’ai un peu du mal à voir comment la série peut proposer une plus mauvaise journée que celle qu’on a aperçu la semaine dernière, mais ils me rappellent très vite qu’ils gèrent bien l’écriture des situations d’urgence avec une intro suivant une hôtesse de l’air. Assez vite, je me suis dit qu’ils n’allaient pas oser nous sortir un crash – il y a tellement de possibilités d’urgences moins catastrophiques dans un avion. Finalement, c’est pourtant bien un atterrissage d’urgence à l’aéroport que propose cet épisode… et la série fait un premier faux pas majeur en nous proposant un coup de téléphone au 911 de quelqu’un étant DANS l’avion. Alors qu’ils ont leur masque à gaz. Alors que les portables sont censés être coupés. Alors que le réseau met toujours trois plombes à revenir quand je descends d’un avion. Enfin bref.

En plus, ce n’est même pas Abby à l’autre bout du fil.

À la caserne, Buck est intrigué par le carnet que regarde toujours Bobby : c’est une liste de 46 personnes qu’il a réussi à sauver, et il y a de la place pour 148. Sans vraie logique Bobby prend mal que Buck lise le carnet sans lui demander son avis (ça aurait été non) et il le plaque contre le mur. Les pompiers sont heureusement appelés en intervention (un moment où Hen commence à manger, pour changer).

Bonne nouvelle : l’avion ne s’est pas écrasé sur l’aéroport.

Mauvaise nouvelle : il est en flamme et posé en pleine mer.

On revient un peu en arrière histoire de découvrir qu’Athena continue de stalker la harceleuse de sa fille, Laila, qui organise une fête chez elle à 16h. Elle est clairement là pour jouer les pétasses, et ça fonctionne merveilleusement bien. Athena débarque au beau milieu de la fête pour arrêter Laila qui, heureusement pour Athena, était en train de fumer de la marijuana. Si la scène était aussi marrante que jouissive à voir (qui n’aime pas voir des harceleurs être ridiculisés ?), elle n’avait par contre absolument rien de crédible.

Clairement, Athena se met dans de sales draps avec cette histoire et son attitude n’est pas bien meilleure avec les parents de Laila qu’elle prend de haut. Cela lui reviendra en pleine face, c’est obligé – et pour la première fois, le personnage me saoule un peu alors que jusque-là, je l’aimais bien.

Elle est finalement appelée pour gérer la panique qui suit le crash à l’aéroport, avec des avions immobilisés, des proches des possibles victimes paniqués et des usagers hors d’eux. Tout ça promet. La panique habituelle, quoi.

Du côté des pompiers, on découvre que l’avion est en train de couler (forcément) et que les gens galèrent à monter dans les radeaux de survie. C’est marrant, je m’étais toujours dit qu’un amerrissage valait mieux qu’un atterrissage de force, mais d’un coup, je change d’avis là. Bien sûr, il y a des cadavres dans l’avion, ce qui est toujours assez horrible pour les pompiers.

Buck et Bobby s’occupent d’un petit garçon et de sa maman, cette dernière étant coincée par les sièges. Il y a tout un tas de bobos pas cool possibles dans le crash d’un avion que l’on découvre comme ça et qui ne sont pas du tout anxiogènes pour la prochaine fois où je monterais d’un avion – ça reste un des engins les plus sûrs, je sais.

On a aussi un couple coincé dans les toilettes parce qu’ils voulaient profiter de l’atterrissage pour prendre du bon temps. Eux auront finalement juste droit à une panique totale (et une demande en mariage), mais seront sauvés par le bon sens de Buck. Il en sera de même pour la mère, sauvée de justesse par un hélicoptère et la technique de la corde mise en place par Buck. Et aussi par la ténacité suicidaire de Bobby qui a failli y rester. Une belle histoire d’héroïsme quoi, où personne ne suit le protocole mais où tout se passe merveilleusement bien. Tous les passagers qu’on aura suivi dans cet épisode survive donc, mais c’était tout de même bien écrit.

Trois minutes avant le crash, Abby reçoit un appel d’un passager malin laissant un message d’adieu à sa femme. Tout ce qu’on veut nous, c’est savoir s’il a survécu. Elle, elle s’inquiète pour l’ensemble de l’avion, forcément, et ça ne donne pas du tout envie de faire son job. Elle appelle Buck pour prendre de ses nouvelles et savoir si Dale a survécu ou pas. Malheureusement, ce n’est pas le cas, Dale est bel et bien mort dans le crash.

Bien qu’au boulot, Abby prend le temps de déprimer, de ne pas recevoir un coup de fil et de réécouter le message de Dale en boucle. La femme de celui-ci finit par arriver au centre d’appel et être géré par Abby elle-même, qui lui fait écouter le message. Humph.

Finalement, Abby rentre chez elle et Carla insiste pour rester s’occuper d’elle et de sa mère car elle n’est clairement pas en état de le faire. Abby refuse, un peu violemment… et finit par s’endormir sans penser à fermer à clé la porte de son appartement. Quand elle se réveille quelques heures plus tard, sa mère a disparu. Cela fait au moins un bon cliffhanger pour l’épisode.

42 minutes après le crash, Athena est appelé dans un avion dont personne n’a le droit de descendre, car le PDG d’une compagnie aérienne l’a interdit. Décidément, ce n’est pas un épisode réussi pour Athena qui a le droit de jouer à la super-héroïne dans des intrigues absolument toutes tirées par les cheveux. Elle finit par arrêter tous les passagers de l’avion pour leur permettre de sortir. Mais oui, mais bien sûr. On en parle de la paperasse que ça représente ?

Bref, sa supérieure la soutient malgré une hiérarchie moins compréhensive, mais uniquement sur le cas de l’avion ; pas sur sa vengeance personnelle envers Leila.

La série nous tease ensuite le passé familial de Bobby, avec un enfant qui n’est pas là mais lui parle d’un crash d’avion (et si c’était un autre avec 148 victimes ?). En tout cas, dans le présent, Bobby craque et se remet à boire du whiskey. Et on nous parle même de Chimney ici, c’est dire à quel point la vie des personnages de la série craint.